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Lumière sous les abysses


CHAPITRE X

 

Lumière sous les abysses
  


« Chacun pour soi dans ce désert d’égoisme que l’on appelle la vie »

         Alday était enfin parvenu à atteindre Alabasta après avoir longtemps séjourné sur Little Garden et passé quelques jours à Bulgemore. Grâce au carnet de bord de James Ryujin, un ancien explorateur, il était parvenu à déterminer que le prochain indice concernant la Fontaine se trouverait au royaume de sables. Il était également en possession de l’anneau de son ancêtre qui agissait comme une clé afin de manipuler l’astrolabe, instrument qui en temps normal, permet de déterminer une localisation. Malheureusement, le voleur s’était fait dérober l’objet sur South Blue par Pyramid et aujourd’hui, sa seule piste se trouvait être Alabasta et de par la grandeur du royaume, autant dire que c’était comme chercher une aiguille dans une botte de foin.

          Alabasta était un pays riche de sa culture et de son histoire. Connue comme étant un haut lieu historique du commerce et des échanges commerciaux, Nanohana  représentait la plus grande des villes de l’île continent ayant de nombreuses ressources culturelles telles que son port principal, ses souks et ses marchés. Nanohana, c’était également une ville qui bougeait, qui bougeait énormément à son rythme effréné, et les visiteurs pouvaient soit la contrer, soit essayer de trouver leur place dans ce rythme particulier ou encore se faire berner par des commerçants véreux qui tentaient de refiler une pomme d’or sans réelle valeur aux moindre passants. En effet, impossible d’éviter les vendeurs de cuir scandant et hurlant pour capter l’intérêt des touristes, d’échapper aux jeunes orphelins vous suivant avec des sourires sur leurs visages mais une menace dans leur regard. Dans cette ville, le monde moderne se heurtait au médiéval et les odeurs vous saisissaient par la pointe du nez. Tout le monde n'aimait pas son séjour ici, mais personne ne pouvait quitter cette ville sans une expérience sensorielle qui les accompagnerait très, très longtemps. Car qui dit Nanohana, dit chaleur omniprésente, étouffante et collante …

- Quelle plaie !! Pourquoi nous as-tu ramener ici ? C’est pas un endroit pour une lady. On croirait que la chaleur ne te préoccupe pas. Je commence déjà à regretter la douce neige de Bulgemore.

          Cela faisait seulement quelques heures que le duo de voleurs composait d’Alday et Esra avaient débarqué et afin de répondre aux besoins de la jeune femme, ils s’étaient arrêtés dans un restaurant local dans le but de se ressourcer. Malgré le peu de temps qui s’était écoulé depuis leur arrivé, la demoiselle ne souhaitait que deux choses : reprendre la mer et que son interlocuteur daigne enfin lui répondre.

- Tu vas reluquer cette carte encore combien de temps ?!

- Je suis née et ai grandi dans les mines de Réthalia … ce genre de climat … j’y suis habitué.  

- Et me répond pas en décalé !!

- T’as finis de t’plaindre, si je suis venu ici c’est pour mettre la main sur la Fontaine de Jouvence.  

          Ces trois derniers mots résonnèrent comme un glas de soulagement aux oreilles de la mercenaire et Alday en était bien conscient. Il espérait une réaction de sa part, un changement d’attitude qui la trahirait aussitôt. Car oui, bien qu’elle lui soit venue en aide sur Little Garden, le Réthalien n’a jamais cessé de se méfier de sa coéquipière depuis les événements au cimetière d’Épaves. Et bien qu’elle affirmait avoir déserté le groupe, Alday restait persuadé que la belle Esra était toujours affiliée à Pyramid, cette organisation de mercenaires à l’origine de la mort de son mentor et également à la recherche de la mystérieuse fontaine. Malgré certaines réticences à son égard, il restait néanmoins attaché à elle, elle qui représentait la seule personne avec qui il se sentait à l’aise. Bien sûr, il ne pardonnerait jamais son comportement mais avec le temps, peut-être qu'il parviendrait à tourner la page. Après tout, il restait un voleur égoïste, comment pouvait-il reprocher ce même amour-propre à autrui ?


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          Les allers et venues se multipliaient dans la ville. À mesure que le temps s’écoulait, les avenues se bondaient, les commerçants multipliaient les efforts et les passants se heurtaient les uns les autres. Rien de mieux pour Alday et Esra, pour deux voleurs cherchant à se faire discret et à éviter les forces de l’ordre locales. Le Rhétalien restait un pirate aux yeux de la société, tant bien même il réfutait ce statut. L’objectif du duo était de trouver un guide pouvant les accompagner en dehors de la ville. Un résident connaissant les recoins du royaume des sables comme sa poche. D’ailleurs, c’était l’occasion pour le criminel de les détrousser. Les deux mains baladeuses, des centaines d’individus pour tout autant d’objets de valeurs, voir plus. C'était comme une cour de récréation. Cela dit, il se trouvait à Nanohana, et quand bien même il ne s’agissait pas d’une ville réputée pour sa dangerosité et son haut taux de criminalité, les escrocs et pickpockets restaient nombreux. De plus, l’étranger se baladait avec un bien de grande valeur, à savoir une calice somptueusement ornée de pierres précieuses et la main baladeuse d’un roublard n’allait pas manquer d’attirer des problèmes à Alday, quoique que ce dernier était désormais un accoutumé du genre. Il attrapa fermement l’avant-bras d’un pauvre larron qui allait malheureusement découvrir que la poigne d’un utilisateur du Ryusoken serait la pire rencontre de sa vie.
          Un cri de douleur, une calice qui tomba, la foule qui se tourna subitement vers la provenance du hurlement et voilà qu’Alday devint le centre d’attention. Malgré l’agitation, Esra eu le bon réflexe de ramasser le récipient avant sa chute comme toute bonne cambrioleuse. Malheureusement parmi les regards attentifs, ceux de deux gardes de l’armée royale.

- Lâche-le immédiatement étranger, ce à quoi le concerné s’attela immédiatement, et dévoile ton visage.

- Avec tout le respect que j’ai pas pour ce type, il a tenté de m'faire les poches.

- Est-ce vrai ?

         Le besogneux était trop préoccupé par l’état de son membre sur lequel le navigateur avait laissé son empreinte. Sa condition et son accoutrement laissé suggérer que les propos du visiteur étaient avérés mais cela n’empêcha pas les soldats de réitérer leur demande.

- Montre-nous ton visage sur-le-champ.

         La situation commençait à devenir un poil plus sérieuse mais Alday pouvait compter sur le fait que son avis de recherche n’était pas encore populaire à Alabasta. Il se dévoila à la population et par chance, ses doutes se confirmèrent car son visage ne fut pas reconnu. Néanmoins, la présence inhabituelle de soldats de la marine allait quelque peu compromettre la situation.

- Un instant !!!

- " Bon sang, qu'est-ce qu'ils foutent ici ? Je pensais être tranquille sur cette île. "

          Alday n’avait pas tort. En temps normal, la sécurité était assurée par les soldats du royaume, très nombreux et présents à travers l’île.  Inopportunément, le commodore Esdeath et ses hommes avaient jeté l’ancre plus tôt dans la mâtinée. Celle-ci était toujours à la recherche du voleur depuis son passage au Royaume de Saint-Uréa, toujours à la recherche d’une revanche à prendre et son acharnement l’avait donc conduit à Alabasta où sa cible se trouvait actuellement en mauvaise posture.

- On décampe sur-le-champ Es-, murmura Alday à sa comparse qui s'était, envolée ! " Pourquoi ça ne me choque pas ? "

        La pression montée à chaque pas que les soldats effectuaient à son encontre mais comme très souvent dans ce genre situation, son unique option restait … la fuite. Il enroula ses deux interlocuteurs dans sa large cape avant de se faire la malle parmi les spectateurs. L’alerte était sonnée.

- " Merde, pourquoi cela m’arrive maintenant ! Foutu pour foutu, j’ai pas d’autre choix. "

         Le criminel chercha à quitter la ville en direction du désert. Sa quête de la fontaine reprenait immédiatement. Enfin c’est ce qu’il pensait. Derrière lui, les soldats de la marine s’étaient déjà regroupés en grand nombre. En face de lui, ceux du royaume commencèrent à arriver. Son premier réflexe fut alors d’analyser son environnement, le boulevard dans lequel il se trouvait, l’architecture des bâtiments, les différents portes qui permettaient d’y accéder, les nombreux commerces qui jalonnaient les murs …

- " Il faut que je prenne de la hauteur. "

          Aisément, il sauta, se servit de la tête d’innocents pour se frayer un passage jusqu’à la fenêtre d’une bâtisse à laquelle il s’agrippa. D’une habile pirouette, il se faufila à l’intérieur dans le but d’atteindre le toit. Il avait désormais une meilleure vision de la situation et pouvait constater la détermination des soldats en tenues blanches à le capturer.

- Il ne manque pas d’énergie.

- Après tout, ce sont mes hommes.

          Une voix froide et inattendue vint perturber l’enthousiasme du Rhétalien car derrière lui se trouvait une vieille connaissance.

- Je ne m’attendais pas à ce que tu te fasses remarquer si vite Alday.

- Jajajajaja, je m’attendais pas à tomber sur toi … euh désolé j’ai oublié ton nom.

- Toujours ce sourire mesquin … je vais me faire un plaisir de l’effacer de ton visage, déclara l’officier de la marine en agitant d’un mouvement vif sa rapière.

- Ah je vois tout de suite les grands moyens. Dans ce cas …

          Le voleur empoigna son bâton tandis que son vis-à-vis se rua dans sa direction. Celui-ci esquiva une première offensive en s’agenouillant puis contre toute attente sauta dans le vide avant de jeter un clin d’œil à la femme à la beauté glaciale. Cette dernière ne comprenait pas l’acte désespéré qui venait de se produire sous yeux.  En bas, tout ce qui attendait le criminel était une garnison de soldats mais pas n’importe lesquels. Il avait judicieusement sauté en direction des gardes royaux. Quitte à être attrapé, il préférait bénéficier d’un répit dans une prison d’Alabasta plutôt que de tomber directement entre les mains d'Esdeath. Cette dernière ne pouvait que rengainer son arme sous le regard malicieux de sa cible qui se faisait menotté.

- Ce n’est que partie remise.


