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Je voudrais un bonhomme de neige ♪ ♫

Robina Erwolf
Robina Erwolf
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Sam 4 Avr 2020 - 17:54

Un flocon tomba sur le nez de la petite fille qui courrait dans la rue pavée. La neige crissait sans ses pas alors qu’elle allait le plus vite possible. La petite passa sa main sur son visage pour essuyer les gouttes. La température de son corps avait fait fondre la neige qui tombait sur l’archipel, comme presque tous les jours de la semaine. Ses petites bottines vertes avalaient la distance pour se diriger vers le port, le navire était enfin arrivé. En six mois Robina n’avait pas vu sa maman, elle avait hâte de la serrer dans ses bras.

Un grand sourire sur le visage, les habitants de la capitale d'Ykhion lui firent de grands gestes de la main. Ici, tout le monde se connaissait. La vie était rude, mais douce. La froidure du climat était contrebalancée par la chaleur du cœur des habitants, toujours prêt à aider leur prochain. Robina s’arrêta un instant, elle ne voyait plus son père derrière elle. Elle croisa les bras d’un air boudeur pour l’attendre. Du haut de ses huit ans, elle devenait grande, quatre-vingt-deux centimètres maintenant, plus grande que son voisin, il lui avait toujours dit qu’elle était petite, maintenant, c’était son tour de le narguer.

Au bout de deux minutes, le père de la petite put être vu au loin, un grand homme, le visage un peu dur, mais un large sourire s’afficha sur son visage dès qu’il put de nouveau voir sa fille. Des cheveux bleus, dont la Sanderrienne avait hérité, une barbe bleue taillée en bouc. Des épaules larges, un corps fin et des vêtements chauds pour contrer le froid. Voilà qui était le père de Robina. Conseiller du roi, occupé la plupart du temps toute la journée, la gamine passait le plus clair de son temps à courir dans les rues de la capitale pour s’amuser avec les autres enfants.

La petite avait des étoiles plein les yeux en regardant son père. Pour elle, il était un héros, toujours à s’occuper des affaires du royaume pour aider le roi Vodran. Elle attendait son père, dès qu’il serait à son niveau elle pourrait repartir à toute vitesse pour se dépêcher d’arriver le plus vite possible au navire qui ramenait sa mère à la maison, mais son père ne l’entendait pas de cette oreille. Alors qu’elle se retournait pour repartir, il l’attrapa sous les aisselles et la mit sur ses épaules.

Mais papa, je suis plus une petite fille, je suis une grande maintenant ! Je veux pas être sur tes épaules, c‘est pour les bébés !

Ma gazelle en miel, si tu es sur mes épaules, tu pourras voir maman de plus loin non ? Et donc tu pourras lui faire plus vite un câlin, tu ne crois pas ?

La loupiotte partit dans une intense réflexion alors que son père avait déjà commencé à marcher. Elle était déjà piégée par l’argument. Elle ne pouvait plus descendre maintenant qu’il s’était remis en route. Il fit exprès de monter et descendre, comme si la petite chevauchait un cheval, elle parti d’un grand rire aux éclats. Les bras écartés, les jambes autour des épaules de son papa, retenues par ses mains puissantes, elle ne risquait pas de tomber.

Le vent dans les cheveux, telle une bannière bleue, la petite riait sur les épaules de son père. Ils s’arrêtèrent sur le chemin du port pour prendre un chausson aux pommes. Un peu acides, les chaussons étaient chauds, sortant du four. Un sirop de sucre pour faire briller. La petite mordit à pleines dents dans la viennoiserie qui croustilla. Des miettes tout autour de la bouche de Robina, un grand sourire sur son visage, ils reprirent leurs chemins.

Alors qu’ils continuaient tous les deux leur chemin, ils croisèrent un régiment des Givrelames. Les hommes se trouvaient en armures de cuirs, rembourrés de fourrure de yack. Ils saluèrent le père et sa fille sur ses épaules avant de continuer leur patrouille. Fier que son papa soit quelqu’un d’aussi fort pour se faire saluer par les gardes de l’île, Robina se remit bien sur ses épaules tout en continuant de manger son chausson aux pommes. Des brisures tombaient sur les cheveux de son paternel alors qu’elle continuait de mordre à pleine dent dans sa pâtisserie.

