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Les premiers pas sont toujours les plus difficiles

Les Glaciers :

Robina : Bleu
Hôôtsuki : Cyan
Les Super Cocottes : Rouge foncé
Fang : Gris
Vigie de l'Iceberg : Orange
Maitre Cannonier : Marron

Les pnjs :

Capitaine de la Translinéenne : Vert

Les pirates :

Mayaku Miso "Maya" : Rouge
Linnin : Violet


Les premiers pas sont toujours les plus difficiles Hannem10


Dernière édition par Robina Erwolf le Sam 15 Jan 2022 - 4:06, édité 5 fois
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Voilà quelques heures qui s’étaient passées depuis leur départ du Cap des Jumeaux en ayant payé la Translinéenne pour voyager tranquillement sans se tromper de voie pour rejoindre l’Archipel aux Eveillés. La nouvelle capitaine se trouvait dans son petit royaume, la cuisine, elle avait du travail à faire pour remplir l’estomac de presque une centaine de membres d’équipage. Libertalia dans sa main gauche, elle faisait un mouvement de balancier pour trancher les petits légumes qu’elle préparait pour la julienne qu’elle faisait en entrée avec une terrine de la forêt avec des champignons et de la viande de gibier.

Elle leva les yeux de son plan de travail pour regarder l’heure sur l’horloge, à peine seize heures, il lui restait encore largement assez de temps pour se permettre une petite pause et se reposer, elle ouvrirait peut-être un livre de cape et d’épées, cela faisait bien longtemps qu’elle ne s’était pas détendue avec de la littérature. Elle essuya la lame du meitou avec un chiffon et le rangea dans son fourreau au creux de ses hanches, parallèle à son bassin, elle restait ainsi armée en tout temps, une précaution qu’elle avait prise depuis son affrontement contre Edward Minaro sur Orange, la route de tous les périls était plus dangereuse encore que les Blues, elle ne devait pas se relâcher.

La chasseuse de primes allait remonter vers le gaillard arrière pour rentrer dans sa cabine de commandant et s’allonger dans son lit quand elle aperçut la flotte de la Translinéenne, plusieurs sloops se suivaient alors que des clients avaient payé pour aller jusqu’à leur destination. Fang se trouvait à son poste derrière le cabestan, un pansement lui barrait encore la poitrine suite à sa blessure sur l’Archipel Vert, pour lui tenir compagnie une des poules des triplés, Emi, Emé et Ema.

La dernière était devenue la commise de Robina depuis qu’elles avaient fait connaissance sur Syrup, elles se baladaient déjà avec des poules, elle ne savait pas pourquoi, mais la collection continuait à grossir, la capitaine de l’Iceberg les gardait dans une pièce à part pour récupérer les œufs qu’elles donnaient, cela permettait de faire des pâtisseries et omelettes de temps en temps sans avoir à débourser un seul berry.

Elle souffla, quelques semaines qu’elle n’avait pas eu à se battre ou à courir partout pour sa vie, elle aimait bien ces petits moments de calme, même si parfois, elle se surprenait à rêver de prendre sa revanche sur Edward Minaro. Le galion suivait lentement les autres navires, néanmoins les navires de la Translinéenne restaient professionnels et avaient ralenti pour attendre le navire plus lent de leur client qui avait dépensé pas moins de cinq cent milles berries pour arriver à bon port.

Capitaine ! Un navire à tribord ! Un pavillon noir, des pirates capitaine ! Qu’est-ce qu’on fait ?

La vigie venait de hurler depuis son poste d’observation à plusieurs dizaines de mètres du sol, une longue-vue en main.

Passez le mot à tous les membres d’équipage, tout le monde sur le pont, ceci n’est pas un exercice ! Bien que ce soit une situation de tension, la jeune femme jubilait, elle avait toujours lu des romans avec des batailles navales ainsi que des récits d’aventures, ici, c’était à elle de donner des ordres pour que tout le monde s’en sorte.

Monsieur Shui rapprochez-nous du vent autant que vous le pouvez pour prévenir la Translinéenne, j’espère qu’ils l’ont vu eux aussi, normalement les pirates n’attaqueront pas, mais je préfère être sur mes gardes. J’ai déjà eu de mauvaises expériences avec des pirates ces derniers temps… Maitre canonnier préparé la batterie tribord avec toutes les pièces, n’ouvrez pas les sabords, que tout le monde se tient prêt.

Pardon, capitaine, mais vous avez dit quoi exactement ? Je suis désolé, je ne comprends pas tous les termes encore, nous ne sommes marins que depuis peu de temps.

Chargez les canons qui se trouvent à notre droite, n’ouvrez pas les trappes pour sortir les pièces. Si nous devons attaquer, je ne veux pas que l’ennemi le sache.

Ah oui, bien sûr. Je fais passer le mot à tout le monde.

Rebutée par le fait que presque personne ne comprenait ce qu’elle disait, elle fit la moue quelques secondes avant de se reprendre, elle n’allait pas se laisser abattre pour si peu, elle était partie pour devenir la meilleure cuisinière du monde ! Grimpant quelques mètres sur l’échelle de corde, telle un singe, elle mit sa main en visière pour se faire une idée de ce qui arrivait sur eux. Le vaisseau de ligne s’approcha des sloops de l’entreprise internationale en faisant quelques éclaboussures, elle dut redescendre en étant bredouille, elle ne voyait même pas encore le grand mât, seule la vigie y arrivait pour l’instant avec la distance.

