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Renaissance

Yamamoto Kogaku
Yamamoto Kogaku
••• Commandant d'élite •••

♦ Équipage : The Dawn Swift

Feuille de personnage
Dorikis: 9242
Popularité: +1141
Intégrité: 1043

Sam 31 Oct 2020 - 11:21



Un mois est passé, j’ai fini ma tournée. J’ai rencontré pas mal de gens. Des idolâtres aux iconoclastes en passant par les nihilistes et les miséreux. Les pauvres et les fortunés, les veuves et les orphelins, les éclopés et les bien portants, les puissants et les asservis. J’ai vu les nombreuses facettes de l’île, peu à peu j’ai commencé à appréhender le cœur de ses habitants. La grogne s’entend dans les bas-fonds des régions reculées, et la félicité dans les hauts quartiers du centre. Je commence à comprendre de mieux en mieux la flamme qui anime les révolutionnaires. Voilà quelques temps que je n’ai plus aucune nouvelles d’Ethan et je suis las de ma routine… il est l’heure de commencer le plan. Je retourne chez moi, rien n’a changé, du moins aux premiers abords. Mais dans ma case quelques objets ont été manifestement déplacé ou bougé, une sueur froide passe dans mon dos, merde. Je n’ai rien laissé de compromettant, je crois, mais je dois prendre cela comme un avertissement. Néanmoins, je ne ressens aucune menace directe dans les environs, peut être que ce n’est rien ? juste des voleurs ?

Quoi qu’il en soit, il va falloir que j’accélère mes plans… Mon attelage se trouve à l’arrière de la forge. Mon chariot avait été fouillé quelques fois, mais ils n’avaient jamais trouvé une cache secrète qui se trouvait sous le fond. Comme quoi vivre dans un navire créé par un contrebandier pendant plusieurs années ça te donne pas mal d’idées pour bidouiller des caches. J’avais décidé d’y planquer quelques machins pour mon magnum opus. J’étais parvenu à acquérir dans des stock militaires une traverse en bois d’Adam, un bois légendaire pour sa solidité. Apparemment, l’armée d El Jazeda en avait en stock, et je suis parvenu à en recevoir une petite quantité avec mon influence sur la région. J’avais aussi récupéré la hache équipée d’un dial que j’avais récupéré après la guerre contre l’impératrice, ainsi que quelques autres dials. J’embarque tout rapidement dans mon atelier et commence par démonter la hache. Je me retrouve ainsi avec un dial de froid, et une bonne quantité de bon métal. Je le mets directement à fondre. Je rajoute alors dans l’alliage une certaine quantité de minerais, de diamant en poudre et de coquillages réduits en poussière.

Les yeux perdus dans la masse d’acier bouillonnante, je me perds dans mes pensées. Cela fait quoi ? quinze ans que j’ai commencé à forger ? Ça fait une éternité, une vie presque. A l’époque, j’avais été recueilli par un marin à la retraite devenu forgeron, suite au décès de mes parents. Puis pendant des années, j’ai rêvé d’aventures, passant mes journées cloitrées dans la forge ou explorant les monts enneigés qui ceignait mon village. Jusqu’au jour où j’ai atteint l’âge minimum légal pour rejoindre la marine, c’était il y a cinq ans. Avec du recul, c’était trop tôt, je m’étais sans doute trop précipité, après tout, je n’étais encore qu’un pécore juvénile tout droit débarqué dans le grand monde. J’avais même risqué plusieurs mises à pied par mon insubordination, comme quoi, donner des armes à un mioches idéalistes, c’est pas une très bonne idée. J’avais néanmoins, contre toute attente, grimpé lentement les échelons de la hiérarchie, jusqu’à arriver à la tête d’une escouade de dix soldats. Mais, il s’agissait surtout d’une récompense pour mes exploits guerriers, ma témérité et mon idéalisme qui me valurent telles avancées de rang. Comme quoi, taper des pirates, sauver des gosses et charger sur des pirates renommés et primés sans se soucier de sa propre vie, c’est vendeur pour les officiers. Après tout, rien de mieux que de la chair à canon sans peur pour en faire un martyr et ou un défenseur des opprimés. Mes souvenirs sont assez flous, mais j’ai du mal à comprendre comment j’ai pu gagner en grade à l’époque, j’étais qu’une tête brulée farcis de rêves, pas un soldat.

