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Combat d'une vie [PV Seikyuu]



Thème ♫

J'suis un gars plutôt simple, je fonctionne pas de manière complexe. J'suis pas le meilleur, ni le pire. Un mec moyen, avec les moyens de faire valoir ses arguments. C'est tout. Un détective qui, une fois sur une piste, ne lâche plus l'affaire. Un vrai limier, un satané carnassier aux dents longues, qui, une fois qu'il a planté ses crocs dans un mystère, ne desserre plus la mâchoire. Têtu, borné, obstiné. Faut me tuer pour me faire lâcher, mais l'affaire est difficile quand tu sais a quel point on a déjà essayé de me liquider. Pour de l'argent, des strasses et les paillettes. Parce que la gloire de certains éclipse celle des autres, et que la jalousie peut pousser dans ses derniers retranchements l'esprit humain. Parce que pour un brin de monnaie, on vous surine, de nos jours. Pour un rien, on vous supprime. Pour une parole de travers, ça dégènere. Triste époque, ou bien c'est que là ou j'suis né, sont tous pourris. Possible aussi, j'ai habité que dans la région Nord des Blues, et North est pas vraiment connue pour ses vertus. Pas pour rien que la marine d'élite, les chiens de chasse de la marine mondiale, y crèche son centre de formation. Les gens ici sont durs, presque coupants, un brin allumé du ciboulot. P'tet que c'est normal, et que la température a fait geler leur fonction cérébral ... Qui prendra du neurone glacé avec moi ?

Toujours est-il que pour la majorité de Manshon, j'suis mort. Et enterré. Il paraît que ma mère à pleurer, cette garce manipulatrice sait comment y faire avec tout le monde. Et mon père aurait quand à lui été très digne, très profond, dans ce discours poignant qui devait louer la force de mon corps ainsi que de mon caractère. J'ai pas encore eu le temps d'enquêter sur qui avait voulu me liquider, mais même pas sûr que ce fieffé menteur et escrocs trempe pas dans l'affaire. Oui, j'sais, on devrait pas parler comme ça de ca famille ... Mais on est pas tous né avec les mêmes chances, ni dans les mêmes milieux. On voulait faire d'moi un criminel, à mon insu. Moi ce que j'ai toujours voulu, c'est aider mon prochain et rendre service à ceux dont tout le monde se fout.

Et ça, c'est jamais passé. J'me suis exilé, et quand j'suis revenu, j'ai strictement observé la stratégie de l'autruche, et ignoré tous les rendez vous et les messages laissés par les miens. P'tet j'aurais pas dû. Z'avaient surement de nombreuses choses  à m'dire, et des excuses a faire, j'imagine. Mais j'veux pas de leur parole fieleuses, ni de leur bonnes intentions. J'veux qu'on me laisse vivre ma vie en paix, maintenant que j'ai 33 ans et que j'dois rien à personne. 'Fin presque personne. Y'en reste un à qui j'devrais montrer reconnaissance, c'est Seven, mon ancien coach. Lui qui m'a tout appris, lui qui a pris soin de moi ... Et là, j'entends des nouvelles inquiétante d'une Zaun dans le viseur de la marine, et de qui sait trop encore. Zaun à fait de moi un adulte, j'ai des amis dans ce recoin pourris de la carte. Comme quoi les fleurs poussent même dans les purins les plus tenaces.

A Zaun, pas de faux semblant, on utilise ses deux poings pour valoir la valeur de ses arguments. Et j'ai souvent raison, donc j'aime bien l'endroit. Bon, ça pue la chimie de base, et les produits synthétiques peuvent faire tourner la tête des plus fragiles. J'en avais fais l'amère expérience étant gosse, mais là, en débarquant avec mon petit navire-office, guère plus qu'une armoire en guise de cabine, et le minimum pour survivre à un gros vent, et à la mer faisant le gros dos, une vraie coquille de noix mais on crache pas sur les cadeaux qu'on peut vous faire post-mortem.

J'débarque pour tirer Seven de là, sentant venir le buster call comme si la poudre à canon était déjà dans l'atmosphère, et les canons pointés à l'horizon. La marine avait une drôle de façon de se faire respecter, mais j'la respecte. Oui, parce que quand on peut anéantir des îles d'un claquement de doigt, sa force à tout plein de choses psychiquement les gars comme moi, qui sont des survivants.