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          Le soleil venait de tirer sa révérence et tandis que la plupart des habitants regagnaient leur habitat, un indésirable avait été contraint de passer la nuit dans la prison de la ville. Il s’agissait bien évidemment d’un environnement familier pour ce voleur venu de loin. Toujours ces mêmes barreaux d’un bleu glacial, ce même confort parcimonieux, cette même atmosphère peu festive, cet indémodable sourire sur le visage du Rhétalien. Malgré la distance qui le séparait de la commodore, il ressentait la frustration de cette dernière depuis sa cellule et bien qu’il lui était difficile de percevoir nettement les paroles de l’officier à quelques mètres de lui, Alday devinait que sa situation lui profitait plus qu’à elle. Esdeath tentait désespérément de convaincre un responsable de l’armée royale de lui remettre le criminel.

- Combien de fois devrais-je vous répéter que ce pirate doit répondre de ses actes passés ! Il s’est déjà évadé de deux prisons de la marine et-

- Sans vouloir vous offenser, raison de plus pour le garder enfermé ici …  

- Il lui doit immédiatement être conduit dans une prison hautement sécurisée.

- Sauf votre respect, il est actuellement derrière les barreaux sans aucun contacte avec l’extérieur, ni même avec les autres prisonniers. Pourquoi ai-je l’impression que cela lui convient mieux à lui qu’à vous commodore ?

- Depuis quand un prisonnier qui sourit lorsqu’il se fait arrêter doit-il me réconforter ? Avait-il quoique ce soit sur lui lorsque vous l’avez fouillé ?

- Seulement son bâton et une carte de l’île, rien de significatif. Vous pouvez l’interroger si cela vous tient tant à coeu-

          La demoiselle ne se fit pas prier. D’un pas déterminé, elle poussa la porte de la pièce dans laquelle elle se trouvait pour interroger le fugitif sans même remercier son interlocuteur pour son hospitalité. De nombreuses questions lui tortiller l’esprit mais à vrai dire, ce qui lui pesait le plus était sa fierté. Alday et son expression faciale avait ce don de l’irrité au plus au point.

- Laissez-moi seul avec lui, exigea la soldate. Il n’aura pas fallu beaucoup de temps avant nos retrouvailles, reprit l’officier après le départ des gardiens.

- En effet, ça me rend quelques peu nostalgique à vrai dire, rétorqua le voleur.

- J’ai commis une erreur lors de notre première entretient … tu n’es pas affilié à Pyramid, n’est-ce pas ?

- Jajajaja, je n’ai jamais prétendu l’être. J’ai juste pensé que te contredire à ce moment-là ne m’apporterait rien de plus.

- Alors, pourquoi risquer ta vie pour délivrer l’un des leurs ?

- La vie a ses raisons que la raison ne connaît pas.

- Quelque chose me dit que l’une de ces raisons est à l’origine de ta venue ici, sinon pourquoi viendrais-tu à Alabasta ?

- Le soleil, les marchés … il paraît qu’il y’a de bons casinos dans l'coin.

- Malheureusement ta balade s’arrête ici. Je ne t’attarderais pas à obtenir les accréditations pour te déplacer dans une prison du gouvernement.

          La commodore reprit alors la direction de la porte après ce bref échange.

- ATTEND !! beugla soudainement le voleur à faire sursauter la visiteuse.

- Qu’est-ce qui te prend tout à coup vermine ?

- Esdeath !! Ton nom … c’est bon ça vient d'me revenir. Tu n’imagines même pas comment ça m’hantait. J’vais pouvoir dormir l’esprit serein, poufffff, soulagement.

          Une énième provocation de la part du mercenaire qui ne manqua pas de se faire entendre dans tout le bâtiment au moment où la commodore quitta la pièce en claquant la porte dans un excès de colère. Alday ne pouvait que rester spectateur de sa propre provocation. Cette fois-ci, il n’avait rien à tirer d’elle, hormis se délecter de sa frustration. Néanmoins, il était conscient qu’Esdeath pouvait représenter un obstacle à sa quête. Une épine dans le pied qui le mettrait sacrément dans l’embarras. Mais dans l’immédiat, il se devait de trouver un moyen de sortir de ce pénitencier. Il pouvait aisément se défaire de ses menottes mais sortir de sa cellule restait une autre affaire. Il lui était possible de simuler à malaise afin d’attirer les gardes à bonne distance de ses bras mais rien ne lui permettait de confirmer que ceux-ci détenaient les clefs de sa cage. Ainsi, la patience représentait son seul allié, son unique option. D’ailleurs, si un transfert devait réellement avoir lieu, il trouvera sûrement une opportunité de se faire la malle à ce moment. Jusque là, il ne pouvait que profiter du calme pesant pour reposer son corps et son esprit.

          La nuit était finalement tombée. Le calme régnait dans la prison de Nanohana. Seul les gardes restaient éveillés et se succédaient devant les cellules pour assurer leur tour de garde. Alday, lui, dormait paisiblement malgré la situation. La forte respiration de son surveillant ne l’importuner guère mais son sommeil n’allait pas tarder par être interrompu car un son semblable à un écho se manifesta. Un bruit pas assez distinct pour perturber le garde mais assez curieux pour que le détenu daigne entrouvrir ses yeux. Quelques secondes s’écoulèrent avant qu’une nouvelle anomalie sonore puissent enfin accaparer l’attention des deux colocataires. Le veilleur pensa à une fourberie du Rhétalien dans un premier temps et pointa instinctivement son arme dans sa direction mais lorsqu’une énième résonance, beaucoup plus perceptible et proche de leur position ,se fit entendre, il se précipita hors de la pièce pour inspecter les lieux. Malheureusement, il n’allait pas disposer de suffisamment de temps pour regretter son choix. Son sens du devoir l’avait tragiquement conduits face à son destin. Le gardien fut abattu un court instant après avoir franchi le seuil de la porte. Impossible pour Alday de distinguer quoique ce soit depuis sa cage. Son angle de vue et la luminosité étaient trop faibles pour distinguer quoi que ce soit. Seul la main du défunt officier était difficilement visible ce qui laissa suggérer  qu’il s’était effondré en arrière, qu’il put voir la mort en face. Dès lors, Alday se mit à angoisser, lui d’un naturel calme et serein. Son imagination l’amena à penser qu’on venait pour le kidnapper, le torturer voir même le tuer. Bien sûr il n’était pas ce genre de prisonnier représentant un danger pour une quelconque organisation mais lorsque l’adrénaline vous prend, de nombreux scénarios farfelus vous montent à la tête. Quoi qu’il en soit, il n’allait pas tarder à faire la rencontre de ce mystérieux assassin à en juger par l’intensité des pas de ce dernier.

- C’est donc là que tu te cachais …

          Un éternel instant s’écoula avant que natif de Rhétalia puisse constater et réaliser avec stupeur que l’individu, qui venait de pénétrer les lieux, n’était autre qu’Esra. Son étonnement allait néanmoins être remplacé par une interrogation lorsque l’apparition d’une mystérieuse silhouette se dessina dans l’ombre, derrière sa comparse.


Dernière édition par Alday le Mer 30 Mar - 18:25, édité 2 fois
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          Un soleil rouge se levait sur Alabasta. Pour certains locaux, celui-ci était annonciateur de mauvais temps et au royaume de sables cela était plus assimiér à des tempêtes de sables qu’à quelques goûtes de pluie. Pour les plus croyants, cela signifiait qu’un tragique accident était survenu durant la nuit. L’un n’empêchait pas l’autre pour les plus pessimistes. D’ailleurs, l’un d’eux avait déjà eu lieu et la nouvelle commençait à se répandre à travers les rues de Nanohana. Un prisonnier était parvenu à s’échapper de prison mais le fait le plus dramatique était qu’une dizaine de gardes avaient été retrouvé mort sur les lieux. Évidemment les forces de l’ordre souhaitait garder sous silence cette tuerie mais difficile de camoufler une telle affaire. La recherche de l’évadé était devenue la priorité numéro une de la police de la ville. Bien évidemment, la marine avait joint leur force afin d’appréhender le criminel au plus vite. Les rues étaient bondées de soldats et bien que l’information avait déjà fuité, les commerçants plus téméraires avaient tout de même décidé d’ouvrir leur commerce. Ils contribuaient à leur manière à la capture du fugitif en placardant son avis de recherche où bon leur semblait.
          De son côté, le commodore Esdeath était resté sur les lieux du crime afin d’éclaircir cette histoire. Selon elle, quelque chose ne coïncidait pas. Une interrogation qui ne lui permettait pas d’expliquer comment ni pourquoi le natif de Rhétalia aurait commis ces meurtres. Aucun homicide n’avait été stipulé dans les précédents rapports. Bien évidemment, il ne s’était pas échappé seul. Comment aurait-il pu sortir de sa cellule ? La véritable question qu’elle se posait était “qui a bien pu lui venir en aide ?” Il paraissait clair qu’il n’appartenait pas à Pyramid mais elle ne pouvait plus exclure cette hypothèse. Après tout, il restait un voleur et un escroc auquel elle ne pouvait pas se fier. Quoi qu’il en soit, pour les autorités du pays il fallait un coupable et Alday représentait l’unique responsable.

          Assis sagement à la frontière de la ville, un groupe d’individus fraichement vêtu et chargé en provision pour s’attaquer à l’enfer du désert attendait patiemment que les choses daignent se calmer pour agir. L’un d’eux semblait beaucoup plus détendu que le reste de la troupe. Un homme d’une quarantaine d’année et à la carrure imposante qui se contentait d’observer le tohu-boh-hu qui régnait en ville.

- On dirait que tu es devenu célèbre.

- Vous n’aviez pas besoin de les tuer.

- On n’avait pas besoin de les laisser vivre. Dis-moi, pourquoi le commun des mortels pensent qu’il est plus rationnel de vivre ?

-

- Je t’en prie, fais pas cette tête là. Tu sais, je suis différent de Seth. Je ne tue pas pour le plaisir. Ah oui, Esra m’a déjà tout expliqué, navré pour le vieux. Il est préférable pour nous deux qu’on parte sur de bonnes bases.

- C’est pour ça que je suis toujours menotté.

