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Convoi 06 - Rope & Roll

PNJ Requiem
PNJ Requiem


Feuille de personnage
Dorikis: XxXxX
Popularité: +/-XxX
Intégrité: +/-XxX

Ven 19 Fév 2021 - 17:01

Il y a peu de choses aussi majestueuses qu'une flotte de la marine qui avance à vive allure à travers les mers. En commander une, c'est régner sur quelques milliers d’âmes dures à la tache et au feu, avoir la main haute sur des centaines de tonnes de d'acier et de bois, pouvoir déchainer sur commande une puissance de feu suffisante pour raser un port et n'en laisser que ruines, cadavres épars et cendres fumantes.

C'est un pouvoir, une responsabilité, un honneur !

Et alors que le vice amiral Miguel Del Grande Jimenez Vasco observe à la lunette la progression impeccable de sa flotte, Ses quatre cuirassés naviguant deux par deux, encadrés par un essaim de caravelles jouant les guetteurs tout autour du convoi, assurant ainsi que rien ne puisse atteindre le cœur du convoi sans avoir a subir la déferlante de fer et de feu que peuvent délivrer des cuirassés de la marine, il est pleinement conscient de tout ce qu'implique le pouvoir dont il dispose.

Et de l'importance que les prisonniers qu'il transporte, pour la plupart raflés au sein des criminels de Jaya, comme le dangereux Othar, le plus sauvage barbare qu'ait jamais accueilli la révolution, ou l'étrange pirate Sirquiz Sylvano que son fruit semble avoir rendu un peu trop fou pour sa propre santé, soient amenés sans encombre à l'échafaud on ou pourra les décapiter convenablement.

Et même si dans le fond il regrette un peu la présence à son bord de menu fretin ajouté au convoi, comme ce Pakbo qui a l'air d'un pirate au rencart tout ce qu'il y a inoffensif, il est tout entier dévoué à sa tache.

Y compris et surtout sa seconde partie clairement inéluctable et qui le réjouit d'avance. Attendre et repousser les pirates ou les révolutionnaires qui ne manqueront pas de venir tenter d'attaquer le convoi pour libérer leurs amis.
Jeska Kamahlsson
Jeska Kamahlsson

♦ Équipage : Red Spectres

Feuille de personnage
Dorikis: 6113
Popularité: -410
Intégrité: -386

Sam 20 Fév 2021 - 23:11



Me voilà donc de nouveau en mer. Le vent frais caresse mon visage et je profite d'un peu de solitude. Il faut dire que depuis Parisse, je n'ai pas eu beaucoup de temps pour moi. Certes, on est sous le commandement de Red, mais dans la réalité des faits, me laisse m'occuper de tout et passe le plus clair de son temps dans sa cabine, vissé au Den-den, essayant sans doute de joindre d'anciens amis. Pour peu que ça existe dans la piraterie. Bref, je me retrouve dans le même rôle qu'à la Gare. Je donne les ordres, distribue les corvées, gère le tout-venant. Sauf qu'en plus j'ai de nouveau mon fils dans les bras. En effet, j'ai lourdement insisté pour qu'on s'arrête sur l'île des hommes-poissons et que je retrouve mon petit Sakazuki. Et si les retrouvailles ont été un peu étranges après mon année d'absence, le petit bout de chou s'est vite fait à sa nouvelle vie.

Et moi aussi.

Voilà donc mon garçonnet au lit et le soleil ne va pas tarder à se coucher aussi. Je sens ses ultimes rayons caresser ma peau. Soudain, j'entends la démarche particulière de Landstorm derrière moi.

"Il va pleuvoir." Dit-il sans préambule.

"Ouais." Réponds-je sans me retourner.

Chacun à sa manière, on sent ce qu'il va se passer. Lui grâce à son expérience sur les mers, moi grâce à un sens du toucher si aiguisé qu'il sent les variations de pression de l'air. Ca va tomber dru dans les prochaines heures. C'est alors qu'on entend la vigie brailler.

"Pleins de navires de la Marine à tribord!"

"Par Davy Jones, c'est à bâbord qu'ils arrivent! Sangdieu, c'est vraiment une belle troupe de pieds-tendres qu'on a là!"

Benjamin n'a pas tord. Notre équipage est composé exclusivement de gens qu'on a libéré sur Parisse, Red et moi, et très peu ont déjà navigué. Or, comme notre navire tient plus de radeau de la Méduse que du fier galion, les conditions nous sont clairement défavorables. Seulement, je sais aussi que la Marine ne déploie pas un tel arsenal pour des prunes. Il y a dans ce convoi quelque chose de valeur ou d'importance. Et j'ai bien envie de faire un brin d'honnête piraterie afin de les délester de ce fardeau.

"Allez, les gars, amenez les voiles, il faut qu'on prenne le maximum de vent pour s'éloigner de leur route."

Immédiatement relayés par Landstorm, mes ordres mettent le navire en branle et on s'éloigne du convoi pénitencier. J'espère que notre attitude leur à montré qu'on ne constituait pas une menace, d'autant plus que j'ai insisté pour qu'on vogue sans pavillon. Afin de ne pas ostensiblement s'afficher comme des criminels. Je crois qu'on est hors de portée de leurs canons, mais je n'y mettrai pas ma main à couper. J'en ai trop besoin!

Et la pluie arrive. Et avec elle, un phénomène assez rare même pour Grand Line, une absence totale de vent et un épais brouillard. Bref, les conditions idéales pour mon plan. Que j'expose à notre bande une fois à l'inférieur.

"Bon, les gras, vous gardez le navire. Moi, je vais m'infiltrer à bord et rafler la précieuse cargaison qu'ils transportent."

"Mais comment tu vas aller à bord?"

"Rien de plus simple!" Dis-je en souriant. "Les navires de type cuirassé ont de vrais poste d'observation couverts et pas de bêtes nids-de-pie comme nous. Ce qui veut dire que s'ils voient très bien autour d'eux, mais pas au dessus! On va donc passer par les airs!"

"Ouais, mais nous, on ne vole pas…"

"Vous non, mais Red et moi pouvons nous déplacer dans les airs. Alors on va y aller à deux, se glisser discrètement dans un navire et faire main basse sur le magot!"

"Dans cette purée de pois, vous ne trouverez jamais les navires."

"Hé, si, car les Marines, eux, auront besoin de voir pour surveiller les environs. Il vont donc allumer des torches, et de ce fait nous servir de phare."

"Et pour revenir, z'allez faire comment?"

"C'est là que ça se corse. Il va falloir qu'vous tiriez une de nos fusée de détresse deux heures après notre départ pour que Red et moi, on vous retrouve."

"Du coup, on va se griller, non?"

"Oui, mais on est plus rapide et plus maniable qu'eux. Dès que le vent sera levé, on va les semer, c'est certain."

"Et tes sûre de pouvoir faire l'aller retour et trouver le trésor en moins de deux heures?"

"Oui, parce que j'ai été Marine avant, et que je sais que les cuirassés sont construits à la chaîne sur les chantiers-naval. Donc, ils sont tours organisés de la même façon. Je peux m'y orienter les yeux fermés"

"Mais tu fais tout les yeux fermés!"

"Raison de plus! C'est du tout cuit, je vous dit!"

