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Classe verte

Thomas Lewis
Thomas Lewis
••• Agent de catégorie III •••


Feuille de personnage
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Popularité: 0
Intégrité: 0

Mar 19 Jan 2021 - 21:43

Faut que je te dise un truc, l’ami. Je suis pas quelqu’un de très peureux, sans vouloir me vanter, et je m’en sors plutôt bien dans la vie, en général, je veux dire. Je suis plutôt sûr de moi, je me repère en ville sans trop de problème, je sais comment jacter un minimum, tout ça. Comme un bon espion, quoi. Mais en terres sauvages, là, c’est une autre paire de manche. Tu sais faire un feu, toi? Moi pas. Cette plante bizarre, là, à mes pieds? Aucune idée de ce que ça peut être. Je goûterai bien, mais j’ai l’impression que si j’approche ce truc là de mon estomac, c’est tout le système digestif qui part à la dérive. Alors tu me diras, ouais mon bon vieux Tom, on s’en fout, t’es sûrement encore entrain de filer un blaireau de la Marine dans un petit endroit urbain tout chaleureux ! Sauf que si tu suis un peu et que tu regardes le nom de l’île au dessus, tu comprendras que je suis un peu dans la merde. Boyn, c’est quand même vachement pourri. Heureusement que les bottes des Mouettes sont résistantes, sinon je pataugerai déjà dans la boue, là. Je me suis déjà fait piqué par trois insectes, j’ai failli me viander une bonne demi-douzaine de fois, et j’ai marché sur un espèce de vieux champlard tout moisi qui veut pas se décoller de ma semelle, je crois même que ce con pousse à vue d’œil sur le caoutchouc. Je suis tellement pas dans mon élément que quand j’ai eu le briefing de mission, j’ai osé protester pendant une seconde. C’est pas vraiment conseillé, alors je me suis ravisé, mais quand même, j’étais pas jouasse.

Je le suis encore moins depuis que j’ai posé pied ici. Tu veux savoir ce que je fais là? Un sergent-instructeur complètement timbré s’est dit que ça serait une bonne idée d’emmener toute une garnison ici, sur ce qu’on surnomme affectueusement l’Enfer Vert, pour faire un genre de super-entraînement. Moi, je trouve ça surtout super-con, mais j’ai pas mon mot à dire. J’espère que t’es d’accord avec moi quand même, quelle idée d’entraîner ses hommes sur une plante carnivore géante… Je suppose que les collègues du bureau de propagande font du bon boulot, et que la Marine manque pas de chair à canon, mais bon, tout de même… Je me gratte la nuque, je crois que je me suis encore fait piqué par une bestiole. Heureusement que mes vaccins sont à jour, même si dans tout les cas, je crois bien que je suis bon pour un séjour à l’infirmerie une fois la mission finie.

« Lieutenant sous-instructeur ! »

C’est une voix sur ma droite qui m’interpelle. Grave, dure, ferme. C’est l’idiot qui a eu la brillante idée de venir ici, et accessoirement, c’est mon supérieur du moment. Heureusement que ma couverture c’est d’être son assistant, et pas d’être une de ces recrues qui s’apprêtent à vivre l’entraînement le plus extrême de leur vie.

« Ouais m’sieur, c’est pas un vrai grade m’sieur…
- Vous êtes prêt à lancer l’épreuve?
- Ouais ouais. »

On est encore sur la côte, enfin, si on peut appeler ça une côte. Notre navire a fière allure, posté comme ça devant nous, le soleil derrière lui donnant un joli contre-jour. J’aimerai bien être à bord, au lieu de patauger dans la boue et la chair de plante carnivore. Devant nous, à plusieurs dizaines de mètres, des arbres, qui délimitent l’entrée de la dense forêt qui recouvre l’île sur laquelle on se trouve. On peut appeler ça des arbres? En tout cas, ça y ressemble vachement. Le seul truc qui choque, c’est les fruits tout difformes qui poussent sur les branches. Le but de l’épreuve? En ramener un par soldat. La difficulté de l’épreuve? Survivre au trajet. Quelques dizaines de mètres, normalement, c’est rien, mais quand le sergent a balancé un gros caillou sur le chemin, y’a trois plantes qui sont sorties du sol pour bouffer le machin, à vitesse mach 3 environ, selon mes calculs. Les soldats tremblent comme des feuilles. D’après les estimations du sergent, les chances de mourir sont de 1%. D’après mes estimations à moi, les chances de perdre une jambe sont quand même de 1000%. Et le plus drôle, c’est que c’est une épreuve préliminaire, pour estimer le niveau des hommes, et aviser pour la suite. La suite, pour moi, elle est toute vue : on retourne fissa au QG et on soigne les survivants, mais bon, on va encore dire que je suis pessimiste.

« Aller ! En piste les mous du genoux !
- Bon courage mon pote, que je lance à un petit soldat frêle qui me regarde avec des yeux humides. »

Je lève le pistolet qu’on m’a confié, et qui servira de signal pour lancer l’épreuve. Je regarde les soldats se mettre en ligne. Tu sais ce qui m’ennuie le plus, dans tout ça? C’est que ma mission concerne même pas le sergent, même si je suis sûr de pouvoir le faire suspendre pour maltraitance. Nan, elle concerne plutôt une partie des soldats, ceux qui tremblent et dont les joues servent de toboggans à leurs larmes. Dans le tas, y’en a au moins un qui fricote avec des types pas très recommandables. Quelqu’un, des bureaux, a intercepté une communication den-den entre un membre de la garnison, et un type lié à un réseau de contrebande, lui-même très probablement lié à une sous-section de l’Armée Révolutionnaire. Un bordel, je t’évite la lecture du rapport. Le tout, maintenant, c’est de retrouver la trace de l’escargophone qui a servi à communiquer, et avec ça, de mettre la main sur le ou les types incriminés. J’ai déjà fouillé quelques cabines, en mer, mais ces gars là sont des vrais tir-au-flancs. Sûrement pour ça que le sergent les a amené ici, d’ailleurs. Ils ont quasiment pas quitté leurs quartiers du trajet, et ici, m’est avis qu’ils gardent leurs secrets sur eux. J’irai refaire un tour à bord à la nuit tombée, mais en attendant, je pointe le canon vers les cieux, vers ce nuage en forme bizarre là, et…  

