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Règne du Prince

Ragnar
Ragnar
L'Empereur
♠ Atout de la révolution ♠

♦ Localisation : Parisse
♦ Équipage : Les Libérateurs

Feuille de personnage
Dorikis: 9368
Popularité: 985
Intégrité: -656

Dim 21 Nov 2021 - 20:55



À l’aube de cette nouvelle journée, le vent se fit toujours autant glacial. La vie reprit plus ou moins son cours depuis la grande bataille opposant la flotte du Malvoulant. Red et sa flotte, accompagnés de Jeska, partirent pour régler certains préparatifs essentiels. Quant à Yukikuraï, il dut également s’en aller afin de mettre de l’ordre dans certaines affaires personnelles. Ragnar n’en demanda pas plus. Il faisait entièrement confiance à ses hommes, ils le lui rendaient plutôt bien. Mais ses hommes, justement, mourraient de froid. Entraînés à vivre dans des conditions difficiles, celles-ci devenaient bien trop pesantes.  

En effet, le lendemain de ce chaos, les prêtres décidèrent de passer à l’offensive en accusant cette coalition d’avoir attirée l’armée de l’empereur Teach. Les plus crédules semblaient y croire, tandis que les plus éclairés se remémoraient ces derniers mois de feu et de sang. Apache n’était pas venue pour la première et serait très certainement revenue d’autres fois encore, elle connaissait bien le chemin. Mais la Révolution, ou disons Ragnar, posait problème avec ces manières... brutales ? Il donnait un pouvoir au roi qu’il n’avait, d’après les lois de ce pays, pas acquis malgré les liens du sang avec le défunt couple royal.  

Depuis lors, l’armée révolutionnaire dut quitter le palais et avait un droit de séjour sur Granita, port principal où la température n’était pas la plus fraîche, mais pas la plus agréable non plus. Alors oui, les hommes râlaient, se disputaient, commençaient même à s’affamer. Les graisses maintenaient le corps à une température acceptable, mais il fallait en contrepartie alimenter ce corps. Ragnar, lui, dans sa tête, était jusqu’ici resté enfermé à méditer. Il ne sortait de sa jambe que de rares instants pour se dégourdir les jambes et vider sa vessie. Il ne répondait à aucune question, n’échangeait de mots avec personne. Enfermé dans sa tente, il méditait. Simplement.  

Kardelya et Suelto furent les plus bousculés. Alors que le commandant était en train de dépérir dans sa tente, la jeune Excuse devait gérer l’armée présente, calmer les ardeurs des uns, rassurer les craintes des autres... ce qui, quelque part, faisait partie de ses fonctions quand Ragnar n’était pas en mesure de les assurer. Cependant, il n’était ni mort, ni malade, ni atteint de démence, bien que l’on pût se réserver pour la dernière option. Un beau jour, quand la situation lui sembla insoutenable, Suelto Visconti prit son courage à deux mains et pénétra les loges de son chef sans avoir la permission.  

À l’intérieur, il tomba des nus. Ragnar était méconnaissable. L'odeur qu’il dégageait était immonde, mais son apparence tout autant épouvantable. Frêle, sale, le visage creusé et l’air mort. Pourtant, il pouvait palper cette aura qui se répandait autour de lui. C’était en raison de cette puissance contrôlée qu’il ne prit aucune pincette en s’adressant à l’Empereur révolutionnaire.  

- À quoi joues-tu, Ragnar ? Ton armée se meurt, exactement à ton image, mais tu restes ici les yeux fermés. Je te savais fêlé, tout en parvenant à te comprendre un tant soit peu, sauf que là...

- Ils arrivent, coupa sèchement l’Atout.  

- Hm ? De qui parles-tu ?  

- Des premiers soldats révolutionnaires assignés à résidence à Winter Island.  

Un silence peu cordial s’installa.  

- Tu ne comptes tout de même pas instaurer de force un QG révolutionnaire ? Et regarde-moi quand je te parle, s’agaça le bras gauche de Ragnar.  

Il ouvrit les yeux et sembla gêné par luminosité, comme s’il n’avait pas vu la lumière depuis des jours.

- Pardonne-moi, Suelto. J’ai tellement usé de mes sens que j’ai perdu l’habitude d’utiliser mes yeux. Je t’expliquerai tout plus tard. Il est temps de nous mettre en marche. Le prince nous attend.  

Il se leva avec difficulté, tapota l’épaule de son camarade et sortit de la tente. Suelto le suivit.  

- Avant ça, je crois qu’une toilette s’impose.  