Une heure plus tard, Red et moi, chacun sous un ciré, nous préparons à partir. Mais juste avant, je le briefe.

"Pendant tout le vol, jusqu'à ce qu'on soit sur un navire, il faudra que tu me guides, car je ne pourrais me diriger seule. L'atterrissage est crucial. Car c'est le moment le plus délicat de l'infiltration. Il ne faut pas se faire griller à ce moment là! Et une fois à bord, il suffit juste de piquer des uniformes et on fera couleur locale. Dans les gros bâtiments, aucun sous-of' ne fait attentions aux matelots. On pourra se balader tranquille!"

Je luis fait un grand sourire, comme pour lui montrer que e crois dur comme fer au bon déroulé du plan.

"Allez, on y va?"

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Convoi 06 - Rope & Roll V8az

"Il n'y a pas pire aveugle que celui qui refuse de voir."
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Red
Red
Capitaine Red

♦ Localisation : Disparu
♦ Équipage : Armada

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Dorikis: 13732
Popularité: -1200
Intégrité: -1200

Dim 21 Fév 2021 - 23:06


-Dites monsieur Red.
-Ouais ?
-Qu'est ce qu'on trouve comme trésor sur un navire de la marine ?
-C'est une bonne question. Réponse dans deux heures.

Sur le pont Jeska est déjà en tenue de vol, avec un plan digne de mes plus grandes heures au Cipher Pol. Après tout, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? On pourrait se contenter de passer au large. Ou de foncer au travers. Mais c'est vrai que voler jusque la bas en aveugle pour leur tomber dessus par surprise et jouer les visiteurs discret, c'est nettement plus... Fou ? Amusant ? Intéressant ?

Ça fait un bail que j'ai pas joué les infiltrés tiens. Heureusement c'est comme le vélo, ça s'oublie pas.

-Tu sais que je suis toujours pas convaincu que tu n'es pas en train de faire croire que tu es aveugle hum ? C'est pas normal d'y voir aussi bien sans Haki...

Cela dit ça commence a faire long pour une blague, ça voudrait dire que Jeska a vraiment un sens de l'humour particulier, ou un amour inédit pour les plaisanteries les plus longues ou le comique de répétition.

-Tiens. Attrape ça. Je me vois mal de crier des indications pendant le trajet, alors on va plutot la jouer pirate d'aveugle.

Récupérant un bout soigneusement enroulé sur le pont, j'en ligature rapidement les deux extrémités en deux boucles, avant d'en glisser une dans la main de la miss et de m'enrouler l'autre autour du poignet.

-J’espère que ton geppou est pas trop rouillé, moi je nage comme une enclume et c'est un peu tard pour apprendre.

Décollant du pont de concert, nous filons à travers les airs et le dense nuage de pluiu, prenant appui sur un vide qui se solidifie pourtant sous nos pieds pour nous permettre de courir au dessus de l'eau aussi facilement que sur une piste de terre. Courant à l'aveugle, Jeska prend la téte. Arrivant je ne sais comment a courir à l'horizontale et en ligne droite, pendant que je me contente de suivre en essayant de percer du regard les trombes d'eau qui nous tombent sur la gueule, à la recherche des lumières des cuirassés.

La !

Non, deux lumières, un navire d'escorte....

Mais quel bout de l'escorte ?

J'en suis encore à me demander si il est plus judicieux de foncer sur ce navire ou de continuer encore un peu au pif quand le reste du convoi se décide à nous donner un coup de main. A tous les coups ils sont aussi paumés que nous, et pour garder le groupe soudé l'officier commandant applique les procédures classiques de la marine, et fais donner la corne de brume... Et a partir de la tout devient plus simple. Parce que le codage des coups de corne n'a visiblement pas changé depuis la derniére fois que j'ai eu le bouquin en main, et que pour naviguer en convoi au bruit, il est assez complexe pour que les vaisseaux puissent identifier facilement les navires qui les entourent, et vérifier qu'ils n'ont pas perdu leur place dans la formation.

Au bout de la corde, Jeska connait ses classiques aussi bien que moi, et a déjà tourné sa course vers la quadruple sonnerie qui indique la position du navire amiral. Facile pour l'aveugle.

Et après un humide quart d'heure de course a travers une pluie si dense que j'ai presque l'impression de nager, je vois surgir en dessous de nous les six feu de position qui signalent un cuirassé de la marine et ses braves troufions aux aguets. Maintenant, reste à savoir comment faire comprendre ça à Jeska sans qu'elle ait juste l'impression que je file droit sur l'eau ?

Déjà, passer devant.

Accélérant ma course je me rapproche de la demoiselle, courant à sa hauteur pour essayer d'échanger quelques infos en hurlant.

-CUIRASSÉ EN VUE ! ON SERA SUR SON ARRIÈRE SOUS PEU. A MON SIGNAL ON VIRE D'UN QUART DE TOUR A DROITE, ET ON FILE DROIT SUR SA POUPE !

Et hop, un coup sec sur la corde, et nous exécutons une superbe manœuvre aérienne, tournant sec l'un derriére l'autre pour courir après le navire amiral.

-ON ARRIVE AU DESSUS ET ON SE LAISSE TOMBER. MAINTENANT !  

Reste à espérer que Jeska arrive à localiser le vaisseau sous ses pieds quand elle sera pas loin. Et sinon bon... J'aurais bien fait de prendre une corde. Et de toute façon, on est déjà trempés comme des soupes. Alors un plongeon ne devrait faire aucune différence.

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Yukikurai
Yukikurai
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♠ Cavalier de la révolution ♠

♦ Localisation : Clock Work

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Intégrité: -360

Lun 22 Fév 2021 - 21:40

La marine l’avait dit, elle le faisait et sa purge continuait. La révolution, elle, s’était restructurée et son niveau d’activité visible avait augmenté. Voilà que pour la deuxième fois, elle avait récupéré des informations pour aller sauver des nôtres. Cette fois-ci je faisais partis de ceux à qui on avait confié la tâche de mener à bien le sauvetage. D’après les informations qu’on nous avait fournie cette fois-ci, il y aurait une sacrée flotte avec le convoi.

Je me retrouvais aux commandes d’un sous-marin de taille modeste, nommé Résilience. J’avais été chargé de la diversion, d’autres groupes de révolutionnaires menés par Ragnar entre autres seraient au rendez-vous pour s’occuper de la libération.

« Capitaine Yukikurai. Nous faisons surface pour nous repérer. Nous venons d’entrer dans la zone appelée triangle florian. »
« Très bien, mais appel moi juste Yukikurai. Je ne suis pas vraiment votre capitaine. C’est n’est que pour cette fois. En plus j’y connais pas grand-chose en sous-marin. Je ne sais même pas ce qu’est le triangle florian. Tu es bien plus qualifié que moi Jean-Jean. C'est toi qui pilote le Résilience après tout. »
« C’est plutôt connu par ceux qui vogue sur Grand Line. C’est une zone dangereuse, où le temps est très capricieux. »
« Ça ne change pas vraiment du reste de Grand Line, jusque-là. »
« Sauf qu’ici les bateaux disparaissent sans laisser de trace. Juste un bateau vide au milieu d’un brouillard permanent. Enfin c’est ce qu’on raconte. »
« Allez vient on va prendre l’air et voir s’il y a au moins du brouillard. »

Sortant la tête de l’écoutille, je pus constater qu’il faisait bon dehors. Le soleil brillait et rapidement tout l’équipage se retrouva sur le pont pour profiter un peu. Je ne pus me retenir de me payer la tête de notre timonier.