Un navire pirate à tribord, il se dirige vers nous ! Je ne sais pas encore qui c’est exactement, mais je ne pense pas qu’ils viennent avec des intentions honnêtes.

Nous sommes la Translinéenne, s’ils ne font pas de vague, ils peuvent nous suivre s’ils paient, sinon nous les laisserons là où ils sont, vous connaissez la politique de la maison mademoiselle.

Oui. On lui avait bien expliqué quand elle avait payé pour la traversée, tant qu’un pirate même primé restait tranquille et ne créait pas de turbulences, elle n’avait pas le droit de l’attaquer, la politique de l’entreprise était très claire sur ce point. Un voyage à moindre frais pour tous. Sinon elle ne pourrait plus voyager avec eux, à vie, et elle préférait éviter, l’entreprise de voyage était bien trop avantageuse pour partir en voyage, faire du shopping sur une île parmi le catalogue généreux ou tout simplement retourner à la maison sans se prendre la tête.

Qu’est-ce qu’on fait alors Capitaine ?

On se tient prêt, j’ai un mauvais pressentiment, je ne sais pas pourquoi. Emi ! Emé ! Ema ! Hōōtsuki ! Sur le pont vous aussi ! Si les pirates sont là pour nous chercher des noises, on va leur apprendre à ne pas se frotter à nous.


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Les premiers pas sont toujours les plus difficiles !
EMAEMIEME
[Feat. Robina Erwolf et Hōōtsuki Kagūtsuchì]


Quelle chance que les trois cocottes rencontraient l'incroyable Robina durant leur périple à Sirup il y a quelques temps de cela. Les trois sœurs étaient plutôt satisfaite de leur place au sein de l'équipage, surtout Ema qui se trouvaient être la commis de cuisine de la femme à la chevelure bleue. L'aidant ainsi à préparer les desserts - des cheese cakes caramel au beurre salé - de quoi satisfaire les papilles gustatives des gourmands.

De son côté Emi s'amusait à dresser ses poules en leur apprenant de nouveaux tours. Elle les éduquait comme une maman poule le ferait avec ses nouveaux poussins. D'ailleurs, depuis la dernière fois la troupe s'agrandissait d'île en île. Ce qui suffisait à rendre la plus fanatique des trois totalement comblée ou presque... Tant que son objectif principale ne se réalisera pas pour le moment, son bonheur ne sera que passager.

Et ensuite, la plus raffinée, la plus gentille, la plus douce et surtout grande rêveuse des filles. Emé, qui ,contrairement à ses deux ainées, restait proche des voiles à l'affut du vent. Elle venait tout juste de terminer son livre "sur la maltraitance des pélicans et les droits de protection de cette espèce en voie de disparition... ou presque", profitant du magnifique paysage bleuté de toute part. Les cheveux dans le vent, elle ne pouvait s'empêcher de repenser à ce charmant magicien en tenant la jolie fleur de papier fait à base de cartes de cœur qu'il déposait dans sa chevelure jadis.

« EME: *long soupire* J'aimerai tellement le revoir... »

Mais alors qu'elle voguait dans ses rêves, la voix du vigie attirait son attention. Elle regardait alors en direction où l'individu disait voir un bateau pirate, mais ne voyait strictement rien pour le moment. Ce qui ne rassurait absolument pas la jeune lectrice était d'entendre la capitaine de l'équipage Les Glaciers - équipage duquel les cocottes font partis - ordonner de charger les canons au maître canonnier.

Emé ne demandait pas son reste est parait immédiatement sur le pont. Ses deux sœurs ainées ne tardaient à venir après la demande de Robina.

« EMA: Des pirates ?! »

La plus téméraire des poulettes ne semblait pas vraiment enthousiaste à l'idée que des "méchants" rodaient dans le coin.

« EMI: Relaxe ma poule. Ca va bien se passer.»

L'ainée de la portée n'était absolument pas stressée. Elle aimait bien rencontrer de nouvelles personnes et ceux, peu lui importait pirate ou non. D'ailleurs, ne voulant pas se séparer de ses "bébés", elle en emmenait trois ou quatre avec elle.

« EMA: Emi... Par moment je me demande vraiment si on vient de la même mère, tu sais... ? »

« EMI: T'inquiète, j'ai le côté cool de papa et toi le côté colérique de maman. Je t'assure qu'on est de la même famille. »

Emé comme à son habitude se trouvait entre les discutions - qui pouvaient très vite dérapées - des deux supers cocottes.

« EME: Ce n'est... Ce n'est pas le moment de... !!! »

Premier boulet de canon provenant de l'adversaire ! Heureusement qu'il atterrissait en mer, mais cela suffisait déjà à faire tanguer le navire. Il était l'heure de se mettre en position pour accueillir comme il se devait ces vauriens qui décidaient d'attaquer l'équipage de la chasseuse de prime.

La cocotte timide s'agrippait à Emi, tandis qu'Ema, spatule de bois en main, implosait !

« EMA: Je vais les cuisiner à feu vif ! Quels bandes de couards ! »

Alors que l'ainée de la famille semblait terriblement enthousiaste à accueillir les attaquants, ainsi que les petites poules qui jacassaient et battaient des ailes pour accompagner l'éleveuse dans son moment de joie.

