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Vol au-dessus d'un Nid de Bougeois



Vol au-dessus d’un Nid de Bourgeois


Flashback 1628
✘Feat. Megumi




Une journée ensoleillée, parfaite pour se reposer tranquillement dans une magnifique maison. La mienne bien évidemment, cachée dans l’immense forêt du Mont Corbo, entourant le Royaume de Goa et sa ceinture d’ordures qu’était le Grey Terminal. Je m’étais installé là depuis déjà quelques semaines, à emmerder les autorités de Goa de temps en temps à coups de cambriolages et de destructions de bâtiments. Autant dire que mes journées étaient chargées et que je faisais profil bas à présent. Mais, voilà déjà une semaine que je n’avais pas foutus le bordel en ville, passant mes journées dans la forêt alentours ou à visiter le reste de l’île.

Enfin, en ce jour-ci, j’avais simplement prévu de me détendre, assis au balcon de ma maison en buvant une bonne bière fraîche servie par Liquor Jack. L’homme m’avait rejoint dans cette maison afin de devenir le barman officiel de ma taverne suite à la destruction de son propre établissement. Ainsi, grâce à la cargaison d’alcool volée quelques semaines plus tôt, je pouvais boire à l’œil dans ma maison. Même si Jack me faisait souvent la leçon par rapport à ça.

« T’es au courant que, si tu continues comme ça, il ne restera plus rien à servir aux clients quand on ouvrira boutique ? » fit remarquer Liquor Jack en débarquant sur le balcon, un plateau en main.

« Oh t’en fais pas pour ça, j’en ai volé bien assez pour que l’on tienne quelques années. » répondis-je, optimiste et dans le déni vis à vis de ma propre consommation.

« Mouais, je suis pas convaincu. » dit-il en plaçant plusieurs verres vides sur son plateau. « T’as quoi de prévu aujourd’hui ? »

« Rester là à observer les beautés de la nature en buvant des coups, ça compte comme activité ? » ricanais-je en retournant mon visage vers la clairière qui nous entourait.

« Hm, c’est pas moi qui te changerai j’imagine. » murmura-t-il en secouant la tête, posant son plateau sur la petite table basse et sortant une cigarette de la poche de son tablier et un briquet pour s’en griller une en s’appuyant sur la balustrade.

« T’en as une pour moi ? »

Liquor Jack sortit un paquet de sa poche qu’il m’envoya, j’attrapais une tige entre mes lèvres avant de l’allumer en tirant une longue taffe que je recrachais doucement devant moi. Dans la clairière en contrebas, le petit chat noir s’amusait à chasser les papillons. Les loups géants du coin semblaient s’être calmés depuis quelques temps, ne s’aventurant plus si proche de chez moi. À force de morfler, ils avaient dû finir par comprendre que ce n’était pas une très bonne idée de traîner dans le coin. Heureusement pour Morpheo qui s’amusait naïvement en ignorant son environnement, mis à part pour les papillons.

« Il nous faudrait du pognon, faire un gros coup avant de se barrer d’ici et de faire connaître le King’s Hat au monde entier. » dis-je alors, un long filet de fumée s’échappant de mes narines en dansant dans l’air.

« Le King’s Hat ? C’est le nom de la taverne ? Pas mal. » répondit-il en découvrant le nom que j’avais donné à l’établissement dont il était le barman et le tenancier en mon absence. « Surtout quand on connaît le roi en question. » continua-t-il en s’appuyant en avant sur la rambarde. « Eh mon gros cochon, comment ça va ? » s’exclama-t-il alors en plaçant ses mains en porte-voix.

Sur ces mots, le sol sous la maisonnée se mit à trembler, se fissurant en se soulevant légèrement alors que la grosse tête de Borat ressortait du sol juste devant le perron. Son gros groin relevé, il se mit à pousser de petits grognements enthousiaste, apparemment heureux qu’on fasse attention à lui. Momo, délaissant ses papillons, s’élança vers son copain pachyderme géant. Il lui bondit sur une oreille pour grimper sur sa tête jusqu’à s’asseoir sur ses pattes arrières juste derrière l’évent du le sommet du crâne du cochon géant.

~ Meoow ? ~ miaula le petit chat noir en tapotant la tête de son ami du bout des pattes avant.

~ Gruik Gruik ! ~ lui répondit-il enthousiaste, les deux se comprenant apparemment.

