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Avoir des Marines dans les jambes

Gharr Hadoc
Gharr Hadoc
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Jeu 4 Fév 2021 - 22:45

Regarde d'où l'ennemi t'attaque: c'est souvent son propre point faible. - Les Fourmis (B. Werber)

Cette journée là encore remplit sa grève de points noirs. Des ares entiers de graviers, blanchis par les frappes du soleil, laissaient sécher des dizaines d'hommes et de femmes. L'air ne se refroidissait qu'en passant dans l'organisme des sans-emplois. Ils respiraient lentement, épuisés qu'ils furent par le simple fait de tenir debout dans cet enfer. Ce qu'ils attendaient: leur nom cité par le coordinateur des syndicats.

Etre cité, c'était pouvoir descendre. Le souterrain promettait à la fois fraicheur et travail, salaire, statut. Au coeur de cette île, le Royaume était une pyramide sociale retournée, où le ciel est l'enfer et les profondeurs l'abondance et l'espoir. Un membre d'équipage d'Hadoc avait parlé d'une tour inversée. Dans ces sociétés matriarcales, il était pertinent de considérer l'idée utérine de cette cavité où chacun voulait s'engouffrer pour aller au bout, là-bas. Sans savoir ce qui les attendait, sans même être sûrs de pouvoir accomplir le mission. Simplement, d'y aller. A ce titre, les Marines avaient la couleur de l'emploi.

Taylor - huitième sous-sol : réassort. Randy Bull - deuxième sous-sol: service de tri. Mimi Siku - deuxième sous-sol: Raffinerie de sucre. Peyton Weed: cinquième sous-sol: fonderie.

Gharr n'a jamais été cité, pas plus que les autres membres de l'équipage. Cela faisait un mois qu'il attendait, avec le même rituel chaque jour. Se lever, se laver, quitter son cabanon, être surveillé - parfois moqué - par les soldats et meurs montures insectoïdes, attendre sur la grève. Puis, regagner le cabanon, discuter avec les grévistes, accueillir les nouveaux venus, de l'extérieur ou les exclus d'en-bas et qui retentent leur chance, faire la file pour le potage du jour, manger, dormir, recommencer. Encore et encore.

Le premier jour, Hadoc était venu seul. Il avait, par un papier de la Reine Maya, pu descendre la vertigineuse ville jusqu'au palais de la Reine Werber. Cette dernière n'avait pas montré la moindre méfiance, ni même hostilité envers le Marine. Lorsque celui-ci lui fit par de son souhait de collecter sa signature sur un décret du Gouvernement Mondial assurant que Myriapolis respecte les lois des Nations-Unies votées pour l'an 1628, elle n'y vit aucune offense. Mieux encore, elle avait expliqué au commodore qu'elle saisissait les enjeux. Même si le Gouvernement mettrait du temps à conquérir l'île, vaste et terriblement hostile, le souci n'était pas tant de résister qu'éviter un déséquilibre des trois royaumes. Maya avait signé pour protéger sa cité portuaire, il devenait donc indispensable que la Reine des fourmis ajoute son paraphe. Sans quoi, elle devenait le premier avant-poste ennemi et par essence celui qui serait le plus endommagé par le conflit armé. Tout cela, elle l'avait compris. Mais la Reine Werber était rusée. Durant l'entretien, elle avait demandé au commodore s'il pouvait, au nom du Gouvernement qui l'emploie, démontrer qu'il avait saisi la culture locale. Hadoc fit montre de prudence, stipulant qu'il fallait être natif ou fervent érudit d'une cité pour en connaître la culture endémique. La réponse plut à la Reine, qui promit à Gharr sa signature et un laisser passer pour la troisième et dernière royauté s'il lui prouvait sa valeur par le travail. Hadoc, en bon manuel, avait accepté à condition que le travail demandé lui soit accessible. L'affaire fut entendue et l'émissaire fut renvoyé en surface avec une simple instruction: gagner le droit de revenir au Palais.

