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Bal des débutants

Mountbatten
Mountbatten
Modérateur
Le Fantôme

♦ Localisation : Terra

Feuille de personnage
Dorikis: 7639
Popularité: +830
Intégrité: -620

Ven 11 Juin 2021 - 0:18

Les grandes vitres du bureau du Premier Maréchal étaient inondées de rayons de soleil éblouissants. Dehors, les militaires et les fonctionnaires s'affairaient dans l'immense fourmilière que constituait le palais impérial, siège de nombre d'institutions du royaume. Quelques ricanements de satisfaction éclatèrent dans la pièce. Mountbatten était là, avec un sourire discret, mais franc, illuminant son visage d'habitude si imperturbable. Son hôte était plus expressif et commençait même à taper des mains de joie. L'officier était radieux et semblait bouillir d'excitation. Il faut dire que les dernières unes des journaux du pays étaient extraordinairement favorables à leur agenda.

"- Et si avec ça, le Conseil ne cède toujours pas à la pression…

Honnêtement…

Je ne vois pas quoi faire d'autres." Clama-t-il, avant de rire aux éclats.

Les temps avaient été rudes pour la Garde Impériale. Après sa prise de pouvoir, Sekiza avait assemblé une armée privée composée des jeunes ambitieux des Cent Familles. Une caste de nobliaux plus adepte des bals mondains que des combats, plus proche de la réalité des bourgeois que de celle des soldats. Très vite, les militaires avaient appris à haïr leurs collègues, et cela avait mené à une relation plus que houleuse et peu efficace.

Le vent avait, semble-t-il, tourné depuis la période des "troubles". Lorsqu'une équipe d'agents du CP9 fut envoyée sur Terra pour la déstabiliser en assassinant des personnalités clé du régime et de l'armée, seule la Garde Impériale avait répondu présent pour défendre l'île et les sujets de l'Imperiosa. Les Élus, eux, s'étaient retranchés derrière les murs de leurs forteresses, bien à l'abri de toute confrontation avec la réalité impitoyable du terrain.

Les deux compères avaient poussé leur chance en invitant les journaux de l'île à plusieurs interviews, et leur avaient raconté toute l'histoire, peut-être en embellissant un peu trop le rôle de la Garde. La propagande était lancée et la plume des journalistes avait été étonnamment élogieuse. La presse locale était toujours avide de sujets pouvant décrédibiliser un peu plus les Élus, qui s'étaient octroyés des droits illégitimes et avaient dressé une partie considérable des intellectuels de la nation contre eux. L'homme moderne et libéral de ce temps était aux antipodes des aristocrates brandissant leur acte de naissance pour prouver une très théorique supériorité de statut.

"- Le tout, c'est de faire grandir cette opposition entre une Garde Impériale patriote, puissante et loyale, aux Élus prétentieux et déconnectés du monde." Expliqua Mount, assis confortablement dans un fauteuil et accompagnant ses propos avec une gestuelle mesurée.

"- Mais déjà, ce qu'il y a dans ce papier, c'est de la bombe ! Attendez, écoutez ça : 'Alors que le lieutenant-général Mountbatten affrontait dans les ruelles obscures de Delta les ennemis de la patrie, nous pouvons nous demander ce que faisaient nos chers Élus. Cette nuit-là même, une grande réception était organisée à l'hôtel particulier Hazaneva. On raconte que près d'une centaine d'officiers dansaient et chantaient, ivres, au son des violons hors-de-prix. Au menu : langouste, homard et autres fruits de mer, tandis que de l'autre côté de la ville se tramait un combat au sommet dont l'enjeu était la survie de notre île.'. Mais attendez, l'auteur conclut sur une formule excellente ! 'Qu'est-ce que la Garde Impériale ? Tout. Qu’a-t-elle été jusqu’à présent dans la hiérarchie militaire ? Rien. Que demandons-nous ? Qu'elle y devienne quelque chose.'.

- C'est brillant. Ce Hammersmith possède un réel talent pour les pamphlets.

- Oh que oui. Tant que ses mots soutiennent l'institution, nous pouvons nous réjouir."

Flika déposa hâtivement le journal sur son bureau, avant de se relever subitement et de se tourner vers la fenêtre. Il fut presque aveuglé par la lumière, jusqu'à ce que son œil s'habitue au changement soudain. La vue donnait sur des arbres en fleur. Les teintes de rose, de blanc, de vert et de marron conféraient un aspect poétique, presque romantique, au paysage. Le calme apparent était toutefois troublé de temps à autre par du personnel courant ici et là, vaquant à leurs occupations avec dévouement et solennité. Le cœur du Maréchal battait fort. Le moment où la Garde Impériale allait recouvrer sa place était proche. Cela faisait plusieurs années qu'il attendait ça. Il savourait sa victoire avant l'heure, d'une façon quasi enfantine, qui laissait toutefois entrevoir la sincérité de l'homme. Il avait été humilié un nombre incalculable de fois par ces arrogants Élus, alors que lui dédiait sa vie à la défense de sa terre. Il le percevait comme un juste retour des choses. Néanmoins, il s'était fait attendre. Trop attendre.

