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Opération : Queue de poisson [Ft. Alcéa]


1628 - Las Camp - Situation : avant le départ à Las Camp - Opération : Queue de poisson - Commentaire personnel : Sérieusement, qui choisit les intitulés de missions ?

Marie-Joie est un endroit fascinant. Il y règne une atmosphère unique, comme si toutes les énergies du monde convergeaient en cet endroit. Après tout, pourquoi pas ? Le Gouvernement Mondial ne laisse rien au hasard, il semble donc pertinent d’imaginer que la localisation de la capitale du monde ait été motivée par plus d’un facteur.

Enfin, je m’égare. Mes réflexions se perdent quelque peu en attendant ma partenaire de mission, l’agent Amaryllis. Je ne la connais pas personnellement, mais sa réputation dépasse largement sa seule position au sein du Cipher Pol. La première chose que j’ai appris sur elle concerne sa relation étroite avec l’une des étoiles, Ike Basara. Autant dire qu’il ne s’agit pas d’un agent comme les autres. Je pourrais être étonné de me retrouver avec elle - et je le suis, mais je sais que Davys s’est arrangé pour me mettre dans les pires dispositions possibles. La mission qui s’annonce représente tout ce que j’abhorre, et il le sait parfaitement.

Les mains jointes derrière mon dos, je tourne la tête au son de la porte qui s’ouvre doucement. Je salue la silhouette violette de la jeune femme et me tourne entièrement afin de la faire face.

« Bonjour. Agent Amaryllis, je présume ? Je suis l’agent Laranja, du CP4. » Jamais je n’aurais voulu accéder au CP7, mais il est indéniable qu’il s’agit d’un pôle à l’importance toute particulière. « Mon supérieur a été étrangement nébuleux en m’en parlant, mais nous allons collaborer pour une mission située à Las Camp. J’ignore si vous en connaissez les tenants et aboutissants. » dis-je tout en montrant les dossiers posés sur la table.

Une demande principalement rhétorique. Davys a refusé de m’expliquer avec précision cette mission : je ne connais que l’objectif et ma partenaire. Ce qui est bien suffisant, soit-dit en passant. Cependant, je n’ai aucun doute sur le fait qu’elle apporte des informations complémentaires sur le déroulement de cette opération.

« Je suis chargé de m’occuper des derniers vestiges des marines qui, à l’époque, ont largement abusé de leur position et du statut du Gouvernement Mondial. » Je marque une légère pause et plisse légèrement les yeux. « J’imagine que c’est la raison de votre présence ? Deux enjeux… un résultat. »

Une supposition qui était loin de totalement m’éclairer quant à notre collaboration, mais qui suffisait à justifier, au moins en partie, sa présence. Las Camp incarne une tare du Gouvernement.
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Depuis qu'Ike Basara a fait de moi son pion en 1626, les missions que j'effectue ont grandement changée. Est-ce un mal ? Non, clairement pas. Car aujourd'hui j'ai la chance de pouvoir supervisé la manière dont le gouvernement à la main mise sur le monde via mon affectation aux ordres du vénérable Basara.

Et aujourd'hui ne fait pas exception à cela. Car aujourd'hui, plutôt que de faire une simple enquête ou infiltration en temps qu'anonyme, je me retrouve à officier en temps que superviseur officielle d'une petite unité de la sous marine qui a pour but d'aller étriper une bonne fois pour toute un gang d'Homme poisson qui a eu des liens plus que douteux avec un ancien colonel de la marine sur Las Camp.

Et parce que cette mission est double et qu'on est jamais trop prudent avec les restes de traitrises, un agent du Cipher Pol 4 est chargé de m'accompagner.

- Bonjour Agent Laranja. Effectivement, mon but diffère du votre bien que nous ayons la même finalité et que nos missions se rejoignent. Tandis que vous traquerez les restes de traitres, la sous marine et moi même nous occuperons de ce gang de pacotille qui perturbe encore la stabilité du gouvernement mondial à Las Camp. Mais au vu de la situation, je crois pouvoir dire que nos deux missions sont tout a fait complémentaire et qu'il y a de bonne chance qu'en réussir une nous mène à la réussite de l'autre.

Car de ce que j'ai lu dans les rapports sur la situation à Las Camp, le gang a officié plusieurs années en collaboration avec la marine du coin, laissant alors la situation dégénérer totalement jusqu'à ce que cette île de West Blue devienne ce qu'elle est. Un repère de malfrat qu'il faut purifier. Mais ça, ce n'est clairement pas dans mes attributions. Nous, on est juste là pour désengluer tout cela.

- Je vous laisse préparer vos affaires et me rejoindre au port d'ici une vingtaine de minutes. Notre sous marin devrait être prêt.

Un sous marin oui, piloté par une vingtaine de soldat de la division Willy, accompagné de trois scientifiques de la division Nessy. Et clairement, ce que veux mon cher Basara, c'est montrer au monde la puissance de sa Sous Marine.

Aussi, nous n'avons pas le droit à l'échec.


Dernière édition par Alcéa le Sam 1 Oct 2022 - 21:36, édité 1 fois
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L’agent Amaryllis n’a pas l’air du genre de personne à se perdre en futilité. Ce n’est pas pour me déplaire, quoique j’ai eu l’impression de traverser une tornade pourpre. Non pas réellement par son attitude, mais par la rapidité de la « préparation » de mission.

