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Convoi 05 - Rope o'Cop

PNJ Requiem
PNJ Requiem


Feuille de personnage
Dorikis: XxXxX
Popularité: +/-XxX
Intégrité: +/-XxX

Ven 19 Fév 2021 - 16:58

Loin du formidable et majestueux déploiement de force d'une flotte en marche, le Chacal du Commandant Groar Roddower n'est pas la pour convoyer des prisonniers vers leur exécution.

Oh bien sur, il est aussi la pour ça. Et la tripotée de pirates qui sont enchainés à fond de cale sont clairement des types qui ne méritent que la mort. Kazoku D. Souchou, surtout connu maintenant pour être le père d'un des pirates les plus sanguinaires de l'équipage de feu Mantle Shoma, et être tout aussi fou que lui. John Bronze dont le surnom de boucher se passe de commentaires, et enfin la montagne de muscle qui se fait appeler Vent de L'ouest, dont il n'a pourtant ni la légèreté ni la douceur.

Mais le vrai objectif du commandant Groar n'est pas de transporter des pirates, mais bien d'en attirer d'autres. D'en attirer d'autre vers ce petit convoi, vers cet unique bateau et ses quelques centaines de marins d'élites.

Vers cet appât empoisonnée qui se transformera en piège dés qu'un pirate aura mordu !

Car au delà de l'unique navire de guerre, tapi sous la surface, le grand timonier en personne a décidé de s'assurer que le convoi arriverait à bon port.
Le Cavalier
Le Cavalier

♦ Localisation : Dead End {GL}
♦ Équipage : Les Fauchés

Feuille de personnage
Dorikis: 2810
Popularité: -98
Intégrité: -65

Sam 20 Fév 2021 - 12:16

Claquant férocement au vent, le cercueil silencieux annonçait notre approche. Surplombant la tempête furieuse depuis la cime du grand mât, l’étendard peu engageant dépeignait l’aspiration des braves osant s'y confronter. Les Faucheurs étaient de sortie ! Noyées sous les successions de lames glacées, ils mangeaient doucement mais surement l'avance du convoyeur isolé. Le fuyard avait choisi de venir s'enterrer dans la mer déchainée du Maelstrom. Les masses nuageuses happées par son sillage se tordaient dans un fracassement de tous les diables, irradiant l’épais couvert de zébrures menaçantes. Sous les claquements soudains des cieux, les eaux voraces bouillonnaient. La tentative d’échappement éprouvait les hommes du pont mais le défi ravissait mon âme de forban. Tenter le pire pour atteindre le mieux ne manquait pas de louanges. J’étais le chasseur traquant sa proie, mais les rôles inversés m’auraient conduit à entreprendre la même manœuvre. Alors qu’un nouveau creux aspiré la vieille embarcation pour mieux l’engloutir, jamais je n’aurais pu espérer un meilleur débourrage pour le Helhest !

Bravant les éléments, l'équipage de raclures s’acharnait sur les cordages sans rien lâcher. Le navire avait beau craquer de toutes parts, il tenait la cadence. Le gain de vitesse pesait sur sa stabilité, ce qui obligeait les hommes à redoubler d’efforts et d’attention. Malgré le rodéo, les enfants de la mer restaient en selle. Trempés, ils passaient d’un bord à l’autre d’un pas chaloupé sans jamais quitter les fixations. Épousant les vagues pour mieux accompagner le mouvement, ils remplissaient le contrat. Une engeance de fond de caniveau pêchée sur Dead End n’existant que la haute mer attente. Des regards mauvais fusaient mais qu’importe. C’est aujourd’hui aux précipices de la vie qu’ils se révélaient à la hauteur de mes attentes. L’étape suivant pouvait commencer. Beuglant dans la tempête, j’entrais en scène.

- Armez le canon !

L’unique canon du pont avait été positionné sur un sabord du tribord, autour le maître-canonnier s’échinait à charger le crache mort de poudres encore sèches. Le temps était compté avant qu’une nouvelle vague vienne tremper la tentative. Un grognement racla.

- Armé ! Paré à envoyer !
- Hé hé.. Te loupe pas ! Dégomme-moi ce fils de chien !

