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Flash Info. [Pv : Anita]

Peeter G. Dicross
Peeter G. Dicross

♦ Localisation : North Blue - Manshon.

Feuille de personnage
Dorikis: 3520
Popularité: 128
Intégrité: -76

Jeu 11 Juin 2020 - 9:43

Petite sortie nocturne comme j'en ai l'habitude. Si ce n'est pas pour le travail il s'agit d'une énième insomnie qui a finir par me gonfler et m'a poussé à aller prendre l'air pour ne pas péter un plomb dans ma piaule. Cette fois, je saurais pas dire si je serai parvenu à fermer l’œil ce soir, mais j'aurais pas l'occasion de le découvrir. J'ai une histoire à régler, un petit truc à faire pour le Boss, comme je dis souvent. A la différence que cette fois, ce job m'a fait quitter ma mer d'origine pour me rendre sur East, adieu ma très chère Manshon et salut à toi, Logue Town. Ouais, cette ville. La célèbre ville où tout commence et tout se termine. Ce qui me fait marrer en foutant les panards ici, c'est que les réputations partent de rien. 'Suffit qu'un gars naisse ici, fini par peser dans la piraterie avant de revenir crever dans ce même bled et ça vous rend une ville légendaire. Tout commence ici, hein ? 'Faudra leur expliquer qu'en foutant les pieds en dehors de leur île, ils verront bien que y'a tout un monde qui tourne pas autour de leur Logue Town chérie.

M'enfin, on dira que je suis aigri sans doute, que je sais faire que râler et critiquer, que je manque de joie de vivre. Je leur dis merde à ces enfoirés. J'ai rarement dû me déplacer aussi loin pour régler les affaires de Bambana, je suppose qu'il préférait m'avoir sous la main pour me faire enchaîner les merdes plutôt que de me rendre indisponible aussi longtemps. Ou qu'il avait jamais eu assez confiance en moi pour m'offrir l'occasion d'aller faire de sales coups sur une autre mer, je sais pas trop. J'ai jamais eu le sentiment qu'il remettait ma loyauté en cause, pas depuis des années en tout cas. Ce qu'il devrait faire pourtant, puisque je peux pas l'encadrer en réalité. Je bosse pour lui par obligation, sachant très bien  qu'à la moindre occasion, j'irai moi-même lui enfoncer le couteau dans sa gorge de petit enfoiré. En attendant Guilhem, soit un bon Capo et court après les baballes que ton maître t'envoies. Cette fois l'enculé l'a envoyé sacrément loin sa balle, jusqu'à l'entrée de Grand line quasiment. La mers de tous les périls, je me demande si un jour j'aurais l'occasion de passer sur cette mer tiens.

On raconte que c'est un tout autre niveau de l'autre côté, que tous les gars là-bas ont une puissance capable de foutre à terre n'importe laquelle des vedettes sur les Blues. J'ai déjà du  mal à ne pas crever ici alors je veux même pas imaginer mon temps de survie sur Grand Line. C'est de toute façon pas le sujet. Je suis arrivé il y a quelques jours, et j'ai rapidement compris à quel point l'ambiance y était différente de sur Manshon. C'est impressionnant à quel point le climat d'une ville peut changer quand les autorités en ont quelque chose à foutre de faire régner l'ordre. Sur Manshon, même si les choses commencent à changer, entre la traque de révolutionnaires et la Marine qui s'essaie à des blocus sur la ville mafieuse. On peut pas dire que ça a été une franche réussite, mais au moins ils tentent des choses contrairement à avant. Additionne à cela le ras le bol de la population contre les gangsters, ça te donnes une nouvelle ambiance particulièrement salée que j'ai pas été mécontent de quitter. C'est un peu comme si ce travail hors de North Blue tombé à pic.

Encore une fois, est-ce que le Padre craignait que je profite du retournement de situation pour lui mettre à l'envers ? Aucune idée de ce qui se trame dans sa boule de billard. J'ai comme l'impression qu'on essaie de savoir ce à quoi l'autre pense sans vraiment y parvenir. Y'a que son clébard des enfers chez qui la lecture de l'esprit est aussi facile que celle d'un livre ouvert. Anatoli veut me buter depuis aussi longtemps que j'ai intégré la famille, c'est une sacrée tête de con le Sciavonnache mais je peux pas lui enlever qu'il a un putain d'odorat ce foutu clebs. Malheureusement pour lui, j'ai tellement fait pour la famille que c'est difficile de remettre en cause mon intégrité. J'ai d'ailleurs pas toujours été contre le Padre, pendant des années j'ai suivi aveuglément les ordres sans me poser de questions. J'aurais pas pris autant d'importance chez les Bambana autrement. Une fois encore, j'avais l'occasion de prouver que mes intentions étaient pures, ou mauvaises selon la façon dont on soulève le problème. J'irai pas jusqu'à le jurer, en tout cas.

