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Paranoïaque et Traque.


Du côté de Baal.

J'ai rassemblé l'équipage à bord du Titan des Mers, mon navire. Tous les hommes sont sur le pont prêts à m'écouter. Des nouvelles têtes ont rejoint les rangs depuis mon escale à Boréa. Me tenant droit, la mine grave, je les observe. Ils attendent. Certains murmurent des rumeurs, d'autres mettent au courant les bleusailles et quelques baltringues s'imaginent pouvoir parler à ma place en racontant des blagues. À mes côtés, mes officiers regardent également la troupe qui nous fait face. Je suis dépité. Je lève alors mon bras droit afin de réclamer le silence. Je souffle un coup, puis, je balance mon discours.

Soldats! Je rappelle qu'on traque un dangereux criminel opérant habituellement sur Grand Line. Alors, pour ceux qu'on pas encore mis les pieds là-bas, comprenez bien à quel point notre cible est redoutable. Il peut nous surprendre à n'importe quel moment. Si vous êtes pas préparés, il va vous dérouiller tous autant que vous êtes, alors soyez extrêmement vigilants! Sa force est telle qu'il est capable de se pointer ici et maintenant à bord de ce cuirassé sans aucune crainte et en ayant toujours un coups d'avance. C'est pas parce que nous le traquons qu'il est une proie facile.

J'ai largement capté mon auditoire, particulièrement auprès des jeunes recrues de Boréa. Je reste conscient que bon nombres de soldats sont pas passés par le BAN. Je compte sur quelques officiers et les vrais gars de la 101ème pour faire attention à eux. Cela dit, j'ai besoin d'une équipe en béton armé pour la suite de l'aventure. Je z'yeute ma liste. En indispensable, il me faut des valeureux combattants, et ça, ça commence par les Officiers. AYZAMI Lin, la tigresse endiablée, Karen LYONS, la navigatrice foudroyante, Victor WARFORD, le déchaîné déterminé, Moïra WORSLEY, l'experte en greffe de prothèses, John BROWN, le pisteur tenace, Eszter STROCHNIS, le casse-cou spécialiste en explosif, Alekseï G. SIDORENKO, l'opérateur habile avec un fusil et Rebecca LYONS, la toubib prévenante. Je leur demande par leur avis, ils viennent d'office! Cela dit, je veux quelques volontaires supplémentaires et j'ai quelques personnes dans mon collimateur, à savoir, Helena DE RUYTER, la perspicace dévouée, Janos KUZNETZOV, le fou furieux et Tanja VON TIRPITZ, l'extravagante.

Nous allons bientôt arriver à Zaun. Pour ceux qui le savent pas, l'île est réputée pour pas être tendre avec les étrangers, même avec la Marine. Et le criminel qu'on recherche se terre dans ce pays. J'ai donc sélectionné un petit commando pour infiltrer cette zone industrielle et surprendre notre ennemi, mais j'ai besoin encore de quelques volontaires.

Des mains se lèvent, des voix aussi. Un peu déçu d'en voir peu, je prends pas encore ma décision.
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Le Titan des Mers était calme depuis l’arrivée à Zaun. Chacun de ses membres d’équipage vaquaient tranquillement à leurs occupations dans un calme inhabituel; une tranquillité qui pourrait sembler bizarre vu le brouhaha habituel d’un navire de marine, mais pas si déconnante. La marine d’élite se targuait de pouvoir faire beaucoup plus que la régulière avec beaucoup moins d’hommes; il n’était donc pas rare que leurs navires ne soient pas remplis à ras-bord d’hommes, se contentant du minimum nécessaire pour que l’équipage puisse naviguer et couler tout ce qui ressemblait à un pirate.

Sous le pont, occupée à moitié à faire l’inventaire des barils de poudre et à moitié à déchiqueter à coups de dents un banh mi plus que bien rempli, le soldat Von Tirpitz, connue pour être autant affamée que dans une autre dimension, se retourna quand on lui tapa sur l’épaule. Le soldat d’élite Kuznetzov, berserker taciturne, lui rendait visite.



- Tanja, t’as 5 minutes à m’accorder?
- Janos? *chomp* Quoi de neuf? Ch’est rare de te voir chous le pont.
- Réaffectation. Toi et moi on a un nouveau caporal. Un cas… Spécial.
- *gloups* Spécial comment?
- Spécial « Le commandant Aran l’a pris de la régulière » comment.



Arrachant un nouveau bout de sandwich, Tanja fronça les sourcils.


- Aran? Prendre un clampin de la régulière comme ça, sans le BAN ou autres? C’est un copain placé par un des colonels ou un amiral, c’est ça?
- Je pensais pareil, mais Warford m’a passé son dossier et… Juge par toi-même.



Von Tirpitz lut avec attention le dossier tendu par son collègue, son sandwich disparaissant millimètre par millimètre entre des mâchoires expertes pour travailler sans l’aide de mains. Le froncement de sourcils laissa peu à peu place à la surprise totale alors que le casse-dalle disparaissait dans le trou sans fond qu’était l’estomac du suspecté-mais-jamais-pris-en-flag pilleur de garde-manger le plus célèbre de la 101ème division.


- D’accoooooooooooooord. Donc, je résume. Notre nouveau chef, qui au passage est plus jeune et plus petite que nous, a croisé le chemin du Roi Démon et s’en est sortie vivante, a participé à la défense de Boréa aux côtés du commandant et était sur le point de recevoir une invitation personnelle de la part d’un contre-amiral pour rejoindre ses rangs avant qu’Aran arrache son transfert. Le tout alors qu’elle s’est retrouvée mère à 16 ans et en gérant la Marine d’un coté et son minot de l’autre.
- Incroyable, oui.
- J’retire le copain placé, du coup, cette nana a fait plus en 2 ans de boite que certains pendant toute leur carrière... J’savais que le big boss avait un œil pour le talent, mais là, il a trouvé du 24 carats. Elle commence quand?
- Aujourd’hui.


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L’avantage d’être un sous-officier, c’était de pouvoir bénéficier de ses propres appartements. Même si la Marine avait des dortoirs séparés par genre, l’intimité était une chose rare dans la Marine. Et même si ladite intimité poussait Helena à coucher par terre le temps qu’on lui trouve une cabine double pour accommoder le fait qu’elle voyageait avec son gamin, ça valait son pesant d’or.

Alors que Carlo avait été emmené dans une section du navire dédiée aux voyageurs civils pour la journée, Helena, qui avait enfin remisé le combo casquette-t shirt-foulard de matelot pour sortir son super uniforme noir top classe, posait depuis un bon moment devant le miroir de sa cabine en débattant comment porter au mieux sa casquette. La laisser un peu tomber sur son visage lui donnait l’air classe, mais la porter normalement ne cachait pas son champ de vision. Optant finalement pour le champ de vision dégagé, Helena partit sur le pont rencontrer ses nouveaux subordonnés. Ils n’étaient que deux, mais il était rare que dans l’élite, un caporal aie plus de cinq ou six clampins sous ses ordres; quand lesdits clampins pouvaient prendre à dix contre un des soldats de la Régulière et gagner, en même temps, il n’y avait pas besoin de nombres de folie. Même si l’idée de s’être fait refiler un psychopathe et une gloutonne, à en croire leurs dossiers, lui laissait supposer qu’il y avait peut-être un peu de bizutage au menu...