Alors que je prenais la direction de la proue, une détonation m’arracha les tympans pendant que fusait le boulet sans que les eaux démontées permettent de mesurer la réussite. Le navire marine continuait de voguer à l’avant, le colis était à destination de confrères peu scrupuleux sur les convenances. Il faut dire qu’on n’était pas les seuls à faire la cour au convoyeur de prisonniers. D’autres nous talonnaient avec la même fougue. Le tir n’était qu’un avertissement, une invitation à prendre le large pour l’un des poursuivants, servant d'écho pour les autres. Le manque de budget avait obligé de voir à la baisse l’armement. Trois autres boulets attendaient leur envoie et pas un de plus. L’échange en mer exclu, seul l’abordage était envisageable à cette heure. Tirer le premier avait le mérite de tromper un temps sur notre capacité de feu, tout en marquant sans ambigüité notre volonté à prendre possession du bâtiment traqué.

Si la promesse d’une richesse garantissait l’engouement du bord, l’arraisonnage avait principalement l’objectif d’inscrire dans les journaux le nom du Cavalier. De la renommée découlerait de nouvelles opportunités pour l’équipage naissant. Les prisonniers libérés n’allaient pas rapporter le moindre berry mais mon regard portait sur le long terme. L’attaque des précédents convois avait gagné toutes les mers. Le doute sur l’entreprise était cependant palpable. Des râlements, grognements ponctués les mis-clos. A mesure que je remontais le pont en m'appuyant sur la faux, ils se taisaient en de noirs regards. L’un des plus confiants me cracha aux basques alors qu’une nouvelle vague nous écrasa. Ces hommes à l’esprit libre ne suivaient pas aisément les ordres d’un vieillard rapiécé sorti de nulle part. Je les savais entrain de me jauger autant que je le faisais. Souriant au mutin en devenir, je frappai négligemment son dos de la paume pour l’aider à cracher la tasse. Se retrouvant à quatre pattes le gredin manqua de se faire emporter par la vague suivante. M’esclaffant de la mésaventure, j'atteignis le ponton avant. Sans quitter leurs tâches, les hommes me portaient leur attention. La tempête déchainée couvrait à peine ma voix maintenant Le Chacal à portée.

- Nous y sommes sacrés veinards ! Le moment de faire vos preuves est venus ! Plus que deux brasses avant de déchainer les sept enfers sur le rafiot ! Et à nous le butin ! Pas de quartiers pour la bleusaille, on prend ce qui nous revient par le droit du Code et on repart vissa se mettre au sec. Libérez des chaines toutes les bonnes âmes prêtes à rejoindre nos rangs et laissez les autres croupir par le fond ! Vous avez entendu !!!
- OUI !
- Alors préparez vous ! ON ABORDE !!


Dans le feu de l'action peu de place était laissée aux discussions. L'ordre était simple et les gaillards ne pouvaient discuter une prise de risques sans perdre la face. Joignant les actes à la parole, je glissai une main dans les plies de ma soutane afin de dévoiler la blancheur de mes mollets. Un bref élan envoya ma carcasse de l'autre bord dans un grand cri, les deux pieds joints en avant. Alors qu'ils se posaient en premier sur le pont ennemi, une question germa. La question devint doute. Pourquoi n'avait on subi aucun tire des marines ?!

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~ Les Faucheurs ~  Convoi 05 - Rope o'Cop Drapeau_2_-_Copie  ~ Le Code ~
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Eleanor Bonny
Eleanor Bonny
♦♦♦ l'Exsangue ♦♦♦

♦ Localisation : Nouveau Monde
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Dorikis: 9802
Popularité: -1200
Intégrité: -1200

Sam 20 Fév 2021 - 14:50

Si le premier convoi avait été une aubaine, les autres représentaient un danger potentiel. C'était du moins ce que je me disais. Ces appâts jetés au milieu de l'océan, à la merci des pirates, petits comme gros poissons, devaient bien servir un objectif pour le Gouvernement Mondial. Restait cependant à savoir lequel car à nous se présentait cette fois-ci un simple navire, un seul, qui ne payait pas de mine et comportait pourtant à son bord tout un tas de raclures, le commandant d'élite pour commencer.

