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Un butin très mérité

Un butin très mérité Drum10

Le Royaume de Drum, paisible flocon de neige éternel au milieu de cette mer pleine de dangers. Et quel spectacle incroyable, au lever du jour, d'immenses masses colorées s'agitaient dans le ciel. Les fameuses aurores boréales dont Djaymily lui avait parlé la veille, dansaient sous son regard admiratif. Sur la route de tous les périls, chaque île était unique et le jeune homme comptait bien en visiter un maximum. Matinal, le capitaine des Sandstorm Pirates avait décidé de faire un tour, le temps que le reste du groupe se réveille. Enveloppé dans une fourrure, depuis les hauteurs enneigées, il contemplait la petite baie isolée dans laquelle son équipage s’était regroupé au grand complet. Le calme régnait en maitre, et seuls les mats des navires bougeaient au grès des vagues. La dernière fois qu’il avait connu pareil climat, c’était lors de son escapade sur Boréa et malgré les quelques accrocs, il était fier du chemin parcouru depuis. Voilà deux jours qu’ils étaient rentrés, et si jusqu’à présent l’équipage avait festoyé comme il se doit, il était désormais temps de passer aux choses sérieuses et de se remettre en chasse.

De retour au campement, il retrouva ses lieutenant sous la tente de commandement. Tous excités à l’idée de se lancer dans cette nouvelle aventure, qui d’après Megumi les mènerait vers un fabuleux trésor. Mais mieux valait ne pas traîner, car ils le savaient depuis Banaro, quelqu’un d’autre semblait convoiter le butin. D'autant que leurs mystérieux assaillants leur avait dérobé la carte. Par chance, la jeune navigatrice était parvenu à retranscrire cette dernière de mémoire, et avait pu découvrir, en examinant encore et encore la reproduction de ladite carte, qu’une ultime énigme était à résoudre afin de localiser l’entrée de la planque.


Bien, je pense qu’on va pouvoir y aller. Djaymily, Kutcham, Megumi, Ren, Méria.. vous viendrez avec moi. Reyshu, je te laisse le commandement du camp.

Ça marche cap’. répondit le Timonier homme poisson les yeux rivés sur Méria.


Il n’avait toujours pas digéré que la rouquine ait détourné le navire dont il avait la charge et ne comprenait toujours pas pourquoi son capitaine permettait à cette dernière de rester avec eux. Pire, à cet instant, alors qu’il était laissé sur le banc de touche, Aze avait choisi d’emmener Méria avec lui. Les médisants chuchotaient déjà que le jeune capitaine pirate était tombé sous le charme de la belle. Peut être était-ce le cas. Mais la raison première pour laquelle le Sablonneux souhaitait garder celle que l’on surnommait La Peste auprès de lui, était qu’il comptait bien la tenir à l’œil. D'autant qu'en cas de pépin, elle était sans nul doute un élément de choix pour livrer bataille et pour être tout à fait franc, Aze se remettant tout juste de son affrontement avec Dagna, il avait la ferme intention de tout mettre en œuvre afin d’éviter de finir en miettes cette fois-ci.

Guidé par Megumi, sous les encouragements sarcastiques de Ren, le petit groupe sortit alors de la tente, retrouvant l’air glacial de Drum. Laissant à Reyshu le soin de garder le campement en ordre, les autres se dirigèrent vers la crevasse au bout de la crique, afin d’en sortir. Neige jusqu'aux genoux, les fourrures n'étaient pas de trop, sans elles probablement que les déplacements seraient bien plus pénibles. À la sortie du camp, ils tombèrent sur Nox, qui accompagnait la patrouille, fraîchement relayée, sur le chemin du retour. Aze s’arrêta alors un bref instant pour le saluer d’un signe de tête, salut qui lui fut rendu.


Oy.. Rien à signaler ? On est sur le départ.. on va faire un tour. Ça te tente ?


Pour avoir discuté avec lui une fois Clock Work Island derrière eux, Aze avait ressentit un excellent feeling. Ancien soldat désabusé tout comme lui, Nox était un marin qui avait de la bouteille. Un grand utopiste qui comme lui était à la recherche du fameux One Piece et sans doute que son expérience serait hautement bénéfique pour les Sandstorm Pirates. Sérieux concurrent de Djaymily, il était également de ces excellents tireurs que l'on préfère avoir dans notre camp et le jeune charpentier mourrait d'envie de voir de quel bois « Le Good Guy » était fait.
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Rapiner était par définition l'essence de la piraterie. Découvrir des trésors enfouies et engloutis par les siècles et la poussière, lui semblait plus être une activité d'aventurier, mais il lui semblait que les Sandstorm pirates tiraient sur les deux tableaux. Voir bien plus. Il s'était rapidement et bien intégré à la troupe, discutant longuement avec Azerios, le capitaine, de ses vues sur le One Piece, et de ses objectifs les plus intimes. Et bien qu'il fasse confiance au cap'tain pour pas dériver dans ses projets, qui concordaient plutôt bien avec ceux de l'utopiste, la pente qu'il empruntait était abrupte et pleine de pièges. Il faudrait déployer un trésor de manigances et de moralité pour ne pas transiger avec leur objectif de rendre le monde un peu plus juste, un peu meilleur.

Ils arrivèrent très tôt sur les côtes de Drum, une île mystérieuse dont il avait surtout entendu parlé à cause du grabuge fait par des révolutionnaires sur cette île de l'hiver éternel. Chaudement habillé, dans le nid de coucou de la vigie parce que c'était son tour de garde, il put assister au même phénomène que Aze, avec le même émerveillement doublé d'une surprise quand à la beauté sauvage de l'île. Les aurores boréales, s'il se souvenait bien des cours de géographie de sa jeunesse, étaient un phénomène astrale et physique des plus magnifique, surtout lorsque l'on savait tous le trésors de science qui se cachait derrière. Nox n'y connaissait pas grand chose, mais savait qu'un chercheur du pôle scientifique installé sur place,  saurait tout en dire. Il fallait casser la magie pour en faire de la science, disait souvent Vegapunk, mais lui préférait de loin le charme de la magie, aux rudesses de la science. Et il y'avait quelque chose de magique à débarqué devant un ciel de toutes les couleurs, éclairés par le dessus, et des étoiles qui faisaient des points de lumière vive là ou la nuit reprenait ses droits. Un peu comme si l'on avait secoué un pinceau blanc, devant un tableau noir.

