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Les Avengers contre-attaquent

Robina ronchonnait fortement sur le gaillard avant de son galion, elle ne voulait pas de ce travail, elle était blessée, avait besoin de repos, son bras en écharpe de son dernier affrontement avec Mitzi del Bra la faisait encore souffrir atrocement pourtant elle était déjà en train de se diriger vers un nouvel affrontement. Pourquoi et comment ?
Ces deux questions trouvaient leurs réponses il y a de cela quelques jours, quand elle s’était fait convoquer dans le bureau de Rydd Steiner au Baroque Works sur Whiskey Peak, son bras qui avait été luxé lui faisait encore souffrir le martyre, mais elle s’était tout de même installée dans la chaise que son supérieur lui proposait.

Installez-vous mademoiselle Erwolf, nous avons à parler.

Pourquoi ? Je ne crois pas avoir fait quelque chose de mal, à ce que je sache.

Oh non, ça n’est pas ça, en fait, c’est plutôt le contraire, vu votre efficacité, nous voulons vous proposer de quoi vous dégourdir les jambes et ainsi vous détendre.

Des vacances en somme ?

On peut dire ça comme ça. Connaissez-vous les Avengers ?

Absolument pas, qu’est-ce que c’est ? Un groupe de musique ?

De musique, non, pas vraiment. Ce sont des pirates.

Vous m’avez parlé de vacances, pas de pirates à combattre.

Oui, mais c’est un petit équipage des blues, ils ne vous poseront aucun problème, j’en suis certain.

Mais je suis encore blessé de mon dernier échange avec des pirates, je ne peux pas y aller comme ça. Regardez-moi, vous voyez bien que je ne suis pas en état.

Mais si, je suis persuadé que vous y arriverez, avec une seule main même. Voilà vos cibles, rien de bien alléchant c’est sûr, mais ça mettra un peu de beurre dans les épinards. Maintenant vous pouvez y aller.

Elle se leva, elle aurait bien voulu continuer à discuter et argumenter, mais les dernières tentatives s’étaient toutes soldés par un échec, et puis si c’était aussi facile que son supérieur lui disait, elle pouvait bien faire un effort, ça ne lui coûtait pas grand-chose en soi. Elle ouvrit la porte du bureau quand le Silver 1 se retourna vers elle pour lui donner une dernière information.

Ah oui, je ne vous ai pas dis, ils se trouvent en direction de Grand Line, poursuivit par d’autres chasseurs de primes, votre but c’est d’être celle qui les piégera et qui permettra de les arrêter. Le Cap des Jumeaux est un endroit parfait pour le faire, c’est un passage obligatoire pour tout le monde, pirate comme civil pour se rendre sur la route de tous les périls.

Je peux poser une dernière question avant de prendre congé ?

Oui, je vous écoute.

À quoi ressemble leur pavillon ?

Un pavillon classique, un crâne avec deux épées. Il est entouré d’étoiles et il y a des bandes rouges et blanches aussi. Vous verrez c’est assez atypique pour que vous le reconnaissiez au premier coup d’œil.

Il avait alors fallu faire les préparatifs pour le départ, elle avait pris un billet au bureau de la Translinéenne de Cactus Town, encore cinq cent mille berries pour faire un demi-tour, elle avait envie de continuer son voyage, pas de revenir sur ses pas, cependant, les ordres étaient les ordres. Et puis elle pourrait voir comment se portaient les dragomards en passant, enfin elle relativisait un peu.
Elle était donc installé près du mat de Beaupré, regardant l’horizon, le village accroché à Red Line commençait à se détacher, l’équipage des Glaciers s’activaient, déjà plusieurs semaines qu’ils étaient partis du Royaume-Archipel de Sanderr, certains avaient perdu des doigts, une jambe ou un bras durant le peu de temps qu’ils avaient vécus sur l’Iceberg, mais tous avaient maintenant le pied marin et l’habitude de dormir avec le roulis de l’océan, ils étaient devenus de véritables soldats des mers.

Le Cap des Jumeaux est en vue Capitaine. Que faisons-nous ?

Nous allons nous positionner au port, maître Lanch, les Avengers vont devoir passer près de nous, nous allons simplement les attendre, poursuivis comme ils le sont, ils doivent perdre du temps à tenter de perdre leur poursuivant. Nous serons là pour les attendre.

Mais vous ne semblez pas être de bonne humeur, si je puis me permettre.