« Alors soit on n’est pas au bon endroit, soit tes renseignements ne sont pas terrible, mon grand. »
« Non, on devrait y être. »

A peine avait-il dit cela qu’il commença à pleuvoir et un brouillard quasi surnaturel se leva. Je me retrouvai seul sur le pont à fixer le brouillard. Mais bon, quitte à ne rien voir autant être au sec. Je descendis au périscope et nous reprîmes notre route.

Quelque temps plus tard, nous repérâmes un navire isolé. Nous l’avons observé discrètement au périscope pour déterminer si c’était l’un des éléments du convoi. Je ne voyais rien avec une si petite fenêtre sur la surface. Je laissai donc ma place à un spécialiste, mais avec le brouillard pas sur qu’il voie mieux que moi.

« Je ne vois rien. »
« Il y a trop de brouillard ? »
« Nous, il n’y a personne sur le pont. »

Quand il me dit ça, je compris ce qui me faisait bizarre. Je ne ressentais pas de vie à bord. Même sans me servir de mon Haki, je percevais inconsciemment les gens qui m’entouraient et là je ne percevais rien. Je tendis mon mantra vers le navire et ne décelai pas âme qui vive.

Nous accostâmes donc le navire, le fouillâmes de fond en comble. Il était vide et déjà pillé de tout ce qui a de la valeur. Une idée soudaine me vint. L’équipage n’était pas pour, mais on m‘avait donné la direction des opérations. Je fis valoir ma voix de chef. La diversion serrait grandiose.

Je fis attacher une corde du sous-marin au navire. Je restai à bord du bateau fantôme et me fis tirer par le submersible. Nous avançâmes comme cela dans le brouillard. J’étais content d’être à l‘air libre même si la pluie se fit plus drue. Au moins je pouvais regarder partout facilement. Même, s’il est vrai que je ne voyais guère loin. Mon Haki portait plus loin que mes yeux.

C’est ainsi que je ressenti la présence d’homme sur un navire. Puis je repérai un deuxième groupe non loin. Ensuite, j’entendis un bruit lugubre. Mais quand on lui répondit de plusieurs directions à la fois, j’en déduisis que c’était ainsi que communiquaient les navires que l’on recherchait et non un monstre marin. Enfin, il y avait des gens sur l’eau. Lorsque je vis qu’une lueur se dirigeai vers moi, puis une seconde. Je détachai la corde liant le vaisseau au sous-marin et plongeai dans la mer. Je suivis la corde jusqu’à l’écoutille, l’ouvris sous l’eau. Je m’y engouffrai avec la mer. Je fermai frénétiquement derrière moi. Puis à bout de souffle ouvris le deuxième sas. J’atterris dans le Résilience, libérant le demi mètre cube d’eau que j'avais enfermé avec moi. Je fus accueilli par une bordée de jurons.

« Bordel d’andouille, tu en as vraiment foutu partout. On aurait pu te récupérer à la surface. Ça aurait été plus simple. »
« Oui, mais ça aurait été moins discret. »
« Avec un brouillard pareil. Qui a nommé un crétin comme lui chef des opérations. Je vous jure. »
« Ha oui? Trop tard, de tout façon.
Allez ! On avance vers le centre du convoi. Et si on croise un autre « petit » navire on le coule. »

« Ouais ! »
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Jeska Kamahlsson
Jeska Kamahlsson

♦ Équipage : Red Spectres

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Mar 23 Fév 2021 - 10:48

A quoi bon un ciré? Sérieusement. Le vent rend la pluie oblique et je suis trempée jusqu’à l’os. Heureusement, la traversée n’est pas bien longue car j’arrive au bout de ce que je peux parcourir en geppou. C’est là que je réalise que je ne suis pas encore à cent pour-cent de mes capacités. Il y a un an j’aurais franchi cette distance sans suer goutte. Quoique là je peux suer tant que je veux, personne ne verra rien. Mon complice amorce la descente. Très bien. Je me focalise sur mon sens de l’ouïe. Dans le but de réussir à déterminer notre distance au sol grâce au son de l’eau qui martèle le pont de navire. Un dernier pas de lune un mètre approximativement avant de toucher le sol afin de chuter de façon plus douce et surtout plus silencieusement. Cependant je n’ai pas le temps de me féliciter pour cet atterrissage réussi. Je me sens tirée violemment vers ma droite. Nom d’une biscotte! Red n’est pas retombé sur le pont comme moi. Et il m’entraîne vers l’eau. Je sais bien dans quel fruit il a croqué. Seulement ce qu’il ignore c’est que moi aussi je suis une maudite des flots. J’essaie donc de l’empêcher de choir, mais le pont détrempé rends mes appuis hasardeux et je glisse à vive allure vers le bord. Fort heureusement le bastingage stoppe ma course. Mais ça fait du bruit.

"T’as entendu?" Dit une voix.

"Allons voir." Répond une autre.

Diantre! Fichus Marines zélés. Heureusement mon comparse remonte prestement et nos talents conjugués ont vite fait de réduire au silence les deux curieux. Rapidement on se glisse dans une chaloupe d’évacuation et on se change. Malchance, les deux soldats sont un peu plus trapus que nous et on se retrouve à flotter dans nos habits. Puis, on bâillonne et on ligote nos deux victimes afin d’assurer un minimum de tranquillité. Ensuite, on attend une opportunité de sortir sans se faire repérer. Cette fois-ci plus besoin de la jouer discrètement, il faut juste qu’on ait l’air crédible.

Notre passé militaire commun nous aide bien à nous fondre dans le décor et personne ne fait vraiment attention à nous sur le pont. Ce qui nous permet de gagner les entrailles du navire. Et cette fois-ci c’est moi qui guide. Cependant, la tâche s’avère plus ardue. En effet, difficile de ne pas rencontrer quelqu’un. Mais heureusement j’ai une parade du tonnerre. Dès qu’on ne peut éviter de croiser d’autres soldats, je me pends au cou de Red et je l’embrasse. Non pas que je sois attirée par cet homme, mais on a tendance à détourner le regard des gens qui se bécotent. Du coup, la pudibonderie des Marines nous aide à traverser sereinement les couloirs du navire amiral. Au bout d’un petit quart d’heure nous voilà au niveau de la sainte barbe pas très loin d’un porte gardée. On passe devant mine de rien puis au détour d’un virage, je vérifie que personne n’est aux alentours, puis on tient un conciliabule.

"Derrière cette porte, il y a le stock de poudre à canon. Je vais distraire le garde et toi, tu en profites pour rentrer à l’intérieur et nous préparer une petite diversion. Trois mètres de mèche devraient nous donner assez de temps, si tu vois ce que je veux dire..."

