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Règne du Prince



À l’aube de cette nouvelle journée, le vent se fit toujours autant glacial. La vie reprit plus ou moins son cours depuis la grande bataille opposant la flotte du Malvoulant. Red et sa flotte, accompagnés de Jeska, partirent pour régler certains préparatifs essentiels. Quant à Yukikuraï, il dut également s’en aller afin de mettre de l’ordre dans certaines affaires personnelles. Ragnar n’en demanda pas plus. Il faisait entièrement confiance à ses hommes, ils le lui rendaient plutôt bien. Mais ses hommes, justement, mourraient de froid. Entraînés à vivre dans des conditions difficiles, celles-ci devenaient bien trop pesantes.  

En effet, le lendemain de ce chaos, les prêtres décidèrent de passer à l’offensive en accusant cette coalition d’avoir attirée l’armée de l’empereur Teach. Les plus crédules semblaient y croire, tandis que les plus éclairés se remémoraient ces derniers mois de feu et de sang. Apache n’était pas venue pour la première et serait très certainement revenue d’autres fois encore, elle connaissait bien le chemin. Mais la Révolution, ou disons Ragnar, posait problème avec ces manières... brutales ? Il donnait un pouvoir au roi qu’il n’avait, d’après les lois de ce pays, pas acquis malgré les liens du sang avec le défunt couple royal.  

Depuis lors, l’armée révolutionnaire dut quitter le palais et avait un droit de séjour sur Granita, port principal où la température n’était pas la plus fraîche, mais pas la plus agréable non plus. Alors oui, les hommes râlaient, se disputaient, commençaient même à s’affamer. Les graisses maintenaient le corps à une température acceptable, mais il fallait en contrepartie alimenter ce corps. Ragnar, lui, dans sa tête, était jusqu’ici resté enfermé à méditer. Il ne sortait de sa jambe que de rares instants pour se dégourdir les jambes et vider sa vessie. Il ne répondait à aucune question, n’échangeait de mots avec personne. Enfermé dans sa tente, il méditait. Simplement.  

Kardelya et Suelto furent les plus bousculés. Alors que le commandant était en train de dépérir dans sa tente, la jeune Excuse devait gérer l’armée présente, calmer les ardeurs des uns, rassurer les craintes des autres... ce qui, quelque part, faisait partie de ses fonctions quand Ragnar n’était pas en mesure de les assurer. Cependant, il n’était ni mort, ni malade, ni atteint de démence, bien que l’on pût se réserver pour la dernière option. Un beau jour, quand la situation lui sembla insoutenable, Suelto Visconti prit son courage à deux mains et pénétra les loges de son chef sans avoir la permission.  

À l’intérieur, il tomba des nus. Ragnar était méconnaissable. L'odeur qu’il dégageait était immonde, mais son apparence tout autant épouvantable. Frêle, sale, le visage creusé et l’air mort. Pourtant, il pouvait palper cette aura qui se répandait autour de lui. C’était en raison de cette puissance contrôlée qu’il ne prit aucune pincette en s’adressant à l’Empereur révolutionnaire.  

- À quoi joues-tu, Ragnar ? Ton armée se meurt, exactement à ton image, mais tu restes ici les yeux fermés. Je te savais fêlé, tout en parvenant à te comprendre un tant soit peu, sauf que là...

- Ils arrivent, coupa sèchement l’Atout.  

- Hm ? De qui parles-tu ?  

- Des premiers soldats révolutionnaires assignés à résidence à Winter Island.  

Un silence peu cordial s’installa.  

- Tu ne comptes tout de même pas instaurer de force un QG révolutionnaire ? Et regarde-moi quand je te parle, s’agaça le bras gauche de Ragnar.  

Il ouvrit les yeux et sembla gêné par luminosité, comme s’il n’avait pas vu la lumière depuis des jours.

- Pardonne-moi, Suelto. J’ai tellement usé de mes sens que j’ai perdu l’habitude d’utiliser mes yeux. Je t’expliquerai tout plus tard. Il est temps de nous mettre en marche. Le prince nous attend.  

Il se leva avec difficulté, tapota l’épaule de son camarade et sortit de la tente. Suelto le suivit.  

- Avant ça, je crois qu’une toilette s’impose.  

 

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Le froid ? Brrr. Elle ne le sentait plus depuis qu'elle avait croqué au fruit du démon, et qu'il lui avait donné cette capacité qu'elle ne contrôlait pas encore vraiment. Aigrie par l'immobilité, Canaille, pestait contre l'inactivité dont ils faisaient preuve. Cela ne ressemblait pas à Ragnar de rester ainsi, sans se battre ni être actif, dans un port, destiné à mourir de froid lui et ses hommes, au bon vouloir du peuple dont il essayait d'être l'ange gardien. Les hommes, en tout les cas, avaient pris l'habitude de venir la voir dans les moments ou le froid se faisait trop intense, trop désagréable ou trop pesant, sa tente étant le seul endroit sur cette maudite terre gelée, ou il faisait bon vivre, et ou les températures n'étaient pas négative.

Elle fumait, et elle fulminait. Depuis qu'elle était entrée au service de la Révolution, elle n'avait jamais connue de période aussi sombre, aussi peu glorieuse. Elle se battait continuellement contre des hommes ou des femmes, contre des idées et des acquis aussi. Elle se battait depuis si longtemps, qu'elle en avait oublié le mot "repos".

Après tout, elle était la seule à s'en être tiré indemne de ce combat contre l'Apache. Elle était la mieux lotie du lot, et elle faisait donc tout son possible pour remotiver les troupes, en allant régulièrement à la chasse, afin de ramener nourriture, graisse et peaux de bêtes, les trois ingrédients les plus utiles contre une température pareille. Petit à petit, elle gagnait la confiance des hommes de Ragnar et Kardelya, et personne ne la trouvait plus aussi désagréable qu'avant.

Il faut dire qu'elle s'était radoucie. Elle avait changé, faisant plus femme et moins ... Créature puante et sanguinolente, apportant terreur et chaos dans les rangs ennemis, comme amies. Depuis qu'elle fréquentait le frère de son patron, Césare Di Auditore... Plus rien n'était pareil. Elle s'était faite si discrète depuis, qu'on aurait dit que même Ragnar lui même, l'avait oublié.

Mais dans un recoin de son esprit, elle, n'oubliait pas qui il était. Même s'il se négligeait, que la barbe lui mangeait les joues et que la puanteur avait changé de camp, pour devenir l'attribution de l'Atout, sa résolution semblait infaillible, inébranlable, inchangée, au regard de Canaille. Elle avait une confiance aveugle, et une foie tout aussi indicible envers son capitaine.

Elle faisait que son boulot, surveiller que l'entourage du meilleur d'entre eux, du plus fort, du plus beau de tout les révolutionnaires -après la famille Auditore bien entendu, soit aussi propre que ses idées. Elle était un genre de garde chiourme, elle lui gardait les fesses propres tandis qu'il vaquait à ses occupations. Elle était un genre de nounou, qui surveillait habilement et discrètement que rien ne puisse contré le révolutionnaire le plus actif, et le plus virulent de sa génération, et depuis que Rafaelo avait de nouveau disparu dans l'ombre de son idéal ... Le plus important au regard de Canaille Rogers.

Depuis la bataille, installée a quelque pas de la tente, elle attendait. Elle attendait qu'il sorte enfin de cette sorte de transe, ou bien même d'intense réflexion, qui semblait caractériser les grands mouvements de l'âme de l'atout. Et les grands mouvements de son armée également. Après tout, il était le DRAGON de la guerre, celui de la colère et de la revanche aussi.

Alors quand il sortit de sa tente, elle se tenait prête, au coin du feu, de la vapeur sortant par volutes du contact du froid et de la neige qui tombait sur elle, fidèle au poste. Accompagné de Suelto, il semblait vouloir demander audience à un prince négligé, et négligeant, qui n'avait plus aucun pouvoir sur ses propres terres.

- Chef ... Fit-elle en le croisant. On vous attendait. Dit-elle en regardant les quelques hommes restés sur place, et qui s'étaient agglutinés autours d'elle pour avoir plus de chaleur à disposition. Si elle n'avait pas encore rejoins Rafaelo, surtout, c'est qu'elle croyait au combat de Ragnar. Et qu'elle n'avait toujours pas digérée la façon dont on l'avait traité, elle et les autres femmes, après la bataille ...

Il paraît que les hommes ne changeront jamais, ils resteront des idiots aux idéaux et aux idées bien ancrés dans le fond de leur caboches. Pour les faire avancer, rien de mieux qu'un bon coup de pied au derrière...

Et surtout, rien de mieux qu'une bonne botteuse de cul comme elle, ça aidait.

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Les lendemains de bataille ne sont jamais évidents, que l'on aie encaissé des coups ou pas, mais cette fois-ci, c'est clairement au-dessus de tout ce que j'avais pu imaginer ou ressentir.
Je ne saurais dire combien de temps je reste incapacitée, me réveillant quelques fois dans la douleur et la fatigue, avant d'être assommée par une flopée de médicaments et la retombée des opérations que j'ai subi. J'avais l'esprit trop embrouillé pour comprendre grand chose, mais bon, je pense qu'avoir eu un bras me transperçant le ventre, ça ne doit pas faire du bien au corps et je ne peux que remercier l'adrénaline du moment de m'avoir fait tenir debout assez longtemps pour me débarrasser de l'ennemi.

J'ouvre les yeux droit vers un plafond bâché de blanc, une grosse lampe m'agressant furieusement la rétine, me faisant grogner de douleur, me tortillant dans mon lit médical.
Bien vite, une silhouette se précipite vers moi et je reconnais la voix lassée de Hachiro, mon médecin d'équipage, qui m'adresse un long soupir avant même de parler:

- Enfin vous vous réveillez capitaine. J'espère que vous tomberez pas dans la vapes cette fois, on a calmé peu à peu les doses de médicaments, donc ça devrait moins vous embrouiller cette fois.

- Com... Combien... Combien de temps...


J'ai la gorge sèche et je suis prise d'une quinte de toux, avant que l'on ne me fasse boire un peu d'eau.

- Vous disiez?

Alors qu'il m'a redressé pour me faire boire, j'inspire et expire longuement, alors que je me sens encore lourde et endolorie:

- Combien de temps je suis restée dans ce lit?


- Une semaine. On a été déplacé à un port éloigné du château dès le lendemain de la guerre, mais... Eh!


Une semaine.

C'est tout ce que je retiens des propos du médecin de guerre: le fait que j'ai passé autant de temps endormie, à rien faire!
Je me suis placée au bord du lit, me relevant rapidement... avant de sentir mes jambes se dérober sous moi, alors que je suis prise d'un violent vertige, 'affalant contre le lit. Ce ne sont pas des fourmis que j'ai dans les jambes mais des scorpions à ce point-là!

- Ne brusquez pas votre corps comme ça capitaine... Vous n'avez eu aucune activité physique des jours durant, n'avez rien mangé, hormis des nutriments en perfusion, et vous êtes resté allongée tout ce temps sans varier la position... Sans compter les lourdes opérations que vous avez eu et...