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- Woputain. Wo-pu-tain. Elle doit avoir une carte VIP chez le kiné à trimbaler ces trucs !
- …
- Avoue tu y a pensé aussi.
- Non.


Heureusement, la détentrice de la carte VIP chez le kiné n'avait pas entendu.


- Caporal De Ruyter. Soldat d’élite Kuznetzov et Von Tirpitz, à vos ordres.
- Repos. Je ne m’attendais pas à recevoir des hommes sous mes ordres aussi vite.
- Le commandant Aran à re-dispatché les effectifs pour que vous ayez des soldats sous vos ordres le plus vite possible afin de vous mettre dans votre rôle.
- On est tous conscients qu’un tel transfert alors que vous n’y connaissez probablement rien à l’élite et son fonctionnement et sans avoir de galon préalable pourrait s’avérer pas facile, du coup le commandant a un peu rebattu les cartes pour vous aider à faire la transition. Euh, sans vouloir vous offenser pour le galon.
- Il n’y a pas de mal. J’ai bien conscience que je ne suis pas encore complètement intégrée à la 101ème, mais je compte sur vous deux pour que les choses se passent bien.
- En ce qui me concerne, votre dossier parle pour vous, caporal.
- En ce qui NOUS concerne. J’pense parler pour nous trois, mais on va tous y mettre du notre pour que vous fassiez partie des meubles avant même de vous en rendre compte, patronne !



Les présentations furent interrompues par l’annonce que Baal allait faire un discours à l’attention de l’équipage. Le pont se remplit vite, le cyborg taciturne arrivant en dernier. Helena devina vite que le fameux criminel en question n’était pas l’homme au parapente qui avait fait des siennes à Boréa; le Voleur de Foudres était la marotte du cyborg. L’absence de mention de ce dernier dans le discours était un gros indice que le Titan des Mers était après un autre gibier cette fois-ci… Mais surtout, il voulait des volontaires pour aller infiltrer la zone. La main gantée d’Helena se leva aussitôt. Kuznetzov et Von Tirpitz ne réagirent même pas; leur nouvelle patronne voulait se faire bien voir du grand manitou a peine arrivée. Comment pouvaient-ils lui en vouloir?


Dernière édition par Helena De Ruyter le Lun 3 Jan 2022 - 9:05, édité 1 fois
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À peine arrivée dans les environs de Zaun, la courageuse Commandante d'Élite devait déjà faire face à nouvelle crise. Bien plus terrible que les grands corsaires, son frère ou les empereurs… Lin devait faire face au syndicalisme. Face à la rouquine, le soldat d'élite Gatsi, ses camarades et un bloc-note rempli de revendications.

- Commandante, ça ne peut pas durer comme ça. Vous vous accaparez un groupe de la 102ème en ignorant toutes les procédures.

- Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Nous étions sur le même bateau par hasard, vous êtes utiles, vous avez rien de mieux à faire, alors pour l'instant vous restez avec moi.

- Sauf que là on est sur le navire du Commandant Baal, on fait pas partis de son équipage nous on a rien à faire ici. En plus vous avez bien vu, il s'est occupé du recrutement de son bâtiment avec minutie.

- De toute manière c'est très simple Commandante, ou vous nous engagez comme votre escouade officiellement, avec le salaire qui va avec… ou on fait un rapport au Colonel Kattar.

Tous les poils de Lin se hérissèrent à l'unisson, Jakku... l'un des rares gradés qui faisait peur à cette brave marine.


- BON ÉCOUTEZ ! Voilà ce qu'on va faire, je vais en parler au capitaine du navire et passer un coup de fil aux bureaux de la 102ème. Vous saurez AVANT notre départ de Zaun si vous restez avec moi.

- On en demande pas plus Commandante.

Maudit Gatsi... si maintenant même les soldats de l'élite font attention à leurs droits du travail… En tout cas, contents d'avoir eu gain de cause, le groupe d'élite retourna à ses activités sur le navire. Lin se massait les tempes, après avoir esquivé les missions de groupes pendant des mois, elle se retrouvait en quelques semaines à devoir bosser avec tout un tas de marins qu'elle ne connaissait pas.

*L'autre cyborg là, est-ce qu'il est digne de confiance ?*

Après toutes les trahisons et les disparitions autour de la rouquine, difficile d'accorder sa confiance au premier venu. Baal avait cela dit le mérite de posséder le même grade que Lin, il était également focalisé sur sa mission ce qui était plutôt un bon point pour la Commandante. Autour d'elle l'équipage s'affairait aux tâches quotidiennes. Parfois la tigresse sentait un regard sur elle, difficile de dire si c'était par admiration ou par jugement. Les histoires de Sea Wolves remontent à loin, mais la blessure est si profonde pour la rouquine que c'est difficile de ne pas y penser quand elle interagie avec ses collègues de boulot.

- Eh… je me prend trop la tête.

Heureusement le Commandant Baal prit la parole sur le pont, sortant Lin de sa torpeur. Vraisemblablement il parlait de ce fameux criminel qui s'était enfuit en volant.

*Encore une île hostile à la marine, ça faisait longtemps tiens…*

Lin était intrigué par la traque que menait le Commandant Baal, c'est pourquoi elle se porta volontaire pour le commando à terre.

*Voyons de quel métal est fait ce cyborg.*

La Commandante remarqua tout de même une main levée avant la sienne, celle de la blonde rencontrée à Boréa.

*Tiens, c'est…*

Malheureusement Lin avait DÉJÀ oublier le nom de cette sous-officier prometteuse… ça commence bien.
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D'habitude, je fonce tête baissée. Je peux facilement encaisser les coups et continuer malgré les représailles. Qu'importe si les bleusailles contre-attaquent, tant pis si ma cible me repère à perpette, je trace le plus vite possible et je cogne mon adversaire une fois à sa portée. L'idée est de le démonter dans un temps record, car une fois qu'il est hors jeu, ses lascars se dispersent. Game Over, les petites frappes ont plus de raison de poursuivre leur méfait. Et généralement, je me fiche totalement des bouseux, car ils sont insignifiants et parfois ignares. Seul le cerveau des opérations vaut le coup d'être confronté. Le hic, c'est que ma cible fait cavalier seul. Même s'il vient juste de délivrer une bagnarde, Ral reste un criminel extrêmement dangereux. Moins un hors-la-loi s'entoure de sbires incompétents, plus il se suffit à lui-même. Et plus il se suffit à lui-même, plus il est une menace pour la société.

