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Chasse aux poulets

Eleanor Bonny
Eleanor Bonny
Designer
♦♦♦ l'Exsangue ♦♦♦

♦ Localisation : Nouveau Monde
♦ Équipage : Pirates de l'Exsangue

Feuille de personnage
Dorikis: 10451
Popularité: -1200
Intégrité: -1200

Ven 29 Jan 2021 - 15:52

Les cerisiers en fleur, les pétales volant au gré du vent. Une île paradisiaque, ou presque... chacun ses goûts. J'étais ici en repérage, je regardais un peu ce qui était proposé. Visites touristiques, SPA, salons de massage et pour les plus braves, séances de chiropraxie. Braves au masculin, car plus de la moitié des services ne s'adressaient qu'aux hommes. J'en étais verte, mais de toute façon je n'étais pas là pour le plaisir.

Quelques fois, des navires de croisière abordaient le port principal de l'île pour y déposer leur chargement, le temps de quelques jours. Certaines personnes refusaient de descendre, malgré la somptuosité de l'île et tous ses avantages. Elles, ou plutôt ils, restaient à bord et se claquemuraient dans leur chambre. Il fallait dire que les « femmes » de Kamabaka n'y allaient pas par quatre chemins. Quand d'autres se rendaient compte de leur erreur, ils avaient le choix : fuir indéfiniment ou accepter leur destin.

J'étais pratiquement invisible pour la population de l'île, c'était idéal ; je pouvais opérer sous la plus efficace des couvertures. Évidemment, je n'avais pas autant de laissez-passer qu'un homme, à condition qu'il passe par certains supplice comme endurer les incontournables mains aux fesses ou les regards inquisiteurs. Ha ! Les rôles étaient inversés ici, finalement cette île me plaisait bien.

J'avais appris qu'on m'avait collé une recrue dans les pattes cependant, elle devait débarquer avec le prochain paquebot. Je n'avais pas plus d'informations à son sujet ; j'espérais juste que ce n'était pas un homme ou qu'il avait les nerfs solides.

Ma pina colada dans la main, je savourais la chaleur intense du soleil qui brillait haut dans le ciel, quand une sirène retentit à l'horizon, au milieu de la mer d'émeraude. J'étais légèrement vêtue, dans un maillot de bain saillant car, je n'avais pas peur des indiscrétions et pouvais tout autant profiter de la bronzette. Par miracle, ma peau artificielle prenait le soleil, pourquoi m'en priver, donc ?

Je revêtis un large poncho, cependant, pour aller au contact de l'agent qui devrait bientôt mettre pied à terre. Le navire mouillait dans le port, comme je m'avançais sur les quais, en première ligne. Je remarquais des paires d'yeux courant sur moi du haut du pont : ils seraient bientôt effarés en voyant ce qui me succédait, à mon avis. Les autochtones avaient bien compris, depuis le temps, qu'elles avaient plus de chances de recevoir des touristes en me laissant aller avant elles. Je faisais une belle vitrine, apparemment. Je les entendais pester de jalousie dans mon dos.

Ils furent un beau paquet à se précipiter dans ma direction, croyant que j'étais l'accueil exotique du coin. Puis une rangée de rugbymen apparut d'on ne sait où : des hommes travestis, grossièrement maquillés, épilés ou non, ne camouflant même pas leur barbe et exhibant des muscles de taureau. C'était ça, les femmes, ici.

Comme d'habitude, j'entendis des cris horrifiés et j'en vis prendre leurs jambes à leur cou, direction le paquebot. Mais pour beaucoup, il était trop tard et la mêlée avait déjà commencé. Bon, je supposais que mon contact parviendrait à s'en tirer, si c'était un homme : cela ferait un bon exercice pour mesurer ses compétences. Je fis passer le bout de ma cigarette à ma commissure droite, la tenant du bout des lèvres tout en affichant une mine renfrognée. Il s'agissait d'avoir l'air d'un Directeur du CP9 quand même.

