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Le rat et l'empereur

Malon Rouge
Malon Rouge

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Lun 28 Juin 2021 - 19:02

Le rat et l'empereur








- Eh Malon! Réveilles-toi! Nous y sommes!

Malon ouvrit les yeux péniblement, s’extirpant de son long sommeil. Après quelque secondes, il reconnut un ouvrier avec qui il s’est échappé de Zaun. Malon était avachit sur un lit en paille dans la cale du navire qui les avait sortis de leur île natale. Il se leva lentement, tous ses membres étaient engourdis par Morphée. Lorsqu’il parvint à se mettre debout, il demanda:

- Où sommes nous?

- A Luvneelpraad, un vieux port abandonné ou seuls vivent les reclus comme nous. Techniquement, nous serons sous l’autorité du royaume de Luvneel, mais concrètement, c’est la liberté qui nous attend!

Les deux hommes remontèrent sur le pont en discutant. Le navire attendait dans la baie. Malon eut le plaisir d’observer l’île à une centaine de mètre de distance. C’était magnifique. De très vieux bâtiments en pierre, à moitié effondrés et recouverts de mousse. Il arrivait à distinguer quelques lumières et mouvements sur une place. Il devait y grouiller une masse de gens malades et affamés. Un véritable nid à microbes. Il était impatient d’y mettre pieds pour visiter. Son frère Tzénon lui avait parlé d’une organisation internationale révolutionnaire avec laquelle il n’avait pas réussi à rentrer en contact. Malon avait pour mission de se faire recruter, de gravir les échelons et enfin d’organiser une attaque sur Zaun. En tout cas, c’est ce que voulait son frère. Malon comptait bien profiter des nouveaux environnements que lui offrait le monde pour découvrir de nouveaux maux afin d’y plonger son corps et les autres. Luvnellpraad semblait l’endroit idéal pour un nouveau départ.

Malon se dévêtit, pris un éplucheur à patates qui traînait près d’un sac vide et commença à se laver. Enfin… se laver… disons plutôt enlever les croûtes et excroissances sur son corps que son manteau même ne pouvait plus cacher. Tout le monde détournait le regard, n’osant lui dire quoi que ce soit. Il fouilla avec la lame dans une plaie de son torse et y sorti un petit morceau de bois. Depuis combien de temps était-il là? Cela faisait s’y longtemps qu’il ne s’était pas adonné à ses plaisirs malsains dans la forêt de Zaun…
Pour finir sa toilette, il fit glisser l’économe entre ses dents pour y enlever tout ce qui était trop voyant. L’ustensile était devenu inutilisable, il le mit dans sa poche avant de chercher quelque chose dans ses cheveux. Il sentait que quelque chose remuait, mais quoi donc. Il finit par y retirer un insecte qu’il goba sans même regarder. Son compagnon de route avait beau avoir l’habitude, il ne pouvait se résigner à contempler ce spectacle.

Une heure plus tard, ils finirent par accoster. Malon put enfin se précipiter dans les rues étroites et sales de cette ruine décidément bien vivante. C'est encore mieux que ce à quoi il s'attendait. Sur la place du marché, des contrebandiers marchandaient de nombreuses marchandises surprenantes et sûrement interdites, des prostituées patientaient en groupe dans un recoin sombre, des étales de bois et de toiles présentaient de la viande cuite et quelques fruits et les mieux lotis vendaient des armes. Malon marchait doucement et observait avec attention et plaisir ce qui se passait. Certains le dévisagèrent, un cornu de deux mètres ça ne court pas les rues, même ici. Le géant fut soudain captivé par un groupe de lépreux qu'il avait découvert dans une impasse. Sans doute allaient bientôt rendre l'âme, il faut être patient.

Il finit par quitter le tumulte de la ville pour s'enfoncer plus profondément dans les ruines. Dans les vestiges d'une maison, il découvrit une marre d'eau croupie, elle paraissait assez profonde pour qu'on s'y baigne. Doucement, il pénétra dans le liquide verdâtre, cette fois-ci avec ses vêtements, puis s'assit sur un rebord dans l'eau. Sa tête et ses épaules dépassaient, c'était parfait. Il baissa sa tête pour se désaltérer en aspirant de la mousse et des nénuphars au passage. Il y plongea tout son corps pour mouiller sa barbe et sa longue tignasse. Quel plaisir! C'est fantastique.