 

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Canaille Rogers
Canaille Rogers
Excuse du Secret

♦ Localisation : North Blue
♦ Équipage : Les Libérateurs.

Feuille de personnage
Dorikis: 3440
Popularité: -152
Intégrité: -97

Mer 24 Nov 2021 - 8:29

Le froid ? Brrr. Elle ne le sentait plus depuis qu'elle avait croqué au fruit du démon, et qu'il lui avait donné cette capacité qu'elle ne contrôlait pas encore vraiment. Aigrie par l'immobilité, Canaille, pestait contre l'inactivité dont ils faisaient preuve. Cela ne ressemblait pas à Ragnar de rester ainsi, sans se battre ni être actif, dans un port, destiné à mourir de froid lui et ses hommes, au bon vouloir du peuple dont il essayait d'être l'ange gardien. Les hommes, en tout les cas, avaient pris l'habitude de venir la voir dans les moments ou le froid se faisait trop intense, trop désagréable ou trop pesant, sa tente étant le seul endroit sur cette maudite terre gelée, ou il faisait bon vivre, et ou les températures n'étaient pas négative.

Elle fumait, et elle fulminait. Depuis qu'elle était entrée au service de la Révolution, elle n'avait jamais connue de période aussi sombre, aussi peu glorieuse. Elle se battait continuellement contre des hommes ou des femmes, contre des idées et des acquis aussi. Elle se battait depuis si longtemps, qu'elle en avait oublié le mot "repos".

Après tout, elle était la seule à s'en être tiré indemne de ce combat contre l'Apache. Elle était la mieux lotie du lot, et elle faisait donc tout son possible pour remotiver les troupes, en allant régulièrement à la chasse, afin de ramener nourriture, graisse et peaux de bêtes, les trois ingrédients les plus utiles contre une température pareille. Petit à petit, elle gagnait la confiance des hommes de Ragnar et Kardelya, et personne ne la trouvait plus aussi désagréable qu'avant.

Il faut dire qu'elle s'était radoucie. Elle avait changé, faisant plus femme et moins ... Créature puante et sanguinolente, apportant terreur et chaos dans les rangs ennemis, comme amies. Depuis qu'elle fréquentait le frère de son patron, Césare Di Auditore... Plus rien n'était pareil. Elle s'était faite si discrète depuis, qu'on aurait dit que même Ragnar lui même, l'avait oublié.

Mais dans un recoin de son esprit, elle, n'oubliait pas qui il était. Même s'il se négligeait, que la barbe lui mangeait les joues et que la puanteur avait changé de camp, pour devenir l'attribution de l'Atout, sa résolution semblait infaillible, inébranlable, inchangée, au regard de Canaille. Elle avait une confiance aveugle, et une foie tout aussi indicible envers son capitaine.

Elle faisait que son boulot, surveiller que l'entourage du meilleur d'entre eux, du plus fort, du plus beau de tout les révolutionnaires -après la famille Auditore bien entendu, soit aussi propre que ses idées. Elle était un genre de garde chiourme, elle lui gardait les fesses propres tandis qu'il vaquait à ses occupations. Elle était un genre de nounou, qui surveillait habilement et discrètement que rien ne puisse contré le révolutionnaire le plus actif, et le plus virulent de sa génération, et depuis que Rafaelo avait de nouveau disparu dans l'ombre de son idéal ... Le plus important au regard de Canaille Rogers.

Depuis la bataille, installée a quelque pas de la tente, elle attendait. Elle attendait qu'il sorte enfin de cette sorte de transe, ou bien même d'intense réflexion, qui semblait caractériser les grands mouvements de l'âme de l'atout. Et les grands mouvements de son armée également. Après tout, il était le DRAGON de la guerre, celui de la colère et de la revanche aussi.

Alors quand il sortit de sa tente, elle se tenait prête, au coin du feu, de la vapeur sortant par volutes du contact du froid et de la neige qui tombait sur elle, fidèle au poste. Accompagné de Suelto, il semblait vouloir demander audience à un prince négligé, et négligeant, qui n'avait plus aucun pouvoir sur ses propres terres.

- Chef ... Fit-elle en le croisant. On vous attendait. Dit-elle en regardant les quelques hommes restés sur place, et qui s'étaient agglutinés autours d'elle pour avoir plus de chaleur à disposition. Si elle n'avait pas encore rejoins Rafaelo, surtout, c'est qu'elle croyait au combat de Ragnar. Et qu'elle n'avait toujours pas digérée la façon dont on l'avait traité, elle et les autres femmes, après la bataille ...

Il paraît que les hommes ne changeront jamais, ils resteront des idiots aux idéaux et aux idées bien ancrés dans le fond de leur caboches. Pour les faire avancer, rien de mieux qu'un bon coup de pied au derrière...