Je savais que je ne pouvais espérer un coup d'éclat similaire au premier, d'autant plus que je n'étais pas première sur la liste : un autre vaisseau avait fait son entrée et commencé les hostilités, de l'autre bord de l'ennemi. Celui-ci avait commencé à tourner sur lui-même pour lui montrer son flanc, probablement dans le but de représailles, mais en ce-faisant ignorait notre présence.

« - Bien, cette fois-ci il va falloir se battre pour le butin. »

Je n'avais pas vraiment idée des crapules qui pourrissaient dans la cale ; il était même certain que je ne pourrais jamais tomber sur des hommes comme ceux que j'avais trouvé. À présent, une véritable discipline régnait à bord tout autant qu'un esprit d'équipe commençait à se former. Les hommes les moins aguerris rattrapaient les plus expérimentés et donnaient l'idée d'un groupe de pirate puissant où se démarquaient certaines têtes plus que d'autre, mais dans l'humilité.

« - Peut-être devrions-nous les laisser faire tout le boulot à notre place ? » répondit Angelica, à mes côtés.

« - Et zapper toute la partie amusante ? Hors de question. Nous allons forcer le navire de la Marine à tenir un abordage sur deux fronts.

- Ce sera un chaos sans nom.

- Ce sera un vrai acte de piraterie. »

La peur. Une arme pour le GM, probablement la plus puissante, et nous en étions les instruments. Ce genre d'opération était ce qui faisait la une des journaux. Mais c'était aussi ce qui faisait notre renommée ; nous n'avions d'autre choix que de vivre dans l'ombre des braves gens. En réalité, c'était la société voulue par les Étoiles qui faisait de la plupart d'entre nous des criminels.

« - Parés à l'abordage ! » signai-je tandis que le navire fendait les flots vers l'ennemi, dont la masse à bord évoluait à présent vers notre côté aussi. « Tribord toute. Ouvrez les écoutilles ! »

Comme d'habitude, Angelica devinait mes ordres avant que je les ai émis. La manœuvre se fit de la façon la plus fluide possible. Les six écoutilles de la cale s'ouvrirent simultanément. Derrière elles, des bouches de feu firent leur apparition, s'avançant sur leurs rails jusqu'à l'ouverture. Sur le pont, deux autres canons roulèrent jusqu'au bastingage.

« - Canon prêts à faire feu... Feu ! »

L'odeur de la poudre était omniprésente. Un court silence frappa l'équipage, avant que les détonations ne surviennent pratiquement toutes en même temps. Les boulets volèrent, les masures du navire-prison chutèrent et des éclats de bois jaillirent dans toutes les directions. Nous avions triomphé par notre rapidité : leur artillerie avait dû être suffisamment touchée pour être hors-service et manquer de répondre à temps.

« - Lancez les grappins ! » tonnai-je tout en posant une botte sur le bastingage, poignards en main.

Alors, comme les cordes faisaient le lien entre les deux vaisseaux, je sautai de l'autre côté pour empêcher l'ennemi de les sectionner, balayant d'une lame d'air chargée en vibration tout le flanc droit du croiseur. Un doute s'empara soudain de moi, comme je remarquai la tenue misérable des soldats qui nous faisaient face, tremblotants, rachitiques. Maladifs, c'était le mot. Une odeur pestilentielle avait succédé à celle de la poudre et je la reconnaissais entre mille : mon haki m'informa rapidement de la présence d'un charnier dans la cale où des dizaines de corps pourrissaient à présent, emportés par une maladie que le médecin de bord n'avait probablement pas su traiter. Seules quelques âmes demeuraient, immunisées ou mourantes ; la plupart terrorisées à fond de cale.

Merde, nous venions de tomber sur la barque de Charon.

« - Restez où vous êtes ! Ce navire est dévoré par la variole ! » hurlai-je tout en détachant un premier grappin et en pointant l'une de mes lames sur l'acrobate le plus preste, lui signifiant de faire demi-tour.

Le constat frappa les autres boucaniers à rebours, alors qu'ils continuaient à se déverser sur le pont sans rencontrer de véritable résistance. Je lus dans le regard de leur capitaine, un homme à l'allure cadavérique, qu'il avait deviné en même temps que moi ce qu'il s'était passé ici. Mais il n'avait pas su agir à temps.