Il passa bien deux heures encore à visiter les ruines pour y dénicher quelques bestioles mortes ou plantes inconnues. Cela lui rappelait son enfance dans les bois de Zaun. Il se mit à pleuvoir, peu importe. Il poursuivit son exploration. Il découvrit une petite lame rouillée avec laquelle il se fit une entaille dans la main en guise de son passage ici. Enfin, la nuit tombée, il revint sur ses pas. La ville restait agitée, mais les rues étaient désertes. Les bars et les maisons closes ont l'étrange pouvoir d'aspirer tout une ville.

Il se coucha dans une ruelle sombre, à côté du cadavre d'une femme. Le corps était encore chaud, cela l'aidera à s'endormir. Il prit l'économe de sa poche et le mit dans l'une des nombreuses plaies de la jeune femme.

- Je risque de me faire accuser de meurtre... Mais son corps est tellement confortable.

Murmura-t-il avant de s'endormir.

Lorsque Malon se réveilla, la lumière du jour peinait à se faire voir, il devait être quatre heure du matin. Malon devait se lever avant que l'on le voit avec un corps pourrissant. Il tenta de se mettre sur ses deux jambes, mais sa tête était bloquée. Quelque chose coinçait sa corne. En tournant les yeux, il comprit que le bout de son appendice osseux s'était planté dans la bouche de la défunte. Le cornu émit un râle sourd provenant du fond de sa gorge avant de se débattre pour se libérer. Il finit par forcer en tirant son cou tout en poussant le cadavre et ainsi parvint à extraire sa corne. Il venait de déformer davantage le visage de la victime en lui arrachant un morceau de lèvre. Avant de partir, il s'assura que rien sur lui ne puisse l'accabler en nettoyant sa corne.

C'est vrai, il avait du travail: rejoindre l'armée révolutionnaire. Lui et ses camarades sont venus pour ça. Le colosse avançait maladroitement  dans la rue qui menait à la place du marché. Ses pas lourds sur les pavés donnaient un écho étrange. Certains sans-abris, ivres de la veille, suivait ses pas d'un oreille inquiète et ne refermait les yeux que lorsque le bruit disparaissait. Il pleuvait encore.  La ville revêtait alors tout son costume de ruine. Le trentenaire ne faisait qu'un avec le décor, comme s'il avait poussé du gros nuage gros qui surplombait la place. On aurait cru à un gardien veillant à ce que jamais rien ne se réveille.

Le jour se leva enfin, les premiers marchands regardaient effrayés le cornu immobile à côté d'une estrade. Malon pensait que cet endroit devait servir à un rabatteur, éventuellement révolutionnaire. De mystérieux encapuchonnés se dirigèrent vers lui.

- Que fais-tu ici?

- Je viens de Zaun, je cherche ce que les gens appellent "la révolution".

Un silence s'installa quelques secondes puis s'envola aussitôt lorsque l'interlocuteur de Malon se retourna vers ses camarades qui lui firent signe de la tête. Il regarda à nouveau le zaunien.

- Tu fais donc parti des rescapés de la révolte de Zaun... Comment t'appelles-tu?

- Malon Rouge, fils d'Olon. Suis-je au bon endroit?

- Doucement! On n'a jamais dit qu'on allait t'accepter. Mais tu as de la chance. Ragnar est dans le coin.

- Suis-je supposé connaître ce nom?

- Evidemment! répondit l'homme d'un air offusqué.

- C'est le nouveau chef des armées révolutionnaires.Ajouta un second.

- Puis-je l'attendre ici dans ce cas?

- Mouais... Fais ce que tu veux... On te préviendra...

