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Au nom du capitaine Frokasse

Kaito Yamamoto
Kaito Yamamoto

♦ Localisation : Sur North Blue
♦ Équipage : Les Intrépides Libres

Feuille de personnage
Dorikis: 1590
Popularité: -34
Intégrité: 3

Lun 19 Avr 2021 - 3:42

Avant-Propos:
 

Voilà plusieurs maintenant que Kaito officiait en tant que mercenaire pour le compte de Wallace Gambetta. Tandis que le reste des Intrépides Libres aidait sur les chantiers de la compagnie et venaient soutenir leur capitaine quand celui-ci en avait besoin, lui s'occupait de remonter les bretelles de quelques habitants quelque peu récalcitrants à payer ou même des pirates un peu trop belliqueux – à vrai dire, surtout des pirates. Le kanokunien appréciait pas mal de travail, lui offrant toute la liberté de mouvement qu'il recherchait tout en permettant à son katana de s'exprimer.

Néanmoins, avec les semaines passant, il se rendit bien vite compte que Wallace le limitait quelque peu dans sa zone d'action. Quittant finalement assez peu Lavalliere, il en vint finalement à se demander s'il allait jamais quitter la bourgade ou même Boréa. Petit à petit, son travail le lassait quelque peu, l'accomplissant bientôt plus par obligation que par envie. Tranquillement mais sûrement, et malgré la bonne humeur ambiante de la ville portuaire, le sabreur perdit de sa joie, devenant un peu trop sérieux, notamment pour Clara, la cuisinière de l'équipage, qui ne parvenait plus vraiment à faire rire le jeune homme – du moins, clairement pas autant qu'à l'accoutumée.

Cette situation eut cependant un point d'arrêt, lorsqu'un beau jour, au retour d'une mission à Jalabert pour mener une négociation quelque peu musclée à un des fournisseurs de Wallace un peu trop téméraire, le patron l'invita à le rejoindre dans son bureau alors que d'ordinaire, Kaito lui fournissait ses rapports par l'intermédiaire de sa secrétaire. Sans hésitation, quoiqu'un peu nonchalant, il avait accepté l'invitation, se retrouvant ainsi face à l'homme aux cheveux rouge carmin.

Bonjour, Kaito. salua-t-il.
Wallace. répliqua le pirate.

Un rapide jeu de regards se joua entre les deux hommes qui finirent par sourire, amusés. Les deux s'entendaient étonnamment bien et les familiarités étaient devenus plus faciles et naturelles entre eux avec le temps – bien que malgré tout, les deux conservent cette différence d'autorité que leur conférait leur position dans l'entreprise.

J'ai appris que tu montrais moins d'entrain dans tes missions, je me trompe ? demanda l'armateur sans détour.
On peut dire cela. répliqua le mercenaire.

Un soupir se fit entendre dans toute la pièce.

Tu aurais pu m'en faire part plus tôt. se désola le patron.
Je ne fais que mon boulot, mon ennui n'a guère d'importance.

Wallace s'approcha aussitôt de Kaito et posa sa main sur son épaule, un air grave sur le visage.

Si tu le dis. Néanmoins …

Il se retourna et attrapa un dossier sur son bureau pour le tendre au pirate.

... Ceci aurait pu te parvenir bien plus rapidement.
Qu'est-ce que donc ? Une nouvelle mission ?

L'armateur se contenta de hausser les épaules, forçant le kanokunien à ouvrir le dossier pour en découvrir le contenu, se révélant effectivement être des informations pour une mission qu'il souhaitait très certainement lui remettre. Des détails firent cependant tiquer le jeune homme qui s'y arrêta très vite, interrogé.

Le capitaine Frokasse ? Le cimetière d'épaves de South Blue?

Wallace se contenta de hocher la tête positivement aux interrogations, lui faisant bien comprendre qu'il ne rêvait pas. Et après plusieurs secondes de silence, Kaito finit par réaliser ce qui l'attendait. Son supérieur venait de lui offrir la possibilité de partir en voyage pour une mission, et pas des moindres qui plus est. Il s'agissait cette fois de mettre la main sur un trésor enfoui possédé par le célèbre capitaine Frokasse. Même paumé à Luvneel mais surtout à Kanokuni, ce nom n'était pas inconnu du capitaine pirate qui afficha un large sourire. Une question tarauda cependant bien vite son esprit.

J'imagine qu'il n'y a pas que parce que je suis moins jouasse que vous me proposez cette mission. fit-il remarquer.

L'armateur rit dans sa barbe.

En effet. J'ai supposé que ta recherche de navire n'avait pas encore été fructueuse, aussi je pense que cette mission saura y remédier.

L'homme mature attira aussitôt l'attention du plus jeune.

Je suis tout ouïe. s'exclama ce dernier.
Est-ce que le nom de Frokasse t'es familier ?

C'est vrai qu'au final, Kaito aurait pu ne pas connaître l'existence de ce pirate. Fort heureusement, c'était le cas et il ne manqua pas de le confirmer d'un hochement de tête.

Eh bien d'après nos informations, il se pourrait que tu trouves des indices sur l'emplacement de son bateau iconique.

Le pirate écarquilla les yeux.