Le bateau sur lequel se trouvait l'équipage, et Nox, aborda doucement un crique austère et stérile, puis montèrent le campement de base, dont les tentes bariolés en fonction des rangs et utilités de chacun, mais aussi quelques coins latrines, ou coin de feu, pour le moins pratique lorsque l'on campait. Lui aimait dormir à la belle étoile, et cela n'affectait en rien son moral de subir les affres de la froidure, ou de la pluie, ou bien même des moustiques -bien qu'il ne pensait pas en croiser dans une région aussi froide, tant qu'il pensait avancer dans la bonne direction. Là, il devait d'abords trouver des berries et des trésors. L'argent appelle l'argent y paraît. Donc il fallait en récolter pour attirer à lui le One Piece, cela était la première étape.

Concerné par le butin, ayant pleinement sa place et ses droits en tant qu'équipier du capitaine, et tireur d'Elite. Il n'avait pas encore révélé la moitié de ce qu'il savait faire, et s'était ouvert seulement au capitaine de ses capacités d'inventeur. Moins on en savait sur lui, mieux il se portait. Pas qu'il fasse pas confiance à l'équipe, mais un secret, plus il est partagé, moins il l'est, par définition. Eh, de Beaufroi, t'es partant pour faire une petite incursion, voir ce qu'il y'a autours de nous ? Lui fit un gars de l'équipage, et il attrapa son fusil de précision, les suivant de bonne grâce. Il faut dire que la vision, et le talent de Nox, supplantait la plupart des tireurs de sa génération, les hommes ayant eu quelques démonstration durant un concours de fléchette, puis un lancer de couteau, qu'il était le plus affutés de tous, ils aimaient à l'avoir avec lui lors des sessions de reconnaissance.

Ils firent le tour des environs, ne décelant que de la toundra gelée, un pilier non loin, et quelques villages avoisinant, que seul Nox avait pu discerné depuis sa lunette grossissante. Rentrons, on va voir ce qu'en dit le capitaine. Dit-il aux autres, rebroussant chemin avec la neige jusqu'au genou, mais des lourdes bottes de marins l'empêchaient d'avoir froid. C'était aussi le velours de ses vêtement, et le revêtement extérieur de très bonnes qualité qui l'empêchait d'être dans l'humidité glaciale de Drum, comme d'autres.

Il croisa Aze qui partait cette fois à l'aventure, et il était hors de question que ce soit sans lui, aussi vérifia-t-il qu'il était équipé avant de répondre : Oui, en route, je voudrai pas faire attendre la sonnante, ni la trébuchante, cap'tain. Il fit ensuite un rapport détaillé de ce qu'il avait vu. C'est à dire pas grand chose a part de la campagne, et quelques rares villages semblant encore dans l'inactivité, ou bien abandonnés depuis belle lurette.




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Un butin très mérité


Présent
✘ Feat. Azerios, Nox, Megumi & Méria



Une nouvelle bûche dans le feu, faisant crépiter l’âtre dans la grande salle du King’s Hat, ou maison-taverne pour les non-initiés. Une tasse de café fumante à la main, je me balançais doucement dans une chaise à bascule, une épaisse fourrure sur les épaules à recracher de petits nuages de vapeur à chaque respiration. On aurait pourtant pu croire que mon teint de peau, aussi blanc que la neige, m’aurait immunisé au froid polaire, mais il n’en était rien. Les aléas de l’albinisme, aucun avantage à être pâle comme un cul. De plus, avec des températures pareilles, je pouvais abandonner mes tendances exhibitionnistes , quelle tuile.

Toutefois, je me réconfortais à observer le ciel matinal et ses lueurs chatoyantes à travers la fenêtre. Inhabituelles, illuminant l’île en m’inspirant quelques airs poétiques et mélancoliques. M’autorisant ce petit moment, me réchauffant au préalable de longues gorgées de café chaud, je sortais mon luth de son étui pour en égrener les cordes. Le regard perdu dans les astres, traces de la nuit qui s’achevait, laissant place à l’éveil d’un soleil timide, atténué par le ciel gris et les flocons qui en tombaient au rythme d’une douce brise. Mes doigts dansaient, tantôt d’un rythme effréné inspiré de la respiration crépitante de l’âtre, tantôt doux comme le flocon qui s’écrase sur un sol matelassé par la poudreuse. Dans la maison-taverne, quelques têtes de tontattas apparaissaient ci et là, au détour d’un trou de souris ou d’une planche brisée, se réveillant joyeusement à l’air de mon luth. À l’extérieur, quelques visages se pressaient contre les fenêtres, grelottant et n’ayant comme espoir dans leur tour de garde que de se réchauffer à grand renfort de musique. Finalement, je terminais ma petite séance quotidienne de quelques accords qui furent acclamés par les spectateurs qui retournèrent vite à leurs activités.

M’enveloppant dans ma fourrure, mon luth dans mon dos, je sortis de mon petit chez moi, incrusté comme à son habitude dans le décor. Pour une fois, j’avais libéré Borat de ce fardeau sur son dos à l’aide de mes pouvoirs récemment acquis et leur emprise sur la gravité. C’était un effort considérable pour une petite maison biscornue comme celle-ci, mais cela valait bien le bonheur d’entendre un gros cochon vert joyeux à vous léchouiller de la tête aux pieds. Je l’avais ainsi laissé vadrouiller aux alentours, principalement occupé à terroriser les papillons et autres petites bestioles. Depuis notre passage à Little Garden, l’immense pachyderme avait prit de l’assurance en rencontrant ses semblables et, à présent, il travaillait à vaincre sa timidité.

Sous un plafond de ciel multicolore, leur lueur se réverbérant sur les flocons, je traversais le campement jusqu’à la tente de commandement. Il y avait une raison à notre présence au Royaume de Drum, et pour ne pas changer, il y aurait du pognon à la clé.

« Yo les p’tits culs. » saluais-je amicalement mes camarades présents dans la tente. « Hey Kutcham, t’as pas vus Momo je l’ai pas trouvé dans la maison ce matin. »

« Ouais...s’il te plaît, reprends-le j’en peux plus. » se plaignit le minks félin en faisant un pas de côté, dévoilant le petit chat noir qui se cachait derrière sa jambe.

