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Ce n'était pas vraiment une brute, il manquait juste un peu d'amour.

Quelques semaines auparavant :

Après avoir végété et réduit drastiquement son espérance de vie à cause d’une hygiène de vie déplorable. Jack reprenait finalement la mer avec son acolyte de fortune, Mister Woods. Comme toujours, avec Eduardo les choses étaient carrées ! La rencontre avait lieu en temps et en heure et toutes les modalités de la mission avaient été soigneusement retranscrites par écrit dans un contrat signé par les différentes parties.

Jack n’était pas vraiment à l’aise avec ce genre de formalités administratives, la paperasse ce n’était vraiment pas son truc. Lui son truc, c’était avant tout d’éclater des tronches, se torpiller au rhum et peloté des gros nibards. Donc du moment que la paie tombée en temps et en heure, il était entièrement satisfait. Car son train de vie, mine de rien, lui coutait rudement cher, à tel point qu’il avait noté dans un coin de sa tête, l’idée d’ouvrir un bordel et une rhumerie dès qu’il serait en mesure de le faire.

Lors de son entrevue dans une petite salle à l’abri des regards dans la fameuse taverne « Le repère du Capitaine Kid » .endroit qu’il avait d’ailleurs précédemment en partie saccagé. D’ailleurs était-ce sa nouvelle prime ou les relations du Cartel, mais étrangement le personnel ne lui en avait pas tenu rigueur. Même les vigiles à l’entrée n’avaient pas montré le moindre signe d’hostilité. Skellington s’était donc entretenu sous la directive d’un des émissaires du Cartel avec un gros tas qui se présente sous le titre de Lord Burritos ! Rarement le pirate avait eu l’occasion de croiser une personne avec autant de manières. Non seulement sa panse débordée sur la table, mais en plus il ne cessait d’interrompre les explications du sous-fifre d’Eduardo pour demander telle ou telle précision. Et pour couronner le tout, il mangeait comme un véritable porc ! Insupportable, et Jack se disait qu’il allait devoir en plus le supporter pendant un sacré moment. Non, impossible ! Ce porcelet passerait par-dessus bord en deux jours à ce rythme.

A ses côtés se tenait un homme qui semblait être le responsable de sa sécurité. Autant vous dire qu’il était à cran depuis que son patron avait foutu son orteil potelé sur Rokade. L’homme n’arrêtait pas de jeter des regards inquiets autour de lui. Il faut dire qu’au vu de leur dégaine, il n’avait pas vraiment l’air d’être du coin. C’est donc au terme d’un interminable repas que Jack pu enfin se dégourdir les pattes pour rejoindre leur embarcation. Récupérant au passage son partenaire pour cette nouvelle expédition.

« HEY ! TOM BOOBS ! EN ROUTE ! C’EST L’HEURE DE PRENDRE LA MER LE POIVROT !  »

Burritos haussa les sourcils en voyant Tom se pointer vers lui d’un pas nonchalant. Ce saligaud avait dû encore cuver toute la journée, mais qu’importe. Skellington l’avait vue en action, il savait manier une épée mieux que la moitié de ce foutu trou à rat. Le Lord souffla quelques mots à son garde du corps qui s’empressa de faire passer le message à Jack :

« Non pas que je remets en doute vos compétences, mais concernant cet individu et sa bande de dépravés… Nous avons quelques doutes ! »

«  
Ne vous inquiétiez pas les nobliaux ! Il n’en à pas l’air, mais c’est un sacré cogneur. Il a foutu une de ses branlées à un lieutenant de la Marine il y a quelque temps. Ce sont tous des gars d’expérience ! »

Au même moment Wood se prenait les pieds dans une caisse en bois qui trainait au sol et chuta lourdement.

« 
Bon, j’en conviens il à besoin d’un peu de repos là !  »

Skellington resta quelques instants bouche bée devant le navire qui les attendait. Ce gras double de Lord avait surement autant de Berry que de bourrelets ! Ce n’était ni plus ni moins qu’un foutu galion qui les attendait.

«  
Sacrée non de dieu ! Bordel le Lord tu ne fais pas dans la demi-mesure. »

« J’aimerais autant que possible que nous gardions le vouvoiement lors de nos échanges… Nous n’appartenons pas au même monde, monsieur Skellington ! Voyez-vous je suis le.. »

Mais le pirate ne l’écoutait absolument pas, bien trop occupé à étudier les lignes du galion. C’était une pure merveille ce bateau, combien avait-il pu couter à son propriétaire ?!

À bord, environ une centaine de marins et presque autant d’hommes en armes, des mercenaires à la solde du gras double. Une véritable petite armée se tenait ici sur le pied de guerre et parait à toute éventualité. Pourquoi avoir besoin des services de Jack et du cartel quand vous possédez tout ça ? Le lord s’éclipsa à bord pour rejoindre sa cabine taille XXL. De leur côté les nouveaux arrivants furent tous conviés à rejoindre leurs quartiers respectifs cette nuit en attendant l’appareillage au petit matin. Skellington et Woods avaient la chance d’avoir une cabine individuelle comme prévu dans le contrat, tandis que le reste des troupes devaient se contenter de pioncer avec le reste de l’équipage.

En attendant que la nuit pose son voile sur l’île, Jack profita du temps libre pour se balader sur le pont et bien évidemment prendre la barre en main tout en donnant des instructions farfelues à Woods.


***

La semaine de traversée était passée au final relativement vite ! Le Lord n’était sorti qu’au final qu’à de rares occasions sur le pont de son immense embarcation. Préférant s’isoler dans sa cabine pour passer ses journées à se cultiver soi-disant. Mais Skellington ne comprenait pas trop comment c’était envisageable de passer ses journées à… lire ?! Il avait pris ses marques avec l’équipage dans sa grande partie. Pourtant, impossible pour lui de pouvoir échanger avec le bataillon de soldats, autant leurs responsables que les truffions évitaient les pirates comme la peste. Jack l’avait compris dès l’instant qu’il avait foutu le pied sur le galion qu’ils n’étaient pas les bienvenus. En même temps leur présence était ni plus ni moins qu’une insulte pour eux. Comment une bande de vauriens pouvaient-elle se prévaloir d’assurer la sécurité du convoi ?
Leur responsable, le Commandant Henry comme il aimait se faire appeler, alors qu'il s'agissait que d'un ancien sous-off reconverti dans le mercenariat pour des motifs financier. Ce dernier ne cachait même pas son dégout lorsqu’il les croisaient. C’était lui qui escortait le Lord lors de leur première rencontre heureusement l’embarcation était assez vaste pour que chacun puisse délimité son territoire.

Cependant, les considérations personnelles n’avaient pas leur place ici. Et le Commandant le savait pertinemment, sa hiérarchie ne permettrait aucun écart de conduite pour ce genre de broutilles. Il envoya donc l’un de ses hommes prévenir Jack et les siens de se tenir prêts, et surtout d’arrêter de boire, car l’île d’Amerzone n’était plus qu’à une journée de navigation.

«  
Bon, cette mission est pour le moment chiante à mourir ! J’espère qu’on aura un peu plus d’action. Car si cela continue, je vais finir par me faire cette merde d’Henry. Je déteste par dessus-de-lit l’uniforme Paul, alors me faire toiser à longueur de journée par un type avait un balai dans le cul qui se prend pour un Amiral ! Je n’en peux plus ! Crois-moi, Eduardo il va se faire foutre la prochaine fois avec ce genre de contrat, je m’en branle si cela paie bien ou non ! On se fait chier ici MERDE !  Puis attends, j’ai essayé de me renseigner un peu auprès de l’équipage.. Tout le monde me regarde avec des yeux ronds quand j’évoque le sujet de la transaction, les fameux « Fauves ». Subitement, les gars perdent leur langue ! Monde de fou ! Moi je te lis Moods ! Tiens repasse moi un peu de ton rhum, à défaut de remettre ce monde dans le droit chemin, je vais me mettre la tête de travers !  »


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Il semblerait bien que ce séjour sur Rokade touchait à sa fin. Le cartel dont Tom était désormais étroitement lié par le biais de Skellington convoqua celui-ci pour un nouveau job. Les détails de ce voyage étaient assez flous pour l’ivrogne et ses hommes, de toute manière, le vagabond avait probablement tout le loisir de le découvrir durant la traversée.

Cependant, le départ de cette île ne pouvait pas se faire sans une dernière fête. Tout ce joyeux équipage réquisitionna alors inconsciemment une taverne à proximité du port afin d’y écouler tous ses stocks d’alcool. La soirée battait son plein, les bagarres d’ivrognes s’enchaînaièrent durant toute la soirée. Affrontements désordonnés dont Tom sortira vainqueur. Ces bagarres à répétitions l’ayant remis en forme et même renforcé depuis ses précédentes blessures.

Le rendez-vous était prévu en début de matinée. Ce fut Alden qui dû réveiller non sans mal l’ivrogne encore assoupi en plein milieu de la taverne ravagée par tout ce grabuge. Le pirate rassembla alors tous ses hommes impatients à l’idée de partir enfin de cette île, n’oubliant pas néanmoins leur objectif de traquer l’équipage des rafleurs une fois ce boulot terminé.

Tom et sa fière bande de vagabonds des mers débarqua alors sur le port où Jack et les autres semblaient n’attendre qu’eux pour embarquer. Derrière eux trônait un immense navire rendant totalement ridicule les autres rafiots amarrés aux alentours.

En approchant de Skellington, ce cher Woods, toujours aussi titubant semblait attirer tous les regards vers lui. Des regards presque inquiets face à l’apparence de leurs nouveaux alliés. L’ivrogne, dans toute sa splendeur, trébucha alors sur une simple caisse, venant accroître les soupçons évidents sur ses qualités qu’émettent les probables commanditaires de ce job. En se relevant, l’ivrogne se contenta de lever légèrement sa main en signe de salutation tout en ajoutant un simple :

“B’jour.”

Toujours dans un semi état d’ivresse et de gueule de bois, Tom n’écouta pas un seul mot qui fut prononcé par Skellington et ce gros tas présent à ses côtés. Après quelques interminables discours de la part des commanditaires, tout ce beau monde embarqua finalement à bord. Pour se faire, deux nouvelles recrues de Tom vinrent aider leur nouveau boss à monter à bord de ce géant des mers.

Après une sieste bien méritée, l’ivrogne était à nouveau d’attaque et clair d’esprit. Celui-ci fit alors un long tour du propriétaire, observant chaque petit élément venant composer le pont gigantesque de ce navire. Tout en effectuant ce tour du propriétaire, Woods remarqua aisément les regards méfiants où dédaigneux que lui jetait ce qui semblait être des soldats venant composer la garde de cette embarcation.

Le reste de la journée fut assez calme, le vagabond se contenta de traîner avec Skellington tout en s’échangeant conseils et banalités. Les deux ne semblaient avoir qu’une hâte : débarquer sur la fameuse île où leur mission débutera enfin. Quelle mission d’ailleurs ? Celle-ci semblait être encore assez floue autant pour Tom que pour son acolyte.

Les jours s’écoulèrent péniblement à bord de ce navire à l’ambiance assez étrange. Tom, Jack et les autres pirates ayant naturellement choisi de rester principalement entre eux allant même jusqu’à festoyer dans leur coin sous les regards inquisiteurs des autres. A bord de cette embarcation, seul Skellington semblait avoir un minimum de crédit aux yeux de ces soldats et du commanditaire. Tom et sa bande n’étant probablement vus que comme des nuisibles dispensables et inutiles. Toutefois, cette situation ne tracassa pas bien longtemps le vagabond et son équipage qui ignorèrent bien assez vite ce genre de futilité.

C’est alors que les choses sérieuses allaient vraisemblablement débuter. Un soldat vint nous annoncer que notre arrivée était imminente. En entendant cette nouvelle, Skellington se saisit alors de la boisson de Tom avant de l'engloutir d’une traite tout en continuant son monologue.

“Tu n’auras pas à côtoyer ces péteux bien longtemps. D’ailleurs, que comptes tu faire une fois ce job terminé ?”

Ce genre de missions pour le compte du cartel semblait ennuyer de plus en plus ce colosse en manque d’action, et puis bon, Tom, Alden et les autres avaient déjà un plan de route une fois ce boulot accompli. C’est donc dans cette optique que l’ivrogne s’interrogea sur l’avenir de ce pirate à la force démesurée.

Le navire n’était plus qu’à quelques minutes de navigation de cette île. Depuis un petit moment déjà, la plupart de l’équipage s’était amassé sur les abords de l’embarcation afin d’y observer cette terre où nous allons bientôt accoster. Cependant, Alden eut alors comme un mauvais pressentiment, une sensation inexplicable et infondée qu’il ne pouvait néanmoins pas s’empêcher de ressentir en voyant l’île s’approcher.

“J’ai un mauvais pressentiment Tom, je ne sais pas pourquoi mais je sens que cette mission cache un truc tordu.”

“Je te pensais pas si craintif Alden, avec un tel groupe à nos côtés, je ne vois pas ce qui peut nous arriver de mal.”

“Si tu le dis…”
    Des cloaques puants, il y en a une multitude sur ces mers. Le Cimetière d'Épaves, Las Camp, Zaun, Rokade… Des lieux de débauche, où le plus fort domine avec un irrespect total pour la loi et la justice. Des îles où la seule solution que le gouvernement ait trouvé pour les civiliser est de les purger et de tout recommencer. L’Amerzone, c’est pire que ça. Non seulement les habitants sont intrinsèquement mauvais et crades, ils sont également extrêmement cons par essence. L’île elle-même semble abandonnée par les dieux : la nature semble avoir chassé tout ce qui est bon et beau en elle pour faire un concours de création d’horreurs toutes pires les unes que les autres. De toute manière, bien que cette île ait une présence militaire quasiment inexistante, on n’y trouve aucun pirate qui y a fait son trou. Et pas l’ombre d’une cellule révolutionnaire non plus. D’ailleurs, même les marines qui sont en poste à Fort Plud sont facilement considérés comme étant la couche de crasse au fond de la marmite militaire. Vraiment, l’Amerzone, c’est le pire du pire de ce qui se fait en matière de… D’à peu près tout en fait.

    Shigan ! Mon doigt fuse à pleine vitesse et transperce de part en part un de ces horribles moustiques et l’explose en plein vol.
    Lieutenant-colonel ! Pour la dernière fois, enduisez-vous de boue, ça éloignera les maringouins !
    Négatif soldat ! Saloper mon uniforme et mes médailles avec de la glaise et qu’on me prenne pour un de ces clodos de Fort Plud ? Sans façon !
    Leurs uniformes ne risquent pas d’être sales, vu qu’ils ne les portent même pas…
    L’article D4137-3 stipule que tout militaire en service porte l’uniforme, et qu’il doit être porté dans la plus stricte correction, il en va de notre image !

    Oui, enfin, il en va de notre survie… Je suis sûr que le haut commandement ne…
    Notre survie ? J’éclate une autre de ces satanées bestioles. Ce sont des moustiques, soldat. Il suffit de les écraser.
    Parlez pour vous, Lieutenant-colonel… Mais nous on est des humains normaux ! Hier soir, nous avons vu une horde de ses machins vider de son sang un phacomochère entier !
    Eh…


    Après avoir passé une nuit d’un inconfort total au sein du fameux Fort Plud, nous nous enfonçons dans les profondeurs de l’île. Nous avançons lentement en descendant une “rivière”, si tant est qu’on puisse l’appeler ainsi vu qu’elle est plus composée de vase que d’eau, à bord d'embarcations miteuses qui craquent de toute part. Informés du point de rendez-vous des pirates et des négriers bien en avance, nous avons pu préparer une stratégie. Attendre nos cibles en mer, ou proche des côtes, n’était pas une option : ils nous verraient venir à des miles à la ronde. Rien que la présence d’un seul bateau de la marine dans le coin est suspect, vu le peu d’intérêt que présente cette île. Et il aurait été trop risqué pour les esclaves transportés de se battre en mer. La seule solution, c’est bel et bien de leur tendre une embuscade depuis l’intérieur des terres. Enfin, des marais, plutôt.

    Je crois qu’on quitte le territoire des glaiseux. On arrive chez les zoniens, Lieutenant-Colonel.
    Vous croyez, ou vous en êtes sûr ?

    Très honnêtement, j’en sais rien. Déjà que la topologie de l’île n’aide pas et que tout se ressemble, cette carte est tout bonnement dégueulasse. Elle est mal écrite, toute froissée, et je pense que ce que j’ai pris plus tôt pour des bourbiers n’étaient en fait que des tâches de gras. On n’y comprend que dalle.
    Tsssssk, passez-moi ça. Je me saisis de la carte entre ses mains.


    Alors ?
    Effectivement, cette tâche de gras semble être un obstacle menaçant.
    Lieutenant-Colonel ?
    Ou… Oui… On doit effectivement arriver chez les zoniens.
    Ma voix est hésitante. Force est de constater que cette carte est illisible. N’y a t-il vraiment personne sur cette satanée île sur qui je puisse compter ? Les marines du Fort Plud sont absolument irrécupérables ! Mon enseigne peste et boude dans son coin en tournant la tête. Puis d’un coup, s’exclame.
    Lieutenant-Colonel, voilà l’autre bataillon !

    Je me retourne dans la direction qu’il pointe du doigt. Au détour d’un des immenses arbres qui constituent la mangrove de l’île se trouve un tout petit village, dans lequel s’affairent des marines sous les regards médusés des bouseux locaux. Les blues sont en pleine effervescence en ce moment, et le fait que l’ex-Corsaire Gluttony sévisse désormais sur ces mers d’habitude calmes n’en est que la preuve. Alors, même si je suis sur une bonne lancée et définitivement en train de faire décoller ma carrière, mes supérieurs ont jugé nécessaire de faire appel à des renforts. “Vous allez voir, Raines, Seikyuu est pareil que vous !”, m’avait-on dit. J’avais tout d’abord pensé tomber sur un autre jeune marine épris de justice et d’ordre, et appliquant à la lettre le règlement.