Vous pouvez, cette mission ne me plaît pas, je préférerais continuer notre chemin, plutôt que de faire demi-tour pour quelques petits pirates.

C’est vrai, mais vous êtes une chasseuse de primes du Baroque Works, vous devez écouter ce que dis votre supérieur. Comme on le dit à l’armée :
Je fais parfois ce que je veux faire, le reste du temps je fais ce que je dois.
Tant que vous ne serez pas en haut de la chaîne, vous aurez des ordres à recevoir de la part de vos supérieurs, il en a toujours été ainsi.


Moi qui espérais ne pas me voir limiter par un supérieur en m’engageant dans la B.N.A..

Je comprends votre sentiment, malheureusement le Baroque Works fonctionne autrement. Et puis, après tout, il vous faut encore mettre de l’argent de côté pour construire votre restaurant non ?

Un petit sourire en entendant ces paroles, s’afficha sur le visage de la jeune femme, son restaurant, elle rêvait de l’avoir depuis qu’elle était partie la première fois de Sanderr, elle aurait déjà pu le faire depuis maintenant un petit moment.

Oui, vous avez raison. Merci quartier-maître, faites-nous rentrer au port, que nous nous cachions au milieu des autres navires.

Bien sûr. Allez bande de moules ! On s’active, l’Iceberg doit s’amarrer au port et plus vite que ça, je veux que ça soit fait dans l’heure, sinon vous allez me nettoyer ce pont !

Oui, Sergent !

Il ne fallut pas plus d’une demi-heure pour que l’Iceberg se retrouve à un ponton des quais, ils étaient un des plus gros bâtiments, mais au milieu de tous ces autres mâts, ils passeraient plus inaperçus.

Et maintenant capitaine, on fait quoi ?

On attend monsieur Shui, prévenez les hommes, que tout le monde reste à son poste, nous repartons dès que les pirates arrivent. Faites descendre la rampe, nous devons tout de même faire le plein d’eau douce et des provisions de première nécessité, je vais aller chez le grossiste.

De sa voix forte, l’ancien sergent givrelame passa le mot à tous les habitants du galion Sanderrien, il repartait dès que les voiles apparaîtraient et le plein fait, les vengeurs n’arriveraient pas avant un moment, ils se prépareraient pour l’affrontement durant ce laps de temps. La capitaine vérifia que Libertalia et Coupe-faim coulissaient bien dans leur fourreau, même si elle n’avait qu’un seul bras de valide, elle devrait forcer si elle utilisait son bras droit, puis descendit la rampe d’accès au port suivi de Fang Shui.
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Le Cap des Jumeaux, la porte d'entrée de la Route de tous les Périls, fort à parier qu'on va enfin passer aux choses sérieuses. Voilà deux jours que nous avons débarqué ici Yuzu et moi, afin d'attendre l'arrivée des Avengers restants. D'après Cook, Furax et ses compagnons se dirigent vers Grand Line en toute hâte. Et c'est là qu'on entre en jeu, la mission est simple, leur couper l'herbe sous les pieds. Pour ça, on va apparemment pouvoir compter sur du renfort, parce que disons les choses, même si les Avengers ne forment pas le haut du panier de la piraterie des Blues, ils n'en demeurent pas moins des clients sérieux. Nous voilà donc, à attendre les renforts envoyés par le Baroque Works et je fais ce que je sais faire de mieux : je profite de la cuisine locale.


- "Et tu baffres encore... Je me demande franchement comment tu fais pour ingurgiter toute cette bouffe..." me dit alors Yuzu en levant les yeux au ciel.

- "Moeh joeh faim."