« EMI: C'est troooooooop bien ! Je vais pouvoir montrer mes nouveaux tours à nos hôtes ! »

La cadette, l'idée qu'une bagarre éclate l'effrayait grandement. Elle restait donc en retrait de ses deux sœurs se cachant le visage derrière son livre. En tout cas, que la bataille navale commence !
    Quelques semaines se sont écoulées depuis la mission sur l’île glacée nommée Sanderr. Son équipe avait brillamment réussi la mission et combattu un groupuscule apparemment lié aux révolutionnaires. La jeune recrue aurait aimé faire ses preuves sur le champ de bataille avec les autres, mais on lui a donné l’ordre de rester en retrait, car elle se remet difficilement de son précédent combat, merci l’autre taré aux explosifs. Ses côtes ont pas mal morflé dans l’histoire et si la guérison avançait bien, le médecin de bord ne lui avait pas donné l’autorisation de prendre part au combat, car son rétablissement n’était pas complet. Ça serait bête qu’elle se casse à nouveau quelque chose de pousse de bambou. Et comme le Haxx n’avait pas encore joué, elle a attrapé la grippe pendant le trajet en mer pour aller jusqu’à Sanderr et le changement de température a eu raison de ses défenses immunitaires pendant quelques jours jusqu’à tourner en une pneumonie, car elle avait sous-estimé le climat de l’île cette andouille. Le pokemon dragon s’est mangé la grêle, un toxic et les picots en plein dans la face.

    Terrible désillusion.

    Donc elle est restée sur l’île pour être prise en charge par le corps médical local et une fois rétablie, elle sera rapatriée avec le reste des Marines pour retourner à la base d’origine. On peut dire que la demoiselle avait les boules d’avoir été un boulet jusqu’au bout. Mais c’est de la faute à sa tenue de matelot, pas assez couvrante ! Ça ne serait pas arrivée si elle avait pu porter un kimono lui appartenant. Ça alors, on lui découvre une légère mauvaise foi à cette petite. Dans son malheur, elle trouve un peu de réconfort, car son compagnon d’armes et maintenant ami Martys est resté près d’elle. Ça serait bête de laisser passer une occasion en or de la taquiner un peu plus !

    Et finalement, elle voit son état s’améliorer. Pas trop tôt ! Elle va pouvoir reprendre du service avec l’autre-là. Le retour à la base va être folklorique… Alors que le navire prévu pour le retour n’arrivait pas prévu avant 2 semaines minimum, elle fit une rencontre fortuite. Une dame aux cheveux bleus avait accosté sur l’archipel. La jeune femme aux cheveux blancs aurait pu penser faire face à une pirate, mais vu les badinages des environs et les commentaires positifs des derniers Marines encore présent, il n’en était rien. La jeune épéiste a pu échanger quelques dialogues avec la cuisinière et suite à cela, elle avait accepté de l’accompagner comme garde du corps pour une prochaine traversée. Quant à Hootsuki, elle voyait là un moyen de combler les trous de son cv en vue de parler de ses faits d’armes à ses collègues de la base. Au moins, elle ne rentrera pas bredouille et aura autre chose a raconter qu’un vulgaire : « Je suis restée alitée sans rien faire. »

    Elles sont donc parties, laissant Martys avec les autres. Le pauvre avait du mal à la voir partir et même si la jeune recrue ne laissait rien paraître, elle aurait aimé qu’il les accompagne… Mais il a refusé. Elle espère qu’il se porte au mieux jusqu’à leur prochaine rencontre et qu’il n’abuse pas trop de la bière. Ha oui, il va devoir cirer le pont à sa place aussi ! La mission qui attends l’oisillon va lui permettre de se dégourdir enfin les ailes, qui sait ce qu’elle va lui apporter. Ses premiers pas sur un bateau inconnu, s’éloignant petit à petit des soldats bleus et blancs, lui confère à la fois un léger pincement au cœur et à la fois un souffle revigorant. C’est étrange comme sensation, mais pas si désagréable. C’est sans doute dû au fait qu’elle quitte temporairement le train-train quotidien de son affectation pour de nouvelles aventures. Bon les lessives ne vont pas se faire toute seules hein ?

    Finalement la Marine n’est pas spécialement perdu parmi toute ces nouvelles têtes et trouve toujours moyen d’aider l’équipage entre deux nettoyages et du linge à étendre. Mais il n’y a pas à dire, elle trouvait un peu plus de temps libre pour vaquer à d’autres activités puisque tout le monde avait déjà son poste attitré et qu’elle arrive bonne dernière. Elle trouve le trajet assez long, et puisqu’elle a moins de tâches ménagères, elle se concentre sur son entraînement. Ho attendez, c’est vrai qu’elle se trouve sur un bateau, il ne faudrait pas l’abîmer alors elle se contente de faire des série de squats ou ce genre de truc pour renforcer sa silhouette mise en repos pendant sa convalescence. Bon faudrait lui dire d’arrêter de faire du lever de jambes en étant suspendu au mât. En tout cas vu l’énergie qu’elle met à sa remise en forme, elle est bel et bien guérie. Et même si l’équipage râle, elle à l’air de s’en battre les roseaux vu qu’elle semble être dans son coin mais prête au moindre rappelle de l’autre-là, la fille aux cheveux bleus.