C'est une sacrée nouvelle ! Mais vous autoriseriez à ce que je le récupère sans contrainte supplémentaire ?
Je n'aurai pas d'intérêt à m'en encombrer, et puis considère cela comme une prime de risque.
Cela me va alors. approuva Kaito.

Une nouvelle fois, Wallace hocha la tête, d'un air satisfait.

Tu me diras si tu souhaites agir seul ou t'y rendre avec certains de tes amis.
Pas besoin. l'armateur haussa un sourcil. On part tous.

[...]

Wow ! Impressionnant ! Et ça tient tout seul ? s'exclama Clara, pleine de joie.
J'imagine. Vu comme c'est sombre en dessous, ça doit être bien rempli, au fond de l'eau. répondit Matthew.

La cuisinière et le tireur d'élite des Intrépides Libres fixèrent avec des yeux émerveillés l'immense zone faites de bois, de pièces de métal et de morceaux de navires échoués qui se profilaient devant eux. Oliver, légèrement amusé par l'état de ses deux amis, vint secouer leurs épaules, les faisant paniquer.

Attention, vous pourriez tomber avant qu'on soit arrivés. Vous risqueriez de devoir nager sur le reste du trajet. se moqua-t-il.
T'es pas drôle. pesta Clara.

Elle tira alors la langue, faisant hausser les épaules du charpentier de l'équipage qui les laissa à leur émerveillement, rejoignant Peter qui s'attelait à manœuvrer l'Aventurier sur les indications de Sarah.

On arrive dans combien de temps ? interrogea le jeune homme aux cheveux rouges.
Je ne pourrais pas dire exactement, je ne connais pas du tout la zone et la carte que nous as donné Wallace n'est pas franchement utile pour ça. À vue d’œil, cependant, je dirais une dizaine de minutes. lui répondit la navigatrice.
Bon à savoir, ça.

Oliver finit par se poser, observant alors à son tour la mer et surtout la masse à la forme indéfinissable qui se profilait à l'horizon, dont la masse submergée formait une ombre très légèrement visible dans l'eau, et qui ne le rassurait pas des masses. À l'inverse, cependant, cela mettait Kaito de très bonne humeur, lui qui sortait tout juste d'une petite sieste revigorante, voilà qu'apercevoir le Cimetière d'épave après deux bonnes semaines de navigation sonnait comme un certain soulagement. Leurs rations n'étaient guère conséquentes et prendre plus de retard qu'il n'en avait déjà à cause du passage par la Flaque aurait été risqué pour eux – de toute façon, il y avait de fortes chances qu'ils doivent faire un arrêt sur le retour, la question était surtout de savoir s'ils pourraient choisir l'endroit où s'arrêter.

Vous vous sentez prêts ? demanda alors le capitaine.
Toujours. répliqua aussitôt Sarah, imitée par Oliver et Peter.
À donf ! hurla Clara depuis l'avant de la coque de noix, Matthew se contentant lui d'un pouce levé en guise de réponse.

Le kanokunien sourit, satisfait de voir ses amis motivés comme jamais. Il savait pertinemment qu'en dehors de Sarah et Peter désormais bien habitués à se battre en toute circonstance, les trois autres n'avaient pas encore eu l'occasion d'expérimenter le combat en temps réel, le pur et dur, sans règles. Savoir qu'ils n'étaient pas nerveux – ou presque – le rassurait pour la suite des événements. L'équipage des Intrépides Libres allait vivre sa première aventure, alors il espérait fortement qu'elle se passe au mieux.

Finalement, le bateau finit par toucher terre, ou plutôt bois. L'Aventurier finit par être accosté dans un semblant de port délabré, possédant tout juste de quoi accrocher les bateaux pour éviter qu'il ne parte à la dérive et finissent comme leurs homologues désormais vingt milles lieux sous les mers. Kaito fut le premier à poser pied, se stabilisant sur un ensemble de grosses planches formant un long chemin rappelant un ponton. Très vite, le reste du groupe l'imita, le suivant ensuite jusqu'à une grosse plate-forme.

Bien ! À partir de maintenant, il faudra être prudent, mes amis. L'endroit est assez dangereux et nous pourrions tomber sur des ennemis à tout instant. Tenez-vous prêts à passer à l'attaque au moindre souci. s'exclama le capitaine pirate.

Hochement de tête global.

Restons groupés. Et suivons la carte autant que possible, on s'adaptera à ce qui vient. Allez, en avant !

Nouveau hochement de tête global. La joyeuse troupe se remit donc en mouvement, suivant les pas de Kaito et bientôt Sarah à sa droite, progressant dès lors d'un pas lent mais certain. Les passages se trouvaient quelque peu étroits, parfois mouvants, parfois totalement solides.Un enchaînement de stabilité qui mit à rude épreuve la concentration du groupe. Malgré tout, il tint bon, parvenant à une zone plus statique, composée à moitié de sédiments ramenés par la mer et piégés par les débris et à moitié par ces mêmes débris. Y marcher était bien plus rassurant, et à en voir les quelques rares semblants d'habitations qui s'y étaient créé, l'endroit était plutôt sûr pour s'y déplacer.

T'es sûr qu'on risque pas de se perdre avec tous les chemins aléatoires qu'on traverse ? finit par demander Clara.
C'est vrai qu'avec les courants, la carte pourrait avoir changer. ajouta Matthew.

Kaito se tourna vers eux avec un sourire rassurant.