Je pars donc occuper le garde. Si il y a une chose que j’ai apprise malgré ma cécité, c’est que la plupart des hommes me trouvent à leur goût. Alors je n’ai aucun scrupule à faire du charme à ce monsieur. Quelques minauderies, des petits sourires habilement distillés et voilà, j’ai toute l’attention du soldat. Afin de vérifier que le poisson est bien ferré, je m’éloigne subrepticement de la porte. Il me suit. Victoire! Et alors que je perçois les mouvements de Red derrière le vigile, je réalise que ce dernier commence à se retourner. Apparemment je n’ai pas encore totalement ma proie dans les filets. Malgré l’urgence de la situation, je me saisis délicatement de ses mains. Le contact physique le détourne définitivement de sa mission, laissant à mon complice toute liberté d’action. Seulement je crois que j’ai trop bien réussi mon coup car l’homme incline légèrement sa tête vers l’avant et sa droite. Prise à mon propre piège, je ne peux pas encore repousser les avances du Marine, me dressant sur la pointe des pieds, je rejette ma tête en arrière sur la droite.

Et on échange un long et langoureux baiser. C’est alors que ses bras s’enroulent autour de mes hanches et de mon dos et qu’il commence à me serrer contre lui. Je réponds à son étreinte, mais très vite, une sensation de malaise m’envahît. Du plus profond de ma mémoire des souvenirs remontent à la surface. Je me souviens du Malvoulant et de ces hommes. Et surtout de ce qu’ils m’ont fait. Petit à petit le contact de cet homme me devient insupportable. C’est viscéral, je ne supporte plus de sentir ses mains, ses lèvres, sa langue... Inconsciemment, je me tends, et finalement je finis par le repousser. Intérieurement, je me félicite de ne pas l’avoir envoyé à l’autre bout du couloir. Mais lui ne comprend pas.

"Je ne peux rester plus longtemps, mon Sergent va me mettre de corvée de chiottes si j’arrive en retard." Dans chaque navire, il y a un crevard que personne ne peut sacquer.

"Ah, tu es sous les ordres de Crawford? C’est un malade ce type. Allez, file, on se retrouve après mon quart?" Même pas besoin de le nommer, il le fait pour moi. Information utile si jamais je tombe sur d’autres soldats.

"Oui, au local technique de la troisième section. A toute à l’heure."

Bon, je crois que dans quelques heures, je ferai un grand malheureux. C’est pas ce dont je suis le plus fière, mais je pourrai vivre avec. D’un pas décidé je rejoins mon complice pour le mener vers les soutes.

"Allez, en route vers le trésor." Dis-je une fois au niveau de Red. Plus pour l’empêcher de faire un commentaire sur ce qui vient de se passer que pour nous remettre dans le sens de la mission.

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Convoi 06 - Rope & Roll V8az

"Il n'y a pas pire aveugle que celui qui refuse de voir."


Dernière édition par Jeska Kamahlsson le Dim 28 Fév 2021 - 13:12, édité 1 fois
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Ragnar Etzmurt
Ragnar Etzmurt
L'Empereur
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Mer 24 Fév 2021 - 2:35



Tant que les convois continuaient d’avoir lieu, Ragnar ne pouvait se résoudre de laisser des frères d’arme périr de la sorte. Ils se déploieraient, lui et son armée, autant que possible. Cependant, bien que chaque soit essentiel, ce convoi avait une saveur un plus particulière. Dans ce convoi se trouvait Othar, un homme cher pour l’Atout, un frère pour lequel il ne pouvait ce sort qui lui était réservé. Comment avait-il pu se faire capturer ? Loin d’être impénétrable, Jaya ne pouvait néanmoins pas être envahi aussi facilement. Aux dernières nouvelles, ce ne fut d’ailleurs pas le cas. Où se trouvait donc Othar ?  

- Ragnar, dans quelques instants, le temps se dégradera, fit Marcel cramponné au gouvernail.  

Le révolutionnaire acquiesça simplement d’un hochement de la tête. À sa gauche se trouvait un navire de guerre, commandé par Cendre, délivré il y avait peu. À sa droite se trouvait un autre navire de guerre, cette fois-ci dirigé par Bernadette Girac, qui n’était plus réellement la bienvenue à Parisse. Cela lui plaisait de bouger, de changer d’air. Les deux étaient fidèles à Ragnar et constituaient des alliés de taille. Passé une certaine distance, le temps se dégrada comme convenu, laissant place à un épais brouillard et une pluie presque torrentielle. Au diable ce foutu Triangle Floriant, pensa l’Atout. Mais cet élément n’allait pas arrêter les troupes. Les deux As et l’Atout pouvaient compter sur leur haki de l’empathie pour localiser la flotte ennemie. Yukikuraï se trouvait déjà sous l’ennemi avec un sous-marin, qui pouvait servir de repère à l’ensemble des révolutionnaires.

- Nous passons maintenant au canal interne, ordonna Suelto en déclenchant le dispositif permettant aux révolutionnaires de communiquer entre eux. En effet, le groupe de Yukikuraï sera chargé de brouiller les signaux des autres.  

- Cendre, sur leur flanc gauche. Nenette, sur leur flanc droit. Soyez prêts et allumez-moi tout ce qui bouge.  

- Reçus, répondirent les deux As de concert.

Le Libération, quant à lui, effectuait une manœuvre de manière à “barrer le T”, à savoir se mettre perpendiculaire aux navires adverses. Cela conférait un avantage certains aux révolutionnaires qui pouvaient déployer leur lourde artillerie sans pour autant en subir des dommages. En effet, la flotte ennemie ne pouvait riposter aisément étant donné le placement de l’essentiel de ses tourelles au niveau de ses flancs. Une cinquantaine de canons de bordées se mirent à tirer en face. Quelques harpons furent également envoyés et s’encastrèrent dans des caravelles. L’abordage commença. Yami s’excita et fut l’un des premiers à partir à l’attaque. Ragnar y alla également. Suelto se chargea du commandement à bord en attendant le retour de l’Atout.  

Premier objectif : prendre possession des caravelles et en faire des kamikazes. Ragnar prit rapidement possession de la caravelle en imposant sa puissance. Les attaques étaient inefficaces contre lui, les forces se concentraient donc autour de lui tandis que ses hommes pouvaient attaquer presque facilement. Évidemment ce dernier ne resta pas passif et se chargea du menu fretin. Bernadette Girac composait clairement le maillon faible du trio. D’une part parce qu’elle n’avait pas l’habitude des batailles navales, d’autres part qu’elle n’avait pas d’atout particulier. Elle subissait d’importants dégâts. Ragnar prit le gouvernail et bascula brutalement à tribord, s’encastrant violemment contre l’un des cuirassés. L’assaut de Yami prenait un peu plus de temps, mais il avait davantage d’hommes à ses côtés.

Ragnar infiltra le cuirassé grâce aux propriétés de son fruit. Il était presque impossible de le repérer. Il accéda assez rapidement au niveau des canons tenus par les canonniers qui tiraient vaillamment sur le navire révolutionnaire. En un instant, le révolutionnaire démarra, liquéfia son bras avant de le durcir en triplant le volume de ce dernier. Il frappa férocement avec son énorme toute la lignée d’hommes. Avant que les renforts n’arrivaient, car cette attaque n’était pas passée inaperçue, il fit rapidement couler les canons. Bernadette continua de pilonner le cuirassé dans lequel se trouvait Ragnar. Le trou formé par la caravelle permit à d’autres révolutionnaires de s’introduire au sein du cuirassé. L’arrivée de Suelto et de son escadron aurait été plus que la bienvenue, mais l’Atout jugea qu’il était certainement rentré dans un autre cuirassé.  