« Parfait. Je vous retrouve - … ». Je fronce les sourcils tandis que mon regard erre brièvement, le temps de digérer l’information. « … vous avez dit un sous-marin ? »

Mon visage d’ordinaire impassible se couvre d’une ombre de surprise. Aussi nébuleux soient-ils, les dossiers m’avaient largement fait comprendre que la mission dépassait les sphères du CP4, mais… tout de même. Ce type d’opération ne me convenait aucunement : gang, sous-marin, troupes, évidente confrontation ? Bon sang…

Après avoir méthodiquement préparé mes affaires, je me rends au port avant d’y repérer le point de rencontre. Malgré la surprise, je suis également curieux d’évoluer dans cet environnement nouveau.

« Incroyable dispositif. » dis-je en faisant quelques pas en direction de l’agent Amaryllis, déjà sur place. « Peut-être aurais-je l’être ignorant, mais l’existence d’une telle division de la Marine m’était inconnue. »

J’ai négligé mes recherches sur Ike Basara ainsi que sur l’agent Amaryllis. De toute évidence, si j’ignorais l’existence de sous-marins et de soldats spécialisés dans ce domaine, elle semblait pour sa part dans son élément.

« Bien. Je comprends désormais mieux notre collaboration. En réalité, votre mission est la réelle cause de notre opération, c’est assez évident. Que pouvez-vous donc me dire sur nos cibles ? A en juger par la présence de ce sous-marin, vous avez déjà élaboré un plan. »

En tout cas, en partie. Les moyens déployés sont trop spécifiques et importants pour être dus au hasard. Honnêtement, je suis ravi de cette planification. A moi de voir maintenant comment soutenir au mieux le déroulé de cette mission.
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C'est avec une certaine fierté illuminant mes yeux de bleu clair que j'écoute l'Agent Laranja. Pour une fois, je suis tombée sur un équipier qui sait où est sa place : après la mienne ! Et franchement, ce n'est clairement pas pour me déplaire.

- Vous avez raison, ma mission est primordiale. Pour autant, tâchez de ne pas oublier la vôtre, ça ferait tâche si nous n'en réussissions qu'une sur deux alors qu'elles sont liés. Mais au pire, je vous aiderai.

Et je lui volerai toute la gloire de la réussite pour l'offrir au bébé de l'homme le plus divin du monde entier. Ne vous en faites pas votre Sainteté Basara, j'élèverai votre œuvre si haut que même les agents peu renseigner sur notre monde comme ce pauvre Laranja ne pourrons l'ignorer. Et tous les marines souhaiterons y entrer.

Oui. C'est ainsi que les choses doivent être faites !

- Agent Amaryllis ? Tout va bien ?

Figée, le poing fermé et le regard tourné vers le ciel, obnubilé par mon brillant avenir, je reviens à moi et fusille d'un regard qui vire au noir le soldat de la sous marine qui me dévisage et devient livide avant de nous autoriser à entrer.

L'engin marin n'est pas très spacieux, mais ça n'en est pas moins une technologie de pointe et, étant la seule femme d'importance à bord, j'ai le droit à ma propre cabine tandis que les autres sont répartis en division. Quant à l'agent Laranja... Oh, je suis certaine qu'il lui auront fait une place quelque part. Ou il s'en fera une tout seul...

********

Plusieurs jours de voyages plus tard et nous voilà enfin arrivés aux abords de Las Camp où il est grand temps de récapituler notre stratégie autour du poste de commande où tout le monde est rassemblé.

- Bon, je veux un dernier tour de table pour être certaine que tout le monde à bien en tête ce qu'il doit faire. Joris, tu commences !
- La moitié de la division Willy doit partir grâce aux SAC en éclaireurs autour de l'île dès qu'on sera à quai. En tous temps on reste en liaison Denden entre nous et on vous remonte toute information sur des Hommes Poissons qu'on trouverait. Les autres resteront au sous marin pour assurer la protection des scientifiques de la division Nessy et du submersible.
- Parfait. Hector ?
- L'un d'entre nous reste le nez sur nos radars tandis que les deux autres attendent en embuscade le monstre qu'on a réussit à appâter jusque là pour lui coller le dispositif CCP. On aura avec nous cinq hommes de la Willy pour nous soutenir dans nos manœuvres marines, et potentiellement les missiles du sous marin si les choses dérapent...
- Je vous interdis le moindre dérapage Hector.
- Oui, bien sûr Agent Amaryllis... Désolé.

Je laisse peser mon regard encore quelques secondes sur lui tandis qu'il baisse la tête avant de reprendre la parole.

- Pendant ce temps, l'agent Laranja et moi même allons rendre visite au colonel en charge de la garnison de Las Camp pour savoir s'il n'a récolté de nouvelles informations sur la famille Jackson, et surtout pour nous assurer de son entière collaboration pendant cette éradication de la vermine. Mais je vous préviens, je veux être informée de la moindre évolution de situation en temps réel, compris ? Si j'apprends que vous avez omis de me dire la moindre information pertinente, vous pourrez faire une croix sur vos carrières, compris ?!
- Oui Chef !
- On arrive Agent Amaryllis.
- Timing parfait, j'en attendais pas moins de l'unité spéciale de sa Sainteté Basara.

