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{Quête] Sais-tu que la vie est le cauchemar de ceux qui la rêve ?

Combien de jours dura la traversée ? James n’en avait pas la moindre idée, il était bien trop occupé à délirer. Depuis qu’il était monté sur le navire, il n’avait plus quitté l’infirmerie puis sa cabine dans lesquelles il fût transféré lorsque son état s’était significativement amélioré.
Gallen était passé plusieurs fois lui rendre visite, persuadé que le minot ne passerait pas la nuit, il avait finalement déjoué ses pronostiques haut la main. Car deux semaines après il était toujours en vie et se tenait à présent debout sur ses deux jambes sans avoir besoin d’un soutien !

Malgré les apparences, le jeunot était sacrément robuste, il avait encaissé un sacré coup de couteau et avait réussi néanmoins à sa battre par la suite contre un redoutable adversaire. Il gardait néanmoins une vilaine cicatrice au niveau de l’épaule et il lui faudrait encore du temps avant de retrouver la totalité de l’usage de son bras droit.

Retrouvant petit à petit son énergie, il profitait de l’air pur sur le pont, le navire de Raphaël n’était qu’une petite tâche perdue dans l’immensité de l’horizon, pourtant le commandant des mercenaires restait plus confiant que jamais. Chaque jour réduisait considérablement le nombre  de points de chute possibles.

Blackburn décida de profiter du temps libre pour regagner un semblant de condition physique, après plus de dix jours passés alité il avait l’impression d’être devenu une loque humaine. Bartolomé avait eu l’occasion de voir sa capacité de bretteur en action, le gamin avait un réel potentiel en la matière. Inspectant avec minutie le sabre utilisé par le jeune rookie, Bartolomé comprit qu’il s’agissait d’une arme de qualité relativement moyenne. Comment pouvait-on espérer conquérir le Grand Line sans les bons outils ?

« James as-tu déjà pensé à acquérir un Meitou? »

« Un quoi ? »

« Tu ne fais décidément pas honneur à ta profession ! Vient par ici que je t’explique certaines choses à propos des Meitous ! »

Le mercenaire lui expliqua dans les grandes lignes les différentes qualités de lame qui faisaient office de références, surtout la nécessité absolue pour un sabreur, d’obtenir  un exemplaire. Écoutant religieusement son mentor, le pirate inscrit dans un coin de sa tête, l’obligation une fois sur le Grand Line de se mettre à la recherche d’une lame prestigieuse.

Cependant, pour l’heure, la priorité était de retrouver aussi vite que possible ses capacités de combat. Si les calculs de Gallen étaient justes, le navire du lâche faisait route droit vers l’ile d’Amerzone. Lieu à la sinistre réputation, oublié de tous, même des dieux. La légende raconte qu’elle fût autrefois peuplée par ce qu’on trouvait de pire dans les geôles de South Blue. En terme, un Rokade avant l’heure, l’endroit ne connut jamais un essor commercial pour autant. Même les pirates évités autant que possible d’entrée dans ses eaux à cause du folklore entourant cette zone.

Se savait-il poursuivi ? Surement, à aucun moment ils n’avaient voulu jouer la discrétion, l’objectif était de ne surtout pas le perdre de vue.  Maintenant la grande inconnue était de savoir ce qui pouvait bien les attendre d’une sur place.




Quelques jours plus tard, comme l’avait prédit Bartolomé, le bateau du fuyard se diriger droit sur Amerzone, le doute n’était plus permis à présent. Toujours derrière lui malgré des vents capricieux, ils n’avaient plus que quelques heures de retard sur lui. Tout au plus une demi-journée.

Le navire sorti du champ de vision de la vigie, lorsque l’ile fût enfin en vue. Sans doute profitent de la typographie du terrain pour planquer le navire dans une crique ou une baie. La pression était à son comble sur le pont, après des dizaines de jours de traque sans relâche, l’heure de la bataille finale était plus proche que jamais.
Blackburn ayant totalement récupéré comptait bien clore son affrontement avec  ce couard de Raphaël. Même en ayant qu’un seul bras valide, il était persuadé de pouvoir en venir à bout cette fois-ci.
De son côté Bonnie s’était littéralement transformée en Cuirassé de la Marine, en emportant assez de munitions et d’explosifs pour faire sauter la moitié de l’ile.

La journée se déroula au ralenti, le chef des mercenaires décida d’opter pour une approche la plus prudente possible. Ne voulant pas se retrouver pris au dépourvu si jamais plusieurs navires venaient à leur tendre une embuscade. Il se garda donc de longer de trop près les côtés, préférant mettre une distance de sécurité relativement confortable. Chaque marin scrutait les contours de l’ile avec la plus grande attention, à la recherche du moindre signe de vie, du moindre mouvement pouvant trahir une présence humaine.

C’est en fin de matinée que la vigie sonna l’alerte, apercevant enfin après de longues heures de recherches le navire du fuyard. Il avait accosté dans une petite crique qui paraissait totalement désertée.