Je m'enfonce dans les rues et les voies de Zaun, pas si impénétrable que ça quand on en est un habitué. Rien n'a changé ou presque, si ce n'est les dégâts et les cadavres parfois entassés dans des coins, les voleurs et les expériences ratés ou non des scientifiques courant les rues comme des lapins allant tout droit au clapier. Je remonte le col de mon trench coat, et j'avance en restant alerte. Mon béret cache mon visage et ma chevelure, accentuant la discrétion dont je fais preuve.

J'arrive à la boutique de boxe du coach. Mon cœur rate un battement. La devanture est vandalisé, l'écriteau au dessus tagué, et la vitrine cassés comme si quelqu'un de lourd y avait été projeté. J'entre néanmoins prudemment, faisant crisser les bouts de verres sous mes lourdes bottes cloutées. Eh ho, de la boutique ?! que je fais en entrant dans le noir complet. Quand un vieux gars tout déguindé et dégarnis sur le dessus, ne me fonce dessus en criant comme un dément.

Le Cat Walk, me permet d'esquiver la charge et il passe à travers la vitrine cassé, se prenant les pieds dans la devanture, et s'étalant de tout son long. Pas très stable, l'agresseur. Il se relève néanmoins en m'insultant mes morts, et toute ma descendance de voleur. Il pouvait pas savoir à quel point c'était vrai, ma famille perpétrant les cambriolages de haut vol depuis des lustres, et des générations. Ca doit être dans le sang.

- Calme toi l'ami, je suis Gabin, le gamin de Seven, tu t'souviens pas 'Domino' ?
Le surnom du gars dont je m'souviens par pure chance, ou par un coup de génie dont j'ai le secret. Je lui tends un cibiche, qu'il accepte en reprenant ses esprits, et son calme.

- Ils ont tout vandalisé, Machine gun, ils ont tous vandalisé et il reste plus rien, même plus Seven ! J'ai tout vu, l'ont emmenés, inconscient qu'il était ... Suis sûr qu'il est mort maintenant, fait-il en pleurnichant un peu.

- J'connais le vioque, c'est un dur à cuir, je vais le retrouver, Seven, et je vais leur faire payer à ceux qui pensent pouvoir toucher aux miens sans qu'il y est un retour de bâton.
Je prends en mains l'enquête, et sors un poudrier plein d'une poudre spéciale UV, qui me révèle les tâches de sangs, et les empreintes sur toutes la zones de la baston. Au moins six hommes, en plus du coach. Ils en faillaient pas moins pour maîtriser le patriarche de la boxe Zaunienne.

- Tu dis qu'ils sont partis par où ? Que je lui fais, maintenant au fait des information qu'il manquait pour que je prenne en mains les choses. Déjà, ils ont prit rien de valeur, donc j'pense que le vol n'est pas le principal motif de sa capture. Peut-être qu'avec sa grande gueule, et son esprit rebelle, il a contrarié un type dangereux, et assez puissant pour mettre six hommes chevronné sur le coup.

J'reconnais un travail de pro quand j'en vois un. La seule erreur qu'ils ont fait, c'est d'avoir négligé les témoins oculaires comme Domino, et aussi de m'avoir négligé, moi.
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Un beau bordel.

Piétinant les décombres aux abords du chantier naval M-Boat, l'impétueux recouvert de crasse due à la bataille s'étant déroulé quelques heures auparavant vogue sans âme à travers les rues de la ville. Zaun vient de connaître une offensive sans la moindre interruption mais désormais, la citée peut enfin se reposer, la guerre est terminée. Mais sans revenir sur le résultat de ce conflit, Seikyuu le torse nu et ensanglanté par les blessures qu'il a pu infliger et recevoir, zone dans la Zaun.

Clope au bec, regardant face à lui, l'homme marche sans but. Comme après un sprint des plus intenses, il profite d'une marche reposant son corps après l'effort, libérant son esprit des choses qu'il a pu voir et faire durant ces dernières vingt-quatre heures. Des hommes perdus au combat, d'autres qu'il a pu neutraliser et d'autres ... qui lui ont échappés.

Les phalanges encore recouvertes du sang de ses ennemis, c'est dans les décombres d'une rue victime d'un bombardement passé que le commandant prend place pour respirer quelques instants, tirant une nouvelle latte sur sa clope au papier froissé. Son coude sur le genou pour appui, l'homme arrondit son dos pour porter son œil gauche à sa main, se frottant le globe oculaire de fatigue ; laissant par la même occasion, une brève fumée de nicotine s'incruster entre sa paume et sa vision.