Je tapote l'épaule de Jérome avant de lancer un regard à mon collègue Agent. Il est temps pour nous de mettre pied à terre et d'aller chasser la poiscaille de cette île !
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Chapitre 1 - Une réputation à faire


Alors que le navire marchand qui l'avait accepté en tant que protecteur faisait voile vers l'île de Las Camp, Aquila se tenait au-devant du bateau et le regardait fendre les eaux de West Blue. Certaines personnes étaient bien contentes d'avoir Aquila avec eux. D'autres, moins. La raison était simple : Las Camp. Cette île était très réputée, mais pour de très mauvaises raisons. Certains des membres du navire avaient, apparemment, la fâcheuse habitude de trafiquer. Avec ça, il n'était pas rare de lire dans le journal les différents événements, plus ou moins dramatiques, qu'ils y avaient eu sur cette île. Les derniers articles mentionnaient que l'ordre et la paix apparaissaient dans certains quartiers. Tout ça grâce au travail d'un soldat de la Marine, un certain Colonel Gin.
Aquila n'était pas trop chaud à l'idée d'aller sur une île aussi mal famé. Il se demandait bien ce qu'il pouvait faire dans ce genre d'île. Se promenant sur le pont, il réfléchissait à quoi faire sur l'île. Puis, au bout de plusieurs minutes, il se dit que la meilleure chose à faire, c'était d'aider la Marine à reconquérir l'île. En tant que futur chasseur de primes, ça lui ferait une bonne expérience, face à des criminels, et une bonne réputation au sein de la Marine. Le reste du voyage, Aquila aida les membres de l'équipage, dont une cargaison assez spéciale que le capitaine lui demandait de la protéger absolument. Le capitaine lui déclara aussi que le crochet qu'ils faisaient vers Las camp, était pour cette même cargaison, où il devait rajouter des affaires à la commande demandée par son client.

Au bout de deux jours, le navire arriva sur les lieux. En effet, vu de l'extérieur, l'île ne donnait pas envie. Le port, encore moins. Ça promettait. La capitaine descendit du bateau et paya la taxe d'amarrage à un type des plus louches. Il se retourna vers son équipage et Aquila et déclara :


" Vous avez quartier libre, bande de bon à rien ! Mais pas de conneries !"

Entendant cela, Aquila se méfia et descendit du navire. Le capitaine était responsable de son navire. S'il lui arrivait un souci, ça serait de sa faute.

C'est ainsi que le jeune bretteur prit le chemin vers le QG de la Marine, afin de leur demander ce qu'il pouvait faire pour eux. Malheureusement, pour atteindre le dit QG, il fallait traverser une zone peu accueillante. Aquila, mains sur les poignées de ses sabres, prêt à dégainer au moindre problème, traversa les lieux de manière tendu. Avec ça, plus il avançait, plus il sentait des personnes dont la discrétion n'était pas leur fort, le suivre. Alors qu'il arrivait à la fin du quartier, il vit qu'il était encerclé. Cependant, vu les types, il ne se sentait pas en danger. Juste une bande de petite frappe qui veut se faire connaître dans le milieu du banditisme. L'un d'eux, sans doute le "chef" déclara, avec un rire des plus ridicule :


" Tu ne sais pas où tu es ? T'es sur le territoire de la famille Jacksons !"

" Et ?"

" Tu dois nous payer une taxe de passage."

" Intéressant. Et donc ? Si je refuse ?"

" On va juste te faire la peau !" Dit-il en léchant la lame de son couteau.

"Avec ton canif ?"

" Quoi ?! Tu oses te moquer de nous ?"

Aquila dégaina ses sabres, se fit craquer la nuque et déclara :

" Bon, il est temps de faire un peu de ménage, je crois !"

Le pseudo-chef, avec plusieurs veines du front ressortit, hurla : " TUEZ-LE !!!"

Même s'ils n'étaient pas forts, ils étaient nombreux, et ça, c'était gênant. Du coup, il fallait réduire le nombre de manière rapide. Aquila les laissa se rapprocher, se mit en position et au dernier moment, déclencha un puissant tourbillon autour de lui, avec ses deux sabres, envoyant la plupart des brigands dans les airs. Lorsqu'ils retombèrent, la moitié prit leurs jambes à leur cou.

"Tempest!"

Voyant ça, la chose qui leur servait de chef, se mit à reculer en serrant les dents. Aquila, lui, avait un regard froid et perçant. S'ils faisaient ce genre de chose à un inconnu armé comme lui, qu'est-ce que ça doit être pour les femmes et les enfants du quartier qui ne souhaitent qu'a s'en sortir. La colère monta en Aquila, serrant de plus en plus les poignées de ses sabres. Là, il se dit que s'il coupait la tête du serpent, le reste ne bougerait plus. Donc, tuer la vermine qui contrôle les autres, peut arrêter la bataille immédiatement. Voyant cela, les autres se mirent entre les deux pour le protéger.

"Tant pis pour vous. Vous avez choisi !"

Aquila bondit sur les types en question, et enchaîna les coups horizontaux et verticaux, en fonction des ouvertures de ces derniers :

"Fineguerre !"

Voyant cela, les survivants partirent en hurlant, tandis que le chef tomba par terre, hurlant pour qu'il épargne sa vie. Alors qu'Aquila avançait pour assommer l'énergumène et se présenter à la Marine avec un cadeau, car oui, c'est bien connu, se rendre chez quelqu'un sans cadeau, ça ne se fait pas, un coup de feu fut tiré non loin de lui suivi d'un :

" PLUS UN GESTE !"

D'un coup, une dizaine de soldats de la Marine arrivèrent et mirent en joue Aquila. Le bretteur, voyant cela, rengaina ses sabres et leva les mains et disant :

" Donc, si je comprends bien, ce sont eux qui m'attaquent et c'est moi qu'on arrête ?! Logique..."

Le soldat le plus gradé lui répondit fermement :

"Peut-être, mais ce sont eux qui sont à terre et c'est toi qui est debout. Je te conseille de nous suivre sans faire d'histoires."