L’endroit était propice à une embuscade, la largeur de la zone ne permettait en aucun cas d’effectuer une manœuvre d’urgence pour sortir de là. Mais il ne semblait pourtant avoir aucun autre navire en vue à l’horizon…

À la surprise de Blackburn, qui s’attendait à ce que Gallen fasse preuve de la plus grande des prudences. Le commandant ordonna à ses hommes de mettre le cap droit  sur l’embarcation ennemie. Le pirate remarqua que l’officier semblait plus déterminer que jamais, il déjà de lui une aura redoutable. Le mercenaire se position à l’avant de son navire, il retira son arme colossale de son fourreau et la laissa reposer au sol devant ses pieds.

Difficile de nier que le guerrier avait une fière allure vue d’ici, c’était typiquement le genre d’homme dont avait besoin James pour espérer survivre sur le Grand Line. Non pas que son équipage actuel soit ridicule, c’était des marins expérimentés et de très bons combattants pour South Blue. Mais il manquait au capitaine des combattants d’exceptions, capable de pouvoir l’épauler dans les moments les plus critiques, comme avait pu l’être le regretté Ben.  Mais pour pouvoir recruter de tel brut, il fallait avoir une aura bien supérieure à celle d’un petit rookie de South Blue… Cela impliquait donc pour lui de retarder encore son départ pour avoir le temps de consolider son équipage.

* Misère.. À ce rythme, je vais passer ma vie ici.*

La corvette s’engouffra dans la petite baie et faisait abstraction de toute possibilité d’embuscade ou de piège. Les mercenaires avaient une confiance aveugle en leur commandant, aucun ne semblait avoir le moindre doute concernant les ordres donnés.

Le moment critique intervient quand les deux embarcations furent coude à coude, pas un seul bruit se dégageait, hormis le grincement provoqué par la frottement entre les deux coques.

Blackburn était à présent aux côtés de Gallen, observant comme tous les autres le navire qui semblait totalement vide de ses occupants.

« Ils sont passés où ? »

« Nous allons voir ça ! »

Bartolomé montra l’exemple en étant le premier à monter à l’abordage de l’embarcation, suivi de près par l’ensemble de ses gars. James flairant le coup fourré à plein nez préféra rester en retrait et observait les alentours. Mais toujours aucun ne signe, pas même l’ombre d’un petit rafiot à voile. La mer était totalement déserte comme le rivage.

Quelques minutes plus tard, le commandant refit surface des entrailles du vaisseau.

« Pas âme qui vit là-dedans ! »

Il dirigea son regard vers la végétation dense qui ressemblait à la muraille d’une forteresse. Autant cela ne lui poser pas le moindre souci de foncer tête baissée dans le bataille pour combattre son ennemie, autant l’idée d’aller s’aventurer dans ces terres hostiles ne l’enchantait guère.
Cependant, quoi de plus normal, si la moitié des rumeurs qui circulaient sur cette ile était vraies, alors il fallait s’attendre au pire.
Les éclaireurs envoyés à la recherche de traces et d’indices trouvèrent sans la moindre difficulté une piste toute fraiche dans le sable. Preuve étant qu’ils n’avaient pas voulu prendre de précaution pour couvrir leurs arrières.  Les hypothèses fusaient dans la tête du pirate, allant bien évidemment du manque de temps se sachant poursuivi ou piège grossièrement tendu qui fonctionnait jusqu’à présent à merveille.
Quoiqu’il en soit, les traces démontraient la présence de plusieurs individus, environ une dizaine et d’un objet plus volumineux qui fut trainé à la même le sol. Sur les premiers mètres, même un enfant n’aurait pas eu la moindre difficulté pour remonter la piste, merci le sable. Mais ensuite, les choses se corsèrent, une fois franchit la muraille végétale, ils retrouvaient instantanément plongés dans une jungle dont le taux d’humidité était anormalement élevé.

Blackburn décida de jeter un coup d’œil à son tour en prenant soin de ne pas perdre de vue le reste du groupe. Il enfonça ses chaussures dans l’épaisse boue pas après pas, c’était une véritable mélasse sous ses pieds. Non seulement l’endroit puait, mais il était aussi envahi de moustiques et d’autres insectes qui avaient l’air de raffoler du sang humain. Quelques mètres plus tard, il tomba nez à nez avec un énorme serpent qui a avalé une proie. D’abord horrifié devant la taille disproportionnée du reptile, le rookie changea de teint lorsqu’il se rendit compte que le plat du jour n’était ni plus ni moins qu’un humain. Il décida de faire immédiatement demi-tour pour retrouver la sécurité toute relative de la plage.