Et ce fut le cas. Tandis que Ragnar était parti à tribord, Suelto était allé à bâbord. Serait-ce le brouillard ou son degré d’alcoolémie élevé ? Beaucoup connaissaient déjà la réponse à cette question. La situation serait normalement chaotique pour ce dernier, pas suffisamment de taille pour s’en prendre seul à un cuirassé, mais il fallait compter le soutien et la clairvoyance qui entendit un impact non loin de lui. Tous, aussi bien marins que révolutionnaires, tirèrent de manière hasardeuse en direction d’un ennemi jusqu’à l’heure invisible. Ils imaginaient néanmoins leur position. Le cyborg fusionna avec l’une des tourelles à son bord puis, après avoir pris possession de l’objet, tira en-face de lui, jugeant être à hauteur du pont principal du cuirassé. La marine ripostait également par des tirs. Cendre ordonna l’abordage du cuirassé sans plus attendre. Tandis que Bernadette et Cendre tentaient chacun de prendre possession un cuirassé afin de pourfendre le troisième, Ragnar espérait pouvoir atteindre le quatrième où se trouvait un adversaire redoutable et un prisonnier de valeur.

 

 



Dernière édition par Ragnar Etzmurt le Lun 1 Mar 2021 - 13:44, édité 1 fois
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Intégrité: -12

Mer 24 Fév 2021 - 4:08

Dallas arriva dans le triangle de Florian, il était à bord du Flambeur et son équipage était devenu eux aussi des Révolutionnaires. Leurs surprises furent totales quand ils apprirent que leur capitaine était devenu un criminel, mais bon cela ne les empêchaient pas de poursuivre la même route que Clint. D'ailleurs les anciens chasseurs de prime à bord se fichaient totalement d'être Révolutionnaires ou chasseurs, ils ne voulaient qu'une chose se remplir les poches et peu importe la manière d'y arriver tout en respectant leurs valeurs morales. Ce n'était pas non plus des pirates. Pour revenir à notre histoire, Clint avait à son bord quelques membres de la Révolution qui lui prêtaient mains fortes. La présence de cet équipage sur Grande Line fut rendue possible grâce à un Révolutionnaire, ce dernier avait conduit l'équipage de Clint sur Grande Line grâce à son log pose.

La première chose qui choqua Clint fut l'apparition d'un brouillard aveuglant, le Sniper avait du mal à repérer les cibles. Mais grâce aux bruits de détonation, le Cow-boy put localiser sans être parfaitement précis, la position des navires. Le capitaine prit le gouvernail et conduisit ses hommes dans la bataille, d'après les anciens de la Révolution la première étape du plan était de prendre les caravelles et de s'en servir comme arme. Clint et son équipe arrivèrent en face de deux caravelles, le Cow-boy ordonna à ses hommes de faire feu avec les canons standards dans un premier temps. La bataille navale commença, les caravelles ripostèrent avec hargne.

- Captain ! Si on ne fait rien, ces bâtards vont nous couler ! Hurla Daniel Lacroix, le second de Dallas.

- Je sais du con, pas la peine de hurler !

Un boulet adverse explosa à côté du Flambeur, le bateau bougea de droite à gauche.

- Dallas on doit partir, avec ce brouillard c'est la mort assurée ! Disait Blaise, le médecin de bord.

Clint confia le gouvernail à un sous-fifre, puis il descendit dans la cale et il y chargea un boulet deux fois plus gros qu'un standard. Il calcula l'angle de tir adapté, puis il ordonna à ses hommes de cesser le feu. Dallas tira avec l'énorme canon qui lui servait de proue, le boulet fit mouche en traversant le pont d'une caravelle adversaire. Clint rechargea une seconde fois le canon, puis il tira une nouvelle fois. Une autre caravelle fut touchée, mais cette fois au niveau de la cabine du capitaine. Les deux navires ennemis étaient immobilisés, Dallas était aux anges et il ordonna à ses hommes de débarquer sur l'une des caravelles. Le Flambeur percuta la première caravelle qui fut touchée, l'équipage partit à l'abordage sur l'autre navire. La bataille fut sanglante, mais la Révolution avait gagné un navire. Le deuxième bateau ennemi à proximité ne pouvait plus utiliser leur gouvernail, donc c'était un navire inutile. Dallas ordonna à ses hommes de couler ce poids mort, avec les canons standard du Flambeur et ceux de la caravelle fraîchement acquise, ils coulèrent le navire ennemi.

- Ouah ! Bravo captain, finalement Révolutionnaire c'est pas mal !

- Ta gueule Lacroix, aide-moi plutôt à évacuer les blessés !

- Faites vîtes, ça ne fait que commencer.
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Yukikurai
Yukikurai
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Intégrité: -360

Sam 27 Fév 2021 - 20:28

Nous avons donc fait route vers le centre du convoi. Le brouillard épais était une bénédiction pour nous. Arrivant environ à portée de canon des cuirassés, nous avons croisé une autre caravelle.

« Allez les gars ! On fait surface et on saute sur le navire pour le mettre hors d’état de nuire. »
« Allez, mais tu es lourd Yukikurai. Je te rappelle qu’on est déjà à la bourre avec le temps perdu à tracter le vaisseau fantôme. Maintenant que la diversion est faite, il faut aussi qu’on soit à portée pour brouiller les communications. »
« Mais, allez quoi. J’en ai pour cinq minutes. Et après on repart. »
« Le temps qu’on discute là. Manuel est en train de mettre un explosif contre la coque du bateau. Dans trois minutes ça pète et dans cinque minutes on est en place pour brouiller les communications des Den Den Mushi. »
« Ho, c’est sournois comme manière de faire et puis c'est pas amusant. »
« On n’est pas là pour s’amuser. »
« Mais… »
« Il n’y a pas de mais qui tienne »
« Tu es qui toi ? »
 « Moi, je suis la voix et ce que tu fais pour le moment n’intéresse personne. Je vais donc vous commentez ce qu’il passe. »


***


Allez les gars, fondu enchaîné. Nous retrouvons Red et Jeska qui se sont infiltré sur le navire amiral du convoi. Mais ce qu’ils ne savent pas, c’est que la marine a laissé fuiter exprès certaines informations. Elle s’est préparée à ce qu’on l’attaque. Ils n’ont donc pas lésiné sur les moyens et les surprises. Ce qu’ils risquent de trouver ce n’est pas un trésor, ni des prisonniers, mais un détachement de soldats prêt à tirer sur toute personne qui entre.

Maintenant, fondu au noir sur Ragnar et les autres. Ce qu'ils ignorent c’est que la marine à placé sur chaque cuirassé un homme capable de guider les tirs des tourelles avec leur mantra. Ils savaient qu’il y aurait du brouillard sur le triangle florian. La consigne qu’on leur a donnée est la suivante : tirer sur tout ce qui s’approche du centre du convoi, et ce sans sommation.

Nous retrouvons à présent Dallas sur la bordure extérieur des caravelles. Ce qu'il ne pouvait voir, lui, c’est que les caravelles étaient placées sur trois cercles centré sur les prisonniers et que sur les navires les plus proches du centre se trouvaient un Pacifista par navire. La marine voulait que ce convoi attire les dissidents et les y anéantir. L’opération auraient pu s’appeler Démonstration de force.