Je me suis souvent demandé pourquoi mon appétit était insatiable, mais quand c'est délicieux, bah j'y peux rien. Un steak d'espadon à la banane, cuit dans une sauce caramélisée avec en accompagnement des dés de polenta fris. Et pour arroser tout ça, une pinte de leur meilleure bière ambrée. Yuzu me regarde, avec cet éternel mélange de curiosité et d'admiration (enfin c'est ce que je me dis), alors que je finis mon plat devant les avis de recherche des Avengers restants. On a Beruko, un impitoyable tueur, connu pour son agilité hors norme et son maniement de l'arc, primé à neuf millions de Berrys. Puis on a La Brute, cet espèce de géant au teint verdâtre, réputé pour systématiquement tout détruire sur son passage, primé à onze millions de Berrys. Enfin, le joyau de la couronne, la cerise sur le gâteau, la pièce maîtresse de cette collection de tête à ramener au Baroque Works, Nick Furax primé à quinze millions de Berrys. Celui-là, c'est un vrai barge, on dit qu'il se bat à l'aide d'un bouclier métallique.. drôle d'idée. On dit aussi qu'il est plutôt remonté depuis qu'il a apprit que Poi'son, Tordu et Joh'Kanto se sont fait pincer. Une confrontation qui promet d'être mouvementée. D'ailleurs en parlant de mouvement, j’aperçois un nouveau navire qui s'approche des quais, un imposant galion sculpté dans un bois sombre. Mais toujours pas de pavillon noir, non, il s'agit d'un pavillon de Sanderr. Ou es-tu Furax...


- "Toujours pas d'Avengers en vue."


Plats réglés, nous voilà sortis de cette auberge bondée, sans rien d'autre à faire que de tuer le temps, décidément c'que l'attente est longue... On s’assoit donc sur un petit banc à l'écart, je vérifie mes lames pour être sur qu'au moment venu, je serai prêt. Yuzu fait de même, vérifie son matos en prévision des combats à venir. Et soudain, je l’aperçois. Pas d'erreur possible, je suis quand même physionomiste, un peu plus loin, c'est William qui se dirige vers l'auberge. Je pourrais bien me dire que le monde est petit, que le hasard fait bien les choses... Mais non. J'ai rencontré ce type lors de la première manche contre les Avengers. Et là quoi ? Je l’aperçois alors que je m'apprête à disputer le match retour ? Moi qui croyais qu'il n'en avait pas après ces types, en fin de compte, voilà que sa présence semble indiquer le contraire. Et même si je ne suis pas forcément mal à l'aise à l'idée de partager la récompense promise pour la capture de ces pourritures, entre lui et l’éventuel renfort envoyé par le Baroque Works, ça va commencer à en faire des parts... Je décide cependant de rester là, d'attendre de voir ce qu'il se passera et surtout d'attendre de voir si Furax et ses gars pointent enfin le bout de leur nez.
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Ils ne vont pas arriver dans les prochaines minutes capitaine.

Je le sais bien Fang, mais je ne peux pas rester concentrée, c’est la première fois que j’ai une mission officielle du Baroque Works.

Oui, enfin, après la mort du capitaine pirate Mitzi del Bra et la capture des Pussycat Okama, vous n’avez pas à vous en faire pour un petit équipage des mers bleues.

Je ne sais pas, je n’ai jamais été très chanceuse, vous le savez bien. Et si Furax et son équipage avaient quelque chose qui leur permettait de prendre l’ascendant sur nous ?

Je ne vois pas comment il pourrait le faire. Vous commencez à être connu capitaine, je suis sûr que votre nom suffira largement à leur faire rendre les armes.

J’aimerais en être autant persuader que vous, monsieur Shui, mais mon pessimisme revient au galop.

Sur ces mots, le doppelman de Robina fit son apparition, d’une façon théâtrale en s’inclinant bien bas devant le duo des Glaciers, il se releva légèrement et fit un clin d’œil avant de se rapprocher de la cuisinière et prendre appui sur ses épaules. Mimant le fait de lui masser les épaules, le double d’ombre flottait dans les airs, tel un spectre, il jouait de ses doigts pour relaxer son utilisatrice, malheureusement pour lui ça n’avait que l’effet inverse, la Sanderrienne commençait à rougir alors que les regards se tournaient vers elle.

Vous avez compris à quoi servait ce double, capitaine ?

Absolument pas, je cherche toujours à en faire quelque chose, cependant, il n’a l’air de m’écouter que ponctuellement et je ne sais toujours pas quoi en faire.

Vous devriez faire des recherches. Vous avez perdu une partie des taches noires sur vos avant-bras depuis son apparition, cela doit vouloir dire quelque chose.

Oui, je le devrais, mais je n’ai pas eu un seul instant pour moi depuis quelques jours.

Prenez-les, après tout, vous êtes la commandante, si vous ne voulez pas faire la cuisine, déléguez, Ema Niwatori sera plus qu’heureuse de prendre la relève.

C’est vrai qu’elle est capable, je devrais lui laisser plus de marge.