Et surtout, rien de mieux qu'une bonne botteuse de cul comme elle, ça aidait.


_________________
tenryu10.jpg

LOST IN PARADISE, FOUND IN HELL ON EARTH.

EARTH WITHOUT ART IS JUST HATE.

THIS IS MY LAST CHANCE TO SHINE ;

TO FLY AWAY WITH UR MELODY.

Kardelya Koshin
Kardelya Koshin
Excuse de la Guerre
♠ As de la révolution ♠

♦ Localisation : Winter Island
♦ Équipage : Les Libérateurs

Feuille de personnage
Dorikis: 5285
Popularité: -230
Intégrité: -130

Mer 24 Nov 2021 - 21:51

Les lendemains de bataille ne sont jamais évidents, que l'on aie encaissé des coups ou pas, mais cette fois-ci, c'est clairement au-dessus de tout ce que j'avais pu imaginer ou ressentir.
Je ne saurais dire combien de temps je reste incapacitée, me réveillant quelques fois dans la douleur et la fatigue, avant d'être assommée par une flopée de médicaments et la retombée des opérations que j'ai subi. J'avais l'esprit trop embrouillé pour comprendre grand chose, mais bon, je pense qu'avoir eu un bras me transperçant le ventre, ça ne doit pas faire du bien au corps et je ne peux que remercier l'adrénaline du moment de m'avoir fait tenir debout assez longtemps pour me débarrasser de l'ennemi.

J'ouvre les yeux droit vers un plafond bâché de blanc, une grosse lampe m'agressant furieusement la rétine, me faisant grogner de douleur, me tortillant dans mon lit médical.
Bien vite, une silhouette se précipite vers moi et je reconnais la voix lassée de Hachiro, mon médecin d'équipage, qui m'adresse un long soupir avant même de parler:

- Enfin vous vous réveillez capitaine. J'espère que vous tomberez pas dans la vapes cette fois, on a calmé peu à peu les doses de médicaments, donc ça devrait moins vous embrouiller cette fois.

- Com... Combien... Combien de temps...


J'ai la gorge sèche et je suis prise d'une quinte de toux, avant que l'on ne me fasse boire un peu d'eau.

- Vous disiez?

Alors qu'il m'a redressé pour me faire boire, j'inspire et expire longuement, alors que je me sens encore lourde et endolorie:

- Combien de temps je suis restée dans ce lit?


- Une semaine. On a été déplacé à un port éloigné du château dès le lendemain de la guerre, mais... Eh!


Une semaine.

C'est tout ce que je retiens des propos du médecin de guerre: le fait que j'ai passé autant de temps endormie, à rien faire!
Je me suis placée au bord du lit, me relevant rapidement... avant de sentir mes jambes se dérober sous moi, alors que je suis prise d'un violent vertige, 'affalant contre le lit. Ce ne sont pas des fourmis que j'ai dans les jambes mais des scorpions à ce point-là!

- Ne brusquez pas votre corps comme ça capitaine... Vous n'avez eu aucune activité physique des jours durant, n'avez rien mangé, hormis des nutriments en perfusion, et vous êtes resté allongée tout ce temps sans varier la position... Sans compter les lourdes opérations que vous avez eu et...

- Ragnar... Où se trouve-t-il?


Il grogne en roulant doucement des yeux:

- Vous n'écoutez rien de ce que je dis, hein?

- Ce n'est pas le moment, Hachiro! Le Malvoulant va clairement riposter après cette guerre et on doit...


Il pose sa main sur mon épaule, soupirant de nouveau:

- Je comprends, mais je ne peux pas vous laisser faire, dans un état pareil et je...

- Je ne suis pas en porcelaine! Et il n'est pas question de ma santé mais de toute une île à protéger, voire plus, avec la menace sérieuse d'un Empereur! Je ne peux pas me permettre de me reposer comme ça!
Il faut que je vois Ragnar pour savoir ce qu'il se passe!


Il grimace, avant de se plaquer la main sur le front en secouant doucement la tête:

- Erf... Bon d'accord... Mais après, vous retournez vous reposer et vous me promettez de ne pas forcer, d'accord?
Il me semble qu'il se repose...


- Cinquante mètres au Sud-Est...


Le médecin bloque complètement, la bouche mi-ouverte, avant de tourner la tête dans la direction que j'avais machinalement indiqué:

- Je... Oui, je l'ai vu rentrer dans une maisonnette par là-bas... mais comment...

- Je ne sais pas non plus... Je l'ai senti, c'est tout... et il n'est pas seul d'ailleurs...


