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20 (000) millions sous les mers

Raphaël Andersen
Raphaël Andersen
Administrateur
L'Anderswag

♦ Localisation : ClockWork Island
♦ Équipage : Fantasia

Feuille de personnage
Dorikis: 5984
Popularité: +338
Intégrité: -229

Sam 13 Fév 2021 - 5:17

Salle du trésor, tour de l’horloge engloutie

"Achab vieille crevure, t’as toujours eu le don d’faire perdre du temps à tout l’monde. Tes conneries… Ta putain de théâtralité… M’demande bien l’énergie que t’as pu consacrer à bricoler toutes ces merdes… Probablement ça qui t’a achevé... Enfoiré ça fait plaisir… "


Vernon J. Némo
Explorateur et ex-Capitaine du Moby Bus


Droit, seul devant la grande porte d’acier qu’une explosion démoniaque avait fait sauter de ses gonds, le capitaine Némo était resté en retrait pendant que ses compagnons d’exploration s’engouffraient dans la caverne aux merveilles du défunt Achab. Une vive émotion l’avait saisi à la gorge. Chasseur de trésor, pilleur, explorateur du siècle dernier, le flibustier était mort en emportant avec lui l’emplacement secret de ses richesses, ne laissant à descendance et à son vieux camarade que de maigres indices. Des dernières volontés éparpillées : le souhait d’être cherché sans jamais être retrouvé.

Des années de recherche et d’entêtement plus tard, le deuil de Némo s’était transformé en frustration. Les larmes, le manque et la douleur s’étaient changées en colère.
Mais un coup du sort avait voulu que ce jour-là toutes les pièces du puzzle fussent réunies. L’intérêt commun pour la fortune perdue d’Achab avait rapproché de drôles d’explorateur, unis malgré leurs différents dans une chasse au trésor sous-marine qui se terminait dans les ruines de l’ancienne tour de l’horloge. La chance et le culot leur avaient fait franchir tous les obstacles, le vieux marin n’avait pas eu le temps de reprendre son souffle, mais maintenant qu’il était là, à contempler cet immense dôme, cette chapelle à la gloire des trophées de son plus vieil ami, il se sentait soulagé d’un immense poids.

"…J’ai tenu promesse. "

Il referma le médaillon qu’il tenait plaqué contre son cœur puis s’engagea à la suite de ses compagnons dans la contemplation passionnée de leurs découvertes. La cuistot de l’équipage marine prénommée Cook, cheveux rouges vifs et du genre à chercher les emmerdes, n’arrêtait pas de jurer devant les tas d’or qui s’amoncelaient un peu partout, décorés de joyaux étincelants, d’objets précieux ou plus communs mais d’une diversité complètement affolante.  À la lumière de leurs torches –assez nombreuses grâce au pouvoir du fruit du passe passe - et des limaces phosphorescentes, le trésor brillait comme des centaines de soleil. Une collection de soieries d’Alabasta était pendue au squelette gigantesque d’une baleine qui traversait la cathédrale de part en part, des roues crantées, des engrenages et des pignons usés par le temps servaient d’étagères à une impressionnante et éparse bibliothèque, mais plus singulier était le grand sapin qui trônait au milieu de cette mer de trésor.

"Ça ferait un sacré beau mat, depuis le temps qu’il est là, toujours plein de vitalité tu t’imagines ?! Longtemps que je n’ai pas travaillé un aussi beau matériel, c’est pas du bois d’adam mais on s’en approche ! " s’était exclamé Alma en gravissant une des dunes d’or pour se rapprocher de l’arbre, poursuivi par sa blonde qui était aussi bien décidée à ce qu’ils discutent sérieusement de l’offre du gouvernement mondial qu’à ressortir la plus fortunée possible de cette aventure.

Un peu plus loin, Raphaël les regardait en souriant, enviant leur complicité et se jurant de revenir avec ses propres compagnons dès qu’il se serait débarrasser de la marine.  Lui aussi avait envie de se jeter la tête la première dans cette océan d’or qui lui faisait complètement tourner la tête, mais il était encore tenu en laisse par la commodore Vasilieva et ne tenait pas à ce qu’elle lui reprenne le peu de lest et de liberté qu’elle avait daigné lui accorder. C’était par un affrontement avec la 346ème Carter que tout avait commencé, en essayant de fuir à bord du sous-marin du Capitaine Némo, le vert avait été victime du pouvoir du fruit des menottes et n’avait pas réussi depuis à se débarrasser de sa détentrice. En l’affrontant il avait toutes ces chances de se libérer, bien plus à présent qu’ils n’étaient plus dans l’espace confiné du Moby Bus, mais le moment n’était pas propice à un conflit. Plus il se faisait oublier, mieux ça vaudrait. Faire semblant de respecter les consignes de l’officière –que personne, elle la première, ne respectait- et garder un semblant d’illusion de contrôle par les mouettes, ça lui allait très bien.