Le problème avec mon Némésis, c'est qu'il me connaît que trop bien. Et le plus gros point noir, c'est qu'il utilise le Mantra. À moins de le prendre de vitesse, y'a aucun moyen de le surprendre. Ce qui le rend si dangereux à vrai dire, c'est pas vraiment sa force, mais son intelligence. Il compense parfaitement son manque de puissance par une habilité de réflexion déconcertante. À chaque fois que je le croise, il sait toujours ce qu'il fait. C'est à croire qu'il calcule tout à l'avance en prenant systématiquement le soin d'anticiper le moindre imprévu. Lors de notre première rencontre, à l'époque où je l'adulais, il me disait qu'il voyait le monde comme des mathématiques. Selon ses propos, tout est question d'addition et de soustraction. Maintenant, je comprends son point de vue. Cela dit, le seul moment où je l'ai vu dans une position de faiblesse, c'est quand je l'ai croisé à Boréa. Manifestement, j'aurais tendance à penser qu'il avait pas l'intention de faire le crochet là-bas. Et du coup, je reste particulièrement intrigué au sujet de la femme qu'il est venu récupérer. Et à quel prix?

Prendre le risque de se faire capturer signifie que la prisonnière est d'une importance capitale pour lui. Je vois que ça, sinon ça aurait pas de sens. Et ça lui ressemble pas. Mais ce qui lui ressemble pas encore plus, c'est d'être accompagné. Qui est-elle donc?! Le pire, c'est que j'ai cherché des info' sur elle, mais elle est pas dans les petits papiers de la Marine. Si Ral s'est donné la peine de la délivrer, c'est qu'elle doit pas être si innocente... Qu'importe son degré de relation avec lui, cette personne me donne l'opportunité de trouver où se trouve mon rival. En tant normal, j'ai jamais su où le chopper. C'était toujours lui qui me tombait dessus. Là, les rôles s'inversent. Non seulement je sais qu'il séjourne sur Zaun, mais en plus j'ai la conviction qu'il est précisément à Ord Mantell. À Boréa, Ral a abandonné sa précieuse prothèse sophistiquée. Et sur tout North Blue, je vois qu'un seul endroit pour en bricoler une autre. À moins qu'il préfère se démerder sans, ça lui semble sa dernière option pour se remettre d'aplomb. Avoir une jambe en moins lors de ma prochaine rencontre risque de lui être fatal, alors il a tout intérêt à s'approprier un appareil d'appoint.

Tout ça pour dire qu'il faut pas y aller en fanfare, mais en toute discrétion. D'où le besoin de monter une équipe en or. Je suis content de voir la nouvelle lever la main. Je fais rarement fausse route quand il s'agit de détecter les personnes avec du potentiel. Reste à savoir ce qu'elle vaut sur le terrain. Je laisse le reste de l'équipage de continuer leur devoir pendant que je fais signe à ma petite escouade de me suivre. On se rend alors dans un hangar spécial. Un bassin d'eau permet de faire passer un petit sous-marin à l'extérieur du navire. C'est le Dérouilleur. En utilisant ce genre de bâtiment discret, on va pouvoir accoster sur Zaun sans se faire remarquer. On va devoir faire le tour de l'île jusqu'à trouver une ouverture dans les falaises. Et de là, on va pouvoir se rendre dans une grotte qui se nomme Nar Shadaa. C'est la première étape. De cette manière, on est sûr de pas se faire remarquer et on évite au maximum de croiser les habitants.
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Trois soldats. Quatre si on comptait Aran. Un tas de ferraille, une couverture de Pléboille, un estomac sans fond et un psychopathe non diagnostiqué, c’était ce que la 101ème division allait lâcher sur Zaun et ses myriades d’industries lourdes, ses anarchistes de tout poil et autres joyeusetés. Dans la 444ème, on aurait pensé que c’était une mission suicide ou réservée aux divisions pénales de se retrouver dans un tel endroit avec si peu de monde. Mais non, visiblement pour la Marine d’Élite, c’était un lundi matin comme les autres. Dans tous les cas, c’était également une occasion en or pour Helena faire ses preuves à nouveau. Aran avait pu voir que niveau bagarre, la petite blonde savait comme s’y prendre; restait à voir comment elle gérait sa petite troupe.

Aran avait prévu comment approcher Zaun le plus discrètement possible. En sous-marin, à la grande déception d’Helena.


- Oh. Nous y allons en sous-marin. C’est bien.
- Mauvais souvenirs de Clock Work Island, patronne?
- Effectivement. Je n’aime pas l’idée d’être enfermée sous l’eau dans un tube géant.
- Ça d’vrait aller. On en a pas pour très longtemps et le Titan des Mers nous couvre. Pas de danger de tomber sur 25 équipages révolutionnaires ou un monstre ma-OUCH!
- Tu va nous porter la poisse si tu continues.
- C’est surtout que…


Il faudrait quelques minutes au sous-marin avant d’être prêt. Le temps restant était suffisant pour Helena pour s’intoxiquer au tabac. Et ainsi de montrer son tout nouvel étui à cigarettes et briquet assorti ; signe extérieur de richesse, quand tu nous tiens...


- … Je n’ai pas de chewing-gum.
- J’en ai si vous voulez !
- De chewing-gum au tabac, Von Tirpitz.
- Ah, j’ai pas en fait, non.


Le temps de discuter, un matelot avait approché le groupe à toute vitesse, faisaint une ligne droite en direction d’Aran.


- Commandant, la vigie à repéré un cuirassé se dirigeant vers nous à grande vitesse. De ce qu’ils ont vu, il s’agirait du cuirassé Zilant de la 91ème division.
- Le Zilant… C’est un des navires-amiraux de la 91ème. D’ordinaire, cette division ne s’éloigne jamais de MégaVéga...


Kuznetzov avait laissé traîner la fin de sa phrase, que tout le monde devinait comme étant « Qu’est-ce qu’il pouvait faire ici? ». On pouvait deviner que Zaun était un lieu qui intéressait tout scientifique digne de ce nom vu comment la réputation de l’industrie de l’île n’était plus à faire, même si MégaVéga devait sûrement être bien plus avancée.


- Est-ce que cela modifie notre mission d’une façon quelconque, commandant?
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Que fout la 91ème Division sur cette Blue, putain?! Je déteste ce genre d'imprévu! Quelque chose me dit que c'est pas du pur hasard. Je sens que ça annonce rien de bon. J'ai pas rencontré une seule fois ce taré lors de mes séjours à MégaVéga, mais il m'inspire pas. Il a une sale réputation. Il s'agit du Commodore Anton TORRES, je crois. De mémoire, c'est le genre de scientifique qui calcule à fond la caisse, mais qui veut à tout prix voir ses théories en pratique. Le mec, il serait à prêt à détruire un immeuble avec plein de civils juste pour éliminer un seul pirate. Ok, un Supernova, mais quand même! Pendant combien de temps il va rester dans la Marine ce fourbe avec une attitude pareille?? Perso', je m'en prends jamais à des innocents par simple suspicion. D'accord, je vais clairement défoncer des étages dans le but de le chopper à toute vitesse si je le vois, mais certainement pas parce que je m'imagine des trucs.