Peu à peu, mon alliage commence à prendre forme, il a une teinte bien plus bleutée que je m’y attendais, sans doute que les alliages issus du nouveau monde, et les champs magnétiques puissants des îles ont une influence prononcée sur les métaux. Je le laisse un peu refroidir pour le travailler plus efficacement et m’empare de la latte en bois d’adam, il est encore plus résistant que je m’y attendais. Néanmoins, avec les bons outils, et une méthode de travail adaptée du bois que j’ai appris en côtoyant les charpentiers locaux. Je parviens lentement mais sûrement à lui donner la forme que je souhaite. C’est un travail long et rébarbatif, minutieux, où le bois se transforme à la vitesse d’une course de fourmi, mais un travail nécessaire. Comme quoi, même les bois les plus résistants ne sont pas totalement imperméable aux changements. Pour mon cas, je pense que c’est trois évènements qui ont commencé à me faire changer et évoluer. Le premier, c’est la guerre du QG de South Blue, le premier affrontement de grande ampleur auquel je participais, j’y manquais de peu ma première capture et survécut à une rencontre avec Jonas Mandrake. C’était une guerre sale, loin des duels et escarmouches auquel j’étais habitué. Je ne pourrais, je crois, jamais m’habituer à une guerre, trop de morts, trop de sang versé, ce ne sont plus des humains qui se battent, mais juste des rouages. Ce n’est qu’un charnier à rêves où s’affrontent les ambitions des puissants au prix de la vie des plus faibles… une chose abjecte. Je parviens néanmoins à m’en sortir vivant et m’attirer l’attention d’un marin réputé, Salem, ou du moins l’ex-vice-amiral-Fenyang. Il m’enseigna une certaine rigueur et quelques trucs et astuces. C’est en bonne partie grâce à lui que j’ai commencé à vraiment progresser dans la voie de l’escrime, cela a duré quelques mois, puis nos chemins se sont séparés. Je suis alors arrivé chez les Ghost dogs, où j’ai trouvé mon second mentor, Gharr Hadoc. Un homme rigide et droit, capitaine d’un équipage de talents. On était réputé pour être les « rivaux » des Sea wolves. Nous représentions la justice discrète et précise, ils étaient la justice aveugle et crainte. Ce qui les conduisit à devenir des pirates, d’ailleurs. Plusieurs mois ont passé ainsi, je commençais à devenir peu à peu un soldat de la marine à part entière, et j’ai commencé à me faire un nom, lentement mais sûrement. C’était peut-être mes années les plus formatrices, grâces auquel je suis devenu ce que je suis aujourd’hui. J’y ai appris à créer une façade face aux horreurs du monde, et peu à peu, j’ai commencé à créer le personnage du capitaine Kogaku. Un personnage solaire et idéaliste, toujours en premières ligne pour protéger les siens et ses idéaux. Un combattant hors pair, qui bien que ne brillant pas par ses talents de commandement, possédait une certaine capacité à inspirer les troupes. Alors, qu’au fond de moi, je commençais à devenir de plus en plus cynique, doutant de plus en plus du monde et des chaines de commandement. Néanmoins, j’ai décidé de rester fidèle à la marine, cette organisation n’avait rien de parfaite et était loin de ce que je rêvais qu’elle soit, mais c’est mieux que rien. Autant faire le bien à ses côtés et tenter d’utiliser son pouvoir à bon escient que tenter de la contrer.

Après plusieurs heures de travail, j’ai enfin ce que je voulais, le fourreau de mon arme et le pommeau ont pris forme. Alors certes, le résultat n’est pas parfait et est un peu brut, mais je ne sais pas faire mieux. Après tout, une arme, n’a pas réellement besoin d’être élégante. On peut la présenter comme on veut, un outil pour protéger ce qui nous est cher, une extension de soi pour défendre ses ambitions, un bout de métal tranchant, … Une arme reste avant tout quelque chose pour prendre des vies et réduire des aspirations à néant. D’ailleurs, ce néant je l’ai bien connu. C’est une période de ma vie qui a duré deux ans, juste après ma première année de services. Il a consisté à l’anéantissement des dogs a Banaro. Deux années de galère au cours desquels, j’ai tout perdu. Mon équipage, mon père adoptif assassiné par un de mes ennemis, la première disparition de Salem. Une avalanche d’échecs. Ce qui causa à un comportement de plus en plus solitaire, plus proche du chasseur de prime que celui d’un soldat de la marine, je fus alors transféré dans la marine d’élite. En gros, le corps de belligérants qui n’a que peu d’égards pour la loi et qui n’est qu’une force de frappe. C’est néanmoins grâce à mon intégration dans ces forces armées, qui m’ont permis de devenir l’électron libre que j’ai toujours rêvé d’être, que j’ai pu créer mon premier équipage. Une bande de fortes têtes partageant mes idéaux avec lesquels j’ai participé à quelques coups d’éclats et quelques fiascos. Tel que des coups de filet, ou la participation à des événement qui tentaient de changer la face du monde. Je suis d’ailleurs parvenu à en partie venger les Dogs assistant mes anciens alliés à libérer Hadoc.