Et d’ailleurs, il avait suffisamment de mains à sa disposition pour ne pas se limiter à toucher ce fantastique musée qu’avec les yeux. En plus des petits tas d’or qu’il se constituait discrètement en balluchons, des livres qu’il faisait apparaître devant lui et qu’il triait méticuleusement, sa dernière trouvaille consistait en un petit lot de boules décoratives rebondissantes aux couleurs de Noël. Dans sa sacoche s’amoncelaient déjà de nombreuses trouvailles qu’il se passerait bien de présenter à ses compagnons.

"Pssst… Merci pour l’aide… C’est quoi déjà ha ha… Rafaelo ? Non, j’ai la mémoire qui fume c’était clairement pas ça… " s’approcha gauchement le roi Minos, soutenant par sa musculature disproportionnée le gros caisson de rangement dans lequel il stockait sa récolte personnelle : pièces mécaniques et autres morceaux de ferraille qui pourraient servir aux réparations des sous-marins. Au même moment, une des invocations en forme de gant de cuir flottant relâchait une poignée de boulons dans la caisse.
"Raphaël. " lui répondit-il franchement, n’étant vraiment appelé Rafton Anderswag que sur son avis de recherche. " On fait ce qu’on peut, à quoi bon se charger si on a plus de quoi remonter à la surface ! Deux sous-marins ce ne sera pas de trop, vu comme vous étiez déjà serré dans votre boîte à sardine !
- Ha Ha  ha ! Vrai, et ça me fait d’ailleurs penser à une bonne blague. Fine. Comme j’aime. Faudra que je vous la raconte avant qu’on revienne « aux » sous-marins, mais…" il prit le temps de vérifier que personne ne soit en train de les épier, de poser son caisson et de sortir un ample bonnet à pompom qui pendait à sa ceinture "Je viens de trouver ça au rayon lingerie, je le détricoterai bien pour en faire quelque chose de plus raffiné seulement… Qu’est-ce qui est écrit dessus ? " demanda-t-il l’air presque gêné, tapotant ses deux index l’un contre l’autre. Les railleries de la Sergente-Cheffe Cook sur son illettrisme ne l’avaient pas laissé de marbre ou peut-être était-ce le potentiel explosif de sa nébuleuse conquête qui lui intimait d’être prudent.
"Short cut.
- Gné ?
- Short cut, c’est ce qu’y a d’écrit. Comme un shortcut, un raccourci, un moyen d’arriver plus vite à ses fins ou de s’éviter une difficulté. Couper court, j’imagine que c’est un jeu de mot acceptable pour décorer un bonnet ?
- Mouais. T’as pas mieux niveau story-telling ? " lui répondit le grand homme dont le bras emplâtré faisait à peu de choses près sa taille, devant la mine déconfite de Raphaël il eut l'air déçu puis, repérant un gros morceau de mécanique à démonter de la façade, il  lui balança le bonnet et s’éloigna "Garde ça de côté tu veux, je vais avoir les mains plein de cambouis, faut qu’on termine la première livraison de pièces détachées. Et puis faudra faire les sandwichs. Tiens tant que je suis avec vous, Commodore : salade, tomates, oignons, mayo allégée ? "

Laissant le semi-géant prendre les commandes pour la sergente-cheffe Cook, il rangea le bonnet dans sa sacoche, s’occupa de la livraison des pièces détachés d’un tour de passe-passe et recommença à jouer avec ses balles rebondissantes en admirant les lieux. Leur petite expédition était bien gratinée. De quoi s’étonnait-il après tout ? Il était sur la route de tous les périls et ici plus qu’ailleurs, les journées communes n’existaient pas, les rebondissements étaient nombreux.

Pensée tout aussitôt confirmée. Il s’arrêta brutalement, ses balles lui échappèrent et il eut un mouvement de recul. Son ancien capitaine braquait un fusil harpon sur lui.

"Némo ?... Qu’est-ce que ?... "

*TCHAC*

Le trait se ficha derrière-lui, empalant brutalement une petite créature humanoïde, les pupilles dilatées, pourvue d’écailles sombres, de branchies et d’une collerette tombante en guise de chevelure. L’homme-poisson lâcha son dernier souffle en même temps que le poignard avec lequel il s’apprêtait à frapper. Au même moment une des torches s’éteignit.

"En garde. Nous ne sommes pas seuls… "

***

Entrée sous-marine, tour de l’horloge engloutie

"Et voilà, le tour est joué ! " s’exclama la sergente Fhira Benett qui attendait avec impatience le premier arrivage, ne cachant pas son excitation à ses deux compagnons restés à l’arrière pour les réparations.

Eclaireuse de formation, la jeune mouette était la plus apte à se déplacer seule et rapidement dans ce genre d’environnement. Après avoir rejoint le groupe d’exploration, elle, sa supérieure, Raphaël et le Roi Minos s’étaient mis d’accord sur la logistique à mettre en place : elle assurerait la communication entre les deux groupes et les livraisons seraient facilitées par le pouvoir du vert.
Celui-ci n’ayant à une telle distance, qu’une maîtrise limitée de son environnement, elle avait joué les guides d’aveugle pour que la main gantée en lévitation arrive jusqu’à l’entrée sous-marine. Un signal escargophonique pour prévenir, un tour de main pour l’esbroufe et le caisson remplis de pièces de rechange était apparu. Aussitôt vidé, un autre signal et il avait pu être renvoyé.