Amusé par la situation, le chat n’arrêtant pas de bondir sur l’homme-chat pour jouer avec lui, je m’approchais de Morpheo pour le saisir par la peau du cou avec délicatesse pour le soulever comme l’aurait fait sa mère. Il posa doucement une de ses pattes sur mon nez en tournant la tête de côté.

~ Meow?~ miaula-t-il joyeusement en tapotant mon nez à plusieurs reprises.

« Y a pas de meow qui tienne, allez hop, punis dans la capuche. » m’exclamais-je pour me donner un semblant de crédibilité en terme d’autorité, joignant le geste à la parole en le déposant dans la capuche de mon sweat-shirt, partiellement couverte par l’épaisse fourrure sur mes épaules.

Le capitaine finit par nous rejoindre, et le plan fut établit pour se lancer à l’aventure. Un trésor, celui dont nous parlions déjà depuis Banaro, ce qui me semblait déjà si lointain à présent. Nous l’avions attendus avec impatience, la promesse de richesses enfouies, avec des concurrents dans la course qui plus est. Et, cela signifiait à mes yeux comme la douce vision de combats en perspective. C’était là la voie que j’avais choisis, celle des poings et du sang pour me tracer un chemin dans ce monde.

Nous quittions le campement, croisant Nox qui nous rejoignit après que le capitaine lui ait proposé. Nous nous étions rencontrés sur Clock Work Island, mais je ne pouvais pas dire que je le connaissais. Même après notre traversée jusqu’ici, l’homme restait mystérieux et perméable à la plupart de mes interrogatoires déguisés, au moins je pouvais dire qu’il était malin ou bien était-ce moi qui était particulièrement mauvais dans ce domaine. Ainsi, nous continuions à avancer dans la neige, péniblement ralentis par la neige qui encombrait chaque enjambée. Aussi forts que nous étions, avancer ainsi ne ferait que nous épuiser inutilement, assaillis par le froid mordant de la neige autour de nos jambes et du climat de manière générale. Et, comme pour répondre à un appel pas encore formulé, la masse gigantesque et grotesque de Borat se dessina dans le brouillard de flocons, ses pattes géantes n’ayant aucun mal à se déplacer dans cette couche de neige qui n’atteignait que la moitié d’un sabot pour lui.

~Gruiiiiiiiik!~ mugit-il enthousiaste en martelant la neige qui volait sur son passage, freinant à notre approche d’un dérapage contrôlé qui souleva une vague de neige qui s’écrasa sur nous par surprise.

Me dégageant à grandes brasses, je m’assurais que tous mes compagnons étaient sortis de la neige, un peu embarrassé de proposer ma solution soit-disant miracle à présent.

« On se galérerait moins sur son dos, non ? » leur demandais-je alors en pointant du doigt les cordes qui tombaient de la selle attachée au dos du pachyderme, habituellement recouverte de la maison. Le froid serait toujours un problème, mais Borat saurait se montrer utile pour nous guider jusqu'à notre objectif sans qu'on ait à perdre un orteil.




© Fiche par Ethylen sur Libre Graph'


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C’était devenue une vraie obsession à ce point, vouloir découvrir ce qui se trouvait à la clé de cette fameuse carte au trésor. Depuis la fois sur Banaro où le duo s’était fait volé le matériel, Megumi s’était chargé de reproduire la carte de mémoire. Et cela malgré beaucoup de difficultés, et quelques coins vides … Le plus gros avait été dessiné et ce qui sortait du lot d’après la navigatrice ? Ces quatres signes étaient dessinés à chaque recoin de la carte avec des coordonnées qui leurs étaient propres paint avec encre noire. Ce qui donnait à réfléchir, à quoi correspondaient tous ses numéros une fois tracés ? Les signes s’entremêlaient tous à un point fixe : Le fameux palais de glace. Une vue exquise les attendait alors ; En effet Drum Island était une île assez large où le climat était un net contraste de tous les lieux qu’elle avait eu le privilège de visiter. Remplie de monuments tous aussi sacrés les uns aux autres, Megumi avait toujours rêvé d’y mettre les pieds à travers les images qu’elle avait pu trouver dans des livres. Cependant elle avait horreur du froid, bien que c’était une excuse pour sortir sa plus belle chapka … Et c’est exactement ce qu’elle fit !

Megumi ressemblait telle une vraie poupée russe en hiver, son grand manteau rouge à fourrure blanche neige -sur laquelle débordait une légère pluie dorée-, sa grosse ceinture noire qui dansait parfaitement avec ses petits talons de la même couleur et aux collants blancs. Ses mains gantées attrapèrent fermement le rebord du bâteau, observant le reste de l’équipage qui semblait bien occupé de leur côté. Sans attendre, elle descendit de sa petite tour et partit les rejoindre un léger sourire au visage et une carte dans l’une de ses mains. Aze avait déjà formulé ses ordres et Ren était bien sur … Ren. Elle s’empara d’un tabouret en plein milieu du campement et fit signe à toutes les personnes concernées de la rejoindre. Elle déroula la fameuse carte en question devant les yeux d’autruis.

“ Tout le monde ! Je crois qu’il nous faudra emprunter le Dalton Express pour rejoindre notre destination … “ Annonça-t-elle de manière ferme. “ Cependant, j’ai raison de croire que partout où nous irons … y compris le train et surtout le palais de glace … que nous serons à la portée des yeux de la marine. “ En effet, elle avait fait ses recherches et l’île était remplie de troupes marinières prêtes à dégainer leurs armes. “ Donc, je compte sur vous sur le trajet pour ne pas que l’on se fasse trop remarquer. Avec l’équipage ennemi, j’ai aucune envie que l’on se fasse prendre en sandwich avec la marine. Compris ? “ Elle visait surtout les deux charrauds de l’équipage ; Ren et Méria, ils avaient la fâcheuse habitude de vouloir se démarquer ! Ce n’était pas forcément la meilleure des choses, surtout pour ce genre d'opérations. Elle s'autorisa un soupir avant de continuer.