- Ragnar... Où se trouve-t-il?


Il grogne en roulant doucement des yeux:

- Vous n'écoutez rien de ce que je dis, hein?

- Ce n'est pas le moment, Hachiro! Le Malvoulant va clairement riposter après cette guerre et on doit...


Il pose sa main sur mon épaule, soupirant de nouveau:

- Je comprends, mais je ne peux pas vous laisser faire, dans un état pareil et je...

- Je ne suis pas en porcelaine! Et il n'est pas question de ma santé mais de toute une île à protéger, voire plus, avec la menace sérieuse d'un Empereur! Je ne peux pas me permettre de me reposer comme ça!
Il faut que je vois Ragnar pour savoir ce qu'il se passe!


Il grimace, avant de se plaquer la main sur le front en secouant doucement la tête:

- Erf... Bon d'accord... Mais après, vous retournez vous reposer et vous me promettez de ne pas forcer, d'accord?
Il me semble qu'il se repose...


- Cinquante mètres au Sud-Est...


Le médecin bloque complètement, la bouche mi-ouverte, avant de tourner la tête dans la direction que j'avais machinalement indiqué:

- Je... Oui, je l'ai vu rentrer dans une maisonnette par là-bas... mais comment...

- Je ne sais pas non plus... Je l'ai senti, c'est tout... et il n'est pas seul d'ailleurs...


Il s'est passé tellement de choses durant cette bataille... je sens et vois des choses que je n'avais jamais vu auparavant...
Je me redresse sur mes jambes encore flageolantes, grognant en tentant de canaliser mon Haki de l'Armement, pour durcir mes articulations et mieux tenir, mais je peine à me concentrer.
Hachiro récupère une béquille et me la tend, me faisant grimacer grandement... et je finis par la saisir, grommelant un "merci" léger, honteuse de devoir avoir besoin de ça, après mes propos...

Je sors de la chambre après m'être rapidement habillé, avec un bref brin de toilette, claudiquant vers Ragnar et... Canaille? Je "sens" Suelto" aussi... Ce sont les médicaments qui m'ont bousillé l'esprit ou quoi?
Deux révolutionnaires bloquent l'entrée du bâtiment, mais ils s'effacent vite de devant la porte, en me voyant arriver.

Je rejoins Ragnar... et suis surprise de bien des choses.
Déjà, l'aspect de Ragnar, complètement cadavérique, bien loin du solide guerrier que je connaissais... Mais aussi... il y a vraiment Canaille et Suelto dans la pièce?!? Je les ai vraiment sentis à distance? Que... Argh, je dois penser au plus urgent que mon esprit déraillant comme ça!

Sans être invitée, je m'affale lourdement, sans savoir que je présente moi aussi une personne amaigrie et faiblarde, au teint pâle rivalisant avec la neige environnante, mais j’hameçonne mon capitaine d'un regard le plus sérieux et actif possible:

- Ragnar... Qu'est-ce qu'il se passe à Winter?
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Je reprends connaissance assez rapidement, enfin je crois. Je suis de retour plus près du château que ce que j’étais à la fin de mon combat. J’entends des gens gémir tout autour de moi. Je me redresse sur les coudes, je vois d’autre gens couché dans la neige. Ils doivent trier les blessés ici. Je me laisse retombé sur le dos écrasé par la douleur… non pas la douleur, par la honte. Je vais globalement bien. Bien mieux que d’autres. J’ai des bleus et des coupures surtout. Je ne pense pas avoir de fractures, ni d’organes touchés. J’ai juste honte de mon arrogance et de la facilité avec laquelle cette femme m’a mis KO. Je me croyais fort. Je me sentais prêt pour le nouveau monde. Tu parles quelle déconvenue. Je mets à faire un ange avec les bras et les jambes tout en ressassant ce qu’il s’est passé.

Ce qui me perturbe vraiment c’est la fin du combat. Pas vraiment que j’ai perdu, mais que je n’ai pas subis plus de dégâts. Qui m’a sauvé ? L’arme a été lancée de si loin. Puis, c’est du gel que j’ai cru voir dans l’entaille ? C’est comme les plantes bizarres, elles avaient l’air d’avoir pris froid. La température ne pouvait pas expliquer cela. Puis, j’avais suivi Tom aveuglement et elle m’avait éloigné des troupes pour pouvoir s’enfuir. Qui m’avait ramené ici ?

Je vis soudain Jeska penchée au-dessus de moi. Puis des médecins qui viennent m’examiner. Ils pansent mes coupures les plus graves. Cela m’énerve un peu, je ne suis pas si mal en point que cela. D’un coup j’en ai marre de ne rien faire. Je me lève et participe à porter les blessés, déblayer la zone de combat. Je me rends utile autant que je peux dans mon état.


La nuit tombante un banquet s’organise. Je mange, je bois. Je suis vivant, j’en suis déjà heureux. Mais je ne sais pourquoi il y a quelque chose qui ne va pas. Je ne suis pas d’humeur à faire la fête après cette bête défaite, après avoir vu temps de corps alliés s’empiler dans les fosses communes. Pourtant, ce n’est pas la première fois que je participe à une grande bataille. Généralement après quelques bières, la joie d’être en vie avec mes camarades à raison du reste. Alors qu’est-ce qui fait que ce repas me semble faux ?

Je me fais plus discret, pour pouvoir observer. J’observe avec mes yeux autant qu’avec mon Haki. Les soldats de la révolution et ceux de Red sont réellement content d’être en vie. Ce ne sont pas eux le problème. Enfin peut-être que si. Je me rends compte que la garde jette des regards tendus vers nous. Je me concentre et mon Haki m’en apprend presque trop. Personne n’est content de cette victoire. Les chasseurs de l’Ouest sont mécontents, leur aura me le dit et leur regard sur les femmes présentes m’explique pourquoi. Très peu d’aura exprime la joie et la satisfaction, je distingue plutôt de la peur, de l’envie, du mépris. Tout cela crée une chape de plomb sur la salle. Soudain, une aura de pure joie et un peu de lubricité m’attrape pour me faire danser. Je me retrouve à danser avec Jeska. Elle tourbillonne, elle se colle, elle rayonne. Elle fait boire de son eau Ka. Quand elle me relâche, j’ai la tête qui tourne et je ne sais pas si c’est l’effet de la demoiselle ou celui de l’alcool. En tout cas, j’ai oublié pourquoi je me faisais du mouron. Par contre je n’oublie pas de reprendre de la bière.

***

Bien vite, quand tous les blessés ont eu les premiers soins, que les morts ne trainent plus à tous les coins de rue, que les débris de toutes les explosions et autres attaques sont déblayé, nous sommes relégués dans un camp de fortune sur Granita. Ce que j’avais ressenti durant le banquet n’était autre que la complexité politique de l’ile. Moi, la politique ce n’était pas mon dada. Lors des premiers jours dans notre campement, j’avais essayé de me représenter la situation. Cependant, il y avait trop de faction différente pour un néophyte comme moi. J’en comptais au moins quatre, le Prince, les prêtres, les chasseurs et les agriculteurs… Puis nous aussi bien sûr. En plus, ils devaient y avoir un certain contentieux vieux de dizaines d’années, voire de générations. Je ne savais que faire pour aider la cause. Ragnar s’isola en ermite. Kardelya eut besoin de soin poussé. Canaille tentait de maintenir le moral des troupes. J’essayai un jour aussi, mais ce n’était pas pour moi. J’allais donc voir Ragnar.

« Ragnar la situation me dépasse complètement. Les affres de la politique me semblent plus complexe a affronté qu’Apache elle-même. Je ne sais pas ce que je peux faire pour aider. J’aimerais explorer un peu l’ile. Il y a des choses que je pourrais apprendre ici, je crois. Si au passage je peux montrer que les révolutionnaires sont bons. Je le ferai sans hésiter. C’est le seul moyen que je voie pour le moment pour être utile. »

« Je veux retrouver celui qui m’a sauvé. Je crois qu’il pourrait m’apprendre une nouvelle technique. Ensuite, j’irai à Hazey. J’espère que Mira m’apprendra à manier le Kusarigama. Je pense que son village sera plutôt de notre côté. »


Règne du Prince  Kuroko.no.Basuke.600.1903798 Règne du Prince  Steamp10
"C'est en forgeant que l'on devient forgeron, c'est en voyageant que l'on se forge un nom"
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Malon est seul sur le pont. C'est compréhensible, il fait si froid ici. Il a pour mission d'observer les environs et de prévenir le capitaine dès qu'il aperçoit le moindre morceau de terre. Normalement on observe depuis le haut du mât, mais une tempête en a arracher une partie. Pour une fois les marins sont heureux de ramer tellement ils craignent la morsure du froid. Malon jette régulièrement un coup d'œil sur les autres navires de la flotte révolutionnaire. C'est un miracle que les six navires soient encore là après ce long voyage depuis Luvneel.

Il se souvient avoir passé plusieurs mois là bas après son recrutement par Ragnar dans les bas fonds des ruines. Il accueillait les nouveaux nouvelles recrues et leur affectait des quartiers jusqu'au jour où ils reçurent une missive du chef des armées demandant des renforts à Winter Island, dans le nouveau monde. Les responsables locaux étaient un peu effrayés à l'idée de s'y rendre, mais il fallait agir en vitesse. Les navires contiennent des hommes en arme, des vivres, des matériaux de construction, des munitions et toute une armada d'officiers et sous-officiers pour encadrer les troupes. Malon n'a pas eu accès à la missive, mais il se doutait qu'ils étaient là pour enraciner la Révolution sur l'île.

Le zaunien espérait qu'ils ne s'étaient pas perdus. Le vent glacial frappait sa chaire et de la glace comblait les trous laissés par ses plaies. Sa barbe et ses cheveux paraissaient plus propres car recouverts de neige. Il avait attrapé des infections durant le voyage et heureusement d'ailleurs. Son corps est en pleine bataille contre les bactéries, le sang circule vite, sa peau est brûlante. Cela compense la température ambiante. Le champignon qui avait poussé entre son auriculaire gauche et l'ongle était plus efficace contre le froid que les morceaux de tissu qui recouvrait les autres doigts.

Tiens... Quelque chose au loin? Il se frotte les yeux et prends sa jumelle pour vérifier. Oui, il ne se trompe pas. Il aperçoit la terre, des montagnes, des lueurs rouges... Un feu peut être? Un port? Il faut prévenir le capitaine. Le colosse se rend dans la cabine de son supérieur qui finit par constater la même chose que lui. Au fur et à mesure que la flotte se rapproche des terres, les marins sortent pour constater d'eux même la bonne nouvelle. C'est un soulagement pour eux, même si leur mission ne fait que commencer. Malon est curieux de savoir ce qu'est devenu Ragnar. Il ne pourra peut être même pas le voir, après tout, il n'est qu'un simple soldat. Au bout de deux heures, la flotte arrive enfin au port.