« Ce n’est peut-être pas une bonne idée de s’enfoncer là-dedans… Je suggère d’attendre leur retour, enfin si jamais ils arrivent à sortir vivants de cet enfer. »

« Qu’est-ce qu’il arrive à notre guerrier intrépide ? Je te signale qu’il y a quelques jours tu t’es baladés dans tous Rokade avec une tête suspendue à ta ceinture. Et maintenant un peu de boue et trois moustiques te font peur ? »

« Ce que je viens de voir un homme servir d’apéritifs à un serpent géant. Cela me suffit amplement. »

« Surprenant, tiens ! Le redoutable Blackburn qui a peur d’un serpent ? J’espère que tu ne comptes pas te rendre sur le Grand Line, d’après les récits, il existe des monstres capables d’avaler des galions.. ! »


Bartolomé explosa de rire avant de réunir l’ensemble de ses mercenaires. La décision était prise, malgré la phobie de James pour les bestioles mangeuses d’hommes, ils n’avaient d’autres choix de s’aventurer au cœur de la mangrove pour finir le boulot. Ce n’était plus une question de réputation concernant l’obligation de remplir un contrat jusqu’au bout, le commandant avait donné un aspect personnel à cette mission dorénavant. Tout comme James, qui avait totalement oublié la promesse d’une récompense, maintenant il voulait uniquement voir la tête de Raphaël au bout d’une pique.

Une fois les rôles distribués et tous les vivres répartis entre les différents membres du groupe, la colonne s’élança à l’assaut de la flore hostile. Ils passèrent à quelques mètres du reptile qui finissait son plat du jour sous le regard ecoeuré de James. Se trouvant derrière lui, Bonnie posa la main sur son épaule :

« Attention le vilain serpent va manger le petit pirate tout cru ! »

« Très drôle la détraquée ! On verra comment tu réagiras quand tu auras un truc pareil à ton cul ! »

« Hum j’aime bien quand on me court après ! »

« Tu es vraiment perchée ! »

Ils crapahutaient depuis seulement une petite heure, et pourtant pour James il avait l’impression d’avoir passé des jours entiers là-dedans. Attaqué sans relâche par des nuées de moustiques assoiffés, il n’en pouvait déjà plus, a ce rythme, d’ici la fin de la journée il n’aurait plus la moindre goutte de sang dans son corps. Et surtout, malgré tous leurs efforts, ils n’avaient pas eu le moindre indice de la présence de leurs proies.  Comment savoir qu’ils faisaient route dans la bonne direction ? De toute façon, il se voyait mal faire demi-tour tout seul en annonçant qu’il souhaitait abandonner la poursuite.

Jamais il n’arriverait à retrouver son chemin jusqu’au navire, et que ferait-il si jamais par mégarde il est tombé une nouvelle fois nez à nez avec un prédateur local ? Non, dans aucun monde, le célèbre Blackburn terminait sa vie dans une mangrove miteuse de South Blue dévoré par un vulgaire reptile.


Il rongea donc son frein sans faire part aux autres de ses états d’âme sur le bien fondés de leurs expéditions punitives.



Réussissant à observer le soleil  à travers l’épaisse végétation à intervalle régulier, il pouvait avancer sans trop se tromper que cela faisait maintenant environ six heures qu’ils progressaient en direction du cœur d’Amerzone. Quelques heures plus tôt ils avaient eu finalement un nouvel indice, une fois encore un cadavre laissé en chemin d’un imprudent qui avait chuté mortellement dans une crevasse. Le sang frais et l’absence de charognard attesté que le décès remontait seulement à quelques heures.
« Décidément a ce rythme, nous allons finir par nous retrouvait au chômage technique. Cette ile nous mâche le travail 

« Du moment qu’elle ne décide pas de nous mâcher... »

Et pourtant, il avait déjà perdu un de leurs gars mordus par un serpent venimeux, le malheureux convulsa plusieurs minutes avant de rendre l’âme en vomissant ses tripes.

Une heure plus tard, le soleil commençant à décliner, Gallen décida d’établir un campement pour la nuit. Inutile de prendre des risques supplémentaires, le terrain était déjà  difficilement praticable  en journée, alors la nuit ? ! De plus la troupe était totalement exténués, ce n’était pas une partie de plaisir avec cette foutue boue qui vos colle en permanence les pieds au sol, et cette végétation si agressive.
La seule chose qui leur donnait du baume au cœur, c’était de savoir que Raphaël et ses sbires morflaient au moins tout autant qu’eux, voir même davantage, étant dans l’obligation de garder un rythme soutenu pour ne pas se faire rattraper.

Ils établirent leur campement sur une zone relativement dégagée, un immense feu fut installé en son centre pour se protéger du froid et de prédateurs. Pour éviter toutes mauvaises surprises, des torches furent disséminées aux alentours pour permettre aux sentinelles de ne pas être prises au dépourvu par l’obscurité. Mais ce que redoutait par dessous tout le jeune rookie c’était qu’un prédateur décide de profiter de la nuit pour se mettre à la recherche d’une proie comestible.  Il décida donc se coller près du foyer, au risque de prendre feu en cas d’étincelles un peu trop vives. Gardant contre lui son sabre, il arriva à trouver le sommeil après avoir chassé de son esprit nombre de pensées mortifères.

La nuit fut troublée par les cris d’un des mercenaires emportés par un félin durant son tour de garde. Cet évènement a convaincu définitivement le pirate de ne plus fermer l’œil de la nuit.

La troupe se remit en route aux premières lueurs de l’aube, la mangrove semblait encore endormie. Surement repu par son festin de la nuit précédente, ironisa intérieurement James.

