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Nuit blanche à Suna Land

Minos
Minos
Modérateur
°• Roi Démon •°

♦ Équipage : La Légion

Feuille de personnage
Dorikis: 5382
Popularité: +355
Intégrité: -114

Dim 25 Avr 2021 - 19:55

De son mirador, y a l'colonel qui éloigne ses lunettes d'approche de ses lunettes anti-soleil. Sourcils froncés, mine grave, comme l'heure. A sa botte, y a un troufion un peu gradé quand même qui lui demande s'il doit ordonner un tir d'artillerie ou rester éternellement un mec insignifiant. Colonel répond pas, si ce n'est d'un geste de la main qui peut autant dire "pas la peine" que "fous-moi le camp". Dans les reflets argentés des mirettes du gradé, y a un petit navire qui approche, au loin. Droit vers l'île. Et à la place des canons, y a des mecs qui passent par les sabords.

D'ordinaire, z'auraient canardé. C'est la procédure. Mais le 'tit manuel ne spécifie rien quand on se fait attaquer par un brick qui dégueule son équipage par tous les trous. Surtout quand les trois mousses à terre sont allés s'tendre deux mâts. Au centre des linges étendus, un mec, grand comme une basilique, basé comme une barrique, baraqué sec comme une trique. Traquant le spécimen de sa lorgnette, l'colonel, moins pour l'hubris que lubrique, rappelle sa clique et évite le brac-à-bric au brick de laids salement écrémé depuis peu. Traitement à l'ultra haut tempérament. Y a plus un germe qui remue. Que même les voiles, elles se suspendent, des fois que le vent tourne pour elles. Le gouvernail se retient de tourner de l'oeil et le nez de la gueule de bois pique en plein dans la digue, où la base de la Marine s'est avachie depuis pas mal d'années.

Gros bruit de matières pas supposées se galocher à la première rencontre. Rupture directe, puis un navire pirate qui bondit sur le muret pour s'affaler le dernier soubresaut d'orgueil en plein dans la cour de la caserne. Les soldats s'écartent, tandis que la quille peigne la plus belle raie au milieu au terrain d'entraînement des jeunes recrues. Quelques râteliers et épouvantails d'entraînement subissent leur dernier crash test dans la volée, quand l'engin s'arrête, enfin. Le dernier rescapé passe sa bonne tête, sourit et s'annonce, comme s'il était attendu.

Minos ! Le Roi Minos.

Eh ouais, le mec sur le bateau, c'est moi. Je saute du pont sur la terre battue et vérifie que je suis pas garé comme un sagouin. Presque symétrique par rapport aux murs du centre. Petit exploit. Et le public ne le remarque même pas. Z'ont pas l'air reconnaissants pour la tranchée de simulation que je viens de leur offrir. Y a des colisées qui rêvent d'avoir un rafiot pour engrandioser les batailles.  Z'attendent que je précise la gratuité du service pour étirer les zipières ou sont définitivement en cire ? Tu noteras, sont tous fringués comme des mannequins de podium ici. Et ils ont le même sourire. Ambiance marinières et petits bonnets blancs et blancs bonnets de haute couture. Sais pas si je dois saluer de la main ou lever mon petit doigt pour me fondre dans le décor. Une chose est sûre, c'pas ici le RED café, où les serveuses à gros pourboires vivent tellement courbées qu'on pourra les enterrer dans des boîtes à godasses. Nan, ici, c'est la Marine, la vraie. Mais la vraie des Blues. Eh ouais, toujours le même merdier. Tout est bien propre parce que personne n'a jamais servi à rien.

Heureusement, au milieu de cette chiasse à grumeaux de fond d'ambitions de mouettes sous-gradées, une personne me regarde avec le sourire. Un mec solide, aux bras fermes, mâchoire carrée et épaules tannées par le soleil et asséchées par le sel marin et la fonte de la salle de sport. Je m'attendais pas à tomber sur un gaillard, un vrai de vrai.