Après une petite dizaine de minutes sur les épaules de son père, la petite vit le navire qui ramenait sa mère à la maison. Elle trépignait d’impatience et ses pieds battaient sur les épaules de son papa. Pour ne pas se faire rouer de coups, il déposa la gamine sur le sol des quais. En attendant que le bateau accoste, Robina finit son chausson aux pommes. La rampe glissa pour que les passagers puissent descendre, mais alors qu’elle venait tous juste de toucher le sol en bois recouvert de neige, la pile électrique aux cheveux bleus partis à toute vitesse et remonta celle-ci.

Alors qu’elle venait d’arriver sur le pont, Chiara Lorn, mais sur Sanderr, elle s’appelait Chiara Erwolf, prit sa fille dans ses bras. Elle embrassa sa fille avant de la regarder. Un grand sourire sur le visage, du futur paratonnerre de Mile High Purgatory , et pour le moment chef de secteur de Jotunheim, était heureuse de retourner chez elle. Elle débarbouilla alors sa fille avec la manche de son gros manteau contre le froid.

Eh bien alors ma gazelle en miel ? Tu es toute cracra, comment tu as fait ton compte ?

Les mains sur les hanches, elle réprimandait sa fille avec un grand sourire sur le visage. Six mois, qu’elles ne s’étaient pas vues et sa fille avait bien grandi. Elle était contente de la revoir et c’était plus pour la taquiner que pour la gronder.

C’est papa, il m’a acheté un chausson aux pommes. Et puis c’était très très bon.

Une petite bouille sur le visage, elle regarda sa mère avec des yeux larmoyants et une petite voix. Ça marchait toujours avec sa maman, elle ne pouvait pas lui en vouloir. La maman de Robina fondit comme neige au soleil et prit sa fille dans ses bras avant de lui faire un baiser sonore sur la joue. Alors que la petite Sanderrienne se trouvait dans les bras de sa mère, elle vit un petit garçon aux cheveux verts sur le pont qui les regardait toutes les deux. Elle lui fit un grand coucou de la main avec un sourire.


Dernière édition par Robina Erwolf le Jeu 14 Mai 2020 - 22:55, édité 1 fois
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Sam 11 Avr 2020 - 20:16

"Alors gamin, tu fais le timide ? " se moque le vieux en me donnant une tape sur l’épaule alors que mes joues prennent quelques teintes de rouge supplémentaires, comme si ce froid matinal ne me fait pas déjà assez ressembler à une grosse tomate.
"Non." réponds-je sèchement, irrité par la provocation, prenant un petit air boudeur alors que nous arrivons sur le port.
"Eh ben réponds lui à cette charmante gamine, je sais que t’as été élevé par des voyous, mais on t’a au moins appris la politesse mon gaillard ! "

Il s’esclaffe et moi je me retrouve bien sot. Ne sachant pas quoi faire d’autre, j’agite rapidement ma main, esquisse un sourire à l’égard de cette fille aux cheveux bleus et détourne prestement le regard. J’essaye du mieux que possible de ne pas avoir l’air gêné, de ne pas trop perdre la face devant le vieux qui risque de se moquer de moi pendant encore quelques jours, mais au fond je ne sais pas vraiment comment m’y prendre. Elle a vu que je l’observais, et aussitôt m’a surpris d’une chaleureuse salutation.

Drôle de façon.

Faut dire que du haut de mes cinq anniversaires, je n’ai pas côtoyé beaucoup de figures féminines. Je m’en plains pas, de ce que m’en ont raconté mes compagnons d’équipage, c’est rien de très drôle : les filles ne pensent pas pareil que les garçons, ont des besoins et des objectifs différents, ont aucun sens de l’humour, font toujours des reproches et ont surtout aucun goût pour l’aventure et la navigation. Je trouve ça d’une tristesse franchement, une vie sans liberté, sans découverte, sans amusement… ça en  vaut pas la peine, j’ai jamais voulu trop m’approcher, de peur qu’elle me refourgue ce « sens des responsabilités » dont tout le monde à bord semble si effrayé. Mais mon regard curieux n’a pas réussi à se soustraire à cette scène : cette éclair bleu marine qui s’est élancée comme un bolide pour sauter dans les bras de cette jeune femme, qui rayonne de joie et réchauffe d’amour le doux hiver de Sanderr. La scène m’évoque un quelque chose, je le ressens qui cogne dans ma poitrine, mais je n’arrive pas à mettre de mots dessus.