Oui, vous contrôlez beaucoup de choses, peut-être trop, relâchez un peu de poids, soufflez un peu et prenez du temps pour vous.

Je vais suivre vos conseils, nous verrons ça en revenant à l’Iceberg.

Le doppelman fit un grand mouvement de la tête, donnant son approbation sur la décision de la chasseuse de primes, il semblait être content de la situation et du choix pris, car il repartit d’où il venait, on ne savait où, l’ombre de la jeune femme aux longs cheveux bleus se reforma, sans qu’elle ne s’en aperçoive à ses pieds. L’attention qu’attirait le couple se dispersa, le double d’ombre de la jeune femme n’étant plus là pour attirer le regard de tous les curieux, la vie reprit son cours normal, les pirates, révolutionnaires, marines et agents du Gouvernement Mondial se croisant dans cette foule compacte, début d’une promesse de richesse et d’aventure.

Nous allons toujours chez le grossiste ?

Oui, mais pas de gros achats, quelques barils d’eau douce, et de quoi remplacer ce que nous avons mangé durant le trajet jusqu’ici, ça ne devrait pas prendre plus de quelques minutes, tout au plus.

Ils avaient déjà réglé les soucis avec le greffier pour la taxe d’amarrage pour l’accès au port, les finances n’étaient plus un souci pour la jeune femme depuis son ouverture des deux boutiques sur l’Archipel aux éveillés, plusieurs millions rentraient dans ses poches sans qu’elle n’ait rien à faire, une aubaine. Des centaines de personnes auraient arrêté leur voyage, avec une telle fortune à portée de main, la cupidité en aurait arrêté plusieurs, mais ici la passion faisait avancer la jeune femme, le plaisir de découvrir de nouvelles choses, de nouveaux produits, goûts et odeurs, elle avait hâte de reprendre son voyage.

En quelques échanges, voilà que la commande était passée, comme l’avait dit la jeune femme, il n’avait pas fallu plus de quelques minutes pour que l’homme derrière son comptoir d’échange prenne la liste des denrées dont ils avaient besoin, professionnel jusqu’au bout, il leur ferait livrer dans les prochaines heures. L’esprit maintenant libéré des menus détails, Robina reprit sa patrouille, elle devait faire attention aux pavillons qui se trouvaient sur le port, cependant, aucun ne correspondait à la description que lui en avait faite son supérieur, elle allait devoir attendre, et c’était ce qui tuait l’envie, la plupart du temps.

Toutefois, quand on parlait du loup, on en voyait la queue, et c’est sur cette pensée de la capitaine de l’Iceberg qu’une corvette descendit le courant de Reverse Mountain, une arrivée mouvementée et surtout visible de tous dans la ville du Cap des Jumeaux. Celle-ci mettait une cible sur le dernier bâtiment arrivé, en effet prendre ce chemin ne voulait dire qu’une seule chose, des pirates et les marines et autres chasseurs de primes du Port des Jumeaux ne l’avaient que trop bien compris, les armes se préparaient déjà, pourtant la seule chose qui importait à la jeune femme était de savoir s’ils étaient les Avengers.

Plissant les yeux et mettant sa main en visière, elle n’arrivait pas à distinguer au loin si le pavillon était celui des pirates qu’elle attendait ou pas, c’est à cet instant que le samouraï de Wano lui tapa sur l’épaule pour attirer son attention.

Vous n’avez pas de longue-vue, commandante ?

Non, je n’en ai pas l’utilité d’habitude.

Vous devriez, vous êtes maintenant une capitaine importante, en plus d’une ambassadrice, il va falloir que vous preniez des habitudes que vous n’aviez pas avant. Voilà la mienne.

Merci monsieur Shui.

Elle porta la lorgnette à son œil et remonta la ligne de vue pour regarder en hauteur, le soleil l’éblouit pendant un court instant avant qu’elle ne voie le pavillon des Avengers apparaître.

Fang, ce sont eux, ils ont pris le Cap pour se diriger vers la ville, ils vont sûrement se réapprovisionner et repartir le plus vite possible.

Je suis bien d’accord sur ce point.

Nous devons donc leur couper l’herbe sous le pied, retournons au port, nous nous posterons devant le quai pour les attaquer quand ils descendront de leur navire.

Une excellente idée ! Allons-y !