« Bordel ... J'ai bien fait d'venir sur cette putain d'île. S'foutre sur la gueule avec les sbires d'un corsaire ou comme disait l'autre, ex-corsaire ... Quelle plaie ... »

Cette île, réputée comme neutre envers ses visiteurs quels qu'ils soient, s'est vu chamboulée en quelques instants et pour cause. Un terrible assaut de la marine a réussi à renverser le pouvoir au sein de la citée et voilà que ce territoire est désormais sous le contrôle du Gouvernement Mondial. Et fumant son clopet, Seikyuu se dit que tout ça ressemble à ... Non, il ne doit pas penser à ce genre d'idée. Lui qui s'est toujours vu comme un homme libre de ses choix, voir ceux qu'il sert comme de terribles colonisateurs aux quatre coins des mers ? Non quand même pas ...

Mais alors que ces vieux doutes sur la haute hiérarchie refont surface, l'homme à la cigarette perçoit au loin un vieillard paniqué sortant de sa boutique quasiment en ruine et plus loin, un second individu. Portant un long manteau sombre, le visage dissimulé par son grand col et le béret qu'il porte, il n'en faut pas moins pour alerter le sens de la justice du commandant.

« Hey ! Arrêtez-vous ! »

Se levant brutalement, c'est en prenant appui sur son assise que Seikyuu se propulse d'un geppou sur l'inconnu, réduisant en poussière la roche sur laquelle il se trouvait. Et arrivant à vitesse folle à son niveau, le marine l'interpelle de nouveau avant de le mêler au sol, faisant tomber son couvre-chef par la même occasion.

« T'as volé quoi à c'vieux !? T'es encore un d'ces types qui profite des victimes du conflit ? Tu voles les plus pauvres !? » Dit-il le regard furieux et le poing serrer au-dessus de son visage prêt à frapper. Détestant ceux qui détestent les plus démunies, Seikyuu semble avoir ferré un gros poisson.
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Bon, les accidents, ça arrive. J'pense pas que cette bousculade en soit un, parce que le gars au dessus de moi me crie dans les oreilles, tandis que j'vois trente six chandelles, encore sonné par le choc. Je toussote, mes poumons déjà encrassé par l'atmosphère de la ville, la cigarette et mes années d'alcoolisme loin d'être derrière moi, sont en souffrance tant et si bien l'autre appuis dessus comme un sourdingue. J'capte pas grand chose à l'histoire, ni au film qui se joue au dessus de moi, ma vision troublée par la puissance que met l'autre à m'écraser, mais je crois bien que ça plait pas à Domino cette histoire. J'le connais depuis tout gosse, le domino, faut dire. Depuis mes 14 piges il me suit dans ma carrière, étant l'un des meilleurs amis du Coach, il sait comment faire mal, mais manque de pratique et de force brute.

Ce qu'il palie en attrapant un bout de métal qui traine par là. Et frappe de toutes ses forces sur l'autre zieg, comme un dément en criant, comme à l'accoutumé chez le cinquantenaire, un truc du genre : Lâche le espèce de sale taré ! VOUS AVEZ UN GROS PROBLEME DANS LA TÊTE SURCETTE ILE !! Fit-il en continuant à marteler de coup un mec qui semble pas broncher un poil de douleur. Un vrai dur c'lui la, ma parole. Mais il a relâché son attention et sa garde, et il ne bloque plus mes pieds, qui remontent pour lui pousser le coccyx, et le faire tomber à la renverse de l'autre côté, propulsé par mes bras toujours devant mon visage pour me protéger des coups qui auraient du pleuvoir sur ma tronche d'ahuris.

Je me relève pour faire face à l'étranger qui fait comme chez lui.

- Bon alors, gringo, tu peux me dire ce que tu crois que j'ai fais, que je te dise que c'est faux, et tu pourrais sans doute ne pas me croire. P'tet bienj j'ai kidnapper le vieux et qu'il a syndrome de Luvneelgraad, hein ? T'façon, à ta dégaine, t'es sans doute l'un des responsables de tout ce bordel dans la basse ville ? Hein ? Et donc t'en as rien à foutre de nos trognes, alors pourquoi m'attaquer pour des fausses raisons, et déballer qui t'as engagé pour kidnapper Seven ?!