PAN
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Raphaël Andersen
Raphaël Andersen
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Ven 29 Jan 2021 - 22:49

Le semaines passaient et les recherches s’allongeaient, l’année 1628 s’était transformée en routine. En se posant à Weatheria quelques mois plus tôt, Raphaël pensait facilement pouvoir retrouver la trace de ses amis : mais lorsqu’il était retourné sur Little Garden où leurs chemins s’étaient séparés, il n’avait retrouvé personne. Le campement qu’ils avaient monté ensemble n’existait plus, proprement abandonné, ils avaient dû trouver un moyen de s’en échapper, partant sur les mers au hasard pour ne pas à avoir 365 jours à attendre que leur Magnétopose se recharge.

Chaque matin, dès que Yuna -l’ange qui l’accompagnait- était disponible, ils montaient sur sa grande chouette harfang et partaient explorer les îles avoisinantes. Quelques soirs ils restaient pour poursuivre, mais la plupart du temps ils rentraient sur l’île céleste itinérante avant que les étoiles ne s’invitent dans le ciel. Pour s’occuper, ils perfectionnaient sa maîtrise de la science climatique dans le prestigieux institut qu’était la Cloud’Academia, lisait et pensait beaucoup. Rien de trop sombre, il savait que Nova et le petit Jack étaient vivants, intimement, mais la recherche était longue et les résultats toujours frustrants.

"Bon !… J’en peux plus, faut qu’on en parle Raphaël !… Tu peux m’expliquer ce qu’il t’a pris ce matin ! C’est quoi cette moustache !... "

 
Yuna Lotus, Bouclier de Weatheria


Mi-curieuse, mi-moqueuse, l’ange venait de briser le long silence qui les accompagnaient depuis l’aube. Depuis qu’elle avait fait sa rencontre sur Armada, intimée par Izya à lui venir en aide du mieux qu’elle pouvait, Yuna avait eu l’occasion de voir les nombreuses facettes du jeune homme. Il était devenu un ami et, par extension, elle avait appris à sonder ses humeurs et savait qu’un petit trait d’humour ou une taquinerie étaient toujours bienvenus face à la morosité.

"J’ai voulu essayer quelque chose de nouveau !… " lui répondit celui qui, face à son miroir le matin même avait rasé l’épaisse barbe qui lui poussait sur le menton. La moustache avait fait exception, sa moue boudeuse également et l’ange aux cheveux blancs prit une petite tape en prime "Probablement pour tenter la chance !… J’sais pas, tu m’emmerdes avec ta question pourrie ! "
-C’est !… Très distingué !
- Fous toi de ma gueule !…
- Si, si, il y a un petit air de Merlin !… Ils doivent être très fier à la Cloud’Academia d’avoir une influence si positive sur le style des mers bleues ! Nouvelle tendance !
- Tu veux pas qu’on se pose avant de taper la causette plutôt ! On va bientôt pouvoir atterrir sur Turpitude, j’en ai marre de gueuler ! "

Tous deux hurlaient à pleins poumons, survolant le séduisant archipel de Boyn en se laissant porter par les alizées. La sensation d’un vol était incomparable, et plus encore depuis qu’il voyait le monde à travers du spectre des phénomènes météorologiques, Raphaël appréciait prendre de l’altitude. Quelques jours d’exploration les attendaient et ils avaient décidé d’installer leur campement sur l’île rocher qui portait le nom de Turpitude, de bien se préparer et surtout d’éviter de prendre des risques. Le phare qui ornait son sommet avait un but bien précis : éloigner les marins du danger qui les guettait dans ces eaux.

Car si depuis l'horizon, la petite dizaine d’îles jumelles pouvait séduire par ses couleurs chatoyantes, ses formes allongées qui rappelaient celles d’une plante exotique et sa splendide végétation qui se laissait deviner entre deux reliefs, donnant envie aux voyageurs inconscients de venir s’y ravitailler, la vision était toute autre depuis les cieux. Des plantes géantes, carnivores, donc la mâchoire et les entrailles se dessinaient en un gouffre gigantesque au centre de la forme étoilée de leurs pétales. La végétation luxuriante n’était qu’un leurre, en symbiose avec la plante-mère, engraissant la faune diverse et dangereuse qui l’habitait pour mieux la dévorer ensuite. Le cycle de la vie version accéléré, quiconque s’y aventurait sans y être préparé finirait piégé. Une destination très probable pour des voyageurs égarés, mais était-ce juste possible d’y survivre ?

Yuna acquiesça, donna des indications au vert mais celui-ci se laissa distraire par un détail auquel il ne s’était pas préparé, se penchant pour être sûr de bien le distinguer : un croiseur de la marine, amarré à une des îles carnivores.

*PAN*

La chouette hurla, s’ébroua, rua. Son aile immaculée transpercée.

Raphaël perdit pied, fut projeté, sentit le vide, l’air claquant contre lui, la chute. Il n’entendit pas Yuna crier, une main projeté vers lui. Son cerveau s’était arrêté.

C’était le même genre de croiseur que celui à bord duquel il avait quitté Little Garden. Celui-là même qui l’avait conduit à Jotunheim. La glace. La terreur. Le sang. La solitude. La peur. Le monstre en lui le saisit à la gorge, l’étouffa, son esprit vrilla. Le temps d’un instant et il se reprit, mais il était déjà trop tard, il allait trop vite, il ne maîtrisait plus rien.  Sa lucidité retrouvée il invoqua des gants de cuir pour le soutenir, le ralentir, mais les unes après les autres elles disparurent, réduites en miettes par sa chute.

Ses pensées s’enchaînaient alors que le sol se rapprochait.
Le sol ou la mer.
La noyade ou l’écrasement.
À ce stade-là, les plantes carnivores étaient presque séduisantes.