Le visage grave, le front plissé, j'analyse rapidement la situation. J'ai bien écouté la question d'Helena, mais je cherche à comprendre pourquoi ce dérangement. Quelques longues secondes passent. Mon regard se perd finalement sur ma Caporale. Et comme elle en a dans le ciboulot, je me dis qu'elle a peut-être des info' que j'ai pas.

Helena, que sais-tu de cette Division? Toi et tes hommes, vous semblez connaître des choses...

Anton me parait du même tonneau que Cortex SMOKER, le Capitaine des DarkSmoks. Et ça me fout les nerfs. En dehors de mon Némésis, y'a bien un pirate que je l'ai mauvaise, c'est bien lui. Il avait été tué par R.E.D. mais j'éprouve encore une certaine haine. 'Faut dire que c'est le seul type qui avait réussi à me faire un trauma'. À l'époque, j'étais jeune. J'étais passé sur le billard de ses expériences et il avait tenté de créer des clones. Ou du moins, il avait voulu m'extraire certain de mes composants. Il avait bidouillé mon corps. Ça avait pas duré longtemps, car la Marine avait réussi à le localiser et à le défaire. Suite à quoi, son bâtiment avait été réquisitionné. Et comble de l'ironie, c'est maintenant le miens. Je garde un souvenir noir de ce géni fou et je supporte pas les psychopathes qui manipulent la science. Le résultat est toujours décevant et désastreux. Je crains que cet enfoiré de la 91ème me gêne. S'il veut me voir, il doit faire vite.

Sans me retourner, j'ordonne à Karen qui est restée à l'entrée du sous-marin de poursuivre la mission.

Karen, fais partir l'équipage en avance. Je vous rejoins avec Helena plus tard au point d'arrivée.

Puis, mon regard se porte sur le duo qui accompagne la blonde.

Vous deux, rentrez à bord illico.

Les deux s'exécutent sans souci. Pendant que le subversive s'enfonce dans les abysses, je monte sur le pont avec ma Caporale pour recevoir l'éventuel taré de scientifique.
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Aran semblait agacé de l’arrivée impromptue du cuirassé. Difficile de dire si c’était l’imprévu lui-même où la source de l’imprévu qui le faisait tiquer de la sorte. Quelques secondes de réflexion plus tard et Aran était sorti de sa rêverie, se tournant vers Helena. Le commentaire de Kuznetzov n’était pas tombé dans l’oreille d’un sourd, il semblerait.


- Pas grand-chose de plus que ce que tout le monde sait, commandant. Que la 91ème division est une de celles qui garde MégaVéga en plus de la garnison du G-7. Le reste est principalement des rumeurs concernant l’officier en charge de la 91ème, le commodore Torres. Je sais qu’il provient originellement de la 20ème scientifique, mais qu’il a décidé de passer dans la régulière sur la suggestion de l’amirauté. Mais c’est principalement des rumeurs que j’ai entendu… Des rumeurs pas très encourageantes, si vous me permettez. Utilisation de prisonniers comme cobayes, dommages collatéraux à outrance, ce genre de chose.

Zaun est une île industrielle, commandant. Peut-être que Torres est venu se procurer de la machinerie ou une technologie qui l’intéresse. Je ne vois pas les divisions de MégaVéga partir en patrouille comme nous le faisons, ni même en chasse, s’ils n’ont pas quelque chose à y gagner.



Le cyborg avait vite pris sa décision après ces nouvelles. Kuznetzov et Von Tirpitz partiraient en avance avec le sous-marin, Baal et Helena accueilleraient Torres.

Une vingtaine de minutes plus tard, le cuirassé de la 91ème s’était arrêté près du Titan des Mers et déployait une passerelle pour connecter les deux navires. Le commodore de la 91ème division, dans tout sa gloire émaciée, la traversa flanqué de deux femmes en uniforme. Comme quoi, il n’y avait pas que dans la 101ème qu’on portait attention à l’entourage du boss. Saluant le cyborg d’une façon aussi froide que la coque de son navire, Torres ne faisait aucun effort pour montrer que ça le dérangeait au plus haut point de devoir discuter avec d’autres officiers.



- Commandant Aran de la 101ème division d’élite. Mes excuses pour cette arrivée à l’improviste, j’aurais fait le nécessaire afin de nous rencontrer dans de meilleures circonstances, si j’avais été prévenu à temps… Mais peu importe. J’ai moi aussi du travail sur cette île. Accepteriez-vous que nous comparions nos notes afin de ne pas nous gêner mutuellement?
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Je l'écoute sans broncher, grinçant presque des dents. Le mec, il vient pour parler de paperasse, se la jouer relationnel et prétendre que hiérarchie-ci, hiérarchie-ça... Il a pas capté que nous, de l'Élite, on se cogne complètement des modalités et des formules de politesse. Qu'est-ce qu'il vient me chialer de note, bordel? Il est missionné sur Zaun, qu'il dit. Et qu'est-ce que ça peut m'en foutre? Tant qu'il traîne pas dans mes pattes, il fait sa vie et fait pas chier. Chuis pas payé à blablater, mais pour neutraliser des criminels. Coffré ou tué, qu'importe! Et là, je me force à rester stoïque, aussi froid que l'hiver. Mon visage est sévère, il peut être sûr de pas faire un travers où je le cogne sans état d'âme.

Et en quoi consiste votre mission, exactement? Du shoping?!

Mon un ton est très sec et ça annonce la couleur.

Ma réputation me précède, même si cette accusation sonne fausse venant de...

Il tente de me rabaisser.

...Quelqu'un comme vous...

Je sens qu'il s'est retenu. Un peu plus, il aurait tâté de Sombracier dans la gueule, mon bras canon mécanique hyper high-tech, histoire de connaître la saveur du Kairōseki. Déjà, le type m'élude en me marmonnant une excuse à deux balles. Ça en dit long sur lui. Sa réputation de mes couilles est donc avérée. Une tafiole en blouse qui se la joue dure sous prétexte qu'il est envoyé sur le terrain. En zone ennemi, il sait pas ce que ça fait d'être pas chez-soi. L'a pas connu Alvel! Le nombre de fois où me suis retrouvé en prise avec des lascars, je les comptes plus. Toutes les fois où je peux seulement compter sur moi-même, je peux t'en faire une liste comme d'ici à demain. Je pousse alors un soupire, le genre à lui faire comprendre qu'il m'énerve déjà.

Ne me faites pas perdre plus de temps que ce que je vous ai déjà accordé en vous attendant et venez-en aux faits. En quoi est-ce si important de me solliciter, bordel? Ma mission est très claire et elle ne requiert en aucun cas un gars comme vous. Alors, si vous êtes pas foutu de répondre à ma question, je pars faire mon boulot sans vous considérer une seconde de plus. dis-je, d'un air impatient, le regard sévère.
Simple politesse. La Régulière et l'Élite ont déjà une quantité titanesque de raisons de ne pas s'apprécier. Si vous tenez absolument à en rajouter une de plus sur la pile, libre à vous. Ou nous pouvons nous comporter en personnes civilisées et définir où se situe la ligne de démarcation. Je répète donc ma question. Allons-nous travailler chacun de notre coté avec des limites bien définies ou allons-nous agir comme de simples pirates?
Comme vous savez que l'Élite et les branquignoles comme vous, c'est une grande histoire d'amour, venez pas me parler de politesse. Je traque l'un des plus grands criminels de Grand Line, et toi, tu me fais chier avec des notes?! Qui sait qui dit que c'est pas Ral qui vous envoie pour que je perde du temps???

