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Tomber de Charybde en Scylla

Nebelreich, terre mystérieuse, gouvernée par une famille mystérieuse et recouverte de mystère. Non, pas d'énigme cette fois-ci : un mystère palpable, physique, qui n'épargnait que les sommets des montagnes, les villes perchées sur les falaises. Ici, on préférait les aéronefs, car cette brume était anormale et ne présageait rien de bon. Elle était arrivée de façon mystique et, de la même manière, règne en maîtresse sur les terres les plus basses.

C'était elle qui avait causé la chute de l'ancienne royauté. Elle avait commencé par envahir les forêts, puis les champs, paralysant progressivement le pays, ruinant les récoltes...

Beth marchait dans l'avenue centrale de Mysidia, enveloppée dans un chaud manteau d'hiver. Là-haut, sur les sommets, la température était légèrement plus basse, mais c'était surtout l'humidité de l'île qui la froissait. Pourtant, sa crinière ne semblait pas impactée : elle se balançait de gauche à droite en suivant son déhanché, comme mue par sa propre volonté. L'Amiral n'était pas la seule à être couverte chaudement : les habitants aussi arboraient ces tenues grises, molletonnées, que l'on ne sort généralement qu'à la fin de l'automne. Force est de constater que l'automne est éternel à Nebelreich.

Un conseil avait été réuni pour son arrivée. Le roi et son frère, l'officier en charge de l'île, seraient tous deux présents, même si les rumeurs affirmaient qu'ils ne s'adressaient plus la parole. Allons bon. Peut-être un symptôme de la folie qui avait pris le Sous-Amiral et l'avait poussé à augmenter drastiquement la sécurité, à faire sortir tous les réservistes pour tenir la défense des différentes villes et villages. Seule la capitale demeurait plus ou moins libre ; ailleurs, des couvre-feus avaient été installés et les décisions de l'armée primaient sur celles du gouverneur et de ses laquais. Le Gouvernement Mondial se marchait dessus et ces symptômes d'une guerre civile ne plaisaient pas trop aux Étoiles.

Elle était donc là pour redresser la barre. Et autant dire qu'elle n'avait pas accepté son rôle de gaieté de cœur.

Sa progression se fit sans problème, encadrée par une escorte ; ses propres hommes. Il n'était pas question de se retrouver seule en terrain inconnu comme à Doscar. Lewis était là elle aussi et elle pouvait témoigner de l'humeur de chien de sa supérieure, comme celle-ci accélérait le pas sans se soucier des jardins environnants qui entouraient la vaste propriété. Les portes du palais s'ouvrirent à l'annonce du Vice-Amiral et de ses hommes... sauf le Commodore qui trainait la patte et semblait un peu plus attachée à la découverte du paysage.

« - C'est fou, ces animaux en haie sont incroyablement réalistes. Je me demande qui-

- Nous ne sommes pas là pour parler jardinage, Lewis... Vous ! Pouvez-vous m'indiquer où est l'Amiral Nebel ? »

Elle avait alpagué un serviteur qui semblait justement l'attendre, le prenant au dépourvu. Ce n'étaient pas les consignes, c'était normalement à lui de la guider, mais la jeune femme n'en avait que faire. Elle se délesta de ses fourrures et dévoila une robe pourpre taillée au niveau du dos, coupée à la cuisse et épousant ses formes à la perfection. Certains regards se firent insistants, mais pas celui du majordome qui préféra décrire les motifs au sol.

« - Hum. Euh... oui. Suivez-moi, je vous prie. »

En vérité, Vénus était attendue et tout avait été préparé pour son arrivée, jusqu'au costume seyant du Sous-Amiral. Pourtant, c'était autre chose de la voir en vrai. Les mâchoires se décrochaient et certains hommes, comme femmes, restaient sans voix. Le principal intéressé se trouvait dans une petite pièce, debout devant une large table sur laquelle il avait vraisemblablement déroulé des parchemins et ouvert ses dossiers. Elle l'interrompait alors qu'il étudiait les dispositions de ses forces.