La plongée dans les profondeurs de Clockwork Island n’avait pas été de tout repos, et s’ils pouvaient s’estimer chanceux d’être arrivés jusqu’ici vivants, leurs deux sous-marins avaient écopé de dommages très importants. Pour ne rien arranger, une gaffe du roi troglodyte avait donné l’occasion au Moby Bus, sous-marin du Capitaine Némo -curieusement le plus spacieux et le moins endommagé des deux-, de retourner à l’état sauvage emporté par des créatures sous-marines.  

"Fini de jouer, maintenant on se retrousse les manches ! On a du boulot pour faire en sorte que ce tas de ferraille nous remonte tous à la surf- "

Une secousse coupa l’ingénieure. D’abord légère, elle fut aussitôt suivie d’une bien plus violente.

Des stalactites tombèrent et un nuage de poussière se souleva.
Une autre secousse et une paroi se fissura. Agitées, les deux marines se tournèrent vers la voûte rocheuse de laquelle semblait venir les perturbations. Les tremblements cessèrent, mais l’espace d’un instant elles crurent voir le plafond s’agiter comme un tissu qu’on déforme en passant à travers. Les pattes cliquetantes, la pince massive et la démarche caractéristique d’un crabe monstrueux qui naviguerait dans la roche.

Puis plus rien.

"J’ai un mauvais pressentiment... "



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Spoiler:
 


Dernière édition par Raphaël Andersen le Dim 7 Mar 2021 - 9:33, édité 2 fois
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Alma Ora
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Mar 16 Fév 2021 - 18:21



Ils n’avaient pas menti. J’observai scrupuleusement les lieux avant de rentrer à l’intérieur de cette défunte tour. À l’intérieur, un paradis rempli d’or et d’argent. Charpentier de métier, je fus naturellement ébloui par ce mât de grande qualité. Pourtant pas réalisée avec le meilleur bois, la bâtisse semblait être remarquable. Je tapotai dessus, scrutai avec un œil attentif. Si je détenais un navire, j’y aurais foutu ce mât sans la moindre hésitation. Il y avait le navire de Rik. Néanmoins, difficile de transporter des trésors et des objets aussi imposants. Fait chier.  

Eärendil me tira brusquement de mon moment de contemplation, m’emmenant un peu plus loin, sur une dune faite d’or. C’était bien trop extraordinaire pour y croire.  

- Alors, on fait quoi de sa proposition ? demanda la jolie blonde avec un regard soucieux.  

Alma se retourna vers celle qui contrôlait le gaz, l'observant de loin, craintif.  

- Honnêtement, je ne tiens pas à avoir une prime sur la tronche, mais je ne tiens pas à avoir des ennemis pirates.  

- Va falloir faire un choix, crétin.  

- Si tu veux mon avis, nous ne sommes de toute manière pas suffisamment de taille pour ralentir qui que ce soit. En essayant de les aider, on risque surtout d’y laisser des plumes. Autant faire semblant d’aider le Gouvernement et s’en tirer sans encombre.  

- Ton plan pourri fonctionnera ? Et Rik ?  

- Je n’en sais foutrement rien, Eärendil, sauf que nous sommes nuls et que personne ne doit craindre quoi que ce soit de nous. Quant à Rik, je m’en occupe. Autrement dit, il se débrouillera.  

Cela sonnait juste pour nous deux. On s’en tint donc à ce plan qui n’en était pas vraiment un. Nous ferons de notre mieux sans trop nous mettre en danger. En observant la blonde se déplacer, je vis ses poches pleines à craquer, ses chevilles plus gonflées que jamais, prouvant qu’elle y avait aussi dissimulé des éléments. Elle ne ratait pas la moindre occasion de s’en mettre plein les poches. Elle était de loin la pire de nous deux. Mais comment lui en vouloir ? Il y avait de l’or à ne plus savoir quoi en faire et nous ne pourrons de toute évidence pas tout remonter à la surface. Pour être tout à fait honnête, je profitai de l’agitation générale et mes vêtements amples pour y stocker quelques petits objets de valeurs. Inutile de prendre trop gros. Les plus petites choses étaient parfois les plus précieuses.  

Il y avait néanmoins des choses qui interpelaient ma curiosité. Des choses qui, à mes yeux, avaient parfois plus de valeurs que la tonne d’or qui se trouvait éparpillée tout autour de moi. Je découvris d’autres sculptures ou meubliers utiles et de très bonnes qualités. Qui donc avait conçu de telles merveilles ? Ces pièces, en les assemblant les unes avec les autres, pouvaient former un navire de très bonne facture. Certes pas un navire de guerre, ce qui me passionnait davantage, mais un navire luxueux pouvant transporter de riches personnes. Le genre de navire justement escorté par des navires de guerre. Achab était un homme de goût à l’évidence. Conserver ce navire démonté pour le stocker en toute discrétion était assez habile. Qui volerait ces ensembles séparés sans être capable de les monter ?