Quelle tarlouze! On dirait un chiard dans un bac à sable qui se plaint qu'un glandu vienne dépasser ses limites. Je commence à être sacrément vénère. Mon ton a encore augmenté et je suis à deux doigts de lui foutre une torgnole. Il réplique sans me laisser finir.

J'aurais dû m'en douter que cela concernait le Voleur de Foudres et votre monomanie à son sujet... Eh bien soit! Je vous laisse à votre chasse aux sorcières. J'ai des objectifs réels à atteindre qui m'attendent, personnellement. À moins que vous souhaitiez "m'interroger"?

Il me provoque. Autant, je veux tellement le baffer, autant, je rentre pas dans son jeu. Par contre, s'il me gêne pendant ma traque, il peut être sûr que je le traiterais en ennemi sans aucune forme de compassion ou d'indulgence. Celui qui sème le vent, récolte la tempête! Alors que je m'apprête à arrêter la conversation ici, il tourne sa tête vers ma collègue.

Un conseil si je puis me permettre, Caporale. Demandez une réaffectation au plus vite si vous ne voulez pas passer votre carrière à chasser le Voleur de Foudre...

La goutte de trop, il veut piquer mon officière! J'ai fait des pieds et des mains pour l'avoir, alors il peut toujours rêver. Et moi, je brise les rêves!!! Je m'adresse à mon tour à Helena.

Accroche-toi à moi, on s'arrache!

Hésitante, elle enroule ses mains au niveau de mon ventre et se tient dans mon dos de sorte à ce que je puisse la porter. Je ne salue même pas Anton. Volontairement, je passe entre lui et l'une des donzelles qui lui sert de mannequin. Une fois la bousculade de faite, on se laisse tomber jusqu'à ce que je prends appuis sur l'air en l'épissant, juste avant la flotte. J'effectue alors mon Geppou pour donner l'impression de courir sur l'eau. L'idée, c'est de rester au plus près de l'horizon pour éviter d'être repérer à perpette. OK, faire ça peut sembler être pas inaperçu, mais c'est toujours mieux que voler...
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- ...Repartons à bord. Nous nous rendons aux coordonnées prévues. Faites préparer les canots de débarquement et dites aux artilleurs de se tenir prêts à ouvrir le feu si Gorchkov refuse de se rendre. S’il venait à se trouver pris dans la zone de tir, le commandant Aran devra être considéré comme un dommage collatéral acceptable. Aucun tir direct sur Ord Mantell, cependant.
- Bien, commodore.
- ...Oh, et faites des recherches sur qui est cette officière blonde qui se trouvait avec lui. J’ai le sentiment que sa place est plus à nos côtés qu’avec cet olibrius.



…Qu’est-ce qu’il venait de se passer au juste? Torres avait beau avoir une réputation peu reluisante, pourquoi diable Aran l’avait verbalement enchaîné de la sorte?! Il devait y avoir quelque chose de personnel entre ces deux-là, c’était la seule explication possible pour justifier une telle joute verbale.  L’idée que son nouveau commandant pouvait être sanguin, voire avoir quelques soucis pour contrôler son caractère, traversa l’esprit de De Ruyter, mais fut vite chassée : réagir aussi violemment que ça gratuitement, ça n’avait pas de sens! Il y avait sûrement du mauvais sang entre les deux...

Même à coups de Geppou, l’arrivée du Zilant et la conversation avec son commandant avait retardé suffisamment Baal et Helena pour qu’à leur arrivée à proprement parler sur Zaun, le Dérouilleur était arrivé paisiblement à Nar Shadaa; les deux officiers trouvèrent le sous-marin ayant fait surface et ses occupants attendre à terre. La zone de débarquement était loin des cavernes habitées; hors de question de prendre le risque que, même s’il s’agissait d’habitants de deuxième classe, les habitants pas assez hardcore pour vivre à la surface ne fassent remonter le message que la Marine était dans le coin. Il restait quelques temps avant que l’opération  ne commence vraiment, aussi chacun s’occupait comme il pouvait;  Helena et Janos Kuznetzov faisaient un concours non-officiel de celui qui ferait le plus beau rond de fumée, opposant les cigarillos de la caporale aux roulées du soldat. Fidèle à elle-même, Tanja Von Tirpitz tuait le temps avec un gobelet 3XL de nouilles instantanées (comment l’avait-elle fait chauffer!?) goulûment aspirées, avant de prendre la parole pour briser le silence ambiant.



- Euh, au fait patronne, je sais pas si vous savez pourquoi on est là avec la précipitation et tout?
- J’ai lu l’ordre de mission avant de partir. Le Voleur de Foudre, encore une fois.
- Encore une fois?
- L’attaque de Boréa était de son fait, ou du moins, il a joué une part importante dedans. Les Toréadors ainsi que le reste des pirates n’était qu’une diversion.
-  Va… Comment dire… Euh...
- Va falloir vous y faire. Le commandant Aran ne lâchera pas le morceau tant que Zarek ne sera pas mort ou sous les verrous.  Ce genre de traque non-stop est le train-train quotidien du Titan des Mers.
- J’aurais pas autant mis les pieds dans le plat mais ouais, bon résumé, Janos.



Une traque non-stop, hein? Les yeux d’Helena se tournaient de temps en temps vers Aran après avoir entendu ces mots. Et si…?


- Vous semblez troublée, Caporale. Un problème?
- ...Aucun qui vaille la peine d’être mentionné pour le moment.
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Je ne peux pas me mettre martel en tête. Je dois pas penser au Commodore TORRES. Au contraire, il faut que je me focalise sur la mission. Les gars qui traînent depuis longtemps avec moi savent à quel point Ral n'est pas un mythe, et surtout, à quel point il est dangereux. Surprenant la conversation de ma Caporale d'Élite et de ses acolytes, je ne peux pas m'empêcher de faire une remarque.

On traque le "Voleur de Foudres" depuis Alvel. Et tout le monde ici présent à part vous trois sont témoins de sa dangerosité. J'ai accepté ta présence dans ce commando, Helena, car tu es la seule personne de Boréa à avoir capté ce qui avait de louche lors de l'attaque des Toréadors.

La mine grave, je m'adresse à tout le monde.

'Perdons pas de temps. On a encore du chemin à faire.