En surface, le seul moyen d'entrer par la porte de l'intégration est celle du travail. Et le travail, il se remporte par la grève. Bien sûr, le Marine avait les moyens de se faufiler jusqu'au palais. Il pouvait aussi entrer en se prétendant touriste. Mais ce n'était pas le défi lancé et il en avait accepté la condition. Il attendit donc, un jour, puis deux. De bonne foi, il avait spécifié tout ce qu'il pouvait faire et l'expérience acquise, y compris dans la chose martiale. Rien n'y fit. Jamais son nom ne fut cité. Lorsqu'il comprit que même les sans-emplois sous-qualifiés par rapport à lui prenaient des fonctions à sa place, il saisit l'handicap de l'épreuve. Ce n'était pas tant que la Reine voulait le maintenir en surface. Elle se fichait de lui, qui avait déjà probablement cessé d'exister dans son esprit. C'étaient les représentants des syndicats qui n'engageaient que des natifs, au détriment des étrangers. La route était barrée pour le Marine.

La deuxième semaine, il appela son équipage et l'invita à se joindre à lui. La mission n'était pas spectaculaire, ni palpitante. Usante même, pour les nerfs. Mais il était capital que d'autres viennent en renforts. Le simple petit uniforme blanc qui faisait sourire les fourmis devint plus gênant quand les soldats étrangers se multiplièrent. C'étaient des gens à nourir pour ne rien faire, la règle du Royaume voulant que chacun ait droit à son bol de potage et sa ration d'eau. L'accumulation d'immigrés créait un déséquilibre. Léger, négligeable pour une telle cité. Mais les fourmis haïssaient le désordre.

Au fil des semaines, les Marines devinrent la source de tous les problèmes. Ils ne faisaient jamais rien de répréhensible, ni ne commettaient aucune incivilité. Pourtant, les sans-emplois du royaume les méprisaient et les accusaient de leur voler leur travail, alors même qu'aucun n'avait pu tenter sa chance. De polluer, alors que chacun montrait une discipline exemplaire. De puer, alors que l'odeur n'était conditionnée que par les phéromones dans cette société. Les engagés avaient d'ailleurs droit à leur spray, qui servait de carte d'accès aux endroits mentionnés. Et si les humains étaient incapables de sentir l'odeur de ces sprays, les nombreuses fourmis gardiennent, elles, maintenaient l'ordre. L'odeur, c'était la clé.

Chaque nouveau jour, les gardiennes géantes qui surveillaient les cabanons étaient moins méfiantes envers le commodore, puis son équipage. Les grévistes partageaient le même espace, dormaient dans les mêmes draps et les spécimens des entrailles étaient constamment renouvelés. Leur odeur d'en-bas imprégnait peu-à-peu l'équipage du Gouvernement. Chaque jour était pareil, mais chaque jour rendait l'odeur des étrangers un peu moins perceptible pour les fourmis. Si bien qu'à un moment, plus aucune ne pourrait faire la différence entre un gréviste immigré et un gréviste exilé. C'était ça, le signal qu'attendait Hadoc et la raison pour laquelle il endurait ce mois d'intégration.

Vian - onzième étage: accordeur d'instruments. C'est tout pour aujourd'hui.

Le recruteur du jour reprit son casque à mandibules et rangea sa tablette de cire avant de disparaître sous le sol. Une énorme fourmi ailée boucha l'entrée de son abdomen en s'y affaissant lourdement et entama un long sommeil. C'était fini, une journée de plus en moins. Fatigués, mais disciplinés, les Marines regagnèrent les cabanes de bois où il faisait à peine plus frais qu'au dehors. Un nouveau frustré bougonna qu'il était sûr qu'on avait oublié son nom parce qu'il était plus petit que le Marine qui attendait devant lui. Hadoc s'arrêta devant l'une des gardiennes qui le fixait de ses grosses billes inexpressives. Depuis sept soirs, elle ne bronchait plus à son approche. Il devait vérifier, alors il tendit la main et lui caressa doucement la chitine entre les antennes. Elle agita lentement ses dernières et lui tapota les cheveux avec, mais ne marqua aucune hostilité. Si aux yeux des humains il demeurait un étrangers, à l'odorat de la bête il était un citoyen. Plus aucune d'elle ne le jugerait coupable s'il commettait un acte hostile envers un égal. Hadoc rejoignit ses hommes et fit passer le mot: Ce soir, ils agissaient.