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Granita, la partie de l'île où la flotte a fini par accoster. C'était difficile de traverser la mer remplie de morceaux de glace jusqu'au port. Un petit port qui plus est, surtout prévu pour les pêcheurs de l'île. C'est là où se trouve l'armée révolutionnaire et son chef Ragnar. Les troupes débarquent finalement accompagnées par des émissaires du camp. Malon, en tant qu'infirmier, transporte du matériel médical avec une dizaine d'autres personnes. Chargé comme une mule, il traverse le village enneigé sous le regard apeuré des locaux. Les hommes sont particulièrement nombreux et chargés. Le zaunien est impatient d'arriver. Que ce soit pour soigner des blessures de guerre ou revoir son chef. Il ne l'avait que très peu vu à luvneel au final. Il ne sait pas pourquoi, mais il a l'intuition que suivre cet homme mystérieux pourra lui apporter beaucoup.


Enfin, arrivé au camp. Les nouveaux soldats étaient effrayés de voir l'état décrépi de leurs camarades. Ce n'est pas le cas de Malon qui voit à travers les corps maigres, meurtris et blessés un nid à maladies, surtout en plein Nouveau Monde. Il peine à cacher sa joie et son empressement d'approcher les blessés. La colonne armée commence à se séparer dans le camp. Certains vont installer une cantine pour nourrir les troupes tandis que les officiers vont réorganisés les troupes sur place. D'un coup d'un seul, les révolutionnaires épuisés se réveillent, heureux de voir des renforts dont la plupart n'était pas au courant de l'arrivée. L'agitation reprend le camp endolori. Des feux sont allumés pour réchauffer les nouveaux venus, des tentes sont montées aussi vite que poussent des champignons sur un cadavres. Malon arrive enfin vers une tente où sont entreposées les blessés.

L'infirmier se met au travail et commence par désinfectés des blessures qui semblaient encore très récentes, renouvelle des bandages usagers, apportent du matériel chirurgical aux médecins et participent à extirpés des balles encore logés dans le corps des blessés. Un tout jeune médecin l'interpelle.

- Eh toi apporte moi une pince!

- La voici docteur!

Répondit le cornu d'une voix grave.

Malon accompagne le médecin dans son opération. Le blessé qui, faute d'anesthésiant, se met à hurler de tous ses poumons. L'infirmier ressent la violence de la bataille à travers la souffrance des soldats.

- Votre arrivée est aussi bienvenue qu'inattendue!  

Dit-il d'une voix fébrile.

- Je suis tout aussi heureux que vous, le voyage était épuisant.

- Pourriez vous me rendre un service?

- Je suis là pour ça.

- Une personne importante du nom de Kardelya est sorti d'un coma d'une semaine. Comme c'est une tête brûlée, elle a refusé de se reposer et est parti voir le chef. J'ai peur qu'elle tombe de fatigue. Pouvez vous vérifier si elle va bien?

- Où puis-je trouver la demeure du chef?

- Cinquante mètre au Sud-Est, une petite maisonnette...

- Comptez sur moi docteur.

Le cornu se dirige d'un pas lourd vers la direction indiquée. Si il trouve cette personne, il trouve Ragnar, certainement entouré de personnalités importantes. Il traverse le camp en comptant ses pas et demande à des badauds son chemin pour s'assurer de la direction. Il finit par trouver la maisonnette en question. Deux révolutionnaires bloquent la porte. Il s'approche d'eux d'un air visiblement menaçant, car ces derniers s'apprêtent à dégainer leurs armes.

- Je suis infirmier, je viens apporter mon aide à une certaine Kardelya sur ordre d'un médecin du camp. Ragnar me connaît.

- Hum... Attendez ici. Votre nom?

- Malon, Malon Rouge.
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On ne m’accordera donc aucun répit, pensa le révolutionnaire. À peine sorti de sa tanière, lavé et habillé, il fut immédiatement apostrophé par une palanquée d’officiers. Il imposa la présence de Kardelya, de Canaille et de Suelto dans sa tente. Il autorisa sans aucune hésitation le départ de Yukikuraï, accompagné de quelques hommes, afin de mener à bien ses objectifs et la campagne publicitaire pour la Cause. Quand ils furent tous installé autour d’un feu, de l’agitation vint perturber l’entretien. Presque de manière inconsciente, étant quasiment toujours activé, Ragnar utilisa son mantra pour mesurer la gêne. L’odeur, l’estimation de l’aspect physique, le timbre de la voix, le rythme cardiaque... Malon Rouge !

« Laissez-le donc entrer », hurla l’Atout sans colère. Le cornu entra sans la moindre hésitation, ne craignant la présence d’autres invités. Il obéit purement et simplement à son chef. “Malon, mon ami, quel plaisir de te revoir ! Bienvenue dans le Nouveau Monde, lieu éphémère tant on sait que chaque jour de plus à vivre est une bénédiction.” Il invita son nouvel allié à s’installer autour du feu et le présenta à l’ensemble de ses camarades. Malon prendra la fonction de médecin d’équipage, renforçant l’unité médicale tenue par Robert, bientôt à la retraite. Ragnar, heureux, en comptant Yukikuraï parti vagabonder, jouissait d’avoir ses officiers et plus fidèles alliés au complet, à ses côtés.

« Bien, commençons. Nous avons essuyé beaucoup de pertes et nos plaies ne sont pas toutes pansées », fit-il en jetant un regard à Kardelya. « Cette diablesse d’Apache aurait pu nous faire perdre de vue l’un de nos objectifs, à savoir l'affiliation de Winter Island à la Cause. Avec l’aide de nos amis pirates, nous avons pu les protéger, en repoussant l’attaque des larbins du Malvoulant. Ce n’est pas quelque chose d’anodin. » D’une part pour un si jeune équipage qui a repoussé une des flottes d’un Empereur, mais d’autre part pour les répercussions qui retomberont prochainement. « Ce Teach, dit Suelto Visconti, soyez absolument certains qu’il n’en restera pas là. »  

Ragnar ne put s’empêcher de laisser apparaître un ignoble sourire qui laissa perplexe certains proches. « Je l’espère, Suelto, je l’espère. » Les deux hommes se regardèrent intensément, avant que le rouquin ne levât ses yeux vers le ciel, désespéré. « Cependant, reprit-il, nous ne pouvons laisser ces braves gens sans défense. Autrefois, l'empereur d’ivoire a protégé cette île, jusqu’à sa mort, provoquant la colère de Teach qui ne put l’achever lui-même. Depuis ce jour, Winter Island subit la haine de ce tordu qui envoie ses armés massacrer les habitants de l’île. Nous devenir cet empereur d’ivoire qui les protégea autrefois. »

Il se tint le menton, l’air pensif. « Mais... La tâche ne sera pas aisée. Le Prince est de notre côté, mais comme il ne possède ni le fruit de la glace, ni le fruit de la neige, il est considéré comme illégitime au trône. Depuis lors, les prêtres ont pris le pouvoir et prennent les décisions. Le prince n’agit que pour les accords internationaux, sauf Winter Island est un peu le patelin trop froid et oublié de tous. »  

Le contexte étant maintenant posé, l’Atout put exposer son plan de conquête. « Quels sont ceux qui vont nous mettre des bâtons dans les roues ? Tout simplement ceux qui nous ont interdit d’habiter la capitale : les prêtres. Ils voient notre venue de mauvais augure, notamment pour leur place privilégiée dans le royaume. Le prince est évidemment notre plus grand soutien. Le second problème réside dans l’immensité de l’île, le peu d’habitant et les difficultés à communiquer. Des conditions de vie extrêmes, des tribus renfermées sur elles, des pensées et coutumes différentes, il sera très difficile de rassembler tout le monde. Sans compter l’éventuelle méfiance qu’ils peuvent avoir des étrangers tels que nous. En d’autres termes, nous allons mener une campagne de séduction. Nous allons commencer par le premier village dans lequel nous avons débuté notre aventure. Les femmes que nous avons émancipées seront d’un grand soutien. »

Mais Ragnar ne sera jamais un dictateur et ne prendra jamais de décision sans le consentement de ses hommes. Ainsi, il les observa tous, un par un, scrutant soigneusement les diverses expressions. Cela lui permit d’avoir une idée d’ensemble sur la direction que voudront prendre ses camarades. Il n’aimait pas user de ses sens pour sonder ses proches, mais comme dit précédemment, il utilisait son empathie presque de manière inconsciente. « Mes frères, mes sœurs, à vous la parole. Des suggestions, des critiques, des commentaires, je vous écoute. »


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Elle était bien belle, la brochette de révolutionnaire le nez dans leur basquette, le morale en berne comme un drapeau pirate à Logue Town, et le froid qui gelait même vos os à travers les couches de vêtement, n'aidait assurément pas. Canaille ne disait rien, mais elle se retenait surtout de secouer quelques puces, qu'elle savait bien installé au chaud, sous les cuir chevelus, ou dans les poils les plus secrets et les recoins les plus infâme. Après avoir rassuré ses hommes en se montrant, il était l'heure des révélations. Certainement pas le genre qui changerait la donne et l'espoir mourant en cette fin d'après midi, mais ça lui suffisait.

Elle réfléchit longuement, et si on lui avait demandé son avis, aurait surement opter pour la voie de la violence, plutôt que celle d'une énième diplomatie qui serait probablement un échec dans ce pays de macaque arriérés, qui considéraient la femme comme une chose fragile, sans défense, sans intérêt. Il fallait tout révolutionner, tout changer, dans ce pays. Des traditions jusqu'au pouvoir politique, et peut être, alors, qu'on aurait une chance de faire bouger les choses ; Programmes éducatifs, propagandes bien ciblée ... Tout ça ne devait plus être qu'un tas de cendre fumante, qui servirait de terreau au rêve des petits filles blessée d'hier, et qu'elle voyait déjà courir demain, libre de leur envie et de leur idée. Sans contrainte, ni mariage forcée, comme la tradition voulait qu'à partir d'un certain âge, ne pas avoir de maris était une honte pour toute la lignée.

Des pensées occultes et obscures, sortie d'un temps qu'elle ne voudrait jamais connaître. On avait fait du progrès depuis dans l'égalité des sexes. Et encore, c'était pas encore ça. Il y'aurait toujours des injustices partout, supposait-elle ...

- Et la guerre dans tout ça ? Tu crois qu'ils vont nous laisser librement saper leur pouvoir et leur autorité sur l'île ? Elle avait élevé la voix, consciente que certains la voyait encore comme une pièce rapportée, une élément étranger et extérieur à la compagnie des Libérateurs. Pourtant elle avait pleinement épousé leur cause, et ne servait plus que Ragnar, tout en continuant à purger tout ce qui pouvait l'être dans sa propre équipe. L'eglise et les prêtres, c'est l'opium du peuple ... Et c'est ce que tu veux combattre. Alors combattons le mal par le mal ? Qu'elle disait, s'exprimant maladroitement comme d'habitude. Troquer le culte ancestrale, contre le culte de la personnalité, en somme.

Elle voulait négocier oui, mais surtout montrer leur puissance et leur unité à tout Winter Island.

- Je propose que l'on marche en régiment, tout nos hommes en rang sérés, comme une seule entité qui serait invincible ... C'est par la force que nous devons séduire, Ragnar, et c'est par la force elle seule que nous arriverons à nos fins ...