"- En revanche, j'ai trouvé les articles des Nouvelles de Delta et de Terra News assez timorés. Il faudrait leur en souffler deux mots.

- Ah bon ?

- Je ne sais pas… Leurs articles ne prennent pas assez de place dans le journal. Et puis le ton n'est pas aussi élogieux que sur les autres. Faudrait régler ça.

- C'est noté. Je transmettrai.

- Parfait."

Le Fantôme se redressa, ajusta sa tenue et marcha un petit peu dans la pièce. La température était convenable, quoi qu'il suât légèrement dans son uniforme. Il était moins enthousiaste que son homologue. Rien n'était joué d'avance, même si leur stratégie allait vraisemblablement avancer les intérêts de l'armée. Il marcha jusqu'à la fenêtre et posa son regard sur l'extérieur. Un bref sourire anima son visage. Il était enfin rentré dans le grand jeu de Terra. Et puis il apercevait la lumière au bout du tunnel. Il avait bon espoir de faire basculer l'Imperiosa dans le camp de Kiyori, et ainsi honorer le contrat qu'il avait conclu avec un mystérieux émissaire de Ravrak. Le Marijoan entrevoyait sa liberté, mais il savait que le chemin serait forcément semé d'embûches.

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Le Fantôme

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Mar 22 Juin 2021 - 21:40

Quelques jours plus tard, Alpha résonnait des applaudissements vigoureux des autorités locales et de quelques représentants de la Garde Impériales. En effet, la ville voyait l'inauguration majestueuse de la nouvelle usine du Complexe Militaro-Industriel de Terra. L'entreprise, dirigée par Mountbatten, s'était agrandie rapidement, en grande partie grâce aux contrats juteux conclus avec la Garde Impériale. L'extension s'était faite autour du site de départ, où siégeait une usine qui était déjà parmi les plus imposantes de l'île. À la chaîne de production principale s'était rajoutée des manufactures complémentaires, de sorte que le complexe devenait véritablement indépendant de tout sous-traitant. Il ne fallait plus qu'importer les matières premières – bois et fer principalement -. Une nouvelle forge avait été érigée en un temps record, où des sabres pouvaient enfin être produits. C'était une réussite considérable pour le pays, et évidemment pour son propriétaire. Aux bruits des machines à vapeur s'associaient les mélodies métalliques du fer forgé par le dur labeur des ouvriers. L'odeur était néanmoins épouvantable les jours de travail. L'air était épais, gras, et remplissait les narines d'un mélange de poussière de fer et de charbon. Les conditions étaient éprouvantes pour la classe ouvrière. Pourtant, les candidatures affluèrent en masse : c'était aussi la promesse d'un meilleur salaire que dans les champs ou dans les ateliers des faubourgs misérables.

Après des mois de bénéfices impressionnants, c'était en définitive la suite logique des choses. L'entreprise avait également transféré des technologies depuis d'autres îles, parfois situées en-dehors du Nouveau Monde, à l'image de Citadelle. Le département de recherche et développement avait quadruplé en taille en l'espace de trois mois et les fonds alloués à l'innovation ne cessaient d'augmenter. Plusieurs dizaines d'ingénieurs avaient été recrutés pour plancher sur de nouveaux designs, pour réfléchir à une meilleure organisation du travail ou pour encadrer les travaux d'agrandissement. D'une simple usine fabriquant des répliques de qualité convenable, le CMIT était devenu un véritable centre industriel d'armement. Il va sans dire que l'implication directe de l'appareil étatique y était pour quelque chose ; tout comme l'investissement personnel de Mountbatten, qui demeurait son plus ardent lobbyiste auprès du Conseil et de l'Imperiosa. L'entreprise restait nominalement privée, mais cela ne trompait personne. Son lien avec Terra était inscrit dans son identité, et c'était devenu un levier de puissance supplémentaire du pays. Cela expliquait la présence du maire, de quelques ministres, de plusieurs haut-gradés et d'une multitude de bureaucrates lors de l'inauguration.