Crapaütant encore et toujours dans cette mélasse, même Gallen semblait sur le point de craquer, mais une fois de plus, lorsque tout semblait perdu, ils découvrirent les restes d’un petit feu de camp non loin d’une rivière. Examinant avec attention les cendres toujours tièdes, c’était une information qui redonna un coup de fouet aux hommes. Ils avaient réussi à combler une bonne partie du retard,  dorénavant sauf imprévu ce n’était plus qu’une question d’heures avant de pouvoir enfin mettre le grappin sur eux.

Malheureusement, la bonne humeur s’estompa en voyant que les traces menées ont tout droit vers la rivière. Aucun doute possibles, ils avaient vraisemblablement embarqué sur les frêles embarcations qui étaient disposées à même le rivage. Seulement deux étaient encore présentes. Pouvant embarquer chacune cinq passagers, Gallen se retrouva devant une situation imprévue.

Devoir laisser derrière lui une partie de ses hommes, en effet après quelques essais infructueux ce n’était possible pour les pirogues de prendre un passager supplémentaire, le risque de chaviré était bien trop important. Et même si ce n’était pas les ressources qu’il manquait à proximité, le temps pour eux de fabriquer davantage d’embarcations demanderait un temps colossal. Environ une demi-journée au bas mot.

« Nous allons devoir nous séparés j’en ai bien peur. »


Laissant sur place la moitié du groupe qui décida de transformer cet endroit en place forte en érigeant des barricades de fortunes et surtout des pièges contrent les prédateurs. Les vives furent partagées en part égale, notamment l’eau qui allait devenir une denrée rare d’ici peu.

Une fois les pirogues à l’eau, une nouvelle aventure commença pour James. La bonne nouvelle c’était qu’il n’avait plus à regarder où mettre les pieds tout en faisant attention à ce qu’il se trouvât au-dessus de sa tête, mais aussi derrière lui et sur ses côtés. Au moins à présent il avait le cul visé sur un morceau de bois flottant et qu’il n’avait rien à faire de particulier.

James, Bartolomé et Bonnie se trouvaient donc dans la même embarcation de fortune qui ouvrait la voie vers l’inconnu le plus complet.

Si on faisait abstraction de toutes les bestioles souhaitant ardemment vous bouffer, le coin était tout de même magnifique, avec cette nature sauvage et colorée. À plusieurs reprises ils observèrent d’énormes félins aux abords de la rivière se désaltérant, et ce n’était pas leur passage qui allait les faire fuir pour autant. Blackburn imagina avoir un tel animal de compagnie avec soit, le genre de truc idéal quand cela part en castagne générale. Après deux ou trois coups de crocs, cela doit mettre tout le monde d’accord.
Bonnie de son côté avait tout son arsenal de sortie (et pas les boobs hein sale pervers!), prête à faire un carnage si l’un de ces gros chats avait la soudaine envie de venir leur rendre une petite visite.

Le rythme lent de l’embarcation portée par le faible courant de la rivière et surtout l’absence totale de signe de vie autour d’eux commença à peser lourdement sur l’attention générale.  Sombrant petit à petit dans ce faux rythme au fil des heures, la première flèche qui arriva sur l’une des pirogues surprit tout le monde. Suivie d’une nouvelle salve cette fois-ci destructrice.

Venant des fourrés le long de la berge, ils se faisaient attaquer par des ennemies non identifiées qui s’en prenaient à eux à l’aide d’armes aussi rudimentaires que létales. Plusieurs mercenaires tombèrent à l’eau mortellement atteints par l’un des projectiles. James dévia à deux reprises des flèches, lui étant clairement destinées. La réponse ne se fit pas attendre de la part de Bonnie qui envoya un déluge de feu sur la rive d’où partaient les attaques.  Sans doute peu habitués à devoir affronter ce type d’armement sophistiqué, les assaillants se retirèrent comme ils étaient venus. Cet assaut aussi brutal que soudain avait eu raison de quatre des leurs.

Les heures qui suivirent cette attaque, furent d’un ennuie profond, au début sur le qui-vive redoutant de nouvelles représailles, finalement rien n’arriva. À se demander si cet incident n’étant pas finalement qu’un acte isolé causé par une tribu autochtone ?

« Commandant ?! Regardez ! »


En regardant dans la direction indiquée, James remarqua plusieurs cages suspendues aux arbres, contenant des squelettes et des corps en décomposition. Au pied de celles-ci, un petit ponton où se trouvaient plusieurs embarcations similaires aux leurs.

« Charmante la petite touche déco du coin. »

S’arrimant eux aussi au ponton, la petite troupe commencèrent à explorer les lieux à la recherche d’une nouvelle piste à suivre. Le seul chemin aménagé mené tout droit à un petit village, ou du moins cela devait s’appeler comme ça avant que l’endroit soit totalement mis à sac et détruit.