Le groupe repartit et entrèrent dans une échoppe. Leur dernier regard adressé à Malon était teinté de mépris et de dégoût. Ce dernier patienta quelques heures sans bouger. De plus en plus de gens se réunissaient autour de l'estrade. Le nom de Ragnar revenait souvent. Ce nom était entouré d'un sentiment de crainte, mélangé à de l'admiration. Malon finit par retrouver ses compatriotes. D'autres personnes étaient avec eux. Certains étaient propres sur eux et bien armés et toisaient les zauniens du regard. Sauf Malon, car ils étaient trop petits et dégoûtés pour le regarder de haut. C'est alors qu'un homme à capuche se monta sur l'estrade et cria:

- Il arrive! Il arrive!
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Ragnar
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Jeu 1 Juil 2021 - 22:50



À peine promu au siège de la Guerre, l’Atout décida de repartir aussitôt en quête. Le repos ne lui était pas permis. Il décida alors de commencer par s’entourer d’hommes fiables. En plus de Kardelya, puis de Canaille Rogers et Yukikuraï qui suivront à l’avenir, Ragnar désirait trouver une autre perle rare. Comme le Gouvernement Mondial, et plus exactement comme toute organisation à peu près solide, la Révolution était constituée d’un réseau d’informations, d’agents de l’ombre. Ces derniers l’avaient informé d’un mouvement révolutionnaire sur Zaun.

Pour l’heure, Zaun n’était pas sa priorité. Néanmoins, à l’évidence, les partisans révolutionnaires ne tiendraient pas le coup. L’Atout avait alors pris contact avec l’un des intellectuels de l’île, à l’origine du mouvement, pour une discuter d’une issue de secours. Un dénommé Tzénon. D’après des sources révolutionnaires, il s’agirait d’un cornu. L’Atout se moquait bien de savoir à quoi il ressemblait du moment que les objectifs étaient atteints. N’oubliions pas qu’il œuvrait pour la fin de toute forme de discrimination. Cornu, long-bras, homme-poisson... Peu lui importait.

Grâce à quelques As de la Révolutionnaire qui sillonnaient les mers bleues, Ragnar put organiser une opération de sauvetage en détachant un navire pour Zaun. Le navire marchand récupérerait les survivants de l’assaut des dissidents pour les rapatriés sur Luvneel où ils seraient à peu près en sécurité. L’idéal pour cela, c’était clairement Luvneelpraad. Ragnar se demandait même si ce tas de ruine n’avait pas été laissé ainsi pour favoriser leurs regroupements. Il adorait ce royaume. Cependant, gare aux agents du gouvernement présents qui s’infiltrent férocement dans les réseaux révolutionnaires. Malgré divers codes utilisés et changeants régulièrement, l’Atout n’était pas entièrement rassuré. Après tout, lui aussi, a parfois réussi à déjouer toutes ces mesures de sécurité.

Ragnar n’avait pas ce luxe de se balader à visage découvert. Il rodait dans les ruines de Praad, à l’instar d’un mendiant en quête de nourriture, recouvert une cape noire en piteux état. Il observa l’arrivée des survivants de Zaun. D’entrée jeu, l’un d’entre eux se fit remarquer par ses manières... peu habituelles. Le type était littéralement en train de s’éplucher la peau. En y prêtant davantage attention, le révolutionnaire comprit qu’il ne s’agissait pas d’un humain ordinaire, mais bien d’un cornu dont la peau était elle aussi différente. Il réalisa que ce type avait certainement un lien de parenté avec celui qui commanditait les actions sur Zaun.

- Suelto, Yami, je vous laisse la surveillance du groupe, fit le révolutionnaire à ses deux camarades.

Sa cible était toute désignée. Il l'a suivi un long, très long moment. Ragnar voulait être certain qu’ils n’étaient pas des agents infiltrés, des mercenaires ou autres problèmes à proprement parlé. Il avait besoin d’en savoir plus sur ses futurs alliés. Le cornu l’intéressait tout particulièrement. Il ne ressentait ni la peur, ni la pression. Il agissait ici comme bon lui semblait, comme un poisson dans l’eau. Ces ruines étaient sales, nauséabondes, vidée de toute vie, mais ce type appréciait ce modeste confort, se nettoyant même dans une eau sale. Le plus troublant fut certainement la nuit passée aux côtés du cadavre d’une pauvre femme. Un cinglé de plus, pensa l’Atout.

Le lendemain, le révolutionnaire avait décidé de réunir tous les prétendants, s’étant assuré qu’il n’y avait pas d’infiltrés ou de curieux dans les alentours. Il monta sur une estrade, lentement, le pas lourd, avant de définitivement surplomber l’assemblée. Son visage n’était pas visible, toujours emmitouflé dans la capuche de sa cape. Il ne jugea pas nécessaire de se présenter, tous savaient pertinemment qui il était. D’ailleurs, tous pensaient être enfin tirés d’affaire et attendaient de savoir ce qu’avait à dire cet homme mystérieux.