“ Une fois au palace, la première chose que je souhaiterai faire est d’établir un point de base. Avoir nos deux snipers prendre position et alerter toute venue externe pendant que le reste d’entre nous s’enfonce dans les fonds du palace. L’endroit est grand mais plutôt fragile de ce que j’ai pu lire donc aucun coup brusque. En cas d’attaque ennemi, essayez le plus possible de les éloigner de l’objectif. Avec un peu de chance ils n’auront pas remarqué le code implémenté dans la carte. “ Elle ne prit pas la chance d’élaborer, Megumi replia la carte au trésor avant de la cacher dans une poche intérieure. “ Et surtout, la première personne qui ose partir à l’encontre de mes directions aura le droit à une coupure nette de 10% sur le trésor récolté ! ” Elle acquiesça à ses propres mots avant de lever le poing dans les airs. “ Allons me rendre riche ! ”

En marche sous le froid, le groupe récupéra Nox en chemin. Megumi n’avait pas encore eu l’occasion de faire sa connaissance, mais elle avait confiance en Aze et c’était tout ce qui suffisait après tout.

“ Borat ! ” Hurlait Megumi, sautillant vers le cochon vert qui semblait en retour très heureux de la voir. “ Abruti, tu n’écoutes donc rien de ce que je dis ! Je ne sais pas si c’est une superbe idée d’aller sur le dos de Borat, on risquerait de se faire remarquer de très loin. Et je souhaiterais– on souhaiterait éviter ceci ! N’est-ce pas ? ” Elle n’attendait pas l’accord du groupe. “ Mais il peut nous accompagner jusqu’au Dalton Express j’imagine … ” Elle haussa les épaules.
    Un butin très mérité Katarina-lol-2k-wallpaper-2560x1440

    海 賊

    ∆ Feat. SandStorm Pirates ∆


    La promesse d'un immense butin était typiquement le genre de jolie carotte que l'on pouvait agiter frénétiquement devant la Peste pour la rendre légèrement plus docile. Légèrement, ce qui était déjà bien quand on avait affaire à une espèce de furie complètement dégénérée et avide de sang. Faisant fi des remarques, elle avait malgré tout décidé de faire profil bas. Après son coup en mer avec les Vipères rouges, mieux valait qu'elle se fasse oublier, du moins un temps. Elle se moquait bien de tous les idiots composants l'équipage, seul comptait le capitaine, mais se les mettre à dos par plaisir ne servirait à rien. Mieux valait que l'étoile montante se fasse lentement mais sûrement une place à bord, il serait bien plus simple de leur planter un couteau dans le dos à l'occasion.


    Pour faire face au froid mordant de la région, la jeune femme avait emprunté aux pilleurs du nord un épais manteau de fourrure. Cela ne lui allait pas si mal, mais ce n'était guère suffisant pour avancer sereinement dans la neige. Pour avoir moins de mal que ses pairs, la jeune femme avait donc décidé de se grandir significativement. Avoisinant les trois mètres de haut, Méria était bien moins embêtée que ses autres collègues pirates. Avec un regard désapprobateur, elle balayait l'air de rien la proposition de Ren. Et puis quoi encore ? La Peste était une femme forte et indépendante, pas le genre à avoir besoin d'un porc de taille disproportionnée pour avancer.


    Quand le groupe approcha de la gare où ils avaient décidé de prendre le train, le fameux Dalton Express, Méria retrouva sa forme habituelle. Sur les quais, la neige était moins présente, mais l'on trouvait malgré tout de grandes plaques de verglas sur lesquelles il valait mieux éviter de s'aventurer. Sur son chemin, un homme blond trapu lui heurta l'épaule. N'offrant qu'un rapide regard à la pirate, il tourna les talons en se raclant la gorge.



    « Enfoiré, sale petit enfoiré de merde... » marmonna-t-elle pour elle-même.


    Perdant bien vite son calme, la jeune commença à voir rouge. Pour qui se prenait ce type ? N'avait-il donc aucune idée de la personne qu'il venait honteusement de bousculer ? Probablement pas, mais ce n'était pas une excuse pour la Peste. Serrant ses poings si fort qu'elle manqua de s'en briser quelques phalanges, elle commença à avancer pour le rattraper quand Megumi arriva dans son champ de vision. Bien qu'énervée, elle se fit violence pour rester sur place.



    « Pauvre connard. J'aurai ta peau plus tard. »


    Gardant le silence pour ne pas exploser tant elle était énervée, la pirate croisa les bras contre son torse et se posa dans un coin en attendant que le train n'arrive. Il avait intérêt à en valoir le coup ce trésor.



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    Le groupuscule n'eut pas à patienter bien longtemps avant l'arrivée du Dalton Express. Borat fut renvoyé au campement, guidé par un Liquor Jack frigorifié et lorsque tout le monde eut embarqué, le train reprit sa course, fendant la toundra dans sombre nuage de vapeur. Le capitaine des Sandstorm Pirates, emmitouflé dans une fourrure examina rapidement la joyeuse bande qu'il avait là. Djaymily, Megumi et Kutcham observaient les vastes étendues enneigées en silence, tandis que Nox et Ren discutaient. Et dans son coin, Méria gardait les bras croisés, attendant patiemment que le train atteigne sa destination, affichant son habituel sourire charmeur lorsque son regard croisa celui de son capitaine. Quand il y repensait, un sacré chemin avait été parcouru depuis l'attaque sur la Golden Coast, Azerios ne pouvait s'empêcher d'éprouver une certaine fierté devant l'équipage qu'il avait réussit à assembler. La rouquine constituait cependant l'élément imprévisible du lot et même s'il ne parvenait pas encore à la cerner, il en venait tout de même à souhaiter qu'elle finisse par se sentir à sa place auprès d'eux. C’était bien la première fois qu’il montait à bord d’un train et l’expérience n’était pas déplaisante. Se dire que sans ça, ils auraient peut être dû parcourir ces vastes étendues glaciales à pied à défaut de pouvoir faire tout le trajet en funiculaire… Une sorte de guide touristique arriva soudain, traversant les wagons en expliquant à la plèbe qu'ils étaient en train de passer à proximité du fameux Palais des Glâces. C'est là que les Sandstorm Pirates avaient décidé de descendre puisque d'après Megumi, le butin se trouvait sous l'édifice.