Faire disparaître quelqu'un de jour, à Logue Town, relève du suicide. De nuit c'est nettement plus envisageable, en serrant les fesses et en choisissant bien l'endroit et le moment. Tu peux oublier l'idée de te trimballer avec un flingue, claquer une balle dans les rues ferait rameuter les patrouilles dans le coin. J'ai opté pour une arme discrète, efficace et qui passe partout, même dans le tissus de ma casquette bombée. J'ai étudié un peu les déplacements du gaillard en question, connaître ses horaires, ses itinéraires de prédilection, anticiper ses mouvements. Contrairement à ce que l'on pense, buter un type se fait pas sur un coup de tête. Sauf si on veut écrire l'histoire et faire monter sa prime, là on est parti pour raser la moitié de la ville et décimer une bonne partie de la garnison de Marines en place. Il paraît que ça part de là, une réputation. On en bute un, puis deux, puis quinze, puis cinquante et avant même la fin de la journée, on a atteint la centaine au compteur. Quelques lames de vent, des tremblements de terre, des explosions à la chaîne, c'est que ça va vite.

Moi, je suis en train de fumer ma clope à l'opium, le dos appuyé contre le mur lorsque le type me passe sous le nez, m'adressant un léger signe de tête en guise de salutations. Pauvre gars, il me fait de la peine, si poli devant la mort. Lorsqu'il s'est éloigné de quelques enjambées, j'ai balancé ma cigarette au sol et j'ai pris son chemin, mains dans les poches, pressant l'allure. Avant même qu'il ai pu quitter la ruelle, une main se posait sur sa bouche et l'autre venait le tirer en arrière pour le plaquer contre un pan de mur, nos regards se croisant. Dans ce genre de moment, je me demande toujours ce qu'ils peuvent bien ressentir en constatant que dans mes yeux, il n'y a rien. Rien à lire, à déchiffrer. Qu'ils prennent conscience qu'ils vont se faire tuer par un type qui semble en avoir rien à foutre. Vide d'expression, vide de sentiment, une coquille vide, et rien d'autre. Ce qu'ils ne savent pas et ne sauront jamais, c'est que leur visage viendront s’ajouter à la longue liste de ceux qui viennent me torturer la nuit dans mon sommeil, ou du moins mes micros siestes.

Il n'y a pas que mes mains qui poussent cet homme au silence et à l'immobilité, le contact sur sa gorge d'une petite lame de rasoir y aide grandement. Quand tu sais que le type en face hésitera pas à t'égorger si tu fais le con, tu te tiens tranquille. Parce que l'être humain est comme ça, même dans la plus désespérée des situations, il aura tendance à chercher une échappatoire, il gardera espoir. Cet espoir, pour cet homme, se manifeste dans l'éventualité que je ne viens pas pour l'éliminer, mais pour lui faire les poches ou tout simplement le kidnapper. Il a un peu d'argent, un business qui commencer à devenir lucratif, qui sait. Qui sait même si peut-être, avec un peu de chance, une patrouille de soldats ne passera pas par là pour le sauver. A ta place je compterai pas trop là-dessus. « Monsieur Bambana t'envoies ses salutations. » Le nom de mon patron aura suffit à briser cet infime espoir qui l'habitait encore et lorsque la lame tranchante du rasoir lui taillade la gorge à l'horizontale, il n'était déjà plus qu'un homme résigné à mourir.

Il se vide de son sang tandis que sa carcasse glisse mollement à terre, que je m'occupe de retirer mes gants souillés d'hémoglobine. Ses fesses heurtent le bitume lorsqu'un flash aveuglant vient illuminer la scène et m'éblouir les yeux. « Putain. »

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Flash Info. [Pv : Anita] Dessin11

Flash Info. [Pv : Anita] Hannem10
Je crois à la vengeance, pas la justice.
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