Elle avait beaucoup songé à ce pays, Winter Island ... Elle détestait l'endroit, mais s'était finalement résolue à penser que même si elle n'appréciait pas ses habitants, ni ses coutumes, ni sa société ... Elle n'était plus obligée d'aimer pour protéger, pour vouloir faire les bons choix, et donner leur chance à un peuple qui ne demandait qu'à évoluer, sans qu'elle ne le sache.

Elle laissait le bénéfice du doute à Winter, c'était maintenant leur tour de faire un pas dans leur direction. Sa cigarette vissée  à la bouche, elle regarda tour à tour tout les lieutenants de Ragnar. Une bien belle brochette de révolutionnaire aigris tiens, et l'enfer blanc qui les attendait ... Mais pas pour elle, grâce à ses nouveaux pouvoirs, elle passait pour la plus dur à cuire du groupe.

Faut dire qu'elle n'aurait pas bouillie, même à mille degrés.  

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On n'a guère le temps de se poser dans cette pièce que Ragnar hausse le ton, pour que l'on laisse rentrer quelqu'un, que je ne connais pas du tout, mais qui semble familier à Ragnar.

Un grognement léger accompagne le regard de Ragnar qui se pose sur moi, lorsqu'il parle de blessures: ce n'est pas ma première blessure sur le terrain, pourquoi on devrait s'inquiéter de celle-ci et pas des précédentes?

Je me renfonce dans mon siège en croisant les bras:

- On ne devrait pas trop traîner sur cette île, Ragnar commence à penser comme le "conseil" du prince, à vouloir mettre les femmes de coté...

Concernant le dénommé Malon, je suis sur le point de l'envoyer paître en une phrase acide, mais je bloque un moment, avant de me raviser:

- C'est bon, j'ai pu faire cinquante mètres sans me vider de mes tripes et je meurs juste de faim, c'est tout... mais j'aurai quand même besoin de votre expertise pour quelque chose, plus tard, quand nous aurons fini de parler de Winter.

Je ne vais pas parler directement en public de ce qui déraille dans mon cerveau, depuis la bataille de la semaine dernière, mais je vais quand même profiter d'avoir un spécialiste à portée de main pour me renseigner.

Les premiers mots de Canaille sont aussi "bourrins" que Ragnar ou moi, ce qui me surprend sur le coup: je n'ai pas spécialement eu l'occasion de parler avec elle, restant assez peu sociable sur les bords, mais à l'entendre, l'affaire sera loin d'être simple.

- Que ce soit avec le Malvoulant, leur conseil ayant grandi dans une grotte et nous avec ce souhait de parade militaire, j'ai l'impression que le peuple devra choisir quelle tyrannie est la moins pire...
Je comprends l'idée sur le principe; ça permettra de montrer que nous sommes une force de protection sur laquelle Winter Island pourra compter, surtout après le tour de force que vous avez pu faire en chassant cette flotte d'Empereur.


M'ouais, vu l'état dans lequel j'ai fini à la fin de la bataille, j'ai du mal à m'inclure dans la victoire: c'est quoi cette manière de gagner avec une semaine de coma, sérieusement?

- Mais nous avons de sérieux handicaps sur le dos, notamment l'opinion de la population concernant les sages entourant le prince.
Si on dissout un conseil auquel la majorité du peuple croit, on va se retrouver avec une sérieuse opposition sur nos épaules, voire des tentatives de coups d'État.
Effectivement, on va devoir s'informer de la direction politique des habitants, avant d'entreprendre quoique ce soit contre les prêtres. Soit on fait ça, soit on essaie de le rendre légitime, avec cette histoire de fruits du démon, mais bon, ça semble bien plus compliqué à faire ça: ce ne sont pas des objets simples à trouver et vus leur nom, on dirait des Logias, les fruits les plus rares au monde.


Je masse mes tempes en grommelant:

- J'ai l'impression que l'on ne peut qu’utiliser notre statut de "vainqueur", pour jauger la population, avant de revenir voir ces prêtres.
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Je déchantai assez vite, à peine m’étais-je mis en route. D’abord on m’assigna cinq volontaires qui en avaient marre de se geler les miches. Voyant leurs dégaines, je regardai la mienne et j’était encore comme après la bataille. Je leur intimai de retirer leurs vêtements et de se rafraichir dans la neige. Ils rechignent, mais en me voyant faire pareil, ils finissent par obéir. Je trie mes couches de vêtements et je mets d’abord celle qui sont le plus abimé terminant par ceux en meilleurs états. On ne voit plus les traces de coupures, j’ai presque l’air présentable. Mes soldats aussi ont l’air présentable et leur moral semble avoir repris des couleurs. Cependant, ce ne fut pas le plus gros problème. Autant durant la bataille tous les autochtones coopérèrent volontiers, autant maintenant qu’il n’y avait plus de menace immédiate c’était vraiment autre chose.

Nous nous rendîmes à Granita qui était la ville la plus proche du camp pour y louer un moyen de transport. Je n’avais pas envie de crapahuter à travers toutes l’ile à pied, quand ils avaient des moyens de se déplacer plus adapter. Je ne saurai jamais si c’était leur naturel qui était revenu ou bien si des ordres avait été donné de ne plus nous aider, mais nous dûmes payer une petite fortune pour le plus vieux traineau et deux rennes décrépis. Une fois qu’on eut compris comment faire avancer notre véhicule et que nous furent loin des oreilles indiscrètes, la rancœur explosa.

« On est d’accord qu’on vient de se faire truander comme des bleus ? »
« Je ne suis même pas sûr que les bestiaux ne vont pas canner avant qu’on arrive quelque part. »
« Vous avez raison, c’était trop cher et la qualité laisse à désirer. Cependant qu’est-ce qu’on aurait pu faire. C’est la seule personne qui voulait bien faire affaire avec nous. On a pris ce qu’il nous donnait au prix qu’il demandait. »
« Je ne sais pas pourquoi tu ne t’es pas énervé Yukikurai ? »
« Pour la même raison qui vous a poussé à vous contenir. Nous sommes en représentation pour la révolution, pour une cause plus grande nous. Essayons de garder cela à l’esprit, nous essayons de gagner le cœur de ces gens. Et si ça passe par l’argent, ça passera par l’argent. Tant que ce n’est pas les poings, je crois que tout est bon. Je loue votre sang froid camarades. »
« J’étais sur le poing de protester quand tu m’as fait non de la tête, avant même que j’ouvre la bouche. »
« Ah bon ? »
« Oui et moi, tu m’as fait un geste discret de la main. C’est ton attitude qui a modelé la nôtre. »

Voilà qui était intéressant. Je m’étais sans doute servi de mon Haki sans vraiment m’en rendre compte. Ici j’aurais anticipé les réactions des mes hommes en sondant leur humeur. Si j’avais vraiment fait ça, je devenais bon. A peine, eu-je pensé ça que mon ventre se contracta et me rappela la morsure du poing et de la défaite. Je n’avais pas le droit de me croire bon. Si je l’avais fait inconsciemment, c’était peut-être de la chance. C’était peut-être juste du mimétisme. Face à une situation nouvelle, les hommes guettaient leur leader et calquaient leur réaction dessus.

« Enfin soit, il y a au moins une personne qui est content de notre présence ici aujourd’hui. »

Tout le monde rit et la tension disparu. Je pouvais à présent me concentrer sur la recherche de l'étrange aura qui m'a sauvé les fesses.


Règne du Prince  Kuroko.no.Basuke.600.1903798 Règne du Prince  Steamp10
"C'est en forgeant que l'on devient forgeron, c'est en voyageant que l'on se forge un nom"
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- Le cornu a la sensation d'assister à un conseil de guerre. Lui, un simple soldat, devant les grands qui ont participé à la bataille face à Malvoulant. Nouveau sur cette île, comme tous les renforts, il ignore presque tout des us et coutumes de ce pays, sa politique, ses zones de pouvoir et l'état de la population. Nonobstant, l'Empereur lui a demandé de se prononcer sur la décision à prendre. Il ne peut s'y soustraire.

- Il vient de rencontrer deux femmes qui semblent être des proches de Ragnar. La première à avoir parlé a tenu un discours militariste et semble prompte à achever la prise du pouvoir par les révolutionnaires. Malon comprend son état d'esprit: pourquoi laisser un prince et des clercs se disputer le pourvoir alors qu'ils sont affaiblis? Cependant l'entreprise lui paraissait périlleuse. Les troupes sur place sont soit exténués de la bataille soit ne connaissent pas le terrain. D'autant plus qu'ils risqueraient de rencontrer une très forte résistance de la part de la population et de leurs ennemis politiques.

- La seconde femme semble avoir compris pourquoi il était là sans que Malon n'ait à parler. Sans doute a-t-elle remarqué la trousse de soin qu'il portait en bandoulière. De quoi d'ailleurs voulait elle lui parler? Le zaunien n'est clairement pas à l'aise avec cette femme, bien qu'il l'a trouve ravissante. Cette Kardelya semble raisonnable dans sa prise de parole: jauger la population avant d'agir. De plus, il est vrai qu'il faudra s'occuper de cette affaire de fruit du démon. Malon prend enfin la parole après les autres:

- Peut être devrions nous nous installer dans les différentes parties de l'île et fournir un service public plus efficaces que ceux du prince ou du clergé pour montrer la puissance de nos idées. Il serait peut être intéressant d'installer des hommes ici pour s'intégrer à la vie locale petit à petit, afin que des locaux soient de notre côté. J'ai vraiment envie de massacrer le clergé, mais peut être devrions nous d'abord montrer qu'il est dépassé.

Il fit une pause dans sa tirade. Puis repris après un silence gênant.

- Je laisse les personnes aptes prendre les bonnes décisions. Quelle qu'elle soit, je la suivrait jusqu'au bout. Je prie simplement pour que la collaboration avec le pouvoir en place, si elle a lieu, ne soit que temporaire.

Quand il prononce ses mots, son regard noir et persistant est fixé sur les yeux de Ragnar. Il attend beaucoup de l'Empereur, il a décidé de le suivre jusqu'au bout. Sa prière est sincère, il vaut libérer ce monde des puissants. La Révolution est une peste qui doit se rependre lentement, mais sûrement dans la tête de tous. Elle doit pourrir les vieilles conceptions du monde afin que le nouveau modèle pousse sur le cadavre de l'ancien. Il se sent de trop dans l'assemblée. Il sourit et bave devant tout le monde comme un immonde pervers. L'hygiène discutable de l'endroit et les corps meurtris de ses camarades lui procurent beaucoup de jouissances qu'il serait malvenues d'exprimer. Mais il ne peut s'en empêcher. Les corps malades l'attirent et ça se voit. Ses propos suivent sa pensée, mais pas ses obsessions du moment.

- Je vais m'absenter un moment. Je vous attends à l'extérieur. Appelez moi en cas de besoin.