Pour toi mon petit Yukikurai qui est toujours en train de râler que je te pique la vedette. Ce que tu ignores, c’est que comme tu approches de manière directe des cuirassés, l’un d’eux est train de tirer une première salve avec leur plus gros calibre.

Enfin, je terminerai en disant que ce que personne ne peut savoir, c’est sur lequel des quatre cuirassés se trouvent les prisonniers. A vous les studios, c’était la voix.


***

A peine avions-nous commencer à plonger en direction de notre objectif que la mer tangua sous l’impact de boulets de canon. Heureusement, Jean-Jean réagit instantanément et nous fit plonger plus profond. L’eau ralentissait les boulets, mais ne les stoppait pas. Être dans un submersible qui se fait tirer dessus, ce n’est vraiment pas drôle. Je me sentais totalement impuissant, enfermé dans ce monstre de métal. Je devais faire confiance à notre pilote et à notre sous-marin. Je passai donc cinq minutes atroce ballotté dans tous les sens. Me surprenant même à prier au moment où un boulet fit tinter le Résilience comme une vielle casserole.
HRP:
 
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Judas
Judas

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Sam 27 Fév 2021 - 22:04


- Et vous m'rappelez qui nous a filé ce boulot déjà, patron ? Fait l'un des petit bonhomme, tandis que l'on passe le pas de porte de la Bounty National Agency.

- La marine, mon petit gars, réponds l'un des doyens du groupe, et surtout celui avec la plus grande bouche apparemment.

Non, la marine ne nous emploie pas. Pas moi en tout cas. Non, la BNA nous emploie et la marine emploie l'agence. Ce qui est pareil, je chipote parce que le gars qui devait répondre à cette question, le "patron", c'est moi normalement. Alors quand on m'pique mes prérogatives, j'apprécie moyen. Fut une époque, j'aurais piquer un fard et fait des miennes. Mais plus j'vieillis, plus j'deviens sage et magnanime. Incroyable, dire que même moi, j'peux prendre du plomb dans le crâne, sans vouloir plomber le récit avec des plombes de mots inutiles.

Une vrai main de velours, dans un gant de fer. J'ai la volonté d'être sympa, mais aucune idée de comment l'être vraiment. J'suis bourru, violent et vindicatif. J'ai un truc dans l'sang qui déconne, le mien ne fait qu'un tour en moins de trois seconde au cent. Alors j'dois me contrôler, mettre de l'eau dans mon vin, alors que ce que j'aime moi c'est le rhum et la bière.

Bref, j'viens tout juste d'entrer à la BNA, alors j'vais pas commencer à faire parler de moi tout d'suite. Pas en mal en tout cas. J'suis sur un coup juteux. Une vrai poule aux œufs d'or et aux yeux de diamants. J'dois effectuer une escorte d'un prisonnier jusqu'à son échafaud. Jusque là, pas de soucis. C'est quand j'ai entendu le nom des types que ça c'est corsé.

Un grand ponte de la révolution, un pirate sanguinaire, et du menu fretin. Mais le principal problème, c'est que ma personne, à des accointances avec la révolution. Pas sur que mon intervention fasse plaisir, à personne et dans aucun camps. Mais j'vais pas faire le difficile, et ravaler ma fierté d'homme. J'ai une famille à nourrir, et des faibles à protéger. J'peux pas me permettre de stagner comme les eaux usées.

- On embarque, allez les p'tits gars, plus vite que ça ! Que j'fais pour motiver les troupes, des novices pour la plupart, qu'on envoit au casse pipe. C'est ma première mission, alors moi aussi j'suis qu'un bleu bite. Sûrement pour ça qu'on m'envoi dans ce genre de guêpier. Y'aura sûrement aucune action intéressante vu le plan de bataille que l'on m'a donné à voir ; Mais l'histoire à retenu que je pouvais me tromper et souvent. Remarquez, si je pensais que je pouvais me tromper sur ce coup la, j'aurais jamais embarqué. Les emmerdes qui vont avec ce genre de déploiement de force, c'est souvent pas jojo.

Je lance le signal de départ pour la base maritime duquel les opérations vont être lancées. Tout ça se fait sur fond de joyeux drille qui boivent et qui travaillent dur, joue aux cartes parfois, au dés souvent. Dans certains coins, on prépare les armes, on s'entraîne à des prises pour se rassurer. Moi j'suis sur la proue, mon cigare à la bouche, entrain d'attendre, guettant les flots comme si j'pouvais y lire l'avenir. Le vent dans mes cheveux, j'me sens libre, j'me sens moi.

Ca faisait longtemps que j'avais pas humé les embruns salés comme ça, en allant vaille que vaille à l'aventure sans savoir ce qui m'attendait vraiment de l'autre côté. La routine m'avait eu mais je lui faisais un dernier pied de nez.

[...]

Ce qui a de bien avec les opérations d'envergures, c'est que ça fait du tri dans les rangs. Parce que des tires au flanc, j'en vois plein le navire qui fends les eaux. Après tout, c'pas moi le capitaine sur ce bâtiment, j'suis qu'un simple passager de marque, le chef de la sécurité en quelques sortes. Et puis la mission n'a pas encore vraiment débuté. Elle débutera quand les ennuis commenceront. Pour l'instant, moi et mes hommes déployées au quatre coins du navire, on surveille les "invités" qui attendent qu'on leur fasse leur sort. J'ai deux gars qui les marquent à la culotte avec ordre de pas leur adresser la parole du voyage. Plusieurs sur le pont supérieur, d'autre à la proue. Et moi je suis au centre du Navire, entrain de regarder tout ce beau monde s'agiter dans la brume.

L'humidité vous glace les os, et le brouillard est à coupé au couteau.

Une atmosphère parfaite pour une attaque en traître. C'est là que des tirs résonnèrent dans la brume, sans qu'on sache vraiment ce qui se passe. Sa s'agite a bords du navire grandiose de la glorieuse marine nationale. Cela faisait longtemps que je n'avais pas été l'invité des mouettes, et leur banquet manquait cruellement de saveur à cette époque.

Là, quand j'vois l'énorme navire qui nous barre la route, les navires qui se retournent contre nous, et tout l'émoi que sa crée sur les hommes de bords... J'me dis qu'on commence à s'améliorer. Le chaos c'est mon élément. J'aime cette odeur de plomb et de poudre, cette saveur de peur dans l'air, cette tension palpable, ce craquage dans les regards. Ca allait devenir fou dans quelques instants. Je fis jouer mes chaînes sous mes vêtments.

Ma côte de maille était autant une arme de défense, que d'attaque entre mes mains. Les chaînes de métal me ralentissaient sûrement, mais garantissaient une certaine protection. J'entendis la rumeur d'un abordage au loin. Des tremblements commencèrent à agiter le pont principal. Ils arrivaient. Ca y'était.

Spoiler:
 




Red
Red
Capitaine Red

♦ Localisation : Disparu
♦ Équipage : Armada

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Popularité: -1200
Intégrité: -1200

Sam 27 Fév 2021 - 22:51


Méche longue...

Ça fait un bail que je n'ai pas fait sauter la sainte barbe d'un navire de la marine, la derniére fois je m'étais trompé dans plans et je m'étais retrouvé à me barricader dans la cuisine. Mieux pour manger mais moins bien pour un feu d'artifice. Enfin, l'avantage de la salle des poudres de la marine, c'est que tout y est méthodiquement rangé et étiqueté, et qu'on en a pas changé les règles de rangement depuis deux bon siècles. C'est un peu comme retrouver la maison. Il n'y a qu'a se servir..