Partant tous les deux au pas de course, ils suivirent du regard la corvette qui se dirigeait vers des quais plus excentrés, ils bifurquèrent et se retrouvèrent après plusieurs minutes à courir devant le but de la mission que l’on avait attribuée à la cuisinière. Elle ne semblait pas être la seule sur le coup, en effet, plusieurs hommes et femmes se trouvaient en un rassemblement hétéroclite qui n’attendait qu’une seule chose, un signal pour attaquer les nouveaux arrivants, la tension était palpable.
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Pas le temps de lambiner, je vis Yuzu s’agiter en un instant, les yeux rivés sur le port. Je tourne alors rapidement la tête et ne peux m’empêcher de sourire nerveusement : Les Avengers sont là. Un navire imposant, chargé de canailles de la pire espèce qui vient faire une petite halte avant de s’attaquer à la Route de tous les Périls. Ils n’ont même pas la délicatesse, ou l’intelligence de jouer profil bas, arborant au sommet de leurs deux mâts, le jolly roger de l’équipage. Je me lève d’un bond, main droite sur la poignée de l’un de mes wakizashi. Je sens un léger tremblement me parcourir, un tremblement d’excitation.


- "On fait quoi ?!" s’écrit Yuzu.


Je ne suis pas connu ou reconnu pour ma finesse lorsqu’il s’agit du boulot et je serais tenté de répondre qu’on va purement et simplement foncer dans le tas. Mais Furax et les Avengers restant ne sont des petits joueurs et une attaque frontal face à l’équipage au complet serait suicidaire.


- "On va la jouer fine. Approchons-nous, on localise Furax et les autres et on avise."


Même si je meurs d’envie d’en découdre et de trouver le moyen et la force d’envoyer ces raclures au bout d’une corde, je ne suis pas naïf. Non je n’ai clairement pas les capacités pour me farcir ces types seul. Mais est-ce que je suis réellement seul ? Cook m’a pourtant assuré que j’aurai du renfort une fois sur place et j’ai entre-aperçu William il y a un instant seulement… Pourtant « La Légende » m’a parlé d’une certaine chasseuses Sanderrienne, mais je ne me souviens plus trop du nom… Erwolf ? Ouais je crois que c’était ça… On verra sur le tas ! Rapidement je dévale la pente suivi de près par Yuzu, en direction du port. Si je n’ai encore aucun visuel sur Furax ou l’un des lieutenants restant, je peux déjà affirmer que les larbins de l’équipage prennent leurs aises. Ça cri, ça chahute et ça bouscule les locaux et autres passants et je ne compte bien entendu pas laisser faire. Je tâche de rester en retrait tant bien que mal, serrant mes poings sous le regard réprobateur de Yuzu. Il faut que je me calme, je n’ai aucune chance, il faut juste que je me calme… Même si cette petite voix dans ma tête me hurle d’attendre, voilà qu’un des forbans bouscule un vieil homme juste à côté de moi. Le pauvre diable tombe dans la poussière, et j’ai le mauvais réflexe d’attraper l’enfoiré qui a fait ça par le col, interrompant brusquement sa course.


- "Hé toi ! Lâche moi… Sais tu au moins qui on.." commence alors l’homme des Avengers, manifestement surpris qu’on puisse lui tenir tête.


Devant le pauvre gaillard bousculé, qui se relève tant bien que mal après avoir été attaqué par ce pirate, mon sang ne fait qu’un tour. Ne lui laissant pas terminer sa phrase, j’écrase alors mon poing tout droit dans son nez pour l’envoyer piquer un somme. Le gars s’écrase sur le sol à quelques mètres de moi et ses compagnons s’arrêtent net. Tous les regards se tournent vers moi, les hommes d’équipage commencent alors à venir dans ma direction alors que tout étranger aux Avengers en profitent pour quitter les lieux. Je dégaine alors mes deux lames et me mets en position de garde, observant un à un mes adversaires à venir.


- "Avengers.. vous êtes en état d’arrestation. Rendez-vous sans faire d’histoire."


Était-ce un semblant de courage ? Pas vraiment, je dirais plutôt qu’on est sur de l’inconscience. Mais mon désir de justice et d’ordre brûle bien trop fort au fond de moi. Le premier adversaire le saute alors dessus avec un surin, j’esquive son attaque maladroite en le gratifiant d’une violente taillade au flanc. La suite ne se fait pas attendre et je me retrouve rapidement à repousser les assauts au sabre d’abordage de deux autres types qui finissent à leur tour par mordre la poussière. Je m’apprête alors à continuer sur ma lancée quand un truc heurte l’arrière de mon crâne. Un truc lourd et solide qui m’envoie au tapis. Sous l’effet de l’adrénaline, je me relève d’un bond et fais volte-face, sabres en main.


