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Le Don de se foutre dans la merde

Ragnar Etzmurt
Ragnar Etzmurt
L'Empereur
♠ Atout de la révolution ♠

♦ Localisation : Parisse
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Feuille de personnage
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Popularité: +930
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Dim 18 Avr 2021 - 16:14



Les détours de Ragnar, qu’il voyait d’un mauvais œil, s’avéraient plutôt lucratifs au bout du compte. Sur le chemin pour retrouver Yukikuraï, avec lequel Ragnar commençait à se familiariser au fil des aventures, ce dernier rencontra une nouvelle recrue, Canaille Rogers. Elle semblait assez déterminée et plutôt fidèle à la cause. Elle était dans la révolution avant sa rencontre avec l’Atout, mais dans la section secrète. La méfiance était de mise, notamment du côté de Suelto qui veillait toujours sur les arrières de son ami. Mais de son côté, Ragnar l’avait apparemment bien intégrée.

Ce qui les attendait n’avait rien de simple, ni d’accessible ou d’encourageant. Leur destination n’était autre que le Don des Saints, anciennement Troop Erdu, où se trouvait toute une famille de dragons célestes. Avant même de s’y rendre, les trois aventuriers s’avaient déjà que le lieu était hautement gardé et sécurisé. La nouvelle recrue était certainement celle qui craignait le moins, étant inconnue du monde entier. Pas de prime. Pas d’identité. Rien. Un fantôme. Pour ce qui était de No-Body, et plus encore de Ragnar, la tâche allait être un peu plus ardue.  

À bord d’un navire commercial, décoré de manière luxuriante pour rentrer les codes de ce royaume, les trois révolutionnaires arrivaient enfin au port. Des descriptions recueillies sur ce qu’était Troop Erdu, l’Atout put aisément constater qu’il n’en était absolument rien. Cet ancien trou à rats peuplés de paysans consanguins étaient maintenant remplis de seigneurs tout autant consanguins. L’architecture était pour le moins spectaculaire, imposante et majestueuse. Le prix d’un tel changement devait être colossal, pensa Ragnar, songeur.  

L’occupant du siège de la Guerre était intégralement caché dans un livre. Initialement vierge, il a investi chacune des pages de textes bibliques et dessins à connotations religieuses. Un œil et une bouche se formaient de temps à autre sur la couverture afin de voir et d’interagir avec ses camarades. Sa grande notoriété lui imposait forcément une certaine discrétion. N’importe qui, au Don des Saints, pouvait reconnaître l’Atout s’il se promenait sans se soucier de son apparence. Sa démarche pourrait même susciter des doutes chez certaines personnes qui l’auraient déjà rencontré.  

Suelto serait celui qui déposera le livre – dans lequel se trouvait Ragnar - à l’endroit suggéré pour réaliser sa mission. Le plus fidèle allié de Ragnar était élégamment vêtu d’un costume trois pièces, se faisant ainsi passer pour un riche homme d’affaire. S’il était interrogé, il saurait certainement quoi répondre, songea l’Atout. Son rôle était minime et ne nécessitait pas de prendre un grand risque. Transporter Ragnar, ou du moins le livre, jusque dans l’un des vastes égouts. Tout simplement. De là, le révolutionnaire pourrait aisément remonter jusqu’au cœur de l’immense réseau d’eau du royaume.

Avant de tous se séparer, il toisa ses amis du regard quelques instants. La mission était pour le moins périlleuse. En bons professionnels, chacun semblait la prendre avec légèreté, mais il voulut s’assurer que la détermination brillait dans leurs yeux. Au-delà de l’échec, c’était leur perte qui l’inquiétait plus que tout, bien que cela ne fasse malheureusement parti du métier. Aucun d’entre eux n’était immortel, pas même Ragnar. La mort les attendait tout ou tard, alors pourquoi pas en ce jour ? C’était typiquement ce genre d’idée qu’il fallait balayer de l’esprit avant de commencer. La peur pouvait aider à jauger le danger, mais certainement pas à freiner. Le doute n’avait pas sa place ici.