"Dis ? C’est quoi ce navire, c’est qui ces gens ? "

Le vieux est mon repère. C’est la personne la plus sage que je connaisse, mon éducateur, la personne qui m’a recueilli et s’occupe de moi, et même s’il ne sait pas toujours tout sur tout il m’a appris à lire, le plus précieux des savoir selon lui, et m’a toujours invité à poser toutes les questions qui me passaient par l’esprit et, si on n’était pas capable de me donner les réponses, de les trouver par moi-même.

"Des gens qui rentrent chez eux. " me répond-il un peu plus mystérieux "Des mères, des pères, des filles, des neveux… des enfants de Sanderr que les mers ont éloigné mais qui reviennent toujours à leur patrie.
- C’est des aventuriers alors ? Des pirates qui viennent enterrer leurs trésors dans leurs cachettes ?
- Si l’on veut… Héhé" s’amuse-t-il, le regard toujours rivé sur la gamine et ses parents, les saluant à son tour en tirant sur pipe fumante "Mais si tu veux mon avis, c’est plutôt pour revoir les trésors qu’ils sont laissé derrière eux qu’ils reviennent.
- DONC ON EST BIEN VENU ICI POUR UN TRESOR ! "

Oubliant complètement tout le reste, je reviens à un sujet de conversation antérieur. Lorsqu’une heure plus tôt nous avons débarqué, drapeau noir descendu, dans ce même port, traversant ce même pont dans le sens inverse pour gagner l’autre rive et, qu’intrigué de découvrir pour la première fois une île hivernale, j’avais insisté pour accompagner le vieux et lui avait demandé à plusieurs reprises, avec ma raisonnable insistance de môme haut comme trois pommes, si nous venions déterrer un trésor.

"Toujours pas tête de pioche ! Ce que tu peux être assoiffé pour ton âge, c’est dingue ! Bon l’auberge de ce bon Kristoff est visiblement fermé, je vais essayer de voir s’il y a de la place ailleurs. Va donc aider le Gros Mike avec le ravitaillement, je vais nous dégotter un palace d’ici ce soir, c’est promis ! "

Et sans me laisser le temps de protester, il galope déjà pour s’échapper. Lui-même est originaire de Sanderr, c’est en insistant qu’il a réussi à convaincre le Capitaine de venir se cailler les miches quelques jours ici. Quand je disais tout à l’heure qu’il s’occupait de moi, c’était peut-être un peu déformer la vérité pour la rendre similaire à la scène de tendresse de tout à l’heure. On a notre complicité, on s’aime à notre façon, mais il n’y a rien de comparable. On est des hommes et je m’en plains pas, je suis un fier membre de mon équipage et en tant que tel, je suis capable de me débrouiller par moi-même.

Sauf que le fier homme de cinq ans que je suis n’a pas envie d’aller aider le Gros Mike à éplucher des patates alors que les mystères de Sanderr l’attendent.

"Bonjour ! Moi c’est Robina, je ne t’ai jamais vu ici ! Tu viens d’arriver ? "

Je sursaute, surpris par l’éclair bleu dénommé Robina qui venait elle aussi d’échapper aux conversations d’adultes de ses parents et de leurs proches pour le rejoindre.

"Euh… Oui, on est arrivé aujourd’hui.
-Tu es venu avec ton papy ? " me demande-t-elle innocemment en parlant du vieux, se référant à ses propres conceptions familiales "Quel est ton nom ?
-Je n’en ai pas. " lui réponds-je de façon plus affirmé, reprenant le contrôle sur moi-même. Cela la surprend sur le coup, mais aussitôt elle prend un air dubitatif :
-Mais… tout le monde a un nom voyons.
-Pas moi.
-Et alors comment est-ce que les gens t’appellent ?
-Comme ils veulent. "

Mes réponses sont brèves car je ne suis pas complètement à mon aise, elle visiblement ne sait pas trop comment me prendre et me regarde avec le sourcil qui se creuse de plus en plus. Je préfère enchaîner pour savoir ce qu’elle peut m’apporter. Il s‘avère qu’elle a toujours vécu sur l’archipel de glace, que sa mère est en vacances et vient passer quelques jours avec eux et elle complimente ma fourrure qui, selon elle est « de bonne qualité ». Les étrangers, peu nombreux à accoster ici, semblent parfois négliger les températures extrêmes de l’île.