De son côté, et ça me navrait profondément, la blonde s’affairait à des choses futiles. Des robes ornées de diamants, une couronne, des talons, des bijoux... Achab avait de quoi séduire une palanquée de gonzesses. Eärendil aurait été la première et pas la plus difficile s’il était encore de ce monde. Mais à mon grand soulagement, elle commençait petit à petit à réaliser qu’elle ne pourrait pas tout prendre. En effet, nous n’avions plus qu’un seul sous-marin pour tout ce beau et, je pouvais l’affirmer assez facilement, tout le monde tentera de ramener un souvenir de cette immense salle remplie de choses merveilleuses.  

Nemo activa son harpon et dézingua un petit homme-poisson qui s’était incrusté à notre réunion. J’avais évidemment sursauté comme une fiotte et Eärendil se cramponnait à moi depuis que les bougies s’éteignirent. Nemo annonça l’évidence : nous n’étions plus seuls. Il y avait encore de la visibilité grâce aux escargots avec des lumino-dials intégrés. Merveilleuse invention. Bref, la situation n’inspirait rien de bon. Jusqu’à maintenant, je suivais la troupe à la recherche de ce trésor, sans trop m’intéresser au reste. En y voyant d’un peu plus près, ou plutôt avec un peu plus de recul, je réalisai que ce trésor était extrêmement convoité et que de nombreux connards attendaient qu’il soit trouvé.

Aussitôt, Eärendil lâcha ses prises, releva sa robe jusqu’à mi-cuisse pour y saisir ses deux dagues. Elle courut vers moi en hurlant mon nom. Gueuler, ce qu’elle faisait de mieux. Je levai les yeux au-dessus, je compris aussitôt ses intentions. Je fléchis légèrement les jambes, courbai mon dos, puis sentis l’un des talons s’enfoncer. Quelle connasse. Se servir de moi comme une rampe en conservant ses talons. Elle s’envola alors dans les airs, enfonça ses deux dagues contre un homme-poisson suspendu à un lustre en cristal doré. Il lâcha sa prise et elle profita de son corps pour amortir sa réception. Elle grommela des choses à son encontre en rapport à la valeur marchande de ce lustre. Oui, cette fille à l’apparence peureuse, était en réalité une véritable veuve noire.  

Un léger tintement vint alors m’alerter. Quand on marchait sur une dune remplie d’or et d’objets en tout genre, fallait s’attendre à justement ne pas être discret. Au sein de cette bulle d’air, il y avait justement de l’air. Ici, les notions de température et de climat pouvaient presque exister. Ma main s’électrifia et d’un pivotement, à la fois des membres supérieurs et inférieurs, mon poing s’enfonça dans la gueule de cette chose répugnante ne ressemblant en rien à un être-humain. Je m’approchai de ma victime qui avait valsé quelques mètres plus loin. Avant d’avoir l’idée de se mouvoir, ma canne pénétra sa grande bouche, menaçant d’écraser sa tête s’il tentait quoi que ce soit.

- C’est donc ta bande qui nous observait depuis le début, hein ? Poiscailles de merde, fis-je avec un regard noir qu'on ne reconnaitrait pas.

J’exerçai une pression supplémentaire sur la canne qui écrasa le crâne de cet individu. Un autre voulut sauver son camarade, hélas en retard, en arrivant sur mon flanc droit. J’effectuai un nouveau pivotement sur moi-même en dégageant la lame dissimulée dans ma canne. La nuque de ce nouvel invité se présentait à moi, je n’avais plus qu’à trancher celle-ci d’un coup net. Ce que je fis. Le cadavre tomba et sa tête roula jusqu’aux pieds d’Eärendil qui hurla. J’espérai que les autres n’aient pas assisté à cet acte de barbarie. Nous avons tous des défauts, des maladies... La mienne, bien qu’encore contrôlée, résidait dans des pulsions macabres. Pis c’était justifié pour le coup, non ?  

Ce serait dommage de nous retrouver en taule pour avoir défendu nos arrières. Quand je pensais que nous étions là par la faute de Rik, incapable de trouver de l’argent facilement, ça me foutait les boules. Dès le début, je sentis la galère de suivre un type qui n’inspirait que misères et bourbiers. Il avait finement joué le coup en attendrissant la blonde, mais moi, je n’étais clairement pas pour le suivre dans cette aventure. Maintenant, cet enfoiré répondait aux abonnés absents. J’attendais un signal, quelque chose, mais rien du tout. Quel piètre capitaine. Je l’appréciais pourtant.  