Peut-être, mais la zone n'a pas changé de position aussi rapidement. Au pire, on s'adaptera, mais on trouvera ce qu'on est venus chercher : les secrets du capitaine Frokass-...

Alors qu'il allait finir de parler, le kanokunien tourna au niveau d'un talus de détritus et s'arrêta tout juste en s'apercevant qu'il allait heurter un homme coiffé d'un bob et à l'air nonchalant. Ouf, il venait d'éviter le pire. Cependant, savoir qu'il avait mentionné le nom de Frokasse si proche d'un inconnu ne le rassurait guère et instinctivement, il posa la main sur son katana, prêt à se battre – tout comme ses camarades – même s'il sentit très vite qu'il n'aurait que peu de chance de le vaincre.

Vous avez entendu ce dont on parlait, hein … fit savoir Kaito.

La question était ainsi lancée à la volée, volontairement floue, histoire de prendre la température vis-à-vis de cet inconnu. Le sabreur était tellement concentrée sur cet homme qu'il ignorait totalement s'il était accompagné ou non. Tout ce qu'il espérait maintenant, c'est que cet rencontre ne tourne pas au malheur pour les Intrépides Libres, surtout aussi rapidement …




Voilà, et désolé d'avoir tant tardé à lancer le sujet >_< (surtout que c'est moi qui ait lancé le truc donc j'ai pas d'excuses D:). Bref, sinon, je suis ouvert à tout changement/ajout évidemment ~
https://www.onepiece-requiem.net/t22479-kaito-yamamoto#240789https://www.onepiece-requiem.net/t22486-ft-kaito-yamamoto#240803
Alma Ora
Alma Ora


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Jeu 22 Avr 2021 - 16:11



Voilà quelques jours que j’étais parti pour trouver de l’argent. Rik m’avait confié cette tâche ingrate, me laissant partir seul à bord d’un rafiot construit par moi-même, et ce, avec du matériel de récupération. Si l’on devait résumer : j’étais à bord d’une espèce de barque prête à se détacher à la moindre vague, sans navigateur, à destination de l’inconnu. Tout ça pour rester avec Eärendil et tenter d’en tirer quelque chose en mon absence. Néanmoins, la situation était si désastreuse qu’il fallait tenter quelque chose pour améliorer notre situation. Être pauvres, ça allait bien deux minutes.

Mais... Voici quelques petits jours que je “naviguais” sans voir le bout. Le peu de vivre fourni commençait à sérieusement diminuer, alimentant une profonde inquiétude en moi. Les nuits étaient douces, mais les journées pouvaient être arides. L’eau manquait et je fus rapidement déshydraté. Ainsi s’amorçait la fin de ma triste vie. J’allais tout bonnement tomber les vapes et dormir définitivement. Tout cela pourquoi ? Absolument rien. C’était ce que l’on pouvait nommer de “mort bête”. Il s’agissait clairement là d’une bêtise. Cette bêtise couterait ma vie.

•••

L’embarcation semblait frapper une surface dure. Ce battement me réveilla de mon sommeil que je pensais éternel. En me redressant, accompagné d’un mal de crâne à vous coucher, j’aperçus une sorte d’île peu accueillante. En tâtonnant le sol, je compris aisément qu’il s’agissait d’une île artificielle conçues avec des matériaux de récupération, sans être fragile pour autant. La quantité de matériaux amassée était telle que la solidité était bien présente. C’était en m’y aventurant un peu plus que je constatai où j’étais. De nombreux navires abandonnés, détruits, étaient récupérés pour fabriquer des habitations. Je compris où je me trouvais. Le célèbre cimetière d’épaves.

Un sourire s’afficha sur mon visage. Bien que peu accueillant, pour ceux capables d’en ressortir vivant, la richesse les attendait. Pour une fois, le destin semblait se montrer clément avec moi. Je n’étais évidemment pas seul. Des équipages pirates rodaient dans les parages, puis d’autres malfrats habitaient également ces lieux. Dans mon état, j’avais l’air d’un clochard inoffensif, alors peut-être éviterai-je d’éventuels rixes ? Emmitouflé dans mon large manteau et le visage dissimulé par mon bob, je continuai d’explorer les alentours dans l’espoir de trouver quelque chose.

Mais à croire que la chance me souriait, je tombai sur une conversation d’individus, apparemment un équipage de pirate. Je me rapprochai en toute discrétion. Ils étaient si concentrés et impliqués qu’ils ne remarquèrent même pas ma présence. Ils semblaient à la recherche de quelque chose, probablement un trésor. Forcément, ça m’intéressait. Mais alors que le chef de groupe, certainement le capitaine, allait dévoiler un élément ô combien important, il me repéra. Outre le fait d’avoir été discret, je ne m’étais pas caché non plus, alors je n’étais suis que très surpris.

- Le trésor du capitaine Frokasse, hein ?

Tout homme un peu curieux du monde qui l’entourait avait connaissance de ce trésor. En tant que charpentier, le célèbre navire de ce dernier m’intéressait largement, mais je n’étais qu’un simple chercheur d’or. Cet épéiste voulait certainement s’assurer des informations que j’avais récolté ou non. Inutile de lui mentir, car je comptais bien intégrer leur expédition. Un tel trésor pouvait largement se partager. Cependant, les types semblaient à cran, prêt à dégainer au moindre faux pas. Il fallait instaurer un climat de confiance.