« - Amiral Dessign. Quel plaisir de vous voir, j'ai été grandement sur-

- Nebel, je ne suis pas là pour les mondanités. Pouvez-vous me dire ce qu'il se passe ? »

Rentrer dans le vif du sujet, faire fi des politesses. C'était assez typique d'une jeune femme à qui les codes de la société échappaient parfois, surtout lorsqu'elle n'avait pas le temps. Elle pouvait faire preuve de peu de diplomatie. La domestique qui lui avait ouvert la porte du cabinet ne l'avait même pas encore fermée et interrogeait l'autre majordome du regard. Ils s'esquivèrent comme des souris en se poussant l'un l'autre, soudainement perturbés dans la tranquillité de leur petite vie princière.

L'homme attendit mûrement avant de formuler sa réponse. Se mordant la lèvre inférieure, conscient qu'il avait probablement fait une boulette en n'avertissant que tardivement sa hiérarchie de ses exactions, il laissa de longues secondes défiler, passant la paume de sa main sur ses papiers. L'Amiral reconnût aussitôt la ville dessinée sous leurs yeux.

« - Vous ne prévoyez pas d'assiéger la capitale de ce pays, rassurez-moi ?

- N-non. »

Son ton n'était pas rassurant. Beth n'était pas bien grande, mais n'importe qui se trouvant devant elle à ce moment précis se serait sûrement senti plus petit. C'était le cas de Rodolf, qui se rendit compte de sa position et décida de redresser le regard pour le planter dans les yeux prasin de son interlocutrice.

« - Je me prépare au pire, Amiral. Je suspecte mon frère de vouloir prendre les pleins pouvoirs.

- Il chercherait à se soustraire du Gouvernement Mondial ? Pourquoi ?

- Eh bien... je l'ignore. »

Le teint légèrement rosé des joues de la vénus vira au rouge. Le poing qu'elle avait posé sur la table se ferma.

« - Comment ça vous l'ignorez ? Vous avez entrepris tout cela sur la base de simples suppositions ? Êtes-vous fou ou simplement stupide ?

- Je ne vous permets pas de m-

- Avez-vous la moindre idée de ce qu'il se passe au-dehors ? De ce que vos actions ont comme répercussions au niveau international ? Certains racontent que Nebelreich se prépare pour la guerre.

- Si Bastian continue dans cette voie, il l'aura. »

Bastian, le roi et gouverneur. Mais surtout son propre frère, parvenu à ce titre car l'Amiral avait fortement appuyé son profil. Et à présent, les deux étaient en discorde. Pourquoi ? L'entretien ne menait à rien, Nebel s'était englué dans une situation qu'il ne pouvait pas révoquer aussi facilement, par peur de perdre sa crédibilité. Ce n'était pas le couteau le plus aiguisé du tiroir : il n'avait pas cherché plus loin que le bout de son nez. Après une dizaine de minutes passées à essayer de raisonner l'officier de l'état-major qui semblait beaucoup trop en froid pour établir un dialogue avec le souverain, Beth décida de se retirer pour réfléchir à la situation. Au moins venait-elle de négocier l'arrêt pur et simple des futures opérations prévues par Rodolf.

Usant d'un domestique pour se retrouver dans le palace, elle demanda à retourner aux jardins où elle était sûre de retrouver Lewis, toujours sous le charme des arbrisseaux taillés. Voilà un art qui échappait à Beth, dont les pensées étaient de toutes façon beaucoup trop tournées vers ce dilemme. Elle s'était attendue à tout sauf rencontrer une résistance chez celui qui était théoriquement son subalterne, mais qui ici était aussi le plus haut dignitaire de la Marine.

« - Vous ne mâchez pas vos mots, Amiral. M'est avis que vous auriez pu en savoir plus si vous y étiez allée avec le dos de la cuillère.

- Je ne sais pas. Mystérieusement, tout le monde suppose que je suis une diplomate alors que je ne suis qu'un soldat, formé pour commander et obéir.

- Mais vous êtes belle. Les hommes écoutent les belles femmes. »

Parfois, Lewis a le mot juste. Souvent, elle ne fait que dire ce que les autres savent déjà, car elle ne peut pas s'empêcher de parler. Beth ne se trouvait pas belle, mais elle avait appris à apprécier la coquetterie et savait le pouvoir qu'elle pouvait avoir sur les autres. C'était au-delà de la séduction et c'était un don qu'elle ne comprenait pas trop elle-même, mais qu'elle avait appris à utiliser. Et comme on peut facilement être subjugué devant Vénus, on peut aussi redouter sa colère et s'enfermer dans un mutisme. Venait-elle de commettre un impair ?