- Simple précaution, tu comprends. On te les retira une fois loin de la ville. On a embarqué ton bâton de berger aussi, bien que je me demande à quoi il peut bien te servir. Je ne te veux pas te forcer la main mais vaudrait mieux qu’on s’entende, toi et moi. Qui sait ? Peut-être que je te garderai en vie à la fin de tout ça. Je pense même qu’on peut devenir ami. Je ne porte pas ce chacal de Seth dans mon coeur …

- Ami ? Par pitié, respectez-moi un peu. J’ai pas l’air aussi débile.

- Gagaga autant pour moi, je ne recommencerai plus. Alors dis moi, pourquoi il est normal de vivre plutôt que de mourir ?

         Alday ne lui faisait clairement pas confiance mais n’ayant d’autre choix que de jouer le jeu, le Réthalien se contenta de répondre la première chose qui lui passait par la tête.

- … Je dirais qu’on vient au monde pour vivre donc …

- Faux !! Si tu es mortel, ton destin est de mourir. C’est une loi de la nature.

- Tu l’es tout autant.

- Exactement ! Tu vois, je t’avais dis qu’on finirait par s’entendre. C’est pour cela que toi et moi, recherchons la même chose.

- La fontaine, soupira le menotté.

          Son interlocuteur perdit alors son air amical pour se rapprocher de son prisonnier et lui redresser la tête par la plante des cheveux.

- Maintenant arrête d’me faire perdre mon temps et dis-moi où elle est.

          Le voleur n’avait aucune raison de cacher la vérité, ni même de mentir. Il s’était déjà retrouvé dans ce genre de situation, pire encore, il avait déjà eu à faire à Pyramid. Il se contenta de répondre à la demande qui lui avait été faite et souffla un nom.

- Syr… Syrdaha, c’est là qu’elle doit se trouver.


Dernière édition par Alday le Mer 30 Mar - 18:40, édité 3 fois
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24h plus tard à Erumalu.

          Un groupe récemment formé d’une quinzaine d’individus appartenant à Pyramid, de leur chef Sebek, d’Esra et de deux nomades s’était donc lancé à l’aventure afin d’atteindre Syrdaha. Il avait emprunté le tunnel sous-marin qui partait de Nanohana pour atteindre sa ville jumelle Erumalu suite aux conseils des bédouins qui avaient accepté de les aider et les guider en échange d’une importe somme de berrys. Ces derniers avaient suggéré au groupe de couper la rivière Sandora grâce à la route récemment restaurer par la princesse Mimi. Cela leur avait permis de gagner considérablement de temps et d’entamer leur long voyage dans de bonne condition à l’abri du désert. Bonne condition ? Pas pour tout le monde. Alday avait été contraint de se cacher tout le long de la traversée afin d’échapper aux contrôles et de partager son espace vitale avec celui des poissons fraichement récupérés par les nomades au port de Nanohana. Ceux-ci, avaient établi l’itinéraire le plus rapide selon les exigences de Sebek. Rapide ne signifiait pas forcément agréable et bien que cette première partie du trajet fut pareil à une balade de santé, la suite, plus longue, s’annonçait beaucoup plus ardue. Après s’être reposé à Erumalu, le plan était de s’attaquer au désert pour atteindre le Spiders Café qui constituait le dernier endroit civilisé à l’ouest du Royaume afin d’y faire une escale. Avant d’entamer la traversée, Esra délivra son comparse de ses entraves.

- T’empestes, c’est affreux.

- À qui la faute ?

          Esra ressentait de la distance envers son ami d'enfance facilement explicable pour diverses raisons. Elle l'avait abandonné à Nanohana, lui avait menti à propos de Pyramid et les actions de ces derniers avaient considérablement terni sa réputation de simple voleur.

- Tu pourrais avoir besoin de leur aide pour trouver la Fontaine. Tu dois déjà surement savoir que Sebek est en possession de l'astrolabe.

- Je n'ai pas besoin de leur aide, ni de ta compassion. Je trouverai la Fontaine par seul.

- Tu comptes tout de même pas traverser ce désert seul ?!

- J’ai survécu un mois sur l’île des dinosaures. J'peux très bien m’en sortir dans ce bled perdu.

- Hehehee encore un étranger qui ne sait pas où il a mis les pieds, s'immisça l'un des deux nomades. Les étrangers pensent toujours tous savoir. Écoute-moi bien petit. Ce désert est naturellement hostile pour l'homme, il y fait très chaud le jour et très froid la nuit. Tout ce qui y vit ou respire, cherchera à te nuire. Les bêtes sauvages, l'environnement ou les pirates du désert, tes semblables, sont une menace perpétuelle.

         Alday n'avait pas porté attention aux propos du guide, celui-ci lui importait que très peu mais sa perte d'intérêt avait débuté quelques secondes plus tôt lorsque l'astrolabe avait été mentionné par Esra. Il était là, à quelques mètres de lui mais il se devait de patienter jusqu'au moment fortin. Pour l'instant faire profil bas, jouer le jeu et aider ses malfaiteurs restaient le bon choix. Il était conscient qu'il avait besoin du groupe pour atteindre son but, il était évident qu'il ne survivrait pas seul, sans provisions ni connaissance des lieux. Concernant Esra, il ne pouvait plus se permettre de faire preuve d'empathie à son égard. Cette dernière, de son côté, avait poursuivi la discussion avec l'Alabastien, irrité par le manque de respect du voleur.

- … Il m’a promis une part du montant sur sa tête et une gorgée de cette légendaire eau dont vous parlez. Mais si tu veux mon avis, je suis là que pour l’argent dadadadada.

- *Pauvre abruti, c’est toi qui ne sait pas où tu as mis les pieds.*

Ainsi débuta cette nouvelle odyssée, par la traversée d'une suffocante étendue désertique.


Dernière édition par Alday le Sam 9 Avr - 13:28, édité 4 fois
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          Rien d’autre qu’un désert. Une étendu sableuse dépourvue d’existence. L’absence d’un tout, la présence d’un rien. Une terre indomptée sur laquelle aucun homme n’y à laisser aucune trace car dissimulé et enfoui par le maître des lieux, omniprésent et seul juge dans cet environnement hostile, le sable. Indomptable mais aussi irréel, le désert restait une terre d’illusion bercée par de belles légendes. Car de l’imagination fleurissaient diverses croyances. Oasis, tombeaux, pyramides, cités perdus, existaient-ils vraiment ? Ou était-ce simplement la germe d’une pensée, d’une idée résultant d’une image factice, d’un mirage que l’on croyait voir se dessiner en amont d’une dune. La Fontaine de Jouvence serait-elle un mythe de plus naquit de l’imagination d’une âme égarée recherchant désespérément à s’abreuver ?

          Les tissus imprégnés de sables, des corps fatigués et une traversée qui semblait sans fin. Ce mélange de complaisances avait la mauvaise vertu de décourager les hommes. Parmi eux, Alday avait un pressentiment, il sentait que quelque chose clochait dans l’air, au sens littéral du terme et à mesure que le groupe s’enfonçait dans ce décor désertique, ses doutes se confirmèrent.

- On devrait prendre une autre direction, suggéra le voleur au leader de la troupe. Une tempête approche.

- Le soleil t’as cramé les neurones ? Il n’y a pas l’ombre d’un nuage, le ciel est bleu et j’entends même les battements de ses poltrons.

- La température de l’air a changé.

- Hmm ? Qu’est-ce que tu en penses toi ? questionna Sebek à l’un des nomades pour écarter le moindre doute.

- Il n’est pas rare que des tempêtes de sables se manifestent sans prévenir dans cette région mais faites-nous confiance. Nous sommes habitués à la traversée et nous vous aurions prévenu si nous avions constaté quoique ce-

- TEMPÊTE DE SABLES EN APPROCHE, s’écria l’un des mercenaires de Pyramid, jumelles à la main.

          Sur ces dires, le guide se contenta de faire profil bas tandis qu’Alday esquissa un sourire provocateur à l’égard de la bande. Cela dit, il fallait plus que du vent et de la poussière pour déstabiliser le headliner qui, contre toute attente, ordonna à la troupe de reprendre la marche. L’ensemble des individus restait septique quant à la décision de Sebek. Ce dernier représentait néanmoins un danger plus mortel que l’anomalie météorologique en elle-même. D’un pas décidé, il ouvrit la marche, suivi par Alday qui semblait tout autant déterminé.

- Tu ne penses pas qu’on devrait attendre que la tempête se calme, chuchota Esra à son comparse après avoir trottiné difficilement jusqu’à lui a contre-sens de la dune où se trouvait la bande.

- Tu l’as dis plus tôt … vaut mieux rester groupé.

          Couvert de la tête de pieds, du front jusqu’au cou. La troupe continuait sa périlleuse avancée malgré une allure considérablement ralentie. La faute à un haboob alabastanien : une variété de tempête de sable locale bien violente. Les plus faibles à l’arrière du cortège peinaient à suivre le rythme plus soutenu des plus forts à lavant. Bonne dernière, Esra se trouvait bien loin de sa zone de confort mais à exactement quelques mètres de son antécesseur dont elle percevait une fine silhouette. Elle tentait difficilement de se frayer un chemin dans cette tourmente de poussières cachant son visage derrière ses bras, ne laissant qu’une fine ouverture à son champ de vision. Malgré la faible visibilité, elle parvenait à ne pas perdre de vue son prédécesseur ou du moins percevait péniblement une forme derrière cet épais voile brun qui se mit subitement à grossir, grossir au point de faire plusieurs mètres. Dans son état, elle perçut trop tard qu’il s’agissait d’une bête dangereuse qui chercha simplement à la dévorer. La gueule bien béante, l’animal s’apprêta à gober d’une bouché la chapardeuse immobile et perturbée qui se retrouva soudainement tirée d’affaire par une arrivée salvatrice. Alday venait de surgir de nulle part, extirpant la belle Esra d’une mort peu glorieuse.

- A-Alday ??!!

- Ressaisis-toi ! Il va revenir, rétorqua le Rhétalien après avoir vu la bête s’enfouir sous terre.

          II s’agissait d’une créature qu’il n’avait jamais vue auparavant, un énorme lézard violet aux dents gigantesques et pointues facilement observables malgré les conditions météorologiques, sûrement une espèce endémique qui avait clairement des intentions hostiles envers le duo de voleur. En plein milieu de cette tempête, le criminel restait aux aguets et tandis qu’il zieuta en direction de la demoiselle, le natif de South Blue put discerner une ombre imposante se dessiner derrière celle-ci.