Poussant un soupir, Aquila accepta la demande du soldat et lui présenta ses poignées pour qu'il lui passe les menottes. Un autre soldat prit les sabres d'Aquila. Lorsqu'il le fit, ce dernier eut la peur de sa vie lorsque le bretteur lui sortit avec un regard meurtrier que s'il abîmait ses sabres, il lui ferait payer.

Et nous voilà parti en direction du QG de la Marine, mais pas dans les conditions qu'Aquila espérait. Sur le chemin, Aquila voyait bien que les bâtiments et les rues devenaient de plus en plus civilisés. Dommage que ce ne soit pas le cas pour le port, se disait-il. Il essaya aussi de raconter ce qu'il s'était passé, mais rien à faire, la seule réponse que le soldat donnait, était que son supérieur hiérarchique déciderait de la suite des événements.

Au bout de dix bonnes minutes de marche, le groupe arriva au sein du QG et Aquila fut amené directement au bureau de l'officier du coin. Là, un soldat frappa à la porte et ce fut suivi d'une voix masculine, plutôt grave par un " Entrer ". Le soldat ouvrit la porte fit entrer Aquila et referma la porte. L'officier en question était bien un homme comme le laisser entendre sa voix. C'était même un type avec une certaine carrure, qui donnait deux fois à réfléchir avant d'aller lui chatouiller les poils de nez. Le soldat s'avança vers le bureau et dit :


" Colonel, voici un individu que nous avons arrêté aux abords de la ville. Il y a eu une altercation, et c'était le seul qui était debout."

"D'accord... Merci. Vous pouvez y aller."

" Bien !"

Le colonel regarda Aquila des pieds à la tête et lui dit, en montrant une chaise :

" Assieds-toi, petit."

Aquila s'avança vers le bureau et s'assit sur la chaise que le Colonel lui montrait.

"Je vous remercie."

" Bon, raconte-moi ce qu'il s'est passé. Ton visage m'est complètement inconnu."

Aquila croisa ses jambes, posant ses mains menottées dessus et raconta d'où il venait, ce qu'il venait faire ici, à la base, son désir de devenir chasseur de primes, et pour finir, l'altercation qui s'en suivit, avec son arrestation.
Le colonel poussa un énorme soupir et sortit :

"Excuse mes hommes. La situation sur Las Camp est comment dire... Tendu. Bon, si je t'enlève tes menottes, tu ne feras pas de vague ?"

"Bien sûr que non."

"Bon, tant mieux."

Alors que le Colonel lui enlevait les menottes, quelqu'un frappa à la porte...
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Un craquement se fait entendre dans le bas de mon dos. Quel sac de noeud. Les périodes de repos ont été un véritable calvaire, et, à défaut d’avoir le mal de mer, je ne suis visiblement guère à mon aise en navigation sous-marine. En combinant cette détresse physique à mes yeux naturellement plissés, je parais être au bout du rouleau.

Fort heureusement, je récupère quelques forces sur le chemin qui mène à la caserne de Las Camp. Vêtus en tenue gouvernementale, nous subissons immanquablement le regard méfiant de quelques locaux. Ceci dit, il s’agit également d’une protection : personne n’ose croiser notre regard… et encore moins celui de ma coéquipière.

Lorsque nous pénétrons dans les quartiers de la Marine, je prends naturellement les devants pour nous organiser une rencontre avec le responsable de la 480ème division, le colonel Barker Gin. Un exercice ô combien maîtrisé. Nul besoin de filtrer la moindre information compromettante, notre position suffit.

Escortés jusqu’au bureau du colonel Barker Gin, un homme toque nerveusement à la porte avant d’ouvrir la porte du bureau de son supérieur.

« Colonel. Je suis confus de vous déranger à nouveau, mais vous avez de la visite. Ca ne peut pas attendre ».

Un imposant personnage se redresse avec lassitude, menottes en main. Face à nos yeux circonspects, il les lance contre son bureau dans un geste lent puis croise les bras. Il ne comptait aucunement clarifier la situation.

« Quand mes gars n’attendent pas mon accord avant d’entrer dans mon bureau, ça signifie souvent que c’est important ». Ses yeux s’attardent finalement sur notre tenue, ce qui le mène à lâcher un interminable soupir.

« Bonjour, colonel. Il ne s’agit pas là d’une visite de courtoisie, en effet. Nous avons à vous parler », annonçais-je en joignant mes mains dans mon dos et en étudiant un instant celui qui apparaît être un prisonnier.

« Il s’agit simplement d’un civil, enfin d'un prochain chasseur de prime - ... peu importe -  pris malgré lui dans une petite rixe ». Cette fois, il se décide à dénouer sa langue. Il se masse la nuque avant d’ajouter plus discrètement : « Las Camp n’est pas encore totalement pacifiée… »

Le langage non-verbal du colonel communique un certain inconfort lorsqu’il mêle la fameuse rixe au fait que l’île ne soit toujours pas pacifiée. Peut-être pourrions-nous utiliser cet élément à notre avantage. Et, en voyant l’agent Amaryllis s’impatienter de cette “perte de temps”, je m’empresse de réagir.