"Le vieux est originaire de Sanderr, bien sûr qu’on est bien équipé ! " lui répondis-je, fier comme un paon que le savoir de ma figure paternelle soit reconnu.
"Ton papy tu veux dire ?
-Non, le vieux. "

Elle par contre semble un peu limitée et me jette un nouveau regard d’incompréhension. Mais avant qu’elle n’insiste pour que j’explique une nouvelle évidence, sa mère lui fait signe de loin. Elle s’apprête à se retourner pour répondre, mais poussé par un instinct venu d’on ne sait trop où je lui attrape le bras en rougissant de plus belle :  

"Est-ce que tu sais où on peut trouver le trésor de Sanderr ?! "

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Dernière édition par Raphaël Andersen le Jeu 3 Déc 2020 - 20:22, édité 2 fois
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Jeu 14 Mai 2020 - 22:54

La petite Robina ne comprenait pas pourquoi ce petit garçon était aussi renfrogné, elle était gentille avec lui. Et puis un vieux monsieur qui n’était pas son papy, mais qui était juste le vieux. C’était étrange, comment une personne âgée pouvait aimer quelqu’un sans être son papy ? Sa maman lui faisait signe au loin, ils allaient partir faire un tour de la ville avait de rentrer à la maison, par un autre navire. Deux semaines ensemble, c’était magique pour la petite. Mais le garçon aux cheveux verts l’agrippa par le bras avant de lui demander où l’on pouvait trouver le trésor de Sanderr.

Il rougissait, ça devait être le froid qui le faisait autant rougir, pourquoi sinon ? Pourtant, son lourd manteau devait le garder au chaud normalement. Mais chercher le trésor de l'Archipel? Elle ne voyait pas où il pouvait se trouver après tout, mais c’était un ami, elle devait lui montrer quelque chose de super génial. Mais d’abord, elle devait expliquer la situation à ses parents, elle n’allait pas partir à l’aventure sans leur dire, c’était une fille sérieuse.

Attends, viens avec moi. Si je dois te montrer le trésor de Sanderr, il faut que je prévienne ma maman et mon papa.

Suite à ces paroles, elle partit en prenant Raphaël par la main. Leurs pas s’imprimant dans l’entendue blanche, ils couraient vers les parents Erwolf qui discutaient tous les deux. La neige crissant sous leurs pieds, ils se retrouvèrent devant les deux parents.

Eh bien alors ma gazelle en miel ? Qui est ce jeune homme avec toi ?

La question prit au dépourvu la future cuisinière qui ne savait toujours pas comment s’appelait son compagnon de route. Elle allait devoir broder avec le peu qu’elle avait.

C’est un ami à moi, son papy vient de Sanderr. Il veut qu’on aille voir le trésor de Sanderr, on peut y aller dit ? On sera revenu avant que le bateau pour la maison soit arrivé promis ! Elle fit ses yeux humides et sa petite bouille triste à son père et à sa mère. C’était bien quelque chose qu’elle savait qui marchait souvent avec ses parents.

Mhmh… Sa mère croisa les bras avant de regarder sa fille dans les yeux et de regarder scrupuleusement les regards du petit garçon. Et donc jeune homme vous voulez partir à l’aventure avec ma fille pour trouver le trésor de Sanderr ? Puis-je savoir votre nom avant que vous ne kidnappiez ma fille ? Un air faussement grave plongea dans les yeux du gamin. Elle était plutôt amusée qu’énervée, elle voulait juste titiller le jeune homme avant de les laisser partir.

Appelez-moi Kosminade. Et je ne veux pas kidnapper Robina, je veux juste qu’elle me montre le trésor de Sanderr, je l’ai jamais vu avant. Le vert avait répondu avec un air renfrogné. La blague ne lui plaisait pas tant que ça.

Et bien Monsieur Kosminade, dit Chiara tout en se penchant vers son petit interlocuteur haut de trois pommes, en s’accroupissant, vous ferez attention à ma chérie d’accord ? Je ne voudrais pas qu’il arrive quelque chose à mon trésor. Vous me promettez ?

À l’entente du mot trésor, le garçon se tourna vers l’éclair aux cheveux bleus pour la scruter. Ne découvrant pas en quoi, elle pouvait bien être un trésor de pierres précieuses et d’or, il hocha de la tête pour accepter les termes de la mère Erwolf. Les joues de la petite s’empourprèrent légèrement à la réponse de son nouvel ami. La surveillante d’une des prisons de Grand Line sourit largement avant d’ébouriffer les cheveux du garçon, elle était contente que sa fille se soit fait un ami aussi gentil.