« - Je ne pense pas. À ce que vous me dites, l'Amiral Nebel n'a pas l'air dans son état normal. Peut-être en cherchant du côté du roi... ? » répondit le Commodore en se baissant pour pratiquement fourrer son nez entre les pistils d'une fleur odorante.

Elle avait le don de trouver comment calmer sa supérieure. Nul ne savait pourquoi ni même comment. C'était probablement sa façon d'être, de vivre, le fait qu'il soit aussi aisé de lire en elle que dans un livre ouvert. Elle était comme ça, Lewis. Et débordante d'énergie aussi.

« - Oui, c'est ce que je comptais faire. Cette situation est inexplicable, on dirait qu'ils se sont montés la tête. Mais peut-être que le Gouverneur Nebel aura les idées plus claires... »

Quelques heures plus tard

Les talons de la jeune femme claquaient sur le sol, tandis qu'elle sortait en trombes de la réunion. Les deux frères s'étaient ignorés durant tout le conseil, agissant chacun de leur côté sans prendre en compte les remarques de l'autre. Les décisions militaires débordaient sur les discussions politiques et vice-versa. Il semblait évident que les deux attendaient que l'autre fasse un faux pas pour lui tomber dessus.

Beth n'avait pas appris grand chose. Avant tout ce cirque, elle était parvenue à obtenir un entretien avec le gouverneur qui ne s'était pas avéré plus concluant. L'homme était remonté comme un coucou à la simple mention du Sous-Amiral. Sauf qu'au lieu de s'enfermer dans un mutisme comme son frère, il n'avait pas laissé l'officier en placer une. Soi-disant, il n'était qu'un pantin, bon à respecter les décisions de son frère, à qui il devait tout. Un roi fantoche, sans pouvoir décisionnel. Et les dernières actions de Rodolf n'avaient fait que confirmer son ressenti.

Le conseil s'était tenu à peu près dans les mêmes conditions. La rousse était restée spectatrice des discussions, constatant que ses talents de négociatrice n'arriveraient jamais à réparer les dégâts. Pas sans un peu d'aide extérieur pour démêler la situation. Son regard avait accroché celui d'un chancelier tout aussi dépassé qu'elle par les évènements. Elle marchait à ses côtés vers son bureau à présent, en silence, jusqu'à ce que la porte soit fermée. Beth avait été la première à se fendre d'un :

« - Cette situation ne fait aucun sens.

- Je sais. Écoutez, il y a un truc qui ne va pas. Il y a encore un mois, les frères Nebel s'entendaient à merveille. Et puis quelque chose est arrivé et ils se sont mis à douter l'un de l'autre. Je n'ai pas l'impression que ce soit volontaire...

- Vous voulez dire qu'on les aurait manipulés ?

- « Empoisonné leur esprit » serait plus juste, Madame. »

Visiblement, l'homme qui s'appelait Thomas avait une théorie. C'était un frêle gaillard dans la cinquantaine, bien au courant des histoires qui circulaient sur l'île et qui avait assisté le précédent gouverneur. Il se targuait de pouvoir déchiffrer les discours des politiciens et assurait que les mots du roi n'étaient pas les siens. Non, tout cela partait de rumeurs et peut-être de quelqu'un suffisamment proche du souverain pour les amplifier...

« - Mais qui pourrait vouloir une guerre civile ? » demanda Beth qui faisait les cents pas dans la petite pièce exigüe, tout en réfléchissant à haute voix.

« - Nebelreich n'est pas un royaume uni, vous savez, malgré la vigilance de la Marine locale et l'étau du Gouvernement Mondial. Il existe des opposants au pouvoir tout comme des villes où la loi n'a pas cours. Mais, dans l'ensemble, je pense pouvoir dire que le mal émane de Köntalberg. »

Elle en avait entendu parler. Du moins, le nom lui disait quelque chose. Était-ce une zone de non-loi ? Sûrement. Et ce ne serait pas la première fois que des ennemis politiques chercheraient à déstabiliser un royaume pour prendre le pouvoir par la force ensuite. Sauf qu'elle était là pour s'assurer que cela n'arrive pas. Et elle ferait tout son possible pour empêcher les deux frères de s'entredéchirer.