« Une discussion avec lui ne serait pas inutile, dans ce cas ». Je souris aimablement avant de réadopter un visage neutre. « Colonel, nous venons précisément pour cette problématique. Votre travail est reconnu par les agences gouvernementales, soyez-en sûr, mais comprenez que des personnalités haut-placées s’irritent de constater le manque de développement depuis vos derniers succès. »

« C’est une menace de licenciement… ou un passage à l’acte ? Regarder ce gamin, ce qu'il a subi, c'est ce que subissait quotidiennement tout le monde avant mon arrivée. Vous n'avez aucune idée du travail que je fais ici. Me remplacer ne résoudra rien ». La révolte dans sa voix ne l’empêche pas de rester stoïque et professionnel dans son attitude.

Je secoue calmement la tête.

« Vous avez commencé un travail, nous souhaitons le finir. » dis-je simplement en jetant un bref regard à l’agent Amaryllis.
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- Il me semble, Colonel, que nous vous offrons là une occasion parfaite pour que vous nous le montriez, ce fameux travail dont vous semblez être fier... Vous ne pensez pas ?

Aussi droite que l'on peut l'être, les bras croisés sous ma poitrine, je m'avance d'un pas lent et sec derrière la chaise qui accueille le civil avant mettre mes deux mains de chaque côté de son dossier et de me pencher légèrement au dessus de sa tête, continuant de fixer le Colonel tout en faisant claquer une fois mes ongles l'un après l'autre sur le bois du siège.

- Cela dit, si ce pauvre homme a été attaqué pas plus tard qu'aujourd'hui, permettez moi d'émettre un doute quant à vos méthodes...

Le Colonel n'ose pas répondre. Pour autant je vois bien dans ses yeux qu'il en meurt d'envie tandis que je tapote gentiment l'épaule de la pauvre victime ici présente avant de me redresser, reposant mon regard hautain sur le chef de cette garnison.

- Heureusement, Colonel, vous avez encore de la chance : nos supérieurs n'ont pas parlé de vous remplacer. Du moins... Pas encore. Mais je suppose que cette décision pourrait être remise en question à la suite du rapport de notre mission ?

Je regarde un instant l'agent Laranja qui semble légèrement confus de la situation mais hoche tout de même la tête sous mon insistance.

- Que voulez vous ?
- Votre entière collaboration quant à l'éradication de vos problèmes nous suffira. Cela ne devrait pas être trop dur, n'est ce pas Colonel Baker ? Soyez à la hauteur de votre tâche et tout devrait bien se terminer pour vous comme pour nous.
- Je vous aiderai.

Clairement, sa déclaration ne vient pas du fond du cœur. Les dents et poings serrent, la tension du refoulement de sa colère est presque palpable dans la pièce. Est ce que ça me chagrine ? Non, j'en ai l'habitude, je fais souvent cet effet aux gens et ma foi je dois bien avouer que cela m'amuse toujours autant, au point même de laisser perler un petit sourire au coin de ma bouche tandis que la couleur de mes yeux s'intensifient sous cette émotion.

Mais malgré ce petit instant jubilatoire, cela ne me détourne nullement de ma mission et, venant m'assoir sur le bureau face au civil tout en déposant ma veste floquée du symbole du gouvernement, je m'adresse enfin à lui.

- Alors Monsieur le futur chasseur de primes, peut-on savoir où, par qui et pourquoi vous êtes vous fait agresser ?

Je n'ai jamais véritablement aimé ces gens qui profitent de la faiblesse de la marine pour se faire un nom et des Berrys sur le dos du gouvernement. A mon sens, cette licence de chasseur de primes ne devrait pas exister et seule la marine devrait s'occuper d'arrêter les criminels recherchés pas le gouvernement... Car cela n'est qu'une preuve de plus de leur incompétence...
Être obligé de demander à des civils de faire le travail pour eux...

Enfin, comme souvent, je suis là seule à penser cela et ça ne gêne pas les vieux croulant du conseil des cinq étoiles de se dire que déléguer la sécurité aux civils est une très bonne idée. Alors qu'Ike lui, agit et fait en sorte de rendre la marine plus forte !

- Il était./
- Merci Colonel mais c'est à lui que j'ai posé la question.

Ma dernière intervention se fait sans détourner mon regard du civil, n'entendant alors que le craquement des phalanges du responsable de la sécurité de Las Camp pour comprendre son énervement. Mais est ce mon problème ? Non, clairement pas. Moi j'ai un putain de gang de poisson à pêcher.
C'est mon collègue qui doit gérer les traitres de la marine... Et ceux qui pourraient potentiellement trahir.


Dernière édition par Alcéa le Ven 28 Oct 2022 - 10:02, édité 1 fois
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À peine Aquila eut les menottes d'enlever, que la porte s'ouvrit. Le Colonel sut tout de suite que ça devait être très important. Et comment! Deux balais coincés du cul portant le symbole du Gouvernement Mondial entrèrent dans le bureau. Le premier était un homme, plus vieux qu'Aquila, avec des lunettes rondes, mais ayant une certaine classe. Il arborait un visage neutre comme s'il était blasé par son travail. L'autre était une jeune femme. Elle devait être du même âge ou légèrement plus vieille qu'Aquila. Elle était plus petite que le premier, et pareil, elle était très bien habillée.

L'homme prit la parole et plaça le contexte de but en blanc. Il fixa même Aquila alors qu'il ne le connaissait ni d'Adam, ni d'Eve. Le Colonel prit aussitôt la parole pour défendre le bretteur, mais Aquila voyait bien que quelque chose n'aller pas. L'officier de la Marine se défendait avant d'être attaqué, ce qui pouvait être rare, car la réputation du Colonel Baker n'était plus à faire. Même Aquila la connaissait via les journaux publiés sur West Blue.
L'homme du Gouvernement Mondial regarda Aquila , sortit qu'ils allaient avoir une discussion avec le bretteur et que tout ce qu'ils voulaient, c'était la pleine coopération du QG de la Marine de Las Camp.