Je sais pas encore où se terre ma cible, mais c'est sûr à cent pour cent qu'il est sur cette île. Zaun est réputé sur North Blue pour son ingénierie, les progrès technologiques et scientifiques, son indépendantisme et sa loi du plus fort. C'est l'endroit idéal pour qu'un criminel fasse profil bas. Et si ça tourne mal, je peux toujours toucher deux mots au Gouverneur de ce pays de tarés. En attendant, on doit éviter de se faire remarquer et retrouver la surface pour voir dans quel coin ma proie se la coule douce. Le connaissant, il est sûrement en train de se méfier de moi. Une chose est évident depuis que je le course, c'est qu'il ne me surprend plus et que c'est plutôt moi qui le prends au dépourvu. Il tente de pas le montrer, mais je sais qu'il est pas à son aise. Même s'il est dans une mauvaise posture, il est capable de retourner la situation à son avantage et paralyser ma progression.

Je connais bien Zaun. J'ai débuté ma carrière de Marine sur North Blue. À quelques occasions, on s'est retrouvé ici à chasser du mafieux. Dans d'autres circonstances, quand j'ai commencé à rouler ma bosse, j'ai pu faire un saut dans ce lieu mal famé à la recherche d'un criminel, et quand j'ai été agent du Cipher Pol 5, je l'ai visité à de nombreuses reprises dans des affaires sales. Je sais à quel point cette île est corrompue jusqu'à la moelle. Autant, je suis prêt à taper tout ce qui bouge, mais comme je dois surprendre mon Némésis, j'ai plus intérêt à me la jouer discret. Conscient de mon environnement, pendant notre progression, je mets en garde mon équipe.

Faites attention. Nar Shadaa regorge de Scorpions Géants et les précipices sont abruptes.

On marche le long d'un sentier à peine visible qui borde le vide. Avec l'humidité, il est vite facile de tomber. Entre les stalagmites, la puanteur et le regard omniprésent des habitants du coin, il y a de quoi être mal à l'aise. Pour ma part, je m'en cogne et je presse le pas.
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Les cavernes sous Zaun étaient un vrai labyrinthe; même si les habitants du coin avaient quelque peu balisé le coin pour se repérer, Nar Shadaa ne recevrait pas de médaille pour son urbanisme à la pointe du progrès. Le petit groupe , bien que déterminé, avançait lentement afin de limiter les chances de tomber dans un précipice ou faire une mauvaise rencontre.  Le trajet, bien que long, fut relativement calme; Helena s’attendait à une embuscade. Aran présentait le Voleur de Foudre comme une telle menace qu’elle s’attendait presque à tomber sur des checkpoints tenus par les Coriaces avec pour mission de s’en prendre au groupe, mais il n’en fut rien. La seule vraie menace se présenta juste avant que le groupe n’arrive à la surface.

Un scorpion géant, bêtes connues pour être la plaie numéro 1 parmi la faune locale, somnolait au milieu du passage. Janos leva son fusil, mais Helena l’abaissa de la main; ce genre de bestiole avait beau ne pas être courante à Boréa, elle se souvenait assez de ses cours de biologie pour se souvenir que les scorpions ne sont pas sourds. Avec en plus les habitants de la ville souterraine à cran et le fait d’être,  comme dit plus tôt, encore sous terre, une simple détonation pouvait avoir des répercussions terribles pour la 101ème division; doublement quand l’obstacle était un scorpion de la taille d’une vache! Éliminer cette créature silencieusement était nécessaire. Et quoi de plus silencieux qu’un arc, comme celui que portait Von Tirpitz? D’un signe de tête, De Ruyter indiqua à sa sous-fifre morfale de régler son compte à l’imposant arachnide. La flèche partit sans un bruit; une demi-seconde plus tard, frappé dans l’un de ses multiples yeux, le scorpion glissait sur le coté, tué net. Toujours en silence, De Ruyter félicita sa subalterne d’un sourire et une tape sur l’épaule avant de repartir.

Une demi-heure plus tard, le groupe finit par atteindre la surface et a atteindre leur objectif. Quelque peu isolé de tout le reste des innombrables usines de l’île, la structure hétéroclite et biscornue de l’hôpital d’Ord Mantell se découpait dans le ciel de l’île.



- Kuznetzov, observez Ord Mantell. Je préfère avoir une petite idée de ce qui nous attend.


Le sauvage taciturne, repérant un rocher un peu élevé, sauta sur ce dernier avant d’observer leur cible à la longue-vue,


- Oh.
- Comment ça, « oh »?
- J’ai vu un reflet. Quelqu’un  d’autre  admire les environs et- bon sang, ils m’ont vu! Ils sont deux; des infirmiers de l’hôpital, vu leurs vêtements.  L’un d’eux  vient de rentrer à l’intérieur et l’autre continue a nous observer. Qui que ce soit, ils savent qu’on est là...

Il y a autre chose, Madame. Un homme se dirige vers Ord Mantell, Avec une assez grosse escorte. Environ cinquante soldats de Marine et un sous-officier.
- Un homme? Décrivez-le moi.
- Grand, pâle, cheveux noirs longs. L’air peu aimable, aussi.



Torres. Ainsi, il avait vraiment également des choses à faire ici.  Restait à voir si cette fois, les deux officiers sauraient s’ignorer mutuellement et ne pas raser l’hôpital dans leur volonté de montrer qui avait la plus grosse.


- Commandant, cela me paraît risqué de nous ruer dans Ord Mantell pour les patients tout comme pour le commodore Torres. Ne devrions-nous pas plutôt attendre que Ral sorte pour le cueillir afin de limiter les dommages collatéraux?
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Mon poing gauche se ressert. Je m'efforce de ne pas exploser de rager. Je suis particulièrement de mauvaise humeur. Avant que je réplique, Karen, en constatant mon état et dans sa délicatesse, répond à ma place. D'un air avenant, elle s'approche d'Helena.

Ral n'est pas au maximum de ses capacités. Vu qu'il semble être précisément ici, à Ord Mantell, c'est une occasion en or pour l'arrêter définitivement. Il n'est pas judicieux d'y aller avec des pincettes, car même s'il lui manque une jambe, il reste pas moins un dangereux criminel qui prépare toujours ses coups d'avance. Et depuis Boréa, il semble agir à l'improviste, ce qui n'est pas plus mal pour le surprendre.

Me calmant doucement, j'en rajoute une louche à l'intention de mes trois nouveaux.

C'est en profitant de son état qu'on sera le plus efficace. S'il est au sommet de sa forme, il serait même capable de raser l'hosto' qui l'a remis d'aplomb juste pour être sûr qu'on le course plus.

Captant le trio de recrus, je continue.

Je suis le plus à même de l'arrêter, car je suis celui qui le comprend le mieux. Je vous rassure que sa dangerosité est pas une légende. Si personne s'occupe de lui, il risque de s'en prendre à plus d'innocents, toujours pour satisfaire ses propres besoins. Je pige toujours pas quel est son but, mais ce que je sais, c'est qu'il trouve toujours un moyen d'y arriver, quitte à ce qu'il sacrifie bon nombre de lascars. Vous êtes témoins de Boréa. Toi, plus que tout, Helena.