    La samouraï essuie son front trempé et la fin de son entraînement semble enfin avoir sonné, place à un repos bien mérité. L’oiseau descend de son perchoir en se faisant réprimander gentiment par un marin qu’elle rassure en lui assurant qu’elle savait ce qu’elle faisait et qu’elle avait fais attention. Grimper sur le mât, c’est une habitude pour elle puisqu’elle adore faire la vigie. D’ailleurs, elle a proposé de relayer la personne à ce poste histoire qu’elle puisse se reposer, trop gentille Hoot. Un linge humide autour de ses épaules, elle ferme les yeux un instant pour profiter de cette fraîcheur additionnée à la force du vent. Elle ne tardera pas a aller se changer après une brève toilette sans oublier de s’hydrater correctement.

    Elle décide de se reposer à l’ombre tout en aiguisant sa lame, une boisson alcoolisée à ses côtés. Elle jette un œil de temps à autre dans la direction de la  Transilienne, le navire qui a bien voulu leur montrer le chemin contre une somme respectable. Alors qu’elle appréciait ce calme olympien, la voix de la vigie s’élève et Hootsuki dresse l’oreille. Ho chouette, les problèmes arrivent ! Mais heureusement pour la demoiselle, elle reste calme et se lève pour attacher ses cheveux en chignons et finir son verre, pas de gâchis à bord ! Elle range son katana dans son fourreau et se tient sur le pont en cherchant Robina des yeux, car après tout… Elle est censée assurer sa protection.

    Tout le monde s’affaire sur le pont, elle trouve son capitaine en train de donner des directives à un bleu visiblement. Ha ? Pas étonnant qu’ils semblent s’éparpiller depuis l’annonce de la présence d’un vaisseau pirate dans les environs. Hootsuki inspire et laisse son capitaine s’exprimer en restant en retrait derrière elle. Mais l’agacement se lit sur le visage de la marine, devant l’inexpérience de ce matelot. Alors qu’elle suit la capitaine des yeux, elle prend le relais auprès du maître cannonier pour que la tâche aille plus vite.

    «  Maître artillerie, nous devrions installer des boulet de 36 livres. Le navire pirate se rapproche rapidement. Dans l’hypothèse qu’on fasse face à un abordage, nous pourrons tirer à bout portant. Préparez aussi des boulets chaînés. Comme ça nous pourrions endommager le mât, les cordage ou les voiles ennemis si besoin. »

    - Ha bien madame ! Matelots au boulot !

    En bonne marine, la demoiselle va aider les autres à charger les canons, malgré son petit corps, la demoiselle est efficace dans le chargement.

    « Tenez-vous prêt au signal du capitaine. »

    Elle ne tardera pas à retourner sur le pont en entendant le rappel de la femme aux cheveux bleus , arrivant à ses côtés tout en ayant la main sur le manche du katana pour le déployer à la seconde où la menace attaque.

    « Il doivent nous prendre pour un navire marchant, ce n’est guère étonnant puisqu’ils ont souvent recourt au même procéder pour voyager en toute quiétude à travers les blues. »

    Hootsuki regarde le canon ennemi tirer mais vu la distance, elle n’est pas inquiétée car comme prévu, il tombe dans la mer en faisant un PLOUF respectable. 20/20 champion. Elle fait signe à un matelo de la rejoindre rapidement.

    « Matelot, prévenez le maître canonnier de d’ouvrir les sabords et de se préparer à faire feu. Tirer avec le troisième canon en direction des cordages avec idéalement un angle de 65 degrés. Le navire se trouve a environ 500 mètre à tribord. »

    - EMA: Je vais les cuisiner à feu vif ! Quels bandes de couards !

    « Je ne peut dire mieux dame Ema. »

    Bon par contre question intimidation, faut trouver autre chose car une spatule n’a jamais fait peur à personne. Elles ont une arme au moins les 3 frangines ? Hootsuki ne tarde pas à entendre que les trappes s’ouvrent et les grincement métalliques se mettre en place. Hootsuki se tourne vers la capitaine :

    « Les canons sont prêt à tirer et attendent votre ordre capitaine ! »

    ça va chier.
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    L'équipage se mettait un branle-bas de combat, le boulet qui avait atterri à une vingtaine de mètres de l'Iceberg avait fait comprendre les intentions de l'équipage pirate à Robina. Suite aux ordres qu’Hõõtsuki avait donné, le maître canonnier était devenu un spectateur aux ordres de la mousse qui dirigeait les artilleurs d'une main de maître. La recrue de la marine été de seconde classe, cependant elle se débrouillait bien mieux que l'entièreté du reste de l'équipage réunis.

    Eh bien, je suis impressionnée, je ne pensais pas vous voir prendre la situation en main comme cela mademoiselle Kagutsuchi, vous êtes maintenant ma maître canonnière, je vous laisse prendre les choses en main.

    Les vaisseaux de la translinnéenne sur le côté, se rendirent compte que les intentions des invités n’étaient pas forcément bonnes. Le capitaine, qui avait remis en cause la parole de la cuisinière,ne perdit cependant pas son calme et donna aussi ses ordres.

    Toutes voiles dehors ! Sortez le hunier et le perroquet ! On va les semer !

    Et pour les chasseurs de prime capitaine ?

    On les laisse là pour le moment, je suis sûre qu'ils arriveront à s'en sortir avec leur galion.