Je déroule une longue mèche à travers la soute, comptant longueur après longueur les heures de combustion dont j'ai besoin, la dissimulant au plus loin de la porte et en la faisant courir derriére des caisses de boulet, poignarde l’arrière de quelques tonneaux de poudres pour constituer un tas ou vient mourir ma mèche, et une fois tous mis en place, j'allume avec d'infini précautions un des boute feu rangé dans le coin, et hop, met le feu à la mort lente qui devrait souffler tout ça dans trois heures.

-Tu sais qu'on aurait pu juste le tuer ? J'ai l'impression que tu n'aimes pas vraiment ça, et je suis pas sur d'apprécier non plus.

Alors que faire disparaitre un corps en mer, c'est l'enfance de l'art. J'avais douze ans quand j'ai balancé mon premier cadavre à la flotte après lui avoir perforé les boyaux avec un surin, autant dire que je maitrise le sujet...

Silence mutique. La miss fait comme si elle ne m'avait pas entendu, ça ne prend pas mais je n'insiste pas. Elle sait que je sais, et pour l'instant, pendant que nous nous glissons un peu plus loin dans les entrailles du navire, c'est suffisant.

Nous marchons vers l'avant, remontons d'un pont pour nous diriger vers la zone ou se trouve habituellement les cargaisons de la marine. A l'opposé de l'armurerie et des cabines des officiers, jusqu’à découvrir la triste vérité avant même d'arriver la bas. Juste aux gardes, aux gardes devant les cellules, les cellules et leurs prisonniers...

-Je crois qu'on est baisé pour le trésor Jeska. Celui ci, c'est un transport de prisonniers...

Et au bruit de tonnerre qui roule soudain quelque part la bas dans le brouillard. C'est un transport de prisonniers qui ont des amis avec des moyens. Des moyens, et pas peur de la marine et du gouvernement.

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Jeska Kamahlsson
Jeska Kamahlsson

♦ Équipage : Red Spectres

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Dorikis: 6113
Popularité: -410
Intégrité: -386

Dim 28 Fév 2021 - 13:41



"Oh..."

Bon, je me suis plantée dans les grandes largeurs. Un navire prison, rien que ça! Zut, flute! J'imagine un petit sourire en coin sur le visage de Red. Et aussi la réaction de l'équipage qui ne va pas se priver de me rabattre les oreilles avec un "on te l'avait bien dit!" fort à propos mais terriblement vexant. Il suffit de voir ma tête pour comprendre que même si j'ai tord, je n'ai pas vraiment envie de l'admettre. Immature, moi? Sans doute un peu. Alors je louvoie entre les lignes de la sémantique.

"Oui, mais, si on les libère et qu'on s'en fait des alliés, ce sera comme si on ramenait un trésor, non? En plus on aime bien libérer des gens de taule. On pourrait se faire une petite réputation. Imagine, Jeska et Red, les briseurs de chaînes! Ca sonne bien, non? Un peu Targaryen, mais..."

"Tu te souviens comment ils finissent les Targaryen?" me fait remarquer mon compagnon.

"Heu... ouais, on oublie…"

Et c'est alors qu'on se fait surprendre par une espèce de nabot qui nous crie dessus très fort. Apparemment on est attaqués, et Red et moi, on devrait être sur le pont à prêter main forte à la bleusaille chair à canon de la Marine.

"Non désolé, mais on ne peut pas." Réponds-je le plus simplement du monde. "Lui c'est Red et moi, je suis Jeska Kamahlsson, on est des criminels recherchés qui se sont infiltrés sur ce bâtiment pour vous piquer vos objets de valeur."

"C'est l'excuse la plus foireuse pour tirer au flan que je n'ai jamais entendue..."

Dépitée, je lui colle mon poing dans la figure. Ce qui l'envoie valser à l'autre bout du couloir, inconscient. Pile à coté des gardes de la porte des cellules.

"Ecoutez, les gars?" Dis-je à leur attention. "J'ai autant envie de vous tuer que vous avez envie de mourir. Alors, si vous pouviez vous tirer sans faire d'histoire, ça serait bien."

Je m'approche alors d'un pas décidé vers le portes du quartier pénitentiaire. Au passage, je glisse à mon complice.

"Je n'aime pas les morts inutiles. Et, je ne sais pas si tu apprécie ce trait de ma personnalité, ou si tu trouves que je m'embête pour rien. Tes dires de tout à l'heure n'étaient pas clairs, pour moi."

_________________
Convoi 06 - Rope & Roll V8az

"Il n'y a pas pire aveugle que celui qui refuse de voir."
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Ragnar Etzmurt
Ragnar Etzmurt
L'Empereur
♠ Atout de la révolution ♠

♦ Localisation : Parisse
♦ Équipage : Les Libérateurs

Feuille de personnage
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Intégrité: -601

Dim 28 Fév 2021 - 20:52



Un véritable carnage. Le convoi était certes encerclé mais pas en danger pour autant. Bernadette était la seule dont le navire échappait encore aux assauts des cuirassés, car Ragnar avait défait les canons du navire contre lequel elle ordonna un abordage tout en continuant de pilonner avec ses canons. Elle était très respectée des hommes et, avec une certaine ferveur, ils se jetèrent tous à la conquête du navire ennemi. Loin d’apprécier le travail de l’ombre et préférant être sous les projecteurs, elle prit la tête de l’attaque. Les premiers contacts furent lourds et bruyants. L’Atout se trouvait juste en-dessous et avait terminé le nettoyage avec les quelques qui l’accompagnaient.

De l’autre côté, à la conquête d’un second cuirassé, dans un registre bien plus brutal que celui de Nenette, Cendre opérait également avec une bonne poigne l’abordage du navire. Suelto, en-dessous, n’avait pas encore réussi à se défaire de ses adversaires. Aucun signal n’avait été envoyé, signifiant l’absence de prisonniers. L’Atout décida de laisser l’As, Bernadette, se charger du reste seule. Il remonta sur le pont principal où, entre deux coups envoyés à des soldats se jetant sur lui, put observer que sa camarade était en difficulté face à un officier. La situation n’était cependant pas déplorable, puisque les deux armées se faisaient jeu égal. Il hésita à renverser la situation, mais une foutue promesse faite à leur départ l’empêcha d’agir. La princesse voulait agir d’elle-même, sans l’aide de personne.

Il prit de l’élan et s’élança à toute vitesse vers la pointe du navire, de laquelle il prit une bonne impulsion avant de s’élancer dans les airs. À vue d’œil, on pouvait dire qu’il allait nulle part, mais il savait où il allait grâce à son haki de l’empathie. Il se réceptionna sur une surface solide, boisée, comme celle du cuirassé duquel il venait. Se retrouvant dans un autre cuirassé, il se liquéfia pour avancer à son aise, en toute discrétion. Cependant, alors qu’il s’enroula autour du mât principal pour prendre de la hauteur, il esquiva de peu une lame qui mit fin à son ascension. Les canons continuèrent de pleuvoir, la bataille continua de faire rage, mais le temps s’arrêta le temps d’un instant pour l’Atout qui ressentit comme un frisson d’excitation. Malgré la brume épaisse, ils étaient si proches l’un de l’autre, que Ragnar n’eut aucun mal à reconnaître le vice-amiral.