Nuit blanche à Suna Land Papyru11
Youhouuu ♥

Je le vois trottiner jusqu'à moi, la bouche en coeur. Eh ouais, pourquoi faire les choses en marchant ? C'est ça l'esprit les gars ! Et s'il expire bien par la bouche, c'est pour éviter de se fatiguer pour rien car, quand s'agit d'évaluer les limites de son corps par rapport aux prévisions de son esprit, on sait tous que trop souvent s'user c'est tromper. Bon, il a des seins. Souci de testo ça. Les mecs se piquent pour casser leur limite naturelle en s'envoyant de la testo de synthèse. Le corps a une surdose. Ca permet de pousser plus, de gagner de la masse. Mais ton corps, l'est pas con. Il déteste le désordre. Alors, quand il voit que tu te sers en testo chez la concurrence, il réduit ses stocks, pour pas produire inutile, ou bien il change l'excès d'hormones mâle en hormones femelle. Tu finis stérile et avec des nibards. Mais t'ouvres tous les bocaux de cornichons et tu pètes toujours tes verres en cristal dès le premier lavage, ce qui fait de toi un vrai mec malgré tout. Je jugerai jamais un zig qui va jusqu'à bousiller son corps pour augmenter ses perfs. Personne n'est doté de la génétique naturelle de Minos.  

Salut ! Hmm....Commodore ? Que je fais, au piff.

Oh, vil flatteur ! Je ne suis que Colonelle. Colonelle Chouchou ♥ Et toi mon beau, qu'est-ce qui t'amène ici ?

Mon bateau. Enfin, "mon bateau". C'était le mien à partir du moment où j'étais dernier homme d'équipage à bord. C'est la règle maritime. Que je fais, au piff aussi.

Je vois ça. Il est....terriblement bien charpenté. Mais dis-moi, beau blanc, tu es un pirate ?

Quoi, les mecs qui creusent des trous pour dégoter des coquillages ? Ah non, je me respecte. Suis Roi. J'ai un pays, au Nouveau-Monde. Mais pour l'heure, suis en vacances. On m'avait dit que les femmes ici étaient superbes. Fait bien trois ans que j'en ai plus reluqué une.

Oh, mon pauvre ! Chouchou va arranger tout ça ne t'en fais pas ♥

Je souris, complice de ce gars que je devine être un indécrottable culbuteur de ribaudes.

Ah, vous, vous savez parler aux hommes. On devrait se faire une tite sortie d'ailleurs. Alcool jusqu'à plus savoir ce qu'on fout, histoires dingues et renvoi dans ses pantoufles avec les mirettes bordées de valises quand le soleil est aussi rond que nous.

Je sais exactement ce que tu as en tête. Chouchou va se préparer pour être présentable. Attends-moi au parc d'attractions, près du grand huit et je t'offrirai les meilleures montagnes russes de toute ta vie ♥

Le truc où on s'envoie en l'air là ? Ah, pas sûr que je rentre sous la ceinture de sécurité, mais ça se tente. En attendant, je peux vous offrir le bateau ? Je récupérerai le bordel dedans. Canons, viande séchée, tous les effets personnels quoi. Suffira de l'emmailloter dans la voile. Mais le bâtiment, c'est pour vous, c'est cadeau. Ca me fait plaisir.

Quel homme ♥ Sergent-chef Macho ! Tu vas sortir les affaires de sa Majesté et tu vas passer un coup de chiffon dessus, avec un peu de désinfectant, de l'huile d'oranger ou ce que tu trouveras dans la remise. Fais les briller ! Et remets-moi en place cette tignasse hirsute, on dirait un chien qui vient de s'ébrouer après une promenade par averses. Ce n'est pas sexy !

Non, pas sexy du tout...Ben, merci !  On se dit à plus tard alors.

Ciao bella !