- Couche-toi !!! S’écria Alday en se jetant dans sa direction tout en armant son poing droit afin de décocher un crochet à la bête lui cassant quelques dents sur le coup. Vite, magne-toi, on doit rattraper le groupe.

- Je- je ne plus, je n’ai plus de force.

- Qu’est-ce que tu racontes ? La tempête dev- * Hein ? Qu’est-ce qui m’arrive ? Je me sens … *

          Sans raison apparente, le présumé pirate s’effondra devant sa camarade d’infortune ne percevant plus la voix de cette dernière, s’égosillant à force de crier le nom de celui qui venait de lui sauver la vie.


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          La suite de l’aventure s’était avérée plus compliquée que prévu pour le duo de voleur originaire de South Blue. Alday avait été empoisonné par ce qui semblait être une piqûre de scorpion d’après les suppositions d’Esra, dont les poisons restaient son second domaine d’expertise après le vol. Elle avait endigué l’avancée du venin ayant permis au navigateur de poursuivre leur périple tant bien que mal. Les deux individus étaient parvenus à parcourir une belle distance après s’être extirpés de la tempête de sables. Cela dit, ils avançaient désormais sans repère dans cette étendue désertique et avec pour seul réserve d’eau une cruche à moitié vide. Alday comprenait désormais les dangers que représentaient Alabasta pour les non-initiés.

- On y arrivera jamais, murmura la voleuse désespérée et à bout de force.

- Dis-toi simplement que la fin du désert se cache peut-être derrière chaque dune.

- Et de combien de dune est-on en train de parler ?? Ton optimisme me tuera avant ce maudit désert.

- Sûrement celle-ci, répondu le voleur avec un sourire forcé. *C'est la dernière que je pourrais gravir*

         Le poison n’avait visiblement pas disparu et Alday en souffrait plus qu’il n’y paraissait et alors que le petit groupe arrivait à la cime d’une de ces innombrables colline, le pirate entama une chute de l’autre côté du versant, achevé par la fatigue. Le jeune homme venait de perdre connaissance avant même d’avoir pu contempler le panorama. De son côté, la mercenaire n'hésita pas un instant à se laisser tomber pour rejoindre le corps de son compagnon. Une fois, à ses côtés elle tenta de le réveiller, le secouant et le giflant mais rien ne parvenait à le faire réagir. Dans un excès de frustration elle cria laissant exprimer toute sa détresse. Le regard vers le ciel, elle supplia ce dernier de l'achever, elle, qui de tout temps s'était servi des autres, savait qu'elle ne s'en sortirait pas seule dans ce désert. Néanmoins, lorsque son regard se détacha des nuages puis baissa la tête, elle put constater avec stupéfaction que des ruines se trouvaient sous son nez. Il fallut un moment à la jeune femme pour accepter la réalité : tout n'était pas perdu.
          Pas plus en forme que son ami mais pour le moins consciente, Esra n’avait d’autres choix que de puiser dans ses dernières forces pour atteindre la ville tout en traînant le corps inerte du pirate. Elle le tracta par la partie inférieure de son corps, agrippant chaque jambe avec ses bras puis tenta d’aller de l’avant. À chaque pas difficilement effectué, la Fontaine, Alday et Pyramid avaient le droit à des menaces de morts de la part de la demoiselle qui avait d’excellentes raisons de maudire son monde. Les quelques mètres qui la séparèrent de la cité abandonnée furent les plus longs. Une fois à l'entrée de celle-ci elle se contenta de lâcher les membres inférieurs du Rhétalien avant de s'écrouler sur ses genoux. Esra ne se doutait pas un instant qu'elle venait de pénétrer  …

- Syrdaha, le berceau de la civilisation d'Alabasta.

- C'est maintenant que tu te réveilles ? Pfff j'ai même pas la force de t'engueuler. Syrdaha ? C'est donc ça qu'on cherchait tout ce temps. Aucune chance que votre foutu fontaine se trouve ici.

         Bien que calme à cause de la fatigue, la demoiselle était envahie de colère et de panique. Elle venait de réaliser que tous ses déboires et malheurs n'étaient pas terminés. Quand bien même venaient-il d'atteindre leur destination par un heureux hasard, rien ne garantissait que leur quête allait aboutir. Pire encore, l'éventualité de reprendre la route n'était plus envisageable sans eaux ni provisions.

- Ne tire pas cette tronche. On raconte que des révolutionnaires ont repris partiellement possession des lieux. Reste sur tes gardes. Avec un peu de chance, ils se sont absentés à cause de la tempête. On doit trouver un endroit où se reposer.

          Difficile de considérer que cette oasis fut jadis une ville prospère. L'intérieur était extérieur, les murs étaient effondrés, les fenêtres disparues et les rues … englouties par le sable. Ce n'était qu'une question d'année avant que Syrdaha ne soit dévoré par le désert. Le duo alla se réfugier dans ce qu’il restait d’une bâtisse située dans ce qu’il semblait être l’ancienne rue principale de la ville. Exténués, ils s’affalèrent contre ce qui restait d’un muret en pierre pas plus haut qu’un mètre mais assez pour se protéger des quelques partiels de sables transportées par le vent. L’absence d’énergie et de volonté de dialoguer, témoignant de la fatigue accumulée ces derniers jours, permettaient au voleur de savourer pleinement du silence d’une cité abandonnée. De son côté, la demoiselle était soulagée de retrouver un peu de répit après le calvaire qu’elle venait de vivre. Cela dit, une interrogation subsistait dans son esprit concernant son partenaire d’infortune mais parce que ne souhaitant pas perturber le repos de ce dernier, décida de garder cela pour elle jusqu’à ce qu’il se réveille et en profita pour piquer un somme bien mérité.
          
         Presque une heure s’était écoulée après leur arrivée à Syrdaha et un grain de sables fouineur vint perturber la sieste de la mercenaire. Celle-ci constata que son comparse était déjà réveillé et semblait relativement en meilleure forme comme le témoignait son expression faciale.

- Combien de temps j’ai dormi ?

- Qu’est-ce que j’en sais ? J’étais inconscient. J’en ai perdu la notion de temps dans ce désert paumé.

- … Dis Alday …

- Quoi ? Il faut qu’on trouve de l’eau. Il doit forcément avoir un puit ou une réserve que les nomades utilisent, suggéra le jeune homme avant même d’écouter la requête de son amie.

- Pourquoi es-tu venu à mon secours ?

          Une simple question à laquelle Alday n’avait pas de réponse. Lui qui s’était promis de ne penser qu’à lui-même avait été contraint de rompre son serment. Cela dit, la raison était tout simple : il n’avait pas réfléchi. Il ne s’était pas demandé s’il devait le faire ou pas. Il avait simplement réagi instinctivement et quand bien même il prétendrait l’inverse, venir en aide à Esra était devenu plus important que la Fontaine l’espace d’un instant.

- J’en sais trop rien … j’ai agi sans réfléchir. Bref, j’ai assez glandé. Je dois reprendre les recherches.

          S’appuyant sur le demi-mur qui lui avait servi de support et de cachette, Alday sortit de la bâtisse pour regagner l’avenue principale mais, à peine, après avoir posé le pied-à-terre et enjambé le muret, le natif de South Blue put constater la présence de nombreuse traces de pas sur le sol.

- Pyramid … ils sont certainement passés quand on avait l’oeil fermé.


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          Alday et Esra étaient donc parvenus à atteindre la cité abandonnée de Syrdaha sans même être passé par le Spider Café. Cependant ils savaient que Pyramid ne devait pas se trouver très loin. Il était évidant que le duo ne souhaitait pas rencontrer le groupe de mercenaires mais le Rhétalien se devait de mettre la main sur l’astrolabe toujours en possession de Sebek. Leur mission était donc simple : trouver mais ne pas être trouvé.

          Se balader à Syrdaha c’était l’occasion de sentir l'existence des âmes du passé de cette citée perdue de ce paysage aride et hostile dans ce milieu désertique. Les riches habitants de cette ville autrefois prospère aujourd’hui victime d’une supposée malédiction. Des bâtiments détruis retardant sa disparition et témoignant d’une certaine volonté de tenir face à la sévérité du désert. On pouvait aussi y ressentir une curieuse atmosphère vous propulsant plusieurs siècles en arrière. Des murmures semblables à des lamentations étaient dictées par le vent faisant grincer les portes des maisons abandonnées. Syrdaha était définitivement une ville pas comme les autres, transcendant le temps et éveillant les cinq sens. Enfin si vous étiez archéologue ou un amoureux d’histoire car pour deux brigands tels qu’Esra et Alday, rien de tout cela n’avait d’importance, ni de sens.

- Quelle plaie …

- J'te le fais pas dire … qu’est-ce qu’on est venu faire ici …

- Qu-que quoi ??!! Jvai t’étriper !!! rétorqua la demoiselle en réponse à la provocation du chasseur de trésors.

- Chut.

- Chut ? Ne me dit pas chut après tout ce-

- Tu entends ? rajouta Alday après avoir recouvert la bouche de son amie de sa main.

          Des voix humaines étaient à peine perceptible mais en se concentrant sur l’origine du son cela devint plus que clair. Ils décidèrent de s’en approcher. Au détour d’une ruelle silencieuse et en toute discrétion, les deux cambrioleurs tombèrent sur Pyramid. Ils étaient là, sous leurs yeux, se ressourçant à l’abri du soleil dans une demeure moins érodée que les autres.

- On attend quoi ? On y va ?

- Attend ! Je ne vois pas Sebek. Où est-ce qu’il peut bien être ?

- Tiens, tiens, tiens … vous avez donc survécu !

          La voix familière du chef de la bande surprit les deux individus qui se retournèrent subitement. Sebek venait d’arriver dans leur dos, renouant la fermeture de son pantalon laissant deviner qu’il s’était éloigné pour lâcher de l’eau.

- Donnez-leur à boire et à manger, ordonna le headliner en balançant les corps d’Esra et Alday qu’il venait de tracter à bout de bras.

          Malgré la manière dont cela venait d’être amené, les deux chapardeurs se jetèrent sur les rations de survis dont ils avaient terriblement besoin.

- Gagagagaga regardez-moi ces deux moucherons, pathétique. Dix minutes après être arrivé dans ce trou perdu que je tombe sur eux se cachant derrière un caillou.

- Hahahaha, je veux bien t’accorder ça, reprit Alday après avoir étanché sa soif.