Il baissa la tête en signe de respect envers Ragnar et les dames de fer. Il se tourna et sortit du bâtiment. Le froid et le vent glacé reviennent frappés son corps moisi. La douleur le mit dans une forme de trance. Son regard est fixé à l'horizon, tout son être planté tel un pieux dans la neige sur le mur en bois. Silencieux, il attend son heure. L'heure d'agir, celle de frapper, celle de contaminer les têtes par de nouvelles idées, celle de découvrir des maladies inconnues qu'il souhaite contracter. Dans ce pays glacé, il sera un sanctuaire de vie.
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Ragnar écouta attentivement chacun de ses conseillers. Kardelya semblait avoir de gros doutes quant à l’image que le peuple de Winter Island a de la révolution qui est venue armée. En même temps, sans cette armée, ce même peuple serait probablement enfoui sous des mètres de neige, morts. Elle souligna également le fait que renverser le pouvoir actuel ne serait pas forcément une bonne chose. L'Atout comprit immédiatement qu’elle se rappela leur mésaventure à Parisse. Cependant, la situation semblait légèrement différente.

« Tes doutes sont évidemment justifiés, Kardelya. Néanmoins, les prêtres n’ont pas la place que tu imagines dans le cœur de ces braves gens. Ils sont encore dans le deuil de la disparition du roi et de la reine, ainsi que du gardien du royaume, l’Empereur d’Ivoire que le Malvoulant n’a pu tuer de ses mains autrefois. En soit, l’idée de Rogers me brancherait davantage... mais ce serait une mauvaise idée. Donnons au prince sa place légitime que tout Winter Island attend depuis des années et obtenons le statut de gardien disparu avec l’ancien empereur. »

Au fond de lui, Ragnar souhaitait obtenir un des deux fruits, de la glace ou de la neige, sachant que le second appartenait déjà à une collègue. Les principes de ce royaume devraient changer pour permettre au prince d’accéder au trône. Il revint aussitôt auprès de son public et se tourna vers le dernier arrivé, Malon. Comme il l’imaginait, ce dernier n’avait pas froid aux yeux et ne se laissait pas intimider. D'autant plus que ses suggestions sont toutes aussi bonnes. Aussitôt terminé, ne se sentant pas à sa place, le médecin sortit. Dommage, pensa le révolutionnaire.

« L’idée de nous intégrer aux coutumes locales ne me semble pas être une mauvaise chose. On ne peut pas s’imposer sans connaître les modes de vie des tribus, sans connaître le peuple, leurs idées, leurs ambitions, leurs besoins, leurs priorités... partons en immersion, chers amis, dans ce pays glacé, hostile et peu accueillant. De ce froid, nous en ferons un coin chaleureux et agréable pour nos frères fraichement arrivés. » Il ordonna au camp de se lever et de se préparer à un départ imminent. Il sépara ensuite son armée en cinq petits groupes qui s’intégreront dans l’une des régions de Winter Island. Yukikuraï étant déjà parti, il ne sera pas surpris de retrouver les siens. Le plus gros des forces restera à Granita et tentera de s’implanter davantage avec les locaux, plutôt que de rester aux abords des civilisations. Il promit à ses hommes de les suivre où qu’ils étaient sur l’île.

L’Atout détermina que les zones les plus dangereuses étaient Hunting Wolf et Snow Park. “Suelto, avec tes hommes, vous partez instamment pour Raynice, fit le chef de la meute.” Le rouquin acquiesça et s’exécuta aussitôt. “Et toi, Yami, direction Hazey, où nous sommes arrivés la toute première fois.” L’épéiste acquiesça également avant de partir, flasque de saké à la main. “Nous autres, poursuivit-il en regardant son Excuse, Rogers et Rouge, nous commencerons par Hunting Wolf.” Il s’agissait du coin le plus hostile de l’île, de par l’obscurité qui y régnait, les bêtes sauvages extrêmement dangereuses et les chasseurs pas très friands de recevoir des étrangers. Ragnar invita naturellement Malon à les accompagner, au cas où il en doutait encore.

Ils partirent vers l’Ouest. Malgré la présence d’un soleil qui réchauffait le cœur de la troupe, le froid ardant leur rappelait régulièrement où ils se trouvaient. Focalisé sur son objectif, Ragnar sembla ne pas se soucier de ce vent qui le frappait à chaque fois de plein fouet. Plus ils avancèrent et plus la lumière du jour se fit rare. Le brin de chaleur fournit par le soleil disparut petit à petit, laissant place à ces températures négatives et à ce vent glacial. Seuls les arbres les entouraient. En l’absence de bavardages de la part de ses camarades, l’Atout s’assura tout de même que leur volonté brûlait encore. « Vous tenez le coup ? » Mais à peine eut-il le temps de formuler sa question que ses sens vinrent le prévenir d’un danger imminent. Il avait flairé la présence des bêtes dès leur entrée dans la forêt. Ils furent rapidement encerclés par une meute entière, affamée de surcroît, laissant leurs dents acérées bien visibles. « Vous aviez froid, camarades, voilà l’occasion de se réchauffer un peu, dit le chef de meute révolutionnaire en laissant apparaître un large sourire. » Ces situations l’excitaient toujours autant.



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Mauvaise idée, mauvais idée... Peut être que oui, peut être que non. En tout les cas elle avait bien fait de suivre Ragnar, il se correspondait tout deux, comme l'eau et la glace, ou plutôt comme le feu et la fumée. Ardents, hardis, pétris d'honneur et criblés de défauts. Vouloir tout régler par la violence, notamment. Parait que c'est l'argument des faibles. Parait que c'est la solution des lâches. En attendant, tout ceux qui le croyaient sont bel et bien aux abonnés absents, et elle, restait en vie grâce à sa sainte et juste vindicative raison d'être. Toujours avancer, coûte que coûte, ne jamais regarder en arrière, même si le chemin qu'elle a emprunté, elle pouvait en être fier. Faisant de son corps une arme, de son esprit un bras, et de sa volonté, le fer de lance de ses victoires. Tout le monde pestait contre le froid depuis qu'ils étaient arrivés sur l'île, tout le monde sauf elle. Elle, elle s'accommodait bien de ce climat cinglant et brumeux, la seule chose qui la rebutait était le regard des natifs, qui semblaient la considérer tantôt comme un bête curieuse et sauvage, tantôt comme une étrangère indésirable et tentatrice, parfois comme une faible femme qui devrait faire la dinette à la cuisine, ou bien comme une sorte de créature de légende, à qui on refuse le droit d'exister vraiment.

Quand elle revit les loups, elle reconnut un ancien adversaire en la qualité de l'alpha, qui semblait plus gros, et avait une cicatrice encore fraiche sous l'oeil -sans doute un souvenir de son entrevue nez à nez avec le pirate RED, et semblait avide d'une vengeance inhabituelle chez les animaux ; Cela prouvait l'intelligence sociale de ses bêtes qui vivaient en meute, anormal, comme la taille de leur crocs.

Canaille s'avança tandis que l'alpha se précipita sur elle. Elle recouvrit sa peau d'un métal chaud et rougeoyant, insensible à la chaleur comme au froid. Elle était, après tout, une guerrière inaltérable, inébranlable, intrépide et incroyable. Elle glissa sous les crocs, les griffe de son "adversaire" crissant contre son armure de métal en fusion, et lui tirant un jappement de douleur et d'incompréhension.

- Prends ça dans ta gueule, le clebs ! Qu'elle lâcha en lui envoyant un punch capable de broyer la pierre, le métal, et peut être même le diamant. Une poigne de fer, dans un corps endurant, ayant enduré des sévices qui l'avaient fait grandir, mûrir, changer. Elle était, à dire vrais de pire en pire, et tandis qu'en couinant l'alpha retournait vers sa meute, qui grognait et allait se jeter sur le groupe de voyageur osant s'aventure sur leur terre, prêt pour un assaut final, elle remarqua Kardelya, seule et sur une béquille, qui semblait assaillit d'émotions contradictoires.

Elle imita l'alpha en retournant vers son groupe et se plaçant devant la jeune femme blessée, dit à tout le monde :

- Attention, ça va être la mêlée générale, Kardelya, tu te sens d'attaque ? Sinon reste derrière moi, ils ne passeront pas !
 Fit-elle en carrant les épaules, sa mâchoire contractée, cela ne serait jamais arrivé s'ils avaient suivi son idée, et qu'ils s'étaient déplacés en groupe, en régiment, en armée.

L'union fait la force, comme ils l'avaient prouvé de maintes fois. Elle commença à mâcher du métal entre ses lèvres pâles, et se mit à forger dans son corps quelques épées, qui ne tardèrent pas à voler dans les airs et s'éparpiller tout autours d'elle, évitant son groupe de justesse. Si vous n'avez pas d'armes, prenez en une et battez vous ! C'est un beau jour pour s'affronter ... La victoire ou la mort !!! Qu'elle lâcha tandis que la meute se dirigeait vers eux, après les avoir encerclé, et commencé le ballet de la chasse, une danse millénaire et ancestrale, apprise durant leur enfance, et répétée des milliers de fois, à succès.

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J'écoute silencieusement les propos des gens dans la pièce, chacun y allant de sa petite tirade, mais je suis surprise d'apprendre que l'on pourrait partir à une chasse au fruit du démon.
Je n'ai pas souvenir qu'ils aient mentionné la nécessité d'avoir besoin de cette malédiction pour régner, lorsque le conseil s'était exprimé avant l'attaque de la flotte du Malvoulant.

Je finis par hausser les épaules:

- On peut combiner ces deux plans en effet. D'un coté on contenterait ces "sages" avec leurs coutumes Et aussi, on renforce notre lien et notre présence avec la population locale, permettant un plan de secours où ils nous aideraient à faire pression sur le conseil, s'il persiste à refuser l'intronisation du roi, parce que des étrangers auraient aidé à avoir le fruit ou je ne sais quoi...

Finalement, je m'efface de la conversation, la majorité ayant déjà fait son choix et ma réticence étant surtout individuelle et minoritaire: je n'ai clairement plus mon mot à dire (et surtout contredire).
En tout cas, ça m'arrange que l'on ne fasse pas de remarques sur mon état et que l'on me permette de participer. Bon, j'avais promis à Hachiro de me reposer à mon retour, mais j'ai l'impression qu'il va y avoir pas mal d'agitation prochainement et même si je me sens confiante, j'ai un certain doute sur mon état véritable. Je sais que les médecins ont fait de leur mieux pour ma blessure, mais j'ai encore une certaine gêne me picotant le ventre, au niveau de la "plaie".

- D'accord, je vais me préparer également et surtout manger un morceau, je meurs de faim.

Je quitte la maison pour regagner les quartiers de mon équipage, retrouvant un Mibu se jetant sur moi dès mon entrée, me faisant grimacer sous le choc de cette furie aux cheveux verts.

- Capitaine! Vous êtes enfin réveillée! Tous les jours, Hachiro nous donnait des nouvelles, mais comme vous ne repreniez pas conscience, j'avais peur que...

Je tapote la tête du musicien, qui se perd dans des propos incompréhensibles, les larmes aux yeux:

- Calmes-toi Mibu, je suis là et je te parle sans m'effondrer, c'est que tout va bien, non?
Je vais accompagner Ragnar pour une mission, j'ai juste à me préparer et j'y retourne.
Quant à vous, aidez à renforcer cette position et à soutenir les troupes.
Segawa, tu pourrais me préparer quelque chose d'ici quelques minutes? Les perfusions ne m'ont pas rempli l'estomac et j'ai une faim de loup.