La colère monte en moi, j'suis à deux de reprendre mon calme, et de lui jeter en plein visage en une série de coups de poing dévastateurs. Mais y'a un truc qui me retiens, l'instinct ? Il a pas l'air si méchant, et son discours colle pas avec l'image que j'me fais de lui.
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Animé par une rage intime.

Détestant l'injustice que les plus faibles peuvent subir dans ce monde, comme sa défunte sœur qu'il pleure chaque jour depuis maintenant plus de quinze années, Seikyuu se retrouve à genoux au-dessus d'un homme et durant une micro seconde, en oublie la raison. Le poing serré jusqu'au sang, il déverse sa haine toute entière dans la contraction de ses muscles brachiaux droit laissant l'entièreté de ses voies artérielles gonfler à la surface de sa peau. Et commençant à trembler, voyant ses démons resurgirent face à cet inconnu dont il ne sait même plus pourquoi il le menace de son poing, l'impétueux se voit surprendre par ce dernier, le propulsant au loin à l'aide de ses jambes.

Roulant au sol jusqu'à se cogner contre un amas de débris au loin, le bougre reste inconscient quelque légères secondes, pouvant sembler une éternité aux deux protagonistes lui faisant alors face. Dans une brume spirituelle, le commandant au bord de l'évanouissement dû à la fatigue qu'il a pu engranger lors de ces derniers jours se relève malgré tout, titubant légèrement avant de se maintenant à un bout de toit jonchant le sol.

Et retrouvant petit à petit ses esprits, le baroudeur commence à percevoir la voix de l'homme au béret, derrière des acouphènes assourdissants qu'il défait en hochant la tête de gauche à droite. Il parle d'un mec s'appelant Seven ? Qui ça peut bien être ? De toute façon, à sa façon d'avancer les choses et malgré dans l'état où il se trouve, Seikyuu devine que l'homme qu'il quittait quelques secondes avant et venu l'aider à l'instant n'est autre qu'une connaissance à lui.

Pendant le buste de par une énergie débordante, le marine s'excuse comme s'il ne ressentait la fatigue ni la douleur.

« Excusez-moi pour cette agression ! J'vois que vous êtes ensemble et qu'aucun de vous n'est un criminel envers l'autre ! Mes plus plates excuses ! »

Se redressant alors, l'éprouvé retrouvant peu à peu son énergie poursuit ses sincères paroles.

« Par contre désolé, je ne connais aucun Seven. Est-ce un ami à vous ? »

Pouvant percevoir une certaine détresse dans le regard du vieil homme derrière celui au béret, Seikyuu se permet une certaine curiosité sur le recherché.

« Vous savez à peu près où il était la dernière fois que vous l'avez vu ? Désolé ... La bataille qui s'est jouée ici a été dévastatrice. C'est un sacré bordel. Haha » Dit-il une main derrière la tête avec un sourire gênée par la situation quelque peu complexe présente depuis quelques minutes. « Au fait, moi c'est Seikyuu ! Commandant de la Marine ! » Finit-il en se saluant.
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Je regarde le sois disant commandant de la marine se répandre en milles et une excuse, et plutôt que de prendre la mouche, j'me dis que ça pourrait être utile. Alors on va passer sur l'agression reflexe du bonhomme pour essayer d'aller gratter du soutiens, parce que Domino a beau être animé des meilleurs intentions du monde, il n'a que très peu d'utilité en combat, et surtout, très peu de moyens à mettre à ma disposition pour retrouver le Coach. Seven, ce gars m'a sauvé les miches à plusieurs reprises, j'dois bien pouvoir lui rendre la pareille maintenant qu'il est dans la mouise. Dans sa dernière lettre, il me parlait d'un de ses contacts, qui semblait dans la tourmente. Un scientifique et ingénieure qui habite Zaun, et qui a inventé un truc dément, que même la marine aimerait avoir dans sa poche, plutôt que dans celle des ennemis. Alors comme c'est les dernières nouvelles de Seven que j'ai eu, et que les traces de pas ensanglantés partant de la boutique, et la direction prise par les gars vu en catimini par Domino, semblent indiquer le quartier de la science de Zaun, j'fais un raccourcis dans ma tête, et je sais ce qu'il me reste  à faire.

A dire vrais, j'ai pas trop l'temps de m'occuper du commandant, sinon peut être que ça aurait pu mal tourner. Après l'est pas méchant juste un poil expéditif, comme toutes les autres mouettes.