    Groupe débarqué, correctement emmitouflé, il était désormais temps de braver le froid pour partir à la recherche du magot tant convoité. La gare donnait sur une large esplanade recouverte de givre, quelques maisonnettes et un chemin qui semblait mener à un long escalier. Au sommet de la bute trônait le Palais des Glaces. La consigne était de ne pas faire de vague et surtout de rester aux aguets. Il ne fallait pas oublier qu'une autre bande était potentiellement aussi sur le coup. Esplanade franchie, escaliers avalés, le groupuscule put découvrir une vaste étendue parcourue de fissures et autres crevasses. De plus près, il était possible de remarquer que la façade toute entière du monument avait été soufflée. Heureusement la neige avait recouvert la plupart des dégâts que la place avait subie, le seul son audible était celui de la neige qui continuait à chuter, ce qui avait quelque chose de réellement reposant. Azerios se tourna alors en direction de son bras droit.


    Djay', tu penses pouvoir garder un œil sur le palais et sur la gare depuis cette corniche là ?

    Bien sur, je me mets en route. répondit elle en tournant les talons.


    Megumi avait précédemment expliqué que le butin se trouvait vraisemblablement sous le palais et l'apparition de ces différentes crevasses était peut être une aubaine. Ou au contraire, peut être qu'ils ne trouveraient jamais le moindre berry... Le capitaine donna la consigne de se séparer en binôme afin d'être plus efficaces dans les recherches. Ainsi Ren et Nox s'éloignèrent en silence en direction d'une succession de failles, Méria et Megumi se dirigèrent vers les ruines du Palais des glaces et Kutcham emboita le pas de son capitaine en direction d'une large crevasse. Tous deux s'arrêtèrent aux abords d'une faille qui semblait partir du palais et disparaître dans la plaine un peu plus haut. Le groupe chercha pendant un moment sans vraiment trouver le moindre indice concluant et après une bonne heure de fouille dans le froid, ils se retrouvèrent aux abords du palais. Si certains furent d'avis de rentrer se mettre au chaud et de revenir lorsque la neige aurait arrêté de tomber, Megumi elle, ne semblait pas prêt à lâcher l'affaire. La jeune femme fusilla aussitôt Kutcham du regard quand il suggéra de retourner au camp, puis elle invita la joyeuse bande à entrer dans le château.

    L'endroit était comme figé dans le givre, un calme paisible se dégageait de l'endroit pourtant fréquenté par quelques touristes et amateurs de ruines. Les Sandstorm Pirates s'enfoncèrent doucement dans un immense couloir afin de gagner ce qui semblait être une grande salle de réception. Certaines ailes du palais étaient manifestement fermées au public et des gardes veillaient au grain. L'heure n'était de toute façon pas au grabuge et là encore il faudrait faire preuve de discrétion afin de ne pas se retrouver avec les autorité aux trousses. Le groupe fut répartit en binôme avec pour consigne de Megumi de chercher plusieurs symboles se trouvant sur la carte. Des symboles pour lesquels la jeune navigatrice et chasseuse de trésor improvisée n'avait pas encore trouvé de réel signification. Quatre symboles, quatre oiseaux de couleur différente, indigo, pourpre, vert et orangé.

    Azerios emprunta un grand escalier en compagnie de Kutcham et parvint dans long couloir qui donnait sur plusieurs suites. Là encore, chaque pièce semblait comme gelée, piégée dans le temps. Le sol et les meubles étaient recouverts d'une fine couche de givre, certaines fenêtres avaient été soufflées ce qui laissait entrer le froid et on pouvait facilement deviner que le jeune Mink aurait préféré se trouver n'importe ou pourvu que ce soit ailleurs qu'ici à greloter. Après une bonne vingtaine de minutes et plusieurs suites visitées, le duo arriva sur une vaste mezzanine qui surplombait ce qui semblait être la salle des banquets précédemment visitée. Et après un rapide état des lieux, le Sablonneux le vit enfin.. un majestueux rapace vert. L'oiseau était peint sur une sorte de petit cadre métallique aux abords d'une imposante cheminée. Son corps était caractérisé par une note de musique. Pas de doute possible, ils tenaient là l'un des éléments qui pourraient peut être leur ouvrir la voie vers le butin. Le jeune homme entreprit alors d’arracher cette plaque au mur mais sans succès, il se rendit compte qu’il était cependant possible de l’enfoncer dans le mur, comme s’il s’agissait d’une sorte d’interrupteur.


    Bouge pas Kut', faut que j'informe Megumi.


    Il rebroussa alors rapidement chemin, laissant son homme de main en position auprès d'un premier indice. Parcourant le long couloir qu'il avait fouillé en sa compagnie, il parvint aux larges escaliers qui menaient dans la grande salle de réception. Jetant un coup d’œil discret, il aperçu Kutcham qui pestait un peu plus haut, sans doute agacé de devoir rester proche d'une cheminée qui demeurerait fatalement éteinte. Maintenant, il ne lui restait plus qu'à espérer que les autres binômes auraient autant de chance que le sien, et à retrouver la trace de Méria et Megumi qui avaient disparu dans l'immensité de ce monument gelé. Autant chercher une aiguille dans une botte de foin...
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    Un butin très mérité


    Présent
    ✘ Feat. Azerios, Nox, Megumi & Méria



    Le Palais des Glaces, du moins ce qu’il en restait, était immense. Déambulant dans les couloirs en compagnie de Nox, nous observions chaque pièce avec minutie, attentifs au moindre détail. Toutefois, beaucoup de zones étaient inaccessibles, bloquées par la glace et les décombres, des poutres gelées et blocs de roche blancs. J’aurais sans nul doute pu dégager ces débris sans le moindre mal, mais la consigne était à la discrétion. Alors que les choses vont toujours plus vite avec un peu de violence, quel dommage.

    Quelques visiteurs marchaient ci et là, les yeux levés vers les hauteurs vertigineuses du palais. Ainsi, utiliser mes capacités pour le moment m’était impossible, pas tant que nous n’aurons pas trouvé un endroit à l’abri des regards. Au détour d’un énième carrefour dans les couloirs, nous tombions face à une double porte partiellement recouverte de givre sur l’un des battants qui, même en poussant, restait immobile. L’autre n’était pas en meilleur état mais, à peine Nox l’eût touché que la battant s’écrasa au sol, le bruit heureusement atténué par la poudreuse dans la pièce. Spacieuse, ça avait dû être une salle d’armes et d’entraînement, des râteliers gelés longeaient les murs ou y étaient accrochés, mais pas l’ombre d’une lame. De grandes vitres occupant une bonne partie du mur le long de la pièce étaient brisées, laissant la neige et le vent glacial pénétrer. Je raffermis ma prise sur mon manteau de fourrure, refermant les pans avant d’avancer à la recherche d’indices.