Il s'est passé tellement de choses durant cette bataille... je sens et vois des choses que je n'avais jamais vu auparavant...
Je me redresse sur mes jambes encore flageolantes, grognant en tentant de canaliser mon Haki de l'Armement, pour durcir mes articulations et mieux tenir, mais je peine à me concentrer.
Hachiro récupère une béquille et me la tend, me faisant grimacer grandement... et je finis par la saisir, grommelant un "merci" léger, honteuse de devoir avoir besoin de ça, après mes propos...

Je sors de la chambre après m'être rapidement habillé, avec un bref brin de toilette, claudiquant vers Ragnar et... Canaille? Je "sens" Suelto" aussi... Ce sont les médicaments qui m'ont bousillé l'esprit ou quoi?
Deux révolutionnaires bloquent l'entrée du bâtiment, mais ils s'effacent vite de devant la porte, en me voyant arriver.

Je rejoins Ragnar... et suis surprise de bien des choses.
Déjà, l'aspect de Ragnar, complètement cadavérique, bien loin du solide guerrier que je connaissais... Mais aussi... il y a vraiment Canaille et Suelto dans la pièce?!? Je les ai vraiment sentis à distance? Que... Argh, je dois penser au plus urgent que mon esprit déraillant comme ça!

Sans être invitée, je m'affale lourdement, sans savoir que je présente moi aussi une personne amaigrie et faiblarde, au teint pâle rivalisant avec la neige environnante, mais j’hameçonne mon capitaine d'un regard le plus sérieux et actif possible:

- Ragnar... Qu'est-ce qu'il se passe à Winter?
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Yukikurai
Yukikurai
No-Body
♠ Cavalier de la révolution ♠

♦ Localisation : Clock Work

Feuille de personnage
Dorikis: 6731
Popularité: 663
Intégrité: -415

Dim 28 Nov 2021 - 20:18

Je reprends connaissance assez rapidement, enfin je crois. Je suis de retour plus près du château que ce que j’étais à la fin de mon combat. J’entends des gens gémir tout autour de moi. Je me redresse sur les coudes, je vois d’autre gens couché dans la neige. Ils doivent trier les blessés ici. Je me laisse retombé sur le dos écrasé par la douleur… non pas la douleur, par la honte. Je vais globalement bien. Bien mieux que d’autres. J’ai des bleus et des coupures surtout. Je ne pense pas avoir de fractures, ni d’organes touchés. J’ai juste honte de mon arrogance et de la facilité avec laquelle cette femme m’a mis KO. Je me croyais fort. Je me sentais prêt pour le nouveau monde. Tu parles quelle déconvenue. Je mets à faire un ange avec les bras et les jambes tout en ressassant ce qu’il s’est passé.

Ce qui me perturbe vraiment c’est la fin du combat. Pas vraiment que j’ai perdu, mais que je n’ai pas subis plus de dégâts. Qui m’a sauvé ? L’arme a été lancée de si loin. Puis, c’est du gel que j’ai cru voir dans l’entaille ? C’est comme les plantes bizarres, elles avaient l’air d’avoir pris froid. La température ne pouvait pas expliquer cela. Puis, j’avais suivi Tom aveuglement et elle m’avait éloigné des troupes pour pouvoir s’enfuir. Qui m’avait ramené ici ?

Je vis soudain Jeska penchée au-dessus de moi. Puis des médecins qui viennent m’examiner. Ils pansent mes coupures les plus graves. Cela m’énerve un peu, je ne suis pas si mal en point que cela. D’un coup j’en ai marre de ne rien faire. Je me lève et participe à porter les blessés, déblayer la zone de combat. Je me rends utile autant que je peux dans mon état.


La nuit tombante un banquet s’organise. Je mange, je bois. Je suis vivant, j’en suis déjà heureux. Mais je ne sais pourquoi il y a quelque chose qui ne va pas. Je ne suis pas d’humeur à faire la fête après cette bête défaite, après avoir vu temps de corps alliés s’empiler dans les fosses communes. Pourtant, ce n’est pas la première fois que je participe à une grande bataille. Généralement après quelques bières, la joie d’être en vie avec mes camarades à raison du reste. Alors qu’est-ce qui fait que ce repas me semble faux ?