- Je suis également à la recherche de ce trésor.

Ce n’était pas vrai. Mais je le disais avec une telle conviction que c’était croyable.

- Que dites-vous d’une collaboration ? Personne ne doublera l’autre et les biens seront évidemment partagés. Ne soyons pas trop gourmands.

Difficile d’accepter une proposition d’un tel inconnu.

- Je ne suis ni armé ni accompagné. J’ai peut-être l’air un peu fourbe, hein, mais accordez-moi le bénéfice du doute. Tiens, l’épéiste, t’es le chef de cette belle bande ? Qu’en penses-tu ?

Fallait bien que je me montre un peu confiant. À quoi bon sinon ? Ils allaient me manger tout cru dans le cas contraire. La faiblesse était vraiment un fardeau. Si je pouvais éviter de me battre, ça m’arrangerait.

https://www.onepiece-requiem.net/t20921-alma-ora#243182
Kaito Yamamoto
Kaito Yamamoto

♦ Localisation : Sur North Blue
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Dim 25 Avr 2021 - 18:27

Le trésor du capitaine Frokasse, hein ? répondit finalement l'inconnu.

Kaito soupira. Malheureusement, ce qu'il espérait le moins s'était produit : l'homme avait bel et bien entendu le nom du célèbre pirate. Il se maudit intérieurement d'avoir cru qu'ils étaient seuls et s'être laissé emporté par sa prose. Il faut dire aussi que la certaine insouciance et le plaisir de l'exploration le mettait dans un sacré état, bien qu'il ne montrait pas en affichant à cet instant un air méfiant. Après tout, l'homme auquel les Intrépides Libres faisaient face n'avait rien à voir avec les rares gus qu'il avait pu apercevoir dans un coin d’œil : lui était dangereux et tant que sa menace restait présente, le kanokunien n'était pas près d'enlever sa prise sur la garde de son katana.

Cependant, en y regardant plus attentivement maintenant que toute l'attention était portée sur lui, le sabreur constata qu'il était bel et bien seul. Mais surtout, il ne semblait pas dans son meilleur état. Difficile de dire ce qu'il en était réellement, l'homme se cachant derrière un épais manteau et un bob assez marquant pour le notifier, mais le feeling de Kaito ne le trompait généralement pas : l'homme qui lui faisait face n'était pas au meilleur de son potentiel. Par instinct de survie néanmoins, il choisit de faire fi de cette sensation et considéra simplement l'inconnu comme il l'était : un ennemi potentiel. Enfin, pour un temps en tout cas.

Je suis également à la recherche de ce trésor. poursuivit l'homme au chapeau.
Étrange coïncidence. fit aussitôt remarquer Sarah.

La demoiselle était du genre à prendre en compte les émotions que laissaient apparaître ses opposants avant de connaître leurs excuses ou leurs remarques. Une façon de penser qui se trouvait être à double tranchant et qu'elle essayait petit à petit de développer pour acquérir un parfait discernement de la moindre personne qu'elle croiserait. Dans le cas présent, son feeling semblait lui dire que l'inconnu n'était pas tout à fait honnête, mais Kaito, bien qu'ayant total confiance en sa seconde, se dit que l'homme avait parlé avec une telle conviction qu'il devait certainement cacher une raison qui les dépassait – ou peut-être pas ?

Que dites-vous d’une collaboration ? Personne ne doublera l’autre et les biens seront évidemment partagés. Ne soyons pas trop gourmands. proposa finalement l'homme sur un ton neutre.

Le kanokunien fit la moue. Le deal était plutôt équitable, en un sens. De toute façon, le trésor en lui-même n'était pas dans les projets direct de l'équipage et tant que cet inconnu n'essayait pas de l'entourlouper, le partage serait convenablement, tout le monde en sortirait satisfaits. Néanmoins, malgré tout son bon vouloir, les Intrépides Libres avaient déjà eu l'occasion d'expérimenter ce genre de deals à Luvneelpraad, et ça n'avait pas toujours été fructueux pour eux. Autant dire que malgré le ton visiblement honnête de l'homme, le groupe restait méfiant, prêt à réagir au moindre mouvement suspect – comme Kaito leur avait indiqué plus tôt. Fort heureusement, l'inconnu n'en resta pas là.

Je ne suis ni armé ni accompagné. J’ai peut-être l’air un peu fourbe, hein, mais accordez-moi le bénéfice du doute. Tiens, l’épéiste, t’es le chef de cette belle bande ? Qu’en penses-tu ? poursuivit-il.

Kaito reproduit sa mimique. Il lui sembla sentir la menace diminuer tranquillement à mesure que son interlocuteur parlait. Elle restait présente, certes, mais de ce qu'il en constatait, le sabreur ne repérait nulle hostilité à leur rencontre. Dans le cas présent, c'était même eux la vraie « menace ». Le capitaine pirate soupira longuement, et abandonna sa prise sur son katana, à la grande surprise du groupe.

Mais, pourquoi ? s'interloqua Sarah.
Cet homme me paraît honnête. Et puis, s'il avait vraiment voulu nous attaquer, il l'aurait déjà fait. répliqua Kaito.