- Camarades, si vous n’avez pas de question, je démarre dès maintenant le compte à rebours. Dans vingt-quatre heures, ce navire repartira avec ou sans nous. Bon courage, fit-il avant que sa bouche ne disparaisse de la couverture.

Ragnar semblait serein. Une fois le décompte lancé, nulle place à un quelconque sentiment. L'objectif seul comptait pour lui à présent.


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Canaille Rogers
Canaille Rogers

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Lun 19 Avr 2021 - 7:34

- Donc on va s'infiltrer dans le Don des Saints, le sacro-saint de l'élite d'notre monde c'est ça ?
- Voilà ... Répondit Suelto pour la énième fois depuis dix minutes.
- Et j'suis obligé de porter ça ? Répéta la jeune guerrière, fraichement débauché de l'Ourobouros pour suivre Ragnar.
- Oui, voilà ... Fit-il avec un air aigris, profondément ennuyé de subir cette épreuve. Il s'était porté volontaire pour expliquer à Canaille qu'elle devrait faire plus "femme" et moins "Princesse en guénille" qu'à l'accoutumé, mais il n'avait pas prévu que ce serait aussi compliqué...
- Non mais ça va pas être possible, j'vais avoir l'air de quoi moi ? Fit-elle, dubitative, l'air contrit avec une moue pas du tout convaincue sur le visage.
- C'est pas comme si tu avais le choix, soldat. Soit tu mets ça, soit tu restes sur le bateau... Menaça-t-il avec son air grondeur, perdant patience, un poing sur la hanche, et l'autre l'index tendu, en direction de Canaille. La jeune femme semblait faire une crise de nerf, mais finalement, se calma. Elle devait faire bonne impression, en tant que nouvelle recrue fraîchement débarqué dans l'armée de l'Atout. Elle ne pouvait pas se permettre de faire la fine bouche, et encore moins devant Suelto, qui voyait d'un mauvais oeil tout ce qui touchait à la soldat de l'AR.  Elle souffla, et attrapa le "costume" que lui avait choisit Ragnar, ou bien Suelto, elle ne savait pas lequel des deux s'était amusé à la torturer ainsi.

Elle passa donc le nouveau vêtement, resigné, sur la défensive. Elle qui ne faisait jamais attention à sa façon d'être ou bien même à sa garde robe, préférant le métal au tissus, la voilà qui devait faire un effort sur le paraître. Quelle gageure ... Elle entendit qu'on frappait à la porte de sa cabine ... Une jeune femme qu'elle ne connaissait pas se trouvait de l'autre côté du panneau de bois, et lui proposa de l'aider dans sa mise en plis. Elle accepta sans broncher, resigné, et l'on poussa même le détail à lui mettre une morceau de tissus dorée dans les cheveux. Il faut dire que pour s'infiltrer dans le Saint des Saint, il lui faudrait beaucoup de persuasion, et une tenue qui collait à ses intentions.

Le Kimono choisit était dans les tons bleu et noir, avec des brodures dorées. Elle était, après tout, destinée à être une "dame de compagnie" pour la cours des Tenryuubito. On poussa le vice jusqu'à lui donné une ombrelle, dont une lame se cachait dans le manche, seul confort qu'aurait la jeune femme jusqu'à la fin de la mission. Elle devrait faire un effort sur le phrasé, lui avait-on dit. Mais il ne fallait pas rêver, chasser le naturel ... Il revient au galop. Après toute cette mise en scène étant une question de vie ou de mort une fois arrivé sur l'île, peut être qu'elle respecterait le plan à la lettre... Sinon ? Et bien sinon ils seraient tous dans une merde noire.

Il faut dire que le Gouvernement ne transigeait pas avec la sécurité de ses Nobles royaux, imbus d'eux même et au dessus des lois. Cela faisait tellement enragé Canaille, qu'elle se travestissait ainsi pour le plus grand plaisir de Ragnar, qui semblait prendre tout cela comme une plaisanterie, voyant arrivé Canaille avec un air renfrogné sur le visage. Il lui fit même la réflexion de sourire un peu, sinon elle ne passerait jamais la sécurité du port. Elle lui montra les dents, plus manière de menacer que de sourire.