Quand l'homme eut fini de parler, ce fut à la jeune femme. Elle était beaucoup plus sèche dans ses propos et avait un ton qui nous faisait comprendre qu'on était que de la merde. Ce genre de ton était insupportable pour Aquila. Le respect, ça doit aller dans les deux sens, même quand on fait partie du Gouvernement Mondial. En plus, elle prit appui sur le dossier de la chaise où il était assis, faisait claquer ses ongles ce qui agaçait fortement le bretteur. Lorsqu'elle parla, Aquila leva légèrement les yeux et il pouvait la voir en train de descendre le Colonel Baker jusqu'à ce qu'il dise de manière forcée qu'il les aiderait.

Après, elle enleva sa veste, montrant bien le symbole du Gouvernement Mondial, au cas où on n'avait toujours pas compris, s'assit sur le bureau et ce fut au tour d'Aquila d'être interrogé. Le Colonel essaya de répondre, mais il se fit remettre à sa place sans même demander son reste.
Aquila fit signe au Colonel que ça allait. Il s'en était déjà pris plein la gueule, il ne voulait pas en rajouter. Cependant, la manière de faire lui déplaisait fortement. Le souci, c'est qu'il faisait partis du Gouvernement Mondial. Ce genre de personnes pouvait très bien falsifier la vérité du moment que ça fait tourner le monde correctement pour eux. Aquila voulait vraiment remettre la "Princesse de Marie-Joie" à sa place. Elle mange, dort et fait bien d'autres choses comme le commun des mortels. Quoi que tellement coincé du cul que certaines choses doivent lui être impossible. Mais ne voulant pas s'en faire des ennemis et finir au trou, au contraire, il était plus là pour aider et se faire de potentiels contacts pour quand il serait chasseur de primes.

Il regarda les deux agents par intermittence, il répondit :


"Bonjour, pour répondre à vos questions, je me nomme Aquila Risenkaul, la rixe a eu lieu dans la rue, en pleine journée. Par qui ? Je dirais une bande de débiles qui voulait entrer ou être reconnu par une famille. Jackson, je crois. Pourquoi ? J'en sais rien du tout ! Ils m'ont attaqué. Je me suis défendu. Ils se sont retrouvés au sol et des soldats sont venus m'arrêter car j'étais le seul encore debout. C'est tout !"

Puis regardant fixement la jeune femme, droit dans les yeux, Aquila finit par :

" J'espère que mes réponses vous conviennent !"

Là, le Colonel Baker, s'enfonça dans son siège et poussa un soupir...
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Impassible derrière l’agent Amaryllis, je la laisse faire pression sur le colonel. Une méthode qui n’est pas la mienne, mais qui a comme mérite de fonctionner lorsqu’elle est bien faite. Lorsque le civil nous révèle ses mésaventures, je dégaine mon calepin d’un geste mécanique et prend note des informations communiquées. Rien de bien fascinant, de prime abord, mais il y a suffisamment de matière pour intéresser des agents du Cipher Pol.

« Occupation de territoire, disposition à parler de la “Famille Jackson” sans crainte, envie d’impressionner, violence publique… » Je relève les yeux de mon calepin et cherche le regard de l’agent Amaryllis. « Nous ne sommes plus à une résurgence de la criminalité. Le réseau est plus qu’installé, si vous voulez mon avis. »

Cette fois, c’est le colonel que je confronte du regard. Je préfère souligner l’évidence avant que ma partenaire ne détruise le reste de dignité que possède l’officier de marine.

« La situation est totalement en train de vous échapper, colonel. Et vous le saviez, n’est-ce pas ? Que ce soit par orgueil ou par peur, c'était une très mauvaise décision de votre part. Vous avez laissé le mal prendre du terrain.  »

Ma réflexion agace Barker. Son teint vire au rouge et il devient nerveux. Il bouge frénétiquement les doigts, tapote son bureau et finit même par frapper du poing. Il se relève, me fusille du regard du haut de ses deux mètres et serre tellement la mâchoire qu’on s’attendrait à voir du sang sortir de sa bouche. Cependant, après quelques échanges entre nous, il finit par se braquer.

« Vous ne m’enlèverez jamais mes succès. Jamais… ». Il soupire et se penche pour sortir quelques dossiers de son bureau, qu’il pose ensuite devant nous. « Vous avez là-dedans les zones que nous avons identifié sous l’influence de la poiscaille criminelle. On distingue deux types de territoires : ceux que la famille Jackson contrôle, et ceux que la famille Jackson surveille de près. J’ai pas encore réussi à le repérer avec exactitude, mais ils ont un quartier général, quelque part. Ou une merde comme ça. »

« Donc… vous connaissez ces territoires sous influence ? J’imagine que des opérations ont été effectuées pour les récupérer ? Et évi- »

« … Non. »

Coupé par sa réponse, je ne trouve pas grand-chose à dire pendant quelques secondes. De son côté, son visage s’assombrit, comme s’il avait honte ou s’il était frustré par la situation. En le voyant fermé à la conversation, je manie quelques mots qui finissent par lui faire concéder quelques amères explications.