La navigatrice gonfla légèrement les joues, embêtée par la désinvolture de son ami et « supérieur ». Néanmoins, elle choisit de lui laisser le bénéfice du doute, non sans conserver sa main sur sa rapière, prête à intervenir. Le jeune homme aux cheveux blancs, pendant ce temps, observa encore plus attentivement l'inconnu, ne constatant effectivement rien qui puisse paraître une arme bien qu'il ne puisse être assuré qu'il ne cachait pas quelque chose sur lui. Finalement, le kanokunien fixa l'inconnu d'un air calme et plus détendu.

Vous ne semblez pas vouloir nous gêner, et votre proposition ne vient pas bousculer grandement nos objectifs … Alors c'est d'accord. il tendit une main amicale. À moins que vous n'ayez une revendication particulière sur ce trésor ?

Sarah soupira. Derrière, les Intrépides s'excitaient légèrement, à base de « Tu aurais pu nous consulter avant », « Mais c'est peut-être un piège » ou « On te fait confiance, capitaine ». Kaito savait par avance que sa décision ne serait pas la mieux perçue par le groupe du fait de sa réponse précipitée sans même les consulter à l'avance, mais il ne pouvait pas se permettre de mener un point stratégique entre eux sous le nez de leur interlocuteur, au risque qu'il en profite. Puis il restait tout de même une menace, dans les faits. Mieux valait donc agir rapidement pour éviter de laisser trop d'ouvertures à cet inconnu. Pour le moment.

Au fait, je suis Kaito Yamamoto, voyageur pirate. Et voici mes amis et membres de mon équipage, les Intrépides Libres. dévoila enfin le sabreur.

L'idée était maintenant que le lien se fasse entre cet homme et lui. Si l'alliance était faite, alors il n'y avait pas de raison de ne pas connaître celui avec qui il était en train de discuter. Au moins, celui-ci savait à qui s'adresser à présent. Le reste suivrait et le groupe pourrait se lancer tranquillement dans leur chasse au trésor …
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Alma Ora
Alma Ora


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Mar 27 Avr 2021 - 23:16



La tension était palpable et cela ne m’étonnait guère. À vrai dire, une grande hospitalité d’entrée de jeu m’aurait posé question. Se méfier d’un inconnu, plus encore quand un trésor était en jeu, je m’y attendais. Néanmoins, je n’avais réellement aucune intention de les doubler, j’aurais même certainement besoin de leur aide et leur confiance m’était précieuse. La demoiselle qui prit la parole semblait être la plus sceptique de tous. Ce capitaine m’avait l’air assez bien entouré. On pouvait ressentir une réelle cohésion au sein de cet équipage.

Kaito semblait être quelqu’un d’assez posé et de respecté. J’appréciais grandement converser avec ce genre de type plutôt que des brutes épaisses. Chacun des hommes et des femmes présents à ses côtés lui obéissaient, et ce, même s’ils désapprouvaient ses décisions. Il n’avait pourtant pas le profil du dictateur et cela démontrait bien qu’il s’agissait ici d’un homme respectable. Un homme de parole en somme. Vu l’état dans lequel je me trouvais, seuls des types de cette trempe pouvaient m’aider. Je pouvais me concentrer sur les recherches.

Car en effet, un équipage soudé était un équipage fiable, en mon sens. Comme je le disais, et avec sincérité, j’étais venu seul et de l’aide en termes d’effectif ne pouvait me déplaire. Pour une fois, ma fatigue et mon apparence maladive jouaient en ma faveur. Kaito, comme il s’était présenté, semblait me faire confiance et accepter que nous fassions chemin ensemble. Lorsqu’il me demanda si j’avais des revendications particulières, une seule me vint à l’esprit, et pas des moindres. Je me méfiais toujours un peu mais je semblais un peu plus détendu.

- Je m’appelle Alma, futur charpentier de renom. À ce propos, je suis arrivé jusqu’ici par miracle, à bord d’une barque fabriquée à l’arrache...

Tout le monde comprit aisément où je voulais en venir. Il me fallait un moyen de transport et je l’avais peut-être trouvé. Mais plus important encore : trouver ce trésor. Il ne fallait pas perdre davantage de temps. Si ces types connaissaient le trésor du capitaine Frokasse, moi aussi, puis certainement d’autres, alors nous n’étions pas les seuls à être à sa recherche. À mon avis, nous n’échapperons à d’éventuels affrontements. Entre les explorateurs et les locaux, chacun souhaitait améliorer ses conditions de vie.  

- Je vous suggère de nous mettre en route dès maintenant.  

Mais où ? Je l’ignorais encore.  Devions-nous séparer le groupe ? J’ai eu la chance de tomber sur des types sympas, mais d’autres équipages moins accueillants cherchaient également des trésors. Il ne fallait peut-être pas diviser nos forces. Il y avait bien ce lieu infame dont Rik lui avait parlé, l’Encanis, où des informations pouvaient être récoltées en échange d’une petite somme. À moins que je ne sois suffisamment charmant pour séduire ces demoiselles. Quelle horreur. Épargnez-moi cette infamie. Non. Kaito et son équipage semblaient être venus précisément pour ce trésor, contrairement à moi qui bluffais, alors ils avaient forcément un plan.  

- Avez-vous des suggestions qui nous épargneraient des heures de recherche inutiles ?