Cela ne datait pas d’hier, donc impossible que ce soit les hommes de Dolores. Les cendres étaient froides et les corps n’était plus que des tas d’os pour la plupart, hommes, femmes , enfants aucun n’avait était épargné durant cette purge.
Et la mise en scène des squelettes laissaient penser qu’il s’agissait l’œuvre d’un gros tordu ! Les corps étaient souvent empalés sur des pieux ou alors totalement démembrés. Qui pouvait avoir l’esprit assez tordu pour faire ce genre de choses ?
À un rythme régulier, d’autres victimes étaient crucifiées le long du chemin qui s’enfonçait encore plus profondément à l’intérieur des terres.

Suivant avec prudence cette signalisation respirant la mort à plein nez, Blackburn et les autres découvrirent que les victimes se comptaient par dizaines voir par centaines.

Le chemin qui grimpait sans cesse jusque là se mit soudainement à changer de direction ! Au détour d’un virage, il descendait tout droit en direction d’une immense zone totalement dégagée au milieu de laquelle trônait un imposant navire battant un pavillon noir en tout point similaire à celui présent sur l’embarcation qu’ils avaient suivie jusqu’ici. Celui-ci semblait dans un état de délabrement avancé, sans doute échoué ici depuis plusieurs mois. Tout autour de l’embarcation s’était installé un campement de fortune fait avec des matériaux de récupération provenant du navire.

De puis leur point de vue en hauteur, ils remarquèrent la présence de plusieurs individus qui s’effaraient à différentes tâches. Mais aucun signe pour le moment de Raphaël, que ne pouvait-il bien faire dans un endroit aussi éloigné de toute civilisation ?


Même si l’épave ne présentait aucun risque en soi, son armement semblait toujours actif, notamment ses canons qui étaient dirigés de chaque côté du campement. Écartant d’emblée l’idée d’une attaque frontale qui serait sans l’ombre d’un doute balayé d’un revers de la main par une salve de boulets de canon. Mais ce qui intriguait aussi James, c’était le peu d’hommes qu’ils avaient vu jusqu’ici, à peine une petite vingtaine. Pourtant un galion comme celui-ci pouvait facilement en embarquer dix fois plus.
Comme ce dernier était totalement éventré, il ne pouvait pas cacher dans ses entrailles le reste des hommes, alors où pouvaient-ils donc se trouver ?

Autres interrogations, comment avait-il fait pour venir jusqu’ici ? La rivière empruntée précédemment n’était ni assez large ni assez profonde pour accueillir un tel bordel.

Mais pour l’heure, Bartolomé désirait avant tout se rapprocher pour voir d’un peu plus près la zone et élaborer un stratagème pour intervenir une fois le soleil couchant. Ils étaient à présent tous les six dans un bosquet à seulement quelques mètres du planton le plus proche qui était assis sur une caisse en bois. Observant attentivement sa mine, Blackburn remarqua qu’il ne respirait pas la santé, bien au contraire, il avait un teint grisonnant et les joues creusées. La gueule de quelqu’un victime d’un manque de nutrition criant, peut être fallait-il voir là-dedans un début de réponse au faible nombre de gardes.

Quelques minutes plus tard, un nouveau protagoniste apparut, sortant en trombe des entrailles du galion. Il ne fallut pas bien longtemps au pirate pour reconnaitre ce fils de pute de Raphaël ! Vociférant et gesticulant dans tous les sens, il semblait pour le moins contrarier ! Par qui ou par quoi ? James espérait sincèrement qu’il en soit la cause principale.

Ne lâchant plus sa proie du regard, il n’avait qu’une seule envie, en découdre de nouveau avec lui. Il quitta sa planque pour se rapprocher dangereusement, au risque de faire capoter leur couverture à tout instant. Toutefois, le faible nombre de gardes et leur état de santé permettaient encore aux intrus de passer totalement inaperçus.
Bartolomé jura entre ses dents, en insultant le pirate, qui en faisait comme d’habitude qu’à sa tête. C’était une maladie chez eux de n’obéir qu’a leurs instants les plus primaires.

Faisant totalement abstraction de son environnement, le rookie se releva et se dirigea sans se presser en direction de sa cible. Derrière lui, Gallen lui faisait signe de revenir avant de comprendre que c’était peine perdue, il devait maintenant revoir totalement son plan.

Dolores continuait à vociférer comme jamais, insultant lui aussi au passage les pirates d’incapables et de peu fiables. Voyant un homme s’approcher de lui, il l’invectiva sans même porter un regard dans sa direction.

« Qu’est-ce que tu me veux abruti ? Je n’ai rien à bouffer ! Va plutôt essayer de faire comprendre à ton  Colonel complètement tordu qu’il est en train de faire foirer toute la mission. De toute façon vous allez tous finir par crever sur cette ile de merde !»

« Moi je ne sais pas, mais toi en tout cas, c’est certain tu vas crever ici ! »

Reconnaissant immédiatement la voix, il fit volteface en dégainant son sabre.

« Mais comment ?! ALERTE ! »

L’affrontement entre les deux bretteurs repris après plusieurs semaines d’interruptions, mais cette fois-ci, James était en possession de tous ses moyens.