Et ce qui envenime la chose, c'est que TORRES est dans mes pattes. Qu'est-ce qu'il fiche dans le coin, bordel? Agacé, je fais signe à ma troupe de reprendre la route.

Avec l'intervention de ce fouteur de merde, la mission risque de tourner au désastre... 'Va falloir se bouger illico!

Qu'on soit repéré ou non, on a pas le choix de foncer en direction d'Ord Mantell. C'est une course contre la montre. Alors que le Commodore de mes couilles se heurte à un comité d'accueil, j'en profite pour tenter un contournement par l'arrière. Pendant qu'on se rue, les Coriaces de Zaun commencent à déferler sur nous, sortant d'un peu partout. Si ça, c'est pas le signe qu'un hors-la-loi séjourne dans cet hosto', je suis alors le roi des cons. 'Va falloir faire une percer pour éviter de se coltiner le menu fretin...
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Helena ne répondit rien, mais ses sourcils se froncèrent en entendant Lyons ressortir le même argumentaire que tout le monde concernant Ral. Ça ne répondait absolument pas à la question qu’elle avait posé ; au contraire, c’était presque de la langue de bois pour dévier les questions. Ou alors, c’était volontaire, le fait de répéter ad nauseam que le Voleur de Foudre était dangereux ? Une forme de justification pour excuser le fait d’ignorer les dommages collatéraux, ou simplement le fait qu’ils le poursuivaient depuis si longtemps qu’ils n’arrivaient plus à comprendre qu’il existe autre chose que lui courir après ? Le portrait de la 101ème division qui se dessinait dans la tête de De Ruyter n’était pas celui qu’elle s’était fait de la Marine d’élite avant d’y entrer, d’un coup. Ord Mantell et Zaun en général avaient beau avoir une réputation de lieu sans foi ni loi excepté celle du plus fort, ce n’était pas une raison pour se comporter de la sorte. Au contraire, c’était ce genre d’attitude qui attisait les tensions et poussait le commun des mortels dans les bras des opposants au Gouvernement Mondial, voire de la Révolution. Qu’est-ce qui différenciait la Marine des criminels si  leur comportement était similaire ? Du moins, c’était ainsi qu’Helena concevait les choses.

Mais en attendant, il était évident qu’il n’y avait rien de plus à tirer de cette conversation et de ce sujet de conversation en général.



- Hm.


Le regard de De Ruyter croisa celui de ses subalternes, Janos étant redescendu de son perchoir. Difficile de dire ce qu’ils pensaient de la situation, mais si c’était la norme de ressortir le même laïus… Mais cette conversation allait devoir attendre, car visiblement, à nouveau énervé par la simple présence de Torres (il lui devait 500 Berrys ou quoi ?!), Aran avait décidé que c’était le moment de mettre le turbo et foncer sur Ord Mantell. Ainsi, ils allaient bel et bien juste charger à travers la porte d’entrée comme des sauvages… En parlant de charger, la population locale se manifestait et tentant de bloquer le passage à la Marine d’élite. « Tenter » était le mot clé,  car un groupe aussi entraîné et puissant que celui du Titan des Mers passa complètement au travers de la résistance qu’offraient les Coriaces; en moins de temps qu’il n’en fallait pour le dire, il n’y avait plus d’ennemis.

Le non-problème résolu, il restait quelque chose  d’important cependant à s’occuper, et qui arrivait vers eux, à savoir Torres. L’escorte du commodore réagit au quart de tour, mais leur sombre tête pensante leur fit signe de baisser leurs armes.



- Commandant Aran, vous ici ? Vous auriez du me le dire, nous aurions fait le déplacement ensemble. C’eut été plus pratique pour vous que… Que de passer par je ne sais où. Non sérieusement, par où donc êtes-vous passé ? Enfin, aucune importance...


Comme lors de leur première rencontre, Torres ne faisait aucun effort pour cacher que la présence de la 101ème le faisait royalement suer. Mais sa franchise allait dans les deux sens : s’il n’aimait pas les invités surprise, Helena mettrait sa main à couper qu’il était sincère dans ses propositions afin de ne pas se déranger mutuellement, voire travailler main dans la main. Qu’est-ce qu’il y avait de mal à refuser ?!


- Nous avions pour projet de bloquer les portes d’Ord Mantell, donc qui que ce soit a l’intérieur ne peut sortir sans sauter par une fenêtre. Mais c’est maintenant compromis... Allons-nous chercher ce pourquoi nous sommes ici ensemble, cette fois ?

Ni le Voleur de Foudre ni ma cible ne vont se sauver par un aéronef ou s’évaporer, après tout.
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C'est le monde à l'envers. Ce Commodore fonce tête baisser, alors que ça devrait être moi. Et pourtant, j'ai préféré y aller mollo. On va encore se plaindre que je défonce tout alors que j'ai pris mes précautions pour faire le moins de dégâts que possible. Si je suis aux portes d'Ord Mantell à devoir baffer des Coriaces, c'est à cause d'imbéciles dans son genre. Comme il ne reste plus de criminels à maîtriser, j'analyse vite fait la situation. J'écoute à peine Anton. Je veux bien coopérer, mais ses méthodes ne sont pas les miennes et inversement. On risque plus de se trébucher dans les pattes de chacun, c'est pour ça que je suis méga réticent.

Je croyais que la chasse aux sorcières ne t'intéresse pas. Tu m'as toujours pas dit pourquoi non plus tu tiens absolument à venir jusqu'ici. Quelle qu'en soit la raison, Ral risque de décimer tes joyeux lurons, déterminé à laisser personne entraver ses projets. Alors, occupe toi d'évacuer les civils si ça t'amuse, mais laisse-moi m'occuper de ma mission.

Je sais pas si c'est sous l'effet de la paranoïa, mais divers hors-la-loi sortent du bâtiment, préférant se battre jusqu'au bout plutôt que de se rendre. De toute évidence, le menu fretin n'a aucune chance, mais mon Némésis peut encore s'en tirer. Bloquer les accès pour empêcher toutes fuites est plus nécessaire... Visiblement agacé par la situation, Anton me tient pour responsable, mais me crache quand même la raison de sa présence ici.

Si vous avez été coopératif dès le début, on n'en serait pas là. Je dois mettre la main sur la Poigne de Glace et je sais de source sûre qu'il est ici.

Ça me dit vaguement quelque chose. Je crois que c'est un type d'En Marche... Dmitri GORCHKOV, il me semble. Le genre gros dur. Hum, si en plus on doit se le coltiner, ça va m'énerver encore plus. J'imagine que MégaVéga s'intéresse à lui pour ses connaissances en cyborg. Qu'importe pourquoi il est là, je peux pas me permettre de me tracasser avec ça.

Si t'es là pour Dmitri, je serais pas étonné de le voir avec Ral... On ferait mieux de se dépêcher alors.