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Kaito Yamamoto
Kaito Yamamoto

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Dim 2 Mai 2021 - 19:58

Au grand soulagement de Kaito, l'ambiance semblait revenir au beau fixe à mesure que les secondes passaient, voyant surtout que Sarah laissait ses muscles se détendre petit à petit, signe qu'elle abandonnait l'idée de réagir au quart de tour. Sa main restée sur la rapière fit cependant facilement comprendre qu'elle garderait un œil sur cet homme pendant quelques temps. Les autres, quant à eux, se montrèrent plus amicaux vis-à-vis de ce dernier, rangeant leurs armes, desserrant leurs poings. Et bientôt, ce n'était plus un conflit qui ne tarderait pas à s'engager, mais la suite d'une simple discussion cordiale entre deux hommes.

Finalement, Kaito s'était présenté à cet inconnu, lui faisant ainsi découvrir les Intrépides Libres. Il devenait ainsi la seconde personne à réellement connaître l'existence de l'équipage sur cette terre, ce qui constitua intérieurement une certaine fierté pour le sabreur. Il chassa néanmoins très vite le bonheur que cela lui apporta et se concentra sur la discussion, laissant l'homme au bob se présenter.

Je m’appelle Alma, futur charpentier de renom. À ce propos, je suis arrivé jusqu’ici par miracle, à bord d’une barque fabriquée à l’arrache... dévoila-t-il.
Un charpentier de renom, hmm … répliqua instinctivement le kanokunien.

Ainsi il se prénommait Alma. Kaito tâcherait de le retenir. Mais ce qui attira le plus sa curiosité, ce fut le fait qu'il se disait futur charpentier de renom. Le kanokunien était friand d'ambition et de détermination, et l'homme semblait faire parti de ces gens qui en ont beaucoup à revendre. Enfin, il pouvait toujours leur mentir pour essayer de les piéger, mais le jeune homme aux cheveux d'argent ne pouvait croire qu'une personne étalant sa volonté d'atteindre les sommets aussi simplement ne pouvait être mauvais. Cela ne fit que contribuer à accorder sa confiance à son désormais camarade de fortune.

Une autre chose titilla Kaito. Clairement, par sa dernière phrase, l'homme lui faisait bien comprendre qu'il cherchait un moyen de repartir. La question était cependant de savoir s'il comptait profiter du bateau des Intrépides Libres – l'Aventurier ou celui que le capitaine pirate espérait bien réussir à s'accaparer – ou s'il avait dans l'idée de récupérer le navire du capitaine Frokasse. On disait celui-ci cachée quelque part dans cette région du monde, alors pour un charpentier, cela ne semblait guère impossible qu'il soit venu pour cela … Encore qu'en y pensant, Kaito n'excluait pas la possibilité de la rencontre hasardeuse sur laquelle Alma pourrait tirer profit. Bah, au pire, il s'adapterait et il savait de toute façon Sarah prête à lui faire la peau si cela se révélait vrai. Le sabreur préféra pour le moment rester dans l'idée que la collaboration se ferait sous les meilleurs auspices.

J'aime bien votre ambition, on devrait pouvoir s'apprécier sans soucis ! Et … On s'arrangera pour le départ, je pense. répondit-il finalement au charpentier.

Kaito parla avec franchise, à deux doigts de se laisser tenter à une tape amicale sur l'épaule de l'homme au bob. Il se retint cependant à temps, levant finalement le pouce comme pour signaler qu'il était content de s'allier à lui. Difficile de dire si cela fut bien pris, mais en tout cas, Alma ne tarda pas à ramener le sujet principal sur le tapis.

Je vous suggère de nous mettre en route dès maintenant.
Bonne idée ! approuva le pirate.

Il était vrai rester statique aussi longtemps n'était pas des plus intelligents. Dans ce genre d'endroits, l'on pouvait s'attendre à se faire attaquer à tout instant, alors mieux valait rester mobile pour être réactifs, en plus de limiter les embuscades possibles. De toute façon, plus vite le groupe se mettrait en route, plus vite il atteindrait son objectif. Ainsi, Kaito – et ses amis – emboîtèrent rapidement le pas d'Alma qui se laissa surtout finalement guidé par le capitaine pirate – à raison, évidemment. L'homme au bob ne manqua cependant pas de se laisser aller à une question d'importance capitale.

Avez-vous des suggestions qui nous épargneraient des heures de recherche inutiles ? s'interrogea-t-il.

Le kanokunien lui pointa alors aussitôt Peter, celui qui s'était porté garant de la carte en leur possessions. Le timonier, jusqu'alors concentré dessus, observa le mouvement de son ami et capitaine et s'avança aussitôt, lui tendant l'énorme papier déroulé qui fut récupéré dans l'instant et dévoilé à Alma.

On a pu obtenir des informations sur un indice pour retrouver le trésor. La carte n'est pas explicite, mais l'essentiel me semble présent pour comprendre où nous nous rendons : un certain lieu nommé « Encanis ». expliqua-t-il.

Il se retourna vers ses amis avec un large sourire.

L'un de vous s'est renseigné à ce sujet, au fait ? leur demanda-t-il.

Sarah soupira. Peter aussi. Les autres, Clara notamment, ne savait quoi en penser. Fort heureusement pour le coup, Oliver avait un certain attrait pour ce genre d'endroits – en plus d'apprécier la lecture. Il se racla ainsi la gorge.