Je remets alors l’acier à chauffer, le sépare en deux parties et rajoute les copeaux de bois d’adam dans la plus petite partie. Rien de mieux que des cendres pour renforcer un peu le métal. A présent, il ne reste plus qu’à mener à bien une tâche que je connais par cœur, à savoir, créer le cœur de la lame d’un premier alliage, et l’enrober d’un second pour en faire le tranchant. Il ne me reste plus qu’à chauffer, refroidir et marteler méthodiquement. Une tâche qui me prendra toute la nuit, mais qui est nécessaire. Je tente d’y mettre toute mon âme, toute mon expérience, tout ce qui me définit. Cela sera la lame du capitaine Yama, celle qui lui permettra de reprendre sa légende. D’ailleurs, elle n’a vraiment commencé que lorsque j’ai rencontré Ethan, il y a 2 ans. Je l’ai recruté pour compléter mon équipage, puis nous sommes partit rejoindre Salem qui avait refait surface. C’était à Alabasta, c’est la que l’on s’est rendu compte du gouffre qui nous séparait de lui, alors on s’est entrainé d’autant plus. Et c’est à partir de ce moment que nos exploits ont commencé à parcourir le monde. C’est là qu’on a fait nos plus grands coups, on a affronté des officiers de la révolution, les sunset pirates, d’anciennes légendes abandonnées en prison. Pour enfin arriver dans le nouveau monde et de faire passer une El Jazeda sous le giron du gouvernement mondial en y calmant une guerre civile. Et c’est là à nouveau que notre malchance a refait surface. On a rejoint Salem au G5 pour affronter l’impératrice avec une guerre qu’il lui avait déclaré en infiltrant son île. C’est alors que Fenyang s’est fait démonter et la base dévaster. Pendant la convalescence d’Ethan, j’ai fait un saut à grand line pour aider des alliés, et en revenant sur le nouveau monde, j’ai reçu la mission du major de prouver ma valeur… il est temps à présent de suivre ses ordres.

Je finis alors enfin le dernier coup de masse et plonge ma lame dans la saumure pour la tremper. Je la couvre alors d’argile pour que la lame puisse finir de refroidir lentement et m’occupe de finir le reste de l’arme. Je forge rapidement une garde, composée de quatre pointes, avec une orientation similaire à celle du symbole du gouvernement mondial. Bien que je ne sois pas en accord avec leur politique, mon temps passé ici m’a fait comprendre qu’il s’agissait d’un moindre mal. Il y a une série de choses à réformer et de nombreuses choses à supprimer dans le système actuel, mais j’y ressens plus de justice que sur cette île. Ma garde est donc composée de deux plaques d’acier au sein desquelles sont encastrés deux dials, un de glace et un de feu. Deux éléments opposés, mais qui pourraient me permettre de gagner un léger ascendant sur de nombreux ennemis. Et pis comme ça, Ethan, ne sera pas le seul à s’amuser avec des énergies…
Je l’encastre à la base de la lame, et le bloque avec l’étui en bois qui fera office de pognée. Je le renforce de bandes de cuir et de soie bleue, et termine l’arme par une accroche en bronze surmontée d’une floche à la couleur de la marine. Pour ce qui est du fourreau, je le peins rapidement en bleu, le laque et y rajoute des renforcements avec le reste du métal non utilisé. Je compte l’utiliser comme une arme à part entière, et il se doit d’être résistant.

Après quelques heures d’attentes, je dévoile enfin la lame, elle est magnifique… une arme aux teintes bleutée, signe de ma fidélité à la marine et au gouvernement. J’ai erré pendants quelques mois, mais à présent ma détermination est reforgée. Je suis le capitaine Yama, commandant de la marine d’élite, pourfendeur de criminels. Je vais la nommer Tsubame, en la mémoire de mon équipage disparu, ils étaient le symbole de mon renouveau, cette lame sera la marque de ma renaissance. Il ne me reste plus qu’à tester l’arme…
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