Soir qui vint bien vite. Le plan était simple. Puisqu'il fallait que chacun possède les mêmes biens, il fallait créer une inégalité. Et la créer à ses dépens. Hadoc chargea donc un de ses soldats, en l'occurrence le lieutenant Shoga, de simuler le renversement de sa pitance par un des locaux. Ce serait alors à eux, les gens bien propres et sans reproches, d'avoir le choix entre provoquer la Marine et tâter du bâton, ou accepter de réparer l'erreur et de conclure un accord. Dans tous les cas et quoiqu'il arrive, il fallait que seules les soldats du Gouvernement soient présents à la grève, afin de forcer leur embauche là où le travail n'attendait jamais.
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Shoga
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Sam 6 Fév 2021 - 1:18

Le Lieutenant Shoga fut embarqué dans une mission particulière, son supérieur le Commodore Gharr avait réquisitionné le Renard pour cette mission. Le Mink et son camarade le Sergent Soma étaient partit d'East Blue, pour se rendre sur Grande Line. D'ailleurs, le Lieutenant était heureux d'être sur Grande Line, lui qui souhaitait tant combattre sur cette mer. Soma lui était tout fou, se trouver sur la mer de tous les périls étaient une chose peu banale, et le Sergent avait du mal à tenir en place. Il bondissait partout et tâtait avec son index la tête d'une fourmi monture, elle restait de glace. Le Renard avait reçu des instructions précises, son supérieur lui avait demandé de créer une diversion. Mais avant tout comment était vêtu le Lieutenant ? Le Canidé était vêtu d'un uniforme classique de la marine, sauf que lui il n'avait pas de casquette et il portait un Katana avec un fourreau bleu à sa ceinture.

- Il faut donc que je trouve une victime, n'importe laquelle fera l'affaire. Disait-il en examinant les Fourmis.

Il trouva finalement son gogo, le Renard qui était assis tranquillement se leva et se dirigea en direction d'un homme barbu près d'un feu. Le Mink s'appuya contre un arbre et regarda le barbu, ce dernier se leva avec son bol de pitance. Le Renard s'approcha de lui, puis par mégarde il le bouscula . La nourriture du chômeur était étalée par terre, ainsi que le bol.

- Oups, je vous prie de m'excuser. J'avais la tête ailleurs. Disait Shoga en souriant.

L'humain fixa son unique repas du soir étalé sur le sol, puis il regarda le Renard qui lui présentait ses excuses. Le barbu lui posa une question, un truc simple.

- Tu n'as cas me donner ton repas, si tu veux te faire pardonner.

- Désolé, j'ai déjà tout man...

*Sbaff

Le poing du chômeur s'écrasa sur le visage du Canidé, Shoga tomba à terre devant tout le monde. L'humain s'énerva et se jeta sur le marine, et il tentait d'étrangler celui qui l'avait privé de repas. Le barbu était à bout, depuis des mois il espérait une place dans la Fourmilière, mais rien. Et là un étranger lui renversa sa pitance, son unique moyen de survie. Il craqua, et désormais il voulait que cela cesse.

- J'en ai marre de vous, ça fait des mois que vous êtes ici à nous voler notre travail !