- Où crois-tu te balader ainsi en mon bord, vil révolutionnaire ? Demanda l’officier de la marine.

Ragnar n’eut pas la décence de lui répondre. Seul un grotesque sourire émana de son visage. Il n’était plus le chef des armées dès cet instant, mais simplement un guerrier avide de sang. L’idée d’affronter une pointure commença peu à peu à faire de lui la bête qu’il était autrefois. Caché de tous, c’était l’une des rares occasions qu’il avait de se défouler, surtout face à une pointure telle que Jimenez. Pour l’occasion, l’Atout dégaina ses deux dagues accrochées à ses cuisses, à portée de main. Un terrible combat était sur le point de commencer.

Résumé:
 

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Nakajima D. Aoi
Nakajima D. Aoi
La Reine Rouge

♦ Localisation : Les Précieuses, Grand Line.
♦ Équipage : Les Ombres du Chaos.

Feuille de personnage
Dorikis: 8115
Popularité: -1070
Intégrité: -828

Lun 1 Mar 2021 - 21:52


La dernière fois que je m'étais aventurée dans le Triangle Floriant, c'était pour affronter la horde du Malvoulant afin de mettre Red sur son trône. Je croyais vraiment que c'était possible. Et depuis sa mort face à l'Empereur, j'avais perdu un peu mes repères. Car il était pour moi un levier important pour abattre le prochain Yonkō. Et avoir un être aussi puissant à ses côtés, c'était mieux que de l'avoir autrement. Du coup, j'étais contraint de revoir tous mes plans. J'aspire toujours à ce grade, mais je reste une petite pointure dans le monde des géants malgré ma réputation. Il me manque encore beaucoup de choses, et ce n'est pas faute de chercher à y parvenir.

À l'époque, j'avais fait appel à un navigateur vétéran pour me rendre dans cet endroit lugubre et dangereux. Maintenant, je fais route avec la Flotte Pourpre, un ensemble de cinq navires sous mes ordres. Et aujourd'hui, nous somme nous-même sous l'influence de la Déesse Enfant suite à quelques péripéties fortuites, mais disons que nous sommes ses seuls représentants à pirater encore sur Grand Line. Je suis censée la rejoindre dans le Nouveau Monde... Est-ce que je suis vraiment prête à travailler sous sa tutelle? Je doute encore de mon efficacité et de ma loyauté, car ces évènements hasardeux m'ont déstabilisé profondément au point de perdre le fil des actualités. À commencer, je regrette fortement mon défunt amant Eisenheim qui est mort à cause de ce fichu Vice-Amiral Miguel VASCO. Et pour couronner le tout, ma relation avec Armada n'est plus si bonne que ça et même que Izya et Reyson m'ont mauvais.

Toujours est-il que je fais précisément route sur cette mer périlleuse dans le but d'intercepter un précieux convoi. D'après mes renseignements, il y aurait des prisonniers, principalement Révo'. Je m'y rends pas tant pour eux, mais pour récupérer des bâtiments afin d'alimenter mon île en ressource primaire. En l'occurrence, le bois. En gros, il s'agit juste de faire acte de piraterie de façon tout à fait classique. Rien de plus banal. Du moins, c'est ce que je m'étais dit avant de constater l'étendu du spectacle. Malgré l'épais brouillard, je peux assurément entendre le carnage qui s'opère devant nous. Manifestement, comme pour Jotunheim, j'arrive en retard. Et quelque chose me dit que je risque gros en participant à la fête. Mon intervention sur le bloc de glace n'était pas un franc succès et j'avais même perdu une jambe. Essayant tant bien que mal de comprendre ce qu'il se passe avant de faire quoi que ce soit, je scrute l'horizon sans résultat.

— « Quels sont les ordres, Capitaine? » S'impatiente l'un de mes nakamas.
— « Aucun, pour le moment si ce n'est de s'arrêter et d'éteindre les lumières. Il ne faut pas être à portée. Personne sait que nous sommes là. »
— « À vos ordres. » Dit-il en s'exécutant aussitôt. »

Si seulement il m'était possible de voir de plus près. Légèrement dépitée, je réfléchie à la situation. Soit mon informateur n'est pas fiable, soit c'est une sacré coïncidence. À la réflexion, peut-être que les Révolutionnaires attaquent simplement la Marine pour libérer les captifs. Dans ce cas, ça me semble cohérent. Et j'aurais dû m'en douter plus tôt. Tout ça me dit rien qui vaille, mais piège ou pas piège, je refuse de faire route pour rien.

— « Indiquez aux autres vaisseaux la manœuvre à suivre. Vu que nous somme à la suite de la file et que les flancs sont occupés, vous allez les épauler. Quant au Capitaine MOHR, il doit s'attaquer à celui qui nous fait face. Essayez de garder les cuirassés en état, mais dans le cas contraire, contentez-vous de faire du grabuge. »
— « Attendez une minute, comment vous savez de quel côté on est?! »
— « Il suffit de voir les flashs et d'entendre les bruits des canons. »
— « Très bien. Et vous, que comptez-vous faire? »
— « Les probabilités pour que le ponte qui supervise ce convoi soit au centre et je m'en vais m'en occuper moi-même pour soutenir les forces supposés alliés déjà présentes. »

Je laisse échapper un petit souffle. Plus pour moi même, je me surprends à penser à voix haute.

— « En espérant qu'ils sont de notre côté... »

Une fois les explications données, je m'avance vers la proue. Je dois être sûr de moi pour ce que je m'apprête à faire. Ou sans doute un peu folle? Dans tous les cas, je risque gros. Je me concentre alors le temps que chacun fasse son devoir. Je transforme alors mon bras droit en un poing gigantesque. Généralement, ça me permet de faire ma technique nommé Titanic Strike ou pour éjecter à distance une masse géante de magma. Seulement, dans ce cas précis, j'en fais un autre usage.

— « Infernal Meteor!! »

Couplant le Soru et le Titanic Strike, je suis en mesure de faire une attaque d'une grande puissance en un éclair. Au moment d'expulser droit en avant mon projectile incandescent, je me glisse à l'intérieur de la boule de lave tout en réalisant la technique du Cipher Pol. Ainsi, propulsée à une vitesse extrêmement élevée, quand l'amas pâteux semblable au météore percute une cible, l'impact y est dévastateur et démentiel. Sauf que là, je ne compte pas m'écraser. Juste parcourir une grande distance en peu de temps. Autant dire que ma prouesse ne passe pas inaperçu. Un jet rougeâtre déchire le brouillard en s'élevant loin dans le ciel. Une fois assez haut, je fais en sorte de dévier mon météore en sortant. Tout le monde ne peut s'empêcher de se demander ce que ça peut bien être. Une fusée éclairante particulièrement lumineuse? J'apporte la réponse en redescendant brutalement sur le cuirassé, fracassant alors une partie du navire. Et pourtant, j'ai atténué ma chute. Me redressant, je me retrouve nez-nez avez une ancienne connaissance et une personne qui me semble familière.

— « VASCO?! »

J'espère vraiment que je ne cours pas à ma propre perte...

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