    Nos barques s’enfoncent dans la boue au plus proche du village, et nous posons le pied dans ce sol spongieux, humide et malodorant. Je m’approche des soldats en effervescence, et essaie d’identifier celui qui donne les ordres. Dans la vie, il y a deux types de chefs. Les leaders comme moi, qui mènent par l’exemple et… Et il y a ceux qui donnent les ordres et s’occupent de l’inspection des travaux finis. Quand je demande à un soldat où se trouve leur supérieur, il m'indique un type qui fait une sieste dans un coin, et qui renvoie tous les signaux du vagabond qui termine sa nuit. Très vite, je déchante en me rendant compte qu'il s’agit du fameux Commandant Seikyuu. Il a les cheveux longs, attachés en désordre en catogan. Sa chemise, mal lavée et mal repassée, est pleine de traces de brûlures. Et surtout, je m’en rends compte en m’approchant de lui… Il sent une épouvantable odeur de tabac froid, qui me pique immédiatement le nez et les yeux. Et pourtant, vu que ça fait deux jours que je suis en Amerzone, j’aurais pensé m’être habitué aux mauvaises odeurs !

    Commandant Seikyuu, je suis le Lieutenant-Colonel Raines. Ravi de faire votre connaissance. Il se relève tranquillement, pas pressé pour un berry, et s’allume directement une cigarette sans même lever les yeux vers moi. Il tire une taffe, puis m’adresse la parole en s’étirant.
    Déso', si j’fume pas ma clope au réveil, j’suis d’mauvaise humeur. Il marque une très courte pause. C’est vous le fameux Raines ?
    Lieutenant-Colonel Raines, pour vous, Commandant. Je le corrige sèchement. C’est à croire que l’Amerzone déteint sur lui ! En tout cas, heureusement qu’il l’a fumée sa cigarette, sinon… J’ose à peine imaginer s’il pouvait être plus exécrable.
    Ok comme vous voulez, c'est vous l'chef après tout, Lieutenant-Colonel. Il lève les deux mains au ciel comme pour faire un mea culpa sarcastique, mais je sens qu’il se fiche un peu de mes remontrances. Par contre, alors qu’il continue de s’étirer, je commence à mieux comprendre pourquoi on m’avait parlé de similarité entre lui et moi… Pas besoin d’attarder mon regard trop longtemps pour que ça n’en devienne gênant sur son corps pour comprendre qu’il est solidement bâti. Très solidement, même. Il est sans doute même aussi fort que je ne le suis à l’heure actuelle. J’esquisse un léger sourire. Parfait. Le protocole et le respect du code sont primordiaux chez un marine…Mais pour ce genre d’opération, sans la force brute, impossible d’aller bien loin.

    Vos hommes sont en position ? Alors que mes hommes et moi-même avions passé la matinée au Fort Plud pour essayer de déterminer s’il y avait quelques hommes qui valaient la peine d’être emmenés avec nous (spoiler, il n’y en avait aucun), le Commandant Seikyuu était parti au petit matin pour baliser la zone et préparer le terrain. A la mi-journée, heure de la transaction, quand les pirates arriveront, ils seront pris au piège, encerclés de toutes parts. Une opération coup de poing, simple et efficace, nette et sans bavure…

    A condition que le Commandant Seikyuu en ait effectivement dans le ventre.
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    « - Ok bande de moules ! Rassemblez-vous !
    - Il nous veut quoi l'commandant encore ... commence à râler l'un des matelots.
    - J'sais pas mais ... putain regarde, il est .. !
    - Commandant Seikyuu .. ! cri Yume pour interpeller son supérieur.
    - Pas maintenant Yume, j'vais leur donner mes directives comme tu l'voulais. Alors ne me dérange pas, tu veux bien ? »

    Le pied gauche levé, se reposant sur un tonneau d'eau placé devant lui de trois-quarts, le Commandant prend position face à ses hommes afin de rassembler ses troupes. Dès demain, si tout se passe bien, le Lieutenant-Colonel doit les retrouver en compagnie de ses hommes pour, à eux d'eux, créer une unité solide afin de stopper un trafic d'esclaves dont la marine a eu vent quelques jours auparavant. Et d'après leurs informations, des pirates en seraient à l'origine. La situation parfaite pour l'orphelin de Logue Town, détestant les injustices tout comme l'esclavagisme que certains pirates comme nobles de ce monde, se donnent à cœur joie.

    ~~~

    Quelques heures auparavant, l'équipage avait pris place au sein d'une mangrove de l'île jointe à un village de locaux, à côté d'une crique parfaite pour le commerce qui allait se dérouler le lendemain, à l'abri des regards venant des eaux claires de la mer du Sud. Se faire repérer aussi bêtement serait tout de même cocasse, pour une intervention surprise comme celle se préparant actuellement vous ne trouvez pas. De ce fait, quelques heures avant, tout le monde installa sa tente et commença à prendre ses marques. De son côté, Seikyuu parti faire du repérage afin de repérer les lieux de façon à placer ses hommes de manière aussi intelligente qu'efficace. Et ne connaissant pas les lieux, le drogué, fumant comme à son habitude une bout d'herbe bien corsé, était accompagné d'un local après lui avoir expliqué après de nombreuses minutes qu'ils ne leur voulaient pas du mal, bien au contraire. Expliquer à des indigènes qu'on n'est pas là pour les coloniser, mais simplement arrêter les colonisateurs ? Compliqué en effet.

    Par chance, la mangrove au cœur de laquelle ils se trouvent est faite en sorte qu'il n'y a qu'un seul chemin possible. En pénétrant en son sein, le navire devra manœuvrer difficilement pour faire demi-tour, si l'ennemi souhaite s'enfuir. Ou alors autre solution, traverser le village construit par de petits pontons tout autour, pour prendre la rivière principale et s'enfoncer toujours plus au fin fond de l'île. S'ils veulent pouvoir procéder à un quelconque échange d'esclaves, ils vont devoir poser pied à terre, histoire de faire ça tranquillement sans rester sur une mer agitée comme celle qui entoure Amerzone. D'ailleurs, cette île porte bien son nom. Pour le commandant, même s'il se parfume à coup d'herbes bien épicées, l'environnement ici a tout pour rendre la vie merdique à ses habitants. La boue qui se mêle à l'eau et à la végétation expulse une odeur nauséabonde en plus d'avoir une faune totalement délirante. L'ardent n'apprécie guère la nature ...

    *SBAFF*

    « - Nom de dieu ! Regarde donc la taille de c'cui-ci ! braille le commandant, montrant fièrement sa main pleine de sang du maringouin gigantesque qu'il vient d'éclater en plein vol.
    - Zboulbou maringouin sglo loustik papoye localito descal
    - Ouais ouais tu m'en diras tant Zoulzi
    - Zboulbi
    - Boulbi
    - Zboulbi !
    - Boulzi
    - Zboulbi !!!
    - Oh c'est bon Bobi, pas la peine de t'emporter hein ! Sans nous, vous seriez encore entrain d'vivre dans vos arbres qui pus, à vous faire bouffer par vos saloperies de Wendigo chelou là, à bouffer de la semence de tronc en guise de miel et puis ... hein. Naméoh.
    - Ce que je voulais dire, même si vous êtes trop idiot pour retenir mon nom, c'est que ces moustiques s'appellent des maringouin et sont assez vorace.
    - BORDEL MAIS BOBI ... ! Tu parles notre langues ??!
    - Bah oui. Tout le monde le sait ... »

    Le torse nu parce qu'il fait sacrément humide dans la région, le commandant du haut de sa bute accompagné de Zboulbi-Bobi mettent en place le plan d'attaque. Peu de temps après, Seikyuu en compagnie de sa vice-lieutenante ont comme l'autre dirait, passé du bon temps. Oui, ceci n'a rien à voir avec Bobi mais ça amène le pourquoi du comment face aux soldats de la marine. Sur l'oreiller, après avoir profité des personnes athlétiques de l'homme, Yume le pousse vers ses obligations hiérarchiques, devant former ses hommes et les envoyer tenir leur position. Car contrairement à ce qu'il pense, le lieutenant-colonel arrive dans quelques minutes et non pas le lendemain.

    Pour un type aussi sérieux que Seikyuu, c'est étrange qu'il se trompe ainsi ...

    ~~~

    « - Donc ... reprend le bougre, précédemment distrait par l'intervention de Yume. Faut dire qu'elle en a sous l'capot. Le plan .. Avec Bobi ici présent, c'est qu'on va se diviser en trois unités avec les hommes du lieutenant-colonel. Nous serons tous disposés autour de la mangrove afin d'entourer les navires des marchands d'esclaves pour les tenir en tenailles. Lorsqu'on aura confirmation de l'échange, la moitié d'entre nous ira sauver les esclaves de ces raclures et l'autre, caressera la douce peau de leurs culs à l'aide de leurs pieds. Des questions ?
    - Oui ... Pourquoi vous ne portez pas d'habit commandant ? Au moins un caleçon non ? »

    Et là, comme un flash, Seikyuu se rappelle. Une partie de jambes en l'air, une discussion, ça l'emmerde, il sort de sa tente en furie pour rassembler ses hommes afin de tenir ses fameuses obligations hiérarchiques pour ensuite, retourner s'occuper de sa belle. Beau bordel oui.

    « - Bah quoi ? On est dans la jungle non ? Faites gaffe aux anacondas messieurs ... héhéhé »

    Rire de beauf, dégoûtant la plupart des matelots présents, le commandant retourne dans sa tente encore à moitié endormi de la sieste qu'il a pu faire après l'acte et avant sa discussion pour s'habiller. Quand d'un seul coup, Yume en léger débardeur blanc, rentre à nouveau dans les appartements de ce bon vieux Seikyuu.

    « - Quoi t'en veux encore ? On risque de se faire cramer par les gars si on continue ... dit-il comme s'il était le plus discret.
    - Tout le monde le sait Commandant ... Même Bobi ...
    - Hein ?
    - Je venais pour vous informer que le lieutenant-colonel est déjà là avec ses hommes, il vous attend.
    - Oh merde !  »

    Furtif, le bougre de touc enfile un bas en se faisant aidé par sa subalterne et sort comme si de rien n'était de sa tente s'allumant une clope, les yeux encore collés. Aussi grand et musclé que lui, le fameux lieutenant-colonel Raines ne discrédite pas sa réputation ; tout comme Seikyuu, il est taillé et beau garçon. Mais Seikyuu est mieux. Bien mieux.

    « - Ne vous inquiétez pas chef, mes hommes se mettent en place tout autour de la mangrove afin de se faire discret. On va ensuite attendre qu'ils pénètrent à l'intérieur pour attaquer et leur bloquer la route. Aucune sortie, aucune chance de survie. Ca vous convient ? »

    Nuage de fumée expulsé en plein visage de son interlocuteur, Seikyuu reste détendu en vue de la journée qui s'annonce. Même s'il ne devrait pas ...
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    Jack était au bout de sa vie, les derniers jours de traverser avait été une véritable purge pour lui. À deux doigts de se foutre en l’air ou de commettre un véritable carnage dans les rangs des mercenaires présents avec lui sur le navire. Exception faite de la bande à Woods, il ne pouvait piffrer plus personne à bord. Plus d’une fois, la situation frôla la catastrophe, il ne se passait pas une seule journée où il ne regrettait pas d’avoir accepté cette foutue mission.

    Alors quand leur navire accosta finalement près des côtes d’Amerzones, il ne se fit pas prier pour être le premier à monter dans la chaloupe les menant jusqu’au rivage. Bousculant sans ménagement les mercenaires à la solde du petit lord de pacotille.

    L’air était devenu difficilement respirable dans le coin, le taux d’humidité devait battre tous les records. Skellington n’avait pas fait le moindre effort à part poser son gros postérieur dans l’embarcation, pourtant il était déjà dégoulinant de sueur.

    « C’est quoi ce climat de merde ?! »

    L’un des rameurs se tenant en face de lui afficha en guise de réponse un sourire composé d’un seul chicot qui n’avait pas bonne allure.

    Jack le fixa dans les yeux le petit comique avant de détourner le regard vers l’ile, là-bas sur la petite plage où se tenait un groupe d’hommes qui leur faisait de grands signes. Au moins la mission se dérouler pour le moment sans véritable accroc, les gars du Capitaine Landric étaient ponctuels !
    Maintenant il ne restait plus qu’à les suivre en direction du point de rencontre, surveiller la transaction et faire route vers Rethalia. Cet enflure d’Eduardo allait raquer cette fois-ci, rien que l’idée de devoir de nouveau naviguer avec cette bande de cons lui filait des nausées.

    Une fois le pied-à-terre et les formalités d’usages effectués, la troupe composée d’environ cent-cinquante hommes se mirent en route en direction du cœur de l’ile. Derrière les émissaires, les gros bras du Lord se taillaient avec la plus grande des difficultés un chemin dans l’épaisse végétation. Skellington avait décidé de rester un cran derrière, jusqu’au cas où il s’agisse d’un piège. Il ne voulait pas être le premier à se retrouver avec une flèche dans la gorge. À ses côtés se tenait l’équipe de Woods, en prise avec une nuée de moustiques gonflée aux hormones. Jack avait déjà dû en buter une bonne dizaine, pourtant ils revenaient inlassablement à la charge. À ce rythme il finirait sans la moindre goutte de sang avant le coucher du soleil.

    Se retournant vers son comparse :

    « Hey Wood ! Fais gaffe, à ce rythme tu vas te retrouver à jeun, ils vont pomper tout l’alcool qui se trouve dans ton sang ! »

    Le pirate avait retrouvé un peu de sa joie de vivre maintenant qu’il pouvait se dégourdir les pattes librement. Derrière eux se trouvait le commandant des mercenaires en compagnie de Burritos qui avaient le cul sur un fauteuil porter par quatre pauvres bougres à l’article de la mort. Ils avaient d’ailleurs manqué à plusieurs reprises de cabaner, Jack aurait payé très cher pour voir ce gros tas se rétamer la face dans la boue.

    Soit disant que le point de rendez-vous n’était qu’à une petite heure de marche, pourtant il avait l’impression de marcher depuis des jours dans cette mélasse malodorante qui vous colle aux pieds. Et comme si cela ne suffisait pas, il fallait aussi faire gaffe à la faune locale, car les moustiques étaient certes chiants et particulièrement agressifs. Mais Jack fit la mauvaise expérience de se retrouver nez à nez avec une énorme araignée qui descendait d’un arbre. Ayant une peur bleue de ce genre de saloperies, le pirate dégaina son arme avant de faire feu ! Provoquant un vent de panique dans l’ensemble de la colonne !

    le Commandant Henry furieux se dirigea à la hâte vers le responsable de tout ce tintouin  :  

    « MAIS QU’EST-CE QU’IL VOUS PREND SKELLINGTON ?! VOUS ÊTES TOTALEMENT TIMBRES !  JE VOUS L’AVAIS BIEN DIT MON LORD DE NE PAS ENGAGER CE GENRE DE VERMINES ! INCAPABLE DE GARDER LEUR CALME DEVANT UNE ARAIGNÉE, CE SERA QUOI DEVANT UN VÉRITABLE ADVERSAIRE ! »

    Furieux, le pirate était à deux doigt de lui exploser la tronche avec sa seconde munition. Tant pis si cela devait foutre en l’air la mission et certainement sa vie et celle de Woods. Mais son doigt le démanger affreusement. Il n’avait plus qu’une seule envie, d’appuyer sur la détente pour lui faire voler en éclat sa gueule de con.

    Ressentant une aura d’une violence sans pareille autour de lui, le mercenaire recula de quelques pas et dégaina son arme à son tour. Quelque chose ne tournait vraiment pas rond chez cet individu. Heureusement pour le mercenaire, le Lord décida d'intervenir pour calmer tout ce petit monde : 

    « DU CALME MONSIEUR ! DU CALME ! Monsieur skellington, évitez à l’avenir ce genre de fantaisie, je vous prie.  Quant à vous, Henry concentrez-vous sur la mission, dois-je vous rappelez les sommes en jeu ? »

    Skellington afficha un large sourire devant l’officier, un sourire carnassier qui en disait long sur ses projets le concernant. Autant l’idée de devoir affronter une bestiole à huit pattes lui filait des cauchemars, autant l’idée de devoir l’envoyer dans l’autre monde l’enchantait au plus haut point.
    Le temps allait être maintenant encore plus long, il devait non seulement prendre son mal en patience à travers cette jungle hostile, mais aussi résister à ses pulsions meurtrières.
    La troupe reprit son rythme de croisière, il ne restait plus qu’une petite vingtaine de minutes en théorie.  
    C’est alors que l’un des éclaireurs, à seulement quelques dizaines de mètres devant eux, se fit attraper par un énorme serpent. Cette attaque aussi soudaine que violente sema la zizanie parmi les mercenaires. Ne sachant comment réagir pour récupérer leur camarade dans une situation pour le moins délicate.

    Jack fit un geste avec son bras pour stopper net Woods, l’occasion était trop belle. Alors que le pauvre homme se faisait littéralement broyer entre les anneaux du reptile, Skellington jeta un regard amusé en direction d’Henry.