Twisted Evil
Minos
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Dim 21 Fév 2021 - 23:14

Je sympathisais avec Caramélie. Mais ça, c'était avant. Avant que la salle au trésor révèle son opulence. A peine le temps de lui dire que je suis le Roi Minos, qu'elle peut m'appeler Minos et que j'aime la viande et suis très content de mon nez qu'elle ne prêtait plus attention qu'à l'appel de l'or. Et même si c'est un peu vexant, je dois dire même moi, je suis impressionné. Les dunes de pièces et divers objets précieux ressemblent à une maquette d'un désert de sable. Mais y a pas que du fric. Dakab avait visiblement pillé quelques cités, ou navires marchands. Des étoffes, des tapis, des dials, des bouquins, un fruit bizarre que j'écrase un peu intentionnellement. Ouais, c'est la fausse note: pas de bouffe. Et qu'on ne me parle pas de conservation. Le miel, le sel, la viande en conserve, même un oeuf de cent ans, ça se garde. Ah là là, ces surfaciens. Eux creusent pour remonter des minerais, nous on remonte pour trouver de la bouffe.

L'or, les liasses de berries, c'est joli. Mais c'est aussi très lourd. Quand Raph la passe crée un réseau de mains pour convoyer des pièces, les sacs de pognons piratent vite les pièces détachées nécessaires au retour. C'est jamais personne, ou c'est juste histoire de ne pas oublier, mais l'argent circule. Moi, j'enveloppe le grand arbre au branches étrangement collées au tronc dans une voile. Ca permet de ne pas l'abîmer en le trimballant, puis accessoirement ça m'évitera de schlingue la chlorophylle. Je profite du transport pour accepter les remerciements de Blondine, qui met encore un peu la honte à son Jules en lui disant que ça c'est un homme utile, qu'il devrait faire un peu de salle et que le jour où ils emménageront ensemble, ce n'est pas elle qui tira le canapé sur trois étages. Pauvre père, si je trouve une bouteille de gnôle je lui réserve. Faudra bien ça.

En route vers le sous-marin, je croise Caramélie qui fait du quasi sur-place en tirant un énorme sac de choses sûrement indispensables à notre voyage. Elle marmonne un truc du genre "c'est trop lourd. Peut-être que si j'équilibrais avec un deuxième." Je la salue, fais gaffe à ne pas lui marcher dessus et continue ma route. Route longue. Et un arbre, ça fait lourd à un bras. Puis j'ai pas mangé. Arrivé au chantier, je vois la mécano jurer et tabasser une plaque pour en arracher les clous qui ont tous droit à un petit nom affectueux que j'aurais des scrupules à répéter ici.

Tu t'en sors ?
Spoiler:
 

Ca se voit tant que ça ?

Ouais, ça ne doit pas aider en plus avec toutes les merdes que les autres ramènent. Ils ne savent pas encore qu'on n'a plus qu'un sous-marin. Je devrais leur dire.
Ce serait pas mal oui. Mais à propos de trimballer de l'inutile.. qu'elle fait en désignant mon arbre. [/color]
Huh ? Non mais ça c'est rien, théoriquement ça flotte. J'ai bien emmailloté pour protéger de l'eau de mer et suffira de le jeter à l'eau. Ca peut même nous aider à remonter, si en plus on y met du gaz de croqueuse de fruits.  

Je pose le tronc, qui fait un épouvantable bruit de métal. Ca doit avoir rapport avec le fait que, dans mon dos, les autres ont décoré le sapin d'une série de sacs. C'était pas un tronc que je soulevais, mais un baluchon bourré de trucs inutiles au bout. Même le sac de Caramélie y est, la traîtresse ! Et en plus, je passe pour un con auprès de Rouge, la mécano qui voit comme sa couleur.

Je....on va te ramener des pièces.
Ben ouais ! Arrêtez de vous croire riches comme Satoshi et faites ce qu'il faut pour survivre ! Je rappelle que si on n'a pas de vaisseau en état de remonter, on meurt tous ici.
Oui madame...

Je repars, tout penaud. Vrai que pendant qu'on s'amuse, elle bosse. Enfin, on s'amuse. J'ai rien pris pour moi encore. J'ai juste servi de mule pour un jeune couple. Elle a raison, Rouge ! Ca sufft les conneries ! On doit survivre, c'est une question de vie ou de mort. Alors, je retourne dans la salle, je crie un bon coup et leur sers un discours sur l'importance de la responsabilité et l'esprit de corps. Il est temps de mettre tout ce petit monde au pas.

Je fais mine d'enfoncer la porte déjà ouverte par l'explosion de la gazeuse, entre dans la pièce et avise la foule devant.

De la bouffe ♥

Où que je regarde, la zone est envahie par des homme-poissons. Des gambas déjà armées de leur trident à brochette, des saumons au coeur tendre, des capitaines à poêler jusqu'à ce que la peau se détache toute seule, des calamars qu'on peut bouffer vivants et qui vous chatouillent le ventre de leurs derniers réflexes musculaires. C'est un banquet comme j'en rêvais depuis des lustres. Dakab ne m'a pas trahi. Je savais depuis le début que cette chasse au trésor était une bonne idée. Bien des épreuves m'ont attendu, plus d'une fois je faillis renoncer. Mais la persévérance a payée et nous y voilà, au moment de la récompense.