Les autres "natifs" étaient d'accord avec leur compagnon, même si l'odeur des marines était pareille que celle des habitants de l'île, les marines n'en étaient pas moins des étrangers. Paul, appelons le barbu Paul. Il pensait que les marines empêchaient les autres travailleur d'être prit dans la Fourmillière à cause de leur simple présence, car pour Paul les marines n'étaient pas appréciés par le chef de chantier et il déversait sa haine sur tout le groupe. Une idée débile, rien n'empêchait le chef de chantier de choisir uniquement les "natifs" de l'île tout excluant les étrangers.

- Tu devrais arrêter, t'as pas assez de force dans les bras pour me couper la respiration.

Mais Paul ne l'écoutait pas, alors le Lieutenant souleva l'humain avec une seule de ses pattes. Puis il se releva tout en soutenant le poids plume, le marine étendit son bras porteur le plus haut possible. Le chômeur n'avait plus assez d'allonge pour étrangler son ennemi, ses bras gesticulaient dans le vide.

- Maintenant que t'es calmer nou...

*Sbam

Une boule de boue heurta la tête du Lieutenant, les autres travailleurs venaient en aide à leur ami. Shoga soupira et regarda Soma qui se faisait mordre par la fourmi domestique qu'il tripotait depuis tout à l'heure. Shoga fit un infime hochement de tête à son compagnon, ce dernier comprit ce qu'il devait faire, puis le Mink regarda Gharr dans les yeux. Puis il tourna son regard vers les révoltés, le Renard soupira.

- Vous le voulez votre pote ?! Eh bah le voilà !

Le Renard lança le poids plume sur les autres "natifs" de l'île, Paul s'écrasa sur quatre de ses amis. Puis Soma avec quelques soldats neutralisèrent les autres révoltés qui avaient décidé de se battre. Shoga s'approcha de Gharr et se posa à côté de lui.

- Qu'est-ce qu'on fait d'eux ? Je suis d'avis de les assommer, puis de les attacher dans une cabane ou une grotte.

Le Renard n'appréciait pas la violence absurde, donc il proposa une solution plus pacifique.
Gharr Hadoc
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Dim 7 Fév 2021 - 20:40

Avec une certaine lenteur, le commodore se leva de sa banquette et dépassa les Marines à la ligne de défense. De l'autre côté, les grévistes se préparèrent à l'accueillir, mais Gharr leva bien vite les mains en signe qu'il n'était pas armé, ni qu'il cherchait la confrontation. Il fit signe aux autres soldats de se calmer et dit, avec une pointe d'agacement dans la voix.

Désolé, mes hommes sont des idiots.

L'affirmation surprit les deux camps. Elle eut toutefois le mérite de convaincre l'homme au repas renversé d'interagir, comme pour souligner l'évidence.

Ah ça ! Le mot est faible ! Vous en entendrez parler demain.


A votre convenance. Voyez-vous, nous sommes des déserteurs. Après avoir capturé des pirates, nous avons....disons que le butin trouvé à bord promettait de meilleurs jours que la prime des frères de la côte. On a décidé de ne plus avoir de maîtres et de voler les voleurs. Malheureusement, comme vous pouvez le constater, certains des nôtres vivent mal leur vie de fugitif.  

Alors tirez-vous ou je vous dénonce. On n'en peut plus de vous.


Et nous ne voulons pas vous importuner davantage, mais il faut que nous ayons un travail. La Marine est à notre recherche. Trouver refuge au royaume de l'abeille s'est avéré impossible. Ici, en nous réfugiant non pas dans la zone touristique, mais industrielle, nous pourrons nous cacher le temps que ça se tasse.

J'en doute, mais c'est pas mes pucerons vos affaires. Vous n'aurez jamais de boulot, vous n'avez pas compris ? On n'engage pas les étrangers.

Permettez-moi une suggestion.  

Gharr indiqua de l'index qu'il allait fouiller dans la poche intérieure de sa veste. Aussitôt, il sortit une enveloppe cachetée et ouverte, dont il présenta le contenu à Paul. Ce dernier la lut, à moitié concentré, puis haussa les épaules.

Bon, et alors ? Ca dit que vous avez le droit de voir notre Reine.