Il se glissa dans un livre, l'emplissant de sa substance comme s'il était un pot d'encre un peu plus gros que la moyenne.

- Ay, Ay, je serais là au rendez vous ... Fit-elle en descendant du navire par la planche qui les séparaient du Don des saint.

Elle se mêla à la foule en titubant sur ses lourdes Getas, qui n'avaient que pour seul avantage, d'être plombées au cas ou elle est besoin de casser quelques bouches. Elle déploya son ombrelle et prit un air de jeune femme en pamoison, bien que guère convaincante, vu qu'elle ne l'avait jamais été.

Outfit:
 
Yukikurai
Yukikurai
No-Body
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Mer 21 Avr 2021 - 22:35

Je n’en revenais pas. J’étais en train de faire la file à ce qu’il appelait la douane. Je n’avais jamais vu ça sur aucune ile. Bon nous étions sur une ile comme aucune autre, le Don de Saints, rien ne serait commun ici. La douane, c’est une grande maison par laquelle tu es obligé de passer quand tu débarques par le port principal. Et vu les descriptions des moyens de défense c’est à peu près les seuls moyens d’arriver ici. Dans cette baraque, on vous fait faire la file et vous passez devant un marine qui a toute les affiches de primes existante ou ayant existé. Il ne faudrait pas que quelque chose arrive au Yonesku. La famille de dragon céleste installée ici. Du coup, vous pensez bien, je suis déguisé. Il parait que je vaux 80M de berry. Comment est-ce que je me retrouve ici ? Je me le demande encore par moment.

Je finissais ma convalescence sur Kanokuni quand Ragnar me contacta. Il faut dire que je le croissais régulièrement avec les opérations de sauvetage. Ce qu’il me proposait ? Un plan dément, se rendre sur le Don des Saints et y faire du grabuge. C’était tentant. Réellement tentant. Le Don des Saints était un sujet que tous les révolutionnaires avaient au moins évoquer une fois au cours de soirée arrosée. A portée de main sur West Blue se trouvaient regrouper tout ce que la révolution exècre, esclavage et Dragon Céleste. Ce qui explique que ça reste souvent des projets de bourrés c’est la quantité et la qualité des marines qui les protègent.

Quand Ragnar passa me chercher sur Kanokuni, il me présenta une nouvelle recrue Canaille Rogers. Une jeune femme qui semble énigmatique à première vue, mais qui a au moins comme avantage de ne pas avoir de prime sur sa tête. Nous nous réunîmes quelques heures avec un informateur infiltré au Don des Saints. Il nous décrivit pour commencer les forces de la marine en place et vu ce qu’il nous apprit ça allait se jouer au poil de cul. Ensuite, il nous parla mode et habitude des résidents. J’avais du mal à comprendre pourquoi personne ne tentait rien si on connaissait jusqu’au mena de la cantine principale de la marine.

Nous en vîmes donc à discuter du plan et des possibilités qui s’offraient à nous. On aurait bien voulu libérer des esclaves, mais la fuite en étant repérer semblait tenir de l’impossible. Après tergiversation, un plan se dessine vaguement. Des actions dont les retombées sont visibles quand on sera loin. Un seul faux pas et se sera sauve qui peut la queue entre les jambes.

Dernier point à régler et pas des moindres comment faire pour les primes. Ragnar annonce qu’il a un plan sans faille et sort faire un tour. Canaille, Suelto et moi, nous retrouvons avec John notre informateur. Il ouvre une valise avec des vêtements à la mode là-bas. Chacun choisit ce qu’il lui faut et part se préparer. Pour ma part j’hésite un peu. J’ai toujours eu envie d’avoir un masque cool pour masquer mon identité. Un peu comme dans les histoires du temps de Monkey D. Dragon. Je tombe enfin sur un masque qui plait et je demande quels vêtements vont avec. Je m’habille et me voilà déguiser, comme jamais.

au bal masqué:
 

Nous retrouvons pour un dernier discours avant de débarquer. Canaille est méconnaissable dans son Kimono. Suelto est classe et sobre dans son costume. Ragnar est invisible dans son livre. Son livre ? Oui, il est rentré dans un livre. Quand je pense que plus rien ne peut me surprendre et bien je finis toujours surpris. Apparemment mon déguisement est des plus troublants d’après le regard de mes camarades.
« Qu’est-ce qu’il y a ? J’ai une tache sur mon costume ? Je serai parfaitement dans le ton une fois là-bas. Certain fanatique du culte des Yonesku s’habille ainsi. Pas vrai John ?