    « Megumi nous a dit que c’était quoi les symboles déjà ? » demandais-je à Nox qui s’occupait de l’autre côté de la salle d’arme.

    « Des symboles représentant des oiseaux de différentes couleurs, quatre au total. » dit-il en époussetant un mur de la main pour voir si un indice ou un mécanisme se cachait sous le givre.

    « Vu la taille du palais, c’est pas gagné. » ronchonnais-je en dégageant un tapis collé au sol par le froid, mais aucune trappe. « Ce serait pas plus simple de défoncer le sol ? Le trésor est censé être sous le palais, non ? »

    « J’ai l’impression que c’est ta solution à tous les problèmes. »

    « Touché... »

    Alors que je déplaçais un râtelier, Morphéo bondit hors de ma capuche pour se promener dans la pièce de son petit pas dansant. Le vent glacial ne semblait pas le déranger mais le sol partiellement gelé était trop froid pour ses pauvres coussinets et il se mit à se déplacer par petits bonds successifs jusqu’à un coin de la pièce. Il s’arrêta un instant devant une sorte de grande armoire qui devait servir à entreposer beaucoup de grandes armes, telles des lances et espadons. Momo s’élança alors droit dessus, se faufilant entre le mur et un bord de l’armorie avant de disparaître.

    « Tiens, je crois qu’il a trouvé quelque chose, aide-moi à déplacer cette armoire. »

    Empoignant le meuble chacun d’un côté, nous le fîmes glisser sur le sol contre le mur pour dévoiler une lourde porte fermée, en meilleur état que le reste du palais. Le bas de la porte et du mur étaient brisés sur quelques centimètres, formant une petite ouverture par laquelle l’animal s’était faufilé. J’attrapais la poignée de la porte pour l’ouvrir, mais rien à faire celle-ci ne bougeait pas, fermement verrouillée. Un bon coup d’épaule et elle aurait volée, mais les directives avaient été claires. Toutefois, j’avais d’autres moyens pour l’ouvrir.

    « Tu peux monter la garde pendant que je l’ouvre ? »

    Retirant les deux pics plantés dans mes lobes d’oreilles, je les enfonçais dans la serrure pour la crocheter. Je bloquais une goupille, tournais le cylindre en débloquant le pen, puis recommençais jusqu’à ce que le verrou ne lâche et que la porte se déverrouille. Le froid avait gelé les gonds mais, avec l’aide de Nox et un peu d’huile de coude, nous parvenions à l’ouvrir. La pièce qui se cachait derrière était petite, un genre de cagibi sans fenêtres, vide de tout objet ou meuble, seule une plaque métallique incrustée dans le mur. En me décalant, laissant le jour venant de la salle d’arme l’éclairer, nous pûmes distinguer le symbole coloré gravé dans le métal. Un oiseau, un goéland peut-être, brillant d’une couleur indigo. À l’aide de mes crochets de crochetage, je tentais de le sortir du mur mais il semblait fusionné à la pierre et, d’un geste maladroit j’appuyais dessus. La plaque s’enfonça légèrement dans le mur, suivie d’un petit ‘clic’ qui le bloqua dans cette position. Je reculais de quelques pas, m’attendant à ce qu’une nouvelle porte dérobée se révèle, mais il n’en fut rien. Morphéo regagna ma capuche en m'escaladant alors que je me retournais vers mon camarade.

    « Faut que je prévienne Megumi, les autres ont peut-être trouvé des interrupteurs similaires. Restes-là et fais en sorte que personne ne s’en approche, je reviens vite. » demandais-je à Nox, rebroussant chemin pour prendre la direction de l’endroit où nous nous étions séparés.





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    Quelque chose dérangeait Megumi, un sentiment qu’elle ne pouvait semblablement pas dégager de son esprit. Elle se retourna pour observer ses alentours juste avant de s’aventurer dans les ruines du palace. Quelques natifs se baladaient sur la place ainsi que des touristes qui pointaient du doigt le monument imposant, outre cela, l’endroit était assez vide. Était-ce quelqu’un qui les observaient ? Les pirates qui leur avaient volé la carte précédemment ? La marine ? Après tout, l’équipage était doté de pas mal de primes pendant désormais sur leurs têtes. Elle secoua rapidement la tête avant de remarquer Méria déjà s’engager dans les ruines du palace.

    “ Attends moi– ” cria-t-elle à la rouquine avant de lui courir après, poing droit levé.


    Une fois à l’intérieur, l’ambiance avait bien changé. Les murs étaient recouverts en partie de givre, donnant peine pour tous visiteurs à admirer les grands dessins qui se trouvaient dessus. Megumi marchait doucement en essayant de trouver un signe d’un oiseau quelconque comme ils étaient représentés sur la carte d’origine. En effet, dessinés tels des hiéroglyphes se trouvaient un imposant goeland de couleur indigo, un majestueux rapace vert, un fin corbeau doré et une petite colombe rouge sang. Rien ne semblait être à l’horizon, seulement de vieux écrits qui se lisaient difficilement. Une grande partie des textes gravés étaient perdus dans les ruines où cachés dans le givre. Le temps et ses actions n’avaient été guère doux envers le palace.

    “ Que des textes historiques … “ Elle posa la paume de sa main contre l’un des murs en partie détruit avant de la frôler d’un bout à l’autre, ses yeux vagabondant d’un mot à l’autre. “ Une fois que je t’ai à mes côtés mon joyeux messager, il sera encore temps que tu t’envoles– … Vos yeux sont un privilège à admirer ma chère princesse. ” Megumi soupira grassement. “ Tu as trouvé quelque chose ? “

    Méria semblait pas mal occupée de son côté, secouant juste la tête de gauche à droite pour lui répondre. Megumi entra finalement une nouvelle pièce ou plutôt un endroit détaché de l’entrée dans laquelle elle venait. Ses talons résonnaient faiblement quand elle se dépêcha de s’avancer au centre de quatres piliers détruits. Au bout se trouvaient des escaliers menant vers un étage légèrement plus bas. Elle pouvait alors facilement apercevoir, deux podiums glacés reliés par une longue corde rouge où se trouvait derrière une peinture géante. Le travail présenté éblouissait Megumi qui se trouvait bouche bée devant. La peinture représentait une femme magnifique aux long cheveux blanc neige, vêtue de la plus belle coutûre, embeillie des plus beaux diamands assise sur un trone fait principalement de givre. Megumi en déduisait alors que ce fut la princesse mentionnée dans les écrits. Et au bout de ses doigts se trouvait un corbeau doré.