« La Marine ici travaille tous les jours pour progresser ne serait-ce que d’un chouilla dans cette affaire. Mais si on essaye d’en apprendre plus, ou si on tente des opérations plus directes, les conséquences se font sentir. Ils ne contre-attaquent jamais avec violence… Ils menacent, marchandent, sabotent, volent des ressources… parfois des navires disparaissent ou sont endommagés… Je suis un soldat. Je sais gérer une bataille, je sais gérer des troupes, je sais protéger une zone, mais là… ça me dépasse. »

Il ne crache pas facilement cet aveu de faiblesse, mais il souligne un point important : on ne combat pas un réseau criminel comme on combat un équipage pirate. Et une zone comme Las Camp n’arrange rien. Après un léger soupir, je note quelques pensées sur mon calepin : Marines potentiellement payés par la pègre. Risque : Port, livraisons, patrouilles.
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Et tout cela prouve une nouvelle fois la toute puissance du Gouvernement Mondial malgré les incapables qui bossent pour lui... Pourquoi ? Parce que cet abruti de marine a préféré rester dans sa fierté et son orgueil plutôt que de servir les intérêts du monde. Mais malgré cela, le Gouvernement a vu clair dans ce qu'il se passait à Las Camp et nous a envoyé en mission ici, moi pour éradiquer un gang d'Homme Poisson, et l'Agent Laranja pour exterminé les traitrises potentielles.

Mais je vais faire une fleur à mon collègue, je vais un peu m'impliquer dans son affaire... Tout en continuant de feuilleter les dossiers que le chef de garnison vient de mettre à notre disposition.

- C'est bien de le reconnaitre Colonel, même si votre réputation aurait surement mieux profité de cet aveu avant que le Gouvernement Mondial décide de lui même de votre incapacité à gérer seul la situation de Las Camp. Mais peut être finalement préférez vous protéger votre image que celle de nos dirigeants ?

Le colonel serre une nouvelle fois les dents et les poings, bien qu'avec moins de force que la première fois, la résignation étant entrain de gagner du terrain dans son esprit.

Et finalement, avant qu'il ait pu répondre, mon denden de poignet se met à sonner. Je le regarde un instant avant de me tourner vers l'agent Laranja, lui signifiant d'un regard que je lui passe le relai avec la marine tandis que je me déplace dans un coin de la pièce pour répondre.

- Oui ?
- Agent Amaryllis, ici l'Adjudant Torvis, nous venons de repérer des individus suspects s'enfonçant dans une grotte, au sud sud est de l'île. Devons nous les suivre ?

Évidemment, dans une telle situation, tout homme poisson est considéré comme individu suspect, mais ça ceux qui pourrait entendre la conversation n'ont pas à le savoir. Tout comme les indications d'emplacements qui sont décalées d'un quart de tour dans le sens des aiguille d'une montre par rapport à une boussole classique et bien sûr il n'est pas question de parler de sous marine, du moins pas pour l'instant.
Mais le problème des grottes sous marines, c'est qu'on ne sait jamais jusqu'où elles vont et comment il est possible de se cacher à l'intérieur. Aussi, le plus raisonnable est de rester en retrait pour en surveiller les allers et venus.

- C'est encore trop tôt pour intervenir Adjudant. Restez en position et faites en sortes de compter et d'être capable de reconnaitre les individus observés, cela pourrait être utile.
- Bien Agent Amaryllis.

Je raccroche immédiatement et retourne auprès des deux autres professionnels.

- Mes hommes ont trouvé une première piste mais il est encore trop tôt pour l'exploitée. Colonel Baker, vous voulez bien raccompagner ce civil ailleurs pour qu'on puisse travailler sans être épier ? Et n'oubliez pas de revenir, nous aurons surement des questions à vous poser une fois la lecture de ces dossiers terminées.

Et une fois que je serai seule avec l'Agent Laranja, je pourrais enfin parler réellement de plan d'action... En toute confiance...ou presque.
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Après qu'Aquila ait répondu aux questions, il regardait l'homme aux lunettes rondes écrire dans un calepin, puis en regardant la jeune femme, lui sortit que le réseau de criminalité était bien enraciné au sein de Las Camp. Voyant que les deux agents gouvernementaux n'avaient pas l'air de plaisanter, Aquila resta spectateur de ce qu'il suivit, les laissant dans leur dialogue complètement ridicule.
Pourquoi ? Tout simplement parce que tout le monde vivant sur West Blue connaissait très bien l'état de santé de Las Camp, c'est-à-dire en "phase terminale". Et les types, eux, arrivent comme un cheveu sur la soupe en sortant des phrases du genre "Le réseau est plus qu’installé" ou encore, "La situation est totalement en train de vous échapper, colonel." Mais en quoi c'était sa faute?! Il n'a jamais eu la situation en main ! Ça a toujours été le bordel sur cette île !

Lorsque ce fut au Colonel de prendre la parole, il sortit une pile de dossiers en disant qu'ils avaient observé les faits et gestes de la famille Jackson, mais qu'il n'avait pas tenté de les récupérer à cause des représailles horribles qu'il y aurait pu avoir.
Ensuite, il reconnut son inefficacité dans cette affaire, car il n'avait pas à faire à de simples brigands ou pirates. C'était une mafia. Une organisation criminelle hiérarchisée. Même les agents du gouvernement ne devaient pas être habitués à ce genre d'ennemis.
C'est là que la jeune femme sortit ce qui aurait pu être un compliment en disant que le Colonel reconnaissait son impuissance. Mais hélas, pour ce dernier, il se refit tacler comme un malpropre en lui demandant s'il préférait sauver son honneur et celui du Gouvernement Mondial. Pour Aquila, la réponse était simple, mais le Colonel était un officier de la Marine, un chien du Gouvernement Mondial, comme certains les appellent. Alors qu'elle allait encore le torturer psychologiquement parlant, son denden mushi qu'elle avait au poignet se mit à "blebleter" (verbe du 1er groupe). La jeune se mit à l'écart pour répondre à son appel.