La soirée du lendemain fut nettement différente, si ce n'est singulière dans l'histoire de l'endroit. Aux bruits des machines s'étaient substitué les mouvements mélodieux de l'orchestre symphonique dépêché pour le grand bal d'ouverture. Celui-ci avait été organisé dans le hall principal, dégagé des machines-outils et autres appareils de production. L'odeur âcre des activités industrielles avait été balayée à grand coup de parfums, tandis que le sol et les murs avaient été remis à neuf pour masque les couches de crasse. L'endroit était terriblement spacieux. Le plafond était en verre transparent, de sorte que les reflets lunaires pouvaient pénétrer le bâtiment et illuminer une soirée qui s'annonçait déjà inoubliable. C'était un événement mondain, où le beau monde d'Alpha et de la capitale s'était réuni. De nombreux financiers et entrepreneurs avaient été invités, et tous étaient subjugués par la réussite de l'entreprise. Cela avait attisé la jalousie, évidemment, mais chez la plupart des Terrans, ce sentiment avait été supplanté par un profond patriotisme. C'était un jour faste pour le pays, et tous regardaient l'avenir avec confiance. En particulier, c'était nécessaire après la récente période de troubles, où certains avaient douté quant à la capacité de Terra de résister aux menaces extérieures.

Alors que la soirée s'immergeait dans une fièvre festive, Mount déambulait, tout sourire. On se bousculait pour venir lui parler, le féliciter de sa réussite. Flika et Dash avaient fait le déplacement. D'autres officiels du gouvernement étaient également venus ce soir-là. Le grand hall s'avérait être un endroit grandiose pour les réceptions du style. On pouvait apercevoir les étoiles à travers le plafond de verre. Les habits de sortie des convives étaient resplendissants, scintillants. Les grands bourgeois, avec leurs hauts-de-forme grandioses, côtoyaient les mondaines et leurs robes du soir richement ornées. L'ensemble formait un panel de couleurs vives qui animait la vue. Aux senteurs florales des parfums des dames se mélangeaient les fragrances raffinées des hommes. Partout, les discussions allaient bon train, tandis que les plus hardis invitaient des demoiselles à danser au centre, au rythme des violons et autres instruments à corde. Loin semblait le temps où des ouvriers sans-le-sou travaillaient ici même.

C'était surtout un bal masqué. Comme tous, d'ailleurs. Dans ces fêtes hypocrites, chacun choisissait un masque, une couverture, et s'y tenait. C'était d'autant plus flagrant pour le Fantôme. Il s'efforçait de répondre aux sourires et aux compliments en se fiant à l'étiquette de l'aristocratie et de la bourgeoisie, sans sincèrement y croire. Le monde mondain était un monde de dupe. On discutait par intérêt, on dissimulait ses vérités et embellissait la réalité pour paraître plus beau, plus riche, plus intelligent. Pour paraître mieux, en somme. Et dans ce carnaval de fausseté, Mount était particulièrement à son aise. Déjà, parce qu'il connaissait bien ce milieu et en maîtrisait les codes. Mais surtout parce qu'il n'a jamais cessé d'enlever son masque depuis son arrivée sur Terra. Il était devenu connu sans jamais être compris. Il demeurait une énigme pour de nombreuses personnes et les rumeurs sur sa personne fleurissaient en raison de son ascension à la prééminence. Peut-être restait-il aussi un mystère pour lui-même, de temps à autre. L'homme pouvait changer d'expression faciale à volonté, sans jamais transparaître, sans jamais se compromettre. À force, il était devenu un caméléon à plusieurs facettes. Alors, il continuait le jeu. Il serrait des mains, expliquait avec fausse modestie les raisons de son succès apparent. Au fond, il appréciait ça. Parce que revêtir un masque était probablement facile, voire lâche. Toute critique, tout échec s'écrase contre une carapace construite de toute pièce, sans que l'intérieur n'en soit affecté réellement. Ça lui conférait un sentiment enfantin de sécurité, conséquence des traumatismes qu'il avait vécus il y a quelques mois de ça lors de la guerre et de la trahison du Gouvernement Mondial contre lui. Ce n'était pas un maître-espion, mais un homme vulnérable en quête de reconstruction de son identité. Ces moments-là lui permettaient de se complaire dans un environnement sympathique sans en faire partie, comme un artiste qui se place hors de la société pour mieux la contempler et en distinguer les caractéristiques.

Au milieu de la foule et au rythme des valses, il se demandait perpétuellement s'il fallait qu'il enlève son masque un jour. Renoncer à ce confort de couardise aux avant-goûts de bourgeoisie pour affronter ses démons.

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Sam 3 Juil 2021 - 21:57

"- Alors, cette soirée te convient, mon cher Flika ?

- Tout à fait, Mountbatten. C'est superbe."

Il jeta un regard approbateur à son acolyte, accompagné d'une moue qui laissait transparaître un brin d'admiration.

"- Pour être honnête, je ne pensais pas que tout ce beau monde se serait déplacé pour l'occasion.

- Il faut dire que l'argent attire l'argent, comme le succès attire les opportunistes et les envieux. Dans tous les cas…"

Les deux hommes sourirent.