Le premier qui attaque est un homme-grenouille dont seules les cuisses retombent après qu'il ait visé la tête. De détends mon bras et ris comme un enfant en baffant une à une les entrées. Je ne les tue pas, parce qu'il faut les cuire et en laisser aux gars. Rouge aura sa part, elle aussi est énervée à cause de la faim.

Et voilà le travail !  

Une quinzaine de malfrats mal frits gisent à la plancha autour de moi. Je prends le truc le plus gros pour servir de sac: à savoir un genre de gros vase en métal avec des petits trous là où qu'on ouvre pour que ça respire. Parfait ! J'y enfourne autant de corps que je peux, en faisant bien gaffe de ne pas prendre ceux qui ont été dégueulassés par la poussière de l'explosion de port. Tiens, vrai que c'est pas tout dégueux ici, entretenu, même. J'attache mon sac avec des étoffes trouvées et vais pour rpévenir les autres que la bonne nouvelle, c'est qu'on a à manger et que la mauvaise, c'est qu'on n'a plus qu'un sous-marin. Ca devrait équilibrer. Stratège, le Minos !

J'escalade vite-fait la dune de trucs brillants pour couper court et rejoindre les lascars et m'inquiéter, le petite rire embusqué derrière la glotte, de comment Commodore Vasilieva, qui insiste pour qu'on l'appelle Valium, prendra le fait qu'on se partage le butin des ancêtres entre fripouilles et uniformes, quand je me rends compte de deux choses. La première, cette phrase était bigrement longue. La seconde, les potes sont encerclés par de la poiscaille. Pas comme la mienne, pas les troufions qui se reniflent la rondelle pendant que les autres bosses. Je parle de ceux qui bossent. Y a plusieurs dizaines de guerriers, certains embusqués, d'autres bien en lumière. Ils vont du petit mètre au quadruple et ont des armes en os de bestiole géante, mais aussi du plus sophistiqué. Carabines, grenades et des armures en coraux dont j'ignore totalement la solidité. Parmi les membres qui assument leur laideur, y a un quatuor qui porte un gros palanquin où trône un homme-crapaud obèse. Il s'adresse à Némo, Cook, Valium, Raphaël, Aer....Eären...ögrü....la meuf de Blondin et....

Qu'est-ce que tu fais là toi ?

Bang ! Je dégringole la dune de pièce et roule-boule jusqu'au petit groupe encerclé. Donc, la meuf de Blondin et moi. Et pas Blondin, ni Caramélie. Il a changé de blonde, le chapeau de pêche ? Le petit rusé. Fhira non plus n'est pas là. Frances, si. Frances, c'est la Commandante aveugle. Je l'avais pas vue. Maintenant que je suis aux premières loges, j'entends ce que le crapaud mal léché baragouine en guise de discours de bienvenue.
Spoiler:
 

Murloc Ness garde cet endroit, protège de l'eau, protège de la rouille, protège des intrus. Et vous, vous arrivez et tuez la famille de Murloc Ness. Vous êtes venus brigander le mauvais Ness.

Grand Murloc, nous n'avons fait que nous défendre. Vos hommes ont porté la première attaque.

Ksss, Padje Ness avait un couteau parce que vous avez des couteaux. Padje Ness voulait menacer et ordonner votre départ, pas vous tuer. Mais vous, vous avez tué un enfant de Ness.

Notre ami dit vrai. Il est d'usage de s'annoncer, même pour menacer autrui. De plus, ce trésor est celui d'Achab, un vieil ami à qui je viens rendre hommage en accomplissant ses dernières volontés. Nous ne sommes pas des brigands mais des...une équipe d'exécutifs testamentaires....oui voilà.

De mieux en mieux...

Ainsi que ses officiers venus certifier la bonne et due forme de la procédure !

Murloc Ness ne reconnait pas le pouvoir de la Marine. La clique des exécutifs de surface est nouvelle sornette.

Mais vous reconnaissez celui des homme-poissons. Selon vos propres lois, l'extraterritorialité est reconnue en ce qui concerne les zones non-submergées.
Spoiler:
 

Cook stupéfait un peu son assemblée. La cuistot sent les regards posés sur elle et se sent vite dérangée.

Ben quoi ? Faut bien lire pendant qu'on pêche pour ne pas s'ennuyer non ?

La cité de surface a coulé. Tout ce qui est sous l'eau nous appartient.


Objection ! Vous pouvez revendiquer ce qui est submergé, pas immergé. Un sous-marin ne vous appartient pas, sauf s'il est rempli d'eau. Comme vous pouvez le constater, cette pièce est encore protégée par les mécanismes déjà présents du temps de Clockwork. Si vous désirez revendiquer cette pièce, vous devez déclarer la guerre au Gouvernement Mondial. Et quand le monde entier saura que vous vous battez pour un gros trésor, la Marine et la piraterie viendront mettre fin à votre vie de pacha pour prendre tout ce qui vous appartient.