Je me fais plus discret, pour pouvoir observer. J’observe avec mes yeux autant qu’avec mon Haki. Les soldats de la révolution et ceux de Red sont réellement content d’être en vie. Ce ne sont pas eux le problème. Enfin peut-être que si. Je me rends compte que la garde jette des regards tendus vers nous. Je me concentre et mon Haki m’en apprend presque trop. Personne n’est content de cette victoire. Les chasseurs de l’Ouest sont mécontents, leur aura me le dit et leur regard sur les femmes présentes m’explique pourquoi. Très peu d’aura exprime la joie et la satisfaction, je distingue plutôt de la peur, de l’envie, du mépris. Tout cela crée une chape de plomb sur la salle. Soudain, une aura de pure joie et un peu de lubricité m’attrape pour me faire danser. Je me retrouve à danser avec Jeska. Elle tourbillonne, elle se colle, elle rayonne. Elle fait boire de son eau Ka. Quand elle me relâche, j’ai la tête qui tourne et je ne sais pas si c’est l’effet de la demoiselle ou celui de l’alcool. En tout cas, j’ai oublié pourquoi je me faisais du mouron. Par contre je n’oublie pas de reprendre de la bière.

***

Bien vite, quand tous les blessés ont eu les premiers soins, que les morts ne trainent plus à tous les coins de rue, que les débris de toutes les explosions et autres attaques sont déblayé, nous sommes relégués dans un camp de fortune sur Granita. Ce que j’avais ressenti durant le banquet n’était autre que la complexité politique de l’ile. Moi, la politique ce n’était pas mon dada. Lors des premiers jours dans notre campement, j’avais essayé de me représenter la situation. Cependant, il y avait trop de faction différente pour un néophyte comme moi. J’en comptais au moins quatre, le Prince, les prêtres, les chasseurs et les agriculteurs… Puis nous aussi bien sûr. En plus, ils devaient y avoir un certain contentieux vieux de dizaines d’années, voire de générations. Je ne savais que faire pour aider la cause. Ragnar s’isola en ermite. Kardelya eut besoin de soin poussé. Canaille tentait de maintenir le moral des troupes. J’essayai un jour aussi, mais ce n’était pas pour moi. J’allais donc voir Ragnar.

« Ragnar la situation me dépasse complètement. Les affres de la politique me semblent plus complexe a affronté qu’Apache elle-même. Je ne sais pas ce que je peux faire pour aider. J’aimerais explorer un peu l’ile. Il y a des choses que je pourrais apprendre ici, je crois. Si au passage je peux montrer que les révolutionnaires sont bons. Je le ferai sans hésiter. C’est le seul moyen que je voie pour le moment pour être utile. »

« Je veux retrouver celui qui m’a sauvé. Je crois qu’il pourrait m’apprendre une nouvelle technique. Ensuite, j’irai à Hazey. J’espère que Mira m’apprendra à manier le Kusarigama. Je pense que son village sera plutôt de notre côté. »
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Malon Rouge
Malon Rouge

♦ Localisation : North Blue

Feuille de personnage
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Popularité: -25
Intégrité: -25

Dim 28 Nov 2021 - 21:08

Malon est seul sur le pont. C'est compréhensible, il fait si froid ici. Il a pour mission d'observer les environs et de prévenir le capitaine dès qu'il aperçoit le moindre morceau de terre. Normalement on observe depuis le haut du mât, mais une tempête en a arracher une partie. Pour une fois les marins sont heureux de ramer tellement ils craignent la morsure du froid. Malon jette régulièrement un coup d'œil sur les autres navires de la flotte révolutionnaire. C'est un miracle que les six navires soient encore là après ce long voyage depuis Luvneel.

Il se souvient avoir passé plusieurs mois là bas après son recrutement par Ragnar dans les bas fonds des ruines. Il accueillait les nouveaux nouvelles recrues et leur affectait des quartiers jusqu'au jour où ils reçurent une missive du chef des armées demandant des renforts à Winter Island, dans le nouveau monde. Les responsables locaux étaient un peu effrayés à l'idée de s'y rendre, mais il fallait agir en vitesse. Les navires contiennent des hommes en arme, des vivres, des matériaux de construction, des munitions et toute une armada d'officiers et sous-officiers pour encadrer les troupes. Malon n'a pas eu accès à la missive, mais il se doutait qu'ils étaient là pour enraciner la Révolution sur l'île.

Le zaunien espérait qu'ils ne s'étaient pas perdus. Le vent glacial frappait sa chaire et de la glace comblait les trous laissés par ses plaies. Sa barbe et ses cheveux paraissaient plus propres car recouverts de neige. Il avait attrapé des infections durant le voyage et heureusement d'ailleurs. Son corps est en pleine bataille contre les bactéries, le sang circule vite, sa peau est brûlante. Cela compense la température ambiante. Le champignon qui avait poussé entre son auriculaire gauche et l'ongle était plus efficace contre le froid que les morceaux de tissu qui recouvrait les autres doigts.