Il ou elle saurait comment me trouver et puis nous aviserions. Sous cette étrange couverture d'île romantique pour les travestis, il y avait un vent révolutionnaire qui soufflait et que nul n'avait jamais eu le courage d'entraver.
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Thomas Lewis
Thomas Lewis
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Ven 23 Avr 2021 - 15:38

Un test. Voilà l’ordre du jour. C’est pas compliqué à deviner, quand on te donne moins d’infos que d’habitude et qu’on te file même pas le nom de ton contact, c’est qu’on essaie de voir si t’es suffisamment débrouillard. La flemme, mais bon, c’est comme ça.

Le trajet est long, comme d’habitude, il se passe rien, alors j’essaie de me renseigner un peu sur ma destination, et de faire ami-ami avec quelqu’un à bord du navire d’escale. Y’a un type qu’à l’air pas trop méchant, et surtout pas trop con. Il parle pas beaucoup, mais il a des histoires à raconter, ça passera le temps. Il me parle des rumeurs qu’il a entendu, sur notre destination. Et de pourquoi il y va. Un paradis, qu’il paraît. J’y crois pas un mot. Suffit de lire le descriptif de l’île pour se rendre compte que ces rumeurs, c’est un peu du flan.

Je t’épargne les détails du voyage, c’est principalement moi qui pionce, qui pisse et qui tape la discute avec l’autre. Alors je te dépose au moment où on arrive.

Bon. De loin, c’était joli, mais quand on s’approche, ça commence à puer du cul, tout ça. A peine débarqué, me voilà déjà en position de difficulté. Je savais que cette mission de reconnaissance, ça serait une tare. Heureusement que je jouis d’une imagination hors-norme et de réflexes face au danger tout bonnement incroyables. Je descends du pont, non sans devoir bousculer un peu quelques tocards qui font marche arrière, dont mon pote, tiens. J’atteins ma contacte assez rapidement. Facile à trouver, c’est la seule à mon goût à des kilomètres à la ronde. Et au pire si c’est pas elle, ça fera juste une belle rencontre. Elle m’attends un peu plus loin, au milieu du dock.

Et pour passer les obstacles mortels et à barbes qui me barrent la route, j’ai utilisé tout les muscles de mon visage pour former une grimace bien dégueulasse, vise un peu. Futé, non? C’est ça, la puissance intellectuelle au Cipher Pol.

« Bonjour, que je lance simplement. La pièce montée est-elle à votre goût? »

Me regarde pas comme ça, c’est le code qu’on m’a filé, je respecte juste la procédure, moi. Elle me jauge du regard, je suis pas sûr d’apprécier mais bon, je crois que c’est son boulot, alors je lui en veux pas trop. Puis elle acquiesce. Allez hop, premier test réussi. Elle tourne les talons. Je crois que j’ai trouvé plus taiseux que moi, tu te rends compte? Attends, c’est quand même pas à moi de devoir faire causette, si? Je pensais qu’en signant aux Bureaux, ça me laissait le droit d’être silencieux et mystérieux, comme les autres.

« Votre séjour se passe bien? Une destination à recommander, peut-être, pour commencer à… faire affaire? »

J’ai pas été formé à faire la discussion, pendant mes années d’apprentissage, alors me juge pas trop, surtout que je dois composer avec les oreilles indiscrètes qui doivent grouiller autour de nous.
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Eleanor Bonny
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Dim 30 Mai 2021 - 16:38

« - Ça se passe. »

L'homme au chapeau n'avait rien d'un athlète, oubliable au possible comme la vaste majorité des agents ; malgré tout, je sentais des regards envieux nous épier. C'est pourquoi je saisis sa main, pour bien laisser entendre qu'il n'y avait rien à espérer pour les autochtones. Quand bien même ils nous ficheraient la paix avec ça, nous ne pouvions pas dialoguer ici.

« - Effectivement, je connais un endroit où nous pourrons discuter calmement. »

J'espérais que mon compagnon comprenait mes motifs et ma soudaine proximité. Faisant de grandes enjambées, je le trainais pratiquement dans le sable en direction d'un recoin perdu, d'une plage où personne ne se ferait courser devant nos yeux par un troupeau de travestis. L'endroit était paradisiaque, essentiellement composé de larges bancs de sable qui faisaient tout le tour de l'île et de baraquements fleuris en son sein, au milieu d'une végétation luxuriante. S'il y avait bel et bien une base révolutionnaire ici, elle était bien cachée, car Kamabaka n'était pas grande pour deux sous.