« - Je peux ouvrir une enquête, si vous avez une piste à me conseiller, Monsieur le Chancelier.

- Oh, j'en ai même plusieurs, Amiral... »


Dernière édition par Bethsabée Dessign le Sam 19 Fév 2022 - 23:26, édité 1 fois
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A cette époque-là, j'étais encore un jeune Agent du CP5, enfin... J'étais surtout le frère jumeau d'un criminel de renom et j'avais bien du mal a faire oublier cette constante suspicion qui pesait sur moi, et c'est donc de cette façon que lorsque le CP9 demanda le soutien du CP5 afin de réaliser une mission au Royaume de Nebelreich qui avait une très haute importance diplomatique, je n'hésitais pas longtemps avant de me porter volontaire.

Ma mission serait en sois assez simple, faire ce que les Agent font le mieux, c'est-à-dire rester discret et enquêter sur les organisations criminelles et surtout s'assurer que la seule vrai autorité de ce royaume aller vers le seul gouvernement mondial. Pour cette mission, je ferais équipe avec Hantz Reinhart, un agent que l'on dis plutôt unique en son genre, mais final qui serait sûrement le détournement d'attention dont j'aurais besoin.

Pour moi, cette mission était avant tout l'occasion de prouver aux services que je n'étais pas comme mon frère, j'avais tout a prouver, mais c'est la fleur au fusil que je remplirais cette mission.

Le temps de mon voyage, j'userais d'un pseudonyme qui me suivrait dans le futur, mais je n'en avais aucune idée a cette époque. Le temps de cette mission, je n'étais plus Alaaric Minaro, mais Miheal Kheel un membre de la caste comme on peut en trouver tout une tripotée.

C'est dans le navire que je reprendrais Hantz, et je devais bien avouer qu'on ne m'avais en rien menti sur son côté kitsch. Cela serait parfait. A vrai dire, je restais plutôt discret, et je n'aurais rien de très intéressant sur ce voyage, si cela n'était pas la manie du parler fort de mon coéquipier. Celui-ci avait une bien drôle de manière de crier sur tous les toits qu'il était un agent en mission, mais cela semblait trop gros pour être crédible. Une drôle de manière, mais qui marchais bien visiblement. Dans un premier temps, nous devions nous mêler a la foule lors d'une réception, cela serait une parfaite occasion d'en apprendre un peu plus sur ce qui se trame ici.

C'est donc dans nos plus beaux costumes que nous entrions en grande pompe dans une salle remplie de beaux mondes, dans ce genre d'endroit tout est une question d'apparence, et pourtant, c'est dans ce genre de moment que bien souvent les masques tombes. Nous devions rester charmants, attentifs, et une piste viendrait a nous.
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Si un jour Beth devait être mère, elle avait déjà un avant-goût de ce que cela pouvait donner avec les frères Nebel. Pendant des jours, elle avait fait la navette entre les deux ; elle était rentrée dans le jeu de chacun, seulement pour les amener à s'adresser la parole à nouveau. Inutile, même si on pouvait noter une légère marge de progression. Au moins ne se balançaient-ils plus des regards meurtriers. Le chancelier avait aussi été d'une précieuse aide, il l'avait remplacée dans la tâche ardue tandis qu'elle prenait secrètement contact avec le Cipher Pol. Qui lui assurait que des éléments avaient été envoyés sur place.

Un procédé qui ne lui plaisait pas tant que cela à vrai dire, puisque ses instructions étaient incomplètes : le détail manquait. Et combien de temps les espions conserveraient-ils leur boîte noire avant que les résultats de leur enquête ne deviennent visibles ? La Vénus semblait faire les quatre-cent pas tous les jours dans le palais, n'ayant comme seul point positif l'émerveillement de sa subordonnée.

« - Les moulures sur les encadrements de ces portes sont tout bonnement incroyables. Vous savez, Amiral, je pense que le chic de cet endroit vous irait à merveille. Pourquoi ne pas épouser un prince, un roi, et aspirer à plus ?