Fermer les yeux. Se concentrer. Le vent était si fort qu’il n’y aurait rien vu. Activer machinalement les mécanismes de ses engins climatiques. Se laisser porter par les courants d’air. Perdre de la vitesse.

Ses yeux se rouvrirent et une cinquantaine de mains se déployèrent derrière lui, accrochées les unes aux autres pour former des maillons et couvrir le plus de surface possible. Agissant comme un parachute de fortune, elles lui permirent de mieux contrôler sa chute, de le ralentir, mais s’évanouirent aussitôt quand il tomba dans les premiers branchages.

De justesse, il se posait sur une des îles carnivores. Le choc fut rude, il visait les feuilles de palmier, évitant de s’empaler sur des branches ou des troncs mais chaque impact était brutal, interminable. Il échappa aux épines géantes de ce qui ressemblait à un acacia mutant et vit enfin le sol…

"Puisque je vous dis que c’est un Petunioideae Droseraaaaa… Non merde, il faut que je sois un peu plus péremptoire ! Encore un effort, je dois rentrer dans le personnage. Petuuuuuunioooiiii-
-ATTTTENTIOOOOOOON ! "

*BAM*

Trop tard.

Avec toute la grâce qui lui restait en stock, Raphaël atterrit sur un petit moustachu à lunettes qu’il n’avait pas eu le temps de prévenir. Les feuilles de papier que celui tenait fermement, bien ordonnées, s’envolèrent en tout sens, Raphaël roula et fut violemment arrêté par le tronc de l’arbre qui lui avait déjà fait quelques bosses et l’homme…

"OH-PU-TAAAIN… "

Tombé à la renversé, si ce n’est projeté, l’homme en blouse sonné avait atterrit dans un buisson.
Puis le buisson s’était animé.
L’avait entouré de ses lianes.
L’homme inconscient avait disparu dans le buisson.
Le buisson avait recraché l’uniforme de marine, la blouse de scientifique qui le recouvrait et la casquette et les petites lunettes de soleil qui complétaient sa tenue.

"Burps.
-Oh putain…"

Les sens en alerte, Raphaël se releva aussitôt. Après quelques instants de répit, le cœur battant encore la chamade mais certain qu’aucun monstre végétal n’allait lui sauter dessus, le vert se laissa aller à quelques observations. Aucun signe de Yuna. Des marines étaient sur cette île et il venait vraisemblablement de causer indirectement la mort de l’un d’entre eux. Boyn ne déméritait pas sa réputation. Vu où il était tombé, il n’était pas loin de la côte. Est-ce que Yuna s’en était tirée ? Avait-elle dû atterrir en urgence ? Si oui était-ce sur cette île ou une autre ? Elle avait dû le voir tomber ici. Si c’était bien le cas, comment pouvait-il faire pour être trouvable le plus facilement.

La blouse blanche immaculée, très légèrement imbibée de sève, s’imposa à sa vision.
Blanche.
Bien plus visible ici que ses vêtements verdâtres et la touche de gazon qui lui servait de couvre-chef.

D’instinct il l’enfila, ne cherchant même pas à s’excuser auprès de son précédent porteur, la casquette et les lunettes de soleil suivant aussitôt pour parfaire la panoplie. Pile sa taille. Faute d’autres idées, encore un peu choqué, il s’empara de quelques feuilles volantes et se dirigea vers ce qui lui semblait être la direction de la côte.

S’il croisait un ou quelques marines, l’effet de surprise pouvait jouer en sa faveur.
S’il n’en croisait pas, il pourrait se servir de la blouse pour être plus facilement vu par Yuna.

Ses yeux parcoururent rapidement le document qui était en possession de son prédécesseur mais, alors qu’il tentait d’être vigilant et attentif à son environnement, il déboucha bien plus vite qu’il ne l’aurait cru sur la plage de boue qui bordait l’île, face au croiseur de la marine et à un groupe désordonné, qui courrait en tous sens, couvert de pulpe de fruits écrasés, de sable et se débattant du mieux qu’ils pouvaient avec les racines tentaculaires qui leur faisaient barrage ou qui tentaient de les broyer.

Dans un coin, un gradé et un grand homme caché sous son feutre qui les observaient dans leur galère, prenant à intervalles réguliers des notes. Son arrivée perturba à peine l’activité en cours, il jeta de nouveau un coup d’œil aux feuilles de papier qu’il avait rassemblées :  

"Je… Hmmmm… Mon équipe de recherche s’est perdu dans la jungle…. À l’aide ! "

Lut-il de la façon la plus convaincante ce qui ne semblait finalement être qu’un script. Quelques regards se tournèrent vers lui, il espéra que son coup de bluff marcherait mais qu’étaient finalement une casquette, une paire de lunettes de soleil et une blouse face à une prime de 66.000.000 de berrys diffusée mondialement.

Un silence s’insinua quelques secondes –ponctué des gémissements de ceux qui luttaient encore avec la mauvaise herbe-  mais fut aussitôt brisé par le sergent instructeur :

"Hmpf ! Héhé, excellent la moustache verte Garnier, j’ai failli pas te reconnaître !  " il se gaussa, s’aventura une botte après l’autre dans la tourbe et repêcha quelques-unes de ses recrues qui s’y étaient trop enfoncées ou qui rougissaient un peu trop fort d’être étranglées par la mangrove et finit par reprendre "Bon la bleusaille, maintenant qu’on s’est bien échauffé il va être temps de passer à la deuxième épreuve ! Sauvetage en terrain hostile ! Le gaillard que vous voyez là est de la brigade scientifique -facile à repérer, il chouine- toute son unité est portée disparue. Vous devez organiser une mission d’extraction. Ouvert à vos suggestions. Moustache verte, sacrés acteurs hahaha, savent plus quoi inventer pour rentrer dans leur personnage. "

Le bluff, la caquette, les lunettes, la blouse mais oui… surtout la moustache.