Il hoche la tête pour confirmer, mais ils décident à l’unanimité que je passerai devant loin d’eux. Et que dans le pire des cas, ils continueraient la mission sans moi. Du coup, je suis tout seul dans la file. Je me fais chier royalement et avec cette dose de stress pareil le temps semble s’étirer à l’infini.

Je me retourne et je vois l’ombrelle de Rogers à environ dix mètre derrière moi.
« Suivant. »
Je m’approche du marine qui vint de crier suivant. Il me regarde de haut en bas. Je fais pareil, essayant d’évaluer sa puissance.
« Bonjour. »
« Vous venez prier au troisième temple de Yonesku, je suppose ? »
« Oui, c’est bien ça. »
« Bon séjour. »

Bon, je suis passé crème. Je n’ai plus qu’à attendre les copains. Je débouche sur une place et là, la démesure me saute à la gorge. La place est immense magnifique avec une fontaine qui crache de l’eau. Tous les matériaux semblent nobles. Tous les gens aussi d’ailleurs. Je trouve un banc et je m’assieds pour regarder les gens qui passent. En cinq minutes, je vois passé deux autres énergumènes habillés un peu comme moi. Le costume n’est pas rouge, les poils ne sont pas blancs, mais ils sont bien similaires. Les informations de John semblent fiables. On arrivera peut-être à faire quelque chose.
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Ragnar Etzmurt
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L'Empereur
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Lun 26 Avr 2021 - 19:25



Suelto n’avait aucune raison d’échouer à cette première étape. Il présentait bien. Beau physique, bel homme, assez bien vêtu d’un costume trois pièces, il portait bien son statut d’homme d’affaires. Il présenta le navire commercial avec les biens à vendre, ainsi que le registre dans lequel tout était inscrit, à savoir le registre dans lequel se trouvait Ragnar. Ce dernier avait au préalable reçu des consignes de son ami sur ce qui devait être noté dans ce registre. Par ailleurs, le soldat vérifia rapidement l’essentiel avant de le laisser passer, jugeant que tout était en règle.

Admiratif de tout ce qui était en lien avec l’art, Suelto resta émerveillé quelques instants par l’architecture de ce royaume. Il estima le prix des constructions et cela dépassait largement son entendement. Une somme d’argent qu’il ne manipulerait jamais, se demandant même si quelqu’un comme Sarioshi avait eu à manipuler autant de berries. C’était bien trop. La démesure était continuellement présente. Alors que certains se battent pour survivre, d’autres rasent des villes pour en refaire à leur image, pensa le révolutionnaire.

L’homme de main poursuivit son avancée. Il continua sa marche jusqu’à une ruelle, si l’on pouvait appeler ça ainsi, tant elle était différente des ruelles que l’on pouvait apercevoir dans n’importe quelle autre ville. Celle-ci était dense, aérée, propre et avec quelques passages. Il y avait même des éclairages pour la nuit. Suelto resta une nouvelle fois ébahi par tant de modernité. Néanmoins, il se reconcentra rapidement et se focalisa sur l’une des bouches d’égout. Afin de rendre la ville plus agréable, les bouches d’égout - dans l’ensemble - ont été construites que dans des ruelles comme celle-ci, à l’abri des regards.

- La balade est finie, Rag. Bon courage, fit-il en ouvrant le registre et en laissant le contenu d’encre tomber dans la bouche d’égout.