"- Vous m'aurez compris.

- Évidemment."

Tout ceci était profitable à la Garde Impériale, et ils le savaient bien. Après quelques mots blagueurs, ils se séparèrent pour profiter du reste de l'événement. Voilà qu'une valse se lançait, et que les plus inspirés s'élançaient sur la piste centrale pour déployer leurs compétences de danseurs. Les autres se contentaient de regarder ou poursuivaient leurs discussions. L'âme de la soirée se déplaçait de groupes en groupes, au rythme des notes et des rires élégants de la haute société.

Alors qu'il se dirigeait vers une table où étaient dispensés verres d'alcool et petits fours, l'hôte de la soirée fut interpellé par un septuagénaire vigoureux et tout sourire.

"- Ah ! Monsieur Mountbatten ! Enchanté, je suis Archimède Belford.

- Tout le plaisir est pour moi, monsieur Belford. Belford… Ce nom m'est terriblement familier. Ne serait-ce pas le nom d'une affaire sur l'île ?

- Exact ! On dirait que vous n'êtes plus réellement un étranger sur Terra, m'enfin mha ha ha." S'esclaffa le vieil homme à la barbe grisonnante et au regard malicieux.

"- Je dirige les entreprises Belford et co, spécialisées dans le textile.

- Ah ! Ça me revient. Eh bien… Enchanté. J'espère que cette réception répond à vos attentes.

- Et même plus, mha ha ha !"

Soudain, le bourgeois changea d'attitude, et se rapprocha du Fantôme pour lui murmurer l'oreille. Son visage jovial laissa place à une expression maligne, presque sournoise.

"- Dites-moi… On raconte tout un tas de choses sur vous… Et je veux sa-voir !" Susurra-t-il à son interlocuteur, tout en tapotant sa canne sur le sol au rythme des syllabes.

Le Marijoan rit par pure politesse, puis recula légèrement.

"- Allons, je crois en vous pour démêler le vrai du faux. Dans tous les cas, je vous laisse profiter. À bientôt, monsieur Belford."

Et par cette astuce, Mount s'extirpa de la situation. Sur son itinéraire, il rencontra monsieur Chester, directeur d'une assurance à Delta ; Malinkov, numéro deux de la plus grosse banque de la capitale ; madame Bouvier, mondaine à l'influence insoupçonnée dans les milieux de la bourgeoisie d'Alpha ; Joukov, général à la retraite ; ou encore monsieur Deleste, marchant spécialisé dans l'import-export du bois et implanté dans tous les ports de l'île. Tous avaient mille et une choses intéressantes à raconter à qui voulait l'entendre. Pourtant, le militaire s'en tenait aux formules de politesse et aux flatteries de surface, de sorte de les garder en amitié sans pour autant s'étendre en longueur. Il s'agissait de rester avenant sans trop en dire.

En apparence, le directeur était donc un industriel à succès, avec un passé encore trouble pour une bonne partie des Terrans, mais qui avait prouvé sa valeur lorsqu'une équipe du CP9 avait été envoyée sur l'île. À cause des agents du Gouvernement Mondial, de nombreux officiels du gouvernement et des gradés de l'armée avaient été assassinés. Pire encore, une base militaire avait été ravagée dans le nord. Et cet homme, qui avait vaincu l'ennemi, rayonnant de prestige et auréolé de son récent succès, paraissait pourtant si commun. Commun dans le sens où il s'insérait à merveille au milieu des foules bourgeoises. C'était les vestiges de son éducation d'aristocrate à Marie-Joie. Mais ces temps-là étaient lointains à présent. Cet "âge d'or", comme il l'aimait l'appeler, d'insouciance et de gaieté permanente, avait été remplacé par une existence anomique, et tragique sur certains bords. Malgré tout, il tenait sa coupe de champagne comme les autres, si ce n'est mieux – il était plus mondain que les mondains. Son air, son expression, son odeur : tout rappelait étrangement un homme d'affaires habitué des galas et des cigares onéreux.

La réception se tint jusqu'au bout de la nuit, et jusqu'aux heures précieuses de l'aurore, où le ciel devient surréel de beauté. Les invités, saouls pour la plupart, commençaient à partir. Des éclats de rire s'entendaient encore jusqu'aux derniers instants, à l'image des dernières heures. Après avoir serré quelques mains pour une énième fois, Mountbatten déambulait dans son costume bleu marine, dans un hall qui s'était vidé en l'espace de quelques minutes. Il ne restait plus que les domestiques, embauchés pour l'occasion, qui nettoyaient et débarrassaient les verres encore à moitié pleins. Les premières lueurs du jour remplaçaient les reflets mystérieux de la lune, comme si un voile énigmatique se levait sur Terra.

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