- "Avengers ! … Rassemblement."


Furax se trouve là, debout sur le quai, récupérant à la volée ce qui semble m’avoir frappé le crâne. Un bouclier métallique, rond, dont le pirate se sert comme arme. D’un seul coup, les larbins s’activent, se regroupant non loin de leur capitaine. Et même s’il n’y a encore aucune trace de Beruko ou de la Brute, la présence seule du capitaine est très mauvaise pour moi. La poisse de tomber d’entrée de jeu sur lui.. Pourquoi est ce que je me suis lancé sur ce quai sans aucun plan… Je lève mes lames dans sa direction, peu convaincu de mes chances de succès, quand il m’attaque brusquement, envoyant son bouclier tel un freesbe. Le bout de métal tournoie et rebondit violemment sur mon plexus, m’envoyant au tapis. Le souffle coupé, je tente de me relever et je vois le projectile retourner à l’envoyeur. Furax me toise d’un air dédaigneux alors que ses hommes se mettent à rire. Une victoire facile pour le pirate, qui ne fera que renforcer son influence… Je ne peux pas le permettre, je me remets debout, poussé par cette envie irrépressible de botter le cul de ces criminels, relevant mes lames dans leur direction en signe de défi. Je ne me démonte pas, mais Furax m’est clairement supérieur et j’ai la sensation que je vais passer un très mauvais moment…
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Le bras droit toujours en écharpe, Robina regarda le chasseur de primes, sans qu’elle ne le sache, aider le vieil homme qui avait été bousculé, s’il ne l’avait pas fait, ça aurait été elle, elle avait toujours pensé que les pirates étaient juste des gens épris de liberté, ne voulant pas se limiter aux lois du Gouvernement Mondial, qui pouvaient parfois être suffocante. Mais depuis son départ de Sanderr, elle avait compris, que la minorité était ce dont elle s’était fait l’idée, des hommes voulant le pouvoir, l’argent, la destruction, il n’y avait pas véritablement de bons pirates, et ceux qui venaient d’arriver au Port des Jumeaux en étaient un parfait exemple aussi.

La cuisinière vit la scène au ralenti, le sabreur ne perdit pas de temps et passer directement à l’attaque, Fang la prit par les épaules et la dégagea, elle était encore en convalescence normalement, il devait être celui qui se bat, c’était un non-dit, pourtant, en voyant les Avengers, il savait qu’il ne serait pas de taille face à Furax.

Capitaine, je ne pense pas pouvoir m’occuper de cet homme, vu son habilité avec son bouclier et la foule qui le suit, je crois que c’est un trop gros morceau pour moi.

Je me doute bien Fang, je vais m’en occuper, mais avant, aidons ce monsieur à sortir de cette situation.

Vous êtes sûr, il s’est mis dans cette situation seul, nous ne devrions pas nous en mêler, le code des samouraïs de Wano…

Je sais, on ne doit pas se mêler d’un combat entre deux hommes, sauf qu’ici c’est mon travail de mettre aux fers cette bande de pirates. En plus, nous n’allons pas laisser un homme en danger se faire battre pour l’honneur, ça n’arrivera pas, pas quand je peux faire quelque chose.

Le capitaine des Avengers armait de nouveau son bras, le disque d’acier se propulsa dans les airs, un sifflement aigu le suivit dans son sillage, promesse d’une attaque violente sur l’homme au sol, dans un chuintement puissant, Libertalia sortit de son fourreau, au creux des reins de la Sanderrienne, et le fil de la lame rencontra le bord du bouclier. Une petite onde de choc ébouriffa les longs cheveux de la capitaine des Glaciers, l’égide de Furax revint dans sa main, une marque du meitou sur l’un de ces bords, la jeune femme se tourna vers Wes, le regardant du coin de l’œil, gardant l’équipage pirate de l’autre.

Vous allez bien ? Vous devriez vous replier, j’en fais mon affaire.