La seconde option était que tous les habitants de l'île soient des révolutionnaires, auquel cas ils n'avaient nul besoin de se cacher et ce serait nous qui serions en danger. Lorsque nous fûmes suffisamment éloignés de la civilisation, je trainais l'agent jusqu'au bord de l'eau pour lui faire part de mes découvertes et mes soupçons, concluant :

« - Si nous voulons en savoir plus, il nous faut infiltrer la population locale. Et par nous, je parle évidemment de vous. »

Après tout, j'aurais très bien pu enquêter seule, mais il me manquait un élément et pas des moindres pour passer inaperçue. Depuis mon arrivée, ça avait été la découverte : une île peuplée d'hommes vêtus et maquillés comme des femmes. Alors, il me fallait un passe-partout.

« - J'ai un baraquement au centre de l'île où nous pourrons... échanger nos vêtements ? Peut-être aurai-je plus de chances si je me fais passer pour un homme, » dis-je tout en remontant le regard vers le couvre-chef de l'agent qui me permettrait déjà de cacher la finesse de mes traits.

Comme à l'aller, je saisis la main de mon partenaire sans attendre de réponse. Il nous fallait à tout prix apparaître comme un couple, sinon il était certain que des gorilles en nuisette lui tomberaient dessus et feraient tomber notre plan à l'eau.

« - Au passage, appelez moi Elizabeth. »
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Thomas Lewis
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Dim 6 Juin 2021 - 18:56

Hahahahahahahahahahahaha. C’est énorme. Je suis mort de rire. Je suis au sol.

C’est ce que je dirai si j’arrivais pas à garder une contenance et un air de taiseux. Parce qu’il faut bien admettre que c’est vachement drôle, hein. J’ai l’air d’un con, mais vraiment d’un sacré con. Parce que l’effort fourni est minime. Juste à peine de quoi se fondre dans la masse ici, mais pas un pet de plus. Et l’effort, j’ai pas trop envie de le fournir. Tout est drôle. Ma gueule maquillée à l’arrache, la robe de ma collègue que j’ai à moitié déchirée en l’enfilant, sa tête, ma tête, bref. Un beau spectacle. Je sais déjà ce que je vais mettre dans mon rapport. « Déguisement approprié », « tout en sobriété », « une infiltration rondement menée, comme à l’entraînement ». Je vais devoir mettre tout mes talents d’écrivain à l’œuvre.

En tout cas, je suis bien content de pas tenir ma propre personne en très haute estime, parce que sinon, ça m’aurait fait mal à l’égo. Le seul point chiant, c’est d’avoir ce look à côté de la demoiselle, mais au final, ça change pas grand-chose. Elle reste professionnelle, alors j’arrive pas à savoir si elle se fout de ma gueule intérieurement, ou si elle pense juste à la mission. Quoi qu’il en soit, je suis fin prêt. Elle aussi, elle remet juste mon chapeau en place sur sa tête. Un peu grand pour elle, mais ça va. Elle a un petit style comme ça, genre garçon manqué. Ou mec vachement efféminé. Moins ridicule que moi, ça c’est sûr.

« On commence par où? »

J’ai pu le voir de mes yeux, l’île est pas vraiment grande. On va devoir nouer quelques liens, écouter quelques conversations, mais rien ne me paraît vraiment insurmontable. Surtout que ma collègue, ou plutôt mon collègue maintenant, est ici depuis plus longtemps que moi, donc pour elle, pas en terrain inconnu. En tout cas, pas complètement.

Elle me regarde, droit dans les mirettes, ses yeux brillent. Elle pointe du doigt la fenêtre derrière-moi, qui offre une magnifique vue sur le mur d’en face. Dessus, placardé tout du long, des affiches pleins de paillettes, avec des jolies dessins et une police d’écriture bien flashy.