    Mais capitaine ! On ne va pas abandonner des clients comme ça !

    Et vous voulez que je fasse quoi ? Nous ne sommes pas armés ! Nous transportons des marchandises et des hommes, nous ne sommes pas un navire de guerre !

    Il pourrait nous défendre, après tout ce sont des chasseurs de primes, ils y gagnent aussi s’ils arrêtent les pirates, en plus nous ne sommes pas sûr de réussir à distancer les pirates.

    Vous avez raison, quartier-maître.


    Il se tourna alors vers le galion aux couleurs de Sanderr qui faisait le double de la longueur de leur propre navire au bas mot.

    Nous comptons sur vous pour nous défendre, si nous arrivons à bon port sans souci, nous vous remercierons comme il se doit.

    L’ambassadrice de Sanderr n’avait pas réellement besoin d’une récompense, si les pirates étaient primés, ce qu’elle était presque sûre, vu qu’ils se trouvaient sur la route de tous les périls, elle trouverait largement de quoi se rétribuer elle-même avec les primes de l’équipage quand elle les aurait mis hors d’état de nuire.
    Plusieurs sloops de la translinéenne prirent de l’avance alors qu’ils s’échappaient, malheureusement avec la vitesse du navire de ligne de la chasseuse de primes, elle ne pouvait pas les suivre, bien plus lente qu’eux qui étaient taillés pour la vitesse, il ne restait que le dernier qui se cachait sans grande difficulté derrière le mastodonte peu maniable. Le bruit des cordes, du bois travaillant ainsi que des pas de prêt de cent âmes s’activant pour défendre leur vie montait dans les airs, c’était bien la première fois que la Sanderrienne allait se battre en dehors du plancher des vaches.

    Elle dégaina Libertalia, le sifflement, maintenant familier, de la lame d’exception sortant de son fourreau résonna tout autour d’elle, un sourire sur le visage, elle se vit déjà en commandante émérite, se battant sur le mât contre le pirate comme dans les romans qu’elle lisait. Elle se rappelait d’une scène où un homme-poisson s’était fait trancher un tentacule pour que le pirate humain puisse récupérer une clé qui ouvrait un coffre, celui de son cœur, elle n’avait plus les détails en tête.

    Ce qui était sûr, c’est qu’ici aucune magie n’était à l'œuvre et c’était une situation dangereuse, elle ne devait pas laisser son esprit vagabonder dans son imaginaire. Les hommes étaient déjà prêts au combat, on avait déjà chargé les canons avec des boulets chaînés et des calibres de trente-six livres, de quoi faire de gros dégâts au bâtiment adverse, toutefois, ils étaient encore à plusieurs centaines de mètres, la bataille ne serait pas encore pour tout de suite, le temps s’écoulait normalement, alors que la tension s’accumulait grain par grain, comme dans un sablier, elle avait besoin d’informations, de savoir à qui elle allait avoir affaire.

    Vigie ! Des nouvelles du vaisseau adverse ?

    Le premier boulet semblait être un coup de semonce, plus pour annoncer leur arrivée qu’une réelle attaque ! Mais je peux voir de l’agitation sur le pont, ils se préparent à se battre, ils sont beaucoup plus nombreux que nous de ce que je peux apercevoir.

    Nous savons qui ils sont ?

    Je ne saurais pas le dire, mais leur pavillon semble être plein de confiseries !

    Des confiseries ?

    Oui, une tablette de chocolat plus exactement.

    En feuilletant les avis de recherche, que lui avait envoyés la Bounty National Agency, quand elle était sur le Royaume de la Veine, elle avait vu plusieurs pirates qui pouvaient correspondre à la description, cependant rien ne lui vint en tête sur l’instant. Malheureusement, elle n’allait pas trouver la réponse tout de suite, la distance entre la frégate ennemie et l’Iceberg se réduisait, assez pour que les artilleries puissent toucher leurs cibles.

    Les explosions des tirs adverses retentirent haut dans le ciel, la fumée cachant ce qui se passait sur le pont supérieur alors que les projectiles ennemis s’envolaient pour la coque de bois du bâtiment Sanderrien, nouvellement réparé.

    Ah non ! On ne va pas se laisser faire comme ça ! Messieurs, préparez-vous à leur rendre la pareille ! Maître canonnière, faites changer l’angle pour toucher avec la distance !

    Bien capitaine ! L’artillerie à trente-cinq degrés ! Ouvrez les sabords, canons en dehors de l’armure ! Nous allons leur faire comprendre que nous ne sommes pas un navire marchand !

    En dessous, des ordres étaient hurlés par l’ancien responsable de l’artillerie, se trouvant à l’entrepont pour entendre les directives de Hōōtsuki qui avait pris sa place.

    Canons sortis de l’armature ! Angle de trente-cinq degrés ! Prêt à faire feu à votre signal !

    Pourtant, avant de penser à attaquer, il fallait tout d’abord se défendre et la fille aux cheveux bleus n'avait jamais arrêté un boulet de canon à main nue ou avec un sabre, ça n’existait que dans des œuvres imaginaires, c’était impossible dans le monde réel. Elle ne savait pas quoi faire exactement mis à part donner un seul ordre.

    Tous à couvert, faites attention à ne pas vous prendre un boulet, on ne ressuscite pas les morts ici !

