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Zombieland !

Rappel du premier message :





Bienvenue à Zombieland !

Carte :
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Personnages joueurs :
Spoiler:


Je rappelle que vous n'avez aucun autre équipement de valeur que celui donné dans votre MP.
Amusez vous bien Twisted Evil


    Falko avait repris le chemin qui menait à la bâtisse principale, il devait retrouver la mère du bébé panda, celui qui était du genre glauque mais mignon quand même et qui lui collait aux basques. Mais ce n’était pas évident de retrouver sa route étant donné le brouillard qui régnait, avec ces arbres épais qui bloquaient le passage, et avec une migraine qui empêchait Falko de se concentrer. En plus de ça, depuis quelques temps maintenant, une autre musique avait remplacé celle du berceau… Elle n’était pas très forte, donc on n’entendait pas bien les paroles mais ce qui était sur, c’est que quelqu’un était en train de chanter, et d’autres de jouer d’un instrument. Falko en avait marre de chercher ceux qui essayait de maintenir une ambiance lugubre, comme si l’atmosphère n’était pas suffisamment sinistre…

    Se retournant subitement, il crut entendre un bruit. Mais il n’y avait rien. Ce n’était pas la première fois que ca lui arrivait, le Marine commençait à se demander s’il n’était pas suivi… D’un autre coté, vu qu’il avait mis un manteau de zombie trop grand pour lui, et qu’il avait la capuche sur sa tête, il se fondait bien dans le décor. Quelqu’un pourrait même penser qu’il était une créature aussi bizarre que le bébé panda qui l’accompagnait. Justement, soit c’était des amis tout aussi étranges qui le suivaient, soit c’était des ennemis qui comptaient se battre. Quoiqu’il en soit, Falko voulait démasquer ces gens qui le prenaient en filature. Avec sa migraine, ces inconnus avaient le don de l’énerver ! Surtout cette musique qui ne servait à rien!!

    Attrapant son compagnon panda par la nuque, il se mit à courir précipitamment. Tant et si bien qu’au bout de quelques secondes, ils étaient introuvables. Ou étaient-ils passés en si peu de temps ? Falko n’était pas du genre à fuir, donc ils s’étaient forcément cacher quelque part, mais il n’était pas du genre à se cacher non plus. En vérité, il avait dissimulé sa présence pour espionner ses stalkers en grimpant sur un arbre ! Et sa stratégie fonctionnait parce qu’au bout de quelques secondes, un groupe de créatures aberrantes avançait doucement, aux aguets, là où le borgne et le panda se trouvaient il y a quelques instants. En regardant de plus près, on pouvait s’apercevoir que ces bestioles étaient les musiciens qui soulaient Falko depuis tout à l’heure. Il y avait un arbre avec des yeux et une bouche au niveau du tronc, ses racines lui servaient de jambes ; il y avait une souris de la taille d’un chien, son allure était repoussante avec ses poils hérissés et la folie se lisait dans son regard ; il y avait aussi un ver de terre géant avec des crocs, comme tous ses compagnons. Ils jouaient tous d’un instrument, guitare électrique faite à partir… d’os et d’un tissu verdâtre qui ressemblait étrangement à de la peau d’origine inconnue… une batterie faite avec des petits cercueils… et Mickey était le chanteur… Encore un groupe de death-métal !

    Alors que Falko songeait à se les faire, un ours géant lui coupa l’herbe sous le pied ! Le gros animal écrasa les rockers sans se soucier d’eux, comme s’il courrait en direction de quelque chose. D’un coté, il n’y avait plus de musique, le cerveau du Marine pouvait être un peu plus en paix, mais d’un autre, le borgne n’avait toujours aucun combat à son actif. En même temps, il avait une migraine monstre, ce n’était pas plus mal ! Mais pour lui, c’était justement le meilleur moment pour avoir un combat ! Parce qu’il avait un handicap qui, non seulement le faisait souffrir et il aimait ca, mais qui en plus, rendrait la baston plus intéressante.

    Descendant de son perchoir, il chercha le nounours sans succès. Falko se disait qu’il était peut être temps de reprendre la route vers le château quand un cri strident retentit non loin de là. Ce cri ressemblait à un cri de fillette, peut être une humaine cette fois ! Prenant le bébé panda sous le bras, il se rapprocha rapidement de l’endroit d’où provenait cet appel à l’aide. Falko se retrouva entre l’ours géant et une fillette qui se faisaient face, à plusieurs mètres de distance. La jeune demoiselle était en train de remonter ses manches, comme si elle comptait se battre contre l’animal seule… Falko n’est croyait pas ses yeux. Une gamine… affronter un monstre si grand par rapport à elle ? Bon, il n’avait pas l’air super intelligent non plus, donc c’était le genre proie facile mais tout de même ! Et puis le Marine en avait marre d’attendre un combat, il en avait un devant lui ! Alors, même s’il n’était pas très grand lui non plus, il s’intercala entre la jeune fille et l’ours brun en s’imposant :

    -Ne t’inquiète pas, je m’en charge.

    Lâchant le petit panda d’un geste nonchalant, il eut droit à un grognement plaintif de sa part mais rien de plus. En effet, Falko avait pris un air sérieux, plutôt intimidant ! Bon, il était toujours avec son air sérieux, mais là, encore plus !! Il était à fond dedans… S’immiscer dans des affaires qui ne le concernaient pas ne lui faisait ni chaud ni froid, il affronterait cette bestiole !

    Toujours avec sa pince monseigneur, il courut vers l’ours qui fit de même. Alors que la patte de la peluche géante allait clairement tenter de lui décrocher la tête, Falko se mit à glisser intentionnellement en vue d’esquiver le coup qui arrivait, voila, c’était fait, pour ensuite frapper la jambe de l’animal, le faisant tomber sur le ventre ! Mais pendant sa petite glissade qu’il ne pouvait arreter, Falko ne se doutait pas que la « gamine inoffensive » allait en profiter pour attaquer elle aussi… C’est alors qu’il avait réussi à freiner que son mal de crâne reprit de plus belle. Bouger autant était vraiment efficace pour le faire souffrir ! Quoiqu’il en soit, au moment où la migraine se calma, l’ours était mort. Même s’il était évident que ce n’était pas vraiment grâce à lui, il faisait comme si rien ne s’était passé, comme si l’ours n’avait jamais existé. Parlant à la fille qui l’avait peut être sauvé, tout en ignorant son compagnon panda qui avait peut être aidé celle-ci, il dit d’un ton neutre :

    -Tu t’appelles comment toi ? Moi c’est Falko, tu sais où on est ? Sinon, moi et le petit panda là, on va au manoir, ca te dit de venir ? Comme ca, je pourrais te protéger !

    Il n’avait vraiment rien compris à la vie…
      C'était une meute. Une meute de clébards sur deux pattes, tous habillés de façon ridicule, et qui avaient l'air de peluches maltraitées cousues et recousues. Le tout relevé d'une forte odeur de putréfaction. Si ça n'avait pas été complètement idiot, Noah aurait juré se trouver devant des toutous zombis. Mais c'était impossible... N'est-ce pas? Il avait en face de lui un St-Bernard qui, juché sur ses deux pattes arrières, ne lui enviait pas sa taille. Son tour de ventre, en revanche, équivalait plus ou moins à celui d'une vache pleine. Il portait un t-shirt beaucoup trop large, - c'est vous dire la taille du machin – orné d'un « 10 » sur le devant, un pantalon de coton rouge avec trois bandes blanches de chaque coté, et plusieurs grosses chaines en or, auxquelles étaient accrochés des pendentifs non moins énormes, dont le poids total devait à peu près équivaloir à leur propriétaire. A sa droite, un grand caniche noir, tout fin, portait diverses frusques toutes dans les tons vert, jaune et rouge. Un bonnet démesuré était posé sur sa tête, dans lequel la moitié de ses grandes oreilles étaient dissimulées. Des boucles noirs en pendaient pourtant, formant ce qui ressemblait étrangement à des dreadlocks. Le cabot fumait une cigarette roulée à la main. Et ce n'était qu'un échantillon de la quinzaine de sacs à puces qui avait surgit de la brume, qui continuait d'aboyer de cette étrange façon.

      -Ouaich'! Ouaich'! »


      Le pirate ne savait pas où il avait atterrit, mais c'était loin d'être un bled normal. C'était bien la première fois qu'il voyait une meute de chiens montés en kit. D'autant plus habillés et debout. Une fois tous ses amis arrivés, le bouledogue, qui s'était arrêté à quelques mètres de colosse, reprit sa marche en avant. Et plus il approchait, plus l'odeur de mort était forte. L'homme sentit son estomac protester.


      -P'tain, va voir ailleurs, l'cabot, sérieux... J'ai les dents du fond qui baignent, là... »


      Mais l'autre n'en fit qu'à sa tête et avança jusqu'à se retrouver juste sous le nez du géant. Alors il se mit à grogner, montrer les dents, puis ouvrit la gueule bien grand, levant la tête vers sa proie et se préparant à mordre quand...


      -BLEUAAAARGGHHH! »


      Le marin, n'y tenant plus, vomit. Et du bon vomi, attention! Pas le petit truc qui vous arrive quand vous êtes malade en carriole, là c'est plutôt celui de la cuite monstrueuse, qui peut durer des heures si vous avez pas de bol, qui jaillit par litres entiers... Le corniaud en reçoit la majeure partie sur la tête, et étant donné sa taille réduite, prend une bonne douche. C'aurait été déjà suffisamment horrible, s'il n'avait pas eut la gueule grande ouverte tendue vers le haut. Quand l'humain eut finit, le chien resta là pendant une seconde, à cligner des paupières, la gueule pleine du liquide nauséabond. Puis il manqua de s'étouffer, voulu recracher, en avala la moitié, et pour finir, s'ébroua en en aspergeant tout ce qui était autour. Noah en reçut plein les jambes, mais ce n'était pas la première fois qu'il était tâché de ce genre d'immondices, aussi n'en fut-il pas plus ému que ça.


      -Rah, putain ça va mieux! Enfin, tu schlingues encore plus du coup, mais au moins, j'ai plus l'intestin qui danse la java. Bon, alors maintenant, file de là le chien. Allez jouer ailleurs avec tes copains, moi faut qu'j'me taille. »

      Le pirate s'étira le dos et regarda le ciel en même temps. Il n'avait pas le temps de jouer avec des toutous, il fallait qu'il trouve quelqu'un. Il entendit alors un bruit métallique. Il baissa les yeux, et vit l'animal pendu par les dents à sa prothèse. Il avait essayé de le mordre, et essayait toujours, mais ne parvenait pas à percer l'acier. Il ne semblait pas comprendre qu'il ne s'agissait pas d'un vrai membre. Le marin fronça les sourcils.