Sur ces grognements, le petit félin bondit au-dessus du trou de l’évent tandis que Borat soufflait un courant d’air chaud par l’orifice. Morphée fut propulsé dans les airs, flottant assez haut avant de redescendre doucement et recommencer ainsi plusieurs fois. Les deux animaux s’étaient entendus dès leur première rencontre et ça m’avait fait chaud au cœur qu’ils deviennent amis. Bien que je les comprenais par moments, la conversation était toujours limitée et cela était frustrant, tant pour eux que pour moi. Mais, à présent, et avec l’arrivée de Liquor Jack, nous avions chacun quelqu’un à qui parler. La petite bande du King’s Hat s’agrandissait au fur à mesure et, bientôt, nous écumerions les mers fièrement, guidés par Borat.

« Pour ce qui est de l’argent, j’ai peut-être une idée. » commença un Liquor Jack en pleine réflexion, se grattant son menton barbu de sa main qui ne tenait pas sa clope. « Y a une famille de bourge qui tient une grande réception ce soir, un bal costumé ou masqué un truc dans le genre. Bref tu vois, une soirée mondaine remplie de bourgeois et nobliaux venant de tout East Blue, et blindée de soldats de la Marine. Y aura forcément des trucs de valeur à la vue de tous pour exposer leurs richesses et leur pouvoir. »

« Et c’est seulement maintenant que tu m’en parles ? » m’exclamais-je en tirant en même temps sur ma cigarette, la fumée formant comme une bulle dans ma gorge avant que je ne me mette à tousser frénétiquement en l’expulsant. « Kuf kuf, bon et c’est où cette soirée ? Envoies les infos mon pote. »


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La soirée était douce, un petit vent frais pas désagréable soufflait en faisant voleter quelques mèches de cheveux blancs qui, pour une fois, n’étaient pas recouverts d’une casquette. J’avais laissé mes vêtements habituels de lascar pour adopter un style vestimentaire plus adapté pour ce genre de soirée. Ainsi, j’avais revêtus ce costume noir recouvrant une chemise de la même teinte, simple mais classe, ainsi qu’une cravate blanche. Je n’avais pas l’intention d’escalader les murs entourant la propriété pour m’y faufiler, non, il y avait bien plus simple. Et ce genre de soirée était idéale pour ça.

Ainsi, faisant preuve de la plus grande discrétion, j’avais grimpé sur un toit d’une maison cossue proche de la propriété de la famille Masaachi. J’avais observé chaque allée et venue dans la rue jusqu’à la grande entrée clinquante dans le rempart entourant la propriété. Un grand portail doré gardé par plusieurs hommes armés qui contrôlaient chaque entrée à l’aide d’invitations envoyées au préalable aux invités. Ainsi, chaque personne arrivant devant le portail, tous masqués pour respecter le thème, montrait leur invitation afin de se joindre à la fête. Des carrosses et des litières richement décorées jusqu’aux chevaux qui les tractaient allaient et venaient en déposant pléthore de nobliaux et gradés de la Marine.  

D’autres en revanche, des bourgeois mineurs ou de basse extraction probablement, venaient à pieds ou en carriole depuis la ville. Observant les rues, je finis par trouver deux hommes faiblement gardés par trois soldats qui passaient par une rue peu fréquentée pour rejoindre les lieux de la fête. Passant par les toits en restant baissé, je descendis dans la ruelle derrière eux. À la faveur de la nuit, évitant les lumières des torches en suivant les ombres, je m’approchais du groupe où seuls les deux nobles parlaient.

« Cette soirée s’annonce des plus divertissantes ma foi. » fit l’un des deux hommes, un type grassouillet qui portait de nombreux bijoux tape à l’œil.

« N’est-ce pas. Quelle opportunité fort intéressante de se lier à la bourgeoisie d’East Blue. » répondit l’autre, plus filiforme qui portait un masque argenté aux allures de loup.

Les trois soldats qui les entouraient se tenaient écartés les uns des autres, un à l’avant, un à l’arrière et le troisième sur le côté. Accroupi, je m’approchais du garde à l’arrière, arrivant dans son dos en lui plaçant un main sur la bouche et en frappant du plat de la main son trapèze. L’homme tourna de l’œil en silence et s’évanouit dans mes bras, je le déplaçais alors dans une ruelle sombre avant de me remettre à les suivre. Je réitérais la même stratégie sur le soldat de côté sans attirer l’attention des bourgeois toujours en grande conversation. Enfin, j’arrivais derrière les deux nobliaux, les attrapant par les épaules en passant ma tête entre eux.

« Coucou les bourgeois ! C’est l’heure de faire dodo ! » m’exclamais-je tout sourire, attirant leurs regards de surprise.

« Mais que...qui êtes-v... » commença le grassouillet.