La coulée d’encre s’écrase au sol d’un “spatch”, avant que Ragnar ne retrouve sa forme originelle. Il vêtu comme à son habitude d’une chemise blanche légèrement entrouverte, d’un pantalon moulant noir. Autour de sa taille, une ceinture sur laquelle étaient attachées plusieurs gourdes dans lesquelles des produits chimiques étaient stockés. Pour l’heure, la première étape de l’infiltration était un franc succès. Il n’était néanmoins pas écarté que des soldats de la marine patrouillent dans ces cavités sombres et sinueuses. La route jusqu’au château d’eau ne serait pas si aisée.

L’Atout déplia un bout de papier sur lequel Suelto lui avait dessiné un plan et avec le chemin à suivre. Ces égouts n’étaient qu’une succession d’intersections, mais l’ensemble était parfaitement symétrique et assez simple à comprendre. Un travail moins minutieux aurait compliqué les choses, mais comme l’a dit Suelto, il s’agissait d’un véritable chef-d'œuvre architectural, et même la conception de ces égouts le démontrait. La cible se trouvait à priori en périphérie de la cité. La difficulté ne semblait pas insurmontable, mais cela prendrait un peu de temps.

- Vivement qu’on me sorte de ce trou à rat, dit un homme arrivant à la ruelle perpendiculaire.

- C’est clair. J’en ai ras-le-bol de ces odeurs de merde, rétorqua le second. Une mutation tomberait bien.

Malheureusement pour eux, la mutation ne verrait jamais le jour. Se déplaçant sous forme d’encre, juste au-dessus des deux soldats qui continuaient leur conversation, Ragnar se laissa tomber et planta chacune de ses deux dagues sur leur crâne. Il rangea ses armes après les avoir essuyées sur les cadavres. Il eut dans un premier temps l’idée de jeter les corps dans l’eau, mais qui sait où ils seraient repêchés, alertant ainsi son intrusion dans la cité hyper militarisée. Son mantra l’aida à localiser les patrouilles aux alentours, qui quadrillaient chacune leur zone. Avec un peu de chance, les corps ne seraient pas découverts de sitôt.

L’essentiel des troupes agissait en surface, mais chaque soldat était prêt à intervenir si un signal provenait des cavités souterraines. Les “punis” étaient vraisemblablement ceux que l’on retrouvait ici. C’était si calme qu’ils n’étaient pas habitués à agir en cas d’attaque, feignant simplement de travailler dans l’attente de quitter ces lieux. Il n’y avait ici pas autant de rigueur qu’à la surface. Ce n’était certainement pas une raison d’attirer l’attention, pensa Ragnar en reprenant sa marche. À l’aide des propriétés de son fruit, il avait très clairement l’avantage ici-bas.

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Canaille Rogers
Canaille Rogers

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Jeu 29 Avr 2021 - 21:01

Canaille était peu à son aise dans ses vêtements, et encore moins sur cette satané île de malheur. Plutôt que de profiter de la vue, elle guettait. Une occasion d'infiltrer l'un des palais du Don, manière d'y trouver de quoi nuire à ce gouvernement et ces Dragons Célestes à qui elle en voulait tant. Ragnar et Yukikurai avait tout deux des plans bien ficelés, des missions chiadées et précise. Elle n'était là que pour la décoration pensa-t-elle très fort. Elle faisait pâle figure comparé à ses deux cadors de la révolution, moulte fois récompensés par la cause, et connu de tout les services armées du gouvernement.

Elle n'était rien qu'un fétu de paille prit dans une tempête trop grosse pour elle. Putain, qu'avait-elle fait pour mériter tout ça ? A part être une foutue révolutionnaire, proche de ses idéaux et des gens d'en bas, elle n'avait rien fait. On l'avait privé de sa famille, de sa liberté, de ses droits les plus élémentaires. Et même d'un œil.

Les gens la regardait bizarrement dans la ville qu'ils traversaient. Tous la dévisageaient comme la jeune file brisée qu'elle était. Tous avait cette même mine, cette même moue de dégoût en voyant la balafre qui descendait le long de sa joue, et engouffrait son œil dans un malstrom de chaire en bouillie, ne laissant qu'une fine pellicule de blanc sur la rétine, inutilisable. Les médecins avaient essayer de faire de leur mieux, mais un miracle était rarement possible, surtout dans le monde de Canaille.