    « Incapable de garder son calme devant un vulgaire serpent ?! Mais qu’est-ce que ce sera devant un véritable adversaire ?! »

    L’officier le fustigea du regard, avant d’ordonner à ses hommes de mettre fin à ce cirque. La victime était de toute façon condamnée, alors autant abréger ses souffrances. L'un comme l'autre, ils étaient maintenant convaincu qu'un d'entre eux ne repartirais pas vivant de cette île.
    ***
    Ils étaient enfin arrivés au village qui servait de point de rencontre entre les deux équipages. Ainsi débuta la phase pour laquelle Jack avait été recruté pour cette mission, l’échange de marchandises. Avec d’un côté un coffre rempli de pièces d’or et de l’autre les fameux Fauves. Pourtant, Jack après avoir balayé plusieurs fois du regard l’endroit ne découvrit pas la moindre trace de cages où d’animaux. D’ailleurs, chose étrange, ce village semblait totalement à l’abandon, pas la moindre trace autochtone, seulement une centaine de gus possédant des gueules à coucher dehors.
    Envoyant un signe de la tête en direction de Woods pour qu’il se tienne prêt en cas de grabuge avec ses gars, Jack se positionna auprès du Lord. Devant eux se tenaient le capitaine Landric et ses lieutenants : 
     
    « Bonjour, messieurs, vous devez être Lord Burritos et vous. Jack Skellington !  J’ai eu l’occasion de m’entretenir avec Eduardo. Mais ne perdons pas de temps, je commence en avoir marre de cet endroit regorgeant de bestioles en tout genre. Comme convenu voici les trois-cents Fauves, de première qualité ! »
    Pendant son discours d’intronisation, le gaillard était plus occupé à chasser les moustiques qui rôdaient autour de lui que d’écouter attentivement les paroles de son interlocuteur. Toutefois, il avait pris soin de garder sur lui l’avis de recherche fourni par Eduardo concernant ce fameux Landric. Il s’agissait d’un type longiligne, avec le corps de recouvert de tatouages. Il abhorrait comme sur son avis de recherche, un large sourire qui se voulait chaleureux. Mais l’agent de Medelin, l’avait expressément mis en garde, ce type était une véritable raclure parmi les raclures. Le genre à vous serrer la main le matin en vous souhaitant une bonne journée, pour finalement vous planter un couteau dans le dos avant la tombée de la nuit. D’ailleurs, en voyant le nombre de brutes qu’ils avaient sous ses ordres, Jack n’était pas mécontent d’avoir avec lui autant de mercenaires.

    Avis de recherche:
    Une odeur de puanteur monta aux narines du pirate, par réflexe il leva son bras pour sentir son aisselle, mais ce n’était pas ça. Scrutant les environs de regards, il découvrit avec dégoût un monticule de cadavres en putréfaction.

    « Charmant la déco, mais un poil trop odorante... »

    Mais son attention fut attirée par du mouvement devant lui, les pirates s’écartèrent pour laisser place à une colonne d’hommes enchainés les uns aux autres par des fers fixés à leurs poignets et chevilles. Ainsi c’était donc ça les fameux Fauves ? Des putains d’esclaves ! Skellington cracha par terre sans la moindre discrétion, ce qui ne manqua pas d'interloquer son entourage. Ce n’était pas un homme avec beaucoup de valeurs, mais ce genre de trafic, lui filait la gerbe.

    « Fils de pute d’Eduardo, tu me l’as bien mise à l’envers sur ce coup !  Ne crois pas que je vais oublier si facilement. »
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    Une fois à proximité de cette fameuse île dont le nom échappait encore à l’ivrogne n’ayant pratiquement pas écouté les différents briefings, ceux-ci embarquèrent sur de nombreuses chaloupes. La traversée jusqu’à l’île se fit en silence. Tom, Alden et Jack étaient dans la même embarcation en compagnie de quelques péquenauds qui servaient d’accompagnateurs dans cette mission. Une fois toute cette foule enfin sur la terre ferme, une traversée à travers ces terres au climat particulièrement désagréable débuta.

    Bien rapidement, de multiples insectes et autres bêtes à la taille et à l’agressivité démesurée vint causer de nombreux tort envers notre groupe. L’ivrogne et ses hommes bataillant sans relâche face à ces horribles moustiques leurs provoquant de multiples piqûres sur les bras.

    Cette courte difficulté n’était rien comparé au reste, l’un des accompagnant fut d’ailleurs dévoré vivant par l’une de ses bêtes. Ce lieu n’était définitivement pas au goût du vagabond et de ses hommes n’ayant tous qu’une seule hâte : terminer ce job et partir d’ici au plus vite.

    Après plusieurs heures d’une pénible traversée, le convoi s’arrêta finalement à l’entrée d’une sorte de village. Celui-ci n’avait rien en commun avec les autres lieux que Tom avait pu visiter durant sa vie d’errance et la chose qui l’interpela le plus fut l’absence totale de vie humaine en ces lieux.

    Tom commença alors à trouver cet endroit de plus en plus étrange. L’ivrogne se tourna alors vers son compagnon avant de lui dire à voix basse :

    “Je commence à avoir le même pressentiment que toi Alden, j'espère que la récompense sera à la hauteur de nos efforts.”

    Ce à quoi le balafré acquiesça d’un simple signe de tête, celui-ci étant bien trop occupé à tenter d’éloigner toutes ces sales bêtes volantes de son visage.

    Un homme à l’apparence singulière se présenta alors au convoi, accompagné d’une bande de brute n’ayant rien à envier au groupe du vagabond. Celui-ci s’adressa directement à Jack et au gros lard semblant s’affaisser de plus en plus dans son siège au fil du temps. Tom vint alors se placer juste derrière l’épaule de Skellington.

    “Tu connais ce type ?”

    En entendant cette interrogation, le colosse tendit rapidement une affiche que l’ivrogne s’empressa de saisir. “Landric la fouine”, en voilà un nom bien pourri, se dit l’ivrogne tout en scrutant l’affiche. Alden et les autres compagnons de Tom virent s’amasser derrière Woods dans l’espoir de pouvoir observer cette affiche.

    C’est alors que de nombreux bruits de chaîne se manifestèrent en face du convoi, poussant l’ivrogne à détacher ses yeux de l’affiche.

    La stupéfaction pouvait facilement se lire sur le visage de Tom. Ainsi donc, ce job avait pour but de récupérer ces esclaves humains ? Cette situation ne plaisait vraiment pas à l'ivrogne. Bien que celui-ci avait par le passé déjà pris en otage des marins, l’esclavage comme tel était d’un tout autre niveau et dépassait largement les limites de l’ivrogne.
    En détournant son regard, l’ivrogne constata immédiatement qu’il n’était pas le seul à penser de cette manière. Skellington semblait plutôt agacé également et ne manqua pas de le faire remarquer.

    “On s’est bien fait douiller sur ce coup la.”

    La remarque de Tom ne sembla pas spécialement perturber les autres membres du convoi. Après tout, ceux-ci étaient probablement au courant de tout ça. Seul le groupuscule de pirate semblait tenu au secret.

    Tom commença alors à s’avancer vers ce dénommé Landrick, prêt à lui en décoller une. Sa tête et son arrogance auprès de ses esclaves avait bien trop agacé l’ivrogne.

    Cependant, en voyant son compagnon s’avancer, Alden le saisit par l’épaule avant de lui faire un “non” de la tête.

    “Le sort de ces esclaves n’est pas entre tes mains. Laisse les autres merdeux se démerder entre eux qu’on puisse se tirer d’ici au plus vite.”


      Le Commandant Seikyuu est un plouc. Il n’est pas bête, et certainement pas faible, mais… Quel manque d’élégance. Quoique ce n’est pas tout à fait exact. Bien sûr, il manque d’élégance, mais je ne m'attendrais pas non plus à le croiser dans une salle de bal au Don des Saints… Non, le plus exact est de dire qu’il manque de la dignité par laquelle nous sommes censés honorer et respecter l’uniforme que nous portons. Alors que les barques sur lesquelles nous nous trouvons et grâce auxquelles nous nous dirigeons vers le lieu de l’opération filent dans la rivière, je reste calme et stoïque, concentré sur ce qui m’attend. Lui, de son côté… Je le vois faire des gestes obscènes et l’entends malgré la distance entre nos deux embarcations raconter des blagues grivoises à ses hommes, qui ne lâchent que des petits ricanements nerveux. Je me rassure en me disant, qu’après tout, chacun à sa méthode pour se préparer à l’affrontement… Et c’est ainsi que nous avançons, lentement, le silence religieux du calme avant la tempête régulièrement perturbé par les bruits de la jungle et les jurons du Commandant Seikyuu.

      Nous rejoignons discrètement, et dans un silence complet cette fois, ses hommes qui sont déjà positionnés et observent les environs. Les pirates ont choisi d’effectuer leur transaction dans un petit village situé contre un à-pic rocheux, isolé au fond d’une cuvette cachée par une épaisse végétation. L’endroit rêvé pour ne pas se faire repérer, surtout quand on est gourmand et qu’on marchande une quantité aussi importante d’esclaves. Le village étant accessible depuis la rivière par trois bras d’eau serpentant de part et d’autre d’une mangrove constituée d’arbres gigantesques, le Commandant Seikyuu avait opté pour la seule option qui se présentait à nous : nous positionner sur les trois accès, anticipant que les pirates viendraient par la voie fluviale pour transporter leur sinistre marchandise. Et pourtant, aucune trace d’embarcation. Il est logique qu’ils aient abandonné leurs plus gros navires avant de s’enfoncer dans les marécages, mais je pensais néanmoins qu’ils utiliseraient des barques plus fines et maniables. Peut-être ont-ils peur de ne pas réussir à gérer tous les esclaves et préfèrent les faire crapahuter pendant des heures au travers de la jungle.

      Ce n’est d’ailleurs qu’en arrivant sur place que je me rends compte de la démesure de la situation. Trois cents esclaves, nus comme des vers et enchaînés, alignés entre les masures du village. Plus d’une centaine de forbans, venus en se taillant un chemin au travers de la jungle. Des corps, d’esclaves comme d’autochtones, qui jonchent le sol. La scène est révoltante, et je suis tout à coup moins étonné qu’ils choisissent de passer par la jungle que le marais en me rendant compte de l’ampleur de la scène. Il va bientôt être le moment d’agir.

      Je me relève de l’énorme racine sur laquelle j’étais quasiment allongé, dans un gainage quasiment parfait pour éviter que de la crasse ne vienne salir mon uniforme, et me retourne vers le Commandant Seikyuu.

      Changement de plan. Ils ont traversé la jungle depuis l’est… Je chuchote à voix basse en sortant la carte toute pourrie prêtée par la division de Fort Plud. Ce qui veut dire qu’ils ont dû laisser leurs bateaux ici, ici, ou peut-être là. Je pointe plusieurs endroits au niveau de la côte est de l’île. Mes hommes vont faire demi-tour et vont s’en occuper.

      Mon enseigne, qui se trouve à côté de moi, hoche la tête et m’adressant un signe de salut, puis part en regroupant mes hommes dans la direction où sont cachées nos embarcations. Le Commandant Seikyuu, de son côté, acquiesce en silence. Ses doigts tapotent frénétiquement l’écorce de l’arbre qui nous abrite. Je le comprends. La vue de ces corps nus, rachitiques et dont les visages ne laissent transparaître que la perte de tout espoir me révulse aussi. A moins qu’il ne réalise que notre intervention est imminente, et qu’il va peut-être falloir utiliser la manière forte. Finalement, il n’est pas si…

      Putain, quand est-ce qu’on y va ? Tant qu’on est planqués, j’peux pas m’en griller une, ça me tape sur les nerfs. Il lâche ça en sifflant entre ses dents serrées et je soupire en me passant la main sur le visage.

      Vice-Lieutenant Scarlett ? La seconde du Commandant Seikyuu se retourne vers moi. Prenez les hommes restants avec vous et retournez aux barques. Déposez-en la moitié à terre, et faites les passer discrètement par la jungle, qu’ils coupent l’accès des pirates.

      Elle ne me répond pas, et lance un regard à son supérieur comme pour demander son approbation qui hoche la tête en silence. Ça la perturbe peut-être que je lui donne des ordres, mais en tant qu’officier supérieur pour cette mission, c’est tout à fait réglementaire. Elle finit par acquiescer et se lève.

      Et vous, qu’allez-vous faire ? Je me retourne vers elle et plisse les yeux, comme pour lui faire part de mon agacement. … Lieutenant-Colonel. Elle se corrige. Bien.

      Je lance un regard vers le Commandant Seikyuu, qui fixe impassiblement les pirates en train de s’affairer à inspecter les esclaves.

      Le Commandant Seikyuu et moi-même allons directement mener l’offensive. Je lâche calmement. Elle hausse le sourcil, circonspecte.
      Comment allez-vous nous signaler d’agir ?
      Ne vous inquiétez pas, vous le saurez bien assez vite !

      Elle acquiesce en silence et s’éloigne regrouper le reste de nos troupes et mener sa mission à bien après avoir échangé un dernier regard avec son supérieur.

      Nous attendons plusieurs dizaines de minutes que nos hommes commencent à se mettre en place et se déploient en éventail à leurs nouvelles positions. Fort heureusement, les pirates sont assez occupés à faire un état des lieux de leur futur cargo… Ce qui n’est pas trop du goût de l’un d’entre eux, qui passe son temps à beugler et à gesticuler dans tous les sens. J’essaie de le discerner un peu plus en détail en plissant les yeux, sans pour autant parvenir à l’identifier. Il dégage toutefois quelque chose qui ne m’inspire pas confiance, une sorte d’aura qui me fait me dire que sous ses airs gueulards et capricieux se cache un pirate particulièrement dangereux… Et puis, il faut aussi avouer qu’il est presque deux fois plus grand que tous les autres forbans… Un demi-géant ?

      On fera particulièrement attention à la montagne de muscles qui remue dans tous les sens, il n’a vraiment pas l’air commode. Je notifie le Commandant Seikyuu de sa présence, bien qu’elle ne lui avait pas échappée. Je continue alors d’inspecter les pirates qui dénotent le plus des autres… Et remarque finalement l’éléphant au milieu de la pièce, un homme obèse affalé sur une sorte de palanquin et péniblement maintenu en l’air par des porteurs. Au vu de son physique qui correspond aux informations que nous avons reçues et des nombreux ordres qu’il semble lancer aux autres, il y a de fortes chances que ce soit le commanditaire : Lord Burritos. C’est donc une cible à capturer en priorité… Bien qu’il n’ait pas l’air d’avoir la forme physique ni l’esprit pour s’opposer à nous en combat.

      Les pirates commencent alors à récupérer leur barda et à se regrouper, se préparant sans doute à se positionner pour encadrer le groupe d’esclaves. Plus le temps d’attendre, il faut y aller.

      Commandant Seikyuu… Je commence en me levant et en m’étirant les bras et les jambes, insistant particulièrement sur les quadriceps et les ischio-jambiers. On m’a dit que vous étiez un féroce combattant, j’en conviens donc que le Rokushiki n’a pas de secret pour vous ?
      C'est bien l'truc qu'on utilise dans l'eau ? Le truc utilisé par les hommes poiscaille, non ? Je maîtrise l’essentiel.
      Euh... C'est le karaté amphibien, ça...
      J'sais. J'me fous de votre gueule. Je gère.


      Un Skypéian passe.

      Ça fera l'affaire... Je vais vous expliquer ma philosophie. On capture tous les pirates, on sauve tous les esclaves et on n’a pas la moindre perte. On va utiliser le Geppou pour arriver en plein milieu de leur camp et frapper vite et fort.

      Je marque une courte pause.

      Je ne tolèrerai rien de moins qu’une victoire totale et absolue. On éclate tous ces pirates, on sauve tous ces esclaves et on n'essuie aucune perte.

      Le Commandant Seikyuu esquisse un sourire, comme surpris. Peut-être ne s’attendait-il pas à ce que quelqu’un d’aussi élégant et distingué que moi n’opte pour une stratégie aussi bourrine ? Ou bien est-ce parce que ma manière de voir les choses lui plait ? Peu m’importe. Il n’y a plus que la mission.

      Faites vous plaisir, allumez votre clope. C'est parti.

      Je bondis en utilisant mon Kamisori, avalant la distance qui nous sépare du rivage de la crique à très grande vitesse. J'atterris en dérapant au sol, balayant plusieurs pirates dans une arrivée fracassante et m'interposant juste devant le groupe d’esclaves terrorisés.

      Yo ! Je suis le Lieutenant-Colonel Raines… Vous êtes tous en état d’arrestation pour trafic d’êtres humains. Déposez vos armes et rendez-vous bien sagement. Cet avertissement sera le der…
      TALONDACHIL !


      Le Commandant Seikyuu arrive, clope au bec et torse dénudé, et enfonce littéralement un des pirates jusqu’au cou dans le sol avec un coup de talon particulièrement puissant.

      J’VOUS FRACASSE TOUS JUSQU’AU DERNIER ! Il hurle en frappant sa main ouverte de son poing, flexant ses muscles.

      Bon, ben au moins je ne me pose plus de questions quant à son désir, lui aussi, d’obtenir une victoire écrasante… Ces pirates ne savent pas ce qui les attend, et alors que nos hommes semblent surgir de toutes part, par la rivière et par la jungle…

      Nous lançons l’offensive.
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      petite note avant de commencer: je commence à changer de style rp et je me tourne donc vers la narration à la première personne. Désolé d'avance si c'est pas fou, première fois dans ce genre. Bonne lecture !


      Clope en bouche, j'expulse un épais nuage de fumée alors que sous mon talon, le crâne du pirate que j'viens de fracasser craquelle encore. Quel doux bruit ... C'est appréciable de démonter de la raclure se pensant libre d'agir comme bon leur semble alors que de tout ça, ils n'ont que la liberté du crime. Et ce qui m'énerve encore plus, c'est que les types qu'on a en face de nous considèrent que l'échange qu'ils se permettent de faire est d'une banalité sans nom. Parce que pour adhérer au commerce d'esclave, faut être une sacrée merde dans sa tête. Rien qu'en y pensant, j'prend mon pied à enfoncer celui ci encore plus profondément dans le crâne du nuisible au sol, commençant à humer avec un certain bonheur l'odeur de son sang s'échappant de son cône. Quel plaisir ...

      Quelque pas plus tard, laissant le mort derrière moi, ma haine pour cette vermine ne cesse de me faire sourire tel le fou qui sommeil en moi. Ou du moins, tel l'animal qui ne cesse de me tenir en vie aujourd'hui. Craquant mes phalanges de par une hargne débordante, je m'avance vers les premier groupe de pirate face à moi, témoins de la mort brutale de leur collègue.