Tiens... Quelque chose au loin? Il se frotte les yeux et prends sa jumelle pour vérifier. Oui, il ne se trompe pas. Il aperçoit la terre, des montagnes, des lueurs rouges... Un feu peut être? Un port? Il faut prévenir le capitaine. Le colosse se rend dans la cabine de son supérieur qui finit par constater la même chose que lui. Au fur et à mesure que la flotte se rapproche des terres, les marins sortent pour constater d'eux même la bonne nouvelle. C'est un soulagement pour eux, même si leur mission ne fait que commencer. Malon est curieux de savoir ce qu'est devenu Ragnar. Il ne pourra peut être même pas le voir, après tout, il n'est qu'un simple soldat. Au bout de deux heures, la flotte arrive enfin au port.



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Granita, la partie de l'île où la flotte a fini par accoster. C'était difficile de traverser la mer remplie de morceaux de glace jusqu'au port. Un petit port qui plus est, surtout prévu pour les pêcheurs de l'île. C'est là où se trouve l'armée révolutionnaire et son chef Ragnar. Les troupes débarquent finalement accompagnées par des émissaires du camp. Malon, en tant qu'infirmier, transporte du matériel médical avec une dizaine d'autres personnes. Chargé comme une mule, il traverse le village enneigé sous le regard apeuré des locaux. Les hommes sont particulièrement nombreux et chargés. Le zaunien est impatient d'arriver. Que ce soit pour soigner des blessures de guerre ou revoir son chef. Il ne l'avait que très peu vu à luvneel au final. Il ne sait pas pourquoi, mais il a l'intuition que suivre cet homme mystérieux pourra lui apporter beaucoup.


Enfin, arrivé au camp. Les nouveaux soldats étaient effrayés de voir l'état décrépi de leurs camarades. Ce n'est pas le cas de Malon qui voit à travers les corps maigres, meurtris et blessés un nid à maladies, surtout en plein Nouveau Monde. Il peine à cacher sa joie et son empressement d'approcher les blessés. La colonne armée commence à se séparer dans le camp. Certains vont installer une cantine pour nourrir les troupes tandis que les officiers vont réorganisés les troupes sur place. D'un coup d'un seul, les révolutionnaires épuisés se réveillent, heureux de voir des renforts dont la plupart n'était pas au courant de l'arrivée. L'agitation reprend le camp endolori. Des feux sont allumés pour réchauffer les nouveaux venus, des tentes sont montées aussi vite que poussent des champignons sur un cadavres. Malon arrive enfin vers une tente où sont entreposées les blessés.

L'infirmier se met au travail et commence par désinfectés des blessures qui semblaient encore très récentes, renouvelle des bandages usagers, apportent du matériel chirurgical aux médecins et participent à extirpés des balles encore logés dans le corps des blessés. Un tout jeune médecin l'interpelle.

- Eh toi apporte moi une pince!

- La voici docteur!

Répondit le cornu d'une voix grave.

Malon accompagne le médecin dans son opération. Le blessé qui, faute d'anesthésiant, se met à hurler de tous ses poumons. L'infirmier ressent la violence de la bataille à travers la souffrance des soldats.

- Votre arrivée est aussi bienvenue qu'inattendue!  

Dit-il d'une voix fébrile.

- Je suis tout aussi heureux que vous, le voyage était épuisant.

- Pourriez vous me rendre un service?

- Je suis là pour ça.

- Une personne importante du nom de Kardelya est sorti d'un coma d'une semaine. Comme c'est une tête brûlée, elle a refusé de se reposer et est parti voir le chef. J'ai peur qu'elle tombe de fatigue. Pouvez vous vérifier si elle va bien?

- Où puis-je trouver la demeure du chef?

- Cinquante mètre au Sud-Est, une petite maisonnette...

- Comptez sur moi docteur.

Le cornu se dirige d'un pas lourd vers la direction indiquée. Si il trouve cette personne, il trouve Ragnar, certainement entouré de personnalités importantes. Il traverse le camp en comptant ses pas et demande à des badauds son chemin pour s'assurer de la direction. Il finit par trouver la maisonnette en question. Deux révolutionnaires bloquent la porte. Il s'approche d'eux d'un air visiblement menaçant, car ces derniers s'apprêtent à dégainer leurs armes.

- Je suis infirmier, je viens apporter mon aide à une certaine Kardelya sur ordre d'un médecin du camp. Ragnar me connaît.

- Hum... Attendez ici. Votre nom?