Précisément. Vous tenez entre vos mains de quoi vous rendre, vous, ainsi que vos amis, plus riches de quelques journées de travail, pour ceux qui auront la chance d'êtres choisis par les syndicats.

Hein ? Là je ne suis pas.

Vous allez comprendre. Vous venez pour avoir du travail ? je vous en offre un. Allez, vous et tous les grévistes, rendre ce sauve-conduit à un garde royal de la Ruche. Vous rendrez service à Sa Majesté Maya et serez payés pour visiter durant une nuit et une journée son domaine. Ses jardins sont magnifiques, je les ai survolés le mois dernier en taxigale.  

Hmm...ça fait une sacrée trotte d'aller et revenir de là-bas. Et vous dites qu'on sera payés combien ?


Hadoc retourna dans sa poche et exposa une liasse de billets qui attira l'attention de tous les grévistes. Il feuilleta lentement les coins aux berrys indiqués et en accumula peu-à-peu dans sa pince, détaillant au passage un plan qui, cette fois, avait toute l'attention des autochtones.

Je sais que les taxigales de nuit font toujours payer plus cher. Je gage qu'avec cette somme, vous et les vôtres pourrez arriver avant la tombée de la nuit et vous offrir un succulent repas avant de profiter de draps propres d'une auberge accueillante. Le marché de la Ruche fourmille de bonnes adresses.  

Le commodore finit de séparer ses billets et plaqua la liasse dans la paume déjà équipée de l'enveloppe. Paul réfléchit malgré tout, mais la liesse des siens pesait lourd dans la balance. Il Glissa l'argent dans l'enveloppe pour le partager équitablement plus tard. Une question demeurait toutefois accrochée à sa logique.

Vous pourriez aller voir la Reine Weber et demander asile, pourquoi passer par cette galerie ?

Vous avez remarqué que l'enveloppe était déjà ouverte. J'ai vu la Reine et ai tenté de remplir ma quête. Hélas, elle ne jure que par le travail et j'ai été mis au défi de m'intégrer de façon plus...orthodoxe.  

Paul pouffa, suivi des autres grévistes.

C'est bien notre Reine ça ! Elle a raison, rien de pire que des feignants dans ce monde. Allez, on la fait votre course. Mais à notre retour, ou vous avez votre boulot, ou vous pliez bagages.


C'est entendu. A votre retour, dans une nuit et une journée complète, si vous trouvez encore ne serait-ce qu'un uniforme dans les environs, je vous autorise à nous dénoncer à la Marine ou à parler de l'agression que vous avez subie par mon lieutenant. Mais vous, vous devez promettre que vous rendrez cette lettre à qui de droit.  Si j'apprends qu'on se promène avec une lettre d'un imposteur se faisant passer pour moi, je vous montrerai ce qu'il en coûte de pirater des pirates.

Paul rassura d'un hochement de tête. En son for intérieur, il ricanait, car il savait que même si les prétendus pirates obtenaient un travail, ils allaient dépenser tout leur salaire dans la boisson et se tuer à la tâche. Les syndicats allaient les dispatcher, les user et les pousser à commettre des crimes. Seulement, renverser la gamelle d'un salarié, c'était hautement plus condamnable qu'ici. Il joua donc le jeu de l'encouragement et rangea soigneusement l'enveloppe dans une besace en forme d'abdomen. Une minute suffit aux grévistes pour plier bagages et quitter les cabanons, à la recherche des transports de nuit. Hadoc, lui, attendit que les derniers rires et commentaires d'entrain s'évanouissent dans la soirée. Il referma la porte, considéra la troupe de Marines et riva son attention sur Shoga. Cette fois, sa voix n'était plus aussi chaleureuse qu'avec les autochtones.

 Le renversement de votre pitance par un des locaux, Lieutenant Shoga, pas le renversement de la pitance d'un des locaux. Votre erreur nous coûte un million et aurait pu coûter le succès de notre mission. Reprenez-vous !