De son côté, Gallen du improviser voyant la situation totalement déparée, ordonna à ses hommes de monter à l’assaut du galion. Il fallait absolument neutraliser ces foutus canons avant de finir en charpie.
Mais alors que l’alerte était donnée, il ne vit quasiment aucune réaction de la part des gardes. Surement plus morts que vifs, ils se dirigèrent tous vers James, pensant qu’il s’agissait du seul intrus. Deux artilleurs se tenaient prêts à faire feu en cas de besoin, totalement statique, tenant une torche bien en évidence. Une cible de choix pour Bonnie, qui put prendre plusieurs secondes cruciales pour ajuster son tir.  Le projectile fit mouche comme prévu, la victime s’écroula sur le canon qui sous le poids pointa en direction du navire. Le cadavre glissa lentement le long avant de tomber dans le vide. Son partenaire totalement déboussolé courrait comme un poulet sans tête en essayant de voir d’où venez le tir. Perdant de ce fait de précieuses secondes, en effet son défunt comparse avait allumé par inadvertance la mèche…

Une énorme déflagration retentit dans la vallée ! La pauvre épave, déjà bien mal en point, venez de recevoir une nouvelle claque ! Un énorme nuage de fumée s’éleva !

Les renforts firent demi-tour ne comprenant plus rien à ce qu’il se passait ! Profitant de cette cohue générale, Gallen sonna la charge dans le tas de zombies ! Ce fut l’un des combats les moins savoureux de sa vie, combattre des ennemies à moitié morts ne lui procurait pas la moindre montée d’adrénaline ! C’était limite une bonne action qu’il a effectuée en leur donnant le coup de grâce !

Blackburn mettait tout ce qu’il avait pour venir à bout de son adversaire, cette fois-ci pas de coup fourré ou de bras qui pisse le sang. D’ailleurs, celui-ci se rendait bien compte qu’il a bien plus de difficultés à dicter son rythme que lors de la précédente confrontation. Le pirate était décidément un adversaire redoutable ! Quelle erreur d’avoir voulu le supprimer ainsi ! Alors qu’il suffisait de l’offrir à Hannibal qui n’attendait que ça…

Cependant, il avait encore une carte maitresse à jouer, un atout aussi mortel que fou ! Et il s’agissait là aussi d’un capitaine , le seul hic c’est qu’il n’avait aucun pouvoir sur celui-ci, avait-il l’intention, ne serait-ce d’intervenir ? Maudissant une fois de plus la piraterie sur plusieurs générations, il se jura de ne plus jamais avoir besoin de requérir à leurs services !

Mais pour le moment il avait un plus gros souci, comment sortir de là en vie ? La détermination du jeune capitaine semblait l’avoir transcendait, le faisant reculer à chaque attaque, combien de temps pouvait-il tenir à ce rythme ? Pourtant, il avait l’occasion à de mainte reprise de démontrer ses talents de bretteurs, ce qui lui avait valu une solide réputation sur South Blue. Et pourtant, il ne parvenait pas à stopper les puissantes attaques du rookie !

Voyant sa fin arrivée à grands pas, Dolores décida une nouvelle fois d’opter pour la fourberie. Il se désengagea du combat de façon peu académique en lâchant subitement son sabre pour faire un bon en arrière.

James fût d’abord totalement désarçonné par cette soudaine réédition, avant de comprendre qu’il n’en était rien ! Son adversaire voyant qu’il ne pouvait pas s’en sortir uniquement à l’aide de ses talents de bretteurs décida d’utiliser une nouvelle fois les armes à feu !

Hurlant sa satisfaction, pensant enfin pouvoir en finir avec le capitaine, il dégaina ses deux pistolets en direction de ce dernier qui ne se trouvait qu’à quelques pas de lui. Cette fois-ci, il le jura devant dieu, il ne manquerait pas sa cible !

« SOYEZ MAUDITS !!!!!!! »


Arrachant simultanément les deux détentes, les projectiles d’acier foncèrent droit sur Blackburn ! Ne pouvant sortir de leurs trajectoires, le jeune pirate agit dans la précipitation et décida de se servir de son sabre comme d’un bouclier. Stoppant net les deux munitions ..

Pendant plusieurs secondes Raphaël resta totalement muet, ne parvenant pas à comprendre ce qu’il venait de se passer sous ses yeux. Il était persuadé d’avoir fait mouche, cherchant du regard de potentielles blessures, il ne vit absolument rien. En baissant le regard vers le sol, il découvrit au pied de sa cible deux boules d’acier.

« Impossible… »

Comprenant ce qu’il venait de se passer, il recula d’un pas en arrière. Comment une telle chose était-elle possible ? Surtout venant d’un rookie sans grande envergure comme lui ? De son côté le capitaine venait lui aussi de percuter qu’il avait réussi un véritable miracle quelques instants auparavant.
Blackburn fort de son récent succès se rua sur le tireur qui n’avait plus rien à disposition pour se défendre. L’embrochant comme un vulgaire cochon sauvage de part en part avant de retirer avec vigueur son arme.

Tombant à genoux, ne réalisant toujours pas qu’il venait de perdre non seulement le combat, mais aussi la vie, Dolores s’écroula de tout son long sur le sol.