    Chacuns des membres d’équipage, hommes-poissons comme Sanderrien se mit derrière un baril, une balustrade, quelque chose pour avoir un obstacle entre lui et la mort qui arrivait par la voie des airs, il fallut une vingtaine de secondes avant que les premières pièces d’artillerie n’arrivent sur leur position. Ce qu’elle pouvait faire, c’était tenté de sauver ceux qu’elle pouvait, elle vit une femme-méduse sur le point de se faire décapiter par un boulet quand elle s’interposa et trancha la fonte d’un puissant coup de sabre d’abordage.

    Elle était contente de ce qu’elle avait réussi, avec ce tour de force, peut-être que ses hommes survivraient à cette bataille maritime.

    Feu !

    Feu !

    Feu !

    Suite à l’ordre de Robina, Hōōtsuki et l’ancien maître canonnier reprirent le signal pour le transmettre aux membres d’équipage et vingt détonations, faisant retentir les enfers, explosèrent à quelques intervalles d’écart, faisant voler la réponse de la chasseuse de primes vers le navire pirate de Mayaku Miso.


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    La jeune recrue avait fait état de zèle et s’attendait presque à en avoir trop fait malgré une bonne intention au départ. Mais au combat, il faut être réactif : Prévoir l’imprévisible pour éviter ce genre de déconvenue. C’est comme préparer la cuisine d’un restaurant avant le rush du midi, si rien n’est prêt, les équipiers vont en baver sur le terrain. Bah là c’est pareil, si les canons ne sont pas chargés, le bateau va mettre plus de temps pour répliquer et prendre l’avantage, sans compter que dans certains cas de figure, ça peut même être catastrophique. Mais il semblerait qu’elle ait bien agit car la capitaine la félicite sur sa prise en charge en allant même jusqu’à lui attribuer un nouveau poste. C’est l’ancien maître canonnier qui va être content tient, quoi qu’il se pourrait que ça l’arrange lui aussi vu l’efficacité de sa remplaçante. Hootsuki semble apprécié cette promotion inattendue, au vue de la légère coloration de ses joues et de son thorax gonflé de fierté. Certains pourraient sauter de joie, se montrer plus expressif mais Hootsuki préférera le calme malgré une information bien assimilée. Elle compte bien faire honneur à sa capitaine pour la conforter dans son choix de la recruter.

    « À vos ordres capitaine. » Avait-elle répondue avec assurance, prête à montrer aux ennemis qu’ils ne passeront pas sa barrière de boulets aussi facilement.

    Le boulet ennemis avait raté sa cible, la canonnière n’allait pas les laisser en tirer un autre sans rien faire et elle lève le bras après avoir considérer la position de leur navire par rapport à celui des pirates. Mais la situation à bord du galion et de la Translinéenne allait empêcher à Hootsuki de lancer l’offensive dans l’immédiat.

    Hootsuki tourne la tête vers le capitaine de la Translinéenne. Son raisonnement est logique, n’étant pas armé, que pourrait-il faire à part s’éloigner au plus vite ? Cependant, il faudra songer à équiper le bateau en arme en cas d’attaque revoir l’aspect sécurité. La marine n’est pas vexée, au contraire. Il vaut mieux que le bateau s’éloigne pour laisser la place au galion associé à eux afin qu’il puisse donner la fessée à ces pirates. Et clairement, il va les gêner en plus de ne servir à rien, mais ça… Hootsuki s’est bien gardé de le leur dire. Il va falloir sans doute revoir légèrement leur plan.

    Donc en gros, une partie de la Translinéenne a pu prendre la poudre d’escampette, c’est déjà ça. Esperont que les pirates n’aient pas une flotte de plusieurs bateau afin de pouvoir à la fois tenir tête à l’Iceberg et poursuivre les fuyards. Mais à première vue, il n’y a qu’un seul navire. Il reste cependant un dernier navire marchant à proximité du galion, il aurait dû lui aussi fuir s’il en avait l’occasion. Ha, mais si les pirates finissent par les rattraper, ils n’auront aucune protection surtout si le galion a été distancé. Ouais, donc en fait il vaut mieux qu’il se planquent derrière eux… Un seul bateau sera plus facile à protéger que 3 ou 4…

    Sortez les pop corns les gars.

    Un sifflement métallique parvient aux oreilles affûtées d’Hootsuki, indiquant que sa capitaine avait dégainé son arme, une très belle pièce soi-disant passant. Si la bleutée abordait un sourire, Hootsuki affichera une mine sombre et peu engageante, contrastant avec sa capitaine comme le jour et la nuit. Le champ de bataille n’est pas un jeu, chaque secondes, chaque actions peut coûter une vie. Si Hoo avait voulu jouer, elle aurait sorti son Shamisen.

    Elle dégainera ses deux lames : son katana et son Wakizashi. Ils faudrait peut-être les nommer un jour, elle y songera tient.

    Un coup de semonce ? Trop aimable ces pirates, ironisa la blanche qui fut un poil vexée et plus méfiante. Ils sont sans aucun doute expérimenté, des rookies se seraient jeter dans la mêlée sans avoir tâté le terrain au préalable. Devait-il y répondre de toute leurs forces ou les feinter afin de prendre a revers ? S’ils sont plus nombreux, c’est sans doute préférable, mais tant qu’ils sont à distance, il faudrait réduire leurs effectifs. S’ils parviennent à infesté le galion, ça sera plus compliqué de se débarrasser d’eux surtout s’ils sont plus nombreux. À moins qu’ils prennent le galion pour un navire marchant, dans ce cas… Ils auraient pu se dire qu’un tire de semonce suffisait pour forcer leur coopération.