La femme-poisson, en train de jouer aux cartes avec Gaho, mon charpentier et Skela, ma seconde, acquiesce d'un signe de tête, avant de se diriger vers la cuisine.
Pour ma part, je vais me poser dans mes quartiers, bien vite rejoint par Hachiro, ayant été informé rapidement que je partais. Il me laisse faire, tout en me donnant des vitamines, en prévision de l'épuisement due à la marche qui s'annonce.

Après avoir mangé et m'être un peu reposée, je suis plus sereine au départ de l'expédition, même si je grommelle un peu dans ma barbe, à devoir me déplacer avec cette satanée béquille. Gaho a pris deux minutes pour modifier le bout de la béquille, un peu comme une petite raquette, pour éviter qu'elle ne s'enfonce trop dans la neige.

Nous avançons tranquillement dans cette partie pourtant réputée hostile de l'île. Je ne sais pas si la faune locale s'est dispersée, après la féroce bataille qu'il y a eu la semaine dernière, ou alors les animaux sont doués pour se dissimuler à notre présence? Difficile à dire: les îles sauvages sont loin d'être une destination "prisée" pour ma part et je m'y connais peu.

Cependant, Ragnar prévient vite le groupe que l'on va avoir de la visite et des hurlements accompagnent ses mots... et je le vois alors esquisser un grand sourire sadique, me faisant pouffer de rire:

- Lâches-toi Ragnar: mieux vaut que ce soit maintenant sur ces loups que plus tard, face aux sages.

Les choses partent assez vite au chaos, alors que les créatures se jettent sur nous de tous les cotés.
Je dégaine Menteuse de ma main libre, m'assurant un meilleur appui sur mes jambes, avant de canaliser la lame-ouragan sur le Meitou, projetant ensuite une première lame sonique sur un groupe de loups, qui se fait balayer et écraser contre des troncs d'arbre.

Je pousse un grognement frustré, en fusillant du regard Canaille:

- Je suis venue pour aider, pas pour être un poids mort!

Sur ces mots, je balaie le champ de bataille d'autres lames soniques, pour repousser les assauts des loups... avant de sentir une meute au loin... se rapprochant du docteur Rouge, qui tourne la dos à leur présence!
Je plante ma béquille dans la neige, prenant bien appui sur mes jambes, avant de tendre la main droite derrière moi, tirant une rafale de Airsoft sur quatre loups qui surgissaient à peine de la forêt pour se jeter sur Malon.
Cependant, deux autres loups sont hors de ma ligne de vue:

- Malon! Deux loups sur ton flanc gauche!
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Cinq jours après avoir quitté nos collègues révolutionnaires en mode larvaire à granita, nous étions arrivés à Hunting Wolf. Je fus surpris de les voir arriver là un peu après nous. La plupart des visages connu était là, Ragnar, Kardelya et Canaille, mais aussi certaines personnes que je n’avais jamais vues. Je me demandai ce qui avait bien pu décider Ragnar à sortir de sa torpeur.

Enfin, je ne vais pas passer cinq jours de recherche au silence comme cela. Peu de choses intéressantes se sont passées. Hormis notre rencontre avec un ours polaire locale. Nous quittions la zone de Snow Park pour nous rendre plus au nord à Strongyce. Là, au détour d’une montée, nous attendait fièrement, un ours énorme et surtout affamé. Dès qu’ils sentirent son odeur les deux rennes se figèrent complètement. Jusque-là, ils avaient avancé à leur train de sénateur, mais nous n’avions jamais eu à nous plaindre d’eux, tout vieux qu’ils étaient. Ils étaient fiables et facile à piloter. Là par contre voyant ce prédateur dans une position d’avantage, ils se figèrent et attendirent la mort.

« Hue ! Allez, faut dégager ! »
« Qu’est-ce qu’ils foutent. »
« Je croie qu’ils sont tétanisés. Regardez, j’ai l’impression qu’ils tremblent. »
« Mettez-les dans le traineau à notre place ! Allez, on va le tiré nous-même. »

Au début, mes compagnons me regardèrent comme si j’étais fou. Puis comme l’ours se mit à charger et que je détachais déjà le premier renne, ils obéirent. Les deux pauvres bêtes étaient tellement tétanisées qu’il fut presque aisé de les charger dans le traineau. Bon il fallait quand même soulever leur 150kg environ, mais de valeureux révolutionnaire comme nous y arrivèrent, bien évidement. A peine le chargement fini, je me rendis compte que je n’avais pas communiqué la suite de mon plan.

« Non ! Non, les gars ! On ne redescend pas ! C’est ce qu’il veut nous pousser à faire. On continue de monter, en oblique par là. »
« Mais l’ours ? »
« Il n’y a pas de mais. Je m’occupe de tout. Allez les gars poussez moi ce traineau. »

Deux hommes tiraient le traineau, deux autres poussaient avec moi. Nous entamâmes notre course en oblique vers le sommet de la côte. Nous eûmes un peu de mal à vaincre l’inertie, mais une fois en route, ce fut presque facile. J’arrêtai de pousser pour me placer entre mes compagnons et la bête féroce. Elle était lancée à pleine vitesse profitant de la pente. Au moment où elle bondit sur moi, je plantai un pied fermement dans la neige et lançai l’autre à la rencontre de l’animal. Kitsune no chaban ! Mon pied rata sa mâchoire, mais percuta le torse de l’ours. Sa mâchoire claqua à quelques centimètres de mon visage, puis la physique fit le reste du travail. Entrainé par son élan et dévié par mon coup, il passa en vol plané au-dessus de nous pour atterrir sur son dos en contre bas. Malgré la violence du choc, j’étais sûr que je n’avais fait que peu de dégât. Son cuir sous mon pied m’avait paru particulièrement épais. De toute façon, je voulais juste qu’il se retrouve à devoir gravir la pente, tout comme nous. Je rejoignis le traineau et poussai de plus belle.

« Devant, sautez à bord ! Derrière on s’accroche ferme ! »

Quand j’entendis, le grognement de rage, je tournai quand même la tête et je le vis qui se remettais sur ses pattes et s’élançait à notre trousse. Heureusement, nous allions basculer. Une dernière poussée et nous nous élançâmes dans une descente à tombeau ouvert. Pas de virage pour modérer la vitesse, dans le sens de la pente et advienne que pourra. Je parvins malgré tout à nous faire éviter un rocher, mais l’embarcation n’était pas prévue pour se piloter par l’arrière. Nous entendîmes un dernier grognement, plutôt de dépit de voir ses proies s’échapper apparemment, puis nous furent à nouveau tranquille.

Nous nous arrêtâmes loin, car la descente nous avait donner pas mal de vitesse et rien ne vint, heureusement, stopper net cette course. Il nous fallut quelque temps pour se remettre de nos émotions, une fois à l’arrêt. Pour ma part c’est la descente qui m’avait donné le palpitant. Par contre mes acolytes commentaient plutôt mon face à face. Les rennes, eux, mirent bien cinq bonnes minutes avant de sortir de leur catatonie. Ensuite nous purent reprendre notre route vers le village suivant. Village où l’on nous apprit qu’un ours de 2m de haut, c’était un jeune, qu’ils font habituellement aux alentours de 4m. Encore un jour de chance pour la révolution.

Ce fut la seule chose réellement palpitante du voyage. Les autres informations, je vais bientôt les communiquer aux autres, de toute façon.

« Quelle surprise de vous voir ici. Qu’est-ce qui vous a poussez à vous mettre en route ? »

« Je suis resté une nuit dans chaque village et je n’y ai pas appris grand-chose de directement utile à notre cause. Malheureusement. »


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"C'est en forgeant que l'on devient forgeron, c'est en voyageant que l'on se forge un nom"
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-Marcher dans la neige, dans le froid et dans le doute, Malon n'en a pas l'habitude. Le cornu suit Ragnar et deux de ses proches, une femme en béquille, Kardelya lui semble-t-il, et Canaille, une dure à cuire.

Espérons pour elle qu'elle soit tout aussi dure à congeler qu'à cuire.

Cela semble très peu raisonnable car bien que ses compagnons sont bien plus endurcis que lui, ils viennent d'encaisser une grosse bataille. Malon craint les mauvaises rencontres. Il s'étonne de la présence du Soleil dans les cieux. Cette terre lui paraissait si inhospitalière, qu'il commençait à penser que même l'astre brûlant voulait s'en écarter. Malheureusement, cela ne suffit pas à le réchauffer. Hunting Wolf est le nom qu'il donne à leur destination. Ragnar a tenu à rappeler la dangerosité des lieux, infestés de bêtes sauvages elles mêmes traquées par des chasseurs xénophobes.

Engagez vous, engagez vous que je disais. Quel coup dur pour les nouvelles recrues.

Le zaunien se remémore ses beaux moments qu'il passait avec sa défunte mère dans leur chaumière à cuisiner pour le reste de la famille. Il garde les yeux dans le vide pour oublier à quel point il est loin de chez lui. Il marche machinalement sans faire attention à autrui, sauf à Kardelya. Affaiblit comme elle est, il pourrait lui arriver des bricoles. D'autant plus qu'il ne connaît rien de sa force ou de son endurance. Il vaut mieux être prudent.

Le cornu est sorti de sa torpeur par les avertissements de Ragnar et des hurlements inquiétants. D'énormes loups blancs se précipitèrent vers eux et les encerclèrent. Malon sort sa vielle hache et se prépare à réagir. Sa plus grande surprise n'est finalement pas la meute, mais la vitesse à quelle point ses coéquipiers se débarrassent des bêtes. Une telle rapidité, un telle puissance, il n'en a jamais vu à Zaun. Même la femme qu'il pensait affaiblit met les loups hors d'état de nuire rien qu'en sortant sa lame.

- Malon! Deux loups sur ton flanc gauche!


Merde!

Malon se retourne et réussit à frapper au crâne l'un des deux loup qui lui ont sauté dessus. Le second réussit à mordre son bras gauche avec lequel il tenait son arme. La douleur réveille son corps jusque là endolori par le froid et plutôt que de l'affaiblir, la blessure lui rend toute son énergie. Le cornu sourit, l'animal ne lâche pas. Le colosse malade réussit à lui assener un violent coup de poing dans une côte du loup suspendu à son bras. Le canidé lâche sa prise et tombe au sol. Le prédateur et la proie échangent leur rôle. Malon se jette sur la bête et frappe museau du loup avec le fer de son arme. Le choc est si brutal, que le cabaux perd conscience, les narines explosés et en sang.

Il se tourne vers ses camarades, cette fois ci avec la rage du combat. D'autres loups étaient sortis de la forêt pendant son combat. Le cornu prend l'initiative et agresse le plus gros spécimen qu'il a en ligne de mire. Il hurle de sa voix la plus rauque contre sa victime. Le loup lui saute au coup, mais le colosse réussit à frapper la bête en vol avec le dos de son arme en anticipant sa réaction. Son adversaire est projeté deux mètres plus loin sur la gauche. Le temps qu'il se relève, le cornu l'avait déjà rejoint. L'animal subit un coup de hache qui lui détruit le crâne puis s'écrase de nouveau au sol. Un autre membre de la meute bondit sur le cornu, mais sa cible esquiva d'un pas sur le côté et en pivotant sur sa jambe. Tétanisé par la vision du primate hideux et assoiffé de sang, le jeune loup reste bloqué sur place en regardant la masse tranchante descendre sur lui à toute vitesse.