      - Désolé les mecs ... J'arrive vraiment pas à contrôler ma force. C'est un problème que j'ai depuis tout petit, mes parents n'aimaient pas trop quand je tabassais les autres gamins à l'école. Maintenant, je sais pourquoi quand j'vois l'état d'votre pote. J'me retourne pour constater une nouvelle fois le visage de l'inanimé enfoncé dans le sol. Ouais bon là ... Va p't'être lui falloir plus qu'un médecin pour qu'il s'en sorte. J'espère que vous avez des pansements qui ressuscite.

      Moment de réflexion sur l'énorme connerie que j'viens de sortir.

      - Ah mais attendez j'ai pas d'parents moi, j'suis orphelin. Suis-je bête ...

      Un sourire carnassier aux lèvres, d'un soru je disparais de leur vu ne leur laissant comme dernière vision que ce visage tyrannique assoiffé de sang. Ou assoiffé de pirate tout simplement.

      Apparaissant derrière eux, j'use d'un rangyaku pour les ôter d'un poids me paraissant trop lourd à porter. Après tout, sans tête sur les épaules, on perd quelques kilos c'est certain. Et me tournant vers le reste des troupes ennemis, alors que la dizaine de corps derrière moi tombe au sol en en perdant la tête, je tire une nouvelle inspiration bien profonde sur ce bout d'herbe quelque peu épicé avant de cracher un nuage aussi épais que la liqueur que j'attrape à l'intérieur de ma veste.

      - Ah bah voilà c'qu'il me manquait. Mes vitamines.

      Quelques gorgées et me voilà requinqué pour la journée. Surtout pour la bataille qui m'attend.

      - Lieutenant-Colonel Raines, j'vous laisse les esclaves de l'autre côté de la baie ? J'vais m'occuper d'eux vous inquiétez pas.

      Je balance ça au chef comme si de rien n'était mais sans faire gaffe à la cinquantaine de chiens devant moi, c'est très certainement le triple qui s'accumule derrière eux. C'est bien ... Plus on est de fous plus on rit après tout. C'pas ça l'dicton ?


      Ce n'était pas vraiment une brute, il manquait juste un peu d'amour. 00nr
      Forme Hybride
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      À mon tour de faire l’essai pour voir :


      La transaction avait finalement eu lieu, et jusqu’ici aucun accroc n’était à déclarer à ma plus grande surprise. Mais cela ne me calmait pas pour autant, comme à mon habitude j’avais besoin d’extérioriser mes émotions. Alors je faisais les cent pas autour d’eux, tout en faisant de grands gestes et maudissant le Cartel sur dix générations !  

      Merde, j’étais à présent embarqué dans une histoire de trafic d’êtres humains ! Manquait plus que ça ! Déjà que la Marine semblait m’avoir dans le pif depuis ma petite excursion chez eux. C’était le genre de contrat à vous envoyer directement à la potence sans autre forme de jugement ! Je ne prêtais pas la moindre attention aux autres, j’avais qu’une seule envie, gueuler de tout mon souffle et fracasser quelques crânes !  

      « Il va m’attendre Eduardo ! Une fois cette mission de merde terminée ! Je débarque dans son repère ! Prime ou pas prime je m’en cogne ! JE VAIS LUI RETOURNER SON BUREAU A CETTE ENFLURE !! »  

      « Du calme monsieur Skellington ! Ce n’est pas si dramatique ! C’est une marchandise comme une autre après tout .. Il faut voir le bon côté des choses .. Cela paie bien mieux qu’un convoi de bananes ! »

      « TOI ! LA FERME LE GRAS DOUBLE ! »

      J’avais prononcé cette phrase sans réfléchir, comme à mon habitude ! Quelle idée aussi de me dire de me calmer quand je suis dans cet état-là ! Il ne voit pas que je suis à deux doigts d’exploser cet abruti ?! Mais mon cerveau cogita assez rapidement pour une fois, je venais de franchir une ligne rouge. Ce n’était pas le moment de tout foutre en l’air ! Même si l’idée était toutefois très tentante ! Histoire de faire comprendre à Eduardo qu’il ne faut pas prendre Jack pour un con ! Je me ravisai et fis un geste d’excuses en direction du gras double :  

      « Désolé, j’ai tendance à m’en porter rapidement … Mais .. Non en fait rien ! Laissez tomber.»

      Toutefois, l’occasion était trop belle pour le chef des mercenaires, qui voyait dans mon dérapage une magnifique brèche dans laquelle il devait à tout prix s’engouffrer :

      « Lord Burritos, une fois la transaction effectuée, j’aimerais que vous touchiez deux mots à propos de cet énergumène hors de contrôle.. il en va de la réussite de cette mission dorénavant ! »

      Le lord était dégoulinant de sueur, il ressemblait à une véritable éponge de mer. Nul doute qu’il serait incapable de survivre ici plus d’une semaine. Son visage trahissait son impatience d’en finir avec tout ceci, pour retrouver le confort de sa cabine.

      « Le voyage jusqu’ici m’a déjà été fort éprouvant, je n’aurais certainement pas l’énergie d’écouter vos doléances au retour, nous verrons tout ça demain. Une fois loin de s’être île hideuse et malodorante ! Et de ces moustiques ! Diantre ! »

      *Espèce de grosse merde dégoulinante, tu as bien raison de ne pas monter sur tes grands chevaux avec moi ! C’est bien la première et dernière fois que je fais le larbin pour ce genre de type. D’ailleurs je pense avoir mis assez de côté pour enfin prendre le large.*

      « Et bah ! Ce n’est pas l’ambiance qui manque chez vous messieurs ! Mais si vous pouviez vous entretuer une fois l’affaire conclut, cela m’arrangerait. Et toi là le grand gaillard ! je te reconnais ! Il me semblait bien avoir vu ta tronche quelque part .. Tu es le petit rookie qui s’est fait un nom sur Rokade ! C’est bien toi qui as fracassé cette raclure de Shark ? ! »

      Pour la première fois depuis notre arrivée ici, je prêtais réellement attention à la discussion. Il faut dire que les tractations dignes d’un marchand de tapis sur le marché, ce n’était pas trop mon truc ! Tenir les comptes cela me fait rapidement chier, alors voir les gus s’amusait à compter les piécettes c’était déjà amplement suffisant pour moi. De toute façon, mon contrat était clair, j’étais là uniquement pour une chose, que si les choses devaient partir en vrille, je devais répondre présent. Mais pour le moment mes services semblaient pour le moins inutiles …

      « Ouais c’est bien moi ! Il avait pris la mauvaise habitude de s’en prendre aux mauvaises personnes ! Un jour ou l’autre, tout se paie ! »

      « Je t’en dois une alors ! Car cette petite pourriture avait pris la mauvaise habitude de venir foutre son nez dans mes affaires ! Ce soir je boirais à ta santé, Jack ! »

      *A ma santé ?! Est-ce que je dois comprendre quelque chose à travers ce message ?!*

      « Ne t’inquiète pas pour ma santé … Occupe-toi plutôt de régler ce deal ! »

      ***


      Une bonne vingtaine de minutes plus tard, tout était en ordre, nous allions enfin pouvoir retourner à notre navire avec la précieuse marchandise, trois-cents esclaves enchainés et nus comme des vers ! Le chemin de retour s’annonçait compliqué, impossible de progresser aussi rapidement avant autant d’hommes. J’étais intimement convaincu qu’on allait en perdre plus d’un dans cette histoire, mais ce n’était absolument pas mon problème ! Qu’ils aillent au diable avec leurs conneries d’esclaves !  

      Voyant que la colonne se formait et commençait à se diriger progressivement vers le chemin du retour, je crachai une nouvelle fois au sol. Je n’avais toujours pas digéré cette histoire.

      « Si ma mère me voyait ! »

      Cependant, je gardais tout de même à l’esprit que nous n’étions pas hors de danger, loin de là ! Je jetais un dernier coup d’œil en direction des hommes de Landric qui s’enfonçaient dans l’épaisse végétation avec un coffre qui dégueulait d’or. Jusqu’ici tout s’était merveilleusement bien passé, mais je ne pouvais m’ôter du crâne que quelque chose clochait ici. Une espèce de petite voix intérieure me disait de me méfier, mais de quoi ? La seule chose qui me venait à l’esprit, c’était une attaque des esclavagistes dans notre dos pendant le chemin retour. Nous allons devenir une proie des plus vulnérables. En plein cœur de la jungle, impossible de combattre autrement que les uns sur les autres, d’autant plus avec les esclaves. Tout ceci se transformerait rapidement en un immense bourbier.

      Je n’avais d’autres choix que d’aller m’entretenir rapidement avec le Commandant Henry à contrecœur. Me voyant arriva droit sur lui, il esquissa un petit mouvement de la main en direction de son arme.  

      « Pas de panique mon général ! Je viens en paix ! »

      *Du moins cette fois-ci, mais crois-moi dès que si un jour j’en ai l’occasion je me ferais une joie de t’éclater.*

      J’expliquais brièvement mes suspicions concernant la sincérité de Landric et surtout notre très grande vulnérabilité une fois en ordre de marche. Un grognement, voilà ce que je reçus en guise d’approbation. Mais je n’en demandais pas plus, il envoya illico plusieurs hommes suivre discrètement l’honnête commerçant.

      Bon et maintenant ? Je ne vais pas me le farcir sur le chemin du retour, il est passé où encore ce Tom ?! Jamais là quand on a besoin de lui ! Il met toujours une plombe à apparaitre quand on le cherche ! Ce type est un véritable fléau !

      Un hurlement suivi d’un fracas d’acier monta jusqu’à mes oreilles !  

      *QUOI ?! DEJA?! Il n’a pas perdu de temps pour nous trahir ! *

      La clameur de la bataille m’appeler ! Mais avant de me ruer au combat la tête la première, je tenais à informer cet empaffé de Landric de deux trois trucs :

      Brandissant ma lame et dégainant mon pistolet à doubles canons, je rugis telle une bête féroce en direction du chemin qu’avaient emprunté les esclavagistes :  

      « LANDRIC ! ENFANT DE PUTAIN ! TU VAS SUBIR LE MÊME SORT QUE SHARK, SOMBRE MERDE ! TU VAS APPRENDRE À ME CONNAITRE, JE SUIS JACK SKELLINGTON, PIRATE DE MON ÉTAT ET BOTTEUR DE CULS PROFESSIONNEL ! AUX ARMES !WOODS A MOI ?! MAIS IL EST Où ?! C'EST L'HEURE DE LA CASTAGNE LA SERPILERRE A VIN ! LACHES TA GOURDE DE RHUM ! »

      Pendant que je mettais l’ambiance en m’arrachant les cordes vocales, Henry avait pris les choses en main ! Il avait organisé ses gars pour former une ligne défensive en un clin d’œil à ma plus grande surprise. Comme quoi ce type n’était peut-être pas si incompétent que ça… Il me donnait l’impression d’être comme un poisson dans l’eau, prenant son rôle de commandant très à cœur, il balançait des ordres totalement incompréhensibles pour moi à tout va !  

      *Tu as ruminé depuis notre rencontre, tu vas enfin pouvoir en mettre plein les yeux à ton maitre ! Mais si tu crois que c’est comme ça que tu vas me mettre un coup de pression… Tu te trompes !*

      Rapidement, je découvris l’idée qu’il avait en tête, il envoya le gros de ses hommes former un rempart contre l’attaquant. Pendant que les hommes du Lord ainsi qu’un groupe de mercenaires prenaient avec eux les esclaves et partaient au pas de charge en direction du navire. C’était surement la meilleure chose à faire, mais pas le temps de réfléchir ! Mon cœur battait la chamade dans ma poitrine, je n’avais dorénavant qu’une chose en tête, pulvérisé la tronche de Landric pour son remarquable coup de pute !

      Je me ruai tel un taureau en direction du champ de bataille, courant à toute vitesse, je n’avais même pas pris la peine de voir si Woods et ses hommes suivaient ou pas !  

      *Tant pis pour eux, ils prendront les restes !*

      L’avantage, c’était que je pouvais m’en donner à cœur joie ! Je n’avais pas la moindre affinité avec les mercenaires, alors si par malheur l’un d’eux devait se retrouver sur le chemin de ma lame ou de mes canons, tant pis pour lui. D’ailleurs l’un d’eux m’empêchait d’aller me friter, je le dégagea d’un coup de pied, l’envoyant voler dans la ligne ennemie. Mais alors que je tombais nez à nez avec mon premier adversaire, je me rendis soudainement compte qu’il ne ressemblait absolument pas aux chiens de talus qui composaient l’équipage de la fouine.

      *Mais ?! C’est quoi ce délire ?! Un laquais du Gouvernement mondial ?!*

      Je me rendis compte à cet instant que j’avais eu faux sur toute la ligne ! C’était la Marine qui nous attaquait et non un quelconque acte de traitrise ! Voulant connaitre la raison de tout ce bordel, j’attrapa l’un des troufions présents devant moi. Ce n’était pas son jour de chance , je le hissai jusqu’à ce qu’il soit à ma hauteur :  

      «  QUI EST CE QUE VOUS BRANLEZ ICI BANDE DE CLOPORTES ! »

      Autour de moi le nombre de cafards augmentait à vue d’œil ! Il ne fallait pas se ramollir ni perdre son temps dans des futilités !

      *ET PUIS MERDE PAS LE TEMPS ! JE RISQUE D'Y PASSER !*

      Je ne lui laissai même pas le temps de bredouiller une réponse, mon front parti comme un boulet rencontrer son visage ! Le choc fut d’une rare violence, j’entendis le craquement de ses os lors de l’impact ! Je n’avais jamais eu le moindre remords à fracasser du Marine, bien au contraire, depuis toujours je n’ai jamais pu les encadrer ! Alors quand une occasion se présente de leur rendre la monnaie de leur pièce, il faut savoir la saisir et bien en profiter !

      Tout autour de moi la zone était devenue un véritable merdier à ciel ouvert ! Jamais je n’avais eu l’occasion d’assister à une bataille de cette ampleur, c’était une guerre qui se déroulait ici ! Je sentais mon sang bouillir dans mes veines, j’étais galvanisé comme jamais ! Tout autour de moi je pouvais ressentir la violence de l’instant présent ! J’étais ici chez moi et je me laissais totalement submergé par cette sensation qui m’enveloppa d’une aura aussi étrange que dangereuse. Je l’avais déjà remarqué auparavant, mais existait-elle vraiment ou alors ce n’était qu’une hallucination ?

      La rage au ventre j’explosais tout ce qui pouvait passer à porter de ma lame ! Je n’avais même pas une seconde à moi pour recharger mon pistolet ! J’avais réussi à faire une percée dans les assaillants, mais pourtant leurs nombres ne faisaient que croitre ! Une fois ou deux, un mercenaire croisa le chemin de ma lame, mais je n’avais ni le temps ni l’envie de stopper mon attaque pour eux. Tant pis, après tout ils avaient signé en toute connaissance de cause non ?  

      *Ce n’est pas une simple patrouille ! Ils sont bien trop nombreux, cela me rappelle le QG de South Blue de voir autant de bleus au mètre carré ! Ils sont ici pour moi ?! *

      Mais ce n’était pas le nombre d’adversaires qui m’inquiétait, mais la présence d’ennemies hors normes ! J’avais entrevu rapidement la présence de deux militaires qui se déplaçaient à une vitesse surhumaine, même pour moi c’était un défi de les suivre du regard. La dernière fois que j’avais vu un soldat se mouvoir ainsi, c’était la Commandante d’Élite qui m’avait humiliée !  

      Mais loin de me laisser abattre, l’idée de pouvoir laver l’humiliation reçue ce jour-là occupa tout mon esprit ! Après avoir mouliné devant fois une ultime fois, je décidais donc de rebrousser chemin pour me diriger vers l’endroit où j’avais vu pour la dernière fois l’un des deux fous furieux de la Marine. Regardant partout autour, je remarquais qu’ils n’étaient pas allés de mains mortes avec les mercenaires.

      *Sacré carnage, ils ont l’air sacrément puissants ! Je n'aurais pas fait mieux à l'air place !*  

      Satisfait de pouvoir enfin avoir quelque chose de solide à me mettre sous la dent, je continuais à chercher du regard où pouvaient-ils bien se trouver ! Quand soudainement je repérai enfin l’un d’eux dans mon champ de vision. Entouré par des dizaines de mercenaires, je pris un bref instant pour voir un peu comment il se battait. Mais ma curiosité laissa place bien vite à l’incompréhension la plus totale !  

      «  C’est quoi ce truc ?! Un magicien ?! »

      En l’espace d’un instant, le soldat disparut quasiment de mon champ de vision, je dus faire un véritable effort pour suivre ses déplacements.

      *Non, il ne se téléporte pas, mais se déplace extrêmement vite , cela m’intrigue fortement !*  

      Je décidais d’entrée en action, de toute façon je ne pouvais plus me contenir ! Je n’avais qu’une seule envie c’était de lui mettre le grappin dessus pour lui montrer qu’un champ de bataille n’était pas un cirque ! Une fois encore, je chargeai vers mon adversaire, certes je n’avais pas sa vitesse ! Mais il tâterait tôt ou tard de mes poings ou de ma lame.

      Ma course fût soudainement stoppée par deux hommes qui se battaient en plein sur mon passage. Frustré d’être coupé ainsi dans mon élan, j’empoignais les deux protagonistes par la tête avant de venir les fracasser crâne contre crâne !  

      « Match nul ! Muhaha »

      Conscient que ma blague était terriblement naze, je reprenais ma course en espérant que personne ne m’avait entendu.  

      Déboulant comme un bœuf dans la mêlée, je repoussais sans ménagement les hommes du Commandant Henry encore debout.