Plaçant mes mains sur leurs têtes, je ramenais la mienne en arrière en frappant les deux crânes l’un contre l’autre dans un coup de boule forcé de toute beauté. Les deux hommes tombèrent dans les pommes, enfin sur les pavés pour être exact, tandis que le dernier garde se retournait en dégainant son arme. En essayant du moins, car à peine sa lame avait quittée son fourreau que mon pied vint le frapper en pleine tempe, l’envoyant contre un mur en l’assommant. Bien content de moi, je cachais les corps à l’abri des regards et récupérais le masque à effigie de loup ainsi que l’invitation qui m’ouvrirait les portes. Le plaçant sur mon visage, je pris alors la direction des grandes portes de la propriété.

« Halte là. » m’arrêta un des gardes une fois que mon tour fut venu de passer le portail. « Votre invitation s’il vous plaît. »

Je tendis alors le papier qu’il regarda attentivement avant de me le rendre, affichant soudainement un grand sourire cordial.

« Je vous souhaite la bienvenue à la demeure Masaachi, monsieur ? »

« Lord Mazino. » répondis-je hautain, imitant les habitudes de certains nobles en ne lui adressant pas un regard alors que je passais le grand portail doré.




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Ce n'était pas vraiment une belle journée pour moi je dois l'avouer. Je n'avais jamais été très confortable avec l'idée d'être autour de vieux nobles à essayer d'obtenir une invitation à une soirée masquée ; Ma foi qui le serait ? L'odeur du tabac qui s'enfonçait dans mes pores, les rires démesurés et les différentes morphologies toutes aussi malsaines les unes que les autres. Un vrai spectacle qu'il n'était pas bon de regarder, mais je m'avance un peu trop dans mon récit, revenons un peu en arrière. Après tout, on ne presse pas une demoiselle !

Le Royaume de Goa était un endroit que j’avais toujours voulu visité, après tout cet endroit était loin de m’être inconnu. En effet, plus jeune, j’avais l’habitude de venir en compagnie de mon père pour son travail de marchand. J’avais pris l’aise de roder autour et je commençais à comprendre la mentalité de l’endroit. Une bande de bourgeois pas plus drôle l’un de l’autre, qui organise des après-midi brunch afin de s’échanger des biens qu’ils avaient achetés auprès de personnes exploitées par le monde lui-même. J’avais déjà été témoin de scènes non moins joyeuses où de simples servants se faisaient maltraiter pour une erreur qui n’était pas la leur. Mais que faire lorsque tu as à peine dix ans, n'est-ce pas ? Alors on pouvait dire que c’était une histoire de rétributions … Ou bien juste d’une avidité qui ne semblait pas avoir de fin. Un nid qui attendait de se faire dépouiller, et ce malgré qu'il ne le sera jamais vraiment entièrement. Une richesse qui suit de générations en générations est très difficilement atteignable et souvent impossible à voler entièrement. Mais je m’éloigne un peu du sujet.

“ Souhaitez-vous une autre tasse de thé ma chère demoiselle ? ” Demanda alors un des majordomes.

Il faisait beau aujourd’hui, le soleil rayonnait à travers les innombrables grandes fenêtres vêtues de somptueux rideaux en velours. Mon arrivée sur cette île ne pourrait même pas expliquer ma présence au milieu de ces hommes au rire gras. Mon aventure venait tout juste de commencer et quel endroit pour se dégoter le plus en un temps limité ? Vous l’aurez deviné, le royaume de Goa où l’argent coulait à flots. Ma tante Bei n’arrêtait pas de me titiller avec l’annonce du journal, une grande soirée masquée, organisé par la famille Masaachi où célébration était de mise. Tendo Masaachi était des plus fascinants, cet homme était un peu l’outsider de cet endroit, celui qui se devait de prouver sa présence et cela en pur réflexe afin de protéger sa famille. J’imagine que d’avoir eu la frayeur de perdre son statut social fait ça à une personne, ça les rend moins aptes à se relaxer dans quelconque situation ! D’où affirmer une fois de plus de sa personne avec un nouveau banquet, un bal masqué si vous souhaitez. Moi de mon côté, je dois avouer que ça m’arrangeait pas mal ! Loin de là l’idée de me faire remarquer par la haute société et de me coller le gouvernement au fessier. Mais me voici entourer d’hommes qui appréciaient particulièrement ma présence.

“ Mais DeMarshall où as-tu donc trouvé cette délicieuse jeune femme Romeo ! ” Demanda l’un d’entre eux.