Dernière édition par Raphaël Andersen le Ven 30 Avr 2021 - 12:56, édité 1 fois
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Ven 5 Mar 2021 - 20:54

Des arbres à perte de vue. C'est vert partout, c'est vert et ça respire, ça bouge, ça vie. Et on vous parle que de la flore, un millier de plantes aux couleurs chatoyantes, pour faire face à leur prédateurs sans nulle doute, pour se rendre impressionnantes en tout le cas. Et pas de la faune, ce milliard d'insecte qui grouille sous les pas, attendant patiemment l'heure du déjeuner. La chaîne alimentaire sur Boyn, est très bien rodée.

Il y'a ce qui doit être manger, et ce qui mange. Et puis y'a moi, juste au dessus de toute ça, lâchant ma crotte sur un bosquet qui en mène pas large. Tiens, dans ta tronche la nature. Voilà ce que j'en pense de tes plantes à la con, et de tes insectes de merde. J'suis pas du genre citadin non plus, qui défend son bout de gras contre la campagne. Mais plus j'avance dans ce merdier, plus je déteste la jungle. Y'a pas à dire, comme environnement, on fait rarement pire.

Il fait humide, chaud, la sueur et la boue vous colle à la peau. Et puis y'a ce milliard de moucheron que t'avale à chaque fois que tu respires, et puis les araignées, ça me rappelle de mauvais souvenirs. Des souvenirs dans une arène géante, ou j'avais été fait prisonnier. Une arène dont m'avait sortis celui qui est maintenant l'un des ennemis publique numéro 1, Toji Arashiquelquechose, j'ai jamais bien retenu les noms.

- Patron, on a repéré un engin volant s'écrasant au nord de la foret. Fit un des deux gars qui m'accompagnaient e et qui faisaient tâches, habillés comme des pingouins. C'était mes deux garde chiourmes, qu'on m'avait collé au basque pour faire bon genre auprès des grands pontes de North Blue.

C'que je fiche là ? Simple contrôle de routine. A ce qu'il paraît, y'a une plantation sur cette île, et pas une petite. Une plantation de Koka, une base à la drogue que diffusent ceux qui m'ont engagé. J'suis toujours une épée à louer, et pas la moins efficace. Alors j'me suis coltiner le voyage jusqu'ici, les deux gars à surveiller parce que j'sens que si je les ramène pas, on va me chier dans les bottes, et la jungle. L'immense jungle verte qui nous entoure et ne demande qu'à nous dévorer. Littéralement.

- Mh, on va aller vérifier, mais on essaye de rester discret. Faut dire, j'mesure presque deux mètres, et j'suis accompagné de deux loustic en costard. Pour la discrétion, on repassera. Mais essayons quand même. J'attrape la machette qui me permet de tailler une route dans cet enfer verdoyant. Traître et trompeur. Je sais pas si j'préférais pas le désert.

Quoi que le sable dans les parties, c'est redoutable.

Si on est ici, c'est que North Blue n'a plus de nouvelle de son principal fournisseur de Koka, et que la dernière équipe envoyée ici, n'est jamais revenue. Alors on envoi les gros bras, et ça tombe bien, parce que j'ai besoin d'argent en ce moment. J'sais pas encore comment, mais il me faut un gros paquet, pour mettre ma famille à l'abris. Pour mettre même tout l'île à l'abris.

Ca se chiffre en milliard, de racheter une île sous le joug du GM. Et beaucoup de diplomatie, ou bien beaucoup de canons. A vous de choisir. Je donne un coup dans une plante, qui couine et laisse échapper un liquide jaunâtre qui manque de m'asperger. C'est dégeu, on dirait un oeuf pourri qu'on cassé contre le rebord d'un poêle. Je comprends qu'on est arrivé dans un endroit assez dangereux quand ma godasse reste planté dans le sol, là ou le liquide à fait une marque qui semble corrosive.

Il ne manquait plus que ça. Un genre de champs de mine, ou chaque coin d'arbre, peut se transformer en un véritable bain d'acide. On avance prudemment, quand j'vois au loin du mouvement. Du blanc. J'me tends.

- Pablo, sort ton gun, on se planque là ! Que je fais en montrant du doigt un bosquet qui a l'air pas truffé de bestioles en tout genre, ni de plantes carnivores. Du coin de l'oreille, j'entends au loins des voix qui se disputent.

- Mais je te dis qu'on est perdu, ça sert à rien, on va tous mourir fit un petit gars aux cheveux mi long, et pourvue de lunette rondes.
- Non, si le lieutenant nous a envoyé ici, c'est qu'il a foi en nos capacités, on va s'en sortir messieurs, comme on l'a toujours fais ! Fit le plus habité des cinq mouettes présente ici.
- Si j'pouvais avoir cinq minutes en tête à tête avec celui qui a proposé cet exercice dans la hiérarchie ... Fit un troisième, pensif.
- On devait juste faire une ronde autours du campement de base, pourquoi ça à dégénéré autant ... ! Fit le plus agité des cinq hommes.

Je fis signe aux hommes de se taire, et d'observer.

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Ven 23 Avr 2021 - 15:38

Bon. Je suis pas con, ou en tout cas, pas trop. Forcément, la première chose que j’ai faite en m’embarquant sur ce fichu navire, c’était de lire le briefing en long et en large, et d’apprendre à connaître ce petit équipage sur le bout des doigts. Et ce Garnier, là, je me souviens avoir vu son nom traîner dans ma pile de dossier. Par contre, je me souvenais pas qu’il avait cette gueule là. Alors ouais, il paraît qu’il s’est déguisé et que ça fait partie de l’exercice, mais quand même. Je tapote l’épaule du sergent instructeur, avant qu’il ne rejoigne les autres dans la jungle, genre « haha bonne journée, super exercice mec, bon moi je dois pisser vite fait j’arrive hein ».