      -Hé! Ho! Dégages de là, toi! »


      Il secoua le bras de bas en haut de toutes ses forces, mais pas moyen, le canidé refusait de lâcher prise. Bon, il n'avait jamais été spécialement pour frapper une bestiole – un truc trop con pour rendre les coups, ça vaut pas la peine de taper dessus – mais il n'allait pas se laisser emmerder non plus. Il leva un poing massif. Ce clebs ne voulait pas lâcher son bras d'acier? Il finirait entre le marteau et l'enclume! Noah s'apprêtait à frapper quand il sentit qu'on l'enlaçait. Lentement, tendrement, avec une douceur infinie. Il songea un instant aux caresses de Léa, l'une des filles du bordel La Pleine Lune. Se demandant qui lui faisait cet honneur, il baissa les yeux, et vit le titanesque tentacule en train de s'enrouler autour de sa taille. Trop tard. Le temps de comprendre ce qu'il se passait, il se retrouva soulevé de sol comme un fétu de paille, le cabot ne démordant pas de son bras, et il fit connaissance avec le propriétaire du membre plumé.


      C'était un célafo... célofa... céfapol... Un calmar quoi, ou quelque chose du genre. Et un calmar qui aurait pu venir de l'île des géants, tellement il paraissait gigantesque. C'était bien simple: Noah se retrouvait à présent suspendu au dessus de la gueule béante et hérissée de nombreuses rangées de dents pointues de la bête. Et bien il était sûr qu'il aurait pu tenir debout à l'intérieur sans avoir à baisser la tête, malgré sa grande taille. Mais il ne tenait vraiment pas à expérimenter sa théorie. Contrairement au poisson géant. Celui-ci était couvert des mêmes plumes jaunes canari que ses tentacules, mais en certain endroits, celles-ci étaient clairsemées, et laissaient paraître de larges cicatrices. Lui aussi devait avoir été reprisé. Il était pour le moment ventousé au mur titanesque, pas encore dessus, et semblait particulièrement heureux d'avoir quelque chose à se mettre sous la dent. Le forban se vit descendre lentement vers sa mort.


      -Bordel de merde, j'ai pas survécu à trente piges sur l'océan pour finir par me faire bouffer par un poisson géant dans un lac! »


      Junior se mit à frapper de toutes ses forces le tentacule, mais si l'animal ressentait la moindre douleur, il ne le montrait pas. Le pirate commençait à désespérer en voyant les innombrables canines approcher, quand il se rendit compte qu'il avait toujours le bouledogue accroché au bras. Il saisit ce dernier par les pattes arrières, et tira. L'autre résistait, mais au prix d'un gros effort, l'humain l'emporta, et le clébard lâcha prise. Enfin, ses cervicales lâchèrent. La tête restait hargneusement accrochée au bras, tandis que le corps inerte pendait dans la main du géant. Ce dernier haussa les épaules, et lança aussi fort qu'il pu le cadavre dans la gueule béante du calmar.


      -Tiens, bouffe moi ça! C'est un peu faisandé, mais ça donne du goût, tu vas voir! »


      Par un pur hasard, le projectile fonça droit dans la gorge du monstre et atteint sa glotte. Parce que oui, il en avait une. Il se mit aussitôt à tressauter, crachoter, et tousser. Vous n'avez jamais vu un calmar géant tousser? Ça vaut le coup, croyez-moi! L'étreinte du tentacule faiblit. L'homme se libéra et prit appui sur son kidnappeur pour regagner le chemin de bois. La créature était parcourue de soubresauts tellement violents qu'elle finit par lâcher prise et retomba dans l'eau, plusieurs dizaines de mètres plus bas. Bon, c'était toujours ça de prit. Pour le moment. Mais mieux valait ne pas traîner dans le coin. Et ça ne réglait pas le problème de la meute de chiens. Ceux-ci étaient toujours là et semblaient plus hargneux que jamais. Toutes canines dehors, ils continuaient d'aboyer. Ils approchèrent lentement, plusieurs à la fois, sans doute dans le but de l'encercler.


      -'Tain, j'ai pas que ça à foutre, moi, de donner des corrections à des clebs! 'Sont où vos maîtres d'abord? Foutu gueules d'endives qui s'occupent pas de leurs bestioles! »


      Néanmoins, il n'était pas question de se laisser mordre par l'un de ces animaux. Vu l'odeur qu'ils charriaient avec eux, ils devaient transporter tout un tas de maladies! Comme la grosse Roberta, du Palais du Stupre. Noah se mit en garde... Et remarqua que la tête du bouledogue était toujours accrochée à son bras. Il ouvrit de grands yeux étonnés. La bête était encore en vie! Elle grinçait des dents sur la prothèse, et semblait furieuse de ne pas pouvoir la percer de ses crocs!


      -Mais tu t'fous d'moi, là, non? »


      Il revint à son plan initial, et écrasa la boite crânienne sous son poing libre. Elle explosa, et il ne lui resta que quelques tâches de sang du bouledogue. En même temps, un lévrier portant un sweat à capuche et une casquette sur le coté passa à l'action. Il bondit les griffes en avant sur le colosse qui réagit instinctivement, et lui aligna une droite qui retourna littéralement la tête de la bête sur ses épaules, à 180 degrés. Le cabot retomba en arrière et ne bougea plus.


      -Bon, ça, ça devrait quand même les effray... Mais bordel de con! »


      Le chien bougea. Puis se releva lentement. Il fit demi-tour de façon à ce que sa gueule, dans son dos, puisse voir sa proie, puis se remit à avancer vers lui à reculons, chancelant et cherchant son équilibre, en grognant et en aboyant. Les autres le suivirent.


      -Ouaich'! Ouaich'! Ouaich'!

      -Mais putain de bordel de merde! Mais c'est quand même pas des vrais zombis, ces clébards... Si? »


      [1 zombi mort sur 15. Calmar momentanément hors jeu.]



          « Vive le vent, vive le vent, vive le vent d'hiver ♫
          Hein ? Beh quoi. »

            « -Ne t’inquiète pas, je m’en charge. »

            Gné ? Comment qu'il est arrivé là, lui ? Bonne, très bonne question. J'étais la, prête à me battre contre un monstre trop mignon au plus haut point, et la y'a un mec, qui sorti de nul part, c'est retrouvé entre l'adorable bestiole et moi. Voilà un petit résumé de la situation. A vrai dire, il m'arrange bien celui la ! Quitte à être là, il va servir à quelque chose, genre … se sacrifier à ma place ! D'ailleurs, c'est bien ce qu'il compte faire. C'est mignon ! On dirait un chevalier qui vient secourir la princesse en danger ! Le seul inconvénient dans cette histoire, c'est que j'ai rien d'une princesse, mais ça c'est pas trop grave encore. On ferra avec. Revenons à notre inconnu, qui allait servir de dîner à l'ours, un garçon aux cheveux argentés, je dirais plus grand que moi – quoi ce n'est pas si difficile, je suis plutôt petite après tout... Il m'intrigue vachement celui la. Mais pour l'instant, je devrais plutôt sauver ma peau !

            Woh. Son esquive est impressionnante, ne nous mentons pas. Rah ! Foutue curiosité ! Je me rappelle de moi, cinq secondes auparavant, en train de fuir, et puis je me rappelle de moi m'arrêter, regarder en arrière et voir ce curieux personnage en difficulté. Malgré le mal de tête et le désir de me barrer au plus vite, ça a été plus fort que moi, j'ai fais demi-tour. Maintenant ? Avec un pauvre grappin, je m'apprête à affronter l'ours brun. Bien consciente que je n'ai que peu de chance de gagner vu mon arme géniale. Si j'avais mes pistolets, c'est sur, ça serait du gâteau, mais ceux ci ont décidés de me jouer un jour : celui de disparaître. Go Yûna ! Va sauver celui qui a essayé de s'interposer entre toi ton agresseur. Tu parles d'un agresseur … Tout ça parce que je l'ai réveillé. Qu'ils peuvent être irritables ces ours …

            Je m'élance. J'ignore comment, mais j'ai l'impression de voler. J’atterris sur le ventre de la peluche vivante – celle ci étant couchée grâce à l'inconnu. Et maintenant ? La bête se relève, il saute pour essayer de me faire tomber. Il s'agite, bondit, cours, un peu de tout quoi. Bordel ! Qu'il se calme un peu ! C'est pas comme si je voulais le tuer, je veux juste le mettre ko. En fait, je suis trop gentille pour tuer une bête, bien que celle ci veuille me tuer moi. Enfin bref, j'ai beau lui donner des coups de grappin dans le dos, il s'écroule toujours pas. On dirait même que ça l'agace encore plus -normal en même temps. Le rodéo ne durera pas longtemps, j'ai trop peu d'équilibre. Bon ok, je l'avoue je m'accroche à son pelage comme une tarée pour éviter de tomber, de toute façon si je tombe c'est la mort assurée. D'un coup il semble se calmer. Il tourne la tête vers moi, me regarde. Niaaaah, c'est trop flippant ! Ses yeux, ils sont rouges ! Rouges, lumineux, brillants, terrifiants. Ils sont comme ceux des zombies... Comme ceux des zombies ?

            Et là, vous pouvez imaginer la petite ampoule qui s'illumine au dessus de ma tête.
            Profitant de la période de calme – assez étrange ça aussi – je me met debout et entreprends une ascension vers la tête du nounours. Arrivée entre ses oreilles, je lui gratte le haut du front et m'excuse silencieusement. Je frappe. Ce qui entraîne un hurlement, déchirant le cœur, de la part de la bête. Je continue. La patte de l'ours passe plusieurs fois au raz de mon crane à moi. Le sang gicle, il m’éclabousse. Il me rend si sale. L'ours hurle de plus belle. Ses coups de patte se font de moins en moins régulière. Lorsque je rends le coup qui finit par achever la bête, celle ci s'écroule sur le sol. Je me laisse chuter avec elle. Mon corps heurte le sol en même temps que l'ours. Je reste couchée quelques secondes. Qu'est-ce que j'ai fais ? J'ai tué... encore. Une bête, pas si innocente que ça, mais j'ai tué. Les zombies ne m'ont pas dérangés, mais un ours. Je me relève, tremblante. Je me regarde, je suis si sale. Je me répugne.