Citation :
GRANDE FÊTE DE L’OIE
JEUDI SOIR
BAL, CONCOURS, JEUX, OPEN BAR

Ça m’enchante moyen, mais si y’a bien un moyen de se mêler à la population locale, c’est bien de participer à leur bal pourri. Et puis, c’est open-bar. Par contre, pas sûr de vouloir parler de ma participation à la fête de l’oie dans mon rapport, alors garde ça pour toi, d’accord?
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Mer 16 Juin 2021 - 1:23

Je devais avouer que je peinais à garder mon sérieux. D'une certaine façon, mes vêtements allaient plutôt bien à l'agent. Le maquillage, mêlé à sa barbe, donnait un effet des plus authentiques, si bien que n'importe qui le croisant le prendrait pour un travesti de longue date, peut-être même un habitant de l'île. Sinon... la grande fête de l'oie suffirait probablement à l'introniser.

J'ajustais mon chapeau tandis que nous quittions le bungalow, direction la grande place au centre de l'île. Une belle fontaine rose, surmontée d'une statue d'oie avec des cœurs à la place des yeux pour l'occasion, elle-même surplombée par le château le plus kitsch jamais vu. Je n'avais pas vraiment eu l'occasion de me rapprocher de l'édifice jusqu'alors, souhaitant m'en tenir à une stricte activité de touriste pour ne pas éveiller de soupçons. Quand même, quelle œuvre d'art. Le « règne du bon goût » portait bien son nom.

D'ailleurs mon illustre partenaire se faisait mater comme pas possible. Lorsque nous entrâmes dans le jardin aux haies soigneusement taillées dans des formes plus clichés les unes que les autres, tous les regards se tournèrent vers lui. Enfin, elle. Il lui fallait un nom d'ailleurs.

« - Samantha. »

Coup de coude discret. L'homme-femme se tourna dans ma direction, reconnaissant alors là son nouveau blase. Nous étions sur la même longueur d'onde. Certaines paires d'yeux demeuraient aussi fixées sur moi, mais moins : je devais avoir des traits trop féminins pour intéresser les monstres de testostérone en jupe courte. J'avais donc vu juste...

« - Je te laisse faire ami-ami, je vais profiter du buffet en essayant de capter des discussions intéressantes. »

Le bon côté des choses lorsque l'on est un cyborg c'est que l'on peut profiter des petits-fours. Je restai donc là, prétendument à me goinfrer, tout en attendant que les autres participants de la fête de l'oie viennent raconter leurs meilleures histoires en se remplissant de canapés. Rapidement, cependant, je me rendis compte qu'il y avait des détails de certaines anecdotes que je ne souhaitais pas connaître...

« - ...adore ces chaussures, mais elles me font des cors au pied monstrueux. Je crois que je vais finir avec un oignon avant la fin de la soirée.

- Olala, si tu savais, moi pas plus tard que ce matin j'ai failli me brûler avec mon fer à lisser.

- Non, c'est vrai ? Incroyable. Tu devrais demander à Jérémy de te montrer, c'est. un. vrai. pro. Dis-moi, tu es au courant pour Jessica et Greg ?

- Oh mon Ivankov ouiiiii ! J'arrive pas à y croire... qu'il ait osé la tromper avec Sibylle...

- Apparemment ils se retrouvaient toutes les semaines derrière le chalet à côté du petit lac. C'est Andrew qui les a surpris... Ça ne m'étonne pas de lui, toujours en train de tourner autour de Greg.

- Un vrai petit trublion. Ivankov soit en location, tu as vu son nouveau sac à main d'ailleurs ?! »

Et ça continuait comme ça. Encore et encore, de façon pratiquement forcée. On pouvait deviner que ces hommes passaient un temps monstrueux à se faire passer pour des femmes, selon leurs propres clichés. Après tout, l'île abritait un grand nombre d'anciens pirates et renégats, pas forcément des gaillards malins ou éduqués. Ils renvoyaient l'image qu'ils se faisaient de la femme, d'une certaine façon.