- Mesdames, messieurs... Mes camarades, puisque nous menons des combats similaires, je vous souhaite la bienvenue dans ce magnifique royaume. Il y a deux raisons à votre venue ici. La première, la plus importante, votre survie, fit-il avec de grands gestes des bras.

Il laissa volontairement un léger blanc. Pas un seul bruit, si ce n’était celui des mouches qui volaient autour des arêtes de poisson. Il avait leur attention.

- La deuxième, comme je vous l’ai dit, concerne notre combat commun. Ce qu’il se passe à Zaun, se passe aussi ailleurs dans le monde. Sans tergiverser davantage, ce que je vous propose, c’est de vous joindre à moi.

Là, ils se mirent à se concerter les uns et les autres.

- Qu’est-ce qu’on y gagne ? demanda l’un d’entre eux.

- Si vous recherchez gloire et honneur, passez votre chemin. Mes hommes vous montreront le chemin pour rejoindre la ville. Par contre, si vous désirez lutter contre les inégalités de ce monde, ne pas vous soumettre à une autorité injuste, alors suivez-moi.

Il s’arrêta là. D'entrée de jeu, il pourra observer les valeureux guerriers de demain et les lâches qui continueront une existence pitoyable.

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Malon Rouge
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Sam 3 Juil 2021 - 3:03

- Il arrive! Il arrive!

Le brouhaha ambiant s’atténua peu à peu pour finir en chuchotements isolés. On entendait les craquements de ‘escalier derrière l’estrade. Quelqu’un était en train de monter les escaliers d’un pas lent et lourd. Le silence fut roi dès que l’on aperçut un un autre homme à capuche. Ce dernier était différent, on ressentait une forme de prestance immanente chez lui. Il se tenait debout sur ces vieilles planches en bois. Malon comprit qu’il s’agissait du fameux Ragnar quand les autres encapuchonnés se retirèrent d’une manière révérencieuse du promontoire.  Sans confirmer qui il était, il dit d’une voix grave:

- Mesdames, messieurs... Mes camarades, puisque nous menons des combats similaires, je vous souhaite la bienvenue dans ce magnifique royaume. Il y a deux raisons à votre venue ici. La première, la plus importante, votre survie.

La masse était suspendue à ses lèvres. Malon sourit de joie à ces mots.

- La deuxième, comme je vous l’ai dit, concerne notre combat commun. Ce qu’il se passe à Zaun, se passe aussi ailleurs dans le monde. Sans tergiverser davantage, ce que je vous propose, c’est de vous joindre à moi.

Tous dans l’assemblée n’étaient pas de Zaun, mais c’est bien à ces rescapés qui l’intéressaient. Ce n’est pas étonnant, il fallait pour ce groupe saisir l’occasion d’augmenter son influence, très faible dans l’île industrielle. Quelques uns commençaient à s’interroger. Un homme, affublés d’une belle veste et d’un équipement complet d’aventurier prit la parole:

- Qu’est-ce qu’on y gagne ?

- Si vous recherchez gloire et honneur, passez votre chemin. Mes hommes vous montreront le chemin pour rejoindre la ville. Par contre, si vous désirez lutter contre les inégalités de ce monde, ne pas vous soumettre à une autorité injuste, alors suivez-moi.

Le message était clair: pas de bandit de grands chemins. Cette réponse refroidit le jeune fougueux qui répondit avec panache.

- Ce n’est pas avec des discours que l’on nourrit son homme.

Les hommes qui suivaient le railleurs ricanèrent. Ils étaient une quinzaine et semblaient en bien meilleure santé que les zauniens, épuisés par le voyage et la faim. Cette intervention n'avait pas l'air de perturber le chef révolutionnaire, en revanche, d'autres encapuchonnés commençaient à se montrer. Peut pour les intimider.