            L'inconnu se relève. Il ne m'a même pas aidé au final. Il a été inutile. C'est de sa faute ! C'est de sa faute si j'ai dus faire ça ! S'il avait été plus utile, je me serais barrée, je n'aurais pas eu besoin de faire ! Je le regarde. Mon air dégoûtée doit en dire beaucoup sur ce que je pense. Pourtant, il pourrait être utile – enfin, c'est un grand mot ... Je contrôle mon expression, envoie un signal à mes lèvres : sourire. Je souris. Je dois faire bonne impression, il ne doit pas se douter de ce que je pense. Ce que je pense ? Ça me fait penser que... Raaah ! Ma tête explose, elle me fait si mal. Je la prends entre mes mains. Bordel ! Que cette douleur s'éteigne ! Tout résonne la dedans ! Je ne dois pas y penser ! Je dois faire abstraction. Je relève le menton, relâche mes bras. Tout va bien.

            « -Tu t’appelles comment toi ? Moi c’est Falko, tu sais où on est ? Sinon, moi et le petit panda là, on va au manoir, ca te dit de venir ? Comme ça, je pourrais te protéger ! »

            Falko ? Me protéger. Ah ah ah ! Qu'il peut être drôle celui la. Comme si j'avais besoin de protection. Je m'en sortais mieux sans qu'il vienne interrompre. Par contre, il a parlé d'un panda ? Je le cherche au horizon. Ah ! Le voilà. Je m'approche du petit animal, sans répondre à l'autre, et le prends dans mes bras. Il semble blessé. L'ours ? Peut-être est-ce lui qui a calmé la bestiole ? Sûrement, même. Je passe ma main sur son poils. Il est trop kawaiiii ! Rah il a trop de chance l'autre de ce balader avec un doudou si mignon ! Je veux le garder ? Je peux, hein ? Je le pose sur mon épaule et revient vers l'autre. L'autre, wai j'aime bien, je vais continuer de l'appeler comme ça. Ça sonne bien. Alors que je m’apprête à lui donne une réponse, mon regard se pose derrière lui.

            Je cours. Je m’accroupis, et cherche ce qui brillait. Et je cherche, cherche... fouille, retournant la terre, creusant, ne trouvant rien. Rien. Nada. Ai-je rêvé ? Ou alors … Mouvement du cou vers l'autre. C'est lui. Il m'a fauché mon trésor. Trésor, c'est beaucoup dire, mais on va dire ce qui me revenait de tout droit. Je laisse mon arrière train basculer vers le sol, mes deux jambes pliées, mes paumes qui se posent sur la terre et sur quelque chose. Quelque chose ? La ! Je sens un truc ! Je ré-bascule mon corps vers la droite, me retrouve à genou. La terre vient se coller à mes genoux égratignés. Je gratte l'endroit où j'ai posé ma main, et la apparaît un reflet. Ce reflet, c'est … un brosse à dent ? HEIN ? J'ai risqué ma vie pour une foutue de brosse à dent ? Sérieusement ? Je la prends, et la fourre là où se trouve -normalement- mes pistolets. Je me relève et retourne vers l'autre.


            « - Moi c'est Yûna. Ok, j't'accompagne jusqu'au manoir et on se sépare la bas. De toute façon, j'essayerais pas de retraverser cette forêt, vaut mieux chercher une sortie à partir de là-bas, autant qu'on y aille ensemble. »

            Je lève la tête, on aperçois l'ombre du manoir. On aura pas trop de chemin à faire, c'est cool ça. Je pense qu'il faudrait mieux aller de l'autre coté du château, pourtant retourner dans la forêt, ça me tente pas trop. Je chercherai une sortie là-bas. Je commence le chemin toute seule, mettant mes mains dans mes poches de short. Cet endroit est vraiment trop bizarre, je ne préfère pas m'y attarder. Je tends mes bras, nouant mes doigts ensemble et fait craquer le tout. Puis je pose une main sur mon front, je suis bouillante, si je continue comme ça je vais faire un malaise, et ça, ça serait pas cool. Je tourne la tête vers l'autre, il me suit. Il pourra toujours servir de nourriture aux zombies au cas où.


            « - Ah oui, j'ai aucune idée d'où on est, alors évite de te perdre. J'viendrais pas te chercher. »

            Mais où est passée ma politesse et ma gentillesse légendaire ? Est-ce le lieu qui me rend si froide et si méfiante ? Si paranoïaque aussi. Tout ça, ça doit être de sa faute ! C'est toujours la faute des autres ! Raah ! Je recommence ! Ça doit être mon mal de crâne, tout bêtement …
            L'entré du château n'est plus très loin … Cette histoire, ça sent les ennuis à plein nez.




          Le couloir est long et froid. Désert. Une odeur rance de renfermé stagne, émanant probablement des tapisseries décrépies qui habillent les murs. Prudemment, je m'engage sur la carpette moisi, et scrute attentivement l'endroit. De nombreuses portes donnent sur l’infâme allée, similaires à celle que je viens de passer. Probablement d'autres chambres, et au vu de ce qui habitait la mienne, je ne les visiterai pas...

          Non, ce qui attire ma curiosité, c'est la grande double-porte du fond. Bien que poussiéreuse et sale, elle est finement ouvragée, et doit donner sur un accès de sortie. Je m'en approche, avec toute la prudence que me recommande mon manuel de survie, parfaitement intégré à mon code mental. Je colle mon oreille. Rien. Pas un bruit. Je tourne la poignée...

          C'est verrouillé... Un bouclier gravé.

          Gné. Sortant le jeu de clefs de ma besace, je les essaye une à une, jusqu'à ce qu'un "clic" salvateur se fasse entendre. Je pousse la porte. Elle grince. Horriblement. Ça relance mon mal de tête, en même temps que mon envie de vomir.

          C'est donc diminué que je m'engouffre dans ce qui s'avère être une énorme cage d'escalier. L'air ici est moins lourd que dans le couloir, ce qui m'aide à passer au-dessus de mon état. Les marches sont nombreuses et descendent. Je dois être au dernier étage. Je m'y engage donc (avec toute mon équipe), lentement, prudemment, pour faire le moins de bruit possible.

          Je passe les paliers sans m'attarder, jusqu'à arriver devant trois portes. Trois ... Gné. Je me lance donc dans un examen des plus poussés. Qui s'avère payant. Car si celles de droite et de gauche ne sont que saleté, celle du milieu présente des traces du doigts dans la poussière qui garni sa poignée. Des traces récentes. C'est par cette porte là qu'on m'a transporté. Hmmm, prudence. Je colle l'oreille, qui commence à prendre la crasse à force d'être collé à des portes à l'hygiène plus que douteuse.

          Malgré ce sacrifice auriculaire, je n'arrive pas à discerner exactement ce qu'il pourrait y avoir derrière la vil porte. J’ouïs des frottements. Indéterminés. Je n'aime pas ça, mais je n'ai pas vraiment le choix. Peut-être y a-t-il encore d'autres de ces "choses"... Dans ce cas, je devrais tenter de les contourner, de me camoufler. Un regard à mon pagne: blanc, avec des traces de poussière, mais très visible. Gné. Je n'ai pas le choix...

          J'enlève donc mon pagne, le roule dans la crasse. Son blanc passe au gris, puis au brun-noir. J'exécute la même démarche avec mon corps. La survie demande bien ça. Heureusement que personne ne me voit. Je ne pourrais pas le supporter. Une fois fini, le pagne est renfilé, couvrant mon petit sexe et me voilà en tenue de camouflage.

          Une à une je tente les clefs. Lentement. avec grande industrie et discrétion. "Clic". Porte ouverte. Je l'entre-ouvre lentement, et par l'embrasure, j'observe. Je n'avais pas tort. Deux créatures décharnées son au centre de ce qui apparait comme un énorme salon qui, jadis, à dû être luxueux. Il ne l'est plus. J'entre-ouvre jusqu'à pouvoir me faufiler, puis j'avance en rampant, sans faire de bruit. Les créatures ne semblent même pas remarquer l'ouverture de la porte. Ils sont abrutis et lents. Un fauteuil me permet un court repos, à l'abri derrière le dossier. Je m'apprête à reprendre ma reptation, mais un bruit lointain se fait entendre. Les deux choses infâmes l'entendent aussi, apparemment, et prennent le chemin de la source.

          Gné.
            Deuxième phase enclanchée, ça va commencer à devenir chaud pour les bouts de viandes que vous êtes.

            Pour infos, grâce à une action d'un des Pj (qui se reconnaitre j'en suis sûr), tous les zombies massés sur les bords extérieurs de l'île ont pris conscience qu'il restait à manger au centre de l'île. C'est donc une véritable armée de zombie qui commence à se mouvoir vers vous. (navré pour ceux qui sont déjà sur place ^^'). De même, d'étranges bruits proviennent des sous-sols du manoir principal.



            En tout cas les dès ont parlé !!

            * 4 : Coups de tonnerre et éclairs dramatiques, de quoi se mettre dans l'ambiance. Et jouer les paratonnerres si on fait mumuse en hauteur.

            * 4 : Rik/Satoshi : le deuxième à poster tombe dans une trappe qui mène droit aux catacombes.

            * 1 : Le 1er PJ à poster tombe sur une boite contenant 2 cachets d'aspirines.



            Amusez vous bien Twisted Evil
              Ben m'aide pas à remonter surtout, je vais le faire tout seul pauv' connard. Nan, j'en ai pas après toi, lecteur d'amour, j'en ai à la bande de gothiques qui bronchent pas quand je galère à me hisser la carcasse au sommet du mur. C'est qu'il y a du people ici, Marilyn Manson donne un concert ou c'était 50% moins cher pour les moches ? Tu verrais les gueules présentes, ça fait peur. Ben t'as déjà vu des moches gothiques (certains effets de style peuvent se permettre un petit pléonasme) qui se marrent comme des baboins à un arrêt de Yagaras parce que leur Bacardi avait moins de fruits que prévu ? Ben imagine que, par malheur, ces gens se soient reproduits. Ben t'as le tableau de ce qui je mire l'artiste, je te jure que des gueules comme ça ce sont des pubs vivantes pour les capotes. Et comme ce sont des petites lopettes qu'ont boycotté l'avis parental pour se faire un Prince Albert*, la politesse est pas trop leur crâne de sang.

              Bon, je trône au-dessus de cette bande de pustuleux (fichue acnée, de quoi justifier une vie de ténèbres visiblement) et checke ce qu'il y a au-delà du réel**. T'sais, je fais pas facilement ma sucrée, on est sur Grandline et bla bla bla, normal que le climat s'emmêle les jambons de temps en temps. Mais là, c'est pas de la rigolade niveau phénomène. L'île et une sorte de grosse cloche d'accalmie entourée de tempêtes, le genre que te collerait un MJ pour t'empêcher de te barrer de son jeu un peu trop facilement. Sais pas comment le mur fortifié s'y prend, mais les bourrasques bifurquent au contact. Ha! Ha! P't-être que ce sont les autres petits moches qui foutent la trouille à Eole. J'irais pas caresser ces gueules de brises moi si j'étais un vent.