      « DÉGAGEZ D’ICI LES PARASITES ! VOUS ALLEZ NOUS GÊNER ! »

      Me plantant de toute ma masse devant l’officier de la Marine, je pointai ma lame couverte de sang dans sa direction. C’était sans doute le moment le plus important, car il faut toujours soigner son entrée face à son adversaire.  


      « ÉCOUTES-MOI BIEN LA SAUTERELLE ! JE SUIS JACK SKELLINGTON ET JE VAIS TE BOTTER LE CUL JUSQU’A TON FOUTU QG DE SOUTH BLUES ! JE T’AI VUE FAIRE TES GRIGRIS EN SAUTANT PARTOUT ! VIENT DONC TE FROTTER A MOI, JE VAIS TE DONNER UNE BONNE RAISON DE SAUTER ! »

      *Pas de doute, après une telle entrée, il doit se sentir insignifiant !*



      ***

      Landric avait bien entendu le ramdam provoqué par la bataille en cours, il décida  après réflexion de rebrousser chemin pour pouvoir observer le déroulé des combats. Voyant qu'il s'agissait de la marine présente en grand nombre, il hésita longuement à intervenir pesant le pour et le contre. Sa première pensée fut de prendre ses jambes à son cou. Mais il était convaincu qu'il courrait droit dans un piège en se rendant à son navire. Après tout , il avait peut-être une chance de s'en sortir en profitant que Jack et les mercenaires soient aux prises avec le plus gros des troupes ennemies.

      Toutefois il ne lui avait pas échappé que deux officiers sacrément balaises étaient présents au milieu de la bleusaille. Ne voulant surtout pas se frotter à eux, il avait en tête une idée bien à lui. La Marine allait sans aucun doute envoyer une unité à la recherche des esclaves, il décida donc de profiter de la protection offerte par l'épaisse végétation pour suivre à bonne distance le convoi du Lord. Son objectif était d'utiliser le gros porc comme appât. Non seulement il allait pouvoir se débarrasser de la Marine, mais aussi récupérer le Lord et partir sur son navire avec son trésor et les esclaves. Il n'aurait aucun mal une fois à bord et en surnombre à prendre le commandement et surtout faire cracher jusqu'au dernier Berrys Lord Burritos !

      ***
      Commandant Henry:


      PUISSANCE PNJ:
      Voilà ce que je propose comme échelle de puissance : 
      Commandant Henry  : 2500 D
      Landric la Fouine : 2200 D
      Lord burritos : 1 D
      • https://www.onepiece-requiem.net/t24148-jack
      • https://www.onepiece-requiem.net/t24143-jack-a-dit-presentez-vous
      La transaction, toujours aussi désagréable pour Tom, suivait son cours. Les deux camps s’échangeaient quelques banalités que l’ivrogne ne pris pas la peine d’écouter, bien trop agacé par la situation.

      C’est alors qu’un des hommes de Tom interpella celui-ci discrètement :

      [Pirate 1]“Ron et deux autres de nos gars sont partis pisser il y a un moment déjà, depuis, on à eu aucune nouvelle d’eux.”

      Tom plaça alors sa main contre son visage avant d’ajouter :

      [Tom] “Quelle bande de cons. Tu sais par où ils sont allés ?”

      Le pirate pointa alors du doigt en pleine direction de la jungle sans dire un mot de plus.

      [Tom] “Quel merdier.”

      [Alden] “Je vais essayer de les ramener, tu viens Tom ?”

      Le vagabond, bien que désabusé de la situation, fit un léger hochement de tête montrant son approbation. Entre cette transaction d’esclave qui leur avait été cachée, cette île abominable et ces 3 abrutis qui se sont volatilisés, on peut dire que cette mission n’avait pour l’instant aucun aspect positif pour ce petit groupe de forbans.

      Avant de s’éclipser dans ces marais, l’ivrogne se retourna dans le but d’avertir son comparse Skellington. Toutefois, le colosse ne se trouvait plus à ses côtés. Celui-ci s’était avancé et échangeait désormais quelques mots avec le dénommé “Landric”. Tant pis, se dit alors le vagabond avant de partir en direction de ses compagnons.

      Alden se tourna alors finalement vers ses anciens compagnons “rafleurs” en qui il avait une pleine confiance :

      [Alden] “Vous 5, restez avec les autres, on ne devrait pas en avoir pour longtemps.”

      Ce à quoi ce petit groupe acquiesça.

      La bande de pirate, désormais composée de Tom, Alden et 7 autres gars s’engouffrèrent finalement dans ces marais denses et imprévisibles. Après quelques minutes de marche et quelques interpellations timides, le groupe n’avait toujours aucune nouvelle de leurs compagnons égarés.

      Le groupe commençait à perdre espoir et chacun songeait de plus en plus à rebrousser chemin, quitte à abandonner 3 des leurs. Tous, sauf Alden. Ayant lui-même souffert de cet abandon ne pouvait pas se résoudre à abandonner avant d’avoir découvert ce que ses camarades étaient devenus.

      A peine 5 minutes plus tard, une horrible créature semblable à un alligator surgit alors de la boue avant de venir se jeter sur l’un des sbires de Tom. Le pauvre type se fit avaler d’un coup face à la monstrueuse corpulence de cette abomination.

      Cet assaut soudain provoqua alors logiquement un mouvement de panique parmi les autres spectateurs de cette attaque surprise.

      [Tom] “C’EST QUOI CETTE MERDE !?”

      Le groupe s’éloigna alors au pas de course de cette créature avant de venir se regrouper. Observant donc leur compagnon dont seul un bras dépassait encore de la mâchoire du monstre. Les sbires de Tom armèrent alors leurs fusils et pistolets en direction de la créature avant de faire feu sans perdre une seconde de plus.

      Seules deux balles finirent par se loger dans le corps vraisemblablement robuste de la créature, ayant pour effet de lui faire pousser un cri plus qu’intimidant.

      [Tom] “Apprenez à viser merde !”

      Tom se saisit alors du pistolet présent à la ceinture d’Alden avant de venir loger une balle en plein dans le flanc de ce monstre. Celui-ci sembla souffrir de ses blessures, mais également enragé face à ses agresseurs. En voyant cette chose se ruer sur le groupe, celui-ci se mit à courir plus vite qu’ils n’avaient jamais couru vers une direction qu’eux même ignoraient.

      Une fois à bout de souffle et désormais bien loin de cette chose, le groupe, désormais aputé d’un membre de plus, se retrouva totalement perdu.

      [Alden] “Quelqu’un aurait-il la moindre idée de la direction dans laquelle se trouve les autres ?”

      Ceux-ci se regardèrent alors d’un air idiot, constatant chacun avec désespoir qu’aucun d’entre eux n’avait retenu la route à suivre depuis leur rencontre avec ce truc.

      Tom s’adossa alors contre un arbre, comme désabusé de la situation.

      [Tom] “Essayons de rejoindre les plages. Retrouver le convoi dans ces marais imprévisibles n’est vraiment pas dans mes plans. Une fois arrivés au navire, on aura qu’à les y attendre voilà tout.”

      [Alden] “Et Ron ? Et les autres ? T’en fais quoi ?”

      [Tom] “Tu as vu cette créature ? Elle ne doit certainement pas être la seule à peupler ces marécages, Ron et les autres sont certainement morts depuis le temps.”

      Alden, bien que défavorable à l’idée d’abandonner ses compagnons se rendit à l’évidence : Tom avait probablement raison. Vu la vitesse à laquelle leur autre camarade s’était fait dévorer, ces trois-là n'ont aucune chance d’avoir échappé à ça.

      L’ivrogne prit alors la tête de file, se souvenant de la position géographique du navire. Celui-ci se trouvait à l’est et grâce à la boussole d’Alden que l’ivrogne se permit d’emprunter, le petit groupe prit la route dans cette direction.

      Une heure s’écoula à travers ces terres toujours aussi peu accueillantes. Cependant, mis à part ces satanés moustiques, aucun réel danger ne se présenta en travers de leur route, jusqu’à ce qu’une silhouette semblable à des habitations commença à se dessiner face à ces âmes égarées. Celles-ci ressemblaient fortement à celles présentes dans le village vidé par le groupe de Landric précédemment. Intrigués à tord, le groupe s’approcha de ces modestes bâtiments présents sur leur route.

      [Tom] “Il va falloir traverser ce village afin de poursuivre notre route. On pourrait aussi faire un détour mais je ne sais pas pour vous, je suis curieux de voir ça de plus près.”

      Le groupe de pirate s’avança alors vers ce village avant d’y entendre des bruits démontrant que contrairement au précédent, celui-ci était bel et bien peuplé…



        La chaîne de commandement, c’est génial. Un ordre clairement établi, dans la plus grande simplicité, qui permet de savoir avec précision qui fait et qui dit quoi faire. C’est sans doute la composante la plus importante de la fameuse rigidité militaire dont il faut faire preuve dans la Marine… Et j’en suis donc un fervent advocateur. D’autant que ça permet de s’assurer de briller sous les projecteurs pour son propre avancement. Logiquement, c’est moi qui donne les ordres au Commandant Seikyuu, et pas l’inverse… Alors quand il me suggère de me laisser me charger de la défense des esclaves alors que lui va se jeter dans le feu de l’action, je l’ai un peu mauvaise… Quelques instants, à peine. Car la mission la plus importante, c’est moi qui la mène. On m’a chargé de secourir et de protéger des esclaves, pas d’arrêter des pirates. Si ces derniers parviennent à s’enfuir… Ce ne sera pas une réussite totale de notre côté, certes. Néanmoins, le sauvetage des esclaves est la priorité, la condition nécessaire et suffisante. Alors je vais tout faire pour les protéger.

        Je suis le Lieutenant-Colonel Raines, du G-3 de West Blue ! Mes hommes et moi-même sommes venus vous secourir ! Je m’écrie à leur égard en balayant à toute vitesse les quelques forbans les plus proches et les plus à même de les blesser. L’immense groupe commence à paniquer, et un mouvement de foule commence. Je prends une grande inspiration à pleins poumons. Écoutez-moi !

        J’y mets tout mon coffre, si bien que je m’attendrais presque à ce que tout le monde dans ce véritable champ de bataille ne cesse de se battre et m’écoute. Toujours est-il que j’obtiens l’effet escompté, et que les pauvres malheureux se calment directement.

        Je sais que vous êtes paniqués, que vous avez peur… Merde, ce sont des euphémismes, c’est bien pire que ça… Vous êtes terrifiés ! Mais nous sommes là pour vous aider ! Nous sommes là pour vous aider ! Je le jure sur mon nom, sur mon honneur et sur ces médailles que je porte fièrement ! Je commence en frappant du poing sur le torse, esquivant par la même occasion un coup de sabre qui vient viser ma tête et remerciant celui qui l’a asséné d’un puissant coup de pied dans le plexus. Je me retourne vers les esclaves, que mon message semble avoir un peu calmé. Ce qu’on nous apprend en premier pour ce genre de missions, à l’école d’officier, c’est de savoir rassurer les victimes sans trop en faire pour leur donner de faux espoirs. On nous rappelle qu’on a une obligation de moyens et pas de résultat. Et surtout… De ne jamais rien promettre, parce que les promesses sont souvent impossibles à tenir. Je vous promets de tous vous sauver ! Alors gardez au maximum votre calme pour éviter de vous blesser et me permettre de vous protéger !

        Mais impossible n’est pas Raines. Mon discours, ainsi que la vue de l’arrivée des troupes blanches et bleues par la rivière, semble galvaniser les esclaves qui parviennent à limiter les bousculades et à se serrer les uns contre les autres… Les rendant beaucoup plus faciles à protéger. De mon côté, j’empêche les pirates de s’approcher en enchaînant les déplacements grâce au Soru… Et en frappant avec des Shigans précis et destructeurs. Soit j’apparais devant les forbans en une fraction de seconde grâce au Soru et je les poignarde de mon index à deux reprises avant qu’ils n’aient pu réagir, soit je les lacère à distance en me servant de mes Shigans pour leur envoyer des lames d’air tailladantes.

        Abuser à ce point du Shigan, qui est à la base une technique d’assassinat, bien que je ne sois pas un meurtrier assoiffé de sang comme ces bourrins de l’élite peut paraître étrange… Mais c’est une technique qui à l’avantage d’allier rapidité et précision, la rendant particulièrement efficace entre les mains d’un médecin qui, comme moi, connaît le corps humain comme sa poche. Chaque première frappe que j’assène vient se loger dans le muscle subscapulaire du bras dominant des forbans, occasionnant une blessure suffisamment handicapante pour qu’elle empêche le maniement d’un pistolet ou d’un sabre… Quant à la seconde, je vise l’aisne du même côté que l’épaule que j’attaque, faisant quasiment systématiquement chuter ma cible. De manière générale, cela fait détaler les pirates comme des lapins. Enfin, détaler… Nos hommes n’ont aucun mal à cueillir ces estropiés claudiquant.

        Je suis une véritable tornade, traverse le champ de bataille en voltigeant dans toutes les directions, mes doigts fusant comme des balles qui mordent la chair des pirates. Et puis, d’un coup, je m’interromps en alors qu’un sabre manque de m’emporter l’oreille. Je me retourne et mon regard croise celui de l’épéiste qui vient de m’attaquer. C’est un homme blond, dont l'âge est difficile à déterminer, vêtu d’une légère armure de cuir. Son visage est balafré et sa peau burinée par le soleil, le sel marin et l’abus de beaucoup trop de bonnes choses dont seuls les pirates ont le secret. Il dégage néanmoins quelque chose de différent par rapport aux autres… Là où je ne les vois quasiment pas bouger quand je me déplace avec le Soru, lui est parvenu à me suivre du regard et à quasiment me toucher avec son sabre.

        Faites gaffe Commandant Henry, c’est un ninja ! Le prévient un des malfrats qui s’enfuit en boitant. Je mets quelques secondes à réaliser ce qu’il vient de dire.
        “Commandant” Henry ? Je hausse le sourcil et fais craquer mes doigts. En plus du trafic d’esclaves vous aggravez votre cas avec de l’usurpation de grade et de fonction officielle ?
        Non, c’est un petit souvenir de mon temps dans la marine, je suis un grand nostalgique ! Il affiche un sourire narquois et rigole à pleines dents. Je serre les poings.
        Ah, un déserteur ?
        Je préfère plutôt parler de changement de carrière.
        Pourtant, vous travaillez avec des pirates et trempez dans le trafic d’êtres humains ?
        Que voulez-vous, il faut bien payer le train de vie… Et c’est avec les pirates qu’on gagne le plus ! Il termine sa phrase en se jetant vers moi, sabre en avant. J’esquive sans forcer en utilisant le Kami-E. J’ai un problème avec les ex-marines, en raison de mon histoire familiale. Mais à la limite… Si encore il avait des valeurs qui l’auraient fait changer de bord, comme Nox de Beaufroi que j’avais rencontré à Luvneel… Mais non. Il est simplement motivé par l'appât du gain. Dégoûtant. A mes yeux, il ne vaut pas mieux que les gros moustiques qui pullulent en Amerzone. Et comme eux, je l’écrabouille. Je fonce sur lui et arme mon bras droit pour lui enfoncer le thorax avec mon Shigan.

        Je m’interromps in extremis en sentant l’air se fondre dans mon dos, pile dans mon angle mort. J’esquive de justesse un coup de dague qui m’arrivait en plein dans le flanc. Je dégage d’un revers de la main le poignet du pirate qui essayait de me suriner et me retourne vers lui. Eurgh, il est dégueulasse. Je crois que j’ai vu des zombies plus beaux à Koneashima et à Luvneel. Il a complètement la tête de l’emploi du type qui attaque dans le dos des gens. En tout cas, sa tête me dit quelque chose. Difficile d’oublier un visage aussi laid. Et puis d’un coup, ça me revient. Landric la fouine ! Une petite frappe. Un pirate insignifiant, qui laisse traîner son nom un peu partout sur South Blue en bouffant à tous les râteliers. C’est la quintessence de la merde accrochée sous une botte. La personne qui a marché dessus en fout partout, mais au final ça reste une merde.

        Landric la fouine et le Commandant Henry, hein ? Charmants épithètes. Je leur lance un regard sombre qui accompagne cette pique. J’imagine que vous êtes aux commandes de cette opération ? Parfait, ça m’évite de venir vous chercher.

        Je ne leur laisse pas le temps de réagir. J’utilise mon Kamisori pour foncer sur l’un puis l’autre en leur assénant une énorme frappe dans l’estomac à chacun, avant de finir propulsé dans les airs au-dessus d’eux. Je termine avec une large lame d’air générée par un Rankyaku qui les envoie tous les deux au sol. Le zigzag est parfait, l'enchaînement est élégant et puissant.

        J’atterris au milieu du champ de bataille, prêt à foncer à nouveau vers les esclaves pour assurer leur protection. Et puis, à ma grande surprise, la fouine et l’ex-Commandant se relèvent aussi sans trop de mal. Ah. On dirait qu’ils vont me donner plus de boulot que prévu. Tant pis pour eux. Ça ne rendra le procédé que plus long et douloureux.

        Le Commandant Seikyuu est repoussé à mon niveau, ses talons raclant la terre humide du rivage Amerzonien, et nous nous croisons alors. De toute évidence, ce ne sont pas les petites frappes qui le mettent en difficulté. En jetant un coup d'œil rapide par-dessus mon épaule, je comprends qu’il vient d’accuser une sacrée praline de la part du grand pirate que nous avions identifié au préalable.

        Le demi-géant vous donne du fil à retordre Commandant ? Je le nargue amicalement, en affichant un sourire narquois., comme pour me venger de son attitude désinvolte. Allez, il est temps de montrer que ce n’était pas que de esbroufe ! J’espère qu’il vous en reste sous le pied !