Malon comprit alors qu’il s’agissait plus d’un empêcheur de tourner en rond qu’autre chose. Le cornu se dit qu’il fallait réagir, il était hors de question qu’un effronté pareil se mette à la joute verbale avec un chef militaire. Le colosse moisi bouscula les badauds qui bloquaient le chemin entre lui et l’aventurier. Le Zaunien prit le jeune homme par la main et le fit sortir de la foule pour l’emmener dans une ruelle juxtaposant la place. Se dernier se débattait et protestait, mais cela n’avait pas d’importance. Malon plaqua sa cible contre le mur, le fixa, et dit avec un sourire aux lèvres:

- Nous n’avons pas de temps à perdre avec toi, il faut que tu partes.

- Pour qui tu te prends toi? Lâche moi!


La victime apeurée sortit un couteau de son fourreau pour le planter dans le corps de son agresseur. Il atteint sa cible, mais… on dirait qu’il n’a touché aucun organe important. Le colosse, sans en dire plus, mordit le jeune homme au coup jusqu’au sang. L’aventurier hurla et se mit à pleurer. Malon le jeta dans une poubelle à proximité et ajouta:

- Tu ne reviendras plus, au revoir!

Il sortit la lame de son corps puis l’enfonça dans une fesse de l’imprudent puis il revient sur la place en ignorant les plaintes derrière lui. Les autres aventuriers le regardèrent avec effroi. Certains s’en allèrent, tandis que d’autre faisaient mine qu’il ne s’était rien passer. Les deux compagnons du jeune homme partir le récupérer. On ne les revit plus. Malon resta à l’arrière et regardait l’orateur en attendant qu’il continue.

Les zauniens sur place soit connaissaient Malon personnellement, soit en avait entendu parler. En tout cas, tous en avaient peur et le respectaient. Ils n'étaient pas leur chef, mais chacun avait l'impression qu'il est l'incarnation d'un gardien, de quelqu'un qui veille au bon déroulement des choses, d'un veilleur. Il dégageait une aura mystique pour ses pairs depuis la révolte des ouvriers de Zaun.


La masse devant le promontoire, une fois débarrassée des agitateurs, semblait accroché aux paroles d'un homme dont il ne voyait même pas le visage. Mais tous les bouseux avaient besoin d'un projet pour leur vie détruite depuis l'échec face la milice zaunienne. Se battre pour une cause internationale dans une association bien plus rôdée et solide semblait une forme de revanche pour eux.


A la fin du discours, lorsque l'admiré Ragnar eu descendu de l'estrade, les révolutionnaires attirèrent les rescapés et autres désireux d'aventure à descendre via une bouche avec une échelle qui mènerait jusqu'aux égouts où il procéderait à un recrutement officiel où il serait pris en charge et nourris avant que l'on leur donne une affectation. Malon avait suivi du regard l'orateur descendre puis se dirigea vers lui. Il discutait avec ses subordonnées. Le colosse malade fut arrêté par un de ses gardes.

- Hop hop hop toi! Tu vas te faire recruter en bas comme tout le monde!

Mais Malon avait des questions à poser. Que comptait faire la Révolution pour Zaun maintenant? Comment est-il au courant pour l'événement de Zaun? Tzénon a toujours nier être rentré en contact avec l'extérieur. Pourquoi était-il venu en personne sur cette île? Est-ce un hasard? Ou le bruit de la révolte ouvrière a-t-il fait du bruit dans le monde? Que faire à présent? Seul lui pourrait répondre à ses questions. Malon interpella directement le chef qui s'était retourné vers lui:

- Ragnar, chef des armées, j'ai besoin de votre savoir. Que va t'il arriver à Zaun maintenant?


Dernière édition par Malon Rouge le Lun 5 Juil 2021 - 22:29, édité 3 fois
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Lun 5 Juil 2021 - 12:28



Ragnar entendit ce que le jeune Malon avait à lui dire. Jeune, oui, mais le révolutionnaire l’était un peu plus que sa recrue. Néanmoins, il ne prit pas la peine de lui répondre ou de se retourner. Il passerait dans les sous-sols comme tous les autres. Yami le retint d’un bras pour l’empêcher de suivre l’Atout qui marchait lentement en direction d’un escalier délabré menant aux étages inférieurs. Il faisait assez frais, très sombre, très humide, une odeur pestilentielle en prime. En d’autres termes, le lieu ne donnait absolument pas envie.