              Rhof bordel, c'est qui qui en a lâché une ?

              Ouais, je te dis pas l'odeur, t'as du bol de me lire et pas de me vivre, encore que t'aimerais souvent ça j'parie. Mais revenons à nos moutons, 'fin nos chèvres satanistes. Sais pas qui a fait confiance au kebab du coin, mais l'a la fourte sévère, de celle qui ne gracie personne. Ca schlingue la barbaque décomposée, le truc qui te fait limite pleurer. Si c'est ce genre de vent qui nous attend dans la cloche j'aime encore mieux les tornades Ha! Ha! Ha! Ha!

              Bon, suis le seul à me marrer, j'ai dû oublier un "lol" en ponctuation parce que les visages pâles me fixent comme si j'avais dit que j'aimais Jésus. C'est bon quoi, pétez un coup ça vous détendra. Enfin non, pétez pas en fait, restez cons.

              Je m'apprête à lancer une tite réplique cinglante histoire de montrer qui est le Roi, quand l'un d'eux avance vers moi en boitant, bras tendus et sang sur les babines. Les gothiques sont bisexuels, j'avais oublié ce détail. Comme j'suis pas trop branché scarifications devant l'autel de Belzébrute, je fouette la gueule du minot d'une semelle intransigeante. Face de nerd s'écrase comme la grosse merde qu'il est.

              Ca t'émeut de voir un vrai mec ? Calme ta joie ducon, c'est pas parce que je suis aussi blanc que vous que je fais partie de la guilde.

              Et pour sûr mon gamin, avec mes yeux vides et ma peau grise, j'ai pas eu besoin d'un déguisement pour faire dix fois plus darky démon qu'eux. Sont même pas bons dans leur domaine ces ploucs. Ah, soit ils lisent dans mes pensées, soit ils sont moins asociaux que prévu, voir un pote se faire latter a pas trop plu à l'ensemble. Une brochette de débiles pense pouvoir me griffer avec leurs petits ongles crasseux. Bordel de merde, mais c'est quoi ces manières ? Je botte de front le torse menu d'un des Tokio Hotel et le Meteor Shoot lui dicte une éjection pure et franche avec les salutation de Père Newton. Les autres bronchent pas, s'en foutent que je botte du potot à côté d'eux. Ca devient un peu malsain je dois avouer, surtout quand je fauche un de mes nombreux prétendants et que je le vois ramper avec les rotules retournées. sont sous acides ces cons, suis tombé sur une secte démoniste. Ha! Ha! Ca craint un max ça. Bon, le Roi Démon ici c'est moi, faut que ce soit clair.



              1 minute plus tard....


              Ca fait pas long sur le papier, mais une minute à botter des culs en rafale, je te jure que c'est du sport. J'ai un cardio assez olympique pour pouvoir faire ça quelques heures, mais j'ai un petit problème. Chaque fois que j'en pulvérise un, non seulement il continue de vouloir avancer, mais en plus d'autres volontaires se ramènent. Z'ont la férocité d'abonnés aux camps de concentration devant lesquels on vient de laisser tomber un pièce. L'envie de me bisouiller à coup de griffes et crocs se change en furie sexuelle, veulent me bouffer jusqu'au nombril et c'est pas une façon de traduire la Fée Lation.***

              Pire que ça camarade, ils deviennent un poil chiants. L'un d'eux a même esquivé une botte. Heureusement que j'ai deux pieds et la volonté de lui en mettre plein la tronche, parce que c'était un vif lui. Sont pas tous aussi cons aussi, certains attaquent avec des objets. Le côté couloir donnant sur le vide est un bon avantage pour contenir ces putains de death métalleux, mais je commence à penser que les ennemis ne finiront jamais d'affluer et de se renforcer. Retraite stratégique, je peux pas me lancer dans un assaut total sans savoir ce que j'affronte, les possédés obéissent forcément à manitou du camp Gourou. Le côté Est est mort, la tour n'arrête pas de gerber des zombies et c'est de toute évidence pas avec le boucan que font les corps que j'éjecte par-dessus bord que je vais calmer le jeu. Seule solution c'est cette bonne vieille West Coast.

              D'un pas que tu voudrais pas voir tonner sur une verrière, je heurte le sol et laisse échapper une bonne onde de choc. Ils se viandent, ça me laisse une brèche. Je cours comme marathonien sur la bordure en enjambant la plupart des mecs heureusement trop petits pour me bloquer. Dans mes foulées, je regarde vite le décor. En contre-bas, bien plus devant, un mec s'échappe des tentacules d'un calmar géant et disparaît dans les feuillages sur l'autre rive. L'avait l'air vivant, je serais donc pas la seule offrande ? Bon à savoir, y a du monde encore sain au centre. Petit coup d'oeil sur la droite. Putain, c'est pas réellement une île ce machin. J'ai démonté assez de bateaux et construit assez d'engins de sièges pour savoir différencier un fort d'un navire, y a des voiles salement déchirées au sommet de ce qui semble servir de grand mât. Le type qui tient la baraque doit pas mesurer moins de trois mètres pour avoir un tel besoin d'espace. En tout cas la muraille ne sert à rien, sinon à écraser les fuyards. Si cette île est un navire, doit y avoir un moyen de le piloter. C'est parti mon bon Minos, plan B.

              Je prends appuis sur le rebord du mur et fais mon plus Barbara Gould saut du démon. Je compte pas me prendre un plat sur la flotte en bas, ma cible c'est clairement l'une des chaînes qui monte jusqu'au grand Mât. Je prends le téléphérique en gros, c'est mon seul moyen de rejoindre le centre sans trop risquer de crever. Les bras accrochent la chaîne. C'est pas de la dimension de tantouze, pour un mec de mon gabarit c'est un bon fil d'Ariane. Je fléchis les chevilles et je tire sur les bras pour remonter les maillons. Putain de migraine, l'adrénaline du combat l'a maquée un moment, mais avoir la tête à l'envers lui rend sa jeunesse. Ca va pas être de la tarte de parvenir là-haut, heureusement que les possédés n'ont pas ma paire de couilles pour tenter le même exercice. Je progresse à un bon rythme, et là un éclair aveuglant signale un orage imminent. Bordel de merde, Zeus, évite de lancer ta foudre sur la chaîne pendant deux minutes, ça me ferait vraiment chier.



              * L'auteur suggère de déactiver le filtre parental et de taper "Prince Albert Piercing" sur Google image pour savoir de quoi il s'agit.

              **Si vous avez compris la référence de l'auteur, sachez qu'il vous estime un peu plus qu'avant. Sinon, ben sinon l'auteur ne s'attendait de toute façon qu'à être déçu.

              *** L'auteur n'oublie pas la charte.
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              Il fallait se rendre à l'évidence. La meute de clebs qui l'encerclait était constituée de zombis. Des chiens mort-vivants. Parce qu'un truc qui avance encore avec la tête à l'envers, ça ne pouvait être qu'une saleté de macchabée pas tout à fait mort. Hors de question de se laisser avoir par une horreur pareille. Les légendes racontaient qu'un homme mordu par un zombi devenait zombi lui-même. Mais s'il était mordu par un clébard zombi... Noah n'avait pas la moindre envie de devenir un teckel crevé ambulant. L'idéal aurait été de se tailler vite fait. Le calmar était sans doute déjà en train de remonter la paroi, et mieux valait ne plus être là quand il arriverait au sommet. Problème, les morts-vivants bloquaient l'unique passage. Il fallait donc s'en débarrasser.


              Le colosse s'élança. Il n'avait pas besoin de réfléchir plus que ça. Il avait décidé de se battre, donc il passait à l'action. Et puis, une stratégie, ça ne se met en place que si on voit que deux tartines ne suffisent pas. Le géant attrapa le lévrier, qui était le plus proche, par l'arrière du crâne – à présent situé au dessus de l'avant du corps, donc – se retourna et l'écrasa contre l'un des pics de l'immense rouage derrière lui. Giclée de sang et de cervelle – pas grande – en décomposition. Il fit à nouveau face à ses adversaires pour voir apparaître devant lui le caniche et un terrier à lunettes de soleil et portant un poing américain en or à la patte droite. Le premier bondit crocs en avant. Le pirate pivota pour l'esquiver et lui écrasa son coude sur les cervicales au passage. Il remarqua que ses adversaires n'étaient pas très puissants, finalement. Il voyait venir les coups en avance, il avait le temps d'anticiper. Le terrier attaqua, mais Noah bloqua le coup dans sa paume, et lui aligna un coup de boule qui le fit reculer. Il souleva ensuite le caniche en train de se relever et l'envoya valser contre son compagnon. Tous deux s'étalèrent. Le géant s'éleva dans les airs, et retomba, talons en avant, sur les boites crâniennes des deux monstres. Craquement immonde, nouvelle gerbe de sang. Le son fut couvert par le bruit du tonnerre. Un éclair éclata juste au dessus d'eux pile au même moment, et éclaira la scène d'une lumière dramatique. Le titan était couvert de vomi, de sang, et de bouts de cervelles. Ce n'étaient pas les zombis qui avaient l'air le plus monstrueux.


              -Gahahaha! Ram'nez vous, chiures de larves momifiées! Vous voulez bouffer du Noah? J'vais vous en donner! Gahahaha! »


              Nouvel éclair. Une violente rafale parcourut les lieux. Le forban se marrait comme une baleine. Il restait une dizaine de cadavres ambulants, qui semblèrent hésiter un instant à subir le même sort que leurs camarades. Mais finalement, l'instinct était trop fort, et ils reprirent leur marche.


              -Ouaich'! Ouaich'! Ouaich'!

              -P'tain, ça commence à m'courir, vot' baragouinage de clébards dégénérés! »


              S'en suivit une mêlée rapide, mais épuisante. Junior distribua mandale sur mandale. Les cabots refusaient de mourir, même avec une patte arrachée, ou un trou dans le bide de la taille d'un bras d'homme – et plutôt grand, l'homme – . Noah dû jouer des genoux et des coudes pour faire exploser les caboches aussi dures que du bois des animaux. Arriva le moment ou finalement, le colosse se retrouva seul face à l'énorme St-Bernard. Le tonnerre continuait de résonner, à intervalle de plus en plus brefs. De plus en plus proche. C'était mauvais. La pluie commençait à tomber même à l'intérieur de la protection du mur de bois. Il fallait vite en finir et partir s'abriter. Rester en hauteur sans un paratonnerre à proximité était dangereux. Le dernier des cabots avança lentement, comme encombré par sa masse, menaçant. Le pirate sentit qu'il n'avait pas le même niveau que les autres. Sans doute était-il le chef de meute. Le marin effaça son sourire, et fixa son adversaire. Il faudrait rester sérieux, sur ce coup là. Il se mit en garde, et l'autre s'immobilisa, l'air concentré.