“ Et bien saches que la belle faisait le tour des boutiques, une beauté très exotique … ” Ouais, enfin calme toi, j’ai juste les cheveux rose. “ Alors j’ai osé m’approcher d’elle et je lui ai demandé ce qu’elle faisait ce soir ! “ Les cigares remplissaient alors le cendrier.  

“ Ah je vois, et vous dîtes venir d'où au juste Miss Evelyne ? Ma mémoire flanche si souvent, je m’excuse … “  

“ Saint Uréa, le royaume. “ Ma réponse était courte et rapide. Un petit sourire habitait mes lèvres. Ils acquiesçaient simplement.

J’étais vêtue de manière assez élégante, une des nombreuses robes blanche que ma tante m’avait offerte avant de partir. Étant professeur de danse et directrice de pièces de théâtres, celle-ci faisait plus que l’affaire pour se fondre dans la masse. Tant que je ne m’approchais pas d’un couturier, personne ne devrait faire la grande différence … Des boucles d’oreilles en forme de boules blanches, une coiffure relevée avec un collier qui était un simple cadeau de mon père suite à mon départ. Et des talons qui reflétaient la pureté de ma tenue. Entre une tante qui se baignait dans les arts et mon père qui marchandait dans tout East Blue pour trouver et vendre des choses rares, j’étais à deux doigts d’ouvrir un cirque.

“ Ma foi, je n’ai pas de robes pour ce soir ! Je me dois de refuser votre invitation … ” Me plaignais-je à haute voix, une main couvrant la moitié de mon visage. Des rires encore plus gras s'ensuivent. Ce qui d’abord me surprit.

“ Allez vous acheter ce qui vous plaît et nous nous retrouverons ce soir à l’heure du commencement … N’oubliez pas, il s’agit d’un bal masqué ! “ Il répondit en me tendant une liasse de billets avant de regarder ses collègues. “ Dire que Masaachi organise ce bal n’est plus surprenant, mais six banquets en 3 mois ? Ça commence à faire beaucoup, non ? ”

Et en me levant des plus silencieusement, je quittais la demeure après les avoir saluée. En route pour une soirée des plus mouvementée.



Sans plus attendre, me voici vêtue d’une grande robe rouge satinée couvrant l'intégralité de mon corps. Un masque digne des meilleures créations d’un carnaval tenu à Water 7 recouvrait lui la moitié de mon visage. Comme conviée, j’étais à l’heure lorsque le noble DeMarshall me fit signe, ayant probablement reconnu mes cheveux roses attachés en chignon tressé. Il n’était pas très difficile alors pour moi de rentrer dans l’enceinte de la demeure Masaachi. Ce que je n’attendais pas cependant était le nombre d’invités présents, il semblait que pas seulement les bourgeois de East Blue étaient présents. Au bras de mon noble, je passais donc la sécurité et le portail doré pour enfin observer les alentours.

Bien qu’il faisait plutôt frais, je serrais les dents avant de m’emparer d’une coupe de champagne provenant d’un majordome ambulant. Il semblerait que la soirée commençait à battre de son comble, une groupe de musiciens amusait les invités tandis que de nombreux servants rodaient le grand manoir.

“ Je dois m’absenter, pour vous savez … “ Il me fit juste faire un petit signe pour qu’il comprenne l’urgence toilette. Il sourit simplement avant de me laisser partir. Ce que je m'en prenais à faire, découvrant pièces par pièces cette demeure. Cependant, une pièce était gardée par un soldat, celle-ci plutôt éloignée de la compagnie. Je m’approchais alors simplement, titillant sur mes pas, ma flûte d’alcool dansant entre mes doigts.

“ Vous sauriez où se trouvent les toilettes … ? ”

“ Les toilettes sont au premier étage madame. ”

“ Madame ? Je vois que vous ne suivez pas ma pensée ” Un sourire en coin, un décolleté un peu plus présent, mon visage se releva pour faire face à celui du grand garde. “ J’aimerais que vous me montriez où se trouvent les toilettes. “ Je ne suis pas forcément fière de ça, mais on est là pour voler les riches ou pas ? Mes doigts se baladaient sur son armure et mes yeux faisaient allure à la pièce qu’il gardait, un petit clin d'œil devrait faire passer le message. Son regard était en plein conflit interne, mais il ne lui suffit que de quelques secondes pour ouvrir la porte derrière lui et de la refermer à clé derrière moi.