La future chasseuse de primes prit par la manche du futur ponéglotte et partit en courant pour s’échapper de cette situation. En leur tournant le dos, ils ne virent pas la mère glisser sur une plaque de neige en recevant de la poudreuse sur le visage, ni son mari la relevant en l’embrassant. Parfois, même la malchance pouvait avoir du bon. Alors qu’ils continuaient leur chemin dans la capitale de l'Archipel, la petite native fit coucou à tout le monde. Pleine d’énergie et toujours souriante, les gens l’appréciaient pour sa simplicité.

Il fallut plusieurs minutes à notre duo pour sortir des alentours de la ville.

Allez, viens, on est plus très loin, la petite pleine d’énergie continuait de traîner le petit grincheux. Il ne semblait pas vouloir en dire plus sur lui depuis le début. Tu sais, si on se dépêche pas, je vais pas pouvoir te montrer le trésor de l’île et je vais devoir rentrer chez moi, sans pouvoir m’amuser. Encore les yeux humides et tristes. Les joues du vert s’empourprèrent légèrement et à l’idée de trouver les lingots d’or, il accéléra le pas.

Mais tu es tout rouge depuis qu’on s’est rencontré, tu es malade, laisse-toi faire, je vais regarder si tu as de la température.

Elle attrapa Raphton pour coller son front contre le siens. Étant légèrement plus grande, elle se pencha légèrement en avant. Elle posa sa main sur son front puis celui de son nouvel ami, mais pas de différence notable.

C’est bizarre, tu as pas l’air d’avoir de température pourtant.

Elle avait dit ça, mais son interlocuteur était maintenant rouge comme une tomate. Avec ses cheveux verts, de loin, on aurait réellement pu le prendre pour le légume.

Bon, il est où ce trésor alors ? Des paroles un peu sèches pour couper court à la conversation. On est loin de la ville maintenant, on doit aller où ?

Maintenant, c’est la partie amusante !

Elle sortit un morceau de poisson qu’elle avait récupéré en partant de la capitale. Il lui fallait bien ça pour pratiquer l’art sacré, qui remontait à la nuit des temps, d’attraper des pingouins. Elle donna un morceau à son nouvel ami et dès que les animaux sentirent l’odeur, ils se précipitèrent sur l’homme aux cheveux verts.

Mais pourquoi tu me donnes ça, c’est dégoutant !

C’est pour en attraper un, ensuite, on va descendre en faisant la course. À l’arrivée, il y a le trésor alors dépêches toi d’en prendre un ! Elle attrapa le premier manchot qui lui passa sous la main et le poussa au sol. Les créatures, des pingouins à quatre ailes, originaires de l’île était la proie préférée des enfants pour faire de la luge. Elle s’installa sur son dos et prit une impulsion pour commencer à descendre la longue pente enneigée.

Eh ben alors, le dernier arrivé est une bouse de yack pas fraîche ! Elle plongea alors sa main dans la poudreuse pour ramasser de la neige et en faire une boule avant de la lancer dans la direction de son adversaire. Une provocation qui retomba dans le tapis blanc derrière elle. La course venait de commencer.
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Mer 9 Déc 2020 - 18:52

Mais… Mais… MAIS !

Pour qui elle se prend celle-là ? J’évite la boule de neige de justesse mais me fait asperger par le départ de sa monture. Sans prendre le temps de me donner plus d’explications, elle s’élance à l’assaut des merveilles de Sanderr et dévale la cascade blanche qui s’étale devant moi. Elle imagine probablement que je vais me dégonfler devant son épreuve, faire la fine bouche sous-prétexte que je ne suis pas du coin.

Ce serait mal me connaître.

Je croise un instant le regard benêt d’un Pingouin qui s’intéresse au morceau de chaire rance traînant dans ma main, il semble attendre religieusement que je lui donne, oscillant de temps en temps du bec pour ne pas perdre son objectif des yeux. Pas de ça avec moi.
Beaucoup moins élégamment que la native, mais tout de même aidé par mon agilité naturelle, je m’agrippe à la créature à quatre ailes, fait basculer mon poids vers l’avant et l’invite à se jeter ventre en avant sur la piste glacée.