        Je repars sans attendre de réponse d’un Soru parfaitement exécuté vers Landric et Henry. D’abord, je m’occupe d’eux. Et forcément, comme les cafards qu’ils sont, ils continuent de grouiller dès qu’on croit les avoir écrasés…
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        Du sang sous les godasses, de la terre sur le futal, la crasse n'a jamais été aussi bien mon élément qu'aujourd'hui. Après, certains diront que la merde fait partie d'mon quotidien comme ils ont tous tendances à me juger comme le bon camé du coin. Moi aussi j'fais mon boulot d'marin putain. J'ai l'droit à un minimum de respect. Des fois grâce à leurs commentaires négatifs sur moi, j'me rends compte par moment que le chemin du parfait marin au service de la justice n'est pas la meilleure route à suivre. La justice en soi, c'est quoi ? Si j'veux libérer tous ces esclaves et en même temps massacrer ces pirates, cela fait-il de moi le parfait soldat ? Drôle de vision de notre cher gouvernement ... J'ai toujours eu horreur de ceux qui nous gouvernent. Le gorosei, les dragons célestes, tous ces riches qui se permettent tout et n'importe quoi sans se soucier des dommages collatéraux sur le petit peuple. Quelle ironie.

        Aujourd'hui, je massacrerais du pirate pour la mémoire de ma défunte soeur, mais en ce qui concerne les dommages collatéraux, je ne donne pas cher de certains esclaves se trouvant trop proche de moi. Peut-être que si ma haine envers les criminels qui tuent sans raison les innocents n'était pas aussi grande, mes coups seraient plus précis et moins dangereux pour ceux qui m'entourent.

        Bref. J'me prend la tête pour rien car même pendant que j'réfléchis au pourquoi du comment le monde me fait gerber, j'massacre une nouvelle bande de larbins à coup de talons acérés. Après tout, la loi du plus fort. la seule loi à laquelle j'aspire depuis toujours. C'est bien la doctrine que j'me suis forgé en tant qu'orphelin et sans-abri. Celui qui survit, est bien le meilleur de tous. Pour l'instant, j'suis bien parti.

        Une nouvelle troupe de pirate me sautent dessus voyant leurs confrères ensanglantés sur le sol. Ils crient de rage, pensant valoir mieux que moi, représentant de la justice. Enfin, représentant de la marine. J'dirais même représentant tout court. Au final, j'fais ce qui me plait malgré les remontrances de mes supérieurs. J'ai peut-être plus de points communs avec les pirates que les valeurs de l'armée qu'je sers. Bordel, quel enfer. En tout cas, les chiens qui me sautent dessus se voient simplement enchainés de plusieurs rangyaku, leur arrachant les membres ou les éventrant comme les bons toutous qu'ils sont. Nouvelle marre de sang, nouveaux frissons. J'inhale les vapeurs d'hémoglobine trainant sur le sol tel un animal assoiffé de violence et me remet à traverser le champ de bataille avec un seul but en tête, tous les exterminer.

        De là, entre les cadavres précédemment massacrés, un homme apparaît dans la brume du marécage. Pas mal grand, la tête du bon connard de pirate, il m'semble être le candidat idéal pour un défi tricotage. Mais en rien il m'impressionne même s'il est un d'ces demi-géants qui se croit au-dessus de tout car il est plus grand que tout le monde. Sale merde.

        Sans prendre le temps de réfléchir et trop animé par cette animosité, j'arrive à sa hauteur en lui portant un coup simple mais puissant par mon talon. Il me le bloque et m'envoie valser au loin, retrouvant le colonel Raines n'en ratant pas une pour me piquer.

        - IL M'A JUSTE FAIT VOLER ! J'AI DEJA VOLE PLEIN D'FOIS ! PAS D'QUOI EN FAIRE TOUT UN PLAT !

        Et dans une folie totale, je m'embrase dans ma gueulante. Avoir le sang chaud, ça m'va plutôt bien.

        Mon talon prend alors appui sur cette boue visqueuse et me voilà propulser vers mon nouvel adversaire. Au contact du géant, frappant l'air de mon pied, je disparais de son champ de vision à l'aide d'un soru aérien avant d'arriver derrière pour lui frapper dans la nuque à l'aide d'un coup de pied bien véloce. Que les hostilités commencent.


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        Ce salopard ne prit même pas la peine de me répondre, et décida de débuter immédiatement les hostilités. Comme je m’y attendais, il n’allait pas la jouer franc jeu contre moi. Comme un vrai combat  d’homme à homme, mais se ferait un malin plaisir à utiliser ses techniques de gros lâche ! Je voyais à travers ça, un signe évident de faiblesse de sa part, mais de toute façon quoi de surprenant à cela ? Marine n’était pas la définition même de la lâcheté ?  

        Toutefois, je devais faire vraiment attention à ses déplacements surhumains, car il ne lui fallait qu’un dixième de seconde pour réussir à sortir de mon champ de vision.

        Le Marine commença donc son manège par un premier tour de passepasse lui permettant d’atteindre une vitesse tout bonnement folle. Une fois sa petite démonstration terminée, il se stoppa brutalement en face de moi pour prendre appuie je ne sais trop comment sur ce sol boueux à souhait, et faire un bond prodigieux dans les airs.

        Je dus me concentrer pour arriver à le suivre du regard sans jamais le perdre de vue. Mais pas le temps pour moi de pouvoir me creuser les méninges à la recherche d’une faille dans sa technique. Il était déjà sur moi, le talon en avant, je l’avais précédemment observait à la manœuvre avec cette t technique des plus étranges. Il avait réussi à envoyer un paquet de mercenaires déjà au tapis en se servant de son talon comme d’une véritable pointe.  

        Ne voulant pas finir la gueule écrabouillait comme les autres par le talon d’un Marine totalement débraillé, je n’eus d’autre solution que de croiser mes bras devant moi. En priant intérieurement pour que cela suffise à encaisser l’attaque.

        L’impact fût tout de même bien rude, me pieds s’enfoncèrent dans la boue, et pendant l’espace d’un bref instant je pensai perdre totalement l’équilibre. Mais, il en fallait bien plus pour foutre à terre ma solide carcasse estampillée Jack Skellington !

        C’était le moment idéal pour moi de pouvoir enfin lui rendre la monnaie de sa pièce ! Alors qu’il venait d’effectuer un salto arrière pour retomber sur ses guiboles, je profitais de ce petit laps de temps pour me ruer vers lui comme un gros bœuf ! Mon seul et unique objectif était de réussir à lui coller un gros pain en plein dans sa tronche de playboy pour adolescentes en manque d’amour !  

        Mon poing s’écrasa contre son menton avec rage et détermination ! Je parvenais à le faire décoller du sol pour l’envoyer valdinguer quelques mètres plus loin.  

        « CELA T’APPRENDRA À ME PRENDRE POUR UN LAPIN DE TROIS SEMAINES COUILLON DE MARINE !  JE VAIS T’EN DONNER UNE BONNE RAISON DE VOLER MOI !»

        Toutefois, j’avais bien conscience que ce n’était pas avec ça que je viendrais à bout de lui. Face à ce genre d’adversaire, il fallait sortir l’artillerie lourde et sure du long terme. Combien de coups pouvait-il encaisser avant de s’effondrer ? Bonne question, car j’aurais eu affaire à un troufion de base, autant dire que je lui aurais encastré sa mâchoire dans la boite crânienne.

        Malgré tout, j’en dégageais une certaine fierté, j’avais réussi à foutre ce prétentieux au tapis l’espace de quelques instants. Comme je me doutais, il se remit rapidement sur ses jambes et prit même le temps de tailler le gras avec son homologue officier. Je n’avais pas le moindre doute concernant ce dernier, du premier coup d’œil j’avais remarqué qu’il s’agissait là encore d’un sacré client.  

        D’ailleurs je mis un moment à réaliser que les deux formes couvertes de boue qui se débattaient à ses pieds n’étaient nul autre que le Capitaine Landric et cette merde d’Henry. Je réalisation que je ne pouvais compter que sur moi pour sortir d’ici en un seul morceau.

        *Bande de merdes… Ils sont déjà foutus ces abrutis, je me sens un peu seul..*

        Leur sort respectif était véritablement le cadet de mes soucis à l’instant présent. Je ne pouvais compter que sur moi-même, personne ne viendrait me filer un coup de main. D’ailleurs, je n’avais pas revu Woods depuis un moment, son aide aurait été très appréciable à cet instant. Même s’il n’était absolument pas en capacité de pouvoir vaincre mes adversaires présents. Lui et ses gars auraient pu faire une merveilleuse diversion.  

        Me refusant de quitter ma cible du regard, même une fraction de seconde, je conclus que Woods était surement aux prises avec la Marine quelque part sur le champ de bataille. Qu’importe, le combat ne faisait que de commencer et j’avais la ferme intention d’aller jusqu’au bout des choses.

        Je fis craquer mes phalanges avant de frapper plusieurs fois ma poitrine à l’aide de mon poing :

        « QU’EST CE QUE TU FOUS ?! TU AS BESOIN D’AIDE À CE QUE JE VOIS !  TU PEUX LE RAMENER SI TU NE TE SENS PAS DE M’AFFRONTER SEUL ! »

        J’aimais particulièrement venir venir titiller l’égo de mon adversaire, avec un peu de chance j’avais affaire à quelqu’un de sanguin qui n’hésiterait pas à partir au quart de tour au moindre mot de travers. Je préférais mille fois mieux avoir un adversaire sorti de ses gonds en face de moi, commettant souvent un grand nombre d’erreurs. Qu’un opposant qui garde son sang-froid en toutes circonstances, même si le premier se révèle souvent bien plus dangereux, au moins je pouvais librement exploité les ouvertures qu’il me laisser.


        Malheureusement, je n’eus pas le temps de profiter davantage de ce moment de répit, le voilà qui repartait une nouvelle fois à l’assaut.  

        *La même attaque frontale ?! Finalement il n’a pas grand-chose en stock ce gringalet… Tant pis pour lui, il va de nouveau ramasser*

        Sauf qu’au moment de porter son attaque, il exécuta une chinoiserie dont seul lui avait le secret à ma connaissance. Il s’éleva encore plus haut dans les airs. Comme s’il avait marché sur la marche d’un escalier invisible…

        * MAIS ?! Impossible !*

        Le temps que je réalise ce qu’il venait de faire, il avait totalement disparu de mon champ de vision. Parfaitement synchronisé, il ne me laissa pas le temps de faire volteface et quelque chose percuta ma nuque de plein fouet me projetant la face de la première en avant dans le sol boueux.

        *Saleté, je ne l’avais pas vu venir celle-là ! Il ne paie rien pour attendre ! *

        Je me remettais aussi que possible sur mes jambes, m’essuyant à la hâte le visage couvert de boue. C’était tellement évident qu’il n’allait pas s’arrêter là, en une fraction de seconde il s’était porté à mon niveau. Bien décidé de profiter de son ascendant actuel sur notre combat pour ne plus me lâcher d’une semelle. Il envoya une averse de coups dans ma direction, je n’eus d’autres choix que de me mettre sur la défensive pour encaisser au mieux.  

        Il avait certes, la vitesse et la technique de son côté, mais il ne devait pas oublier un petit détail pour autant. Devant lui se tenait un ogre de trois mètres et six-cents livres bien décidé à sortir d’ici en un seul morceau. Alors à défaut de pouvoir me déplacer avec autant d’aisance, je pouvais en revanche répliquer lorsqu’il venait au corps à corps. Profitant de mon allonge pour me dégager de son emprise et le garder à une distance critique.  

        Parmi mes nombreuses craintes, l’une d’elles était omniprésente dans mon esprit, que son collègue le rejoigne. J’étais persuadé que je pouvais faire jeu égal avec lui, cela donnait un combat totalement asymétrique avec deux styles diamétralement opposés qui se rencontrait dans un combat à mort. Mais deux comme lui ? Non, impossible.

        Mais l’affrontement était d’une telle intensité qu’il m’était impossible de pouvoir effectuer un contrôle des environs. C’était un véritable bordel dans ma tête, avec d’un côté la nécessité de me concentrer pleinement sur mon adversaire actuel sous peine de finir une nouvelle fois au tapis et de l’autre assurer un minimum mes arrières pour ne pas me faire prendre en traitre.

        *Tom bordel ! Tu es où ?! Pour une fois que j’ai besoin de toi ! Pourquoi j'ai l'intime conviction que tu es perdu dans la jungle avec ta fiole de rhum à la main ?! Soit maudit le pied de vigne !* 

        N’ayant d’autre atout pour le moment dans ma manche, je me décidais de rester au contact le plus possible du playboy. En aucun cas je ne devais lui laisser assez d’espace pour qu’il recommence à faire ses acrobaties de clown.

        Malheureusement, il ne lui fallut qu’une demi-seconde d’inattention de ma part pour réussir à se défaire de mes griffes. Je sentais à plein nez venir de nouveau le coup fourré et ma pauvre nuque me lançait toujours. Je fis donc la première chose qui me passa par la tête, je fléchis mes genoux pour me retrouver quasiment à mi-hauteur et envoya à l’aide de mes deux bras une vague bien immonde de boue dans sa direction avant de bondir droit sur son adversaire pour venir le percuter de plein fouet. L’objectif pour moi était de pouvoir mettre le grappin dessus, car une fois que je l’aurais attrapé il serait entièrement à ma merci !

        *Moi aussi j’ai des techniques bien tordues empaffé de bidasse !*
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        Bonne nouvelle : le Commandant Seikyuu est plus que compétent, et doit être à peu près aussi fort que moi. Son niveau de maîtrise du Rokushiki, dont il semble être capable d’utiliser l’essentiel, semble également plus que satisfaisant. Je dois donc lui accorder que bien qu’il ait de la gueule, il a les muscles pour assumer derrière. Mauvaise nouvelle : comme pressenti, le grand pirate lui donne tout de même du fil à retordre… Ce qui implique que lui non plus n’est pas un néophyte du combat. Curieux. On m’a toujours pris pour une sorte de monstre, à passer mon temps à m’entrainer et à devenir plus fort… Et effectivement, comparé aux gens de mon âge et de mon grade, j’ai toujours été sans conteste le plus fort. Alors aller jusqu’en Amerzone, l’anus de South Blue, pour tomber sur deux gaillards qui pourraient m’en donner pour mon argent… J’en souris presque. Ces combats, bien que très risqués, font toujours bouillonner mon sang.

        Concentre-toi, Raines. Tu as une mission à accomplir. Landric et le Commandant Henry se sont entre-temps relevés, et semblent quelque peu hésiter à me charger à nouveau, au vu de la démonstration de force que je leur ai fait. Je les toise, immobile, balayant le champ de bataille du regard pour profiter de ce moment d’accalmie et glaner le plus d’informations. C’est tout ce qu’on m’a appris au BAN. Sortir de sa vision tunnel et essayer d’avoir toujours une globale et systémique du combat. C’est ce qui me permet, grâce à mon Kami-E, d’esquiver une gerbe de boue qui fusait droit dans ma direction… Et de garder mon uniforme d’une propreté réglementaire et irréprochable. Mais cette tâche s’annonce de plus en plus ardue, tout comme le fait de garder l’équilibre durant mes déplacements. Forcément avec plus d’une centaine d’individus qui se battent sur le rivage, le sol a été complètement retourné et n’est plus constitué que d’une gadoue dégueulasse et nauséabonde.

        Commandant Henry ! Les marines débarquent de partout ! Du fleuve et de la jungle ! On est encerclés !
        Quoi ?! Putain ! Henry détourne le regard pour répondre au mercenaire qui l’a interpellé. Je décide de profiter de son instant d’inattention pour le neutraliser. Je me prépare à démarrer à toute vitesse avec mon Soru…

        Mais je m’interromps dès le premier coup de pied au sol. La terre est trop molle pour que je puisse réellement prendre appui. Même sans le déplacement accéléré du Rokushiki, je fonce sur le mercenaire à bonne vitesse… Et me retrouve directement accueilli par la lame de Landric, qui vise ma tête et une fois de plus trouve le timing parfait pour essayer de frapper par opportunisme. Salaud, mais tout de même un peu prévisible. Impossible d’esquiver en étant lancé à pleine vitesse sur ce sol qui a la texture de la mayonnaise, alors je me raidis avec le Tekkai et lève mes avant-bras pour me protéger. La lame traverse mes manches et vient rebondir sur ma chair qui s’égratigne malgré le raidissement de mes muscles. Je lâche un sifflement de surprise. Ils ne sont pas nombreux, ceux qui parviennent à passer au travers de mon Tekkai. Comme quoi, même s’il verse très largement dans la puterie, il en a quand même un peu dans les bras.

        Je réagis instantanément en tendant la jambe pour me freiner et, tendant mes index et mes majeurs , lui assène simultanément un Shigan dans le poignet et dans le biceps de son bras droit. Sous la violence du choc d’une défense particulièrement commune et efficace face aux épéistes et renforcée par ma maîtrise du Rokushiki, la fouine est propulsée en arrière. Je transfère mon poids vers l’avant, sur ma jambe tendue et me sers de ma propre perte d’équilibre pour glisser à côté d’Henry, esquivant de justesse son corps grâce à un Kami-E. Dès que je me suis réceptionné, je saute dans les airs, reprends de l’altitude puis fond sur Landric en piqué en utilisant mon Kamisori. Tantôt devant lui, puis derrière, puis au-dessus, Henry peine à comprendre ce qui se passe et à me suivre alors que je me propulse vers le pirate qui serre son bras avec sa main. Je lui passe en tournoyant près de son épaule et le frappe au-dessus de la clavicule gauche avec le tranchant de la main, avant de me réceptionner en roulant au sol.

        Je me relève, et contemple l’étendue des dégâts. Ma tenue est dégueulasse, pleine de boue. Pour garder la classe et rester élégant en toute circonstance, c’est râpé… Mais quelque part, c’est tant mieux. Je vais pouvoir y aller véritablement à fond. Landric galère à se relever. Son bras droit est complètement hors service, et j’ai bien entendu ses os craquer lorsque j’ai frappé sa clavicule gauche. Je m’avance vers ce corps qui gesticule dans la gadoue, les bras désarticulés et qui parvient à se lever tant bien que mal.