“ Alors, on fait ça comment ? Je dois vous avouer ne pas avoir l’habitude de ceci … “

La pièce était plutôt grande, assez luxueuse, un bar ainsi que d’un grand canapé, de belles peintures peignaient les murs. Cependant sur le mur à la vue de tous … se trouvait une grande épée, une lame. Je ne vais pas mentir mais mes yeux brillaient de mille feux, pensant déjà à marchander ce trésor.  J’ignorais totalement les paroles de l’homme qui commençait déjà à se déshabiller. Je me dirigeais vers le bar avant de sortir une bouteille de vodka pour me servir quelque chose de plus robuste que le champagne.

“ On fait rien … “ Disais-je avant de boire une grande gorgée à la bouteille. “ Enfin, tu fais rien. Je m’occupe de tout. Assieds-toi. ” Il obéissait et se positionna sur le grand sofa. Je lui servais un verre avant de m’approcher de lui par derrière. Je ne voulais pas le tuer alors pour l’élément de surprise, je lui remis son casque délicatement avant de le cogner le plus fort possible le côté du crâne avec la bouteille de vodka. L’assommant presque directement. La pièce était assez isolée alors le bruit n’était pas un problème. Alors sans prendre plus de temps, je me précipitais vers le Meitou sans forcément savoir que c’en était un et m’en empara ayant brisé la vitre avec un bout de tissu. Sans attendre, je pris le drap recouvrant l’un des sofas et recouvra l’arme avec avant d’ouvrir la fenêtre et de le jeter dans un buisson pas loin pour le retrouver plus tard, m’assurant qu’il n’y avait personne.

Je me dépêchais alors de traîner le corps de l’homme derrière le bar et ne prenais pas forcément le temps de nettoyer le bazar. Je pris la clé et ouvrais la porte afin de me retrouver encore une fois avec les invités. Je me lançais dans la foule avant de retrouver mon rendez-vous qui semblait échanger avec d’autres. Je lui fis signe que j’échangeais de moi même avec d’autres femmes avant de m’éclipser une seconde fois, cette fois à l’étage.

“ Masaachi risque de bientôt faire son discours … Je me demande ce qu’il mettra en vente à ce banquet … ” Entendais-je en passant les invités qui peuplaient l’escalier.

Mes talons rouges peinèrent à résonner dans ce brouhaha. Qui sait ce qu’on peut bien trouver au premier étage.


    Vol au-dessus d’un Nid de Bourgeois


    Flashback 1628
    ✘Feat. Megumi




    Une soirée mondaine masquée, où évoluaient nobles, bourgeois et gradés de la Marine dans une ambiance festive où la misère n’existait plus. Enfin, ces gens y avaient-ils seulement déjà été confrontés ? L’opulence de la soirée me dégoûtait et m’appâtait, le dégoût du gars des rues qui exècre ce genre d’inégalités, et l’attrait du voleur pour tout ce qui brille ou a de la valeur. Et, c’était la soirée parfaite pour jouer de mes tours et astuces pour m’en mettre plein les poches. De toute façon, j’avais déjà passé bien assez de temps à Goa, un gros coup comme celui-ci et je mettrais les voiles pour une prochaine île et de nouvelles aventures.

    J’avançais alors d’un pas altier, cette démarche noble et orgueilleuse, attrapant une flûte de champagne au détour d’un plateau tenu par un serveur en tenue de pingouin. Ce rôle, je l’avais travaillé toute ma vie, celui du jeune bourgeois hautain du haut de son trône doré. Depuis tout petit déjà, lorsque je traversais les mers au sein de la troupe Mazino et participais aux représentations théâtrales. Il m’était alors arrivé de devoir jouer l’enfant noble détestable, qui pensait que tout lui était permit dans ce monde. Toutefois, ici tout le monde était de la haute, et pour pouvoir prendre quelqu’un d’autre de haut, il fallait d’abord connaître son rang social.  

    Pour l’instant, j’observais, me joignant aux convives discrètement, évitant d’attirer les regards. Le champagne était bon, ses fines bulles remontant parfois dans mon nez. Les invités discutaient en groupes aux abords de la piste où des couples dansaient une valse au rythme de la musique. Je laissais traîner mes oreilles au gré de mes pérégrinations, toute information étant toujours bonne à prendre.

    « Enfin, Baron Vouch, vous ne pouvez pas dire ça, notre cher hôte Monsieur Masaachi organise de somptueuse réceptions ! » lança un homme qui, même le visage masqué, semblait coincé, droit comme un i en tenant sa flûte à champagne juste sous son menton.

    « Certes, certes somptueuses, mais je m’en reviens d’Hinu Town sur West Blue, où la famille royale Al-Jawhara a tenu une réception. Je peux vous dire que c’était incomparable avec cette mascarade. » se vanta un petit homme grassouillet qui fumait un cigare en faisant de grands gestes, recherchant visiblement l’attention de ses pairs.