Gallen venait d’observer du coin de l’oeil l’acte finale du combat opposant les deux hommes, il avait parfaitement vue la prouesse technique qu’avait réalisé le jeune rookie. Et il savait pertinemment que ce n’était en rien dû à la chance, ce petit merdeux avait un sacré potentiel.

Pénétrant avec ses hommes dans l’épave du galion, il fût rapidement convaincu que ce lieu était totalement laissé totalement à l’abandon.
Des dizaines voir des centaines de marins avaient vécu ici, ce n’était pas les traces qu’ils manquaient, mais tout étaient recouvert de poussière et de végétation dorénavant. Progressant prudemment de peur de traverser le sol à cause d’un pas un peu lourd, il remontant progressivement les cinq étages que composaient ce qui avait dû être dans le passé un remarquable bâtiment de guerre.
Continuant sa progression il s’arrêta finalement devant une porte entrebâillée qu’il poussa délicatement à l’aide de sa lourde hache. Un horrible grincement s’éleva au fur et à mesure que la porte s’ouvrait.


Il s’agissait de la cabine du capitaine, totalement plongée dans le noir, une odeur acre embaumait l’air. Le temps que ses yeux s’habituent à la lumière, il distingua une silhouette qui se tenait en face de lui. Comprenant trop tard que la pièce n’était pas vide, il eu juste le temps de brandir son arme avant que l’ombre s’abatte sur lui dans un fracas de métal assourdissant.
Le choc fût d’une telle violence qu’il fit reculer l’imposant Gallen de plusieurs mètres en arrière, ne s’attendant pas à devoir encaisser un coup pareil.

« Merde c’était quoi ça ?! »

Dans l’encadrure de la porte se tenait à présent un homme de taille moyenne, à la silhouette élancée. Son visage ne lui était pas familier pourtant il avait l’impression de l’avoir déjà vu quelques part il y a fort longtemps.
Bonnie voyant son commandant en difficulté décida de passer à son tour à l’offensive en envoyant une volée de plombs sur le mystérieux occupant. Ce dernier trancha l’air devant lui à l’aide son sabre dans un mouvement à peine perceptible, coupant au passage les multiples projectiles qui lui étaient destinés.

Sans doute las de devoir se défendre contre du menu fretin, il passage à la vitesse supérieure en se jeta dans ses agresseurs. Le combat était clairement inégal, il envoya en l’espace de quelques secondes ses adversaires en enfer sans qu’ils puissent lui porter le moindre coup.
Gallen entra dans une rage folle en voyant ses hommes se faire massacrer de la sorte et fonça droit devant lui en abattant sans hache sur l’inconnu. Le choc souleva un énorme nuage de poussière à plusieurs mètres à la ronde. Mais malgré sa force hors du commun, il n’avait pas réussis à briser la garde du bretteur. Ce dernier avait réussis à bloquer l’attaque avec sa lame et se permettait même de faire reculer une nouvelle fois le Commandant.
Se dégageant de cette situation inconfortable, Gallen reparti une nouvelle fois à l’assaut, faisant virevolter sa monstrueuse arme au dessus de sa tête pour l’abattre de nouveau. Toutefois, le résultat fut similaire et il se trouvait de nouveau en difficulté. Bonnie arriva à la rescousse en s’équipant de sa lame personnelle, mais même à deux contre un, le combat toruna à leur désavantage. La pauvre femme fût propulser dans un amas de poutres sans ménagement. À présent seul, Bartolomé ne pouvait espérer qu’une seule chose, que James arrive le plus rapidement possible lui prêter main forte.


Blackburn décida de s’approcher à son tour du galion, n’ayant plus de signes de vie du groupe depuis de nombreuses minutes. Il entendit alors l’écho de la bataille qui se jouait plusieurs mètres au-dessus de sa tête. Courant pour rejoindre ses camarades, il entendit comme une déflagration avant de voir un pan de la coque du navire volée en éclat à quelques mètres de lui. Une énorme silhouette apparut alors, elle semblait glissait progressivement dans le vide.

« GALLEN ?! »

Qu’est-ce qu’il pouvait bien se passer là-haut ?! Le rookie fonça droit dans les entrailles de navire pour atteindre le plus rapidement possible le sommet. Il manqua dans sa course effrénée de traverser plus d’une fois le plancher et de se retrouver propulser dans la soute.


Une fois arrivé sur le théâtre de la bataille , il découvrit alors une semaine qui lui était devenue étrangement familière. Un homme se tenait debout, autour, étaient repartis plusieurs corps inertes, un peu plus loin c’était Bonnie qui était à moitié ensevelie sous des décombres. Le brave Gallen quant à lui semblait encore vivant, mais dans un piteux état,  à moitié suspendu dans le vide, sa vie ne dépendant à présent que du bon vouloir de la poutre de soutenir ou non son lourd fardeau.


« Encore un candidat ? Le dormeur s’est réveillé ! Tremblez maintenant simple mortel ! »

Le mystérieux adversaire, tenez des propos tout à fait incompréhensibles pour le jeune capitaine. Tout ceci n’avait ni queue ni tête, c’était donc un mec totalement farfelus qui avait mis au tapis les mercenaires pourpres ?