- N’imagine pas qu’il s’agisse d’un acte de compassion. J’ai encore besoin de toi.

- Je sais, esquissa le voleur d’un large sourire sournois accompagné d’un puissant direct du droit envoyant valsé son vis-à-vis quelques mètres plus loin.

          L’ensemble du groupe fut surpris par un tel acte de rébellion, tous hormis Sebek toujours conscient, couché sur le sol admirant le large ciel bleu d’Alabasta. Il s’attendait ou plutôt il n’attendait que cela, de voir si Alday avait du cran ou s'il avait à faire à un couard de plus. Néanmoins il restait quelque peu déçu et tout en se relevant il dévoila sa peine.

- Pour être honnête, je m’attendais à plus d’énergie de ta part mais on dirait bien que ce désert a eu raison de toi. Malheureusement je n’accepterai aucun manque de respect.

- J’y compte bien. Finissons-en ici et maintenant.

          La première étonnée était Esra. Elle ne comprenait pas l’acte irréfléchi du voleur. Jamais il n’avait engagé un combat perdu d’avance. Lui qui avait pour habitude de fuir ou éviter un affrontement dès qu’il le pouvait, agissait là de manière complètement inattendu. Qui plus est, le poison était toujours présent dans son corps. Quoi qu’il en soit Alday s’était déjà armé de son héka, prêt à en découdre. Son opposant restait planté sur place, attendant que le rebel daigne agir. Alday ne se fit pas attendre, il agrippa fermement son bâton puis tel un lanceur de javelot balança son arme à la suite d’une minutieuse rotation du buste auquel Sebek se contenta de pencher la tête pour esquiver le projectile. Le navigateur profita de ce court instant pour réduire la distance avec son opposant et commençait une série de coup de poings sans réelle conviction. L'ancien esclave ne faisait littéralement que brasser de l'air car son malfaiteur esquiver chaque attaque avec une nonchalance démesurée. Souhaitant en terminer rapidement le headliner attrapa le voleur par le poignet dans le but de le balancer dans le décor mais ce dernier profita de l'élan générer par le goliath pour se hisser sur ses épaules d'une habile acrobatie. Alday joignit ses deux mais entremêlant ses doigts pour ne former qu'un membre et l'abattre tel un marteau sur le crâne de son adversaire. Néanmoins avant de ce prendre cette attaque redoutable, Sebek parvint à déloger le voleur en tirant sauvagement sur la ceinture d'or de ce dernier et le jeta contre le sol. L'ensemble de ces actions se déroulèrent en un court laps de temps n'offrant aucune seconde de répit à l'un comme à l'autre. D'ailleurs, le plus en forme des deux s'apprêtait à porter une des attaques dans le dos du plus faible qui jonchait encore par terre. Cela dit, le navigateur tenait là l'opportunité de renverser la tendance grâce à une manoeuvre sournoise. En se retournant pour face à son assaillant, il laissa s'échappa une poignée de sables en direction de son visage. Un coup-bas de la part de l'ancien esclave qui lui permit d'esquiver in extremis ou plutôt de faire avorter l'offensive de Sebek qui se recouvra tardivement le visage. Cette fourberie engendra un hurlement de rage. Le headliner se mit à son tour à brasser de l'air attaquant à l'aveugle dans tous les sens. Alday pouvait enfin commençait la contre-attaque. Des frappes lourdes dont la puissance du choc étaient même perceptibles par les spectateurs qui avaient du mal à croire que leur supérieur passait un sale quart d'heure. Néanmoins le voleur se fatiguait également plus vite à mesure qu'il se mouvait. Le poison parcourait encore son corps et cela se répercuta sur ses attaques. Soudainement un rugissement inhumain émana de Sebek qui stoppa son opposant dans sa frénésie. Son corps se changea, plus encore, il se transforma. Sa peau se recouvra d'épaisses écailles vertes très sombres, sa carrure doubla, une queue apparut, son visage devint celui d'un démon. Une mâchoire plus allongée que la normale avec des dents supérieurs visibles et bien plus longues. Enfin, après s'être débarrassé du sable dans ses yeux, il révéla un regard reptilien à glacer le sang.


- Alors toi aussi tu es l'un de ces monstres.

- Ne me compare pas à Seth, tu risquerais de le regretter.

            La nouvelle voix bestiale du mangeur du fruit du crocodile modèle alligator le rendait encore plus intimidant qu'à l'accoutumer. La plupart de ses hommes ne l'avait jamais vu sous cette forme. Pour Esra, il s'agissait également d'une première. Elle savait que chacun des headliners avaient mangé un fruit du démon mais jamais elle n'avait observé Sebek dans cette état. D'un bon, ce dernier se jeta sur son vis-à-vis qu'il dépassait d'un bon mètre désormais. Celui-ci fut surpris par la vitesse de l'hybride qui en profita pour l'immobiliser grâce au cinquième membre qui venait de pousser dans son dos. L'utilisateur de pouvoir ouvra la gueule pour dévoiler une intimidante dentition dans le but de déchiqueter ce qui servait d'épaule à sa victime. Dans l'incapacité de s'échapper à cause de la queue de l'homme-hybride, Alday bloqua de justesse une attaque meurtrière en sacrifiant son avant-bras gauche. La souffrance était telle qu'il ne put s'empêcher de pousser un hurlement de douleur. La pression était insoutenable, extirper son bras … impossible. Le voleur devait se sortir de cette emprise et très vite au risque d'y laisser son membre supérieur. Malgré les circonstances, il trouva la force d'empoigner la queue qui l'entraver pour utiliser sa technique du ryusoken "La serre du dragon". Seulement, malgré qu'il s'agissait là de son attaque la plus puissante, celle-ci eu simplement l'effet d'une piqure sur son adversaire qui prépara déjà le coup de grâce. Les mains en l'air comme comme pour enlacer un ami de longues dates mais dans le cas présent Sebek taillada sa proie en usant de ses griffes telles des lames affûtées. Des filets de sangs recouvrirent le sol se mélangeant au sables sous les pieds des acteurs. Alors que son corps s'apprêta à chuter, le natif de South Blue fut rattraper par le mercenaire qui voulait mettre fin à ses jours. Il le tenait par le cou, ensanglanté, sous les yeux de ses semblables qui depuis le début de l’affrontement n’avaient pas douté de la victoire de leur leader. La seule qui ne souhaitait pas voir le Rhétalien mourir était Esra mais, celle-ci, au risque d’être la suivante sur la liste, gardait son calme difficilement. L’utilisateur ouvra sa main gauche, dévoilant cinq griffes acérées octroyé par sa forme hybride.

- Je finirais bien par trouver cette fontaine sans ton aide, tu peux mourir en paix.

- PLUS PERSONNE NE BOUGE !!! S’écria une voix étrangère à quelques mètres de là.

          Les festivités ou plutôt le lynchage d’Alday venait d’être interrompu par l’arrivée soudaine mais surtout surprise de la marine ayant pris soin d’encerclé l’ensemble des individus présents. Les armes à feux pointés en direction des mercenaires et majoritairement vers l’homme-reptile, le plus gradé d’entre-eux qui avait déjà pris la parole, réitéra sa demande en précisant cette fois-ci de lâcher le natif de South Blue. Sebek n’était pas vraiment le genre d’homme à obéir aux forces de l’ordre. Néanmoins il fut contraint de libérer sa victime lorsque cette dernière puisa dans ses dernières forces pour s’appuyer, à l’aide de ses jambes, contre le corps massif de l’utilisateur de fruit du démon pour s’extirper de son emprise et retomber un bon mètre plus loin.

- Pourquoi ce sourire ?

- Ta cervelle de lézard mettrait du temps à le réaliser.

- Jvai te buter, répliqua Sebek prêt à achever son interlocuteur.

- FEUUUUU.

          Alors qu’il s’apprêta à finir ce qu’il avait commencé Sebek fut interrompu par une salve de balles qui le stoppèrent dans son élan. Les hostilités étaient lancées entre Pyramid d’un côté, la marine de l’autre et Alday au milieu de ce barnum qui venait de trouver une opportunité de se faire la malle (comme il savait si bien le faire).


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          À Alabasta, nul ne pouvait se douter du massacre qui venait de se dérouler à Syrdaha, seulement quelques jours après le drame à Nanohana. La petite faction de la marine venait d’être décimé par Pyramid grâce notamment à leur leader très contrarié par le déroulement des événements. Cette bagatelle venait de lui coûter plusieurs de ses hommes, une perte de temps mais également un manque de celui-ci. Qui sait, quand ni combien de soldats reviendront dans cette cité abandonnée. Pire encore, Alday s’était fait la malle et bien que mal en point, le voleur avait désormais une belle avance sur ces malfaiteurs. Sebek reprit forme humaine après avoir laissé s’écrouler le corps de sa dernière victime. Il ordonna aux deux nomades de venir à lui mais l’un d’eux avait imité notre cher Réthalien en quittant les lieux.

- Tu peux pister ce voleur ?

- Euh, euh, je d-devrais être c-ca-capable de le f-fai…re, répondit le bédouin toujours en état de choc.

- Pas besoin de terroriser ce pauvre type, reprit une voix plus féminine. Regarde ces tâches de sang qui s’éloignent de la zone. Ça ne peut être que lui.

- Esra, t’as survécu ma parole !!! Y’a des jours où je n’arrive vraiment pas à te cerner. Ce type n’est-il pas ton ami ?

- Je n’ai aucun d’ami, et … je veux juste quitter ce désert au plus vite. Si mettre la main sur cet abruti nous permet d’en finir … De toute manière sans l’astrolabe il ne pourra pas aller bien loin.

- L’astrolabe ? s’interrogea Sebek en fouillant ses effets.

          Le headliner cherchait désespérément l’artefact pourtant en sa possession à son arrivée en ville mais quelques secondes de réflexion lui permirent de réaliser son erreur.  

- * Ta cervelle de reptile ne pourrait pas comprendre.* Gagagagaga, maudit sois-tu … Alday, menaça l’utilisateur de fruit du démon accompagné d’un grognement reptilien.