    Profitant des conversations des convives, je me faufilais discrètement pour subtiliser montres et bracelets, m’arrêtant pour saluer les dames de baise-mains voleurs de bagues. Les colliers des bourgeoises les mieux parées étaient tentants mais aucune ne semblait assez esseulée pour faire jouer mes charmes. Toutefois, rester discret pour le moment me convenait, car les plus grandes richesses devaient se trouver dans d’autres pièces. Le manoir était grand, suffisamment pour receler de nombreux secrets et des trésors.

    Je me méfiais des hommes en uniforme, des gradés de la Marine pour la plupart ou des soldats d’une quelconque délégation. Mais, c’était surtout les quelques soldats des garnisons de Goa qui m’inquiétaient, probablement invités là par relations ou comme quelconque récompense de la part de leurs supérieurs. Mais, bien que presque toujours masqué, je n’en étais pas à mon coup d’essai à Goa et les soldats du coin commençaient à me connaître. Enfin, j’espérais que mon habit de soirée et mon masque suffiraient à taire les soupçons.

    Au bout de quelques minutes, mes poches et autres cachettes dans mes vêtements étaient proches d’être pleines. Il était temps de me délester de mon butin et d’y ajouter ce que je pourrais trouver dans les différentes pièces du manoir. Les couloirs ou pièces qui ne faisaient pas partie des zones visitables par les invités étaient gardés d’hommes armés. M’en débarrasser discrètement était une solution, mais encore fallait-il qu’il n’y ait personne autour. Quittant la salle principale du banquet, je gagnais un couloir, l’arpentant en notant le nombre de portes et de gardes. Après avoir exploré les environs, je revins dans le premier couloir, je remarquais alors que seul un des deux gardes était présent. L’autre manquait à l’appel, devant la grande porte de ce que je devinais être un salon. Mais, ce n’était pas ce genre de pièce que je cherchais, un bureau aurait fait l’affaire plutôt, quelque chose avec un coffre, une porte dérobée ou un objet de valeur.

    « Excusez-moi, vous pouvez me tenir ça ? » demandais-je au garde, à moitié somnolent sur sa lance, les yeux en direction de la salle de banquet de laquelle provenait la musique. Je lui tendis mon verre alors qu’il se retournait, mimant de chercher quelque chose dans mes poches.

    « Ah ? Euh, oui, bien sûr monsieur. » fit-il hésitant, ne sachant pas trop comment m’appeler avant d’attraper la flûte.

    D’un coup de poing sous le menton, là où son casque ne le protégeait pas, je fis sonner la tête du malheureux comme une cloche. Agrippant sa main qui tenait la flûte de champagne, je le retins suffisamment pour attraper la clé à sa ceinture et ouvrir la porte. J’y entrais en traînant le garde avec moi, le déposant contre l’encadrure de la porte en prenant soin de lui renverser une grosse partie de son verre sur ses vêtements et sa bouche. Si quelqu’un le trouvait dans cet état, il penserait probablement que le garde s’était bourré la gueule pendant son service. C’était malheureux pour le pauvre homme, mais si cela m’empêchait des ennuis alors pourquoi pas.

    La pièce n’était pas très grande, un bureau occupant le plus gros de l’espace, recouvert de papiers et piles de documents. Sans plus attendre, je m’empressais de faire le tour de la pièce, subtilisant tout objet un peu clinquant qui pourrait avoir de la valeur. Dans un coin, je devinais une contrebasse sous une bâche que je retirais pour admirer l’instrument. D’une marque réputée onéreuse, l’instrument devait valoir son pesant d’or, mais avait l’inconvénient d’être difficilement transportable, en restant discret tout du moins. La bâche toujours en main, je la dépliais au sol pour y placer mon butin accumulé jusque là, y ajoutant les objets précieux sur lesquels je tombais. L’oreille aux aguets, je m’assurais par moments que personne ne s’approchait.

    À ma grande déception, je n’avais trouvé aucun mécanisme pour ouvrir une cachette ou un passage dérobé, pas un bouquin ni un chandelier tiré n’avait déclenché quoi que ce soit. Mais, à l’allure de la pièce, j’étais prêt à parier qu’il y avait un coffre, ne serait-ce que pour des documents importants. Fouillant minutieusement les lieux, je finis par trouver ce que je cherchais. Au bas d’une bibliothèque, une plaque de bois sonnait creux et, d’un léger coup sur le côté de la planche, la planque s’ouvrit dans un grincement, dévoilant un petit coffre fort à serrure à disque. Je n’avais pas beaucoup d’expérience avec ce genre de verrou, j’étais plus doué pour jouer du crochet, mais je connaissais la méthode à suivre, elle demandait juste plus de patience.