    “ Elle est magnifique … “ Elle passa par-dessus la corde rouge de sécurité et posa sa main sur le dessin, frôlant la main de la princesse avant de la passer sur le corbeau. “ Et son messager. ” Une ligne très fine était définie autour du corbeau doré, sans attendre Megumi appuya sur la pierre qui s’enfonça dans un clic. La jeune navigatrice prit quelques pas en arrière avant de voir que rien ne se passa. Un mécanisme qui aurait besoin que tous les oiseaux soient pressés afin de fonctionner ? Elle se retourna et décida de rejoindre Méria pour lui annoncer la nouvelle.

    “ Méria ! J’ai trou– ” Clic un autre bruit, elle semblait avoir marché sur un détonateur. Un regard à droite puis à gauche, le sol s’effondra, entre les deux podiums et la peinture. Sous la panique, la femme fit le plus grand bond possible -et poussa le plus grand cri- au dessus de la corde rouge avant de regarder derrière elle. Le trou n’était pas profond mais était rempli de piques prêtes à empaler leurs victimes. Une énorme bosse sur le crâne, le visage bleu, Megumi se releva doucement la larme aux yeux les mains proches de son visage. “ WHAT THE HELL ! ” Elle remarqua le jugement de Méria au loin. “ ME LAISSE PAS SEULE ICI PIMENT FONDU EH- ! “ Criait-elle en courant derrière la rouquine sanguinaire, l’idée étant de trouver le reste des indices ensemble sans se faire tuer par surprise.

    Cependant en montant les marches pour la rejoindre, de nombreux cliques se faisaient entendre, un ensemble de pièges ? En effet, les marches commencèrent à leurs tours à s'effondrer. Pas assez rapide, pas assez de temps. Alors qu'elle atteignait la dernière marche, Megumi trébucha et perdit tout équilibre, tombant en arrière avec le reste des marches, le bras tendu pour qu'on la sauve d'un sort très défavorable.
      Un butin très mérité Katarina-lol-2k-wallpaper-2560x1440

      海 賊

      ∆ Feat. SandStorm Pirates ∆


      Méria n'avait jamais eu l'âme d'une touriste. Le fait de déambuler dans le palais de glace la laissait donc de marbre. Pour ne rien arranger, traquer des indices au sein des éléments du décor l'agaçait notoirement. Traînant presque des pieds, elle suivait Megumi sans réellement chercher, se contentant de surtout faire semblant, ce qui fonctionnait visiblement assez bien car son acolyte ne semblait pas le remarquer. Perdue dans ses pensées, la rouquine observa avec un mélange de mépris et de consternation sa coéquipière tenter de revenir vers elle en courant tandis que le sol s’effondrait littéralement sous ses pieds. Ne bougeant pas d'un pouce malgré les invectives lui étant adressées, elle attendit que la pirate ne tombe pour envoyer plusieurs mèches dans sa direction. Sa chevelure allongée attrapa les membres de la jeune femme et stoppa sa chute. La ramenant lentement à elle, Méria lui offrit un regard lourd de sens avant de la déposer au sol.


      « Dis, t'a fini tes conneries ? »


      Laissant Megumi derrière elle, la Peste erra dans les couloirs jusqu'à tomber sur une chambre qui l'intéressa. S’engouffrant à l'intérieur, elle observa les peintures murales et les quelques sculptures présentes.


      « Mhm, mouais pas mal. »


      Néophyte totale en termes d'art, la rouquine regardait le tout d'une manière assez détachée. Approchant d'une statue faisant au moins deux mètres de haut, elle la détailla quelques instants. Il s'agissait certainement d'une sorte de reine ou de princesse. Ce qui était assez étonnant se trouvait dans le fait qu'elle semblait faite de glace, même s'il s'agissait pourtant bien d'une sorte de pierre, du moins de ce qu'elle voyait. Touchant l’œuvre du bout des doigts, elle s'étonna de voir qu'elle n'était pas bien fixée au sol. Lui mettant plusieurs petites tapes de l'index pour s'amuser, elle fit tanguer de plus en plus la sculpture. Inévitablement, celle-ci s’écrasa au sol, décapitant la tête de l’illustre inconnue qui était ainsi représentée.


      « Oups... » fit-elle faussement.


      L'air de rien, elle laissa échapper un rictus. Regardant aux pieds de la statue, elle remarqua que l'endroit où se trouvait son socle était légèrement plus creusé. Dégageant quelques débris du pied, elle découvrit ce qui ressemblait à un flamant rose, mais pourpre.



      « Ah, ok. Meg' j'ai trouvé ! »


      Les deux femmes, après observation, conclurent qu'il s'agissait du dernier indice. Comme pour les autres, une espèce de note de musique était dessinée non loin d'un mécanisme en pierre. N'ayant aucune envie de jouer les cobayes, Méria laissa son acolyte appuyer, mais rien ne se produisit, une fois encore. Décidément, tout cela n'était pas très intéressant. La Peste désespérait de voir enfin un peu d'action.



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      Indices découverts, il ne leur restait plus qu’à repasser un peu plus tard, quand les touristes et autres curieux s’en seraient allés… Et c’est ce que le groupe fit, quittant le Palais des Glaces pour y revenir à la nuit tombée…

      Le silence régnait en maître, Djaymily et Nox postés aux abords du palais en couverture, Azerios s’avançait avec prudence dans les salles gelée de l’édifice en compagnie de Ren Méria et Megumi. Sans doute que des gardes devaient patrouiller dans le secteur, il faudrait donc se montrer le plus discret possible. Le groupuscule arriva dans la salle principale, chacun savait ce qu’il avait à faire, et tous se séparèrent pour gagner l’un des quatre interrupteurs. Traversant le long couloir qui menait au sien, Azerios fut contraint de se cacher dans l’une des suites qui bordait ledit couloir, afin d’échapper à l’un des gardes en patrouille. Ce dernier passa devant la porte et s’éloigna rapidement, torche en main, sans remarquer l’intrus, replongeant le couloir dans la pénombre.