Son monde était sombre et obscure, comme une nuit sans étoile. Elle n'en voyait qu'une au loin, qu'une seule âme qui vaille d'être le phare de sa vie : Ragnar. Il l'avait sauver, l'avait bichonné, et c'était grâce à lui qu'elle n'était pas ressortie complètement terrorisé et brisée par la situation. A lui seul, il portait tout les rêves et les espoirs encore grouillant de la révolutionnaire. Quand à Yukikurai ... Et bien elle ne le connaissait pas, et comme tout ce qui nous est inconnu, il lui faisait peur.

La silhouette grotesque, endimanché d'un masque tout aussi ridicule, fit un signe que seul Canaille comprit. Tous crûrent qu'il priait, mais la jeune femme savait. C'était le signal d'une réunion importante, entre lui et elle. Ils devaient se coordonner, et pour se faire, la communication était primordial.

Elle bifurqua dans une rue adjacente, qu'on aurait pu nommer ruelle au Don des Saints, mais qui aurait fait pâlir d'envie Marie Joa elle même. La jeune femme ouvrit son ombrelle, pour dissimuler ses traits crispés et sa bouche de vermeil pendant qu'elle parlait tout bas au Cavalier de la révolution.

- Un problème ? Je crois qu'on nous suit depuis notre départ du port, on devrait peut être se séparer ? Fit-elle en attrapant une pièce de monnaie, qu'elle offrit au révolutionnaire, comme s'il était un mendiant et elle une riche commerçante venu faire affaire, avec un cœur un peu trop tendre pour ce métier.

Mieux valait trop de précautions qu'aucune, non ? Elle mira de son œil valide le siège d'une famille de Dragon Céleste, se demandant si peut être ... Non, impossible, sa sœur ne devait pas se trouver là bas, se serait "trop facile". Elle avait quand même envie d'y faire un tour, et se promit de le faire avant la fin de leur séjour ici.

Bien que tout ceci était loin d'être une sinécure.
Yukikurai
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Dim 2 Mai 2021 - 22:13

Ragnar était passé sans encombre, enfin Suelto son bras droit était passé sans encombre. D’après les discussions et le plan, il allait s’infiltrer dans les égouts à présent. Canaille passa devant moi quelques instants après. La démarche raide, la tête haute, on pouvait croire à de la suffisance de noble, mais il y avait un je ne sais quoi qui indiquait trop de tension. Peut-être de la hâte de finir également. Je lui fis donc un petit signe discret qui pouvait passer pour un geste de prière.

Elle avait bien vu mon signal, car elle se dirigea vers la plus petite rue qui partait de la place. Le Don des Saints vous plongeait directement dans un autre monde. Cela me déboussolait un petit peu. Je passais plus de temps à admirer l’architecture qu’à repérer les patrouilles. Il fallait que je me reprenne. Dans une mission comme celle-là tout les détailles comptes et bien que je ne connaisse pas réellement ma nouvelle coéquipière, il me sembla que je devais la rassurer. En la rejoignant dans ce qui sert de ruelle à cette ville au proportion folle, j’étendis mon haki de l’empathie et sondai Canaille. Je lu de la tension et de la peur qui faisait écho à mes propres sentiments. Arrivé à sa hauteur, j’essayai de faire vite et de ne lui montrer que ma confiance. Je voulais la rassurer pour me rassurer en même temps.

« Un problème ? Pas encore. C’est peut-être la procédure ici. Ne tente rien avant une heure. Balade-toi. Ait l’air d’une touriste. Vérifie si nos informations sont correctes. Prends tes repères, sens le pouls de l’ile… Mais surtout n’oublie pas, tu n’es pas recherchée. Donc tant que tu ne fais pas de bêtise, tu ne risques rien.