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Doppio
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Le Bourbier

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Dim 21 Fév 2021 - 0:59

Tout s'est passé très vite tandis que mes doppiosters et moi-même nous tripotions la bite métaphoriquement, au chaud dans la Fun House, lorsque l'ennui t'étreint tu finis par faire des choses stupides, comme lire des journaux pour te renseigner sur le monde et la façon dont le monde creuse et quelle profondeur va atteindre la tombe du monde,

-Oh ! Alors ça m'sieur Doppio, ça me troue !
Tu lis les journaux Jean-Claude ? J'ignorais que tu disposais de cette compétence !
Je sais lire depuis mes 25 ans, m'sieur Doppio.
Je suis scié ! Tu m'as scié, Jicé.
Figurez vous, m'sieur Doppio, que le gouvernement va envoyer plein plein de révolutionnaires à l'abattoir, qu'il transporte sur les mers à bord d'immenses cages en bois. J'imagine toute cette viande grise se perdre dans des exécutions sommaires accomplies par des amateurs, et ça m'emplit d'une immense tristesse.
A l'abattoir... Hmmm...
-Oh ! M'sieur Doppio réfléchit !
Chut ! Laissez réfléchir m'sieur Doppio !

Ensuite on est tous ensemble allés au port chopper le premier bateau qui passe, j'en ai trouvé un plutôt cool d'un bois légèrement rosé, il appartenait à des pirates ou à des révo' je sais plus, en tout cas il est à moi maintenant, et je l'ai baptisé Anasthase-Pierre Valjean, une référence à un gladiateur que j'ai buté il y a fort longtemps dans l'arène et qui ressemblait à un bateau.

J'embarque quelques doppiosters, dont ce bon Jean-Claude, mon ami cannibale aux moeurs légères et à l'estomac plein à craquer de friandises. Les autres sont des jeunes recrues dont je veux éprouver le cran ! En bataille navale si tu perds tu tombes à l'eau puis tu meurs, c'est complètement antijeu. Mais j'ai jamais essayé, si ça se trouve je vais me découvrir une passion !

***
Ok ! Tirez !

Et là, t'as le boulet qui part, et le canon qui explose, arrachant une main à Grego. Tout le monde éclate de rire, sauf la main de Grego, qui éclate tout court ! Le gag fonctionne.

C'était une blague, j'avais mis un tonneau de poudre entier dans le canon.
Hahaha j'en peux plus !
C'est l'arroseur arrosé !
Oui hahaha je crois que je vais tomber dans les pommes...

Comme la blagounette, le boulet fait mouche, part soulever de la flotte quelques centaines de mètres plus loin, en pulvérisant au passage un albatros. Joli tir ! Dire que des gens font des études pour ça, alors que l'astuce réside dans la quantité de poudre, et dans la quantité d'amour que tu investis lorsque tu allumes la mèche.

L'explosion a arraché un bon quart du pont, et a abimé les deux autres seuls canons qu'on a trouvé à bord, mon navire a une sale gueule maintenant, au pire on ira s'incruster sur un autre, c'est fait pour ça non ? Tu jettes ton bateau comme un mouchoir usagé, c'est que du matériel de toute façon tout ça, du matériel volé en plus, on s'en tape.

-Vous avez vu ? On est pas les seuls à attaquer m'sieur Doppio !
Des pavillons pirates ? Pourquoi voudraient-ils libérer des révolutionnaires ?
-C'est sûr sûr sûr que les prisonniers sont des révos ?

Alors déjà chaque chose en son temps. C'est qui les marines déjà ?

Les marines c'est ceux qui ont les mouettes c'est ça ?
Oui, tout à fait. Votre connaissance approfondie de l'ennemi vous honore, m'sieur Doppio.
Remarque qu'il y en a qui auraient pu se déguiser en navire pirate pour se fondre dans la masse !
-Vous pensez qu'ils feraient des choses aussi éthiquement discutables ?
-C'est pas le genre de la marine !
Dans le doute on va aborder celui au milieu là-bas ! Vous voyez ?

Je le pointe du doigt, ce gros navire ridicule. Il se fait saucissonner par les grappins des pirates, c'est une position compromettante. Y a plus trop d'agitation là-dessus, par contre, j'espère que ça repartira de plus belle lorsqu'on se sera rapprochés, j'aimais bien l'idée des explosions, des brûlures au 3ème degré, des furieux avec du haki et tout et tout. Mais là il se passe rien, on dirait, ça m'inquiète pour la suite...