              -Allez, approche, gueule d'endive! Essaie donc de t'payer ton quatr' heure! »


              L'animal resta là une seconde, se mit en branle, fit deux pas puis... s'arrêta à nouveau et se plia en deux, appuyé sur ses genoux, pour haleter, hors d'haleine. Noah en tomba à la renverse.


              -Putain de con! Tu fais trois pas et t'es essoufflé?! »


              Au même moment, la tête du mastodonte se releva et il chargea. Si vite, qu'il en disparut presque. Le marin eut l'impression de le voir se matérialiser juste devant lui. Il eut tout juste le temps de lever les bras pour amortir la patte digne de celle d'un grizzli qui s'abattait sur son épaule. Bien lui en prit. Le choc l'enfonça dans le bois, qui craqua sinistrement en cédant sous ses pieds. S'il avait prit ce coup là, son épaule aurait pu finir démise. Voir pire. Noah n'était pas du genre à avoir les foies. Selon lui, se poser trop de question durant un combat, c'était laisser le temps à l'adversaire de vous coller des gnons. Et sa théorie se vérifia cette fois là. Profitant du bref moment d'étonnement du pirate devant la puissance du coup, le Saint-Bernard lui colla son autre patte, fermée comme un poing, directement dans l'estomac. Le coup fut si puissant qu'il décolla le géant du sol et l'envoya rouler plus loin. Junior roula sur lui-même et se rétablit à genoux, une main sur le ventre, contracté par la douleur. Définitivement, ce zombi là n'avait rien à voir avec les autres. Il releva la tête. Son adversaire était à nouveau plié en deux, soufflant comme un bœuf, épuisé d'avoir dû déplacer sa propre graisse.


              -Bordel, mais sois pas épuisé après m'avoir porté seulement deux coups, gueule d'endive! »


              Comme pour lui répondre, le clébard leva son énorme tête et repartit aussitôt à l'assaut. Noah roula sur lui-même. La patte du cadavre s'écrasa au sol et y perça un trou profond... Mais s'y coinça. Le pirate saisit l'opportunité. Il se releva et colla une droite directe sur la tempe du macchabée. Il enchaîna avec un coup de coude, un autre coup de poing dans le gras du bide, et enfin, il saisit le crâne gargantuesque et l'éclata contre son genou. Du moins, c'était son intention. Mais le monstre avait la tête plus dure que la vieille Murielle, qui réclamait l'argent des clients au La Pleine Lune. Il s'arracha au bois, saisit l'humain par le col et l'envoya valser contre le rouage. Celui-ci s'écrasa dos contre métal, cracha une gerbe de sang, et retomba à genoux. L'autre reprenait à nouveau son souffle.


              'Bordel! Les poings, c'pas suffisant pour c'te foutu macchabée. Si ça continue, j'vais finir par casser ma pipe. En plus, c'choc a du m'fêler une côte. Merde quoi, c'fait mal, ses conneries! Et puis qu'est-ce qu'il fout là, c'putain d'rouage, d 'abord? … P'tain j'ai une idée!'


              -Hé, gueule d'endive! Ramènes ton cul plein d'gras ici, j'vais t'faire ravaler ton certificat d'naissance! 'Fin, d'décès... 'Fin, j'vais rendre ta tronche encore plus dégueue qu'elle est d'jà, quoi! »


              Le monstre mordait à hameçon. Il avait l'air pas content de ceux qui savent qu'ils sont moches, et qui détestent qu'on le leur rappelle. Le sourire carnassier du géant se dévoila, et celui-ci se déplaça légèrement de manière à se retrouver dos à l'immense rouage, bien campé sur ses appuis. Le cabot chargea à toute allure, et se retrouva devant Noah, une patte levée, prête à porter le coup fatal. Noah se jeta dans la garde de son adversaire, et le saisit à la taille. Le monstre était tellement gros et gras que malgré ses longs bras, l'homme ne parvint pas en faire le tour. Puis il se servit de la vitesse de l'autre et de son poids pour l'attirer contre lui, puis au dessus de lui en se penchant en arrière, ce qui finit pas un superbe German Supplex! Le chien resta un moment sonné. Sa tête avait heurté le rouage derrière le géant. Celui-ci en profita. Il saisit le pic du rouage le plus haut qu'il put, et tira de toutes ses forces. Le mécanisme grinça, trembla, et finalement avança brutalement d'un cran, écrasant et faisant voler en éclat la caboche du zombi. Alors, Noah se permit de se laisser tomber assit, haletant. Il resta là quelques secondes, à reprendre son souffle, et remarqua que sur l'une des médailles en or du cabot, on pouvait nettement lire « Sweety ».


              -Sweety? Bordel, mais ton patron doit être quand même sacrément ravagé du ciboulot pour te donner un nom pareil. »


              Nouvel éclair, plus proche encore. Il était temps de filer. Ca allait devenir réellement dangereux. Noah se releva, saisit son sac de toile, et s'apprêtait à partir, quand il le vit.


              -Roh mais non, putain! Mais j'vais jamais m'en sortir, moi. Foutez moi la paix, bordel de merde! »


              Le poisson géant avait terminé sa nouvelle ascension. Il se trouvait cette fois sur le chemin entre Junior et la seule voie possible. Toutes plumes ébouriffées par la pluie et le vent, il ouvrit grand sa gueule hérissée de dents de requins, et poussa un cri à retourner les tripes du plus endurcit des gaillards. La faute à l'haleine. Le pirate se fit une raison. Il l'avait complètement oublié, il devait donc s'en charger à présent. Mais comment tuer un calmar géant sans armes? Et avec une côte qui vous chatouille un poumon en plus... Nouveau coup de tonnerre, à vous percer les tympans. La foudre frappa le tentacule levé par le céphalopode pour écraser sa proie. Celui-ci fut foudroyé. Ça ne dura pas plus d'une seconde, mais le monstre finit par s'affaler sur le coté, et ne bougea plus. Calmar grillé. Noah s'approcha prudemment, le contourna en guettant tout signe de regain de vigueur. Mais non, la bestiole ne bronchait plus.


              -Putain, si ça c'est pas l'plus grand coup d'chatte d'ma carrière! Gahahaha! »


              Le forban reprit sa route en pressant le pas. Il avait comprit qu'il devait passer par cette porte rouge pour quitter l'île. Il lui faudrait également un navire du feu de Dieu, pour affronter la tempête à l'extérieur. La porte ne s'ouvrirait pas sans l'aide des rouages placés sur les murs. Mais ceux-ci semblaient brisés. Bah! Ca s'enfonce, une porte!


              [Donc là, logiquement, j'me dirige vers la tour Ouest, là où tu es Lin. Donc tu peux m'voir arriver dans ton prochain post, j'pense.]

                Dans la forêt noir, le duo de survivant se rapprochait péniblement de la grande bâtisse, abandonnant peu à peu les chemins escarpés pour un dallage bien plus sûr. L'endroit n'en était pas pour autant moins glauque, le tonnerre s'étant joint aux réjouissances avec ses amis éclair et foudre. Le premier découpait sur les murs d'horribles silhouettes grâce aux ombres des gargouilles, tandis que l'autre jouait avec les étincelles le long des grandes chaines qui tenaient le mât central.

                Enfin sortis de de la sombre foret et de ses dangers, le duo eut le temps d'un souffle l'impression de voir leur situation s'arranger... Le temps d'un souffle... il se passe tant de chose... Par exemple, cela laissa tout juste le temps au petit panda blotti dans les bras de Falko pour sortir en grand une superbe double rangée de dents aiguisées, qu'il planta aussi-sec dans la gorge de son « sauveur » ! Le temps que le pauvre homme ne comprenne, la moitié de sa jugulaire était arrachée, laissant jaillir à grands jets rouge son sang. L'homme se recroquevilla alors au sol dans un flot de gargouillis immonde, tandis que le panda se sauvait dans la forêt dans un concert de petits ricanements mesquin. Avant d'avoir pu réaliser de quoi il s'agissait, Yuna venait d'hériter d'un mourant se convulsant dans ses propres fluides, et de la pénible impression d'être la prochaine victime de l'horrible peluche sur patte.

                « Niark niark niark ! » faisait la petite voix stridente en écho dans la foret.



                Spoiler:
                  Le brouillard commença à partir, souffler par le vent qui se levait. Des flash lumineux commencèrent à se faire voir dans le ciel. TnT sourrit. Il avait toujours accordé une très grande importance à l'ambiance qui entourait ses actes, et il y avait pas à dire, un massacre de zombies sous la pluie et l'orage, c'était super classe! Mais avant toute chose, il avait un choix à faire. D'un côté, il avait le jeune garçon à tête de grenouille qui avait l'air de lui proposer de le suivre, de l'autre, il avait la tueuse à la tombe.

                  Il rigola. Cette femme, elle était de la trempe de ceux qu'il aurait recruté dans ses meilleurs combattants. Lui, au mieux, il aurait fait un espion correct, ou un jeune garçon à former. Il était un survivant, mais la tueuse aux cheveux noirs de jais était bien plus que cela, elle était la mort.

                  Sans aucun scrupule, notre héros se leva donc, et suivit Rachel, non sans souhaiter discrètement à l'autre garçon de s'en sortir vivant.

                  Leur avancé dans le cimetierre les approcha doucement de sa bordure Nord, juste à côté d'un des bassins. Comment il le savait, la position du lychen sur les quelques arbres qui les entouraient. Ca et l'odeur de sel qui commençait à se faire sentir. Cela dit en se concentrant un peu plus, le garçon capta une autre odeur, une odeur de putréfaction, qui était portée par le vent. Il posa sa main sur l'épaule de sa coéquipière pour lui faire signe de s'arrêter. Il plissa les yeux pour regarder au loin. A la limite de son champ de vision, il y avait des formes qui bougeait, des formes nombreuses.

                  C'est alors que TnT se rendit compte que les zombies du cimetière commençaient à se diriger vers le grand bâtiment un peu plus loin.

                  Ainsi, quelqu'un, ou quelque chose avait attirer l'attention des morts pas très loin de leur emplacement. Il fallait en profiter. L'occasion de massacrer du zombie par centaine était trop bonne. Il montra à sa coéquipière d'un soir le pont un peu plus loin, qui était lui aussi, à peine visible depuis l'endroit où ils étaient.