    « Quand faut y aller. » dis-je alors en me craquant les doigts.

    Plaçant mon oreille contre la paroi métallique, j’attrapais la molette pour entrer le code. La tournant très doucement, cran par cran, j’écoutais le mécanisme dans la porte qui tournait, jusqu’à ce qu’un ‘clic’, significatif du mouvement d’un des verrous, résonne. Je m’étais tourné de sorte à garder la porte dans ma ligne de vue, l’ouverture du coffre me prenant suffisamment de temps et de concentration pour pouvoir être surpris par un garde.

    Clic.

    Le premier verrou était ôté, place au second dans le sens antihoraire, tournant doucement la molette, l’oreille collée contre l’objet comme un horloger qui remonte le mécanisme d’une montre. J’avais ouvert bien des coffres par le passé, et j’étais particulièrement fier de ce talent qui demandait une certaine expérience et un doigté minutieux.

    Clic.

    C’était bon pour le second verrou, il n’en restait plus qu’un à présent, dans le sens horaire comme le premier. Je passais les crans les uns après les autres dans l’obscurité, seulement éclairé par la pleine lune qui illuminait la pièce par la grande fenêtre. Mais, des pas se mirent à résonner dans le couloir, s’approchant rapidement. Il ne me restait plus beaucoup de temps, mais gardant mon calme je continuais ma besogne en tournant la molette doucement, sans me presser. L’erreur la plus fréquente dans ce genre d’opération, c’était l’impatience, être pressé par le temps et bâcler son action menait souvent à l’échec. Ainsi, tandis que les pas continuaient de s’approcher dans le couloir, je restais concentré sur les cliquetis du mécanisme dans la porte du coffre-fort.


    TOC TOC


    « Jimmy, t’es là ? » fit une voix masculine de l’autre côté de la porte. « Bordel...t’es là ? » continua-t-il, la poignée de la porte descendant dans un grincement métallique. « Tiens, c’est déverrouillé, bon j’entre alors. »

    La porte grinça légèrement alors que la lumière d’une lampe à huile emplissait la pièce. Le garde ne remarqua pas immédiatement l’homme qu’il cherchait à ses pieds, observant tout d’abord le lieu, les deux canapés qui se faisaient face en entourant une table basse, le large bureau de bois au fond, la bibliothèque impressionnante qui entourait toute la pièce. Mais, il n’y avait rien qui attirait son attention, hormis l’obstacle dans lequel son pied buta en faisant un pas en avant.

    « Ah, qu’est-ce que...Jimmy ? » s’exclama-t-il alors en s’accroupissant à côté de son camarade, reniflant bruyamment les effluves d’alcool qu’il dégageait. « Putain, mec ! Encore ? Faut vraiment que tu t’en remettes mon pote, allez viens par là. » déblatéra-t-il à son collègue inconscient, l’attrapant sous le bras pour le soulever avec difficulté.

    Le garde traîna son pote jusqu’à une petit porte qu’il ouvrit pour y amener l’homme que j’avais frappé plus tôt. Apparemment, j’avais choisis le bon garde pour ce genre de technique de diversion. J’entendis de l’eau couler et l’autre garde continuer de parler à son ami inconscient. Je m’étais caché à temps derrière le grand bureau où j’avais étalé la bâche dans laquelle j’avais jeté tout mon butin de la soirée. Heureusement pour moi, la diversion du garde inconscient avait interrompu celui qui était entré de vérifier la pièce en détail. J’avais eus le temps d’ouvrir le coffre, celui-ci entrouvert pour éviter qu’il ne se referme automatiquement. À quelques secondes près, le garde l’aurait repéré et aurait donné l’alerte.

    Attentif aux bruits provenant de la salle de bain adjacente, je me faufilais jusqu’au coffre que j’ouvris. Des papiers en majorité, entassés en de gros dossiers mais je n’avais pas le temps de tout vérifier pour m’assurer de leur valeur. Toutefois, une mallette de cuir brun occupait le dernier étage du coffre, je la tirais jusqu’à moi, soulagé de ne pas y trouver un énième code avant de l’ouvrir à son tour. Et jackpot, c’était remplit de billets, bien assez avec mon butin déjà acquis pour partir de Goa en beauté. Je refermais le coffre et retournais me cacher derrière le bureau pour placer la mallette dans la bâche et la refermer en un gros baluchon. Me relevant, j’ouvris alors la fenêtre en vérifiant ce qui se trouvait en contrebas. Ce n’était pas très haut, mais certains des objets volés aux bourgeois, notamment les montres à gousset ou des bijoux ouvragés, étaient fragiles et ne résisteraient peut-être pas au choc.