"Si tu veux ton morceau de poisson, va falloir les rattraper ! "

Nous n’avons pas encore touché le manteau de neige que je sens qu’un feu anime soudainement ma monture. Un brasier, une volonté incandescente, la même qui me convainc que je reviendrai victorieux -mais surtout riche- de cette aventure Sanderrienne. Sa motivation sert de carburant et sitôt qu’il est dans son éléments, ses petites ailes s’agitent comme des turbines pour nous faire prendre un départ turbo. Je manque d’être désarçonné mais dans un sursaut je m’agrippe à la collerette du gros oiseau. C’est rude, je suis secoué dans tous les sens et j’ai du mal à trouver une position confortable. Je vois le décor qui défile devant moi et les sapins se mêlent aux montagnes enneigées, ma vision se trouble malgré le temps ensoleillé, j’ai l’impression d’être perdu au milieu de l’océan mais cela me met étrangement plus mal à l’aise que d’habitude. Est-ce une mauvaise idée ?

"Et alors ? Tu traînes ? "

Avec aisance, Robina se tourne vers moi et me provoque en riant. Elle est bien plus grande, plus expérimentée et elle file à une allure que je n’arrive pas à égaler. C’en est rageant.
Mon esprit de compétition, titillé, me fait oublier tous les risques et réveille mon intrépidité. Je reprends confiance, mes sens s’aiguisent et, alors que ma capuche de fourrure est soufflée par le vent, j’arrête de me préoccuper de ma sécurité et je profite des sensations. L’air claque autour de moi, je touche du bout de mes bottes la neige qui gicle sur notre passage, ma monture piaille et l’éclair bleu s’amuse. Moi aussi, je l’avoue.

"Même pas en rêve !
-Alors dépêche-toi, sinon je vais devoir t’attendre en bas !" hurle-t-elle, de la joie plein les poumons "Et je vais t’appeler Bouse de Yack ! "

Ma prise se raffermit sur le col du Pingouin, il comprend le message et passe à la vitesse supérieure. Je ne suis qu’un poids plume sur son dos, mais pourtant je m’efforce à accompagner ses mouvements lorsque nous évitons un obstacle, un rocher, un arbre. Et l’adrénaline monte, l’euphorie aussi, les zigzags et les bosses s’enchaînent et je ne prends même plus le temps de respirer. La provocation de la Sanderrienne m’est étrangement passée par-dessus de la tête.

Mes zygomatiques se figent, la piste est immense, la vitesse entraînante et alors que l’écart se resserre, je trouve la bonne idée pour faire jeu égal avec ma concurrente. La poudreuse coule sous ma monture et j’ai encore en tête le vilain tour qu’elle a voulu me jouer sur la ligne de départ.

Revanchard moi ? Peut-être un peu.

Je me penche et ma main frotte le courant de glace. J’en retire une quantité suffisante pour former une boule de neige et tout de suite je reprends les hostilités. Loupé ! Mon tir finit contre un arbre, et la neige agglutinée sur une branche tombe en un gros tas. Je ne suis pas encore suffisamment stable pour bien viser. Et pourtant ! Je suis bon d’habitude ! Robina est distraite, mais elle n’a pas immédiatement compris ce qu’il s’était passé. Je retente ma chance.

Je me penche et… Soudainement, j’entends un bruit de craquement sourd, mon pingouin fait un brusque écart, une de ses ailes tordues, il gémit, perd le contrôle, s’agite dangereusement. Quoiqu’il vienne d’heurter, il s’est blessé. J’essaye de m’agripper, de lui faire reprendre la bonne trajectoire, mais le vent et la vitesse me déséquilibre, ma monture roule et moi je pars à la renverse.

Le choc est rude, froid, j’avale de la neige et malgré mes efforts je n’arrive pas à m’arrêter. Je roule, je glisse, me cogne et dévale les derniers mètres de la pente comme un tonneau. Je ressens chaque impact, je sers les dents et j’encaisse, je panique mais mes gémissements sont étouffés par mon épaisse fourrure.

Quand enfin je m’arrête, je reste étendu, la tête vers le ciel bleu de Sanderr, quelques mèches de cheveux verts dépassant de ma capuche et une écorchure sur la joue droite.

"Tu… Tu… Tu vas bien ? " s’approche l’autre enfant inquiète, dès qu’elle m’a vu la dépasser elle a probablement arrêté sa luge dans le plus élégant des dérapages et couru vers moi pour vérifier dans quel état je j'etais. Honnêtement, franchement pas si mal. Je sens tout mon corps qui hurle, mes dents de lait qui veulent céder et le vertige qui m’empêche de me relever, mais je crois bien que mon épaisse toison m’a préservé des plus gros dégâts. Et puis surtout…
"Bien sûr ! J… J’ai gagné la course ! " réponds-je encore tremblant.

Et la dernière arrivée est une bouse de Yack pas fraîche !

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