Gharr ne haussait pas le ton, mais le gardait sec. Le but était que Shoga se sente mal, qu'il réalise que dans l'armée, chaque mot d'ordre doit être appliqué à la lettre. Des erreurs comme celles-ci était courantes, bien sûr. Il incombait au supérieur hiérarchique des lieux de pousser ses hommes à la vigilance, car l'échec d'une mission échouait au plus haut gradé. Pour cette fois, Hadoc l'avait couvert. Il avait même employé ses propres berrys et ne comptait pas introduire une demande de remboursement, pour éviter que l'erreur du lieutenant figure dans son dossier. Mais le prix de la leçon qu'il tentait d'inculquer au Renard lui coûtait un mois de salaire.

Conscient qu'il devait briefer les troupes sur la suite, Gharr n'insista pas sur l'incident et reprit tout le monde dans son champ de vision. Il parla lentement, distinctement, comme s'il leur enseignait une poésie à devoir réciter plus tard.

Demain, il n'y aura que des Marines à la grève. Ils seront obligés de nous engager. Nous allons êtres séparés en petits groupes. Votre mission: parasiter les secteurs où vous serez envoyés. Qu'entends-je par parasiter ?

Le Royaume de la Fourmi a la réputation d'être une société parfaite, huilée à la perfection. Cette société n'existe pas. Aux Blues, Shimotsuki, d'où je viens, a la réputation d'une île où chaque habitant est un artisan et que tous les habitants sont perfectionnistes. Je peux vous assurer que ce n'est pas le cas.

Rendez-vous dans votre secteur, voyez où sont ses failles et exploitez-les. Soyez un caillou dans la chaussure, mais ne commettez aucun délit. Je répète, aucun délit. Si vous enfreignez la loi, si vous manquez de respect aux locaux, si vous vous mettez en tort, vous serez exclu. Votre retour à la surface signifie que vous avez échoué. Restera à retourner au navire, et à me rédiger un rapport complet pour mon retour.


Un sergent leva la main pour poser une question, accordée par le commodore.

Comment on court-circuite ce royaume et en quoi ça nous aide ?


Ce royaume se pense parfait parce qu'il est confirmé par sa propre société. Notre rôle, en tant qu'étrangers, c'est de mettre le doigt sur les incohérences. Il y en aura forcément, il y en a toujours. En quoi cela nous aide ? Eh bien, quand vous faites trop bien votre travail, on a le choix entre vous renvoyer ou vous promouvoir. Pour nous renvoyer, il faut une raison. Cette société hait tant les grévistes qu'elle s'assure que leur renvoi en surface soit justifié et clair pour tous. Si vous empêchez cette société de justifier votre licenciement, elle ne peut vous évacuer que par le haut. Enfin, dans le cas présent, par le bas. C'est comme ça que nous gravirons les échelons.

Prenez du galon, étudiez chaque secteur, chaque service, chaque syndicat et communiquez entre vous chaque faille, chaque information utile à faire grincer la machinerie. Il faut parfois enfoncer et non arracher une flèche dans sa jambe pour compter l'en extraire. Incluez cette idée à vos superviseurs.


Comme des gremlins, s'amuse un des soldats.
-Les gremlins sabotent, nous nous n'endommagerons rien.

C'est vrai, comme des trolls. Il est temps de lancer l'opération Troll des cavernes.  
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Shoga
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Mar 9 Fév 2021 - 23:39

Shoga fut impressionné par la diplomatie dont Gharr faisait preuve, ce Commodore réussit à berner les grévistes et à les faire déguerpir. Une fois que les grévistes eut plier bagage, le Commodore engueula le Mink à cause de sa faute.

- Bien Commodore, je ne vous décevrai plus !