***********

- Aaaaaatchoum. Ehhh bah, on dirait que quelqu’un vient de dire du bien de moi. Je me demande comment s’est terminé le combat ? * Après que Sebek m’ai indiqué qu’ils venaient d’arriver, je me doutais que les traces de pas trouvées à notre réveil appartenaient à un autre groupe mais je ne pensais pas qu’il s’agirait de la Marine.* Quoi qu’il en soit j’ai pu mettre la main dessus, s’enthousiasma le chapardeur en agitant l’astrolabe tel un éventail. Son combat suicidaire n’avait eu que pour but de mettre la main sur l’artefact.

          Plus loin à l’ouest, à l’autre extrémité de la ville côtoyant un paysage rocheux se trouvait le temple abandonné et en ruine de la ville. Plus qu’un temple, il s’agissait à vrai dire d’un ancien tombeau souterrain Alabastien taillé dans le gré. Longtemps ce bâtiment avait eu la réputation d’abriter un grand trésor mais au fil des siècles et après de nombreuses expéditions ou quelques pillages sans succès la légende était tombée dans l’oubli. L’édifice était riche en histoire mais cela restait un domaine qui n’intéressait guère le voleur de South Blue, le temps lui faisait défaut et son état ne s’arrangeait pas. À l’intérieur du tombeau, Alday put confirmer qu’il ne s’était pas trompé de lieu. Dans le vestibule dans lequel il se trouvait, plusieurs inscriptions, semblables à l’alphabet présent dans son carnet de bord, étaient gravées dans la roche. Le hall d’entrée ne permettait d’accéder seulement à un escalier que le chasseur de fontaine emprunta sans hésitation. Après avoir descendu un long et sombre couloir à l’aide d’une torche ramassée au début du tunnel et d’une flamme allumée grâce à un briquet, Alday pénétra une pièce totalement vide. Pas une trace sur le sol si ce n’était du sables, aucun artefact présent si ce n’était des torches murales, aucune décoration si ce n’était de mystérieux symboles taillés sur les différentes parois délimitant la surface de la salle. Rien ne laissait transparaître le moindre indice quant à la suite du chemin à prendre. Fort heureusement il était en possession de toutes les clefs nécessaires à la recherche de la Fontaine de Jouvence à savoir le carnet de bord et l’anneau de Sir James Ryujin qui aurait trouvé la fontaine selon les légendes, ainsi que l’astrolabe permettant de décoder le script énochien et ne pouvant être utilisé qu'en conjonction avec l' anneau. Concernant la calice, rien n’en faisait mention dans le carnet mais nul doute que le Réthalien en aurait besoin pour siroter un peu d’eau magique. Grâce à son journal, Alday savait qu’il lui suffisait de trouver une serrure dans cette pièce bien qu’il n’était en possession d’aucune clef.  Une serrure était dessinée dans son précieux carnet mais aucune n’était présente. Rien du tout. Les parois étaient vierges de trous. Inutile de perdre plus de temps. Il usa de son disque de déchiffrage pour traduire les inscriptions recouvrant le mur du fond mais lorsqu’il s’attela à la transcription il constata qu’un caractère énochien n’était pas présent sur l’astrolabe, une lettre sphérique semblable au o de notre alphabet et après une réflexion profonde et logique …

- La clef !! Je l’ai depuis tous ce temps !

         Il incrusta son anneau dans ce O représentant une serrure et le fit délicatement pivoter comme une réelle clef d’un habile et délicat doigter mais alors qu’il semblait sur la bonne voie, rien ne se manifesta. Sans doute avait-il loupé un indice ? Bien sûr que non, il s’agissait là simplement du légendaire instant de silence qui vous faisiez douter jusqu’à ce que les premières vibrations soient perceptibles. De la poussière et du sable s’échappaient des cavités témoignant de la fragilité de ce lieu antique mais cela importait peu le voleur qui vit un passage s’ouvrir sur sa droite lui permettant de poursuivre sa route. Il récupéra l’anneau causant la fermeture de l’accès mais eu suffisamment de temps pour s’y incruster.

          À ce stade, Alday était arrivé plus loin que la quasi-totalité de ses prédécesseurs puis un second sombre et interminable couloir plus tard, il accéda à la prochaine étape de sa chasse à la fontaine. Cette foi-ci, il arriva dans une pièce bien plus grande et bien moins éclairé que la précédante. Son premier réflexe fut donc d’allumer l’ensemble des flambeaux présents mais à mesure qu’il se mouvait il pouvait ressentir que le sol sous ses pieds n’était en rien stable. Une fois sa perception de son environnement plus claire et lumineuse, il constata qu’il qu’il avait à faire une énigme. Un par-terre entièrement recouvert de large dalles sur lesquelles il était inscrit une lettre de l’alphabet qui expliquait la sensation ressentie lorsqu’il se déplaçait à l’aveugle. Le Réthalien devina qu’il devait « écrire » un mot à l’aide des carreaux de pierres et pour l’aiguiller sur la solution, une inscription taillée en énochien présente sur la paroi qui lui faisait face : « Μπορώ να πετάξω αλλά δεν έχω φτερά. Μπορώ να δω αλλά δεν έχω μάτια, όπου κι αν πάω το σκοτάδι με καταδιώκει ». Il s’attela sans perdre un instant à la retranscription du message inscrit sur le mur opposé. Cette fois-ci l’anneau fut incruster dans au centre de l’astrolabe, action nécessaire à l’utilisation de ce dernier puis pivota le bijoux jusqu’à faire apparaître une à une les lettres dans le cadran principal :

- "Je peux voler mais je n’ai pas d’ailes. je peux voir mais je n’ai pas d’œil, où que j’aille les ténèbres me poursuivent" Tssss surement un voleur, supposa le jeune homme avant de réaliser que sa première réponse n’avait aucune chance de fonctionner.

        Les enigmes, charades et autres devinettes n’étaient clairement le domaine de prédilection de cet ancien esclave qui avaient découvert un intérêt pour la lecture que récemment. Sans plus tarder, il fit fonctionner ses méninges autant que possible malgré les effets secondaires du poison qui le fatiguait autant physiquement que mentalement. Il multiplya les allers et venues à travers toute la pièce pour cause de frustration. D’ailleurs les lieux n’aidait pas à la réflexion. Dans cette antichambre où la lumière du jour était totalement absente et l’air se faisant rare, même une simple énigme pouvait venir à bout du mercenaire le plus recherché d’Alabasta qui s’écroula sur le sol, prit de légers vertiges.

- Quel pathétique je fais … croulant dans les souterrains d’une cité abandonnée dans un désert oublié sur une île où n’importe qui souhaite ma mort. Combien de temps j’ai passé dans ce trou ? La nuit est-elle déjà tombé ? Même les prisons ont le chic d’être plus lumineuses …

          Mais alors qu’il perdait espoir la nuit évoquée dans ses propos provoqua un cheminement des plus primair dans son esprit :

- « Nuit -> Ténèbres & Lumineuse -> Lumière » C’est ça !!!

          Son esprit s’illumina, sans mauvais jeu de mots et alors qu’il commençait à perdre son inébranlable optimisme de trouver la Fontaine de Jouvence, un regain d’espoir l’envahit et le remit sur pied. Il se dirigea vers une des parois déjà bien érodé par le temps et usa de sa technique signature (la serre du dragon) pour générer plusieurs blocs de pierres rappelant l’époque où il travaillait enchaîné dans les mines de Rhétalia. Par la suite, il positionna un gros cailloux sur chaque lettre formant le mot « LIGHT » (parceque l’anglais reste la langue internationale et aussi pour une facilité scénaristique car aucune lettre n’est doublée) et se plaça sur le T. Sous le poids, les dalles s’enfoncèrent enclenchant un mécanisme facilement audible laissant suggérer que quelque chose était sur le point de se dérouler. Malheureusement, il ne s’agissait pas d’une simple porte secrète qui s’ouvrit comme précédemment mais le déclenchement de cinq trappes qui précipitèrent la chute d’Alday et des quatre cailloux.
          Alors que le présumé pirate continuer de s’enfoncer dans les profondeurs de Syrdaha, plusieurs mètres plus haut, à la surface, Pyramid arrivait à l’entrée du temple …


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          Dans le monde tel qu’on le connaissait, nombreuses étaient les situations nous amenant face à un problème, un point sur lequel on s’interrogeait sur le raisonnement ou la marche à suivre, une question qui prêtait à discussion ou au débat que l’on accompagnait d'argumentations, de théories diverses et farfelues. Pour tous, une volonté de s’extirper d'une situation pénible, contraignante voir contrariante. De tout temps et dans chaque domaine l’Homme avec un grand h était confronté à des problèmes et dont la manière de surmonter les obstacles différés d’un individu à un autre. Les uns y faisaient face, les autres abandonnés, certains contournaient les difficultés et d’autres … et bien d’autres usaient de dynamites pour réduire en miettes les murs qui se dressaient sur le chemin. C’était l’option pour laquelle Pyramid avait opter. Dans les profondeurs d’un tombeau antique, un groupe de mercenaire tentait de se frayer un passage par la manière forte.

- Maître Sebek, je ne suis pas sûr que cela soit raisonnable d’employer de tels moyens au beau milieu de ces ruines … *gloub* … et à plusieurs mètres de profondeurs, confia le nomade qui, désormais, regrettait d’avoir pris par au voyage.

- Il n’a pas tort, rajouta Esra.

- Sans le disque de déchifrage, explique-moi comment faire ?

- On n’a qu’à l’attendre à la surface.

- Et s’il trouvait une autre sortie ou un quelconque moyen de s’enfuir ? Tu le connais pourtant mieux que moi. Je ne prendrai aucun risque. Ce voleur est plus rusé qu’il n’y paraît.

          Le groupe arrivait désormais à la seconde pièce secrète, la même qui avait donné des mots de têtes au pauvre Alday. Le même décor s’offrait à eux, à savoir un sol pavé de lettres de l’alphabet et, en face d’eux sur le mur opposé, une énigme écrit dans un langage qu’aucun ne pouvait comprendre. Cette fois-ci impossible de deviner quel chemin avait emprunté l’ancien esclave tant ses traces et ses empruntes s’entremêler dans toute la salle. Néanmoins, en s’avançant pour examiner les inscriptions, le groupe constata rapidement que les dalles recouvrant le sol s’affaissèrent sous leur poids. Il n’en fallait pas plus pour que Sebek comprenne que les lettres permettaient d’écrire un mot. Par ailleurs, le chef de ce petit groupe individus allait commettre une grosse erreur de jugement. Pensant qu’une nouvelle fois, le passage secret se trouvait sur le mur leur faisant face, comme dans la pièce précédente, il ordonnera à ses hommes de placer la dynamite contre celui-ci. La mèche allumée, il ne resta plus qu’à attendre que l’explosion dévoile le passage secret. Heureusement, la détonation eu l’effet attendu, à savoir faire apparaitre la suite du chemin. Malheureusement, celle-ci se trouvait sous leurs pieds. Le fragile et faux plancher constitué de trappe se fissura docilement sous la pression du souffle de la déflagration précipitant la chute des brigands dans la large cavité qui venait d'apparaître.