- Car je suis un soldat, Lewis ?

- Je suis sûr qu'il existe des contes à ce sujet. Je vois déjà le titre : la soldate devenue reine.

- Vous voyez beaucoup trop loin. J'aimerais déjà que la direction locale ne perde pas la tête. Au sens propre, comme au figuré. »

Le binôme naviguait vers la grande salle à manger pour le souper qui était, vraisemblablement, le seul moment convivial de la journée. Même si les frères Nebel étaient présents, ils semblaient mettre leurs griefs de côté pour profiter de ce bon moment, de cette bonne chaire. Naturellement, l’État-major de la Marine était invité. Et Beth n'aurait refusé cela pour rien au monde, juste pour profiter du calme et de la sérénité dans ce pays qui avait perdu la tête.

Son enquête progressait aussi, quand bien même elle n'aurait pas dit non à quelques indices supplémentaires du côté des agents. Mais il était peut-être encore un peu tôt pour s'attendre à un contact radio. Elle espérait juste qu'ils n'iraient pas trop vite en besogne, au risque d'empirer la situation dans la capitale. Et notamment ici, dans le château, où cohabitaient temporairement les deux ennemis jurés qui ne relâchaient jamais leur attention. Comme si l'un s'apprêtait à tout moment à fondre sur l'autre.

Beth avait des pistes. Elle n'avait pas perdu de temps pour tirer des conclusions sur ses premiers entretiens et, in fine, placer en isolation un domestique un peu trop douteux, trop proche du roi selon les dires. Elle n'était pas plus sûre de sa stratégie que des conséquences que cela pouvait avoir : dans tous les cas, il fallait peser sur la balance et observer ensuite ce que cela donnerait. En somme, un jeu de poker. D'ailleurs, le suspect collait beaucoup trop au stéréotype pour être le véritable coupable : un homme d'âge mûr faisant partie des meubles dont le gouverneur s'était particulièrement offusqué de sa détention. Provisoire et préventive, avait assuré l'Amiral, et pourtant cela peinait le nobliau qui semblait avoir perdu un confident. Il la remercierait ensuite, si c'était effectivement lui qui obscurcissait sa vision. Peut-être.

Perdue dans ses pensées, Beth décida de faire un petit détour, rendre visite au prisonnier. Après tout, les cellules du palais se trouvaient sur sa route... ou presque. A vrai dire, pas du tout, mais elle s'en fichait : elle serait à l'heure pour le dîner, elle qui avait l'habitude d'être en avance à chaque fois. Les aristocrates n'avaient pas autant de scrupules et la faisaient systématiquement attendre.

Sans trop avertir le Commodore, la Vénus s'écarta en prenant le chemin de l'aile ouest de la bâtisse. Les questions fusèrent chez la pipelette, mais ne trouvèrent pas grande réponse ; elle la suivrait quoi qu'il arrive, alors pourquoi se fatiguer en efforts inutiles. Elle aurait sûrement tout oublié d'ici quelques minutes. Déjà, elle débitait sur un autre sujet lui passant par la tête, tandis que l'éclairage s'activait en réponse à lé pénombre gagnant les somptueux corridors. Bethsabée n'écoutait pas, mais elle attendit tout de même une pause dans le charabia de sa subalterne pour la couper :

« - ...et c'est là que je lui ai dit que ses haricots étaient périmés. Mais apparemment, c'était une spécialité locale. Je te dis pas l'odeur.

- Nous sommes arrivées. Silence. »

Une porte massive les accueillait, au bout du couloir. Elle donnait sur un escalier en colimaçon s'enfonçant sous le château. Pas très profond, un ou deux étages seulement, le temps de gagner les geôles enténébrées où il n'y avait aucune âme qui vive. En apparence.

« - Il y a quelqu'un ? Je... Ah, c'est vous. »

La rousse venait d'allumer un flambeau, découvrant un décors exigu et quelques cellules vides en relativement bon état, preuve qu'elles ne servaient probablement jamais. Seule une était occupé par un bonhomme maigrichon à la barbe hirsute et aux cheveux clairsemés. Ses cernes creusaient son regard fatigué, dans lequel brûlait la flamme de la rébellion.