Alors qu’en fait, j’vais pour me glisser tranquille dans le navire rechopper la paperasse. La plupart des soldats sont entrain de s’enfoncer dans cette île de mort, et en tant qu’assistant d’instruction, je suis relativement pénard, pas besoin de me baisser et de raser les murs. Ce qui sert de bureau à l’instructeur et chef de régiment est pas bien loin, et un petit coup de passe-passe d’agent secret plus tard, me voilà à l’intérieur. C’est lui qui a la plupart des dossiers sur ces hommes. Je choppe rapidement la pile qui m’intéresse. Y’a du gribouillis sur à peu près tout les profils, des annotations. « Apte au combat. » « Trop faible. » « Peur de la mort » « Peur des araignées » « Pas apte au combat » « Ferait mieux d’être assigné en cuisine ». Ce genre de chose.
Pour rire, je choppe le dossier à mon nom, enfin à mon faux nom plutôt. « Apte à me seconder pour le restant de son service, pas plus ». Va te faire foutre. Te moque pas de moi, toi, j’ai beau être sous couverture, ça fait mal quand même.
Bon. Je tombe vite fait sur ce qui m’intéresse. Garnier. Soldat Garnier. Peu de faits d’armes, un type classique, performances passables. Une super photographie, on voit bien sa tronche. Rien à voir avec le Garnier qu’on a croisé dehors. Je glisse la photo dans ma poche, on sait jamais, je range le bordel que j’ai foutu, et je referme derrière moi.

Je vais pas trop te mentir, je suis bien content d’être tombé sur ça. Parce que c’est ma seule piste. Alors, certes, ça colle pas vraiment, parce que moi, ce qu’on m’a dit, c’est qu’on avait un infiltré parmi ces hommes. Un type déjà infiltré, je veux dire, donc ce faux Garnier, ça peut difficilement être lui. Y’a autre chose qui cloche, par ici. Un complice?

Le soleil tape, sur la plage. Enfin, si on peut appeler ça une plage. Mais à peine je me rapproche de l’épaisse végétation qui couvre l’île que la lumière commence déjà à se faire la malle. La plupart des soldats sont déjà parti pour leur petit exercice en conditions réelles. Il en reste que deux, qui sont entrain de se chamailler et de tâter le terrain. J’ai plus leurs noms en tête, alors ça sera Sbire Un et Sbire Deux.

« Bonjour, Sbires.
- B’jour m’sieur, euh… En fait…
- Vous pouvez me dire ce que vous faites encore là?
- Ben… En fait… On est rentré dans la forêt, et…
- … Et y’a des trucs qui sont sorti des arbres, m’sieurs.
- Des feuilles?
- Non m’sieur, pire.
- Des fruits?
- Non non m’sieur… Des genres d’algues qui ont voulu nous attraper… Alors, nous, ben…
- Ouais… On a… fui comme d-
- Je vois ! Que je les coupe. Vous avez annoncé une retraite anticipé mais bienvenue, afin de réfléchir à une meilleure stratégie d’approche, bien joué.
- Ah bon?
- Vous avez passé le premier test.
- Ah bon?
- Sans prudence, vous tiendrez pas longtemps en plein combat. On peut passer à la deuxième étape.
- C’est quoi, la deuxième étape, m’sieur?
- Me suivre bien gentiment et faire tout ce que je vous dis.
- Ca fait vraiment parti du test m’sieur?
- Bien sûr ! Après, si vous avez des doutes, je peux toujours aller voir votre instructeur et lui dire que je vous ai trouvé ici.
- Ah, non, c’est bon, on vous croit.
- Alors en avant. »

Et on y va. J’ai pas plus envie qu’eux d’y aller, mais à trois, ça devrait être un peu moins chiant. Au pire, je les envoie en avant et je vois ce qu’il se passe. C’est un peu comme lancer une chaussure sur une piège pour voir. Sauf que la chaussure, elle cri pas. Je garde une main près de mon arme à feu, au cas où, et j’ai les yeux rivé sur le sol devant moi. J’ai un révolutionnaire à débusquer, moi, pas le temps de jouer les engrais. Mes compagnons du moment sont silencieux, à part le claquement de leurs dents. Et ça me saoule d’entendre que les insectes et le bruissement des feuilles, alors je reprends la conversation.

« Vous connaissez le soldat Garnier?
- Euh, Garnier, Garnier… Vite fait, pourquoi?
- Ca fait partie du test. Il a une moustache?
- Euh… Je crois pas, pourquoi?
- Si on tombait sur lui, là maintenant, vous sauriez le reconnaître?
- Beeen, sûrement ouais, pourquoi?
- Même si il était déguisé?
- Déguisé comment?
- Avec une moustache, justement.
- Ah… Ca, j’sais pas m’sieur.
- C’est le test numéro trois, que je dis. Savoir discerner l’ennemi, et ne pas se laisser berner. Très important.
- Ah oui, j’comprend m’sieur.
- Sa démarche, sa voix, ça vous aiderai à le reconnaître?
- Si on tombait sur lui là maintenant, et qu’il serait déguisé avec une moustache, m’sieur?
- Exactement.
- Moi j’pourrai je pense, j’ai joué au dé avec lui y’a trois jours, on a un peu causé, et…
- Super, Sbire Deux.
- Euh, mon nom c’est A- »

Je coupe le son dans ma tête, j’ai ce qu’il me faut. Je peux me concentrer sur quelque chose que je connais un peu plus; la traque, et la filature. J’essaie de repérer des traces, n’importe quoi. On en trouve quelques unes, qui se séparent assez rapidement : c’est les différents groupes de soldats partis avant nous. Bon. Je me souviens vite fait de la direction qu’à pris le sergent, avec Garnier. Quelques traces correspondent. Plus qu’à prier qu’on tombe pas sur un truc trop vénère.

Au pire, j’aurai qu’à me servir de mes deux homme-chaussures.
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Raphaël Andersen
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Sam 22 Mai 2021 - 12:14

"Ah mon petit Garnier, j’ai hâte de savoir où est-ce que vous êtes en train de nous emmener ! J’espère que vous avez choisi les pires sentiers… Attendez ! Ne me dites rien ! Oh non, je ne veux pas savoir, laissez-moi la surprise ! Hahaha ! " s’esclaffa le sergent instructeur en se tapant la bedaine.