- Oui, Seven, mon ancien coach de boxe. Je m'appelle Gabin Montfer, détective privé et ami de Zaun. Peut-être qu'il a déjà entendu parler de moi, si le sport de combat l'intéresse, p'tet pas à dire vrai ça me fait une belle jambe dans les deux cas. Je suis plutôt une pointure dans le monde de North, que dans le monde tout court. Faut dire j'ai jamais été vraiment ailleurs, et ma famille à un empire bien implanté à Manshon, la ville décadente qui m'a vu naître.

- Bref, on a pas vraiment le temps !T'es désolé de m'avoir agressé ? Prouve le ... Je vais avoir besoin d'yeux et d'bras sur cette histoire, toi qui a pour vocation de défendre la veuve et l'orphelin ..
. J'espèrai de tout coeur que ce soit vrai ... Ca te dit de filer un coup de patte pour retrouver un vieillard respectable ? Si tant est que quelqu'un de respectable aurait pu vivre aussi longtemps sur une île aussi pourrie.

Suivant la piste encore fraiche, j'espère qu'il m'a emboité le pas, Seikyuu ... Plus on est de fous, plus on ris après tout. Pendant ce temps Domino continue de parler, assez inquiet pour son ami pour devenir causant. Cette histoire me dit rien du tout qui vaille, j'me demande dans quel piège on va tomber, et qui est responsable de la disparition du 'vioque'. Des questions, pas de réponses pour l'moment. Une situation que j'affection pas pour autant, elle reste une vieille amie que j'côtoie régulièrement.

L'incertitude, c'est le premier partenaire du détective. On sait jamais, même les clients les plus honnête peuvent s'tromper, alors tant qu'on a pas de preuves, j'refuse de croire quoi que ce soit sur des dires. Tout de même, le témoin oculaire du jour à l'air assez sûr de lui, pour autant ... Il pourrait avoir été de mèche avec les ravisseurs.

Dans ce monde pourris, plus rien ne m'étonne.

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Le bougre n'a rien à voir avec un potentiel allié du corsaire fou, mais est plutôt un civil à la recherche de son vioc, perdu sur cette île misérable. La bonté de Seikyuu vient lui porter secours, souhaitant retrouver le familier de celui qui se présente en tant que Gabin Montfer, un détective privé et connaisseur de l'île de Zaun. Du moins, un ami comme il s'en décrit. Les sourcils levés, surprit par l'expression utilisée par son interlocuteur, l'homme à demi-nu vient à se demander s'il connaît véritablement les lieux. Être un fervent amateur de ces lieux, ce serait de la folie. Seul son gouverneur est aussi fou.

« Ami de Zaun ? Vous connaissez donc cette île. Ça devrait aller vite alors. »

Mais pressé, le prénommé Gabin se met en route immédiatement après s'être présenté tout en demandant de l'aide au marin. Et en lui confirmant l'aide qu'il lui apportera, Seikyuu vient à mettre la main au sein de la poche droite de son pantalon à moitié déchiré par la précédente guerre, attrapant son paquet de cigarette. Mettant l'une de ces dernières tiges de foin au coin de ses lèvres, il allume ce bout d'herbe à la senteur spéciale d'un coup de briquet avant de se tourner vers ceux qu'il accompagne.

« Quelqu'un en veut une ? »

Mais s'ils acceptent, ils devront s'apprêter à être un minimum ... chamboulé. Perpétuellement sous produit, Seikyuu lui, ne pense toutefois pas à ce genre de conséquence. Alors fumant son truc, le commandant colle aux talons des deux hommes bien pressés devant lui se demandant quelle importance peut bien avoir ce Seven, coach de boxe. Mais amateur de combat en tout genre, mais surtout ceux faisant appel à des phalanges bien rudes, le marin est intéressé par le passif de cet homme qu'il accompagne, comme de celui qu'ils cherchent.