        On a intercepté vos communications, Landric. On a bien vite compris ce qu’étaient vos “fauves”. Alors, ça vous plaît de prendre les gens pour des animaux, hein ? Des bêtes en cage ? Je commence en me tenant en face de lui. D’un coup, sans prévenir, je m’approche et lui assène deux nouveaux Shigan en plongeant au sol. Un dans chaque genou. Il s’écroule au sol. Je me relève et me remet à son niveau, juste à côté de lui.
        Regardez-vous, à serpenter dans la boue. Ces gens-là sont des êtres humains, eux… Mais vous, vous n’êtes pas mieux qu’un ver de terre. Hahahaha ! Je m’exclame en riant jaune. Il lève la tête pour me répondre, mais je ne lui en laisse pas l’occasion. Je lui pose ma botte sur la tête et la lui enfonce dans le sol. Il va falloir penser à vous renommer… Plutôt que “la fouine”... Ah, j’ai trouvé ! Landric le lombric ! Ça colle de suite mieux !

        Cette cruauté, ce sadisme, ça ne me ressemble pas. Ma tenue impeccable, qui me servait de véritable armure mentale, ne me contient plus. Dans le chaos de cette bataille, contre ces pirates de la pire espèce, pour sauver ce que je considère comme étant des victimes du pire crime qu’il puisse exister… Cela fait ressortir mes mauvais côtés.

        Un de mes passe- temps favoris est de lire. J’aime en particulier la lecture des biographies et des mémoires des Amiraux, anciens et actuels, et autres gradés de la marine. Ils sont riches en bons conseils pour un jeune marine plein d’ambition comme moi… Et qui cherche à se forger sa vision de la justice. Jusqu’alors, je pense que ma philosophie ressemble plus à celle des Amiraux Aokiji ou Thunderbird. Alors pourquoi je tiens tant à humilier ce pirate, comme un Akainu ou un Green Wolf ? Et surtout, pourquoi ça ne me suffit pas ? Je tourne la tête vers le bout de village dans lequel se sont retranchés les esclaves. Nos hommes les protègent sans aucun souci : les pirates sont plus affairés à se battre pour leur vie ou à essayer de s’enfuir que de passer leurs nerfs sur eux…

        Toujours est-il que notre plan se déroule à merveille. Dans le tumulte de la bataille, mes yeux se fixent désormais sur l’ex-Commandant Henry, de plus en plus paniqué alors que ses hommes tombent et que les nôtres surgissent de chaque fourré de la jungle.

        Eh, c’est ici que ça se passe ! Je l’interpelle en lui balançant une lame d’air avec un Rankyaku effectué avec le bras. Il la pare sans problème… Mais au moins, son attention se porte à nouveau sur moi. Je fais craquer mes poings en m'avançant vers le marine renégat, bien déterminé à lui faire regretter son “changement de carrière”. Mes muscles sont un peu engourdis, mais je supporte de mieux en mieux les usages répétés de mon Rokushiki. Dès que j’en aurai fini avec lui, j’irai prêter main forte au Commandant Seikyuu… Qui ne semble pas réussir à se débarrasser de son adversaire.

        A mesure que les pirates et les mercenaires tombent et que les soldats de la marine éloignent les esclaves, il ne reste bientôt plus que mon collègue et le semi-géant qui s’affrontent au milieu du village dans un déluge de coups étonnamment puissants. Allez, Commandant Seikyuu ! Montrez-moi ce que vous avez dans le ventre !
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        Un gros sac. Un putain d'gros sac.

        Le talon solide comme le roc, j'ai réussi à lui décoller une sensation de frisson derrière la tête, mais rien qui n'le fasse tomber ou simplement mettre le genoux à terre. Ce gros tas aussi large que haut commence à m'courir sur la grosse veine. Le golgot est tellement énorme, j'sais même pas si j'vais pouvoir faire quoi que ce soit contre lui. Rien qu'au contact, il semble injouable, me donnant pas mal de fil à retordre. Mais l'truc avec les mecs comme lui, c'est d'les prendre de court.

        Habitué des combats d'rue depuis gamin, j'ai réussi à me forger un style de combat pas mal particulier. Ayant du mal avec la boxe, j'me suis spécialisé dans l'pied-bouche aussi efficace soit-il. Décoller des gencives grâce à son gros orteils, y'a un côté fétichiste pour certain, moi j'trouve ça juste plus facile que d'ramener son corps entier sur sa proie en voulant lui coller une rouste. Les coups d'pieds au moins, tu restes à distance. T'es safe.

        Et ce genre de mec là, j'les connais bien. J'ai pris pas mal de branlée et avec le temps, j'ai appris à les maîtriser. J'pouvais être le plus chétif de ma fratrie, mais on ne pouvait pas m'enlever une chose, j'suis l'plus rapide. Et ma force véloce est sans égale. P't'être qu'un jour j'maitriserais une force mystique qui m'donnera encore plus de force. P'tain ça se s'rait vraiment marrant. Puis le truc avant, c'est que j'me battais avec un pied d'table ou une batte pour casser les rotules des grands avec un minimum de distance pour ensuite contre-attaquer. Là, j'ai plus mon allonge. j'ai dû m'adapter.

        Un jour j'ai combattu un mec immense dans l'genre du rouquin en face de moi. On l'appelait l'gros Bobi. Un gosse immense pour son âge, mais surtout très gros. Mais l'truc avec les gros, que ce soit d'la viande ou d'la flotte, c'est qu'ils s'épuisent vite. Z'ont pas l'cardio ces cons. Et comme j'viens d'me libérer d'son emprise à l'instant comme un savon entre ses mains, j'vais commencer à l'faire danser histoire qu'on s'amuse un peu. Se baser seulement sur sa force physique et son gabarit de bœuf c'est pas fou. On dirait un géant qui frappe car c'est la seule foutue capacité motrice qu'il possède.

        Ouais. Un putain d'golgot.

        Quelques mètres nous séparent et je retrouve mon avantage face à lui. Mais comme il semble dénué d'un minimum d'intelligence ou alors il veut juste "taper, moi taper toi", il se rapproche à toute vitesse de moi. Perso', j'opte pour la deuxième option.

        D'un soru je l'esquive pour me retrouver sur le côté et sans même lui laisser le temps, j'embrase ma jambe tout en me déplaçant tout autour de lui, créant un dôme de feu. Et dans une possible confusion, je m'élève dans l'putain d'ciel d'un geppou pour lui retomber dessus. Il va connaître le sentiment d'être une proie en cage.

        - 激しい雨 HAGESHI AME ! (pluie ardente)


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        Dernière édition par Seikyuu le Mar 16 Aoû 2022 - 14:38, édité 1 fois
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        *Encore disparu ?! *
        Alors même que je m’apprêtais à lui rentrer dans le lard comme un bélier ! Voilà que cet avorton avait décidé de me fausser une nouvelle fois compagnie par un tour de passepasse ! Décidément, c’était l’une des signatures des officiers de la marine, pouvoir disposer d’un panel de techniques les rendant quasiment intouchables pour le commun des mortels ! 
         
        Au final mon raz de marée de boue c’était retourné contre moi, il avait profité de cela pour se faire la mal à toute vitesse. En même temps qui aimerait se prendre un Jack de six-cents livres en pleine poire lancé à pleine vitesse ?
         
        Bref, quoiqu’il en soit ce petit con n’était plus là ! Comment était-ce possible ? Ce n’était pas le moment de réfléchir à ça ! C’était évident qu’il me préparer un coup tordu, mais lequel ?
        J’avais déjà perdu une bonne seconde, le temps de me stopper dans mon élan et de faire un repérage à 180 degrés ! Après tout la zone grouillait de marine, cet endroit était devenu une véritable fourmilière ! Derrière chaque buisson ou caillou, un marine était susceptible de vous sauter au cou ! Avait-il profité de la confusion pour fuir et se réfugier derrière ses hommes ? Fort probable, connaissant la couardise de leur race !
        Mais dans tout le vacarme ambiant, mon attention fut soudainement attirée par une sorte de crépitement au-dessus de moi.
         
        J’eus à le peine le temps de l’apercevoir, cette raclure de marine ! Il était en l’air, ni plus ni moins ! Si on m’avait dit un jour que j’affronterais un mec qui sache voler, je n’y aurais jamais cru un seul instant ! J’aurais rigolé comme jamais à la tronche de mon interlocuteur en lui expliquant qu’il avait une fois encore forcé sur la gnôle frelatée.
        Mais non seulement cette tronche de cake était effectivement au-dessus de ma tête, mais en plus sa jambe était littéralement en feu ! Et pour couronner le tout, il plongeait droit sur moi.
        Cette journée était véritablement à chier du début à la fin, mis à part l’amuse-bouche avec les truffions de base, le reste était bon à jeter à la poubelle. Pourtant moi la castagne, j’aime ça par-dessus tout ! Je vis pour ça d’ailleurs ! Rien de tel qu’une bonne bagarre pour vous remettre les idées en place. Mais là, contre soldat pyrotechnicien c’était une tout autre histoire.
        Si je détestais par-dessus tout une chose lors des combats, c’était bien de devoir subir les coups, d’être sur la défensive. Et là c’était le cas, non pas parce que je me sentais dépasser face à lui. J’étais intiment convaincu qu’il était parfaitement prenable. Cependant, il me manquait la connaissance de ses techniques, et cette zone d’ombre était un véritable fardeau pour moi dans notre duel.
        En désespoir de cause, je plaçai mon avant-bras sur la trajectoire du coup, mais comme il fallait s’y attendre, son attaque était quasiment imparable dans de telles circonstances. Au final, mon poing s’encastra dans ma mâchoire et je fus projeté plusieurs dizaines de mètres plus loin. Enfin, c’était ma conclusion une fois que j’avais retrouvé mes esprits la gueule embourbée dans la boue.
        J’avais beau être une force de la nature, avec un corps digne d’un cuirassé il ne fallait pas non plus pousser mémé dans les orties.. Je n’étais pas docteur, mais mon avant-bras avait mauvaise mine, et ma mâchoire avait pris aussi au passage. Et cette foutue odeur de poulet rôti me montait aux narines.
        C’était assurément l’un des coups les plus violents que j’avais reçus au cours de ma vie. Pourtant c’était loin d’être ma première branlée. Toutefois, je n’avais pas dit pour autant mon dernier mot, bien au contraire, je sentais la frustration accumulée par mon impuissance monter en moi et se transformer en haine.
        Me laissant rouler sur le côté, je découvris que plusieurs soldats se tenaient autour de moi. De la bleusaille de premier choix.
        L’un d’entre eux posa sa botte couverte de beau sur mon thorax et pointa son sabre en direction de ma gorge.
        « Ne bouge pas le colosse sinon, je te butte ! »
         
        « Twu mwo pends pwour un pwutain de sanglier à fwoutre ton pwied sur mwa ?! »
         
        « Quoi ?! Il a dit quoi le bouseux ? »
        Merde, j’avais reçu un sacré coup dans la mâchoire, j’étais incapable de parler normalement. Bordel, cela voulait dire que j’étais bon pour manger liquide pendant un bon mois, tant pis le rhum c’est riches en vitamines. Je crachais quelques instants après une dent sur le sol et j’avais un sale gout de sang dans ma bouche.
        J’empoignais dans la foulée sa cheville pour le tirer illico, le faisant basculer en arrière avec violence. Le reste des hommes me sauta dessus, mais malheureusement pour eux, ils n’avaient pas en leur possession de grigris des enfers. Mes poings venaient s’abattre sur eux avec une facilité déconcertante. Voilà comment devait se comporter un bon soldat, prendre les coups de Jack et se taire !
        Mais j’avais d’autres chats à fouetter à l’heure actuelle, la plèbe ne m’intéressait pas. Sur mon honneur, que j’allais lui faire passer l’envie de faire des acrobaties pour la décennie à venir. J’avais qu’une seule envie le concernant, une pulsion des plus primaire et des plus mortelle. Je voulais l’éclater une bonne fois pour toutes, et lui arracher les pattes comme le ferait un gamin sur insecte. Pour ne plus jamais le voir se carapater de la sorte.
        Le premier soldat se releva à côté de moi, merde j’avais totalement oublié sa présence. C’était le genre d’oublie qui pouvait vous coûter cher. Sans sa jérémiade, il aurait pu se retrouver aisément avec mon dos offert à lui et sa lame.
        « Wiens par wà twoi, j’ai des gwands projets pour woi ! »
         
        Une fois encore je l’empoignais par la cheville, mais cette fois-ci pour le trainer dans la boue sans le moindre ménagement. Je voulais m’en servir comme gourdin sur son foutu officier. Lorsqu’il croisa mon regard plein détermination à vouloir faire couler le sang et y comprit le sien, le pauvre bougre avait dû comprendre que cela ne sentait pas bon pour sa carrière professionnelle. Il se mit à hurler comme un cochon.
        « ON WA WOIR SI TWU WAIS TOUWOURS DES GWALIPETTES, AWEC UN SWOLDAT DWANS LA TWONCHES ! »
        Jack à dit, crève !
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        Ce que l’ex-Commandant Henry a dans le ventre lui, c’est un peu moins de bile et de sang qu’auparavant. Je le propulse en arrière après avoir fondu sur lui grâce à mon Soru et lui avoir asséné un violent coup dans l’estomac. Il recule en titubant… Et plonge directement sur moi, sabre en avant, à ma grande surprise. Déserteur ou pas déserteur, trafiquant ou pas trafiquant, il reste un ancien Commandant de la marine et il serait présomptueux de penser qu’il se rendra sans combattre et sans me donner du fil à retordre. Bien que Flemman et le Sous-Amiral Niromoto me répétaient souvent à quel point je dénotais de mes homologues, étant un des rares soldats à ce point obnubilé par le fait de devenir plus fort… Je n’étais clairement pas à sous-estimer, quand j’étais Commandant. Je n’ai pas vraiment le temps d’esquiver son attaque, ni d’utiliser le Tekkai ou le Kami-E, alors je tente de lui frapper dans le poignet. Sa lame s’enfonce dans la chair de mon bras simultanément, et je parviens ainsi à suffisamment réduire la puissance de son coup pour m’éviter une sale estafilade… Mais ça fait tout de même un mal de chien.

        Alors on fait moins le fier, hein ? J’vais te tailler en pièces ! Me hurle Henry en se tapant de sa main libre sur le torse, ayant pris un regain de confiance.
        Ça n'a rien d'impressionnant ! Moi aussi je peux le faire ! Je le lui prouve en effectuant un Rankyaku de la jambe qui projette une lame d’air à la verticale vers lui. Mais ce n’est qu’une diversion.

        Profitant qu’il est concentré sur l’épée de vent qui fond sur lui, je bondis dans les airs et lui en envoie une autre, plongeante et horizontale, en visant la zone qui se trouve juste devant lui. Il esquive la première sans aucune difficulté, car elle arrive vers lui en ne couvrant qu’une petite surface. Je comptais plutôt sur le fait qu’il la pare… Mais tant pis. Dans tous les cas, il aurait été risque d’envoyer une lame à l’horizontale. S’il l’avait esquivée exactement comme il a évité celle-ci, elle aurait pu toucher un de mes hommes… Juste avant que la deuxième lame d’air ne touche le sol, je change de direction dans les airs grâce à un Geppou et lui envoie un troisième Rankyaku assez similaire au second : une large lame horizontale qui vise ses pieds. Il arrive que mes adversaires ne soient pas particulièrement surpris par le Tekkai, le Shigan, ou encore même le Soru… Mais le Geppou, ça prend à tous les coups. La possibilité de changer de direction dans les airs… C’est un effet de surprise garanti, et ça a donc un certain impact sur le mental. Le rythme de Henry est perturbé, même légèrement. Cette fois, il mord donc à l’hameçon, et s’arrête pour esquiver de justesse… En faisant un pas en arrière, décision sans doute motivée par la perte de quelques précieuses millisecondes de temps de réaction et parce que les lames d’air semblent un peu “courtes”.

        Les lames d’air s’écrasent au sol, évitant Henry… Mais soulevant une quantité non négligeable de boue et de sable dans les airs… Obstruant suffisamment son champ de vision pour qu’avec un Kamisori, je me retrouve instantanément dans son dos. Je lui assène alors une série de frappes dans le dos… Qu’il anticipe surprenamment bien. Forcément, son premier réflexe en se rendant compte que je tentais de lui obstruer la vue avait été de se retourner pour couvrir son angle mort. Malheureusement pour lui, même s’il réagit bien… Non seulement je le domine physiquement, Rokushiki ou pas, mais je lui impose complètement mon rythme : il n’a pas d’autre choix que de subir mon combo d’attaques à son paroxysme. Une série de trois Shigans touchent sa main, son biceps et son plexus brachial. La frappe à la main est d’abord très douloureuse, mais c’est la suite qui se révèle la plus efficace. La frappe dans le biceps paralyse temporairement son bras et entraîne une relaxation involontaire des doigts et le choc à la clavicule lui brise l’os et conduit à une douleur intense et un engourdissement de la main. Pris de nausées par les différentes attaques aux points névralgiques, le bras désarticulé et sans aucune force, il titube. Je l’envoie au sol par une frappe de la pointe du pied dans le muscle tibial antérieur droit. Il chute au sol, et rejoint son copain Landric dans la boue.

        Je vais me répéter. Je me redresse en essayant de défroisser et de réajuster ma tenue, pour qu’elle soit la plus impeccable possible malgré qu’elle soit couverte de sang et de terre. Je passe une main dans mes cheveux figés dans la boue et les coiffe vaguement. Je suis le Lieutenant-Colonel Raines et vous êtes en état d’arrestation pour trafic d’être humains et collaboration de malfaiteurs. Je vous conseille de garder le silence.