Sur ces mots, le doppelman de l’utilisatrice du fruit du démon se matérialisa accroupi à côté de l’homme de Wano au sol et lui tapota la tête, un grand sourire sur le visage, se voulant rassurante, puis la forme ombreuse de la femme se tourna vers le groupe de criminels et leva son poing dans les airs, signe de défis. Robina faisait la fier, mais elle n’en menait pas large, avec un bras en moins, contre presque quatre-vingts adversaires, elle ne savait pas exactement comment elle allait s’en sortir, mais il allait bien falloir réussir d’une façon ou d’une autre, et pas entre quatre planches, si c’était possible.

Sur cette réflexion, Fang Shui passa devant elle, son sabre à la main, les yeux mi-clos, il rengainait alors qu’une flèche tombait au sol, tranchée en deux au vol, le tireur, Beruko se trouvait dans les cordages, une cheville enroulée dans un maillage de cordes, l’autre en appuie sur un des mâts.

Vous devriez vous concentrer capitaine, ils ne jouent pas dans les règles.

Oui, c’est ce que je constate. Protégez mes arrières, monsieur Shui, je vais me frayer un chemin jusqu’à Furax.

À vos ordres, commandante !

Sans perdre un autre instant la cuisinière partit en avant, déjà des mousses du navire des Avengers se mettaient en travers du chemin de la jeune femme, elle ne se prenait pas pour une grande combattante, mais elle avait déjà eu affaire à plus fort que lui, de très loin, il ne lui faudrait pas très longtemps pour s’en défaire. Elle n’avait même pas besoin de se servir de son arme pour le premier, un simple puissant coup d’épaule le fit tomber à l’eau, le second tenta bien de frapper avec son arme, mais le sabre d’abordage de la Sanderrienne se mit en travers de son chemin. Fang prit le relais en tranchant le bras armé de l’homme et en le faisant tomber à la mer, déjà deux de moins, il n’en restait plus que… beaucoup trop au goût de la jeune femme.

Se rapprochant trop rapidement à son goût, la Brute intervint, un géant de cinq mètres de haut sauta du pont supérieur où il était en train de faire la sieste avant tout le bazar qui l’avait réveillé et atterrit lourdement sur les lattes de bois du quai où il se recroquevilla pour absorber le choc. Il se tourna vers sa gauche, regardant la petite humaine qui s’était stoppée en le voyant, la tache serait simple, armant son bras droit, il envoya un direct puissant dans le visage de Robina, elle ne s’en relèverait pas.

La chasseresse de primes regarda le colosse faire son petit numéro, elle n’avait jamais vu quelqu’un d’aussi grand, si elle avait dit qu’elle n’était pas impressionnée, elle aurait menti, mais elle ne devait en aucun cas reculer, la sécurité des habitants était en jeu, et celle de l’homme qui avait pris la défense de ce vieil homme. Elle fit quelques pas de côtés, évitant la frappe de quelques centimètres, elle se demanda si elle pouvait faire comme dans les livres. Cherchant à savoir si l’idée était réalisable, elle commença à prendre appui sur le dos de la main du géant homme-poisson et couru le long de son bras, il tenta bien de l’attraper, malheureusement elle était trop rapide pour son énorme gabarit.

Souriante jusqu’aux oreilles, ayant réalisé un rêve de petite fille, elle sauta haut dans les airs en arrivant à l’épaule du géant vert et se retourna pour faire parler l’acier de Libertalia.

Paleron.

Sans effort, le fil de la lame se fit un chemin dans le muscle, il ne perdrait pas totalement sa capacité à utiliser son bras, mais cela limiterait au moins ses mouvements, c’était déjà ça de gagner, il restait encore trois mètres à la Sanderrienne avant d’atterrir au milieu de la foule hostile des Avengers. Elle n’allait pas se laisser encercler sans rien faire, prenant appui sur la peau visqueuse du golgoth, Robina se propulsa un peu plus loin dans les airs, au plus proche de Furax et tourbillonna avec sa lame d’abordage au clair, elle frappa de la pointe, du pommeau et de la garde avant de se retrouver avec un espace libre autour d’elle, le capitaine des Avengers à portée.
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Sauvé sur le fil par cette petite femme, je ne mis pas bien longtemps à comprendre qu’il s’agissait là du renfort dont Cook m’avait parlé. Cette jeune femme me demanda même de prendre congés, prétextant qu’elle allait s’occuper de ces raclures. Impossible pour moi de reculer, ça n’a jamais été dans mon adn, mais il faut reconnaître qu’elle a l’air d’être un adversaire un peu plus adapté à Furax. Beruko montre alors le bout de son nez, décochant une flèche en direction de la bienfaitrice, mais l’un de ses hommes de main, un sabreur, déjoue le tir avec une habileté certaine. Puis la jeune femme se met alors en action, éliminant quelques gêneurs avant de se frotter à la Brute, fraîchement débarquée. Mais son objectif reste clairement Furax et après avoir lacéré le bras du géant, la voilà qui se dirige en direction du bateau.