          Le groupe n'arriva pas par la plus douce des manières à l'étage inférieur. D'ailleurs, dès lors qu'ils posèrent pied-à-terre ou leur postérieur pour les moins habiles d'entre eux, ils durent s'extirper rapide-presto de la zone car au-dessus de leur tête, des débris continuaient de pleuvoir. Malheureusement certains ne purent échapper à leur destin diminuant leur nombre de plusieurs têtes, sans mauvais jeux de mots. Les survivants qui étaient parvenus à s'extraire de ce guêpier reprenaient difficilement leur souffle à cause du voile de poussières provoqué par l'éboulement. Tous ne constatèrent pas immédiatement la beauté des lieux qui s'offrait à eux et les autres ne pouvaient simplement pas y croire. Une véritable mais modeste prairie souterraine gisait dans les profondeurs de Syrdaha. Un micro-écosystème qui subsister dans un désert où pourtant le sable était maître. Pourtant elle était bien là, s'étendant sur au moins un kilomètre. Cette grotte en elle-même relevait d'une découverte archéologique mais le temps n'était pas à l'émerveillement. Sans plus tarder, Sebek donna ses directives. Un groupe était chargé d'examiner les environs à la recherche d'une issue, un autre de compter le nombre de pertes. Quant à lui, il prit également part aux recherches malgré qu'une sieste sur l'un de ces carrés d'herbes était une alternative plus qu'attrayante.

- Maître Sebek !!! s'affola l'un des sbires en se ruant jusqu'à son chef. Je … je …

- Du calme, reprends ton souffle abruti.

- Regardez ce que j'ai trouvé, reprit l'homme après une bonne grosse inspiration.

          Ce qu'il dévoila allait changer considérablement changer la journée du headliner. Son subordonné tenait entre ses mains un objet d'une telle valeur qu'il était impossible de garder son calme d'où l'affolement de ce dernier. Un simple fruit au premier abord, à l'aspect peu commun qui pouvait surement être propre à la région d'Alabasta. Une sorte de carambole, d'un jaune vif dont la partie supérieure toute plate s'apparentait tout bonnement à une étoile laissant s'échapper une tige verte tourbillonnante. Une peau légèrement étincelante parsemée de motifs en spirale propre à une certaine variété de fruits qui n'était pas méconnue du chef mercenaire.

- Belle trouvaille. L'organisation sera ravie de mettre la main dessus. Mets-le sous clef et n'en parle à personne.

- Tout de suite.

- Sebek ! vint interrompre Esra qui avait eu juste le temps d'apercevoir un bout du fruit. Cinq sont morts..

- Alala, comment je vais expliquer c'la à la hiérarchie …

- À ce rythme, aucun d'entre-nous n'atteindra la fontaine.

- Gagagagaga, qui a dit que notre but était la fontaine ?

- Qu-que comment ? s’interrogea la voleuse avant de comprendre les réelles intentions du headliner. Pourquoi continuer ? Hormis Alday, il n'y a rien d'autre à trouver.

-

- Tu, tu veux simplement retrouver Alday ! Tu risques nos vies à tous !! s’écria-t-elle.

- Chacun pour soi dans ce désert d’égoisme que l’on appelle la vie.

- Simplement pour satisfaire ton ego ! en s’insurgeant. C’est terminé. J’arrête, ponctua Esra avant de tourner le dos à son groupe et commençait à revenir sur ses pas.

- Oh là ! Pas si vite, reprit l’utilisateur de fruit du démon en tirant la mercenaire par les cheveux, la faisant chuter en arrière. J’ai encore besoin de toi, murmura-t-il sur un ton sinistre. Relève-toi. Quand tout ça sera terminé, à ce moment je te laisserai partir.

          Un peu plus bas, un voleur effronté avait facilement deviné que les mercenaires étaient sur ses traces et que ceux-ci avançaient vite contrairement à lui. Les secousses se ressentaient de plus en plus et ce qui le préoccupait n'était pas de tomber une nouvelle fois sur Sebek mais de savoir si les ruines antiques allaient tenir. Son apparence témoignait que le natif de South Blue était passé par un tas d’épreuves après avoir résolu la charade sur la lumière. Entre autres, plusieurs blessures étaient venues s’ajouter à celles déjà subis lors de son combat. Ses vêtements dévoilaient des marques de brûlures et on pouvait dénicher du sables partout sur son corps d’un simple souffle. Quoi qu'il en soit, son périple toucha presque à sa fin lorsqu'il pénétra la dernière cavité souterraine.


Dernière édition par Alday le Sam 9 Avr - 12:47, édité 4 fois
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          Le natif de South Blue avait enfin atteins le dernier étage du temple. Dans ce trou sombre, entre les murs de sables et de roches d’une grotte, le jeune Alday était parvenu au berge d’un lac souterrain. En s’y approchant, il constata que celui-ci n’était pas bien profond, ne mouillant pas plus haut que les chevilles une fois les pieds dedans. L’atmosphère qui y régnait était étrangement calme malgré certains echos engendrés par un groupe d’hommes mal attentionné pas très loin de là. Difficilement visible à cause de la faible luminosité, un plateau rocheux se trouvait au centre de l'étendue d'eau. Curieux et afin d'avoir une meilleure vue de son environnement, Alday s'y dirigea tout en restant sur ses gardes. Qui sait ? Une créature aquatique pouvait jaillir de cette nappe. Une fois arrivée, il s'hissa au-dessus du support rocailleux puis constata la présence d'un unique piédestal.. Après avoir analysé les alentours en contournant le support isolé et constatant que rien d'autres que de la flotte l'entouré, Alday vint à la conclusion que le socle constituait la seule preuve du passage d'êtres civilisés en ces lieux. D'ailleurs ce dernier, était des plus banals qui soit. Une simple colonne sans aucune finition dont la base supérieure était une vasque d'eau d'où jaillissait en son centre un cylindre de pierre parfaitement lisse. Peut-être qu'il s'agissait là de la mythique Fontaine ? Alday ne préférait pas trop y croire mais dans le doute il s'abreuva directement à la vasque
          
- Rien du tout. Mes blessures sont toujours là. Peut-être que je devrais utiliser ce machin (en parlant de la calice). *Glouglou* Haaaa, hummm ? Toujours rien ? Mince, j'ai encore dû louper quelques chose.

          Afin de libérer ses mains, le maître chapardeur posa inconsciemment le récipient sur le support en pierre qui sortait du bassin afin de feuilleté son carnet pour y trouver une quelconque information concernant la suite de sa quête. Il feuilleta les pages mais aucune ne faisait mention du piédestal. En poursuivant la lecture par rapport aux épreuves précédentes, il arriva sur un message où la calice était dessinée : "La lumière sous les abysses, reflétera la terre sur le ciel."
         Le fanatique de trésor se mit à faire fonctionner une fois de plus ses méninges. Il cherchait un levier, un indice, une anomalie quelconque qui pourrait l’aiguiller sur une nouvelle piste. Posé sur le cylindre en pierre, celle-ci se trouvait en toute logique surélevé par rapport au cercle d’eau qui surplombait le piédestal. Le brigand s’empressa alors de remplir le récipient d’eau en espérant qu'avec le poids le solide daigne s'abaissait …

- Toujours rien. La lumière sous les abysses, La lumière sous les abysses, La lumière sous les abysses, répéta frénétiquement le criminel. En partant du principe que les abysses c'est l'eau contenu dans le verre, à quoi la lumière fait-elle référence bordel ??!!

         Il examina minutieusement l'objet en s'y approchant de plus prêt. Il s'agissait d'une calice majoritairement composée d’or mais ce qui interpellait en premier lieu, c'était les quatre joyeux incrustés sur la base du récipient, chacun scintillant d’une couleur éclatante. Rubis, émeraude, saphir, citrine étaient positionnés à égal distance les uns des autres. Le paraison qui correspondait à la partie basse du gobelet, où reposait directement le liquide, était aussi large que la base mais aussi la partie la plus travaillée de la calice. Constitué essentiellement d’un cristal blanc translucide, des motifs indescriptibles y étaient gravés semblable à de la gravure sur verre. Enfin venait la tige, sans doute l'élément le plus anormal de la coupe. Celle-ci était épaisse et creuse en son centre semblable à une boule pouvant facilement accueillir un object de petite taille. Les plus observateurs et connaisseurs auraient directement compris qu'il s'agissait en réalité d'un photophore mais Alday n'en savait rien et d'ailleurs, qu'est-ce qu'une bougie viendrait faire dans une calice ?

- Lumière sous les abysses !!!

         Enfin et grâce à un peu de jugeote mais surtout grâce au message dans son carnet, le Rhétalien comprit comment exploiter la forme anormale du récipient. Il fouilla ses poches afin d’y déniché son briquet. Il invoqua une flamme puis plaça l’allumoir sous le verre de cristal dans le compartiment destiné à l'accueillir.

- Si l'eau constitue les abysses alors cette flamme, *ouille ça brûle*, sera la lumière …

         Dans un premier temps, il ne se passa pas grand chose. D’ailleurs, rien ne changea. Aucun indice visible ni mécanisme audible. Le piédestal resta le même tout comme la calice qui n'avait pas bougé d'un cil. Alday décida de s'asseoir et de patienter mais après quelques minutes, il se demanda même s’il n’avait pas loupé quelques chose. Sans doute avait-il comprit la signification derrière la première partie du message mais pour résoudre l'énigme il devait considérer la phrase dans son entièreté.

-  "La lumière sous les abysses, reflétera la terre sur le ciel." Qu'est-ce que ça peut bien vouloir dire …

          Le mot ciel le perturbait tout de même. Le voleur se trouvait dans les tréfonds d’un tombeau souterrain que la lumière du jour ni de la nuit ne pouvait atteindre. La frustration le rongeait de plus en plus.