-Ça se fait d'aborder un navire qui se fait déjà aborder par quelqu'un d'autre ?
-Ouais ? C'est pas, genre, impoli ?
Les marines sont les méchants dans ce conte de fée qu'on écrit tous ensemble, on s'en fout de tout ça. On va tous taper dessus, et ça va tous nous rendre potes.
-Comment on aborde un navire m'sieur Doppio ?
On va leur foncer dessus à toute berzingue, ils verront rien venir.
Mais si on coule, avec votre fruit, vous finirez mangés par vos confrères poissons. Et si quelqu'un doit vous manger un jour, ça doit être moi, on était d'accords, m'sieur Doppio.

J'ai des branchies mon pote, au pire je ferai une Craig Kamina et je me taperai un gentil coma tout en me laissant dériver au gré des courants, ou alors je filerai la chiasse à un roi des mers gourmand avec un peu de pot.

Jicé, voyons... Je suis déjà mort trente-neuf fois cette semaine ! Et je vise un nombre rond, tu vois le truc ?
Bon ! Vous maîtrisez déjà la situation à ce que je vois ! Parfait !
-A toute berzingue !!
En criant très fort. Criez tous très fort.
A L'ABOOOOORDAGE !
Oui comme ça, c'est très bien.

Ces gens se font déjà aborder par deux autres équipages sur des navires rutilants. T'en as un qui l'est particulièrement, rutilant, avec un petit aspect pue la mort très chatoyant, j'espère qu'il est aussi accueillant qu'il en a l'air, je voudrai faire l'after chez eux... C'est vrai non ? Ces évènements, ça transforme des étrangers en meilleurs amis, et puis ça peut permettre de retrouver de vieilles connaissances aussi, qui sait...

Bon moi par contre j'ai pas attrapé le rafiot le plus puissant de la portée ! J'aurais du en piquer un meilleur. Regarde comme il se traîne le cul. Ou bien c'est parce que mes copains savent pas le manoeuvrer, ils jouent avec les voiles et le gouvernail au pif, on avance en zig zag depuis qu'on est partis du port... On va percuter frontalement le vaisseau de la marine, mais à cette vitesse, ça va juste faire "poc" et ça va être très triste et décevant.

Donc en attendant qu'on se soit un peu rapprochés, je pars ouvrir quelques tonneaux de poudre à canon supplémentaires dans l'idée d'en expérimenter les effets lorsqu'on s'en introduit dans le nez, dans la bouche ou encore dans d'autres orifices moins accessibles ! Plaisir et bagarre.

A L'ABORDAAAAAAGE !

Mes amigos continuent à se crever les poumons ! J'aime cet enthousiasme.

Ils devraient avoir le même, les pirates, à mordiller les genoux des marines comme les gentils chienchiens qu'ils sont. Pourquoi j'entends aucune mélodie de bagarre ? Y a zéro ambiance dans tes petites fiestas, gouvernement mondial, c'est pour que ça que tout le monde veut te renverser.
https://www.onepiece-requiem.net/t10413-fiche-de-craig
Le Cavalier
Le Cavalier

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Intégrité: -65

Dim 21 Fév 2021 - 22:20

- Tranchez dans le lard ! Ne les laissez pas vous approcher !!

L'odeur de pestilence prenait à la gorge. Tel un troupeau de zombies aliénés, des silhouettes putréfiées s'étaient trainées à notre rencontre sitôt le pied au plancher. Les jambes flageolantes les portant à peine, rampant pour certains, ils avançaient bras tendus... Armés du seul espoir d'être secouru, ils progressaient lentement mais surement vers les nouveaux venus. L'articulation rendue difficile, seuls des suppliques étouffées s'entendaient. Une véritable vision d’horreur. Rien n’était pire en mer que de tomber sur un vaisseau de souffreteux. La masse avide de brigander se pressant dans le dos me poussait en avant. Il fallut une bordée de canons pour renverser le jeu de quilles. La secousse secoua tous les ponts dans un nuage de débris. Manquant de peu de me faire arracher un morceau, je déviai l’un des boulets d’un revers. Au milieu du chaos le spectacle n’était pas jouasse,  mais ce temps me permit de mieux discerner la situation. Un cri souleva mes doutes. Une saloperie de variole…