- "Teuh.. pas question d’se défiler. Amène-toi Yuzu, c’est l’heure de casser du pirate !"

- "Reçu boss !" me répond elle avec un sourire angélique.


Galvanisé par l’intervention de ce nouveau joueur dans la partie, je me jette alors dans la mêlée pour l’épauler en compagnie de Yuzu. Tournoyant dans une joyeuse danse, je taillade le menu fretin qui tente de me stopper, tranchant les trois premiers gaillards en profitant de leur maladresse au sabre. De son côté, mon bras droit glisse et tranche dans le vif également, avec la grâce d’un paon. Jusqu’à ce que j’arrive face à la Brute… Littéralement vert de colère, victime d’une profonde entaille sur l’un de ses bras, il se tourne vers moi en hurlant et me décroche un violent coup de poing de son autre bras, encore valide. Ce qui est étonnant avec ce géant, c’est que malgré son "encombrement", il semble quand même bien rapide… Je prends donc sa beigne de plein fouet, ce qui stoppe net toute avancée, m’envoyant m’écraser un peu plus loin sur les planches du ponton. Je me ressaisis le plus rapidement possible mais ce n’est manifestement pas suffisant, voilà qu’il me soulève d’un simple coup de pied, m’envoyant à quelques mètres de là.


- "GRUUUUAH"

- "Ferme-la !"


Alors que La Brute s’apprête à me charger à nouveau pour me briser les os, Yuzu arrive derrière lui et tranche au niveau de son mollet gauche. Un hurlement de douleur à en faire trembler le ponton plus tard, le géant se retourne pour attraper mon binôme, qui par chance a le réflexe de lancer un fumigène pour s’esquiver. Mais je ne compte pas laisser passer ma chance, d’un bond je me remets sur pieds et je m’élance en direction du nuage de fumée, sabres vers l’arrière. Devinant la position de mon adversaire au vu de sa masse visible au cœur de la fumée, je charge avec mes sabres pour lui porter une attaque en estoc. Mais surprise, son énorme main verdâtre sort soudain du nuage de fumée et me choppe directement à la gorge sans que je puisse l’éviter. Stoppé net dans ma lancé, c’est alors que je le vois sortir de la fumée qui se dissipe, le visage déformé par la rage et sans doute par la douleur de ses différentes blessures.


- "Avengers FAMILLE !" me hurle-t-il dans un torrent de postillon qui m’arrive en pleine gueule.


Craignant qu’il ne me brise la gorge, ou qu’il me bouffe tout simplement, ne pouvant me dégager, je plante alors mes deux lames dans son bras pour tenter un ultime coup de bol. Hurlant de douleur à nouveau, il me lâche et c’est Yuzu qui me bondit dessus pour me dégager de la. On tombe tous les deux un peu plus loin, au milieu de cette bande de dégénérés qui ne perdent pas une seule seconde pour essayer de nous attraper. Privé de mes sabres, qui se trouvent toujours plantés au travers du bras de La Brute, j’attrape alors la lame courte de Yuzu alors qu’elle commence à lancer quelques shurikens sur les imprudents qui tentent de l’atteindre. Le premier gaillard qui essaie de me tuer donne un large coup de sabre d’abordage, que je peine à esquiver tant mes membres commencent à s’endolorir de cette bataille. La lame m’effleure la cuisse, taillant en surface et je lui tranche la gorge au passage en jurant. Ramassant son sabre d’abordage, je me jette sur l’adversaire suivant, armé d’un fléau, tirant avantage de sa lenteur d’exécution pour lui taillader violemment le torse. Je jette alors un rapide coup d’œil à mon alliée du Baroque Works qui est aux prises un peu plus loin. Furax Beruko et quelques sbires des Avengers, c’est bien assez pour la petite dame. Pas question de lui laisser La Brute, je me retourne donc dans sa direction, prêt pour un second round.
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