    La communication entre la vigie et la capitaine à donner suffisamment de temps entre les deux navires pour se rapprocher, l’angle de 65 degré doit absolument être revu à la baisse. Robina a eu la même idée, et ordonne à sa maîtresse canonnière de le changer :

    « Bien capitaine ! L’artillerie à trente-cinq degrés ! Ouvrez les sabords, canons en dehors de l’armure ! Nous allons leur faire comprendre que nous ne sommes pas un navire marchand ! »

    La proximité des deux navires va occasionner de gros dégâts, l’offensive doit être menée par le galion afin de prendre l’avantage. L’idéal serait d’abîmer la coque en priorité pour rendre leur contre-attaque plus difficile à mener. Le plus gros de leur effectif se trouverait donc sur le pont, il faut également tirer dans leur direction pour en éliminer une paire. Mais il semblerait qu’il décide d’attaquer leur attaque avant l’iceberg.

    L’équipage se met à l’abri, Mais Hootsuki avait repéré un second boulet tiré dans l’ombre du 1er. Si sa capitaine avait parfaitement arrêté ce projectile qui a manqué de décapiter une des leurs, le second pourrait bien finir le travail là où le premier échoué. Sortant donc de sa cachette, elle se précipite donc droit vers le boulet, ses lames en arrières, s’exposant donc directement à l’attaque ennemie. Le boulet se rapproche dangereusement d’elle mais elle change la position de ses mains pour que le dos de ses deux lames s’entrechoquent avec le boulet pour stopper sa course, en y mettant toute ses forces. Le bruit métallique retentit et propulse le boulet dans le sens inverse, droit vers le navire pour le percuter avec fracas, occasionnant les premiers dégâts matériels et humains. La force de l’impact à fait tomber la casquette officielle que porte Hootsuki et la désoriente un peu, et elle ne tardera pas à donner l’ordre de faire feu, à l’unisson avec les autres et a reprendre une position offensive, prête à recommencer s’il le faut.

    « Feu ! »

    Et l’Iceberg répondit à l’invitation du navire. L’orientation des canons qui avait été changée, leur permis de tirer à environ 250mètres, ou un poil moins. Les dégâts vont être considérable sans compter la taille des projectiles ! Ça va faire mal ! Comme elle est celle qui se trouve le plus proche du bateau ennemi, elle cherche le joli roger des yeux pour tenter de l'identifier. Dans la Marine, on force les soldats à apprendre les affiches de recherchent pour leur permettre de reconnaître facilement un criminel. ça serait bête d'en laisser passer un! Lorsqu'elle l'aperçu, elle fouille dans sa mémoire pour se rapeller de quelques élements à transmettre à sa capitaine, ça peut lui être utilise.

    « Capitaine ! C'est le navire de Mayaku Miso dite "Maya" qui nous attaque ! Une évadée de prison qui a apparemment manger le fruit du chocolat. Sa prime s'élève a 188 000 000 de berry ! »
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    La capitaine de l’Iceberg fut surprise du renvoi de boulet par la marine dans son équipage, elle s’était attendue à une novice qui n’aurait pas été capable d’autre chose que de se cacher derrière un baril de poudre. En quelques minutes, elle avait montré son efficacité en prenant les rênes des artilleries du bâtiment, sauvée la méduse juste derrière Robina et venait de donner les informations sur qui les attaquait. Les yeux azur de la cuisinière se posèrent sur la frégate qui se trouvait à tribord de son galion, un pavillon noir avec un Jolly Roger représentant, un crâne devant une tablette de chocolat et des sucreries autour. La volée de boulets du navire chasseur de primes se fit stopper par un bouclier chocolaté qui se matérialisa dans les airs, créé par sa maîtresse, Mayaku Miso, qui posa son seul œil valide sur ses proies.

    Ils se font attaquer par la grande Maya et ils osent répliquer ? Ramenez-moi leur tête, quant au capitaine, je lui ferais subir le châtiment de la fondue !

    Un cri puissant, bestial, presque inhumain s’éleva dans les airs, comme le tonnerre, les hommes sous les ordres de la sociopathe feraient ce qu’il faut pour réussir, tout plutôt que de subir l’ire de la capitaine pirate, connue pour sa cruauté. Les hommes se mirent en position, comme si Davy Jones était à leur trousse en personne, ça n’était pas le fanatisme, le respect pour leur commandant ou bien la soif de butin qui faisait avancer ces hommes, mais bien la peur. Une horreur qu’ils eussent vécue pendant si longtemps qu’elle s’était gravée dans leur esprit pour le reste de leur vie, la seule échappatoire qu’ils avaient, était de ne pas se faire remarquer par la femme folle qui les contrôlait. Ils auraient pu aussi bien partir, mais le butin qu’ils arrivaient à récupérer à chacune des rafles n’était pas négligeable alors chacun d’eux serrait les dents en attendant d’avoir de quoi couler des jours heureux pour le reste de sa vie.

    L’atmosphère se fit plus tendue autour de la frégate, comme si elle se trouvait hors du temps, les vagues ouvraient la voie à la coque pour éperonner le galion, cependant cela n’était pas au goût de la Sanderrienne qui ne comptait pas rester à rien faire en regardant ses adversaires manœuvrer.