De ce que j'en sais, c'est un lieu de débauche dans sa forme la plus pure. Pire que Luvneelpraad, si vous voulez mon avis. On ne devrait pas y rencontrer trop de soucis, je pense. J'ai cru comprendre de ce que j'en ai lu que les combats ne sont pas très appréciés dans ce coin du cimetière. décrivit le charpentier des Intrépides Libres.
Hmm, bon à savoir.

Pas vraiment. Enfin, Kaito était content de savoir que l'endroit pourrait constituer un lieu où ils pourraient évoluer sans risquer d'être attaqué par des dizaines de personnes en même temps sous les regards moqueurs des passants, mais en même temps, cela ne le rassurait guère. Si l'endroit était un lieu de fréquentation important, il y avait de fortes chances que leur jeune groupe soit facilement repéré et suivi dans un endroit où ils pourraient facilement se faire surprendre. C'était donc à double tranchant et malheureusement, ils allaient forcément devoir y passer. Au moins, ils étaient prévenus ?

Cela est donc notre objectif. Et si les proportions sont biens faites, je dirais qu'on y sera d'ici vingt minutes ? estima le sabreur.

Les chiffres n'avaient pas vraiment de sens en ces lieux, mais le jeune homme faisait confiance en Wallace pour ne pas lui fournir une carte mal faite. Enfin, en tout cas une carte sur laquelle il pouvait compter. Au moins tant que le groupe n'aurait pas mis la main sur l'indice qui y était lié.

D'un commun accord donc, la marche se poursuivit tranquillement. À l'arrière, le groupe discutait plus gaiement de choses et d'autres sans importance pour occuper le temps, mais Kaito observa facilement qu'ils restaient aux abois, prêts à réagir comme il le leur avait demandé. La plus sur le qui-vive restait cependant Sarah, qui n'avait pas lâché sa concentration sur Alma mais gardait également un œil autour d'elle, ne tenant pas à être surprise par une attaque. Au final, c'est le capitaine lui-même qui semblait le plus détendu dans l'affaire, se permettant même un bâillement sur le trajet en esquivant de juste une planche flottante qui quitta sa position sur le passage du sabreur.

Je me demandais : vous êtes charpentier, mais du coup, j'imagine que vous êtes affiliés à une entreprise ou quoique ce soit en rapport, je me trompe ? questionna innocemment Kaito.

La question fut lancée au cours du trajet, dans un moment de trajet plus tranquille. Trajet qui se révéla des plus calmes, bien que le kanokunien sentit par moments qu'on les épiait. Faut dire qu'un groupe de sept personnes sapés plutôt proprement par rapport à la moyenne des lieux avait de quoi attirer l’œil, d'autant qu'Oliver ne pouvait malheureusement pas ranger sa carte et un regard avisé n'aura sans doute pas mis beaucoup de temps avant de la repérer dans les mains du charpentier aux cheveux rouges.

La discussion se poursuivit rapidement avec Alma sans grande incidence et bientôt, le petit groupe finit par arriver jusqu'à un ensemble de caravelles reliées d'où provenaient des bruits de fête, de débauche et de joie continue. Quelques personnes fortement éméchés sortaient ici et là par les divers accès visibles et il fallut bientôt prendre le temps de les esquiver pour ne pas tomber à l'eau.

Allez, en avant ! s'exclama Kaito.

Et invitant son désormais camarade de fortune à suivre ses pas, il s'engagea vers l'intérieur de la première caravelle sur leur chemin …
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Alma Ora
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Mer 5 Mai 2021 - 22:43



Clairement, le type avait au moins la politesse de m’écouter, et ça, ce n’était pas donné à tous. Ensuite, je voyais bien qu’il m’analysait de fond en comble et que mes réponses étaient passées au crible. Rien de plus logique. Le plus étonnant restait le fait qu’il semblait adhérer à mes suggestions et adhérer à mes minces propositions. Oy... N’était-il pas un peu trop conciliant avec moi, là ? En soit, j’étais sincèrement cool et sans histoire, alors il ne risquait pas grand-chose avec moi, sauf qu’il ne me connaissait pas. En d’autres, ce type était soit irresponsable, soit une raclure qui me piègera, soit un type doté d’une sens aigu dans la lecture de la bonté de chacun.

Bref. Le temps passait et nous n’avions toujours pas bougé. Cependant, cet homme était avisé et n’était pas venu les mains vides. Il me pointa du doigt l’un de ses hommes, un dénommé Peeter, qui avait une carte en sa possession. Tout semblait désigner une petite visite du côté de l’Encanis, comme je le suggérais un peu plus tôt. Les descriptions apportées correspondaient avec le portrait que Rik m’en avait fait et aux images que je m’étais faites. Un lieu de débauche où alcools, femmes et hommes s’enivraient et jouissaient de plaisirs intenses.

Nous marchions maintenant en direction de notre nouvel objectif : l’Encanis. Pas question de profiter du large panel d’activités sympathiques qui nous sera proposé. Nous avions une mission et même si l’ambiance était agréable, je ne voulais pas perdre la raison de ma venue de vue. L’épéiste et capitaine, entièrement détendu, se déplaçait habilement à travers ces planches pas toujours bien fixées. J’en oubliais presque que cette île était en réalité une décharge qui s’était formée seule et sans l’aide de l’homme. Kaito me libéra de mes songes.