Bella, c'est la guerre. Ce gradé ne pense qu'au combat. Moi qui étais pas loin de dire qu'il n'y avait que des lopettes dans la bande, ce Colonel Shushu m'a fait réviser mes à priori. Je salue la petite monnaie de soldats et filoche vers le coeur de l'île, où la fête au parc semble battre son plein. La journée est impec', sans mauvaise surprise.  Manque plus qu'une rencontre avec une femme bien en formes et avec le bon caractère qui va bien et c'est par-fait. Elle est forcément dans c'te foule et je la trouverai. Ou mieux, c'est elle qui me trouvera.

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Nuit blanche à Suna Land 28i5dow
Spoiler:
 


Nuit blanche à Suna Land Hannem10
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Sohalia Niveren
Sohalia Niveren
••• Agent de catégorie III •••

♦ Localisation : //
♦ Équipage : Souvent avec l'agent Giacca

Feuille de personnage
Dorikis: 832
Popularité: 0
Intégrité: 0

Jeu 6 Mai 2021 - 0:03

Tongues et brochettes :

Il faut peut-être commencer par vous mettre dans le contexte : nous voici en présence d’un spécimen de parfaite vacancière sans aucune responsabilité. Si elle n’avait pas eu de vacances depuis un moment, cette fois, elle pouvait en profiter pleinement. Trois mois de vacances, qui n’en étaient pas vraiment puisqu’elle était entre deux emplois. Elle était pour la première fois libérée de ses obligations en tant que Sergent d’Élite, et n’avait pas encore endossée ses responsabilités d’agent du Cipher Pol. Bref, pas besoin d’aller plus loin, vous l’aurez compris, la voilà qui avait enfin mis les pieds sur la fameuse île « Suna Land ». Ce mot sonnait si doux à ses oreilles qu’elle en frémissait.

Suna Land c’était les vacances, la farniente, la bonne bouffe, les sensations fortes… Quoique pour l’instant elle avait surtout expérimenté la bouffe et les jeux qui lui permettaient de gagner des peluches, des jeux d’adresse. Elle avait dû jeter des anneaux sur des cônes, des balles dans des trous, des sachets de maïs dans des trous… Beaucoup de trous, à croire que l’île était à thème.

Elle jeta un coup d’œil autour d’elle. Elle avait décidé de profiter du soleil et de cette manière, elle avait enfilé avec peu de considération une grande chemise à fleurs roses sur fond noir ouverte sur une bande qui lui servait de t-shirt, un short trop large et une paire de tongs rose fluo, un chapeau de paille avec une grosse fleur, le summum de la classe quoi. Elle n’avait pas oublié de prendre ses armes, et on la regardait un peu de travers, étrange non ? Elle levait le nez de sa barbe à papa et regarda le ciel. Il restait encore du temps avant l’apéro.

Elle était arrivée quelques heures au part avant, et avait pris une chambre dans un petit hôtel. Elle avait tiré une tronche de six pieds de long en voyant les prix, une catastrophe cette île. Heureusement qu’elle n’avait pas dépensé tout son fric dans la boisson pendant son service. Et pourtant ça n’était pas passer loin.

Bref, la voilà, les bras chargés de peluches plus fluorescentes les unes que les autres, à traîner la patte en soupirant d’aise.

« Venez tenter votre chance face à notre prestidigitateur ! Venez… Vous mademoiselle, oui vous là avec… La chemise à fleur, vous m’avez l’air fort connaisseuse ! »

Sohalia avait le doigt pour se désigner pour vérifier qu’on lui parlait bien à elle. Bon, si elle avait été son frère, elle n’aurait pas tenté ne serait-ce que de s’approcher, mais elle était femme de défis. Alors elle s’approcha, jetant son bâton de barbe à papa dans une poubelle non loin.
Y’avait un gars sur une estrade qui appelait d’une voix forte, un costume queue de pie un peu trop grand, un chapeau melon sur le haut du crâne, c’était clairement un forain. Devant, un homme face à une table. Il était grand, maigre comme un clou et il avait un sourire dentifrice sur le visage.
La marine n’aimait pas trop ça, quand les gens avaient l’air trop sympa, mais elle l’interrogea quand même.

« C’est quoi le jeu ? »

Quoi ? Elle était là pour s’amuser.