« Hm sinon ... Votre coach, Seven, il vous a déjà fait gagner des combats ? Genre j'veux dire, z'êtes reconnu dans ce sport ? J'vous avoue être un amateur de bonne bagarre, de sport, mais j'ai jamais eu trop le temps ni l'occasion de m'intéresser à la boxe. Curieux de voir ce que vaut un vrai combattant dans votre genre. Si à l'occasion vous passez par le QG d'East Blue, ce serait un plaisir de m'entraîner avec vous. »

Et tirant une nouvelle latte sur son bout d'herbe, il expulse un énorme nuage de fumée toxique vers le dénommé Domino, qu'il se détende un peu. Depuis qu'il l'a rencontré, Seikyuu le trouve légèrement stressé. Peut-être qu'une intuition, même si depuis qu'il est sur cette fichue île, il y trouve des personnes étranges penchants vers la criminalité. Mais peut-être est-il totalement paranoïaque aussi. Au vu de l'herbe qu'il s'envoie quotidiennement même si aujourd'hui, il dit que ça ne lui fait plus aucun effet. Mon cul oui ...

Se dirigeant vers un des quartiers les plus enclin à accueillir des visiteurs au pavillon noir, le trio poursuit alors ses recherches.

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Bon, s'il tient tant que ça à m'aider, faudrait qu'il se bouge le troufion manière Transiléenne express, j'ai pas le temps pour sa drogue ou ses manies, ou même une paranoïa qui m'aurait fait doucement rire s'il m'en avait parlé : Si t'es pas content gringo, va donc voir ailleurs si j'y suis. Les traces de sangs convergent toutes vers un coin du quartier que je connais bien, parce que c'est là-bas qu'on parie sur tout ou n'importe quoi. Sur le sexe de l'énième fils de jacqueline, la prostituée la plus connu de Zaun, sur le combat entre les bleus et les rouges, sur le temps qu'il fera, la météo étant sûrement l'un des trucs les plus rentables sur cette terre glacée au temps de merde. J'accélère le mouvement, tandis qu'on passe par les p'tites ruelles, maintenant que je suis sûr de là ou je pourrais trouver Seven, mon paternel de cœur, j'commence par semer Domino, mais comme la confiance c'est réciproque ; Et que je le sens pas, j’utilise un vieux truc de détective pour que le dénommé Seikyuu abandonne l'idée de me suivre : La parlante.

- Tu sais gringo, si on se sépare, on aura beaucoup plus de chance d'arriver à l'objectif, alors moi je tourne à droite et toi à gauche, et on suit chacun sa piste, normalement on devrait s'retrouver un peu plus loin de toute façon ! Fais-je de manière assurée, déjà en train de tourner, devant Seikyuu complétement décalquer avec ses toxiques, et moi à peine essoufflé à cause des cibiches que j’enchaîne parfois, quand les affaires deviennent complexes, les traquenards de moins en moins évident, et que mes méninges doivent travailler plus qu'à l'accoutumée.

Là, je saute d'un escalier à un autre, m'enfonçant dans les entrailles de la ville, je fais des obliques, des zig et des zag, conscient que je rate l'occasion de voir la marine en action : Hahaha, ça y'est, je me suis fais rire tout seul, qu'est-ce j'suis con des fois. Enfin, mon ex dirait que c'est pas que des fois, mais son avis, on s'en taloche !

J'arrive devant l'entrée des égouts, et au lieu de pénétrer dans ce trou plein de merde, Je sinue dessus l'énorme bloc de béton et pénètre une zone, dans zaun, que personne ne visite de son plein gré : La ville en dessous de Zaun, est un univers sombre et puant, ou les habitants sont plus souvent dans les égouts qu'il ne faudrait pour rester en pleine santé, mais y déniche parfois des petits trésors qu'ils revendent pour survivre. Et entretenir les piliers qui font de cette ville "basse", un vrai trou géant et Zaun, son gruyère colossal. Le labyrinthe de Minos, qu'ils l'ont appelé, peut être que le géant se trouve caché quelque part dans un coin, attendant de dévorer les âmes innocentes de ceux qui pénètrent ses lieux. C'est la rumeur. Mais heureusement j'ai rien d'une âme pure, je suis plutôt coriace, et j'ai pour moi, deux très bonnes jambes, qui semblent encore fonctionner. Pas de temps à perdre, si mes déductions sont bonnes, on doit assister à un spectacle dans l’Hôtel des monnaies, la maison de paris la plus en vogue de toute l'île ; Et si Seven se trouve là-bas, sûrement qu'ils ont dû parier sur le nombre d'adversaire qu’il restait avant sa mort prochaine. Ça, c’était mon instinct, mes tripes, qui me le disaient. Pour bien connaître l’île, je la vois bien faire ce genre de truc saugrenue alors que la marine rode.