À coups de serpe et de sabre, le petit contingent de marine en formation avançait prudemment vers l’intérieur des terres. Aucun n’était vraiment rassuré et, parmi ceux qui auraient préféré être ailleurs, Raphaël aka « mon petit Garnier » se serait bien esquivé à la première occasion. Seulement le sergent pot de colle s’était accroché à son épaule et avait décidé qu’ils crapahuteraient ensemble dans les pas des apprentis marines. Eux se pissaient dessus et sursautaient au moindre craquement de branche, et le vert était à peu près sûr qu’un coup de fusil accidentel finirait par blesser quelqu’un.

"Sergent, je dois partir devant. Le reste de l’épreuve à préparer, les autres m’attendent. " tenta Raphaël qui ne souhaitait pas finir en dommage colatéral, il n’avait pas la moindre idée de la direction qu’il prendrait  mais il parla avec toute l’assurance qu’il estimait nécessaire à convaincre le gradé bedonnant.
"Et risquer que ces fainéants vous suivent ? Y’a pas moyen Garnier ! Ce sont peut-être des chiffe-molles mais ils ne sont pas bêtes ! S’ils en ont l’occasion, ils VONT suivre la voie facile ! Non ils sont là pour faire leur boulot de marine ! Je veux de la traque ! Je veux de l’action ! Je veux de la testostérone ! Profitez donc, sont-ils pas beaux ces puceaux en sueur ? De la graine d’homme ! Encore quelques poils de barbe, des nerfs endurcis et ils seront directement pris dans l’élite… Enfin, ceux qui survivront Hahaha !
- Hm. Oui. Super."

C’était au contact de ce genre de type qu’on se prenait de sympathie pour les marines du rang : anonymes, fragiles, envoyés au premier rang des batailles, et surtout traumatisés par leurs instructeurs. Drôle de vie.

Pas que la sienne n’ait été plus tranquille récemment. Il devait trouver un moyen de retrouver Yuna avant que les marines ne se rendent compte de son identité ou tout se compliquerait. Turpitude était sa véritable destination, c’était là-bas qu’il était le plus probable de retrouver des survivants, peut-être ses amis. Mutin après la réponse du sergent, il se laissa à réfléchir à un plan pour échapper à sa vigilance. Les risques étaient multiples, le temps qu’il perdrait s’étirait, mais plus il y pensait, plus il songeait que cette île pouvait avoir attirer Jack et Nova malgré son hostilité. Il se décida donc, même s’il arrivait à fausser rapidement compagnie aux marines, à laisser un peu de chance à son exploration. Ici comme sur le reste de l’archipel.
L’être humain avait bien survécu aux dinosaures, s’étaient installés sur la plus dangereuses des mers, et faisait chaque jour montre de capacités dépassant l’entendement. Pourquoi pas survivre à des plantes mangeuses d’hommes ?

"Sergent ! Sergent ! On a trouvé quelque chose !
- Je crois que c’est un indice, venez vois sergent ! On a retrouvé des traces de l’équipe de recherche !"

Et comme pour répondre à ses questionnements, le petit groupe de soldats qu’ils s’étaient décidés à suivre semblaient avoir trouvé la suite du scénario. Entre lianes et arbustes, dans une petite clairière cachée par d’épais buissons de ronces, se trouvait une plantation bien aménagée. De facture humaine à en croire les serres et les systèmes d’irrigation bricolés pour nourrir les plants les plus fragiles. Une petite hutte, quelques systèmes de défenses à base de désherbant -à en croire les cadavres de plantes carnivores qui s’y étaient frottés- pour se protéger des prédateurs mobiles et surtout la culture en rang biens alignés d’arbustes à petits fruits rouges.

Il était évident que quelqu’un entretenait les lieux, pourtant il n’y avait pas signe de vie, pas même un tireur embusqué pour les menacer. Comme si la plantation avait été abandonné dans la journée. Et à en croire les pages de son script auquel il venait de nouveau de jeter un coup d’œil rapide, Raphaël était un peu près sûr qu’elle n’avait rien à voir avec la soit disante « équipe de recherche ».

"’Font quand même de drôles de recherche… " inspecta un des soldats qui avait l’air de s’y connaître, fusil écartant les buissons et l’air désireux de s’y attarder.
"Tu crois que c’est ce que je pense ? On pourra tester, tu penses ?
- Attend, faut les raffiner non ?... J’ai pas envie de tomber malade.
- BON LA BLEUSAILLE ! Vous vous mettez un peu à enquêter plutôt qu’à admirer les fleurs ?! Sinon j’en envoie une pour vous bouffer le nez ! PREMIERE ETAPE D’UNE ENQUÊTE ? On interroge le témoin, et que ça saute !
- Hm… Vous avez découvert nos baraquements. C’est ici que j’ai vu mon équipe pour la dernière fois, je n’ai pas de nouvelles depuis hier. J’ai… peur que le pire soit arrivé. " continua-t-il de surjouer en haussant des épaules. La conviction lui manquait un peu, d’autant qu’il était à peu près sûr de ne déjà plus suivre le scénario écrit par l’agence de formation des mouettes.
" ENTENDU ?! Vous ôtez vos minois de cette salade et vous inspectez les lieux ! Traquez-moi ces blouses blanches, on doit les retrouver et les sauver avant qu’un drame n’arrive ! Vous êtes les premiers arrivés à cette étape, vous laissez pas rattraper par les autres groupes !"

Aussitôt, la garde s’excita et se mit à courir dans tous les sens. Le gradé avait de l’autorité.

"Quant à vous Garnier…" pointa-t-il Raphaël de son gros doigt, un sourcil arqué et l’œil mauvais.
"Quelque chose ne va pas sergent ? " se méfia aussitôt Raphaël, prêt à réveiller son armement et répondre à la moindre offensive.
"Franchement…" son adversaire se jeta sur lui, mais il fut désarçonné par le grand sourire qui changea aussitôt la face de ce dernier et se laissa attraper par l’épaule et plier à hauteur de confidence "Vous abusez franchement… Je sais qu’on essaye de donner envie aux recrues de s’engager dans la Marine et de donner du meilleur d’elle-même, mais c’est quoi cette pub que vous nous donnez avec ces fausses plantations de stupéfiants là ?! On est quand même à la limite du légal, non ?
-  Hé. Hé. Hé… Des stupéfiants hein. Je… vous savez comment sont les patrons hein, pas mieux à l’instruction qu’ailleurs : Faites ce que je dis mais pas ce que je fais, et surtout pas de remarques sur ce que je fais.
- Garnier… Garnier… Je vais peut-être devoir faire un rapport sur vous là, hahaha !"