        Henry relève la tête en tremblant… Et se relâche sous l’effet de la douleur, s'effondre complètement face contre sol dans la boue. Je tourne la tête à droite et à gauche, pour continuer d’avoir un aperçu de la bataille. Où en est le Commandant Seikyuu ?

        Lieutenant-colonel Raines ! Un soldat paniqué court vers moi.
        Vous tombez à pic. Faites-moi un compte-rendu de la situation.
        Nous sommes en train de gagner ! Nous avons pu appréhender le commanditaire de la vente d’esclaves et saisir le paiement. Les forces ennemies commencent à battre en retraite et à se rendre ! Il commence en se rassurant. Je hoche la tête. Par contre, le Commandant Seikyuu est toujours aux prises avec l’immense pirate… Impossible d’approcher, l’affrontement est trop violent et plusieurs soldats ont été blessés en essayant de le capturer. J’acquiesce en silence. Il y a également plusieurs pirates qui seraient parvenus à s’enfuir pour s’enfoncer dans la jungle… Mais aucune idée de s’ils ont pu être interceptés.
        Pas la peine de les poursuivre. Mes hommes sont à la recherche de leurs navires, ils devraient pouvoir les cueillir sans problème. Je jette un œil au-dessus de son épaule, vers la zone où le Commandant Seikyuu est en train de se battre, puis je reprends. Je vais prêter main forte au Commandant Seikyuu. Continuez à vous rabattre en éventail sur les pirates tout en rassurant et en protégeant les esclaves, c’est notre priorité. Ah, et soldat…
        Oui ?
        Bon travail. Courage, c’est bientôt terminé.

        Je pars comme une fusée vers le cœur de la bataille… Et remarque avec stupeur que le pirate est en train de faire reculer le Commandant Seikyuu… À grands coups de moulinets avec le marine qu’il tient dans son énorme main. Impossible de discerner si le marine est mort où s’il est inconscient. Toujours est-il que ce dédain pour l’uniforme et l’être humain qui le porte me met hors de moi. J’ai beau détester les pirates et avoir un peu de mal à me contenir lorsqu’il s’agit de marchands d’esclaves… Mais ce sont des êtres humains. La seule violence que je tolère est celle que j’utilise pour les neutraliser, et même si parfois je dérape et je les handicape plus que de raison… C’est toujours dans le but de les empêcher de nuire, et jamais sans m’être annoncé et sans sommation. Le protocole existe pour que la justice puisse être rendue sans appel. Quand il lève le bras en l’air et se tient prêt à abattre le marine au sol, mon sang ne fait qu’un tour. Je ne réfléchis pas. Soru.

        Je fonce sur lui en m’élançant dans les airs, et lui assène un violent coup de pied dans sa main, au niveau du poignet. Il desserre légèrement sa poigne, et je peux ainsi récupérer le corps du soldat dans mes bras. Mais le golgoth ne me laisse pas faire, et arme un coup de poing que je n’ai pas le choix que d’encaisser en raidissant in extremis mes muscles. Malgré le Tekkai, un coup dans le dos c’est un coup dans le dos, j’accuse sévèrement le coup. Je suis propulsé et roule sur le sol pour protéger au maximum le corps du marine que je serre fort contre moi.

        IWS SONT DEWS MWAINTENWANT ! S’écrie alors le pirate. Pourquoi il parle comme ça ? Il est débile ? C’est sans doute une sorte d’idiot plein de muscles que les pirates ont ramassé je-ne-sais-où, et qui joue les gros bras pour leurs opérations. Mais sa tête me dit quelque chose… Je suis quasiment sûr de l’avoir déjà vu. Toujours est-il qu’il reporte son attention sur le Commandant Seikyuu, qui a repris l’offensive… Ce qui me laisse le temps d’examiner le corps du soldat.

        Je cherche un pouls, et le trouve. Ouf, il est en vie et est simplement inconscient. Je lâche un soupir de soulagement. Je l’ausculte dans la mesure du possible, compte tenu qu’il est évanoui. Impossible de vérifier ses réflexes pupillaires ou tout autre signe de commotion. Il n’a pas de plaie ouverte, mais a dû encaisser de sérieux coups. Je soupçonne une ou plusieurs côtes d’être brisées. Et puis, en descendant le long de son corps, je remarque la cheville d’où le pirate le tenait. Elle est bleue, toute boursouflée. Il a toute la moitié de la jambe en morceaux. S’il parvient à remarcher un jour, la rééducation sera longue. Ce n’est pas dit que ce marine puisse à nouveau partir sur le terrain. Voilà ce que font les pirates. Ils brisent des carrières et des vies.

        J’ai besoin d’un medic', ici ! Je fais quelques mètres pour aller m’approcher des barques vides laissées par nos hommes après leur débarquement, et me saisis d’une rame. Puis, je reviens vers lui. Je lance un regard à ma veste. Une larme coule sur ma joue.
        C’est pour le plus grand bien, Raines. Sois fort. Je déchire ma manche. Le bruit du tissu qui s’arrache me fend le cœur. La détérioration du matériel, et qui plus est de mon uniforme… Voilà une épreuve dure à surmonter. Je confectionne ainsi une attelle rudimentaire avec le bois de la rame que je serre autour de sa jambe avec mon morceau de manche. Deux soldats accourent suite à mon appel.
        Lieutenant-colonel ! Vous avez secouru Hollinger !
        Il a besoin de soins, soldats. Déplacez-le vers là où nous regroupons les esclaves. Trouvez quelqu’un pour s’occuper de lui ! Je vais m’assurer que cette immense brute ne blesse personne d’autre.

        Je me relève, furieux, et me dirige pour la dernière fois vers l’endroit où se trouvent le Commandant Seikyuu et le colosse, qui ont repris le combat à mains nues. J’attends la bonne occasion, et après une esquive qu’il convertit en contre-attaque, pendant que le forban est concentré sur mon allié… Je fonds et je frappe. Grâce au Soru, je me retrouve en un instant sur lui, le bras armé et prêt à lui envoyer la mandale de sa vie.

        Ça c’est pour ma veste ! Et aussi le soldat Hollinger… Je m’écrie en frappant de toutes mes forces. J’avais cependant oublié de prendre en considération que je ne m’étais pas élancé dans les airs avant d’utiliser mon Soru. Je me retrouve donc au niveau du sol, prêt à frapper… Ce qui n’aurait pas été un problème si mon adversaire ne mesurait pas au moins trois mètres de haut. Et mon coup de poing, chargé de tout le poids de mon corps, asséné par un maître du Rokushiki, qui aurait normalement atterri en plein dans le visage d’un homme lambda…

        … Le percute en plein dans le service trois pièces. Le pirate se recroqueville sous la douleur.

        Commandant Seikyuu, à vous ! Je m'écrie à l'attention de mon collègue. Il est grand temps de terminer cette bataille.
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        - Et le Commandant Seikyuu s'envole vers d'autres cieeeeeeeeeeeeeeels !

        Les gars semblent apprécier le combat qu'ils mènent tout en observant leur brave commandant prendre des coups pour eux. Être un chic type serait-il un compliment de trop à mon égard ? J'pense pas. C'plutôt bien approprié étant donné qu'en leur donnant le sourire, je gonfle sans efforts leurs motivations à planter du pirate. Et ça, ça n'a pas de prix. Même si face à cette brute épaisse empoignant un jeune soldat pour s'en servir comme fléau ne montre pas que tous s'amusent, certains sont heureux. Après j'le connais pas, il fait pas partie d'ma brigade. Quand même le pauvre ... Sa tête m'a quand même frapper l'dos de plein fouet et plus j'le regarde alors que je vole me ruiner contre la façade d'une cabane d'autochtone, plus j'vois l'immense main du golgot lui détruire la cheville.

        Sale chien de pirate.

        Les bras croisés, mon corps à l'horizontale dans les airs, je m'écrase enfin contre ce qui sert de maison aux habitants d'ce marécage puant et les gars applaudissent et gueulent comme des rugbymen encourageant leur pote à chier sur le torse d'un des leurs endormi et sous alcool. Hein ? Quoi ?

        Explosion. Nuage de poussière.

        J'me relève avec quelques difficultés car la poutre de la paillote m'écrase. Prenant appui sur le sol, j'utilise une poussée ascendante pour surélever le tronc de mon dos afin de le laisser glisser sur le côté. Torse nu et à moitié ensanglanté, j'ai un œil qui dit merde à l'autre. Alors je tapote sur ma tempe pour tenter d'équilibrer le truc comme un demeuré mais semblerait qu'ce soit inutile. Et en plus de m'handicaper d'un œil, je n'ressens plus la moindre présence de dope dans mon sang. C'est alors que je m'aperçois que les gars ne m'encourageaient pas mais criaient tout en combattant les raclures sur leurs côtes.

        Bordel. Être sobre au travail c'est vraiment pas fou. Ça détruit l'ambiance et le teamplay. Quel enfer.

        Et mes nerfs semblent sur le point d'exploser. Je regarde la tourelle humaine au loin et ma haine envers lui ne cesse de grandir. Encore et encore. Goliath semble bien excité avec son nouveau jouet en main alors qu'il s'amuse à envoyer valser les quelques soldats venant pour l'arrêter. Quel incroyable enfoiré ! En plus, on bite rien à c'qui baragouine avec sa mâchoire déboîtée. J'aurais dû frapper plus fort, il l'aurait fermé définitivement sa gueule. J'suis trop gentil faut croire ...

        Mais là j'en peux plus il me sort par les yeux ce mongole. Il va voir de quel bois j'me chauffe !

        - AAAAAAAAAAAAAAAAH !!!!

        Le pied foulant la boue, je glisse mais me rattrape avec mon second pied. Je glisse encore, je me rattrape une nouvelle fois. Encore. Encore. Et encore. J'accélère dans mon interminable surplace et créant une friction embrasant mes jambes et asséchant le sol, je me propulse. Le regard foudroyant le futur mort j'arrive quasiment à sa hauteur avant de voir le Lieutenant-Colonel apparaître entre nous deux et lui palpant avec entrain les deux balluchons, lui faisant poser un genou à terre et laissant un énorme filet de bave lui couler de la bouche. Qu'est-ce qui leur prend à ces deux-là ?!

        -  Commandant Seikyuu, à vous ! qu'il dit en me voyant revenir en courant vers eux.
        - QUOIII !!!? Mais vous êtes malade !! J'suis pas d'ce bord-là moi !

        J'arme mes deux jambes et d'un saut horizontale, j'lui éclate la troisième.

        - C'COMME CA QU'ON FAIT COLONEL !

        Et t'auras jamais d'enfant l'golgot !


        Ce n'était pas vraiment une brute, il manquait juste un peu d'amour. 00nr
        Forme Hybride
        Forme Complète
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        Comme si un seul ne suffisait pas, maintenant voilà qu’ils étaient deux à s’acharner sur moi. Je n’étais pas du genre à être frileux à me battre contre plusieurs adversaires à la fois, mais pour le coup je commençais à être dans le rouge écarlate et sans aucune échappatoire possible. Les trous de balle qui m’accompagnaient semblent être tous au tapis ou disparus.

        Quant à moi, mon corps n’était plus que souffrance, pas une seule parcelle n’était pas recouverte d’ecchymoses. Mais ça encore c’était du domaine de l’acceptable pour moi, en revanche le fait qu’ils prennent un malin plaisir à me tabasser les roubignoles c’était la goutte d’eau qui faisait déborder le vase et pas qu’un peu. Cela en était moins une, que le minot avec sa gueule de playboy ne me castre pas sur le champ avec sa dernière attaque. Qu’est-ce que je serais sa ma grosse de paire ? Plus d’orgies avec de jolies demoiselles, plus moyen de déballer le paquet lorsque j’avais trop bu pendant une soirée de poker, en gueulant d’une voix roque, « je n’ai peut-être pas une belle paire, mais une grosse paire ! » . Je préférais largement crever ici que de me retrouver eunuque.  

        Si mon cerveau fonctionnait comme n’importe qui,  la priorité aurait été de pouvoir me barrer d’ici fissa. Mais malgré mon état, je n’avais aucune intention de foutre le camp la queue entre les jambes. Si jamais par miracle j’arrivais à m’en sortir en un seul morceau d’ici, ma première action serait d’aller rendre visite à Eduardo. De lui fracasser la gueule et de lui réclamer une montagne de Berrys. Bien calé dans son fauteuil, avec un verre de rhum à la main et son cigare en bouche, je suppose qu’il était à mille lieues de savoir ce qu’il se passait ici. Une mission de routine soit disant, mon cul ! Cette île de merde grouillait de Marine à présent, j’avais l’impression d’être revenu dans le QG de South Blue pendant l’heure de pointe.

        Reprenant difficilement mon souffle, j’étais encore plié en deux, les mains sur les cuisses. Je regardais aux alentours et je ne voyais que du bleu à perte de vue. À voir leurs mines réjouissantes, cela faisait nul doute qu’ils avaient remporté la bataille. Au moins, ce bâtard d’Henry avait mordu la poussière avant moi, c’était ma seule satisfaction du jour , hormis la trentaine de soldats que j’avais envoyés au tapis. Je me redressais de toute ma hauteur, j’étais comme un fauve blessé et acculé par un groupe de chasseurs. Leur victoire ne faisait pas le moindre doute, toutefois, je comptais bien leur laisser le un souvenir cuisant de notre rencontre.  

        J’explosais de rire ce qui provoqua sans aucun doute la stupeur chez mes adversaires. Ils devaient certainement se dire que Skellington avait totalement perdu la boule à force de se faire taper sur le crâne et dans les bijoux de famille.Mais non, même si la situation puait franchement pour moi, je trouvais le moyen de trouver une satisfaction là-dedans. Après tout, c’était l’histoire de ma vie, des bastons, des défaites, des victoires. Une de plus ou une de moins, de toute façon on doit tous y passer un jour. Alors, autant choisir sa porte de sortie, je voulais que les gens se souviennent de Jack comme d’un pirate qui ne reculait devant rien ni personne. Même si l’histoire ne retiendra que celle d’un jeune rookie de South Blue ayant eu les dents un peu trop longues.  

        Hurlant cette fois-ci à m’en déchirer les cordes vocales, je frappai violemment mon poing gauche dans la paume de ma main droite et fonça tête baissée dans le tas. Ma mâchoire me faisait un mal de chien, et mes jambes étaient sur le point de lâcher, mais ma tête, en revanche, voulait toujours en découdre jusqu’au bout, jusqu’au dernier souffle, jusqu’au dernier battement de cœur.

        Je pouvais enfin me mesurer à son binôme, qui semblait être de la même trempe que lui. Je lui balançais un crochet du gauche en envoyant tout ce que j’avais. Plus question maintenant d’essayer de faire des feintes ou de sortir la palette technique. L’objectif était de faire le plus de dommages possibles et rien d’autre. Je voulais qu’ils bouffent eux aussi leur petit déjeuner à la paille en se rappelant de la grosse ganache de tonton Jack ! Mon poing le percuta de plein fouet, mais au lieu de toucher un corps humain, mon poing heurta un mur. Le choc fut d’une violence, je sentis mes phalanges se briser sous l’impact alors que ce foutu soldat avec son balai dans le cul semblait être secoué comme un cocotier par une patate capable de buter un ours sans bronche.

        Mais à deux contre un, pas le temps de s’extasier devant de nouvelles techniques, l’autre était déjà sur moi comme un morpion. Je faisais une cible immanquable dorénavant, son attaque me percuta dans le dos, me coupant net la respiration pendant de longues secondes. Je me retournais pour tenter de lui rendre la monnaie de sa pièce, mais il avait déjà quitté mon champ de vision. Et la correction ne se fit pas attendre.

         
        Le combat tourna bien vite à la mise à mort, j’étais exténué, à bout de force et surtout grièvement blessé. J’étais toutefois parvenu à foutre au sol le soldat qui donnait l’impression d’être l’incarnation de monsieur propre en personne. Faute de lui laisser une vilaine cicatrice, au moins son uniforme serait bon pour la poubelle.  
        Cependant, la situation était critique, je n’arrivais à encaisser qu’une attaque sur deux, ils étaient parfaitement synchronisés, capables aussi bien de m’attaquer depuis les airs qu’à raz du sol. Un violent coup de pied au niveau de l’oreille gauche me fit perdre une partie d’audition et l’équilibre. J’étais à présent comme dans une bulle, tous les sons me paraissaient lointains. Lorsque je parvenais à en saisir un, le second en profitait immédiatement pour venir me corriger. Chaque nouvelle attaque reçue me fracassait davantage mon corps meurtri, cela devait être un sacré bordel là-dedans.  

        Combien de temps dura l’affrontement ? Je n’en avais pas la moindre idée, je n’avais plus aucune notion spatiotemporelle. Mon corps, comme mon cerveau, ne répondait plus. J’étais en guidage automatique, juste ma volonté ou ma stupidité me tenait encore debout. Mais je ressentais au fond de moi toujours cette aura ardente, cette aura avide de sang et de violence. Mais impossible de l’assouvir, J’étais totalement en miette, les côtes brisées, la mâchoire pétée, mes doigts étaient de travers. Je venais de pousser mon corps jusqu’à ses ultimes retranchements. Il était grand temps pour Jack de fermer boutique.

        Pour une raison qui m'étais inconnue, le déluge de coups avait cessé subitement, malgré que ma vision soit totalement floutée par le sang qui coulait de mes deux arcades en ouvertes. Je pouvais encore distinguer leurs maudites silhouettes de leurs morts. Alors que je me sentais partir, j’eus un dernier geste en leur direction. Je pointais mon majeur, l’un de mes rares doigts encore en état dans leur direction affichant un large sourire avant que la lumière ne s’éteigne définitivement.

        *Une fin de toute beauté pour Jack Skellington, même si je vais surement crever noyer la tronche plantée dans cette foutue boue, sur une île immonde envahie de moustique. J'espère que mon fantôme viendra les faires chier pour le restant de leurs jours*
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