                  Si on veut exploser du maccabé, faut aller sur ce pont. Ils ont l'air motivés pour venir droit sur nous, si on leur coupe la route là où elle est la moins large, on pourra les contenir un bon moment. Voir tous les liquider...

                  Dans l'idéal, il pensait même à faire sauter le pont avec ses explosifs, mais il lui fallait trouver un moyen pour activer ses explosifs, et ça, il en avait pour l'instant pas sous la main, même s'il avait bien une ou deux idées de rechange. Il s'approcha de la grille face à lui. Elle était constituée d'un ensemble de piques bien pointus reliées les unes aux autres.

                  Il eu une autre idée.

                  Si tu te sens, faudrait aussi qu'on arrache au moins une partie de cette grille, pendant que moi, je vais emprunter les intestins d'un de ces monsieurs. Avec ça on pourra faire un piège très interessant pour faire un beau carnage.
                  Des objections?


                  Sur cette dernière question, TnT commença déjà à poser ses mains sur les os qui lui avaient servit d'arme un peu plus tôt. Manifestement, il était déjà prêt à partir concrétiser son plan. Il savait pertinemment que les ennemis étaient en surnombre, et il avait déjà compris que la moindre blessure serait surement fatale, le meilleur plan étant donc de faire en sorte que le moins d'ennemis possible n'arrive au contact avant d'être mort pour de bon...

                  A voir ensuite si la tueuse saurait comprendre là où il voulait en venir...
                      Rachel avançait d'un pas léger, malgré le poids qu'elle portait sur les épaules. Une contradiction qui allait parfaitement avec le thème de ce soir : les enfants entourés de zombies. Souriant les enfants. Plus heureux qu'après un séjour à Walt Disney. IL suffisait de voir leurs trognes enjouées à ces ados. Ils avaient l'air plus démoniaques que le plus gros des morts-vivants. Un regard pétillant, des armes monstrueusement effrayantes, un pas déterminé et tous deux prêts à décapiter de la viande pas fraîche. J'en connais quelques uns qui vont passer un sale quart d'heure. Et je ne pense pas qu'au gars au chapeau zarb' dans leurs dos. Parce que, un gang de gamins aux yeux pareils à des pierres précieuses et armés de trucs aussi bizarres de gros, compris dans le lot la croix en bois géante, la chaise pliante et les fémurs. Bien morbide, hein ? Et vous avez pas vu les éclairs qui zèbrent bien vite le ciel sombre et les cadavres dont la date de consommation est dépassée depuis belle lurette, ni les tombes qui faisaient office de platanes ou les corbacs qui volaient à basse altitude pour se repaître de ceux qui voulaient se repaître du cervelet de nos deux protagonistes. Comme diraient certains, il va pleuvoir, les oiseaux volent bas.

                      Et vu le ciel qui s'annonçait, ça n'allait pas tarder à leur crever sur la tête. Encore un truc qui en effraierait plus d'un. Mais pas nos deux aventuriers. Un duo tel que le leur, même flambant neuf, faisant face avec courage, joie et violence à une armée de figurants pour le clip de Mickael Jackson, ne pouvait décemment pas craindre la foudre. Même s'ils pouvaient trépasser à cause d'elle. Mais ne parlons pas de malheur. Pour l'instant, c'était la montagne de muscles sur une porte, bien plus loin, qui devait le plus se préoccuper du temps. Pas notre brune aux bouclettes et aux yeux émeraude ni son acolyte albinos.

                      Toujours était-il que Tom comme elle allait l'appeler, la suivit sans hésitations, ou alors vraiment courtes. Partis dans une direction plutôt inconnue, ils découvraient le chemin au grés de leurs pas, non seulement à cause du brouillard, mais également parce qu'ils faisaient attention à tout ce qui les entouraient. Un zombie peut en cacher un autre. Rachel avait même écrasé une main ou une métacarpe. Cherchez pas à savoir dans quelle direction va le vent, amis squelettes, sinon, l'arcane 13 vous les coupera. Bon, sans sa faux fétiche, ce serait un peu plus hard, mais elle avait des outils de remplacement, la Rachel. Après avoir shooté dans un crapaud et écrasé une métacarpe ainsi qu'une carpe séchée, le faucheuse en porcelaine s'aperçut que le brouillard commençait à se lever comme le tonnerre grondait au-dessus d'eux. Mais ce fut uniquement la main sur son épaule, qui loin de la faire sursauter, lui indiqua les rangs de silhouettes à l'horizon de leur champ de vision. C'est qu'il avait une bonne vue malgré le rougeoiement de ses pupilles. Puis ce fut un pont qui l'attira. Punaise, ce dernier était à moitié dans le brouillard ! Rachel tourna un regard impressionné et interloqué vers Tom tandis qu'il allait chercher, vraisemblablement, des armes plus intéressantes que de simples fémurs. Ouais, rien que les piques en métal bottait Rachel. Un grand sourire autant carnassier qu'excité éclaira son visage si pâle en accord avec le contexte, une fois encore.

                      Le rôle de Rachel fut d'arracher quelques pointes. Elle ne savait pas ce que Rémi sans famille voulait en faire, mais elle le ferait. Avec de telles armes, ça ne pouvait être qu'une bonne idée. Sauf s'il comptait aller à la pêche. Dans ce cas, elle le harponnerait elle-même et irait finir son niveau seule. Mais il avait de toute façon la bonne tête du type qui va à la chasse plutôt qu'à la pêche. Et rien qu'en ça, Rachel le préférait à la grenouille de tout à l'heure. Paix à son âme. Notre faucheuse réajusta sa prise sur sa croix et s'occupa des grilles. Mais ce n'était pas comme si du bois pouvait grand chose contre du métal, même rouillé. Après deux coups, elle risquait plus de casser sa magnifique arme contre ces barreaux que le contraire. C'était pas comme si le cimetière regorgeait pas de croix en tout genre, mais c'était juste un peu inutile comme perte de temps. Alors deuxième essai, les pylônes de pierre qui soutenaient toute la structure. Yeah! De la poussière! Même à coups de pieds elle aurait pu la faire tomber, la colonne. D'ailleurs, c'est comme ça qu'elle finit. À coups de pieds pour finalement arracher la structure métallique de la pierre à la barbare.

                    -Pendant que tu fais mumuse avec leurs tripes, je vais gentiment aller asticoter du crasseux décomposé sur une bonne vieille chanson des cranberries. Tu me rejoins quand tu auras fini? Rendez-vous sur le pont! Héla-t-elle, marchant à reculons, une croix pleine d'échardes sur l'épaule et traînant dans son sillage une des trois grilles qu'elle avait désolidarisé de leurs montures en briques.

                      Bien vite, Tom Sawyer n'était plus qu'une vague forme floue. Il la rattraperait vite, elle n'allait pas bien loin. Même zombifié. Mais ça n'arriverait pas. Il n'avait pas la carrure d'un gothique déprimé. Le pont fut rapidement en vue. Les puants également. Et inversement, bientôt, Rachel fut dans le champ de vision des morts. Dans le champ olfactif même, à voir certaines réactions. Elle devait dégager le parfum de leur mort prochaine. De la Mort elle-même peut-être? Le Parfum... qu'elle en aurait été fière si ça avait été le cas. Le premier qui fut à sa portée perdit sa tête, réduite en bouillie par une croix violemment projetée contre son crâne. Mort-mort avant d'avoir touché le sol. Rachel déposa ensuite cette arme-ci pour désolidariser une des piques des autres. Pique qui alla directement trouver comme fourreau le cerveau d'un autre. En balayant trois quatre à coups de pieds, c'est avec délicatesse que, suivant les conseils de son petit albinos, elle planta une nouvelle pointe dans le crâne d'un autre. Elle jubilait, un visage de carnassier, un sourire sadique et un regard brûlant. Elle aurait pu faire ça toute la journée. Qu'il revienne vite, qu'ils passent aux choses sérieuses. Tuer des trucs comme ça un par un, y'a aucun défi. Les éclater par dizaines, c'est déjà plus drôle. Mais Rachel espérait par dessus tout que son nouvel ami aux cheveux blancs fasse le tour de force de les tuer par centaines!
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                    Continuant son affligeante marche en direction opposée, Tuul reste toujours attentif à la moindre réaction que pourrait manifester un des psychopathes. Rien. Aucune requête, aucun rire, aucune attaque fourbe venant de derrière. Les deux personnages n'ont aucunement l'intention de faire équipe avec le gamin. Ils ne semblent pas avoir pris en compte les mots qu'il a prononcé, ni la situation dans laquelle ils sont. Tous les deux sont partis en direction du pont, là où les zombies arrivent en petit nombre, ça devrait les occuper un petit moment. Tuul prendra donc forcément un autre chemin, celui de l'énorme bâtiment à sa gauche semble être très accueillant, il contient sûrement des choses utiles ou bien des humains encore humains. Les priorités sont pour le moment de trouver un compagnon digne de ce nom et de trouver la sortie de cet île digne d'une cellule de l'enfer. Normalement le gamin devrait avoir au moins une chose que les gens qu'il rencontrerait voudraient échanger contre de l'aide, mais après avoir fait cette rencontre, soit ce soir il est condamné à croiser que des débiles mentaux, soit la marchandise est remise en question.

                    Un ou l'autre, le gamin ne pourra pas faire beaucoup de chemin s'il reste seul, avec un boulet de cette taille à la cheville et un skateboard sans roues en guise d'arme, il ne tiendra pas contre une dizaine de ces cadavres ambulants. Après avoir observé longuement la destination qu'il s'est fixée, le révolutionnaire met ses mains dans ses poches pour tenter quelque chose qui, comme l'aspirine l'a fait pour son mal de crâne, pourrait lui retirer ses atroces nausées. Rien de bien concluant, une poignée de clous, un vieux yo-yo en métal, les médocs et un bout de papier. Tuul remet le tout dans ses poches, tout sauf le bout de papier, il est enroulé et retenu par une corde. Un vieux bout de parchemin vieilli et jauni. Après avoir examiné l'objet, le gamin retire la corde et y jette un coup d'oeil.


                    - Oh.. C'est quoi ça? Des carrés, des cercles, des lignes, des traits. On dirait un plan de quelque chose, une carte? C'est la carte de l'île! J'aurai au moins trouvé quelque chose d'utile. Avec ça pas besoin d'atteindre le toit de l'immense bâtiment, j'devrais pouvoir m'y retrouver en étudiant mieux le truc.

                    Tant mieux, Tuul est plus en sécurité à l'intérieur que sur le bâtiment avec tous ces éclairs qui traversent le ciel de plus en plus rapidement. Oui, car pour ajouter une touche de bordel à cette nuit, l'orage approche.