Les recrues étaient dispersées dans les différentes allées de ces égouts, sans indication, dans l’obscurité la plus totale. Ils seront pris un à un, par des hommes de confiance de Ragnar, afin de discuter et d’établir d’éventuels profils psychologies, mais surtout de tester dans un premier temps leur motivation. L’Atout avait suivi le cornu toute la nuit, alors il s’occuperait évidemment de son cas. Rôdant telle une anguille dans ces labyrinthes, discrètement à l’aide de son logia, il se reconstitua silencieusement derrière le nouvel arrivant tout droit venu de Zaun.

- Malon, n’est-ce pas, fit-il aussitôt en se présentant comme une ombre démoniaque. Tu m’as posé une question, alors je me présente à toi pour y répondre.  

L’effet de surprise passée, Ragnar baissa sa capuche pour laisser apparaître sa chevelure colorée ainsi que son jeune visage.  

- Zaun, à l’instar d'un bon nombre d’îles, de royaumes et de pays, est actuellement en crise. La crise, la misère, appellent forcément une révolution à se créer. Je ne t’apprends rien, Malon, tu l’as vécu par toi-même. Nous manquons d’Homme pour mener ce combat sur tous les fronts. Mais Zaun fait bien parti des lieux que nous libérerons de l’emprise des riches. Plus nous serons nombreux et plus nous pourrons diviser les troupes dans les diverses luttes.  

Ragnar observa les lieux, les rats, ressentit l’odeur environnante, puis réfléchit quelques instants.  

- Le Gouvernement a bien joué son coup. L’emprisonnement de Mandrake nous a causé bien des soucis, sa libération encore plus avec cette loi martiale... En plus de perdre des valeureux combattants de la cause, nous peinons à en recruter. Pas très accrocheur comme discours, hein. Mais c’est la réalité. Difficile pour moi d’être cette flamme, cet espoir que représentait Jonas Mandrake, l’ancien chef des armées de la Révolution. C’est pourquoi, mon cher Malon, que j’ai besoin de m’entourer de types comme toi pour y arriver.  

Son regard maintenant sur le cornu. Un regard qui n’était pas forcément dangereux, ni amical, mais simplement sérieux.  

- Qu’est-ce que t’évoque la Révolution ? Que représente-t-elle pour toi ? Comment vois-tu le monde dans lequel nous vivons ? Je veux connaitre tes pensées, ton ressenti. Exprime-toi, camarade.

Le haki de l’observation activé, l’Atout était maintenant prêt à analyser chaque mouvement, chaque battement de cœur, chaque ondulation... Tout passerait au peigne fin.



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Ven 16 Juil 2021 - 19:50

Le garde retenait fermement Malon et semblait déterminé à lui bloquer la route. Ragnar n'avait pas l'air d'avoir pris en compte l'appel du cornu. Malon vit le chef descendre en direction via un escalier. Il comprit qu'un chef aussi prestigieux n'en avait rein à faire des appels d'un gueux comme lui, ce n'est pas étonnant, il ne devait pas à avoir que ça à faire. Le cornu se rendit compte qu'il devrait obtenir des informations d'une autre manière.

Il se mit à suivre les autres. Les cadres révolutionnaires les menant vers une bouche d'égout qui donnait sur une vielle échelle rouillée. Pour plus de sécurité, il faisait passer les volontaires un part un. L'idée de rejoindre les égouts d'une ville en ruine réjouissait le colosse. Lorsque vint son tour, il descendit très lentement, de peur que l'échelle cède sous son poids. Quand ses pieds touchèrent enfin les dalles humides des souterrains de la ville, il fut soulagé et heureux. Le froid, l'humidité, une odeur envoutante... Cela lui rappelait son enfance. On peut attraper toute sorte de maladie dans ce type d'endroit.  

D'autres encapuchonnés dispersaient l'ensemble des nouveaux arrivants dans différentes allées. Certainement pour voir à quel point chacun d'entre eux était fiable. L'obscurité régnait, impossible de se reconnaître. Malon en profita pour s'extirper du groupe. Il avait entendu un filet d'eau couler dans un coin. Il pénétra dans une alcôve qui donnait sur un vieux tuyau d'évacuation duquel ruisselait un mince filait d'eau. Le liquide s'évanouissait dans les interstices des dalles de pierre. Le zaunien avait soif, très soif. Il se rapprocha pour se désaltérer. Sa langue boutonneuse venait à peine d'entrer en contact avec l'eau qu'il entendit une voix derrière lui:

- Malon, n’est-ce pas? Tu m’as posé une question, alors je me présente à toi pour y répondre.  