La louve qui était venu attaqué le cornu vient d'assister à la mise à mort de deux de ses congénères, sans compter que le reste de la meute ne s'en sortait pas mieux. Elle se retourne et prend la fuite. Elle entend le primate hurler derrière elle. Elle accélère pour atteindre la forêt, mais...
Elle tombe au sol, une douleur immense dans sa fesse droite: le monstre lui a lancé sa masse de fer. Ses os sont détruit, le cornu approche, elle hurle à la mort, il lui saute dessus. C'est la fin.
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Une battle royale. Tous ces loups affamés se jetèrent sur la petite troupe révolutionnaire pour espérer se ravitailler. Ils furent assez bien accueillis. Sans surprise, Canaille s’en sortit sans la moindre difficulté. Kardelya, l’Excuse, le plus gros potentiel du groupe, se débrouilla merveilleusement bien malgré son état. Et Malon, celui sur lequel l’Atout posa davantage son regard, déferlait toute sa ferveur dans ses combats. Ragnar voulut dissimuler ses excès, mais cela n’échappa pas aux regards des deux filles, puis il ne souhaitait pas leur faire de cachotteries. La passion du cornu devra être contrôlée à l’avenir ou il causera des torts à la cause.  

Alors profondément enfermé dans ses songes, l’Empereur remarqua qu’un jeune louveteau déjà robuste tentait de le mordre. Malheureusement pour ce dernier, il passa sans cesse à travers de sa peau, la faute au logia de l’encre. Mais l’animal continuait sans cesse. Une telle persévérance et ce regard de braise séduisirent le révolutionnaire qui, d’un seul coup, décida d’interrompre ce bain de sang. « Assez ! gronda Ragnar d’un ton paternel en projetant une vague de haki dans toute la zone. » Kardelya et Canaille n’étaient plus surprises de cette désagréable sensation, d’autant plus qu’elle ne leur était pas destinée et lâchée avec beaucoup de minutie, mais ce fut belle et bien la première fois pour Malon Rouge. Des nausées l’arrêtèrent avant d’être assiégé par un sentiment de peur. Il tomba sur les rotules.  

La meute de loups s’arrêta et se mit aux pieds de leur nouveau maître. Il ne détourna pas ses yeux de ceux du louveteau qui tentait de se défaire de son emprise. Un beau loup blanc, le seul de sa meute, pour des raisons qui échappaient totalement au général des armées révolutionnaires. Il fit mine de ne pas s’en soucier pour l’instant. « Pardonne-moi, Malon. Peux-tu reprendre la route ? Nous ne serons plus dérangés à présent. J’y veillerai personnellement. » Alors pourquoi ne pas l’avoir fait plus tôt ? Peut-être songeait-il à réchauffer sa meute avec des brefs affrontements. Ils reprirent la route sans broncher, dans la joie et la bonne humeur... enfin presque. « Menez-nous au village le plus proche, ordonna-t-il aux loups. »

Ragnar disposait des bases dans l’art de la chasse, mais cela ne suffisait pas à traquer des chasseurs aguerris qui ne laissaient pas traîner de traces de leur passage. Les flairer était impossible dans un environnement aussi froid. Mais les loups connaissaient ces lieux comme leur poche, ils savaient où se trouvaient la chaleur humaine, la nourriture, les bruits... « Ah ? La cavalerie nous a déjà dans le viseur. Nous ne sommes plus seuls, camarades. » Bien qu’il détectât leur présence, le révolutionnaire fut impressionné par la discrétion et le contrôle du rythme cardiaque de ses types. Ils n’avaient pas volé leur réputation. « Ils n’ont pas l’air de vouloir s’en prendre à nous pour l’instant. J’ignore pourquoi. Continuons et voyons jusqu’où nous pourrons aller. »

Tentant de comprendre les raisons de cette tranquillité, Ragnar se rendit compte qu’ils arrivaient pratiquement à destination. Des remparts en bois entouraient le village, avec des petites tours dont la hauteur était dissimulée par les arbres, en guise de postes de garde. À ce qui semblait être l’entrée, des chasseurs armés de lance et d’autres armes blanches se tenaient face aux quatre révolutionnaires et leur meute de loup qui montrait les dents. Derrière eux, les chasseurs jusqu’ici dissimulés sortaient des ténèbres en présentant leurs armes. Ragnar leva les bras au ciel : « Qu’est-ce qu’ils disent déjà ? Nous venons en paix ? demanda-t-il à ses camarades. Oui, c’est ça. Nous venons en paix ! Nous ne vous voulons aucun mal ! »

Aucune réaction. Ils restèrent immobiles à lancer des regards à peine discernables dans cette obscurité et cette brume. Mais on pouvait percevoir un vieil homme passer entre les chasseurs, canne à la main pour assister sa marche, le dos légèrement courbé. Ragnar craignait que ce jour n’arrivât un jour. Il préférait mourir avant, dans une bataille, tel un héros et au service de la cause. « Comment avez-vous fait ? commença le vieillard en pointant les loups du doigt.
- Fait quoi ? rétorqua Ragnar en arquant un sourcil.
- Les loups.
- Ils nous ont mené à vous.
- Vous savez. Ces loups sont des bêtes féroces que nous chassons pour notre survie. « Baissez votre garde et ils vous boufferont pendant votre sommeil », me disait autrefois mon père. Le gouvernement mondial est venu une fois pour en attraper quelques-uns. Depuis, ils se reproduisent en masse dans la prison d’Impel Down et se nourrissent des prisonniers, impuissants face à ces meutes voraces. Si nous pouvions vivre sans nous soucier de ces bêtes, nous en serions que très heureux. Alors, dites-moi, comment les avez-vous domestiqués ? »

Pourquoi n’avaient-ils pas simplement quitté la forêt ? Tant d’espace dans cette île et pourtant tant de villages reculés et recroquevillés sur eux-mêmes. Une question que l’Atout soulèverait plus tard. « Ces loups, vieil homme, sont mes amis. Cette meute ne vous embêtera plus à présent. N’est-ce pas mes p’tits gars ? Fit-il en s’accroupissant à hauteur de deux d’entre eux et en caressant le dessus de leur crâne. » Le grand sourire de l’Atout dissimulait une aura encore plus froide que la température actuelle. Le sinistre qui se dégagea de lui ne passa inaperçu auprès du chef de tribu qui ressentit cette pression. « Tu es comme lui... » L’ensemble des révolutionnaires froncèrent les sourcils et restèrent attentifs à la suite. « Le seigneur d’Ivoire… Toreshky. »

Ragnar trembla d’excitation. La comparaison fut bien trop flatteuse, mais rentra parfaitement dans sa préparation pour la suite de l’expédition. L’empereur d’ivoire, Toreshky, mort de vieillesse avant d’affronter le Malvoulant. Il représentait un cauchemar pour Teach, qui n’aura plus l’occasion de pouvoir le tuer de ses propres mains. Voici la raison pour laquelle il s’en prenait sans cesse à Winter Island. Toreshky en était le gardien. Ce royaume fut le sien à une époque. Son bijou. L’Empereur de la Révolution voyait lui aussi les choses en grand et offrir sa protection au royaume. Le vieil homme, tout naturellement, invita ses invités au sein de son modeste village. Ragnar lança un dernier regard vers le louveteau en lui ordonnant de l’attendre ici. Il n’en avait pas encore fini avec lui.



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Les installations étaient vétustes au sein du village, mais Canaille avait connue pire conditions de vies, plus inconfortables et plus détestables encore. Quand elle dormait dans la paille près de l'établis du forgeron des Tenryuubitos qui l'avaient "recueillie", ou quand elle passait du temps à somnoler, un oeil méfiant encore ouvert pour qu'on ne la poignardât pas dans le dos, entourée de gars pire encore que les geôliers de sa prison dorée. Les cabanes s'alignaient en des rangées bien organisés, bien que les plus à là l'extérieur du centre névralgique du village poussaient comme des champignons, dans des directions plus erratiques les unes que les autres. La maison du doyen servaient de point central du village de chasseur, tout s'organisait en fonction d'elle, et l'on sentait par sa taille, qu'elle ne servait pas que de maison, mais également de salle commune à la petite communauté.


- On se méfie, chef, les rancœurs sont tenaces dans le cœur de ces gens, de ce pays ... Ne relâchons pas notre vigilance, camarade !
Souffla Canaille indépendamment à Ragnar, puis aux autres camarades de la troupe pendant qu'ils entraient par les portes grande ouverte, grâce aux pouvoir du capitaine des libérateur, véritable sésame vivant.

Elle ne se détendit qu'une fois qu'ils passèrent les portes de l'habitation du doyen, Petrov de son petit nom, et qu'ils entrèrent dans une sale commune au toit assez bas, et au mobilier fait main par les chasseurs eux même. Bien sûr, aucune femme ne les attendaient dans la salle, sans doute entrain de s'activer à la cuisine, n'ayant aucune voie au chapitre des invités qui arrivèrent, lessivés et refroidis, chez elles. Rien que d'y penser, ça la foutait en rogne.

Elle se dit néanmoins qu'elle devait faire bonne figure, a défaut d'être du bon sexe. On la regardait déjà comme une bête curieuse, et la réputation de Canaille, qui rappelait les guerrière légendaires des histoires soufflée au coin du feu, les nuits de l'hiver éternel régnant sur Winter Island, et leur rendait en puissance brute pour la plupart d'entre eux. Canaille fut plus détendu quand les rejoint Yukikurai, et son sourire mi figue mi raisin, plus rassurant que les regards noirs qu'on lui portait.

Elle zappa le discours de bienvenue du doyen, un vieil homme aux cheveux blancs, à la longue barbe entremêlée de bijoux et morceau de pain rassies. Des hommes qui se donnaient de l'importance se trouvait à ses côtés, mais Canaille sentis que ce n'était pas la peine de le questionner, ils n'en avaient aucune pour Ragnar, et pour les autres révolutionnaires. Celui qu'il fallait convaincre c'était le chef, et personne d'autre. Les autres suivraient rapidement son avis, et son aval était leur salut dans la mission qui les attendait. Quand le discours fut terminé, on leur indiqua la marche à suivre, chacun serait logés dans l'une des cabanes de "personnages importants" du village. En tête de liste, le maréchal Ferrand, ou le forgeron, ainsi que le meilleur pisteur ou encore le chef religieux et spirituel du village, l'ennemis ouvertement affiché des révolutionnaires, le témoin de la haine que leur portait les sages de l'île. Comme quoi on communiquait un peu entre les coins reculés et la capitale du pays.