Juste pour montrer au reste de la population, qu’ils sont sûr de garder le pouvoir sur Zaun, et que leur chute était calculée, voulue même. Peut être que l’gouvernement sera une sorte de patriarcat pour l’île, un genre d’ami fidèle qui protège et qui sert. Le genre d’ami que les gros bonnets de l’île peuvent se mettre dans la poche, sous un air de légalité ma foi, fort convainquant. Peut être pas, moi j’dois juste retrouver Seven et me barrer de ce chantier !

Je me rapproche du fameux hôtel ou la seule clientèle est pas là pour dormir, mais plus pour parler pognon. Et bien que j’arrivais à couvert, par le labyrinthe et les dédales, genre de catacombes à cette endroit là, j’entends crisser et craquer sous mes pieds les os des pauvres qui ont perdu ici,  la lumière se fait de plus en plus diffuse, j’improvise une torche avec un bras squelettique, et un bout tissus, de l’essence de mon briquet, et une petit flamme suffiront à faire l’affaire.

*Bon, j’espère que t’es en vie bougre de vioque, et j’espère que mon « nez » ne m’a pas trompé *

J’entre dans la partie obscure, à peine que j’y vois à trois mètres, là ou ma torche repousse les ténèbres, quasiment un être organique essayant de se goinfrer de ma substance ; Au moins je sais qu’on me verra pas venir. J’escalade le canal des eaux usés de ce qui devrait être l’hôtel des monnaies. Un club de paris un peu pompeux qui se prend aussi pour une sorte de banque, mais dont les comptes doivent  être régulièrement  taxés par les propriétaire.
Et dans les caves, se déroulaient les paris. Les jeux d’argent, et les combattants, dans la plus profonde tradition Northienne, venant directement de Manshon, les règles n’ont pourtant, pas changées… On se la colle sévère, et le premier qui tombe à perdu. Et la mort était régulièrement le premier signe de victoire … 1 fois sur trois. Au moins.
Bref, si cela se déroulait comme je l’ai sentis , le baroud d’honneur des criminels de l’île de Zaun, qui pensent pouvoir rebâtir du neuf sur les cendres de la ville, se déroulait juste au dessus de ma tête, et j’allais devoir tirer mon épingle du jeu.

Seven a toujours milité pour la réhabilitation de l’île, des gosses dans la rue, surtout. Et ça doit lui faire mal de voir ce qu’ils font à son chez lui. Exposé comme une bête, les criminels se jouant de lui, instillant l’espoir, et parfois la haine, dans ce vieux corps usés, mais dont la psyché doit être aiguisé comme les sabre de feu Roronna !

Pure perte.

J’arrive au niveau d’une plaque d’égout, et me glisse pour me retrouver, derrière l’hôtel… Eh merde, j’me suis planté de chemin, pas facile de se repérer dans cette sombre bouillabaisse pleine de saloperies que les gens veulent plus chez eux. Bref, j’opte pour le plan de secours. L’hôtel est haut de quatre à cinq étages, mais c’est dans les grandes caves que se passe le plus de choses intéressantes et illicites. Le bâtiment est indemne, et même pas assiégé, ni même gardé. C’est vous dire le laxisme et la confiance des mecs.

Je brise une vitre après avoir attraper un pavé un peu dessoudé du sol , ou plutôt carrément éventré par un obus. Ils ont de la chance, mais plus pour très longtemps, tout comme la mienne que je sens tourné au premier garde faisant sa tournée, à l’instant ou je ferme la porte donnant sur le bureau du standardiste, celui qui manie les fameux uniscargophone, qui permet de rediriger le signal sur un escargophone à portée.  

Je me laisse pas démonter, allumant une cigarette pendant qu’il vient vers moi pour m’alpaguer …

- On vous a pas prévenu de ma visite ? Fais-je tout de confiance et de sourire. Lui sort sa trique et s’approche à pas tendus.
- Qui êtes vous, identifiez vous.
- je suis le fameux … Il m’a pas dit de m’arrêter donc j’avanceMarchand de sable ! Et là VLAN, dans les dents, je le couche d’un uppercut au menton.


Je cache le corps dans une salle de réunion, la seule porte ouverte du couloir de toute façon -et je n’ai pas mon foutu kit de serrurerie, alors on fait avec et on dépose le colis sur le tapis ultra chère, venant tout droit de la casbah d’Albasta.

L’étalage de la richesse m’donne envie de vomir, mais passons.