Et puis je finis par percevoir, au détour d'un plateau de canapés tomate-mozza, une discussion qui semblait pour le moins intéressante entre une silhouette voilée et un homme mince aux allures moins burlesques que les autres. Par chance, je pouvais écouter leur conversation grâce à mon mantra tout en me maintenant à bonne distance.

« - Vita a eu vent de la présence d'agents du gouvernement sur l'île.

- Elle pense qu'on a été infiltrés ?

- Elle croit : une jeune femme sur l'île. La révolution a dressé un profil de cible à abattre qui lui ressemble. Elle aurait accueilli plus tôt un autre homme sur l'île, sûrement un complice. Il nous faut les retrouver et les éliminer. »

Eh bien voilà que nous étions dans de beaux draps. Il était certain, après Parisse, que la révolution devait avoir mis ma tête à prix, mais jamais j'en avais eu la confirmation jusqu'à aujourd'hui. J'étais supposée faire profil bas et me voilà au milieu d'un nid de frelons. Toutefois, nous avions une carte à jouer désormais. Et surtout, nous avions un nom.

Vita, la Reine du coin. Ses idéaux et ses motivations pour diriger son île paradisiaque coïncidaient avec la révolution, mais j'avais désormais la preuve de son inculpation. Faisant mine de me diriger vers la fontaine pour admirer la structure, je me retrouvais dos à Lewis qui entretenait visiblement une discussion houleuse avec deux dragqueens. De ce que j'entendais, les deux se disputaient à présent pour l'accompagner au bal... décidément. Un mauvais pas dont je ne pouvais pas le tirer, mais je pouvais toutefois lui donner des indications utiles :

« - La cellule révolutionnaire sait que l'on est là. Nous ne sommes plus en sécurité. Joue le jeu, quel qu'en soit le prix. »

Et le prix, il ne tarda pas à nous assourdir, lorsque le guide touristique et organisateur de l'évènement débarqua sur scène sous les feux des projecteurs et un concert d'applaudissements. C'était un homme fin à la peau noire et aux cheveux blanc-neige en forme de canon ; tout chez lui, jusqu'à son accoutrement, criait l'excentricité.

Chasse aux poulets 789632rubyrhodsupergreenbyelephantwendigod7zicou

« - Heeeeeello les filles. Je vous avais manqué ? Je vois que vous êtes nombreuses ce soir pour faire exploser le ther-mo-mètre ! Préparez-vous, la musique va bientôt vous faire vaaaalser... Mais avant, comme prévu, il est temps d'élire la Reine de la Soirée ! Alors, quels jolis minois se cachent dans la foule, mmh... ? Oh, toi, oui, toi ! Quel est ton nom ? Dis moi tout, je veux savoir où tu habites, ce que tu fais dans la vie et qui est l'heureux élu ; tu peux tout me dire ! Viens, sur scène, oui, viens sur scène ! »

Je ne pus que rester spectatrice de la situation, à mi-chemin entre la consternation et l'hystérie. En même temps que le présentateur parlait à un rythme pratiquement impossible à suivre, je suivais des yeux la cible de ses flagorneries. Non, je n'avais même pas besoin de voir de qui il s'agissait, je le savais déjà...

« - Euh... salut. Moi c'est... Samantha. »
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Thomas Lewis
Thomas Lewis
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Mer 21 Juil 2021 - 11:13

Ahem. Ça n’ira pas. Allez. Je me reprends. Faut y aller à fond. C’est mon moment.

3…

Inspiration. Je prend tout l’air que je peux, je me détends.

2…

Expiration. Je me plonge dans le rôle. Je suis un acteur. J’ai été formé pour ça. Je suis bon.

1…

Inspiration. Les traits de mon personnage se dessinent, en une nano-seconde, j’ai tout un background pour lui. Une nouvelle identité, avec son histoire, ses drames, ses liens, ses rêves.

0.