      Azerios arriva devant le faucon vert et sans attendre il appuya dessus, l’enfonçant dans le mur. Sans surprise rien ne se produisit, il garda tout de même la main appuyée dessus pendant quelques minutes et un bruit sourd finit par raisonner quelque part un peu plus bas. Le sablonneux afficha un large sourire, ces quatre piafs semblait bel et bien être l’élément dont ils avaient besoin pour leur ouvrir la voie. La plaque se décrocha alors et le capitaine des Sandstorm Pirates pu la récupérer. Il redescendit silencieusement dans la grande salle de réception pour y retrouver ses compagnons d’équipage comme convenu. Chacun avait récupéré son « oiseau ».


      Et maintenant ? chuchota Azerios en direction de Megumi.

      Et maintenant ? Maintenant suivez moe ! s’enjoua la jeune navigatrice.


      Reproduction de la carte en main, elle ouvrit la marche et le groupe s’enfonça encore un peu plus dans le palais. Ils tombèrent naturellement bien vite sur un garde qui patrouillait et si Méria se serait fait une joie de le trucider, Ren prit les devants, le sonnant d’un puissant coup de genou en pleine tête. Garde ligoté, les Sandstorm Pirates arrivèrent devant une imposante fresque qui mettait en scène un magnifique jardin enneigé. Il ne leur fallut pas bien longtemps pour repérer différentes encoches, qui leur permettraient de positionner les quatre oiseaux. Tous s’exécutèrent, imbriquant parfaitement chaque plaque dans l’emplacement correspondant, mais rien ne se produisit.


      Heu.. t’es sure de toi Meg’ ? souffla Ren avec déception.

      Doit y avoir un autre truc à faire… Montre-moi la carte ?


      La jeune femme tendit la carte et Azerios l’examina, probablement au moins pour la douzième fois. Les oiseaux, le plan des différentes ailes du niveau zéro du Palais des Glaces… Ils ne pouvaient pas abandonner si vite, quelque chose était forcément passé inaperçu… Un détail retint alors son attention, de petites notes de musique avaient été dessinées un peu partout.


      Les notes de musique.. c’était sur la carte originale ?

      Oui, mais j’suis plus trop sure de leur ordre…

      Pas la peine… Regardez ça ! s’écria Ren en montrant quelque chose sur la fresque.


      En effet, maintenant qu’ils en parlaient, certains détails ressortaient, autour des oiseaux se dessinait une sorte de grande partition musicale, que chacun des oiseaux venait compléter par sa propre note. Une chance d’avoir un musicien a ses côtés, le monde se tourna alors vers Ren, le fixant en silence comme pour lui faire comprendre que c’était à lui de jouer.
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      Un butin très mérité


      Présent
      ✘ Feat. Azerios, Nox, Megumi & Méria




      « Très bien, laissez faire le professionnel. » dis-je en affichant un petit sourire fier.

      Je me munis de mon luth, faisant tourner la sangle qui l’attachait dans mon dos pour le ramener devant moi. M’approchant de la fresque murale, je repérais les différentes notes, cachées pour certaines dans ce paysage enneigé qu’elle représentait. Toutefois, en lisant la partition dans ma tête, assez expérimenté pour entendre les notes écrites, je me rendis compte que quelque chose clochait. Des incohérences ici et là, des notes n’étaient pas à leur place ou manquantes. Les années et l’environnement n’avaient pas arrangées la fresque où trois notes avaient été partiellement effacées. Je me reculais alors pour revoir la partition dans son ensemble.

      « Échangez les places du corbeau et du goéland. » indiquais-je, laissant Megumi s’exécuter. « Quelqu’un a un crayon ? »

      Empruntant l’objet demandé au capitaine, un stylo plutôt classe, je me mis à griffonner sur la fresque aux emplacements où il devait clairement y avoir des notes à l’origine. Je repris alors la partition dans son ensemble, la lisant une énième fois pour m’assurer que tout était en place, selon moi. J’accordais rapidement l’instrument en faisant jouer les chevilles avant de commencer le morceau inscrit sur la fresque. Une balade, à l’image du jardin enneigé représenté, des notes aussi légères que les flocons, un rythme aussi triste que l’hiver. Alors que j’en arrivais à la note représentée par la première plaque, le rapace vert, celui-ci s’illumina de la même couleur comme pour nous dire que nous étions sur la bonne voie. Reproduisant à la perfection la partition, tous les oiseaux s’illuminèrent de leurs couleurs respectives les uns après les autres. Et, une fois le morceau terminé, le sol se mit à trembler.

      Le tremblement se propagea à toute la pièce, la fresque en particulier où le givre accumulé au fil des années se craquelait. Une ouverture se forma en plein milieu, s’ouvrant en deux parties, en faisant glisser les pans de murs sur le sol dans une cacophonie, sur un passage dissimulé. Enfin, le silence revint dans la salle, nous laissant face à un large escalier en colimaçon qui descendait vers des profondeurs inconnues. Je me tournais vers mes camarades, fier comme un paon.

      « Je l’avais dis que j’étais un pro ! »

      Nous nous mîmes alors à descendre l’escalier, attentifs aux marches pour ne pas déclencher un piège. Il y avait des torches éteintes accrochées au mur que j’allumais à l’aide d’un briquet, en profitant pour m’allumer une clope et pour me réchauffer les mains à la chaleur de la flamme. Enfin, nous atteignions le bas de l’escalier, s’ouvrant sur un grand couloir souterrain et sombre. Plissant les yeux, j’avançais pour allumer une torche, illuminant les lieux de sa flamme vacillante, ce qui signifiait un courant d’air et donc une autre entrée, ou sortie. Revenant vers mes camarades, je marchais sur une dalle qui s’affaissa dans un ‘clic’, déclenchant un mécanisme. Quelque chose se mit à gronder, à trembler et à s’approcher.

      « Oupsi, j’crois que j’ai fais une connerie là. » dis-je aux trois autres en haussant les épaules, un peu gêné.




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