- Malon, Malon Rouge.
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Ragnar
Ragnar
L'Empereur
♠ Atout de la révolution ♠

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Hier à 22:49



On ne m’accordera donc aucun répit, pensa le révolutionnaire. À peine sorti de sa tanière, lavé et habillé, il fut immédiatement apostrophé par une palanquée d’officiers. Il imposa la présence de Kardelya, de Canaille et de Suelto dans sa tente. Il autorisa sans aucune hésitation le départ de Yukikuraï, accompagné de quelques hommes, afin de mener à bien ses objectifs et la campagne publicitaire pour la Cause. Quand ils furent tous installé autour d’un feu, de l’agitation vint perturber l’entretien. Presque de manière inconsciente, étant quasiment toujours activé, Ragnar utilisa son mantra pour mesurer la gêne. L’odeur, l’estimation de l’aspect physique, le timbre de la voix, le rythme cardiaque... Malon Rouge !

« Laissez-le donc entrer », hurla l’Atout sans colère. Le cornu entra sans la moindre hésitation, ne craignant la présence d’autres invités. Il obéit purement et simplement à son chef. “Malon, mon ami, quel plaisir de te revoir ! Bienvenue dans le Nouveau Monde, lieu éphémère tant on sait que chaque jour de plus à vivre est une bénédiction.” Il invita son nouvel allié à s’installer autour du feu et le présenta à l’ensemble de ses camarades. Malon prendra la fonction de médecin d’équipage, renforçant l’unité médicale tenue par Robert, bientôt à la retraite. Ragnar, heureux, en comptant Yukikuraï parti vagabonder, jouissait d’avoir ses officiers et plus fidèles alliés au complet, à ses côtés.

« Bien, commençons. Nous avons essuyé beaucoup de pertes et nos plaies ne sont pas toutes pansées », fit-il en jetant un regard à Kardelya. « Cette diablesse d’Apache aurait pu nous faire perdre de vue l’un de nos objectifs, à savoir l'affiliation de Winter Island à la Cause. Avec l’aide de nos amis pirates, nous avons pu les protéger, en repoussant l’attaque des larbins du Malvoulant. Ce n’est pas quelque chose d’anodin. » D’une part pour un si jeune équipage qui a repoussé une des flottes d’un Empereur, mais d’autre part pour les répercussions qui retomberont prochainement. « Ce Teach, dit Suelto Visconti, soyez absolument certains qu’il n’en restera pas là. »  

Ragnar ne put s’empêcher de laisser apparaître un ignoble sourire qui laissa perplexe certains proches. « Je l’espère, Suelto, je l’espère. » Les deux hommes se regardèrent intensément, avant que le rouquin ne levât ses yeux vers le ciel, désespéré. « Cependant, reprit-il, nous ne pouvons laisser ces braves gens sans défense. Autrefois, l'empereur d’ivoire a protégé cette île, jusqu’à sa mort, provoquant la colère de Teach qui ne put l’achever lui-même. Depuis ce jour, Winter Island subit la haine de ce tordu qui envoie ses armés massacrer les habitants de l’île. Nous devenir cet empereur d’ivoire qui les protégea autrefois. »

Il se tint le menton, l’air pensif. « Mais... La tâche ne sera pas aisée. Le Prince est de notre côté, mais comme il ne possède ni le fruit de la glace, ni le fruit de la neige, il est considéré comme illégitime au trône. Depuis lors, les prêtres ont pris le pouvoir et prennent les décisions. Le prince n’agit que pour les accords internationaux, sauf Winter Island est un peu le patelin trop froid et oublié de tous. »  

Le contexte étant maintenant posé, l’Atout put exposer son plan de conquête. « Quels sont ceux qui vont nous mettre des bâtons dans les roues ? Tout simplement ceux qui nous ont interdit d’habiter la capitale : les prêtres. Ils voient notre venue de mauvais augure, notamment pour leur place privilégiée dans le royaume. Le prince est évidemment notre plus grand soutien. Le second problème réside dans l’immensité de l’île, le peu d’habitant et les difficultés à communiquer. Des conditions de vie extrêmes, des tribus renfermées sur elles, des pensées et coutumes différentes, il sera très difficile de rassembler tout le monde. Sans compter l’éventuelle méfiance qu’ils peuvent avoir des étrangers tels que nous. En d’autres termes, nous allons mener une campagne de séduction. Nous allons commencer par le premier village dans lequel nous avons débuté notre aventure. Les femmes que nous avons émancipées seront d’un grand soutien. »

Mais Ragnar ne sera jamais un dictateur et ne prendra jamais de décision sans le consentement de ses hommes. Ainsi, il les observa tous, un par un, scrutant soigneusement les diverses expressions. Cela lui permit d’avoir une idée d’ensemble sur la direction que voudront prendre ses camarades. Il n’aimait pas user de ses sens pour sonder ses proches, mais comme dit précédemment, il utilisait son empathie presque de manière inconsciente. « Mes frères, mes sœurs, à vous la parole. Des suggestions, des critiques, des commentaires, je vous écoute. »


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Canaille Rogers
Canaille Rogers
Excuse du Secret

♦ Localisation : North Blue
♦ Équipage : Les Libérateurs.