    Observant la pièce, j’attrapais un des deux rideaux, attachant un des pans à mon baluchon et tenant l’autre pans afin de le faire descendre en douceur. Laissant pendre le baluchon dans le vide, je fis glisser le rideau dans mes mains jusqu’à ce que ma marchandise atteigne le sol, derrière de gros buissons qui sauraient la cacher aux yeux des passants. Lançant le reste du rideau dans le vide, je refermais la fenêtre alors que les pas du garde revenaient dans la pièce. Je me cachais à nouveau derrière le bureau alors qu’il y entrait en soutenant toujours le corps de son camarade, tenant sa lampe de l’autre main.

    « Sérieusement Jimmy, tu vas nous mettre dans la merde avec tes peines de coeur à force, j’ai pas envie de perdre ce boulot. » chuchotait le garde à son pote inconscient. « Tu m’avais dis que tu te calmerais sur la boisson et, hein ? Y avait pas deux rideaux à la fenêtre ? »

    Cette dernière phrase n’annonçait rien de bon, je l’entendis reposer le garde inconscient, puis ses pas se rapprochèrent. Je savais pertinemment comment ça allait finir et, ne voulant pas faire durer le suspens plus longtemps, je finis par me relever pour lui faire face lorsqu’il ne fut plus qu’à quelques pas.

    « Putain, c’est bien la peine de se la jouer discret quand les gardes sont trop curieux. » m’exclamais-je énervé en faisant confiance à l’insonorisation de la pièce.

    « Hein, euh...qui êtes-v... » commença-t-il en portant la main à son sabre.

    Interrompu par mon poing sur son casque, dans un tintement métallique, l’homme fut projeté à terre, de la mousse coulant de derrière son casque. J’aurais préféré que le garde sorte avec son pote inconscient, je ne comptais pas assommer tout les gardes du manoir, je n’avais pas que ça à faire. De plus, leur absence finirait par donner l’alerte et cela me pressait d’autant plus, ce qui ne m’arrangeait pas, mais que voulez-vous ce sont les risques du métier.

    « Tu l’as pas volé celle-là. » fis-je au nouveau garde inconscient en enjambant son corps. « À cause de toi je vais devoir me dépêcher, quelle plaie. » grommelais-je en gagnant la porte de la pièce. « Allez, bonne sieste les gars. »

    J’attrapais la clé à la ceinture du premier garde et sortais du bureau en refermant derrière moi. Il n’y avait plus de temps à perdre, j’avais certes déjà amassé un petit butin pas piqué des hannetons, mais il m’en fallait bien plus, comme toujours. Je regagnais alors la salle de banquet où les invités étaient toujours aux prises avec leurs combats d’égo, à déblatérer sur qui était le plus influent ou le plus riche. S’enorgueillissant les uns les autres, léchant les bottes de ceux qui leur étaient supérieurs hiérarchiquement, de mon point de vue c’était un spectacle écœurant à voir. De plus, je ne comptais pas m’attarder là trop longtemps, de peur d’être accusé de l’absence d’une bague, d’une montre ou d’un bracelet. Fort heureusement, je pus traverser la salle sans heurts, les convives étant trop occupés à se flatter grassement. Ainsi, je gagnais l’escalier menant au premier étage, bien décidé à fouiller chaque recoin jusqu’à trouver un véritable trésor.

    J’avais entendus parler d’une démonstration de la richesse du clan Masaachi, prévue plus tard dans la soirée. Une pièce faite pour afficher œuvres d’art et objets de grande valeur, probablement bien gardée, qui était censée être ouverte aux convives, une autre épreuve dans ce concours de coqs prétentieux et bourgeois. Mon plan consistait à m’infiltrer dans cette pièce avant l’ouverture publique afin de subtiliser les plus belles pièces et me carapater avant que l’alerte ne soit donnée, les bras couverts d’or. Et, en atteignant l’étage, je ne fus pas déçu. Un couloir longeant la rambarde surplombant la salle de bal, donnant en son centre sur un couloir plus large se finissant par une large et grande porte, bien gardée bien sûr. Si bien gardée que cela ne pouvait annoncer qu’une seule chose à mes yeux : un fabuleux trésor !





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