« Saluuuuuuuut ! Alors moi c’est Samantha ! Je viens du soixante-sept, sur les blues, on oublie pas d’où l’on vient WINK WINK ! Mon père était charpentier, alors les grosses bûches, ça me connaît ! WINK ! Mais ma mère est partie très tôt… »

Y’a un grand Awwwwwww dans la foule, hop là j’ai gagné leur cœur, c’est ça, la manipulation by Cipher Pol.

« En tout cas je suis graaave contente d’être là, avec vous mes amis, ça fait tellement longtemps que je rêve de ce bal, mais alors jamais mais JAMAIS je me vois reine quoi, c’est trop d’honneur en plus y’a genre TROP TROP de belles filles ce soir ohlala ! J’espère que je serai à la hauteur quoi mais ça va pas être faciiiile… Mais j’ai de la chance les filles, parce que je suis accompagné de mon doudou <3 Mon chéri d’amour, mon bichon, mon chaton, mon miel en sucre, Brandon ! Viens, sois pas timide mon nounours !! »

Bien sûr que je pointe du doigt ma partenaire, c’est évident. Y’a pas de raison que je sois le seul à me faire chier, quand même, si? En plus, un beau jeune homme comme ça, il risque d’avoir du succès. Tout le monde va être jaloux. Elle grimpe sur scène, je sais pas si elle est timide, mais en tout cas ça se voit pas, elle reste parfaitement neutre. Une vraie agente, quoi. Le présentateur de la soirée l’applaudit, et bientôt c’est toutes les filles du bal qui l’applaudissent en cœur. Je vois quelques regards pleins de jalousie.

« Vous êtes tout les deux ma-gni-fi-que ! Dites… Que diriez vous de nous interpréter une petite chanson, maintenant? »

Bah putain manquait plus que ça. Faut pas se laisser décontenancer Thomas, donne tout.

« Avec mon Brandichou chéri, on va vous interpréter la chanson de notre cœur, c’est sur cette chanson qu’on s’est rencontré et qu’on s’est embrassé la première fois !
- Awwwwwwwwwwwwwwwwwwww ! »

Je suis tout simplement trop fort. C’est même trop facile. Je savais que ce module de formation de manipulation psychologique aux Bureaux servirait un jour.

« Elle s’intitule On va s’aimer, par un artiste que Brandon aime beaucoup pour sa vision du monde ! »

Y’a une petite troupe de musique qui jouait un air de fond depuis le début de la soirée, ils s’accordent entre eux, puis commencent à jouer une petite mélodie, et bien évidemment, nous, on se met à chanter.

On va s’aimer, sur une étoile ou…

Pendant qu’on chante en duo, plus ou moins synchro, je regarde la foule, puis je donne un léger coup de coude à ma/mon partenaire, discretos. Devant nous, derrière le peuple qui bougent les fesses sur le rythme de notre chanson, y’a plusieurs okamas qui nous regardent d’un mauvais œil, qui nous pointent du doigt, qui parle entre eux.

Dans un avion, sur le pont d’un bateau…

Je peux déjà deviner ce qu’ils se disent. « C’est eux, tu penses? », « J’sais pas, d’après la boss c’est possible », « Mais ils ont l’air trop mignon, nan? » « Ouais… Pas sûr que ça soit eux… » « Mais dans le doute, hein... »

A s’envoler, toujours toujours plus haut…

Déguerpir maintenant, c’est le truc le plus suspect qu’on pourrait faire. Rester plantés ici, c’est le truc le plus dangereux qu’on pourrait faire. Les gros bras s’approchent un peu de la scène.

Se réchauffer au cœur des banquises…

Je sais pas ce que ma partenaire pense, mais elle me fixe du regard. Faut que je trouve quelque chose. J’ai une idée.

On va s’aimer, j’aime que…

« Oh ! »

C’est la foule qui s’exclame, quand je tombe au sol, dans un mouvement trop théâtrale pour être vrai, mais ici, ça passe. La main sur le front, tout. Je m’écroule comme une merde. Les gens s’approchent, paniquent un peu, le présentateur essaie de calmer la foule. Les gros bras, eux, se perdent dans l’amas de gens.

« Oh non, ma chérie ! S’exclame Brandon. Il faut l’amener dans un endroit calme, vite ! »
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