Ha ha ! Cook la moche met en sueur le gros crapaud.  Le mec hésite là. On peut encore s'en sortir sans trop de bobos. Et j'avais raison ! Sa tronche de mérou lui permet de dialoguer avec les saloperies sous-marines. Je serais zoophile, je l'embrasserais.

Bllllblblblblbl ! Très bien, vous pouvez prendre la moitié du trésor ! L'autre sert à Murloc Ness, pour avoir conservé cet endroit. Achab approuverait probablement cet accord qui récompense tous ceux qui ont veillé à ses biens.


Honnête.

Même la moitié, ça en fait des trajets.

Nous remercions le crapaud. La tension baisse et, puisque nous avons l'aval des locaux, on peut même repartir tranquillou. Tu sais, y a une morale. Tout ne finit pas forcément par un bain de sang. C'aurait été un peu bateau, des HP contre des vrais gens. Genre le vilain monstre décérébré contre les héros, non non. On vaut mieux que ça. Et avec le butin qu'on va rapporter, on pourra même payer ce qu'on vaut. Pas moi ! M'en fout d'avoir une prime. Cet argent servira à payer de l'armement. Je n'ai qu'un tiers des encoches à canons prises sur mon gros navire, faut remédier à ça. Puis de la main d'oeuvre aussi. Pourquoi pas des homme-poissons ? Y en a à profusion ici, et pas que des cons. Un petit entretien d'embauche, des bras pour assurer la main d'oeuvre de la coque côté flotte et on est bons. L'Arch va se diversifier.

Encore un petit instant !

On s'arrête, un petit "eh merde" diffus entre les oreilles.

Murloc Ness a, lui aussi, une dernière volonté. Il aimerait que lui soient remis les deux employés qui ont tué ses enfants. Le vieil homme qui a harponné, le jeune qui a achevé. En échange de leurs vies, nous vous assurons même un retour à la surface. La région est pleine de gardiens qui n'aiment pas la chair rose.


Hmm, on sacrifie Némo et Blondin et on peut rejoindre la surface avec plein de fric ? J'avoue que c'est tentant.

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20 (000) millions sous les mers Hannem10


Dernière édition par Minos le Mar 2 Mar 2021 - 0:31, édité 2 fois
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Caramélie
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Dim 28 Fév 2021 - 21:43

Cher journal,


Il doit être écrit qu’il y aura toujours des trouble fêtes pour empêcher les honnêtes gens de profiter des moments agréables. Nous par exemple, on était en train de passer un bon moment à explorer les fonds sous-marins, éviter des essaims d’anguilles géantes, explorer des ruines, faire sauter des portes et de découvrir un trésor. Rien que des choses sympa, quoi ! Et voilà qu’une bande d’hommes-poissons vindicatifs vient gâcher la fête et réclamer leur part ! En réalité ce n’est pas tant leur venue qui me contrarie : il n’y a rien d’anormal au fait qu’un trésor soit gardé par des monstres à éliminer, c’est même l’inverse qui m’aurait surprise. Non, ce qui ne va pas c’est qu’ils commencent à négocier, et que les autres rentrent dans leur jeu. Depuis quand on négocie avec des monstres ? C’est comme si je me mettais à sympathiser avec un pirate ! Hum… ne creuse pas trop cette affirmation, journal. D’ailleurs, arrête d’essayer de détourner le sujet ! Négociation ou pas, la rencontre avec une tribu d’hommes poissons est un évènement qu’aucun humain raisonnable et civilisé ne souhaiterait voir arriver.

Je veux dire, bein… entre nous bien sûr, parce que je sais bien que les autres vont me juger si je leur dis ça. D’ailleurs je me garderai bien de le faire savoir même aux concernés, et pas seulement parce que beaucoup d’entre eux disposent de bras musclés en surnombre ! Mais bon, les hommes poissons, tout le monde sait que sont quand même un peu des êtres arriérés qui vivent en tribus sous l’eau, et qui mangent des humains. Quelle personne saine d’esprit passerait sa vie dans un milieu dans lequel on ne peut pas boire correctement de thé glacé sans voir le contenu de son verre se répandre dans le même liquide ou d’autres gens ont fait tremper leurs pieds ? Ou leurs nageoires ? Ou leur soupe à l’humain ?!