- Pas encore. Les aléas de la vie m’ont mené dans bien des endroits, dis-je en saisissant mon menton, songeur. Mais, vois-tu, j’ai prochainement l’intention d’intégrer un chantier naval et faire parler mon talent.

Je ne frissonnais même pas à la fin de ma phrase. J’étais convaincu de mon potentiel. Il ne pouvait en être autrement si je voulais devenir une personne de renom dans ce monde de brute. Nous continuions de bavarder une quinzaine de minutes, juste le temps pour nous d’arriver face à ces trois caravelles encastrées. J’aurais préféré ne jamais pénétrer ces lieux. Ça puait la prostitution, les jeux, l’argent, la drogue... Le genre d’établissement tenu par des barons de la drogue avec lesquels il ne valait mieux pas se prendre la tête. Surtout pour un passage de courte durée.

Le long de notre balade, j’aperçus des individus qui nous filaient sans trop de discrétion. Ils n’étaient certainement pas dupes : des équipages qui venaient s’aventurer ici, ce n’était certainement pas pour du tourisme. Alors les équipages se menaient une guerre entre eux. Mes nouveaux camarades les avaient certainement repérés également, mais chacun fit semblant de ne rien remarquer. Où les avaient-ils vraiment pas remarqués ? Je balayais cette idée de mon esprit. J’entrai le premier dans la première caravelle, la première qui se présentait à nous. Il nous monter des marches pour accéder au pont principal. De la lumière nous attirait ensuite vers l’étage inférieur.

C’était chaud. Au-delà de la chaleur environnante, on pouvait aisément sentir que toute personne présente ce lieu n’était clairement pas saine d’esprit. La plupart connaissaient la misère et venaient ici pour l’oublier. Lumières tamisées, musique de fond pas très entrainante – du moins pas pour danser – et une odeur de tabac froid couplée à celle de la sueur. À croire que l’activité physique était intensive par ici. Heureusement, ils tentaient de dissimuler cet affreux mélange odorant par un encens qui envahissait l’enceinte de la pièce dans laquelle nous nous trouvions.

- Bonjour messieurs, dit une serveuse, une vieille femme pas très charmante, de l’autre côté du comptoir qui nous accueillait, désireriez-vous boire quelque chose ? Je peux aussi vous présenter quelques filles avec lesquelles vous seriez très heureux de passer un agréable moment.

Si elles étaient aussi attirantes qu’elle, je passais mon tour.

- En ce qui me concerne, ça ira pour les filles, dis-je pour couper court à tout doute. Servez-moi votre meilleur whisky, s’il vous plait.

Je n’étais particulièrement enjoué d’être ici, ça se ressentait, mais j’avais le mérite de consommer dans cet établissement. Je me tournai ensuite vers Kaito en l’invitant à s’asseoir sur le tabouret à côté du mien.

- Un petit verre te tente ?

Je profitais de ce temps calme pour scruter les alentours. Après ce bar devait certainement se trouver les chambres des prostituées, et ce, tout le long de ce couloir. Il existait certainement un bureau pour les mafieux. Quoi qu’il en soit, nous ne trouverons ici et il me fallait le confirmer. La vieille dame nous servit nos verres. Étonnamment, sans être excellent, le whisky n’était pas si mauvais. Je faisais le difficile parce que le lieu était assez miteux, mais la boisson était même plutôt bonne.

- Votre whisky est délicieux, fis-je en exagérant la découverte. Regardez, il me redonne le sourire.

- Nos filles feraient bien plus, rétorqua la commerçante.

Hors de question que je me ruine là-dedans. Une idée me vint à l’esprit.

- Tiens, les gars, ne restez pas plantés là, bon dieu ! Je paye ma tournée ! Du whisky pour tout le monde, ma p’tite dame !

Un regard échangé avec leur capitaine et ils vinrent tous s’attrouper autour du comptoir. Il n’était pas non plus question que je paye ma tournée. Je saisis Kaito par la manche quand la serveuse se mit à bosser. Nous nous éloignâmes accroupis, assurés de ne pas être aperçus par la vieille dame. Je passai ensuite l’une de mes mains devant nous, comme pour nous recouvrir d’un voile. C’était en quelque sorte le cas. Je créai un mirage, favorisé par la fumée environnante, qui nous rendait invisible. Nous longeâmes le comptoir discrètement malgré notre invisibilité, jusqu’à la porte se trouvant derrière celui-ci. Il semblait aux cales où les bouteilles étaient stockées.

Nous descendîmes en s’assurant que personne n’ait remarqué l’ouverture de la porte, refermée avec autant de discrétion, avant de s’aventurer dans l’obscurité la plus totale. On se servait uniquement de la faible lumière qui pénétrait le lieu par des trous créés par l’usure. Comme je le disais, les infrastructures étaient dans un piteux état. Une lampe-torche ou même une torche aurait été plus que la bienvenue. Malheureusement, je ne disposais d’aucune technique pouvant nous aider. Le bois était trop humide pour que je puisse y provoquer un feu. À moins que Kaito nous sorte la solution de sa poche, nous allions devoir faire sans.

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