Le géant s'immobilisa un instant, puis se retourna calmement. Il crut reconnaître la voix de l'orateur. Ce dernier retira sa capuche. L'obscurité ambiante ne permit pas à Malon de discerner un quelconque visage. Il devait donc se fier qu'à la voix. Il faisait si sombre que Malon crut entrer en communication avec une ombre, un fantôme. Il ferma les yeux.

- Zaun, à l’instar d'un bon nombre d’îles, de royaumes et de pays, est actuellement en crise. La crise, la misère, appellent forcément une révolution à se créer. Je ne t’apprends rien, Malon, tu l’as vécu par toi-même. Nous manquons d’Homme pour mener ce combat sur tous les fronts. Mais Zaun fait bien parti des lieux que nous libérerons de l’emprise des riches. Plus nous serons nombreux et plus nous pourrons diviser les troupes dans les diverses luttes.  

Il fit une pause. Malon n'ouvrit pas les yeux, mais entendit des rats dans un coin du couloirs.  

- Le Gouvernement a bien joué son coup. L’emprisonnement de Mandrake nous a causé bien des soucis, sa libération encore plus avec cette loi martiale... En plus de perdre des valeureux combattants de la cause, nous peinons à en recruter. Pas très accrocheur comme discours, hein. Mais c’est la réalité. Difficile pour moi d’être cette flamme, cet espoir que représentait Jonas Mandrake, l’ancien chef des armées de la Révolution. C’est pourquoi, mon cher Malon, que j’ai besoin de m’entourer de types comme toi pour y arriver.  

Des types comme lui? Malon s'est presque retrouvé là par hasard. Bien qu'il avait foi de poursuivre sur ce chemin sinueux, il n'était qu'un nouveau. D'après ce qu'il comprend, l'organisation a subi de lourdes pertes récemment pour sauvé une de leur tête pensante et Ragnar venait de le remplacer. Malon avait alors peut être sa carte à jouer.

- Qu’est-ce que t’évoque la Révolution ? Que représente-t-elle pour toi ? Comment vois-tu le monde dans lequel nous vivons ? Je veux connaitre tes pensées, ton ressenti. Exprime-toi, camarade.

Malon eut le sentiment que mentir ne servirait à rien. Le type en face de lui inspirait un sentiment d'omniscience. Autant être direct, si ça marche il sera à la bonne des grands pontes. Si ça foire, il retournera se baigner dans les eaux croupies. Inutile de paniquer.

- Je suis venu à vous pour mettre fin à un monde injuste. Je suis venu pour que des restes de cette société en naisse une nouvelle. Je suis venu pour atténuer la souffrance des gens.

Il s'arrêta un instant. Il était temps de salir un peu le tableau qu'il venait de peindre.

- Trop de gens naissent avec une cuillère d'argent entre les dents. Je veux le leur retirer et m'en servir pour distribuer la soupe aux malades. A Zaun, les indigents se mangent entre eux pour suivre la loi de la bourgeoisie. Trop de gens se tirent dans les pattes et trop peu aident les autres à se relever. Ces changements que je souhaite pour le monde, j'en suis sûr, devra passer par la guerre, la destruction de familles entières, la mort des institutions et la terreur!

Je suis prêt à n'être que celui qui se salit les mains en coulisse pour la cause.


Il n'y avait rien d'autre à ajouter. Malon a vécu dans l'ombre toute sa vie, il soulageait la peine des mourants et se scarifiait en cachette. Il ne compte pas changer de mode de vie. Il restera un homme glauque et discret qui fera tout ce qui peut pour soulager la souffrance des gens. Si sa vie peut s'inclure dans le processus révolutionnaire, très bien. C'est ce qu'il souhaite. Cependant, si son profil ne convient pas ou déçoit, il fera son propose chemin. Ce choix, c'est à Ragnar de le faire.