                    La pluie se met de la partie et le brouillard lui, semble vouloir rester. Toute cette météo est digne des vieilles histoires d'horreur, avec les sorcière et les villes fantômes. Le plus intriguant, c'est tous ces bruits et ces sons bizarres qui proviennent de l'intérieur des murs, ils poussent le jeune garçon à ralentir le pas, plus qu'il ne le fait déjà. Les choses qu'il a rencontré précédemment confirment qu'il vaut mieux rester alerte. Malgré sa marche de plus en plus lente, il parvient finalement au portail du cimetière, là où il croyait l'avoir vu. À travers la brume c'est pas évident mais c'était tout juste, reste plus qu'à le franchir. Heureusement il n'est pas fermé à clé, ni fermé complètement.

                    Le gamin se repère de mieux en mieux avec sa carte, le bâtiment qu'il a devant lui est sans doute le plus gros, au centre de l'île. Le cimetière est complètement à l'ouest et plusieurs autres bâtisses sont placés un peu partout sur l'île, trois très exactement. Le pont vers lequel les deux tueurs nés sont partis mène à une passerelle et traverse une sorte de bassin. Ce qui intéresse Tuul c'est l'entrée, car trouver un bâtiment est une chose mais y entrer en est une autre, d'après ce que décrit la carte, elle se trouve au sud, voilà sa nouvelle destination.

                    Le bretteur commence son nouvel itinéraire à travers la pluie et les éclairs, l'odeur qui englobe les lieux est de plus en plus infecte, le sol devient de plus en plus convenable est les murs de briques grises sont maintenant clairement visibles. Ils sont vieux, même très vieux. Certaines briques n'y sont plus et les trous qu'elles ont laissés sont encore là, il n'y a aucune fenêtre de ce côté. Tuul commence donc à longer ce grand mur dans le but d'atteindre un angle et ensuite une porte.
                      J'ai parcouru la distance séparant les deux édifices sans croiser nouvelle âme qui vive. Bon point. Mais à peine je pénètre dans le hall d'entrée, un truc m'accoste. Un truc en costard. Excusez du peu. Jle butte ? Je me carapate ? Tiens, le truc en costard parle. Le truc en costard qui parle, on dirait un humain. C'est surprenant qu'il ait l'air si normal. Si normal que c'est à s'y méprendre. Si c'est un piège, c'est sacrément fouinard. Mais le plus probable, c'est que le truc en costard qui parle là, ben l'est humain. C'est un jeune, qui se trouve dans une sacrée panade, tout comme moi.

                      Et qu'est ce qu'il veut, le jeune ? De l'argent pour le voyage de fin d'année de sa classe ? Pour s'acheter de l'herbe, peut-être ? Hmm ? Non ? De l'aide. Discuter. C'est louche, venant d'un jeune. En plus, je peux pas mettre ma main à couper qu'il soit inoffensif. Mais en même temps, on s'en fout. Il a pas de crocs ? Ni une gueule en décomposition ? Okay, c'est déjà pas mal. Par les temps qui courent, vaut mieux pas se montrer trop regardant sur le CV. Va pour un brin de causette. Ça laissera même le temps à mes nerfs de faire retomber la pression, avec un peu de chance.


                      Navré pti gars mais je saurais pas te renseigner. On est embarqués dans la même galère, il semblerait. Pour ce qui est du coup de main, ça peut se négocier, mais c'est donnant donnant. Un service proposé pour un service rendu de même valeur.

                      Ouaip, y'a pas placardé Père-Noël sur ma gueule non plus. Je galère déjà bien assez tout seul, sans qu'en plus il faille que je me coltine un boulet au pied. Même si à l'observer un brin, lui n'est pas l'archétype du fardeau. Plutôt classe, plutôt serein, plutôt tout ce qu'il faut en fait.

                      Derrière nous, la foudre s'abat dans un rugissement surréaliste. La terre se fendrait presque en deux sous ses coups de boutoir. Quand on a des problèmes d'envergure comme nous autres actuellement, on s'en fout un peu de l'orage, mais tout de même. Ça serait moche de se dépatouiller de ce guêpier sans dommage et pour finir, se faire cueillir par une gentille décharge de 50 millions de Volt à peine qui te refroidit aussi sec. N'importe qui en conviendra.

                      Ploc. Plic ploc.

                      Ça y est, les nuages se sont percés. Maintenant, en prime, il pleut comme vache qui pisse.

                      Genre là tu vois, t'aurais un parapluie, ça mériterait que jt'offre une clope.

                      Ah mais, suis-je bête. J'omettais un très léger détail dans l'équation, moi...

                      Mouais...et comme là, j'ai pas de clopes, ça mériterait que j'aie un parapluie...

                      Je sais pas si l'autre a tout compris, mais ça paraitra limpide à qui se sentira concerné par mon infortune. Sans rire, celui qui m'a refourgué des allumettes s'est bien payé ma gueule.

                      Bref. T'veux un coup de main tu disais ? Jt'é...

                      Groaaah.

                      Tiens, des copains des autres. Plus gros. Plus nombreux. Ben voyons. Ça serait pas drôle sinon. Pour le moment, ils sont loin. M'enfin, avec ces bestioles, on sait jamais trop à quoi s'en tenir.

                      Ben t'as intérêt à m'dire rapido de quoi il en retourne, si tu veux mon avis.

                      Sinon, ni lui ni moi ne serons bientôt plus en état de refiler des coups de main ou une clope au voisin. On sera même plus en état de faire grand chose. Je donne pas trente secondes à la bande pour se rameuter vers nous.
                        Confiant dans les capacités de la tueuse porteuse de croix pour arraché du métal, TnT se retourna, et se dirigea là où le brouillard lui indiquait la présence du plus grand nombre de vilain pas beau tout vert. Comment le brouillard pouvait lui indiquer cela? La réponse était très simple : il suffisait de regarder où étaient les ombres bizarres qui bougeaient au ralenti.

                        Un perçu sous ses pieds un tremblement assez impressionant. Ce tremblement lui indiqua avec une subtilité toute relative que l'autre barbare essayait de fracasser les soutients de la grille avec une subtilité au moins aussi relative.

                        Bon cela dit, si le fameux "séparons nous, nous couvrirons plus de terrain" lui avait semblé être une idée interressante et logique sur le papier, notre jeune garçon découvrait petit à petit qu'au final, il aurait peut-être eu intérêt à rester avec la demoiselle. Non, voyons, il n'avait pas peur voyons! Quelle idée stupide, ce n'était que par pure intinct de protection virile de la jeune femme. La pauvre, seule dans le brouillard, entourée d'une horde de créatures gémissantes et pourrissante qui pouvait la transformer en affreux monstre à la moindre orsure. Après tout, certe elle était viril, mais fallait pas déconner, c'était quand même une femme quoi.

                        C'est alors que notre héros sursauta, un gémissement terrifiant venait de se faire entendre derrière lui. Satant lui même éclata de rire, Tempiesta paniqua. Le rire de ce démon était terrifiant, un terrible grondement qui rappelait le hurlement d'agonie de centaines de personnes. Timuthé avait peur...

                        Mais non TnT, je déconne! Tu es sourd, tu peux rien entendre! Tout ça c'était juste pour te faire flipper et de voir paniquer à mort et ainsi perdre toute crédibilité!

                        Hahahahaha! C'est taquin un narrateur quand même...

                        Pourquoi tu me regardes comme ça?

                        SBAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAFFF.

                        Donc nous disions que notre fabuleux héro, telle une allégorie de la vaillance, du courage, et de la perfection masculine s'élança gaiement au milieu de cette ambiance glauque. Il n'était pas de ces faibles femellettes qui hurlait devant l'annonce d'une mort certaine. Il n'était pas non plus de ces faibles pseudo combattants qui mouaillaient leurs pantalon dès que la moindre hordre de 4 000 zombies leur fonçait dans le lard avec la ferme intention de les transformer en kebab. Et puis quoi encore, pourquoi pas manger équilibré pour éviter les problèmes de santé, ou bien même forniquer avec un préservatif pour éviter d'avoir des maladies incurables et potentiellement mortelles hein?

                        Dans toute sa classe super-viril de héro tout puissant, le mafieux décida même qu'il était tant de chantonner. Et il n'allait pas poussé n'importe quel type de chanson! C'était ce genre de chanson que vous faisiez quand vous étiez de bonne humeur, et qui décrivaient tout ce qui se passait devant vos yeux. Alors bien sur avec la voix monocorde de TnT, et son absence de capacité de se rendre compte de ce qu'il chantait, le résultat était très moche. Cela dit, c'était aussi là l'avantage d'être sourd, il entendait pas la laideur de ce qu'il chantait

                        Brouillard sur le cimetière
                        Y a des vautours perché sur les pierres
                        Un gros zombi pas chouette
                        Court après moi avec une machette

                        Chauve souris dans le... oooooh mais attend!


                        Et oui, comme vous l'avez deviné en lisant cette chanson, le garçon avait un bon gros zombie, modèle big Zom deluxe, double portion de graisse et suplément machette. Et en plus le gros truc courrait vers lui. Bien évidemment, notre vaillant héros n'allait pas se laisser faire par un vulgaire zombi, même s'il était d'origine américaine! Et puis il aimait montrer sa tolérance, en veillant à ce que chaque zombi, qu'il soit noir, blanc, vert, bleu, jaune, multicolore, ou même américain soit massacrer avec le même soin, et le même soucis du détails.

                        Ya pas à dire, c'est beau le professionnalismen!

                        TnT souris, et s'élança droit sur le gros tas, avec ses deux os dans les mains.

                        *interlude musical gentils et doux pendant que TnT fait des trucs déguelasses avec le au zombi*

                        T'es sur que c'est mieux pour les connotations la correction que tu as apporté George? Oki, je la ferme et je reprends.

                        Quelques minutes plus tard, nous retrouvons notre jeune homme qui se dirigeait tranquillement vers le pont où Rachel devait déjà être. Il avait rangé ses deux os couverts de sang, et s'était enroulé autour du bras 4 bons mètres d'intestion décomposé, fraichement prélevés sur le corps du gros zombie qui gisait maintenant au milieu du cimetière. Il n'avait pas récupéré la machette. En effet, celle si avait été brisée pendant l'affrontement, une sombre histoire de pierre tombale, de salto salvateur, et de lapin nain de nouvelle guinée...

                        Cela dit, TnT n'avait pas perdu sa joie de vivre, et finnissait son chant racontant tout ce qu'il percevait.

                        On a la bouche pleine de sang et on rit
                        Ma femme couche avec Satan c'est beau la vie


                        Et je vous certifie que vous ne voulez pas savoir comment il avait put chanter ça à partir de ce qu'il observait!