Si seulement tout pouvait se régler avec un rapport.
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Judas
Judas
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Mer 26 Mai 2021 - 4:45

Le sol tangue.J'sens comme si ça allait se dérober sous mes pieds. Pourtant j'ai vérifié, j'ai pas marché dans une énième merde. Je suis toujours en poste d'observation, suivant ma petite troupe de bras cassés qui arrive à survivre, mine de rien. La raison de cette passivité ? La survie. Mon instinct est très aiguisé et très efficace. Il sait quand il doit se mettre en marche. En les laissant nous précéder comme des éclaireurs, nous économisions nos forces et énergies, nous pouvions anticiper à priori ce qui allait se passer dans les quelques minutes suivantes. La nature est bien faite, elle se regroupe, elle vit et respire. C'est un organisme vivant qui marche, avec sa logique. Ses contraintes. Ses propres choix, et je peux vous assurer que d'avoir cette bande de bras cassés devant nous est plus utile que contraignant. Déjà qu'ils seraient pas foutus de repéré un éléphant dans un magasin de porcelaine...

Nous cheminons de manière linéaire, sans jamais faire de détours, nous filons droit. J'connais pas non plus le guide du bon survivaliste, mais j'pense que faire des lacets dans un jungle pareil n'est pas forcément plus intelligent ou plus utile. Je sais pas ce que la Marine fait là, mais je vais le découvrir au bout de la route avec mes nouveaux amis. J'suis pas Sherlock, mais le fait que l'armée du Gouvernement Mondial soit sur place me semble être une coïncidence un peu grosse. Et les deux zigotos qui m'accompagnent vont pas penser le contraire. M'suis demandé s'ils sont payer à penser de toute manière. On engage ce type de gorille plutôt pour les biscotos que pour le cerveau. Vrai que prendre des décisions c'est pas la principale qualité de Diogo et Dimitriechko. Deux gars de la dure et rude armée de gros bras dont dispose North et ses alliés, drus sur le menton, fluide dans le pas chassé.

- Ah bah voilà j'voulais l'avait bien dit... Fit le premier en mettant les mains en guise de lunette de précision.
- Hein ? Un ahuris de plus dans l'armée des mouettes.
- On est sauvé, enfin on les retrouve ... Soupira de soulagement l'un d'eux, qu'il entendit plus qu'il ne vit pour le Pater Pugilat.
- Sergent sergent ! Serrrrgent ! Fit le dernier, courant en ligne droite sans se stopper, les bras grand ouverts, jamais aussi content de revoir son sergent chef depuis des lustres. Il avait des étoiles dans les yeux, et devait avoir la bouche en cœur. Tous se portèrent à la rencontre du groupe de soldat qui faisait face à des buissons touffues pourvus de baie rougeoyante. D'après ce qu'on m'a dit de l'île, ça  doit être ici que l'on fait pousser la plante dont la sève serait un puissant hallucinogène. Moi personnellement je me contente de bière et de cigares, mais je jugerai pas le vice de tout à chacun. Nous suivons encore une fois le groupe, tandis que le premier des soldats se porte au contact des autres en faction. Le sol tremble.On entends des arbres se fracasser comme si un éclair les avaient frappé, ou comme si une tronçonneuse avait fait son boulot. A ma connaissance, personne n'avait l'air d'un bucheron ici, à part moi et ma barbe, mes tatouages et mes larges mains calleuses. Je décapitais des érables aux tons orangés l'hiver, et des ifs gigantesques et noueux en été. C'était ma routine sur l'île que j'ai quitté. Je reconnais le caractère d'une forêt très rapidement, et celle-ci est vilaine. Salace. Presque hostile.

J'fais bien de me méfier quand j'vois une pente douce se créer sous les pieds d'un premier soldat, et une plante carnivore et souterraine, s'élever pour lui croquer le bout de gras. Enfin une extrémité plutôt. Une jambe si j'en crois mes mirettes. Ca gueule, ca crie, ça souffre. Des lianes sortent du sol et enroulent un autre soldat comme s'il voulait le saucissonner. Il beugle comme un cochon qu'on égorge. Je me doute que le genre de saloperie qui est maintenant une sorte de plante sur pattes, et qui poursuit le troisième larron avidement, doit être empoisonné et pourvu de nombreux piquants en formes d'épines, en sus. La monstruosité verte, mesure plus de trois mètres, et s'élève presque jusqu'à la cime des arbres les plus grands de la jungle.

Et elle se dirige dangereusement vers les plantations et vers le groupe le plus important d'humains, comme mus par un seul objectif : se nourrir le plus possible pour grandir et devenir encore plus impressionnant ! Il en fallait de la soupe pour avoir ce genre de croissance démesurée durant la phase de pousse. Je siffle à part moi, mes deux collègue blêmissant comme deux jouvencelles devant une amputation dans des guerres que j'avais connus et que mon père avait avait connu avant moi.

On a les nerfs solides dans la famille Jefferson.

- Fioooou...Et bah les gars, j'crois qu'on sait maintenant ce qu'il s'est passé.
Que je fais en agitant la main d'un côté et de l'autre. Si les autres employés de la pègre, de pauvres cultivateurs, avaient eu affaire à ce genre d'ennuis, ils ne devaient pas avoir fait de vieux os ici.

Et peut être ne devrions-nous pas faire de même ... Que j'me dis, pas folle la guêpe. En attendant je regarde la plante progressé inexorablement et lentement vers ses cibles, et les premières frayeur atteindre l'avant garde de la petite troupe qui s'aventure dans pareilles régions inhospitalière...