Je trouve les portes vers la cave grande ouverte … Des cris s’en échappent, une sorte de rumeur qui me titille le tympans, et m’fait ouvrir l’écoutille bien grand.

Des gens qui encouragent, d’autres qui huent… Moi je fais mon apparition dans la pièce, plus discret qu’un chat dans une gouttière. Au centre des parieurs, mon mentor Seven, épuisé, qui combat contre un gigantosaurus maximus, l’espèce de golgote préférée des connards imbues de leur personne. Moi je fonce sans un regard en arrière, traverse la foule en bousculant tout le monde, et quand la garde du patriarche se met à s’baisser à causer de la fatigue, la mienne la succède. Je reçois le coup dans les avant bras, et je vole contre le mur …

- Seven ! Tu vas bien l’vioque ?

- … Bien sûr que je vais bien, je simulais !Fit-il en se relevant d’une tête, reprenant sa stature de colosse habituel. Il me dépasse même moi. Le gigantosore, lui, commence à avoir des sueurs froides. J’ai l’air d’aller bien après avoir reçus une de ses plus fortes pépites. Et le vieux qui semblait à moitié mort fait maintenant jouer sa gauche d’avant en arrière, pour l’échauffer, alors le vieux lui a fait croire qu’il était droitier depuis le début.

-Mêle toi de tes affaires, et laisse moi éduquer la jeunesse ! Poing de l’amour paternel ! Yihaaaa… Lança-t-il alors que le grand benêt commençait à reculer, sur la défensive …

Un gars sort de l’ombre, chapeau bolero, et culotte de cuir. Il fume le plus gros cigare que j’ai jamais vu de ma vie, doit avoir quelque chose à compenser … Attrapez moi ses gredins ! Fit-il, et les agent de sécurité sortirent de nulle part pour venir nous cueillir. Sauf qu’entre eux et nous, y’a des tas de client, des parieurs mécontent qu’on arrête un si belle relation, et qui veulent nous voir combattre ! Alors entre ceux qui ont soif de découvrir notre force commune, notre alchimie, et ceux ayant peur de prendre des coups qui s’esclaffent et cours comme des dindons … C’est un bordel monstre et on en profite pour s’enfuir, sous le regard haineux du padre du coins.

- Comment ça s’fait que t’es ici, Gabin ?

- J’te retourne la question, j’croyais que tu combattais plus, c’était finis tout ça ??? Et je te retrouve dans des paris clandestin ! Alors qu’y’a un holocauste sur l’île ?

- Pffiou, longue histoire, mais faut qu’on fasse un détour par le cinquième étages ! Le bureau du boss, c’est pour cette raison qu’il m’a kidnapper, il voulait les garder pour lui …

- Garder quoi ? Fais-je alors que tous les étages sonnent l’alarme … J’espère ça vaut le coup.

- Largement, gamin.

On se fraye un chemin jusque tout la haut, et mon mentor attrape une boite sur le bureau, qui à l’air lourde, extrêmement lourd. Du coup j’lui lance : Tu veux je m’en occupe, papé ? Il acquiesce de la tête au moment ou il me refile le colis, que y’a trois molosses qui arrivent par l’escalier de service menant derrière nous, derrière un panneau dissimulé. Pute borgne ! Que je lâche.

-Je m’en occupe, tire toi ! Fait-il en se lançant çà toute berzingue sur les trois molosse, et en neutralise un alors que je me casse déjà dans les escaliers vip, pour les invités de marque, avec du bois raffiné et des dorures, et des tableaux tout le long du colimaçon, et qui continuent en fresque dans les étages.

Personne n’est là pour le moment, mais j’attends mon mentor, qui se pointe, essoufflé comme s’il venait d’en taper une pour me rattraper.

- Barrons nous maintenant ! Fait Seven en cavalant comme un jeune premier dans les escaliers, sautant des maches… Fais gaffe à tes hanches, papé ! Que je lui dis en prenant sa suite.

Il nous dégagera le chemin jusque dehors, jusqu’au rez de chaussé. Il a en avait encore sous le coude, le vieux.
Une fois dehors, on cavale encore, moi tenant la boite qui pèse le poids d’un homme mort, et lui toujours dans ce silence que je déteste.

- Bon tu vas m’expliquer tout ce bordel, Seven ?! Il s’arrête et me regarde.
- Oui, mais trouvons un abris d’abords.
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