« - Alors, vous êtes venues pour me délivrer ? Mais attendez... est-ce que quelque chose est arrivé au roi ? Je vous avais pourtant dit que j'étais innocent... !

- Du calme. Le roi est sauf pour le moment. Personne ne sera libéré aujourd'hui. Je suis juste venue m'entretenir avec vous. J'ai conscience que vous n'êtes probablement pas le coupable, mais écoutez... »

Saisissant un tabouret, la jeune femme se positionna devant les barreaux ; sa robe verte coupée sur le côté dévoilait l'une de ses cuisses. Aucun regard déplacé cependant, le prisonnier ne semblait tout bonnement pas intéressé ; il s'assit simplement sur sa paillasse, soutenant son regard.
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Alors que Hantz et moi étions sur le point d'entrée a la réception, nous nous rendions compte qu'a l'entré se trouver un ce que l'on appelle communément un videur. Une véritable armoire a glace, en effet, n'étais admis les membres que sur carton d'invitation. Et la, se posait notre première difficulté, car bien comme l'on pouvait se douter, nous n'étions pas vraiment invitées. Fortes, heureusement, toujours dans la file d'attente, nous avions tout a fais le temps de trouver une solution.... Cela dit, nous n'avions a peine qu'une poignée de minutes et pas vraiment de coup d'essai.

Hantz me jetais un regard, alors qu'il me demandait assez simplement :


" On fait quoi ? "

Je jetais des regards dans plusieurs directions... Il n'y avait pas l'air d'y avoir de caméra. Essayer de passer entre deux? Quand bien même je parviendrais a passer, j'avais besoin de Hantz, du moins c'était un atout que je préférais garder dans ma manche. Tenter le bluff ? Bien trop dangereux, si nos visages étaient découverts, nous n'aurions plus la possibilité de nous faufiler. Nous n'avions pas le choix... Je devais voler des cartons et les papiers d'identité de personnes. Je ne pouvais pas me permettre de me faire remarquer, il serait très difficile de choisir sa cible.

Alors que nous approchions dangereusement du videur, je devais a tout prix resté calme... Le Jing neutre serais de mon côté, choisir mon moment avant d'agir. Je regardais les deux personnes face a nous... Deux hommes, alors que dans la forme de leurs vêtements, j'essayais de deviner l'emplacement de leurs papiers... Je n'aurais pas droit a l'erreur, l'illusion devrait être parfaite.

Je prenais un paquet de carte... Un portefeuille fait en moyenne cinquante grammes, en plus des papiers... Je dirais que soixante-dix grammes seraient suffisants. Puis je prenais une pièce... D'une pichenette, je la balançais droit dans un pot de fleurs faisant un bruit plutôt prononcé. Tout le monde tournait la tête, alors que c'était le moment parfait. D'une manipulation subtile, mes mains passaient dans les poches de nous voisin arrière, alors que j’échangeais discrètement leurs portefeuilles contre deux paquets de cartes de soixante-dix grammes chacun.

Le calme revenait, alors que mon tours avait pris. Je regardais dans les portefeuilles, alors que s'y trouvais les cartons d'invitation. Bonne pioche, j'en donnais un a Hantz. Pendant cinq minutes, nous serions Edgard McMahon et Sirus Corperfield. Nous présentions les invitations alors que nous pouvions entrer dans tout ce beau monde. L'agent du CP9 riait, alors qu'il me disait qu'il se méfiait de moi a présent. Nous entendions parler directement certaines personnes, alors que nous nous séparions afin de trouver plus facilement des informations. Je prenais alors une coupe de champagne sur un plateau alors que je me mêlais a la foule.

J’eus un léger regard pour les malheureux détroussé qui se faisaient recaler, c'étais plutôt marrant, mais nous étions en mission, alors je ne tardais pas a me mettre au travail. J'entendais parler les gens, alors que certains parlaient déjà de complot visant a renverser le gouvernement en place, ou de tentative de meurtre sur l'Adelige. Se disant victime du pouvoir en place. J'avais tout intérêt a en savoir plus, mais pour le moment, je devais rester patient et attendre mon opportunité.
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