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Thomas Lewis
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Mar 8 Juin 2021 - 16:59

« Chaussure numéro Une, en avant !
- Euh, moi, m’sieur?
- Oui.
- Mais enfin… Déjà, c’est pas mon nom, et puis… Euh… Vous êtes vraiment sûr?
- Évidemment. Faites dix pas en avant, s’il-vous-plaît.
- Mais, euh… La terre vient de trembler, et… »

Manque de confiance en son supérieur hiérarchique. Je noterai ça dans mon faux rapport de faux sergent-instructeur. Je lui met une petite tape sur l’épaule, et il s’avance, pendant que je regarde attentivement, avec Chaussure numéro Deux qui reste bien à côté de moi.

Un pas.
Deux pas.
Trois pas.
Tout va bien.
Quatre pas.
Ça tremble à nouveau.
Cinq pas.
Six pas.

« Euh, m’sieur, j’ai peur, m’sieur.
- C’est normal, maintenant, il faut apprendre à maîtriser sa peur. L’écouter. La raisonner.
- Ben, m’sieur, ma peur, elle me dit de me barrer de là.
- Et moi je te dis de continuer. »

Sept pas.
Les arbres bougent sous une nouvelle secousse.
Huit pas.
Il y est presque, le con, il y arrive.
Neuf pas. Le sol s’ouvre en deux, Chaussure numéro une se casse la gueule sur le côté en criant comme une fillette.

Là, un monstre comme j’en ai jamais vu s’élève, se rue vers l’avant, et replonge sous le sol, en arrachant à mon pauvre sbire une partie du pied droit. Il hurle, ça m’énerve, mais je compatis, il doit douiller sec. En tout cas, la méga plante mouvante s’éloigne, ça m’étonne un peu, mais on y réfléchira plus tard, j’ai une chaussure à rafistoler, moi.

« Chaussure numéro Deux, éloignez le du trou.
- O-oui m’sieur.
- Bandez lui le pied.
- J’ai pas de bandage, m’sieur.
- Vous partez en opération dans cette jungle sans équipement?
- Le sergent-chef a dit que ça faisait partie de l’entraînement, m’sieur, qu’il fallait se débrouiller seul, m’sieur.
- Mais quel connard, celui-là. Chaussure 2, déchire ta chemise et panse la plaie. »

Mon Sbire 1 hurle, et comme on a pas de quoi le calmer sur nous, j’emploie une vieille méthode, transmise de génération en génération : un bon bourpif, et voilà, il fait dodo. On le prend chacun sur une épaule, et on se traîne en avant, vers le chemin que cette plante a prit. Pourquoi? Parce que j’ai une théorie, si elle nous a pas bouffé, c’est que doit y avoir plus appétissant là-bas. Donc d’autres humains, sûrement plus nombreux. C’est une piste comme une autre, non? Cette monstro-plante laisse pas mal de traces dans son sillage, ça rend la traque plutôt pénard. Un sacré taré, le type qui a décidé de cet exercice, quand même. Tu me prends peut-être pour un salaud vu mon rapport à mes sbires, mais je compatis, vraiment. Tellement que ce sergent-instructeur, il aura une bonne place dans mon rapport, ça risque de pas lui plaire. Parmi les traces de la bestiole, je peux voir des traces de pas, d’humains. Mon sergent, avec de la chance, et avec lui, ce Garnier, qui je le rappelle constitue mon seul début de piste pour cette mission à la con.

On suit les traces, pour finalement déboucher dans un endroit un petit plus dégagé, y’a même un début de plantation que je peux apercevoir, et des bâtiments, dans le fond. Qui serait assez con pour s’installer par ici? J’me le demande. J’entends des voix, au loin. J’indique à mon Sbire encore conscient de se poser sur le côté et de pas faire un bruit. Faut être stupide pour s’installer ici, donc pas impossible que ça soit mes petits révolutionnaires. Alors, prudence. Je m’avance doucement, la main près de mon revolver prêt à l’emploi. Je passe par des fourrés qui me semblent plus ou moins sûrs, et je me rapproche comme un loup. Au loin, je reconnais un uniforme qui me rassure un peu. Là-bas, y’a de la bleusaille. Je siffle mon compagnon de route, qui traîne tout seul, comme un homme, Chaussure 1, qui est toujours inconscient.

« Tieeens ! Lieutenant sous-instructeur ! »

Qu’on me lance, d’un peu plus loin. C’est le sergent au charge. Je lui fais signe.

« Sergent, content de vous retrouver. On a un blessé, de notre côté. J’ai trouvé ces deux petits et les ai aidé à arriver ici.
- Houla ! Ça à l’air de faire mal ! Qu’il répond. Bah, ça forge un homme, tout ça ! »

Quel enfer, ce sergent.

« Alors, tout ça avance bien Sergent? Que je demande. C’est quoi, cet endroit, d’ailleurs?
- Vous ne devinerez jamais ! Sacrée mise en scène, non? C’est ça, la puissance de la Marine. Parfait pour un exercice de recherche, hein?
- Ouais, ouais. »

J’en crois pas un mot. Personne n’a monté tout ça juste pour cet exercice de merde, tu t’en doutes comme moi, hein?

« Et dites moi, sergent, vous n’auriez pas vu ce bon vieux Garnier?
- Garnier? Bien sûr que si ! Ah, tenez, le voilà. »

Aaah. Voilà mon ami, qui sort d’une des cabanes, l’air tout penaud. Je m’en vais vers lui, délaissant mon sergent pour le moment, qui de toute façon m’est plus inutile que n’importe qui d’autre ici.

« Garnier ! Mon ami ! »

Je m’exclame en lui tendant ma main. Il hésite un moment.

« Tu te souviens pas de moi? Arrête de ma faire marcher ! On a joué aux cartes tout le trajet enfin ! »

Il sourit finalement, s’esclaffe même, et me sert la main bien fort. Je lui rend son sourire, à pleine dent même.

« Je suis vraiment, vraiment content de te revoir mon pote ! »
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