Heureusement, ils ne m’ont pas vue. Au moment où ils ont fait irruption j’étais à l’autre bout de la pièce, et à présent je me dissimule pour les écouter, bien à l’abri derrière une énorme statue représentant un homme nu coiffé de lauriers en train de jouer de la lyre. Une statue de marbre blanc, à peu près aux dimensions de Minos maintenant que j’y pense. D’ailleurs, l’artiste avait un plutôt bon goût en matière de popotins…
Hum, bref ! Mes compagnons d’exploration sont donc entourés par une bande de poissons anthropomorphes et colorés, se livrant à un simulacre de négociations sous la menace. Et même si on oublie le fait que les courageux explorateurs ne sont pas censés négocier avec les méchants monstres, les termes de leur accord me déplaisent. Il ne s’agit pas d’un trésor, ni du trésor d’Achab, du trésor de Vasilieva, et certainement pas du trésor que nous allons nous partager ! Il s’agit du trésor du gouvernement mondial qui n’est pas du genre à brader ses richesses ! Enfin si, de mon point de vue c’est ce qu’il fait à chaque fois qu’il arme un nouveau navire de la marine dans le nouveau monde ou qu’il forme un agent du CP recruté d’après des critères un peu laxistes, mais tu comprends l’idée journal ! A quel moment tous ces gens, pirates, civils impliqués pour des raisons un peu douteuses, prisonniers emmenés en dépit de tout bon sens, ont-ils compris qu’il était question que quiconque ait sa part ?!

Comme si ça ne suffisait pas,  voilà que le chef de hommes poissons croit pouvoir réclamer certains d’entre nous comme bon lui semble ! Tu vois journal, je te l’avais dit : il essaie de récupérer son casse-croute ! Il va en faire du pâté de Némo au persil et de l’Alma grillé à la broche avec des petits morceaux de poulpe !!
Lui laisser Nemo passe encore, mais je suis presque sincère quand je dis que je crois en l’innocence d’Alma au chapeau rayé ; de toute manière, à partir du moment où j’accepte de le considérer comme un citoyen honnête il bénéficie de la protection qui va avec !

Bon, ça suffit ! J’étends les bras, et de larges volutes de gaz s’échappent de mon corps. Du gaz couleur vert fluo, non pas parce que c’est un effet indispensable ou parce que j’aime ce qui est kitsch (quoique ce dernier point est assez vrai), mais pour que les occupants de la pièce réalisent bien ce qui est en train de se passer.

Les plus proches de moi sont deux hommes poissons, l’un braquant une carabine artisanale, l’autre un trident. Ils remarquent le nuage de gaz lorsque celui-ci leur atteint la taille, et reculent instinctivement. Bien leur en prend mais ils ne sont pas assez rapide, et des vagues de fumée verte commence à leur chatouiller les narines, les branchies, et tout autres organes respiratoires potentiels (comme je ne sais pas trop ou viser je brasse large). Il ne leur faut pas longtemps pour tourner de l’œil, trébucher, se relever maladroitement, avant de s’effondrer sous le regard de leurs compagnons médusés. Ils n’en mourront pas évidemment puisqu’il ne s’agit que d’un gaz soporifique, mais ça personne n’a besoin de le savoir ! Ce qui compte c’est l’effroi qui saisit les témoins de la scène devant la vision de ce dangereux nuage de gaz qui emplit peu à peu la pièce !

« - Qu’est-ce que … ? »
« - Il restait des pièges ! »
« - Vite, sortez tous ! »
« - Laissez-passer Murloc Ness ! »
« - Et Grut et Antoinette-Mérou ? Il faut les récupérer ? »
« - Courrez ! »

Allez hop hop hop, tout le monde dehors ! Le gaz se contente de flotter lentement mais surement, tapissant d’abord le sol avant de remonter progressivement, agitant ses remous telles des vagues menaçantes, dévorant peu à peu la pièce et noyant dans son ventre avide les richesses désormais condamnées.
Pour ceux qui ne fuient pas assez vite, je retiens mon nuage et agite devant eux des formes à l’aspect redoutable (sauf les marines et Minos. Eux, le gaz semble juste les pousser bien gentiment, évitant soigneusement d’incommoder leur visage. Dans le cas du roi géant, c’est évidemment uniquement parce que l’atteindre me demanderait trop d’efforts. Bien sûr que si journal, ce n’est pas un traitement de faveur et ne t’avise pas de me taxer de mauvaise foi !) ; il ne s’agit pas de tous les endormir, juste de faire place nette. Mais si le gaz pouvait parler il rugirait et leur criait des houuu ! houuu ! Je vais vous manger !

Au fur et à mesure que je génère du gaz, je sens que je dois aller chercher de plus en plus loin pour consommer mes ressources. La réserve d’air dans la bulle n’est pas infinie, et je la soupçonne d’être en train de diminuer plus vite que prévu. Je me demande même si je ne suis pas en train de faire rétrécir la bulle en entier ! Et tu sais quoi journal ? Ce n’est pas grave du tout ! A partir de maintenant je souhaite bon courage à ceux qui voudront réclamer ce trésor sans l’assentiment du Gouvernement Mondial ! On reviendra avec des sous-marins, une force adaptée pour botter le derrière de quiconque aurait des velléités de partage, et en attendant la salle du trésor est condamnée !
Bon, et, euuh… je vais me dépêcher de rejoindre les autres parce que l’air devient vraiment irrespirable ici !

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