Une blanche corneille venait de débarquer et refourguait ses hommes en arrière. Les moribonds les plus vifs et les plus proches, déjà sur jambes prêt à étaler leurs miasmes, goutèrent à un passage de faux. Les chaires volèrent, le sang se mélangea à la pluie.. à distance de nous pour l’instant encore. Se joignant à mon appel, le cliquetis des armes s’entendit derrière moi et une seconde vague fut fauchée sous le déluge de balles. Une certaine hésitation parcourut le rang des condamnés. Une sortie s’entrouvrit alors. Gueulant pour percer le silence de la tempête, je dirigeai mon doigt crochu droit devant moi. La serre squelettique à peine dépliée attira les regards craintifs. La soutane usée balayée par le vent et les eaux, mon ombre sembla s’étendre.

- Sales chiens galeux ! Approchez pas !! Rien ne vous attend de ce bord ! Si vous êtes assez cons pour espérer un remède, allez plutôt voir de l’autre si j’y suis !! Hé hé !

Un à un les yeux pochés à la pustule se tournèrent lentement dans la direction du doigt jusqu’à se stopper à la donzelle isolée. Pensifs, ils revinrent de nouveau sur moi contempler ma bouille d’ange et les mines patibulaires de ma suite de chérubins à barbes. Certains frémirent. J’englobai les spectateurs de mes prunelles vides, prisonniers des deux puits palots j’attendais leur décision. Malgré le ton de ma voix, je ne ressentais aucune animosité pour ces âmes malmenées. Un profond détachement et une promesse de trépas étaient tout ce que j’avais à leur offrir. Au porte de la Mort, une frousse les gagna à s’approcher davantage d’un damné. L'aura ténébreuse les avait déjà gagnés. Ils bifurquèrent sur leurs talons et chargèrent la pirate d’un même bloc. Un regain d’énergie naquit du mélange de peur et d’espoir. Sortant de l’ombre où il se tapissait, le lieutenant Kazoku bondit à la tête du troupeau désireux de vivre. Le tueur de femme n’accepterait jamais de mourir avant d’avoir tué ses enfants. Une montagne de muscle le suivait de prêt. La masse grouillante avait beau sembler sous perfusion d'un cocktail multivitaminé, Bonny ne broncha pas.

- Dites Capitaine, vous dit pas quelque chose sa tête ?
- Hum.. T’être bien… On les laisse passer d’abord puis on ira ramasser ce qu’y a sur le navire de la demoiselle. Se peut qu’on ait de bonnes surprises hé hé…


Quelques secondes plus tard, je sentis une patte se poser sur mon épaule. La masse velue du quartier-maître glissa un marmonnement à mon oreille.
- Euh dites Capitaine, s’entendez quoi par aller sur son navire ? Les gars et moi on se demandait..
- Hum.. Oubliez on s’approche pas de ce machin, on remballe hé hé..
- Hip Hip Hip ?!
- A L'ABORDAAAAAAGE !
- Hahaha ! Très bien !
- ... ?
- A l’abordage, à l’abordage, à l’abordagggeeeuhh ! ♫
- ... ?!
- Aaaborrdageuh !
- Par une morte couille ! C'EST LE FIGHT CLUB ?!!


Chantant l’hymne de l'abordage une nouvelle troupe entrait en scène. De joyeux frappadingues aux crânes durs. Ils rejoignirent les festivités en frappant tout ce qui était à portée sans distinction. Alliés comme ennemis inconnus. Les faucheurs aux premiers loges rendirent les coups mais rapidement le pont se transforma en une foire à l'empoigne. Totalement désarmé devant les événements, je sentis un rire euphorique monter. Cette sortie se révélait finalement au-delà du fiasco et de mes attentes. Le repli perturbé, je serrai l'hampe de mon arme et rejoignis la mêlée générale. Advienne que pourra !


***


De l'eau bouillonnante, une tige métallique perçait en toute discrétion la surface. Le périscope rutilant ne manquait rien de la scène se jouant plus haut. Le plan A suivait son cours. Le commandant Groar aux manettes libéra un sourire carnassier...

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