                        Le chant s'arrêta à ce moment là, car il arrivait vers la donzelle manieuse de tombe. Manifestement, elle avait du bien s'amuser, car plein de cadavres ornaient le sol autour d'elle. Il en serait presque tombé amoureux dis-donc, vous imaginez, une femme super forte capable de pulvériser du zombi pendant que vous aller bravement et allégrement faire les courses, c'est la femme parfaite!

                        Toujours était-il que ce n'était qu'une femme, aussi virile soit-elle, elle devait bien se taire et laissé TnT dirigé les opérations, après tout, elle n'avait ce qu'il fallait dans les gènes pour réussir à établir un plan assez développer pour neutraliser une horde de zombie qui leur chargeait dessus. Faut pas déconner non plus! Une femme intelligente hahahahaha, elle est bien bonne.

                        Bon alors normalement ce qu'on doit faire, c'est attacher les piques les unes aux autres avec les intestins ici présents, avant de les planter au sol. Quand les maccabés arriveront, on aura plus qu'à tirer sur les intestins pour relever les piques. Ca les tuera pas tous, mais je pense qu'en répétant le processus, on peut arriver à une bonne quinzaine, voir une bonne vingtaine de mort sans efforts.

                        Enfin, s'il n'y a pas d'ennuis bien sur...


                        Et là, comme vous venez tous de le remarquer, je viens d'utiliser une très puissante formule d'invocation de la loi de Murphy, modèle emmerdement perpétuel et maximum. Si un expert en Nawakomancie de catégorie 4 pouvait intervenir pour modéliser cette loi afin que mes 40 points de mana quotidiens n'aient pas été dépensés en vaint...

                        On demande le petit Toji à l'accueil, pour pourrir la vie de deux inconnus en manque d'action dans ce zombieland, je répète, on demande le petit Toji à l'accueil!

                        Hrp/ pour tous les curieux sur le rythme de la chanson : https://www.youtube.com/watch?v=eeECzZ_V2_c /Hrp
                          Quand il vous arrive une merde ce n’est jamais par hasard. On peut toujours remonter jusqu'à un moment ou vous avez pris une mauvaise décision. Parfois l’erreur est flagrante, et parfois si mineure qu’elle parait insignifiante. Mais elle est toujours la.
                          Dans le cas de l’agent Red, la chaine de décision qui l’avait amené dans cette galère avait commencé à la pancarte « danger expériences ». il s’en souvenait très bien, une pancarte à la peinture encore fraiche et qu’une main anonyme et pas très habile avait placé en travers du couloir. Ce couloir qui menait à la division scientifique du Cypher Pol, but du moment de l’agent Red et du courrier qu’on lui avait confié.
                          En y réfléchissant il pouvait même remonter un poil plus haut la chaine décisionnaire, par exemple jusqu’au moment ou, poussé à bout par une journée entière de paperasserie et de tracasseries administrative il avait décidé de porter lui même le pli destiné au chef de la division scientifique. Sur le moment, même l’idée de jouer les larbins messagers lui avait paru plus attractive que celle de finir sa journée derrière un bureau. Première erreur…

                          Et Red s’était mis joyeusement en marche jusqu'à la pancarte qui osait lui interdire de continuer. Il s’était arrêté, et avait même pris le temps de s’allumer une petite clope illégale dans le couloir désert, le temps d’examiner ses options. D’un coté un long contournement pour éviter le couloir, redescendre au premier niveau, sortir du bâtiment, traverser la cour d’entrainement, remonter vers l’armurerie avant de pouvoir enfin rejoindre la section scientifique par l’entrée principale. Une vraie galère en perspective… De l’autre, une minuscule transgression. Après tout, le panneau était peut être une erreur, et puis, une expérience dangereuse aurait surement été signalé de façon plus agressive, on aurait mis un garde ou une vrai barrière. Et puis « danger expériences » ce n’était pas très clair, pas de limites de temps… L’expérience était surement finie et on avait simplement oublié de virer l’affiche…
                          Achevant de se convaincre il avait jeté un bref regard autour de lui, et ne voyant personne il avait discrètement soulevé la pancarte avant de se glisser de l’autre coté et de poursuivre son chemin. Deuxième erreur…

                          Il avait traversé des couloirs et des bureaux déserts avant de débarquer dans le cœur de la zone scientifique. Il commençait à se demander si il ne ferait pas mieux de rebrousser chemin quand le Pacifista avait soudain défoncé la cloison juste à coté de lui, l’avait immédiatement remarqué et attrapé d’une main de fer qui ne laissait place à aucune échappatoire….
                          Il s’était débattu sans succès, incapable de se libérer, remarquant à peine les types en blouses blanches courant visiblement après le Pacifista et qui, munis d’un armement aussi hétéroclite que mystérieux se planquait maintenant derrière la paroi détruite…
                          Et puis le Pacifista l’avait soulevé à hauteur de regard, un sourire tout ce qu’il y a d’inhumain plaqué sur le visage…

                          -Dis-moi, ou veux-tu aller ?
                          -SURTOUT NE LUI REPONDEZ PAS !

                          Red se souvenait d’avoir tourné la tête vers le scientifique qui venait de crier….. Puis de rien d’autre. Le décor avait été remplacé par un grand flot lumineux. Puis par un grand flot noir… Puis par un endroit très sombre et salement puant…

                          On ne le répétera jamais assez, méfiez vous des scientifiques, et lisez les panneaux…

                          (…)

                          Red se lève précautionneusement dans le noir. Explore à tâtons son environnement immédiat. Un sol froid et dur, un sol dallé en pierres, un truc mou qui sent très fort la charogne, une sorte de bâton…
                          Devant l’absence d’un danger immédiat Red fouille rapidement ses poches à la recherche d’un briquet, le sort, l’allume, jetant enfin un peu de clarté sur les impressions tactiles de l’agent Red.
                          La salle est la base d’une tour ronde de bonne taille, une grosse porte donne sur l’extérieur, un escalier monte vers les créneaux.
                          Le bout de bois s’avère être un tibia humain, et le bout de viande qui pue a du autrefois être un organe interne, un foie ? Difficile à dire sans être expert en médecine légale, surtout que le bout de chair n’est pas tout seul mais voisine un véritable charnier de corps humains et apparentés.
                          Réprimant un frisson de dégout Red éteint le briquet et se relève d’un bond en s’essuyant nerveusement la main sur ses fringues. Finalement l’odeur est nettement plus supportable dans le noir.

                          **Bordel mais qu’est ce que c’est que ce labo ? Depuis quand on fait des expériences sur des humains ici ? Et moi je fais quoi ? Le prochain sujet ? Ou est ce que cette saloperie de Pacifista a bien pu m’envoyer ? Journée de merde ! **

                          Red avance doucement vers la porte aperçu un instant auparavant, s’efforçant de ne pas penser aux trucs qu’il piétine et écrase sous ses pieds. Il manque plusieurs fois de trébucher mais finit par atteindre la porte sans encombre. Attrapant les battants à deux mains il l’ouvre en grand, pressé de se libérer de l’odeur fétide et impatient de savoir ou est ce que ce taré de prototype a bien pu l’expédier. (Troisième erreur ?)
                          La scène qu’il découvre est tout droit sorti d’un film d’horreur classique. Une lumière glauque et faible produit par un soleil dissimulé par de lourds nuages noirs, un château sépulcral qui semble surgir de la brume au delà d’une forêt sinistre d’arbres morts. Et surtout, au premier plan, une foule informe de zombi dont les premiers rangs le regardent déjà avec appétit. Cadavres d’humains, de monstres, de bêtes diverses ou pires, d’assemblage des trois à la fois. Une seule caractéristique commune, ils sont clairement morts et clairement affamés…

                          En bon vivant Red joue en premier et met un grand coup de lattes au premier mort vivant, le propulser sur les autres devrait lui donner le temps de refermer la lourde. La grosse grolle clouté de l’agent Red traverse littéralement le torse du cadavre, ressortant au milieu du dos en emportant tout ce qui trainait encore sur le chemin… et évidemment le zombi n’est catapulté nulle part. Red ayant juste le temps de ramener son pied avant que le monstre ne lui agrippe la jambe.
                          Plus le temps de refermer les portes, pas d’armes. Red tourne le talon et fonce vers l’escalier qu’il gravit en sautant les marches quatre à quatre.
                          Pas de zombis sur le chemin, juste un bel escalier qui mène droit au sommet de la tour. Et une minute plus tard voila l’agent Red au sommet de la tour. Un sommet tout plat, sans créneau, sans chemin de ronde, sans échappatoires. Un coup d’œil par-dessus bord achève de dresser le tableau. La tour est cernée par une énorme horde de morts vivants, impossible de les compter mais il y en a beaucoup, et partout. Et ils ont tous le regard braqué vers la plate forme ou l’agent Red, de plus en plus paniqué, cherche une échappatoire. Une vraie souricière pour viande à zombis…

                          Derrière l’agent Red les premiers zombis débarquent lentement de l’escalier… Le piège se referme. Il faut une idée de génie et il la faut maintenant…
                          Et Red en a une, une idée à la con mais on fait avec ce qu'on a. Et Après tout, avant de s’appeler Red il s’appelait Rossignol Edouard Désiré JACKSON !

                          D’un geste il arrête les zombis, d’un pas glissé et d’un déhanchement il jette son manteau à la foule, et il lance le show de la dernière chance…




                          -It's close to midnight and something evil's lurking in the dark
                          Under the moonlight you see a sight that almost stops your heart
                          You try to scream but terror takes the sound befor you make it
                          You start to freeze as horror looks you right between the eyes,
                          You're paralyzed


                          Emportés par un instinct primaire tout droit surgi de leur absence de cerveau reptilien les zombis ne peuvent que suivre, et tout autour de la tour s’organisent une gigantesque chorégraphie qui suit les mouvements de l’agent Red au sommet de sa tour… Pendant quelques minutes les zombis de Thriller Bark on un nouveau maitre.

                          -That it's a thriller, thriller night
                          'Cause I can thrille you more than any ghost would dare to try
                          Girl, this is thriller, thriller night
                          So let me hold you tight and share a killer, diller, chiller
                          Thriller here tonight

                          La musique s’arrête, Red aussi. Vêtements déchirés, en sueur, seul au monde au bord du vide il contemple les zombis qui les regardent. De l’admiration dans les yeux qui leur restent encore. Il étend les bras, prêt à se jeter dans ceux de ses nouveaux fans…

                          -Gnap !
                          -Hé mais ? Tu viens de me mordre la ? Merde….


                          A Thriller Bark, les zombis ont un nouveau maitre. Et il est comme eux.
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