Canaille fut conduite chez le pisteur, qui ne semblait pas vraiment concerné par toutes ses histoires, et qui avait hâte d'en finir avec elle. Il lui montra sa chambre, ou elle déposa ton son fardas, et ne gardant que ses vêtements et une solide paire de botte - elle n'avait plus besoins de porter d'armes, elle était l'arme elle même - s'en alla voir le forgeron pour y quérir quelques matières premières pour son déjeuner. Elle aimait autant prendre des réserves d'avances, et se gaver de minerai au cas quelque chose tourne mal, et qu'elle doivent rapidement forgé quelques ouvrages en elle.

La femme-fonderie qu'elle était, n'avait plus rien à voir avec elle qui puait, et qui insultait tout et tout le monde auparavant. Elle avait changé.
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Je suis surprise de voir la réactivité et la sauvagerie dont fait preuve le médecin qui nous accompagne. On dirait un cadavre ambulant, mais il se bat aussi bien et férocement que Ragnar.

- Eh ben, je comprends mieux pourquoi il traîne avec Ragnar!

Pour ma part, je prends le moins de risques possible, usant de lames soniques et de rafales de Airsoft pour maintenir les animaux à distance, même si un parvient jusqu'à moi, passant au milieu des corps de ces congénères.
Il prévoyait sans doute de viser ma gorge, mais je lève le pied droit à ce moment là, renforcé au Haki, pour le frapper dans le poitrail et le projeter dans les airs, après un gros craquement sinistre. Il est mort avant même de retomber au sol.
Cependant, je suis bien soulagée de voir, surtout sentir, Ragnar utiliser son Haki royal et éparpiller le reste de la meute: mes entrailles me picotent peu à peu et ma blessure me lance légèrement sous l'effort.
Restant le plus stoïque possible, je récupère ma béquille et j'observe les environs, essayant de repérer d'autres ennemis. Je peine à voir dans cette purée de pois, mais ça ne m'empêche pas de rester alerte.

Je hausse un sourcil, en voyant les animaux encore vivants se comporter bien docilement envers Ragnar, comme des chiens dressés et attendant les ordres de leur maître.
Je gratte ma tête distraitement, un peu perdue dans cette vision:

- C'est... C'est moi ou... tu es devenu leur alpha dans la meute?

Je m'étais un peu renseigné sur les faunes sauvages, sachant que ça pullule pas mal sur quelques îles (aussi parce que je refuse l'idée de me faire battre par un animal), mais là, je ne sais pas trop quoi penser de ça... C'est son Haki qui a fait ça? Je ne me suis pas vraiment renseigné sur les Hakis, connaissant surtout l'Armement pour l'utiliser moi-même et le Royal, parce que Ragnar l'utilise, mais pour le reste... Je sais qu'il existe un troisième Haki, mais j'ai perdu le nom, ne m'étant pas du tout intéressé au sujet.

Nous repartons finalement avec cette étrange escorte, pour se faire soudainement intercepter par ce qui semble être des chasseurs. Leur "présence" était vraiment floue pour moi, comme si des fantômes nous avaient approché peu à peu dans la brume; j'ai du mal à comprendre cette "détection" me passant par la tête, mais elle ne semble pas infaillible... ou alors c'est que ma perception s'épuise peu à peu? Difficile à dire, vu que je n'ai pas encore pu parler à Malon de ce qui tourne pas rond dans ma tête.
Je penche la tête sur le coté, interrogative concernant les mots de ce qui semble être le doyen des chasseurs, au sujet de Ragnar. On dirait qu'ils le comparent à un personnage important de leur culture, avec son "lien" tissé avec les loups.
Aussi incongru soit-il, le spectacle offert par le capitaine pourrait nous être vraiment utile.

"Convaincus" par la prestation de Ragnar, les chasseurs nous ouvrent la voie vers leur village et je suis bien naturellement mon capitaine, restant dans son ombre. Je sais que cette île est sacrément "macho" et que l'on peut me regarder de travers, mais qu'importe: là où va Ragnar je vais.
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Moi qui ai eu du mal à rentrer dans le village, voilà que mes comparses arrivaient directement avec le chef. Moi, j’avais dû parler à cinq gardes différents. Puis en trouver un assez jeune pour ne pas avoir de femme. Lui, reconnu les guerriers qui les avaient aidés à repousser les hommes du Malvoulant. Les autres, reconnaissaient ceux qui avaient tenté de monter leur femme contre eux. Bref, l’homme n’était pas encore sorti de l’adolescence et voir des femmes entreprenantes semblait l’intéresser. Je dus tout de même le soudoyer pour qu’il me conduise dans la maison principale où, les autres venaient d’apparaitre.

Je voulus discuter directement avec les autres, mais toute leur attention était portée sur le doyen et ses seconds. C’est vrai que ce n’était pas le moment de se faire mal voir par la population. Canaille, me fit un signe de la tête semblant dire, content de te voir, mais le plus important c’est le monsieur là-bas.

J’étais un peu déçus, car j’avais pas mal de choses à leur dire sur ce que j’avais appris durant mon périple. Cependant, je n’eus pas le temps de me plaindre. Alors qu’on nous répartissait chez diverses personnes, un homme discret vint me trouver et me tandis une lettre. Je compris rapidement le soulagement que je lus dans son regard, quand je vis le sceau qui sellait la missive.

Lorsque j’eus un peu plus d’intimité, je décachetai l’enveloppe. J’y trouvai une carte à jouer cartonnées. Une simple carte. Au dos, quelques mots et des initiales.


Règne du Prince  Steamp10
Heureux de te savoir de retour parmi nous.
Nous ne t’oublions pas.
Ne nous oublie pas.
N. A.

Le cachet, le symbole sur la carte, les initiales, le message bien que codé était assez clair. Cependant, je n’arrivais pas à y croire. Il fallait que j’en discute avec quelqu’un. Ragnar ? Il était surement occupé avec Petrov. Je tombai par hasard sur Canaille qui était chez le forgeron.

« Canaille… Canaille regarde ! Dis-moi ce que tu comprends ? Je crois que je viens d’être promus As de la révolution dans la section développement. Ça te semble possible ? En tout cas, elle est cool cette carte. »

Alors qu’elle me rendait ma carte, elle fit signe à un homme qui passait de nous rejoindre. L’homme en question avait une tête en plus que moi, enfin c’était difficile à dire, car il avançait vouté. Ce qui me frappa, c’était qu’il avait des cornes. J’eus envie de tirer dessus pour voir si elles tenaient à son crâne, mais ce n’était pas le genre de personnes avec lequel on se permettrait ce genre de familiarité. Une chose était sûre, je ne l’avais jamais vu avant, car on ne pouvait pas l’oublier, une fois qu’on l’avait rencontré.

« Enchanté de te rencontrer, moi c’est Yukikurai. Tu n’étais pas avec nous pendant la bataille, non ? Aurait-on reçu des renforts ? Voilà qui serait merveilleux »


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- Malon reste à la traîne, à l'arrière du groupe. Des loups sous contrôle, des chasseurs admiratifs et ses compagnons révolutionnaires se dirigent vers Hunting Wolf. Il marche abasourdi encore sous l'influence du mystérieux pouvoir qui a mit fin à sa folie furieuse. Sa hache encore dans la main, il avance lentement tel un zombie, le regard dans le vide. Il met du temps à reprendre ses esprits. Il aperçoit les flammes de la civilisation devant lui. Il apprécie cette chaleur humaine, si rustique soit elle.

- Dans le vieux village décrépi, Malon se sentait à l'aise. Enfin un peu de chaleur. Il est toujours sous le choc. Le dieu noir qui lui avait parlé dans les égouts de Luvneelgraad est revenu. Il lui a ordonné d'arrêter sa chasse et de s'agenouiller devant sa puissance. Le dieu noir a fait obéir les loups et rendu les chasseurs accueillant. L'essence du dieu noir coule dans le sang de Ragnar visiblement. Le cornu vit ses doutes sur le bien fondé de sa mission balayés par cette présence mystique. Ragnar, son chef, prends bien soin de lui. Le colosse a suivi l'Empereur jusqu'à la maison principale où le doyen du clan les a accueilli. Il reste tranquille et agar tout en fixant le coin d'une pièce pour éviter de dévisager les êtres fatigués et sans doute malades du village. Le zaunien voudrait contracter une maladie locale... Mais comment?

- Il perçoit un signe de la dénommée Canaille du coin de l'œil. Sorti de sa torpeur, il se rapproche d'elle. La femme était aux côtés d'un inconnu transparent. C'est un homme aux cheveux blancs et un long manteau, assez fin et élégant. Cet homme a une prestance certaine, comme beaucoup de personnes dans le Nouveau Monde. Ce dernier lui adressa la parole:

- Enchanté de te rencontrer, moi c’est Yukikurai. Tu n’étais pas avec nous pendant la bataille, non ? Aurait on reçu des renforts ? Voilà qui serait merveilleux.

Malon retire le nid à microbes qui lui servait de chapeau et le salut en baissant la tête. Il prend un air humble et respectueux, se racle la gorge et répond:

- Enchanté Yukukurai, je m'appelle Malon. Je suis effectivement arrivé avec une flotte de renfort. Ragnar m'a intégré à son équipage il y a quelque temps.

Au fil de la discussion, Malon apprend qu'il a à faire un tout fraîchement promu as de la révolution et à un membre de l'équipage de Ragnar. Le zaunien est arrivé sur Winter Island aussi brusquement qu'il a rejoint l'équipage. Si sa venue donne du baume au cœur à ses camarades, il est évident que c'est uniquement car ils en attendent beaucoup. Il doit encore faire ses preuves aux yeux de son équipage, bien que l'Empereur lui fasse confiance. Leur objectif, faire accepter la Révolution dans le village. Ragnar semble déjà avoir fait impression face au meneur d'Hunting Wolf. Un premier pas a déjà été fait, mais Malon a d'autres idées en tête. Les gens de peu du village se fichent bien des idéologies et des problèmes en dehors du cadre dans lequel ils vivent. Il est important alors de montrer que les Révolutionnaires leur apporteront plus que les autres. Peut être les gens d'ici veulent plus de liberté? Les femmes notamment...

Malon reste poli et souriant face ses camarades. Il reste cependant très mal à l'aise. Il discute avec des gens puissants qui pourraient se débarrasser d'un revoir de la main. Il ignore l'image que ces gens ont de lui. En effet, son apparence n'indique rien de bon, mais pas à ce point. Ce point qui le fait chercher les ordures et les corps morts pour y chercher la vie. Le zaunien décide de sortir explorer le village et observer les gens.

- Je vais traîner dans ce hameau voir si on peut y exploiter quelque chose d'intéressant... Félicitations pour votre promotion Yukukurai...

Malon sort du bâtiment et remet le morceau de tissu qui lui sert de couvre chef crasseux. Il se promène librement dans les rues, épié par certains villageois soupçonneux. La plupart d'entre eux sont affairés aux tâches quotidienne: tanner des peaux, préparer la viande, recoudre des vêtements abimés, réparer des outils de chasse. L'économie de cet endroit est clairement tourné vers une seule activité. C'est clairement le genre de chose qui pourrait les enrichir s'il existait une route commerciale avec les autres endroits.
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