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Elle était bien belle, la brochette de révolutionnaire le nez dans leur basquette, le morale en berne comme un drapeau pirate à Logue Town, et le froid qui gelait même vos os à travers les couches de vêtement, n'aidait assurément pas. Canaille ne disait rien, mais elle se retenait surtout de secouer quelques puces, qu'elle savait bien installé au chaud, sous les cuir chevelus, ou dans les poils les plus secrets et les recoins les plus infâme. Après avoir rassuré ses hommes en se montrant, il était l'heure des révélations. Certainement pas le genre qui changerait la donne et l'espoir mourant en cette fin d'après midi, mais ça lui suffisait.

Elle réfléchit longuement, et si on lui avait demandé son avis, aurait surement opter pour la voie de la violence, plutôt que celle d'une énième diplomatie qui serait probablement un échec dans ce pays de macaque arriérés, qui considéraient la femme comme une chose fragile, sans défense, sans intérêt. Il fallait tout révolutionner, tout changer, dans ce pays. Des traditions jusqu'au pouvoir politique, et peut être, alors, qu'on aurait une chance de faire bouger les choses ; Programmes éducatifs, propagandes bien ciblée ... Tout ça ne devait plus être qu'un tas de cendre fumante, qui servirait de terreau au rêve des petits filles blessée d'hier, et qu'elle voyait déjà courir demain, libre de leur envie et de leur idée. Sans contrainte, ni mariage forcée, comme la tradition voulait qu'à partir d'un certain âge, ne pas avoir de maris était une honte pour toute la lignée.

Des pensées occultes et obscures, sortie d'un temps qu'elle ne voudrait jamais connaître. On avait fait du progrès depuis dans l'égalité des sexes. Et encore, c'était pas encore ça. Il y'aurait toujours des injustices partout, supposait-elle ...

- Et la guerre dans tout ça ? Tu crois qu'ils vont nous laisser librement saper leur pouvoir et leur autorité sur l'île ? Elle avait élevé la voix, consciente que certains la voyait encore comme une pièce rapportée, une élément étranger et extérieur à la compagnie des Libérateurs. Pourtant elle avait pleinement épousé leur cause, et ne servait plus que Ragnar, tout en continuant à purger tout ce qui pouvait l'être dans sa propre équipe. L'eglise et les prêtres, c'est l'opium du peuple ... Et c'est ce que tu veux combattre. Alors combattons le mal par le mal ? Qu'elle disait, s'exprimant maladroitement comme d'habitude. Troquer le culte ancestrale, contre le culte de la personnalité, en somme.

Elle voulait négocier oui, mais surtout montrer leur puissance et leur unité à tout Winter Island.

- Je propose que l'on marche en régiment, tout nos hommes en rang sérés, comme une seule entité qui serait invincible ... C'est par la force que nous devons séduire, Ragnar, et c'est par la force elle seule que nous arriverons à nos fins ...

Elle avait beaucoup songé à ce pays, Winter Island ... Elle détestait l'endroit, mais s'était finalement résolue à penser que même si elle n'appréciait pas ses habitants, ni ses coutumes, ni sa société ... Elle n'était plus obligée d'aimer pour protéger, pour vouloir faire les bons choix, et donner leur chance à un peuple qui ne demandait qu'à évoluer, sans qu'elle ne le sache.

Elle laissait le bénéfice du doute à Winter, c'était maintenant leur tour de faire un pas dans leur direction. Sa cigarette vissée  à la bouche, elle regarda tour à tour tout les lieutenants de Ragnar. Une bien belle brochette de révolutionnaire aigris tiens, et l'enfer blanc qui les attendait ... Mais pas pour elle, grâce à ses nouveaux pouvoirs, elle passait pour la plus dur à cuire du groupe.

Faut dire qu'elle n'aurait pas bouillie, même à mille degrés.  


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LOST IN PARADISE, FOUND IN HELL ON EARTH.

EARTH WITHOUT ART IS JUST HATE.

THIS IS MY LAST CHANCE TO SHINE ;

TO FLY AWAY WITH UR MELODY.

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