Dans le coup il ne restait plus que les marines, et quelques fourmis apprivoisées. Gharr fit un discours aux hommes en expliquant ce qu'ils devaient et ne devaient pas faire, lors de l'infiltration dans la Fourmilière. Il y avait une ambiance excellente au sein du groupe, les marines rigolèrent entre eux et avec le Commodore. D'ailleurs, l'officier supérieur nomma cette mission « Opération troll des cavernes » ce qui faisait sourire Shoga, le Renard était fier de pouvoir servir sous les ordres d'un type comme Gharr. Le Renard s'approcha de son Commodore et lui souhaita bonne nuit et bonne chance pour demain. L'épéiste partit se coucher en se roulant en boule dans sa fourrure, comme il était confortable quelques soldats dormaient contre le Lieutenant.

Le lendemain :

L'équipe de Gharr était debout à l'aube, le Sergent Soma était déterminé à infiltrer la Fourmilière. Durant le trajet qui menait jusqu'à la Fourmilière, Soma discutait avec quelques soldats.

- Vous savez je n'aurais aucun mal à m'infiltrer dans cette Fourmilière, je suis un expert dans l'art du Ninjutsu. Disait-il en faisant un Mudra.

- Mais pas dans l'art de l'humilité apparemment. Disait un soldat.

Les soldats rigolèrent entre eux, Soma bouda et marmonna dans sa barbe. Shoga était à l'arrière du groupe, son rôle était de fermer la marche. Personne ne lui avait dit de faire ça, mais comme le Renard était quelqu'un de très méfiant il préférait prévenir que guérir. Après avoir fait le petit bout de chemin qui menait à la Fourmilière, les soldats arrivèrent devant cette dernière. Il n'y avait personne qui attendait d'être choisi, les marines furent les premiers et les derniers de la journée. Une fois assis par terre les soldats attendaient l'appel matinal du chef de chantier, ce dernier arriva sur le dos d'une coccinelle à points noirs. Le bonhomme descendit de l'insecte avec son casque de Fourmi sur la tête, il ordonna à sa monture de ne pas bouger. La relation que les autochtones avaient avec les bestioles de l'île était impressionnante, Shoga était admiratif devant une telle cohabitation. Puis le chef de chantier sortit un bloc note et un crayon, mais la mine du crayon à papier était trop courte. Le chef grogna puis il sortit une petite thermite de sa poche, cette dernière dévora le bois autour de la mine pour l'agrandir. Ce type de Thermite servait de taille-crayons. Une fois le problème de la mine réglée, le responsable fit l'appel.

- Il n'y a pas beaucoup de monde ce matin... De toute façon il n'y a pas le choix, il nous faut du monde.

Le responsable regarda tout le monde, puis il pointa avec son pouce l'entrée de la Fourmilière.

- Aujourd'hui vous serez tous envoyé dans la Fourmilière, que chacun respect le matériel et ses collègues. Bonne journée à tous. Disait-il sur un ton las.

Shoga et les autres marines se levèrent et descendirent dans la Fourmilière, une fois à l'intérieur un responsable des affectations se présenta aux marines.

- Bonjour, je suis le responsable des affectations. Mon collègue vous a choisi pour une excellente raison, vous êtes les meilleurs et seuls les meilleurs peuvent travailler ici... Si vous travaillez convenablement et avec assiduité, vous pourrez obtenir une place de premier rang au sein de la Fourmilière.

Le responsable des Affectation remit son casque de Fourmi en place, son casque n'arrêtait pas de glisser à cause de sa petite tête.

- Au sujet de votre affectation, je vous laisse en roue libre pour aujourd'hui, histoire que vous puissiez découvrir seul les différents métiers et choisir celui qui vous correspondra le mieux. Toute infraction aux règlements de la Fourmilière sera punie sévèrement, nous ne répétons pas deux fois la même chose.


Une fois les explications terminées, les soldats se séparèrent en petits groupes. Ils formèrent plusieurs duos, Shoga et Gharr faisaient équipe. Le Renard était évidemment venu sans son Katana, aucune arme n'était accepté dans la Fourmilière. La mission pouvait commencer.
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