Merci ma dame, gloire aux Yonesku. »


Si prononcer cette phrase à voix haute m’avait rapper la langue, Canaille s’était hérissée en l’entendant. Trop tard pour poser des questions, pour vérifier si le casting était approprié. En même temps à quoi est-ce que je m’attendais. Pour une mission pareille, ne serait partant que des têtes brûlées ou des gens qui ont un compte personnel avec les Dragon Céleste ou pire les deux. D’ailleurs, vu que j’étais là dans quelle catégorie fallait-il me ranger ? Une tête brûlée, non quoi que j’aime encore bien quand ça claque, mais en général j’ai évalué la situation avant. Un compte personnel ? Déjà beaucoup plus probable vu que j’ai été capturé par un pirate esclavagiste. Si je n’ai jamais su à qui il comptait me vendre, je sais que c’est à cause des Dragon que tout cela est possible.

Revenons-en à nos moutons. Canaille avait disparu le temps que je m’égare dans mes pensées. J’espère qu’elle tiendra compte de mes conseils. Décidément, mon déguisement était bien. Mon absence passait pour une prière. Allez, en route. Je vais suivre mes propres conseils et faire ce qu’on attend de moi. En effet, la petite a sûrement raison, j’ai l’impression qu’on m’épie. Trop de confort et de repos cela a émoussé mes sens. Elle doit sortir d’un truc pas jojo pour être affûtée comme cela.

Je me mis donc en route vers le temple numéro trois, du pas calme et assuré de l’homme de foi. Mes indications disaient que le temple me donnerait un bel aperçu de l’ile, car ils sont construits en hauteur pour que les Dragon Céleste puissent voir les monuments à leur gloire depuis chez eux.
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Ragnar Etzmurt
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Mar 4 Mai 2021 - 13:13



La pile de cadavres pourrait être dense, pensa l’Atout. Son avantage dans un milieu aussi sombre était certain. À moins de tomber sur une pointure, le révolutionnaire ne serait pas inquiété par les soldats en service ici. Soit parce qu’il les exécuterait aisément ; soit parce qu’il pourrait passer à proximité sans être détecté. Néanmoins, les deux hommes tués précédemment lui avaient permis de constater que les soldats étaient munis de lunettes chromodials. Une plaie en somme. Mais uniquement pour les soldats les plus vigilants, car Ragnar pouvait se déplacer de manière très discrète et passer inaperçu.

Un coup d’œil sur la carte, il la déchira. Il ne savait déjà plus où il se trouvait actuellement. Suelto était bien sympa d’avoir dessiné ce plan, mais Ragnar n’avait pas un grand sens de l’orientation. Non. Il avait un moyen bien à lui de résoudre ce problème. Évidemment, cela prendrait plus de temps, mais il parviendrait néanmoins à destination. Son corps se liquéfia en une grande flaque d’encre. De cette flaque se forma une multitude de souris. Un nombre si important que l’on croyait voir une armée de souris infames et difformes se créer. Oui, en vérité, il s’agissait de boules d’encre mobiles.

Dispersion immédiate de toute l’armée. Le révolutionnaire usait de son haki pour sentir chaque partie de lui s’enfoncer dans les différents chemins. Seules deux souris utilisaient la vue – Ragnar étant composé de deux yeux – et guidaient les autres. Le but était d’envahir les lieux et de trouver la sortie menant au château d’eau. En constatant de la grandeur du royaume, il n’était pas idiot de s’atteindre à quelque chose de très dense. Des soldats continuaient leurs rondes, contraignant la troupe à se disperser davantage pour éviter d’être repérable. L’Atout prit le temps d’écouter les bavardages de chacun pour récolter des informations.

- Tu veux boire un coup ?

- Pas en service, abruti, rétorqua le second soldat.

- J’vais certainement pas m’priver. Y a pas un chat ici !

- Peut-être, mais s’il y a le moindre problème, quel qu’il soit, c’est à nous de le régler. J’te rappelle qu’on est spécialisés en mécaniques et que toute l’eau de l’île passe par ici.

Me serais-je acharné sur deux plombiers, se demanda le révolutionnaire.

- La salle de contrôle aurait pu suffire, non ?

- Non. Les caméras sont placées uniquement aux alentours de l’accès au château d’eau. Pour le coup, c’est un peu le cœur de la cité.

- Tss. Fait chier.