- Impossible de voir le ciel dans cette grotte souterraine ! exprima-t-il en frappant son poing contre le sol.

         Il était finalement à bout de force notamment à cause du poison qui coulait dans ses veines et commença peu à peu à perdre conscience. Fatigué, il se laissa emporté dans un rêve le mettant en scène avec son défunt mentor, Twister.

- Dis gamin … tu dors ? Ehh Alday, j'te cause !

- Quoi bordel ?

- Tu dors ?

- Comment tu veux que j'dorme ?! J'te rappel qu'on est emprisonné … et par ta faute. Je savais que j'aurais jamais dû te suivre.

- Hehehehe, les aléas du métier. Mais vois le bon côté des choses … vaut mieux être au chaud dans cette prison que de dormir dehors par ce froid.

- Ouai bah je préfère largement dormir à la belle étoile en admirant le ciel que de croupir ici.

- Hehehehe les jeunes, vous ne savez pas profiter de la vie.

- Je t'em*****

- Tu sais … si ça t'aide à dormir … tu n'as qu'à imaginer que ce plafond est un merveilleux ciel étoilé …

        Une énième secousse. La grotte commençait à fissurer provoquant le réveil du brigand qui se redressa en sursaut. Il avait enfin comprit. Ce qui s'apparentait plus à un souvenir qu'à un simple rêve venait de lui faire réaliser que la réponse ne se trouvait pas sous son nez mais bien plusieurs mètres au-dessus, dessiné sur le plafond de la grotte. En effet, la lumière jaillissant du dessous de la coupe, fit projeter une forme sur les parois supérieure. Cela était dû aux différents motifs gravés sur la calice. Le spectacle au-dessus de sa tête, était d’autant plus beau dû à l’eau qui remuait à l’intérieure du récipient. Malgré cela, il lui fallait se dépêcher car les dégâts causés précédemment par ses poursuivants avait engendré l’effondrement progressif des lieux. Il dessina à l'identique l'image projeté sur le plafond n'omettant aucun détail.

- Bien ! Il est temps de part-

- *Applaudissements* Une île en forme de larme ... intéressant gagagaga. Moi qui venait pour t’achever, je vais de surprise en surprise.

         La voix de l’impassible Sebek accompagné de claquements de mains mît fin à l’enthousiasme du jeune navigateur. Il était accompagné d’une dizaine de sous-fifres ainsi que d’Esra qui ouvrait la marche un visage inquiet, pleins de remords.

- On a assez joué gamin. Remets-moi le carnet et la calice, ah et j'oubliais l'astro- l'astro, bref le disque de déchiffrage, exigea l'homme-alligator alors que ses hommes pointaient leur arme en direction de son interlocuteur.

- Pourquoi ne pas venir les chercher toi-même ?

- Gagagagaga, je dois dire que tu ne manques pas d'crans mais regarde toi ! Tu tiens à peine debout.

- Ahahah pas faux, rétorqua le voleur un sourire en coin de lèvres.

- Toi. Va récupérer les babioles, ordonna Sebek à Esra qui n'avait d'autres choix que d'obéir. Après ça tu seras libre.

          La demoiselle mit les pieds dans l'eau se dirigeant sans dire un mot jusqu'à son ami d'enfance. Lui faisant face, ce dernier lui remit ses effets avouant qu'il n'était pas surpris par le choix de son ancienne comparse. Néanmoins, la demoiselle resta muette, évitant de regarder son vis-à-vis dans les yeux. Une fois les objets en sa possession, elle se contenta de lui tourner le dos et repartit en direction de son groupe.

- Dépêche-toi ! On a pas toute la nuit.

          Encore un ordre qui ne provoqua aucune réaction de la part de la mercenaire ou plutôt qui eu l'effet inverse car, curieusement, celle-ci s'arrêta à mi-chemin.

- À quoi tu joues ?!

En guise de réponse, la belle Esra nous gratifia d'un geste grossier de la main avant de balancer la calice et l'astrolabe au loin. Malheureusement, cet acte de rébellion engendra la colère de Sebek qui chipa le pistolet de l'un de ses subordonnés et tira sur la voleuse.

- ESSSSSSRAAAAAAAA, s'écria Alday en se ruant vers la femme.

- Tu es libre … Vite. Ramassez le disque. On fout le camp !!

        La mercenaire s'écroula avant que le Rhétalien ne puisse l'intercepter. Il était trop tard. La blessure avait atteins un organe vitale. Son corps se vidait rapidement de son sang venant se mélanger à l'eau du lac. À genoux, Alday la redressa lui ordonnant de rester éveillé. Cette fois-ci, la jeune femme regardait passionnément son ami dans les yeux un sourire aux lèvres. Elle leva difficilement les mains dans sa direction pour attraper sa tête et lui voler un ultime baiser. L'instant semblait duré une éternité. Alday s’était vu déconnecté de la réalité. Le temps s’écoulait d’une autre manière. En état de choc, le voleur savait que la jeune femme qui se tenait dans ses bras venait d'être victime d'une balle mortelle mais dans l’immédiat, durant cet instant, il lui était impossible de réfléchir. Son esprit était perturbé par le déroulement des événements. Il ne réalisa pas immédiatement que la femme venait peut-être de lui sauver la vie. Durant le baiser, elle avait administré un antidote agissant comme un remède en s'attaquant aux autres poisons présent dans l'organisme. De plus, elle avait soufflé un morceau de fruit directement dans la bouche du Rhétalien qui s'étouffa en l'ingurgitant. La chapardeuse était parvenue à croquer dans le fruit du démon trouvé plus tôt par Pyramid sans pour autant avaler le morceau expliquant pourquoi elle était resté muette tout ce temps. Ce qu'elle n'avait pas prévu c'était que Sebek lui tire dessus.
        
- Qu'est-ce que ? Je viens d'avaler quelques chose.

- Un cadeau d'adieu. J'es … j'espère que … tu ne m'en voudra pas, murmura-t-elle les yeux en larme.

- Pourquoi ?

- Je t'ai aussi … *tousse* … refilé un antidote. Le … le poison devr-

- Pourquoi as-tu fais ça ??!!! réitéra le voleur ignorant les explications de son amie.

- J'ai agis sans réfléchir, reprit la mourante en utilisant la même réponse utilisée par Alday plus tôt dans la journée.

            Il était planté là, le regard vide, l’esprit embrouillé, il souriait. Il souriait à son amie qui se vidait de son sang dans ses bras. Il n’avait pas perdu la tête, non, il se contentait juste de répondre à ce même qui lui était offert.

- Je … je crois bien … que c'est la première fois … que tu me regardes … de la sorte …

- La ferme *snif* …

         En larme, Alday ne prêtait plus attention à son environnement. Malgré que des rochers continuaient de pleuvoir autour de lui, il restait là, immobile, restant auprès d'Esra qui venait de prononcer ses dernières paroles mais arborant un visage apaisé, sans regret.


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24h plus tard.

         Quelques part en mer, toujours dans le territoire d’Alabasta. Sebek et deux de ses hommes étaient parvenus à quitter l’île grâce à des convoyeurs qu’ils avaient gracieusement soudoyé. Le headliner pouvait enfin souffler. Il avait quitté le royaume sans attirer l’attention de la marine tout en mettant la main sur l’astrolabe et l'important carnet de bord d’Alday. De plus, ils avaient trouvé un bien d’une grande valeur à Syrdaha …

- Dis-moi … tu as toujours le fruit ?

- Il est dans le coffre. Je n’y ai pas touché depuis tout ce temps, affirma le sbire.

- Ouvre-le.

- Je-je j’ai perdu la clef lors de l’éboulement.

         Il fallait bien plus qu’une clef pour empêcher un grand gaillard comme Sebek d’ouvrir une simple male en bois. Impatient, il cassa cette dernière pour effacer ses doutes. Dans un premier temps, il fut agréablement surprit, rassuré, de voir que le dit fruit jaillit de la caisse mais son sourire se transforma rapidement en rire nerveux lorsqu’il constata que celui-ci avait déjà était croqué …

******

72h plus tard.

         À Nanohana, la vie avait repris son cours malgré la tuerie de la prison. La garde royale avait diminué ses recherches concernant Alday mais la marine poursuivait ses efforts à l’image du commodore Esdeath qui avait posté ses hommes dans chaque grande ville de l’île. Elle ne quittait jamais ses quartiers pas même pour dormir laissant suggérer qu’elle passait ses nuits affalé sur son bureau. Elle ne ratait aucune information circulant à Alabasta. Si un simple vol à l’étalage avait eu lieu, elle souhaitait être au courant. Si un individu tentait de quitter l’île clandestinement, elle voulait être prévenue sur le champs. De plus, cela faisait trois jours qu’elle n’avait plus de nouvelles de son unité envoyé dans le désert. Elle espèrait qu’il ne s’agissait simplement d’un problème de den den mushi mais l’irruption soudaine d’un de ses subordonnés en sueur vint lever le voile sur ce mystère. Sans même prendre la peine de s’excuser pour ne pas avoir toquait ni demandait la permission de parler celui-ci déclara qu’un habitant affirmait avoir vu Alday.

         L’officier de la marine ne s’était pas faite attendre et plutôt que de faire venir le témoin dans sur place, Esdeath choisit de se rendre à lui. Il s’agissait d’un deux nomades ayant servis de guide à Sebek et ses hommes, celui même qui avait réussi à prendre la fuite lors de la bagatelle à Syrdaha. Il avoua tous ce qu’il savait depuis le début en échange d’une promesse d’argent. De l’attaque de la prison jusqu’à leur arrivée à la cité abandonnée en passant par la traversé du désert. Tout devint plus clair dans l’esprit de la gradé malgré que certains doutes subsistaient. Alday n’était pas le coupable mais son innocence l’importait peu. Cette information n’affecta pas son besoin de le capturer. De plus, il serait difficile de convaincre la garde du royaume avec ce seul témoignage. Par ailleurs, elle avait sous-estimé Pyramid. Ce groupe représentait un réel danger qu’elle ne pouvait pas se contentait de faire passer en second plan.

- Si on croit ce bédoin, ce pirate doit être mort à l’heure qu’il est, déclara le subordonné de la commodore.

- Difficile d’en juger. Rappelle nos hommes. Dis-leur de revenir à Nanohana. Il y a déjà eu assez de perte. Je m’occupe de faire mon rapport au QG … On lève l’ancre dans une semaine.
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