Résigner à travailler avec l'autre incapable, j'accepte de conjoindre nos deux troupes pour passer en force. Il est juste question de temps. Tôt ou tard, mon rival risque de se faire la malle. Il est le seul à pouvoir s'échapper par les airs. Je fais alors signe à mes hommes de me suivre, laissant Anton prendre l'initiative en guise de ma bonne foi. Il a pas intérêt à tout faire clapoter, sinon, je le défenestre sans état d'âme.
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Aran et Torres avaient décidé de mettre leurs différends de coté pour le moment. C’était une bonne nouvelle : avoir ces deux-là se tirer dans les pattes était quelque chose qu’Helena préférerait ne pas avoir a gérer ou subir. Déjà que la population locale ne portait pas la Marine en haute estime, si en plus il fallait gérer du dommage collatéral causé par un concours d’ego mal placé, cette mission allait vite devenir extrêmement compliquée.  Ord Mantell était désormais en effervescence,  comme purent le constater nos héros une fois entrés. Les deux groupes de Marine qui venaient de rappliquer n’étaient pas les bienvenus dans le secteur, et le personnel médical s’empressait de préparer les lieux pour la bataille qui s’annonçait. L’hôpital biscornu restait cependant un lieu de soins avant tout,  aussi les docteurs et infirmiers présents étaient plus occupés à tasser leurs patients dans leurs chambres ou évacuer ceux au triage que vraiment mettre des bâtons dans les roues de la Marine, se contentant de se plaindre quand les soldats ouvraient les portes des chambres pour vérifier que leurs cibles ne s’y cachaient pas. Si les deux premiers étages fourmillaient d’activité, le troisième était bien plus calme. Seuls les râles de quelques patients pleurnichant qu’on ne s’occupait pas de leur rhume assez vite coupaient le silence. Flanquée de ses deux soldats et du commodore de la 91ème, Helena, lame au clair, explorait chaque chambre, salle de repos et bloc opératoire. Très vite, excepté les pleurnichements des enrhumés mentionnés plus haut, les soldats arrivèrent à la conclusion que l’étage était vide. Encore deux à fouiller, donc.

Bizarrement, mais dans un sens logique pour un bâtiment biscornu comme Ord Mantell, il n’y avait pas d’escaliers desservant tout le bâtiment;  chaque étage avait une volée de marches desservant celui au-dessus et une autre celui en-dessous. Il y avait bien un monte-charge afin de pouvoir monter les lits et le matériel entre les étages, mais ce dernier ne fonctionnait pas. Ou plutôt, avait été mis hors-service par les occupants de l’hôpital pour retarder les autorités… Avisant la porte qui menait au quatrième étage, la petite blonde s’en approcha; mais à la seconde où sa main  toucha la poignée, De Ruyter cria de douleur et de peur quand, sans prévenir, une main gantée attrapa l’un de ses seins par-derrière et la tira violemment en arrière. Sa tête heurta une surface métallique tandis qu’une mèche de longs cheveux noirs et gras glissa contre sa joue. Torres.
Reculant vivement de trois pas sans lâcher prise, écrasant Helena contre son torse, le commodore finit par s’arrêter tandis qu’un bruit de verre cassé suivi de grésillements désagréable se faisaient entendre. La porte de l’escalier, qu’Helena avait violemment ouvert par accident en se débattant après avoir été attrapée et désormais grande ouverte, laissait voir au sol les débris d’un bêcher tandis qu’un liquide transparent se répandait autour desdits débris, faisant mousser et grésiller le sol. En y regardant de plus près, Helena vit apparaître des trous dans le plancher, révélant ce qui s’était passé : les locaux avaient fait la vieille blague du récipient en équilibre sur une porte, sauf qu’au lieu d’un seau d’eau, c’était un bêcher d’acide qui serait tombé sur la tête de celui qui aurait ouvert la porte. Ou plutôt celle qui l’aurait ouverte dans ce cas de figure.

Avec la proximité, la petite blonde réalisa que Torres sentait cet affreux mélange de craie, d’huile et autres produits chimiques inconnus qu’on imagine que dégagent les savants fous qui se livrent à des expériences glauques et inhumaines dans leurs labos secrets. Mais l’odeur dérangeait beaucoup moins Helena que le fait que même si le danger était passé et qu’il avait au final une raison légitime d’avoir fait ce qu’il avait fait (il  lui avait sauvé la vie, après tout!), le commodore Torres continuait à lui écraser la poitrine telle une boule anti-stress et à la maintenir contre la sienne.



- Conseil gratuit, caporale. Si vos ennemis savent que vous êtes là, faites très attention aux portes fermées, c’est une occasion en or pour tendre une embuscade ou un piège.
- Je vous remercie, commodore, mais… Vous pouvez me lâcher, désormais…?
- ...Oh. Mes excuses. Le-le feu de l’action, je suis vraiment navré.



L’avait-il vraiment fait dans l’urgence ? Difficile à dire, mais aussitôt relâchée,  Helena se jura de ne plus laisser Torres l’approcher dans son dos pour le moment. Le commodore semblait lui-même réaliser sa boulette, car il s’empressa d’ouvrir la marche dans l’escalier. Janos et Tanja, occupés à fouiller des chambres adjacentes, s’empressèrent de voir si leur officier était blessée après l’avoir entendue crier, mais excepté la marque profonde des doigts de l’officier de la 91ème, il n’y avait rien de physique à signaler.  Enjambant la flaque d’acide, le trio de De Ruyter suivit Torres dans l’escalier menant aux étages supérieurs. Cependant, Kuznetzov et Von Tirpitz ne fermaient plus la marche mais étaient au milieu, cette fois-ci; le message était clair, vie sauvée ou pas, Torres était cordialement invité à respecter la distance sociale avec Helena.


- Comment avez-vous su que…?
- J’ai vu la porte entrouverte et surtout, je l’ai senti. C’est très subtil, mais à force de pratique, je peux reconnaître aisément beaucoup de composants et produits chimiques; en l’occurrence, de l’acide hydrofluorique pur.
- Est-ce… Si dangereux ?
-  Vu la quantité dans ce bêcher, Mademoiselle De Ruyter serait en train de supplier qu’on l’achève si ne serait-ce que la moitié lui était tombée dessus. Ou du moins d’essayer de le dire vu que ses voies respiratoires seraient en train de brûler.
-  *gloups*
- C’est cependant une bonne chose que nous ayons rencontré ce piège. Cet acide est utilisé pour nettoyer des pièces cybernétiques de haute qualité; quiconque nous l’a tendu-



La porte menant au quatrième étage éclata devant le groupe, envoyant voler des copeaux de bois et du verre dans la cage d’escalier. Celui qui avait fait ça s’enfuyait dans les couloirs en courant, mais le quatuor put voir que parmi les débris, on pouvait voir de la glace en train de fondre. Sans perdre une seconde, Torres arracha un petit Den Den d’une de ses poches et hurla dedans à l’attention de ses hommes.


- GORCHKOV !!! GORCHKOV EST AU QUATRIÈME !!! BLOQUEZ LES ESCALIERS ET LE MONTE-CHARGE !!!

C'est un cyborg lui aussi et il sait utiliser le Ice Heart, soyez prudents!
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