« Eh bien ma chère demoiselle, il n’y a rien de plus simple, vous devez juste trouver la balle sous les gobelets, je vais les mélanger et vous n’aurez qu’à la trouver pour gagner une peluche premium… »

C’était pas qu’elle en avait quelques choses à faire de son discours pompeux, ni même de la peluche, mais elle claqua des berrys sur la table. Ça ne pouvait pas être si compliqué que ça au final. En plus, ça entraînerait ses réflexes. Ouais, elle avait vraiment du mal à décrocher et à se mettre entièrement en vacances.

Le voilà qui se mettait à mélanger. Elle se planta une fois, mit ça sur le dos de la pina colada qu’elle avait bu plus tôt – ouais c’est pas vraiment de l’alcool… – et remit quelques berrys sur la table. Elle dut se faire une raison au bout de la quatrième fois à se faire rouler. Elle tapait du pied furieusement sur le sol contrarié. Elle n’était pas une professionnelle de ce genre de jeux, mais avait une confiance certaine en ses réflexes, alors, se retrouver perdue comme ça l’agaçait profondément. Elle plissa les yeux et remit quelques berrys en jeux. Cette fois, elle le vit, enfin presque, elle ne comprit pas vraiment comment il avait joué son compte, sûrement beaucoup d’entraînements, mais il la roulait. Elle tapa la main sur la table.

« Eh m’sieur, soulève les gobelets. »
« Voyons ce serait… »

Elle l’attrapa au col et le rapprocha si près d’elle qu’il se retrouvait le front collé au sien. Elle balaya les verres d’un revers de la main. Rien. Elle n’aimait pas trop se faire berner comme une bleue. Elle claqua des dents et le secoua un peu.

« De la crapule, de la racaille, ça vous amuse d’escroquer les honnêtes gens hein ? Non mais j’te jure… Aller j’suis en vacances, j’vais être sympa… Rends-moi mes Berrys et j’dis rien aux officiers, j’suis sûre qu’t’es obligé de laisser la balle là d’sous. »

Il secoua la tête.

« Je ne peux pas faire ça, c’est le jeux et…

Elle le secoua un peu plus et enfonça sa main dans sa poche pour en récupérer ses pièces. Elle vit du coin de l’œil des hommes s’approcher, ce n’était pas qu’ils étaient particulièrement agressifs, enfin… Fallait dire qu’il y en avait deux habillés en clowns, la mafia de Suna Land ? Ah mince. Taper ? Pas taper ? Elle tchipa, lâcha l’homme et parti en courant dans l’autre sens, ses peluches sous le bras. Appelez-la mauvaise perdante, n’empêche qu’elle avait deux clowns et un mec habiller en ourson qui lui couraient après, et apparemment, ce n'était pas encore la période d’affluence parce qu’elle n’avait pas besoin de slalomer entre les gens. Elle tourna la tête pour voir si on la coursait encore et rentra dans un mur. Elle était presque sûre qu’il n’y avait pas de mur là où elle courait.

Elle leva les yeux.

C’était un mollet. Elle s’était attendu à pas mal de choses sur la journée, mais pas à se cogner dans un mollet. Surtout, bordel, le mec était immense, et son pantalon était ROSE Elle loucha un peu et contourna le colosse.

« M’en veux pas j’me fais courser par des clowns… J’ai une peluche de poney rose pour toi si tu bouges pas. »

Elle s’était faufilée derrière lui en guettant ses poursuivants. Ils étaient un peu paumés, et n’osaient pas vraiment s’approcher de l’homme en rose. Elle ne savait pas bien si c’était parce qu’il était rose, ou parce qu’il était grand, peut-être un peu des deux maintenant qu’elle y pensait. Ils partirent dans une autre direction et elle lâcha une flopée de jurons.

« J’ai besoin d’une bière. J’te paie à boire ?

Comment ça, faut pas s’approcher des inconnus ? Tout le monde aime la bière. En plus elle avait personne avec qui boire.
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