Des caméras de surveillance aux abords de l’accès au château d’eau, hein, songea une nouvelle fois l’Atout. Il continua de s’enfoncer dans ces immenses égouts, larges, longs et interminables. Vue l’odeur ambiante, le château d’eau n’était pas dans le coin. Au-dessus d’un grand rejet d’eau usée, en hauteur, des canalisations étaient visibles et en longeant cette cascade, il était possible de les suivre. L'essaim de bestioles d’encre se mit alors en route pour explorer ces nouvelles contrées. Cette fois-ci les couleurs étaient plus nombreux et plus étroits, le plafond bien plus bas que précédemment.

Son mantra indiqua au révolutionnaire qu’il n’était pas encore seul en ces lieux obscures. Le troupeau se reforma en une seule entité, ressemblant vaguement à un serpent, se déplaçant à grande vitesse en longeant les murs humides. Toujours en marche avant, le serpent se déplaça sur le mur, atteignant le tuyau duquel il se déplaçait à présent. Alors qu’il s’approchait dangereusement d’une zone remplie d’individus, il décida de s’arrêta avant, et même de rebrousser chemin. Il se dirigea vers un nouveau duo qu’il avait déjà doublé sans la moindre difficulté.

- Tu penses qu’on obtiendra une prime cette année encore ?

- Pas de raison pour qu’on ne la touche.

- Peut-être une, mon garçon, dit Ragnar en se reformant derrière eux. La mort.

Il embrocha celui qui ne semblait pas inquiet pour sa prime, sous les yeux apeurés et impuissant de son partenaire, avant de retirer son bras de sa victime. Il saisit ensuite rapidement le visage du second, le plaquant avec force contre le mur, et en rapprochant son visage du sien. Les yeux d’un prédateur proche de ceux de sa proie, larmoyants. Son corps entier tremblait de terreur. Ragnar ne lui laissait aucune chance de pouvoir s’exprimer. Il était complètement à sa merci. Le jeune homme, sans doute une jeune recrue, était à peine plus jeune que le révolutionnaire qui eut presque de la peine pour lui à cet instant.

- Une chance pour toi de survivre. Rien qu’une seule, dit-il sans jamais détourner son regard du soldat. Un petit hochement de la tête si tu es prêt à m’aider, sinon tu finiras comme ton pote.

En tournant l’œil vers son défunt partenaire, il finit par rapidement acquiescer de la tête.

- Bien. Maintenant, si tu hurles ou tentes de prévenir tes collègues, le résultat sera le même. Compris ?

Il hocha une nouvelle fois de la tête. En sondant son esprit, Ragnar ne sentait en lui que de la crainte. Ragnar retira sa main.

- V-vous êtes Ragnar ? Dit le soldat en prenant soin de chuchoter.

- Hélas pour toi. Bien, maintenant, écoute-moi attentivement. Je vais envelopper tout ton corps, dissimulé par tes vêtements et tu vas tout naturellement te diriger vers le château d’eau. J’ai ouïe dire qu’il y a des caméras, alors ça passera mieux si c’est un type de la maison qui approche plutôt qu’un criminel recherché.

- Sauf qu’on se déplace toujours par deux et utiliser les denden en cas de besoin.

- Juste t’approcher d’eux me suffira. Tu négocieras leur aide comme tu peux, en racontant n’importe quelle connerie, puis je m’occuperai du reste.

Le type semblait tellement effrayé qu’il acceptait tout. Ragnar lui rappela cependant un petit détail.

- Garde en tête qu’à la moindre entourloupe, je te démembre lentement.

Un vif et léger frisson parcourut le corps du pauvre soldat. Maintenant entièrement disposé à l’Atout, ce dernier se liquéfia une nouvelle pour se modeler au corps de son transporteur. Comme convenu, le soldat ne sentait de changement particulier opérer sur lui. Il se rassura et entama sa marche. Ragnar sentait les battements du cœur du marin qui, manifestement, paniquait beaucoup. Il tenta de la rassurer en lui disant d’être le plus naturel possible et que rien ne lui arrivera s’il se tenait au plan. Sans être entièrement convaincu, le jeune homme réussit à se calmer légèrement.


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