Au détour d’une de ses phrases, il se rua sur James sans crier gare ! Le coup fut encaissé dans la douleur pour ses pauvres articulations mises à rude épreuve depuis le début de cette expédition.
Ce gars n’était pas un combattant ordinaire, il avait, sans l’ombre d’un doute, un redoutable pouvoir dissimulé derrière sa folie.
Les attaques se succédèrent à un rythme effréné, obligeant James à aller dans ses retranchements comme jamais auparavant. Même en pleine possession de ses moyens, il devait déployer tout son talent pour éviter l’erreur fatale. Heureusement pour lui qu’il affrontait cet adversaire à présent et non sur Rokade, il aurait alors toutes les peines du monde à tenir plus que quelques secondes.

Pour Blackburn, chaque nouvelle attaque était comme un boulet de canon venant s’abattre sur sa lame. Les vibrations couraient dans tout son corps, il avait l’impression d’affronter un mur qui renvoyait tous les coups. Ce type n’avait décidément rien à faire sur un Blue, sa place était sur le Grand Line !

Mais comme si cela ne suffisait pas, un autre souci s’ajouta à la longue liste, le sabre du rookie présentait de plus en plus de signes de faiblesses. Arme de qualité, mais en rien d’exception, on ne peut pas dire que le pirate l’avait ménagée ces dernières années, bien au contraire. La lame commençait progressivement à se fissurer à plusieurs endroits. Son propriétaire ne tarda pas à découvrir l’ampleur des dégâts trouvant son maniement de plus en plus aléatoire.

Découvrant lui aussi la faille dans la défense de son rival, l’étrange bretteur décida de frapper un grand coup, le but étant uniquement de fragiliser davantage la lame. N’ayant d’autres choix, le jeune rookie dû une fois de plus utiliser son sabre comme dernier rempart.

À sa plus grande surprise, la lame se brisa comme un verre en cristal sous ses yeux. Il n’avait plus qu’entre ses mains une garde et quelques dizaines de centimètres d’acier. La majeure partie du sabre était dorénavant à ses pieds, en mille morceaux.

Prenant son courage à deux mains, le pirate décida de fuir à toutes jambes. De toute façon que pouvait-il faire d’autre à part servir de sacrifice humain ? Il se rua donc dans les escaliers, dévalant à toute vitesse les différents étages.
Lui collant le train à quelques mètres derrière, son adversaire était bien décidé à finir le boulot !
James n’avait pas la moindre idée de ce qu’il allait faire une fois dehors, si toutefois il arrivait jusque là !
À bout de souffle, avec juste un gros poignard en guise d’arme, il retrouva enfin le chemin de la sortie…. Et maintenant ?

Il n’avait nulle part où aller, mais le plus loin possible était sans aucun doute le mieux !

Toutefois, il n’eut pas le loisir de gouter longtemps à cette liberté éphémère ! Un violent choc le percuta au niveau de sa jambe gauche, le faisant trébucher immédiatement. Il regarda sa jambe pour comprendre d’où provenait ce choc et découvrir un couteau planté dans son membre.

La plaie saignée abondamment et la douleur ne tardèrent pas à se diffuser dans tout son corps. En l’espèce de quinze jours, c’était déjà la deuxième fois qu’une arme parvenait à le toucher grièvement. À ce rythme, il ne verrait jamais autre chose que South Blue.

Faisant maintenant face à son adversaire, toujours au sol, James brandit en désespoir de cause son sabre brisé comme ultime bouclier.

« Ainsi se termine ta misérable existence ! De la main même du Colonel… !!! »

Une immense ombre recouvra le Colonel, et dans un fracas d’acier et de sang, le rookie découvrit une arme qu’il connaissait bien trancher une partie du corps de son bourreau.
Il s’agissait de la monstrueuse hache de Gallen ! L’ancien était donc toujours vivant, du moins avait-il encore de force pour manipuler sa trancheuse d’hommes.

La hache avait emporté avec elle une partie du corps de sa victime, il manquait à présent tout le côté gauche en partant de l’épaule jusqu’au bassin.

Voyant dans cette intervention, son unique chance de s’en sortit, Blackburn se redressa en hurlant de douleur pour venir planter son restant de sabre dans l’abdomen. Sa cible était totalement sous le choc à cause de la violence du coup reçu, elle ne tenta même pas de faire un geste d’esquive.

Le bretteur, malgré la gravité de ses blessures, resta debout malgré tout. Comme une statue figée dans le sol indéboulonnable.

Le pirate recula de quelques pas une fois son méfait accompli et s’écroula sur le dos. Il regarda au-dessus de lui, et trouva Bartolomé soutenu par Bonnie, les deux étaient donc encore de ce monde.
Mais un bruit de pas força Blackburn à détourner le regard, en effet plusieurs personnes semblaient se diriger dans leurs directions.

Il découvrit alors que ce n’était ni des renforts de ce Colonel fou, ni des indigènes. Mais des étrangers comme eux, n’ayant absolument rien à voir avec cette île. Ils étaient un petit groupe d’une dizaine d’individus.


« Putain, c'est qui ça encore ?!

« CP4 ! »

FIN
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