    Monsieur Shui, cap à tribord, direction le navire ennemi, s’ils veulent nous rentrer dedans, nous n’allons pas nous gêner pour le faire aussi. Vous m’avez bien compris ?!

    Clair et net, mon capitaine ! Je prends le cap nord-Nord-est, direction l’assaillant. Le vent est de travers, qu’on me donne plus de voilure, qu’on finisse d’abaisser la grande voile et que l’on déroule le grand hunier ! Le petit foc et le petit hunier aussi, nous allons en avoir besoin pour prendre de la vitesse !

    Les membres de l’Iceberg se regardèrent ne sachant pas quoi faire, devaient-ils écouter le timonier ou attendre les ordres de Robina qui était normalement leur supérieure.

    Exécution ! Si vous voulez vous en sortir vivants, il va falloir l’écouter tout autant que moi !

    Des hommes se jetèrent sur les cordages, à plusieurs mètres de hauteur au-dessus des vagues tumultueuses de la mer de la route de tous les périls, les jambes serrées, enserrant les vergues pour ne pas tomber alors qu’ils travaillaient sur les voiles et les cordes les retenant. Les cordes retenant la grande voile se détendirent, les autres pièces de tissus tombèrent lourdement et le titan de bois prit lentement de la vitesse, le vent légèrement dans le dos.

    Nous pourrions tirer des boulets chaînés pour briser leur grand mât ou celui de misaine capitaine !

    Le vent soufflait tout autour de la femme aux cheveux bleus, elle ne comprenait presque plus ce qui se disait autour d’elle, les éléments se déchaînaient et l’obligation de devoir hurler pour se faire entendre de tous se fit.

    Non ! Nous n’avons pas de canons pouvant tirer devant nous ! Et ça prendrait trop de temps d’en bouger quelques-uns en position pour pouvoir le faire, nous allons devoir nous préparer à l’impact !

    Les visages des Glaciers se firent nerveux, ils connaissaient l’état dans lequel se trouvait, il y avait encore quelques semaines l’Iceberg. Pourtant, ils ne discutèrent pas les ordres, ils étaient pour la plupart des soldats, des givrelames, et même s’ils étaient ridicules, les ordres n’avaient pas à être discuté. Les hommes-poissons étaient quant à eux, beaucoup moins tendus, si quelque chose se passait mal, ils plongeraient simplement dans l’eau pour s’en sortir.

    Impact dans quinze secondes capitaine !

    Tout le monde ! Préparez-vous à l’impact !

    Du côté des assaillants, la capitaine Miso souriait, elle ne s’était pas attendue à une résistance aussi téméraire, elle aurait peut-être une faible résistance cette fois-ci, la torture de fondue au chocolat n’en serait que meilleure.

    Envoyez une volée de boulets maitre Linnin !

    Mais capitaine Miso, si nous tirons d’aussi prêt, des éclats vont possiblement atteindre des membres de notre équipage et nous pourrions subir des pertes.

    J’ai dit ! Envoyez une volée de boulets maitre Linnin !

    Bien reçu capitaine ! Aux canons du gaillard avant les gars, une volée avant abordage !

    Le silence se fit, tous savaient ce que cela voulait dire, les éclats s’ils touchaient, pouvaient voler jusqu’à eux et les atteindre, à peine quelques mètres les séparaient et l’impact était imminent.

    Faites comme a dit le capitaine ! Vous voulez manger du chocolat ou quoi ?

    Pour certains, manger du chocolat pouvait se rapporter à vivre au paradis, mais dans l’équipage de Mayaku, cela voulait dire l’enfer, un enfer sucré où la mort venait après s’être noyé dans du chocolat que la tortionnaire de l’équipage se faisait un plaisir de créer sans s’arrêter jusqu’à ce que le membre de l’équipage rende l’âme. Ici, il ne faisait pas bon de manger du chocolat.

    Six munitions explosèrent et volèrent en direction du galion lui faisant face, la chance leur souriait cependant, mais c’était un sourire malsain. Une lame de fond souleva généreusement l’iceberg juste avant la collision, puis elle laissa tomber le navire des chasseurs de primes sur le plat-bord du navire pirate, juste derrière sa proue pointue. Le bois frémit, puis il explosa et vola en éclats sous le poids et la pression qui s’exerçait sur lui.

    La cuisinière fut projetée en avant, incapable de rester cramponné au bastingage avant, tombant de son petit perchoir, elle atterrit sur le pont principal en prenant soin de rentrer ses épaules, puis, emportée par son élan, elle roula vers la proue. Des mâts se brisèrent devant elle et au-dessus d’elle, les voiles claquèrent comme les ailes d’oiseaux, tanguant lourdement, le galion s’ancra sur les pirates dans un fracas de grincements et de craquements.

    À l’abordage ! Pas de quartiers ! Et ramenez-moi le capitaine de ce navire vivant, je vais lui faire payer ce qu’elle vient de faire !

    Les matelots criaient, hurlaient de tous les côtés, mais la Sanderrienne ne voyait pas grand-chose, allongée comme elle l’était, en gémissant, elle se remit debout en s’aidant de la pointe de Libertalia. La guerre était maintenant ouverte !


    Les premiers pas sont toujours les plus difficiles Hannem10
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