Dernière édition par Malon Rouge le Mer 21 Juil 2021 - 12:58, édité 1 fois
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Mer 21 Juil 2021 - 12:52



La Guerre écouta attentivement les réponses de son interlocuteur. Autant se le dire, beaucoup ressasser les mêmes choses, concernant l’équité du monde, les luttes contre les inégalités, l’esclavagisme... Ragnar lui-même eut un discours similaire tout le long de sa carrière, de son recrutement jusqu’à son accession au trône. Il ne s’agissait pas de se lasser ou de trouver cela rébarbatif, car chacun définissait sa propre lutte, avec sa propre ardeur et ses propres motivations. L’histoire de chaque individu est différente et chacun amenait la chose différemment. Ragnar ne s’en lassera jamais. Avec le temps, sa touche artistique et culturelle qui s’affinait, un esprit poétique s’emparait de lui.

Ce qui amena ce brave Malon en ces lieux n’était autre qu’un coup d’état sur Zaun. Sa famille vécut dans des conditions très précaires, en plus de liens pas franchement solides, alors une telle misère ne pouvait aider. Certains arrivaient à se soutenir lorsqu’ils étaient au plus bas, mais cela ne concernait malheureusement qu’une minorité de gens. La misère sociale. Il fallait ajouter à cela la corne, caractéristique de sa famille, dont Ragnar ignorait les origines. Il n’avait pourtant pas l’air d’être un Mink. À l’instar de ces derniers, puis des homme-poissons, la discrimination était encore bien présente.

Au-delà de cette détermination implacable, Malon dit quelque chose qui suscita l’attention de l’Atout. Ces luttes engendraient forcément des guerres. Ragnar ne pensait pas cela parce qu’il occupait le poste de Guerre, mais parce que les mentalités ne pouvaient changer si on ne l’imposait pas. Ce n’était pas vrai pour tout le monde. Mais le révolutionnaire invitait quiconque à tenter de changer les mentalités, par exemple, de ces fameux personnages qui vivent avec une bulle de verre sur la tête. Peu de chance que la personne s’en sorte sans une balle dans la tête.

- Les longs discours ne constituent pas mes points forts, reprit l’Atout. Tu sembles avoir la tête sur les épaules et le monde ne t’est guère inconnu. Si tu intègres la Cause, les batailles seront ton quotidien. Nous en perdrons certaines et nous en gagnerons d’autres. Les résultats de nos efforts ne nous apparaîtront peut-être jamais, mais la génération future en verra peut-être les couleurs.

Ragnar eut l’impression de parler comme un vieillard alors qu’il n’était encore qu’un jeune homme. Il préféra néanmoins poser les bases. La Cause est dure, le chemin semé d’embuches, les remises nombreuses et fréquentes... Mais au bout du tunnel, quand on pouvait commencer à percevoir la lumière, tous ces efforts prenaient un sens. C’était précisément ce que le révolutionnaire espérait insuffler aux nouvelles recrues. Dans ce monde, on n’obtenait rien sans rien, il fallait se battre pour obtenir gain de cause. Par ailleurs, la plupart des individus récupérés ce jour, en provenance, s’étaient tous battus pour une cause qui leur semblait juste et légitime.

- Ta dévotion est noble, Malon. Mais dans mon armée, tout le monde se salit les mains. Évidemment, tous ne sont capables de commettre les pires immondices, dans la mesure du nécessaire, mais je serai fort aise de te compter parmi nous pour t’y atteler, fit en esquissant un immonde sourire, très peu perceptible dans la pénombre des égouts.

En effet, l’Atout ressassa ce qu’il put observer du cornu la nuit passée. Ce dernier avait passé la nuit aux côtés d’un cadavre encore frais, probablement chaud. De la survie ? Il y avait sans doute d’autres moyens de se réchauffer, comme d’autres l’avaient fait, mais non. Malon préféra ce corps chaud. Était-il fasciné par la mort ou était-ce là une nécessité dictée par son instinct de survie ?

- Que t'inspire la mort, Malon ? Tu sembles être prêt à te salir les mains, à commettre les pires crimes, mais que représente la mort ? La vie d’autrui n’a-t-elle si peu de valeur ?

Ce n’était ni une leçon, ni un sermon. Ragnar n’était pas à même de moraliser les meurtres et assassinats. Il avait lui-même ôté un nombre incalculable de vies. Son dos ne serait même pas assez grand pour y inscrire tous ses péchés.

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