Aquila, étant invisible pour les trois personnages, croisa les bras et ferma les yeux pour se concentrer sur la discussion de l'agente. Heureusement pour lui, l'interlocuteur était un homme, donc la voix portait plus que si c'était une femme.
Ainsi, donc, la jeune femme s'appelait "Amaryllis". Sûrement un nom de code, parce qu'appeler son enfant du nom d'une plante qui est toxique pour certaines espèces d'animaux, c'est très moyen. Mais en y réfléchissant, ça lui allait très bien. Autant, elle était très mignonne, autant elle avait un putain caractère de merde !
L'homme lui sortit qu'ils avaient repéré des individus suspects et qu'ils surveillaient les grottes. Alors comment et pourquoi, ils n'en savaient rien. Mais avec ces deux gus, Aquila savait qu'il n'était pas au bout de ses surprises.

Lorsque la conversation fut terminée, l'agent Amaryllis retourna vers les deux autres pour faire un rapport sur la situation. Elle demanda aussi à ce qu'Aquila fût mis dehors, pour qu'il se mette au travail. Aquila, qui avait gardé les yeux fermés, les rouvrit et se leva. Il prit ses armes qui se trouvaient sur le bureau, les replaça à sa ceinture et déclara :


"Veuillez m'excuser, mais sauf le respect que je vous dois, je pense que je peux vous être utile. Tout d'abord, parce que je pense que les seules personnes intègres, prêtent à rendre Justice, se trouvent dans cette pièce. Les soldats de ce QG doivent être en grande partie corrompus. Comment je sais ça ? Très simple. Au lieu d'arrêter tout le monde lors de ma rixe, j'ai été le seul. Alors qu'ils n'avaient qu'à se baisser pour les ramasser."

Puis il regarda le Colonel en disant : "Je ne sais pas comment cette mafia tient les soldats. Est-ce des menaces contre les familles ? Des pots-de-vin ?
J'ai horreur de la corruption et de la criminalité. S'ils ont reçu des pots-de-vin, ils méritent d'être punis sévèrement. Cependant, si c'étaient des menaces, qu'auriez-vous fait si on menaçait l'être que vous aimez le plus ? Dans ce genre de cas, faire le Mal devient supportable, je pense."


Puis en regardant les deux agents : "Ensuite, vous accusez le Colonel de son inaction, que la situation lui a échappé. Mais je vous dirais que tous ceux qui vivent sur West Blue connaissent l'état de cette île. L'ancien Colonel était un traître qui trafiquait avec des criminels. Lui, il fait ce qu'il peut avec ce qu'il a, sachant que la situation n'a jamais été dans ses mains.

Pour finir, je tiens à m'excuser, mais votre conversation est légèrement parvenue à mes oreilles. Mais si vous les avez trouvés et les surveillé, sachez qu'eux aussi, savent que vous êtes là. Faites attention à ce que ça ne soit pas eux qui vous surveillent. Sachez que je suis venu ici pour aider la Marine, donc je sais que je peux vous être utile. Je sais me battre et je n'ai pas besoin de protection. Au pire, qu'est-ce qu'il peut m'arriver ? Mourir ? J'ai bien remarqué que vous en avez rien à foutre. Vous êtes capable de passer ça en "dommage collatéral". Et au mieux, votre mission réussit. Je vous aurais aidé. Et j'espère que l'estime que vous portez aux gens comme moi sera un peu plus élevée."


Puis faisant preuve de bonne foi, Aquila tendit sa main à l'agent, sachant que c'était clairement lui, le plus posé des deux.


"Qu'en dites-vous ?"
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Entre mes lunettes qui glissent le long de mon nez, mes petits yeux et mon massage à la tempe, mon exaspération devenait difficile à dissimuler. Je n’ai jamais vraiment aimé les longs discours - même passionnés et sincères - mais c’est encore plus difficile à encaisser lorsque ledit discours est ponctué de remarques au mieux déplacées, au pire absurdes. Il s’agit d’un civil, donc je ne m’étonne guère de son manque de compréhension, mais peut-être aurait-il mieux valu qu’il se taise et qu’il propose simplement son aide, au lieu de vouloir à tout prix défendre le colonel.

« Monsieur Risenkaul, sauf erreur, vous n’êtes pas membre du Gouvernement, et encore moins membre de sa branche chargée du... renseignement. Peut-être serait-il prudent de vous cantonner à vos fonctions. » lançais-je sur un ton relativement sec.

Le colonel s’était écrasé au fond de sa chaise durant l’allocution du civil. En temps normal, il ne fait aucun doute qu’il aurait interrompu Aquila aussitôt qu’il parlait en son nom, mais toute la situation lui échappait, d’une part, et, je pense, l’emmerdait d’autre part - pour dire les choses franchement. Il avait même fait un petit mouvement de main, comme pour dire « bref… ». Et puis, ça lui permettait habilement "d'oublier" l'ordre de l'agent Amaryllis.

« Une minute. »

Ignorant le reste de son discours ainsi que sa main tendue, j’invite l’agent Amaryllis à s’isoler pour que nous puissions discuter en toute discrétion de la situation. Avant de lui partager mon ressenti, elle accepte de m’expliquer son appel précédent. Enfin… en partie. Il ne fait aucun doute qu'elle demeure réservée avec moi. Je ne la blâme pas.

« Sincèrement, je n’apprécie guère l’idée de collaborer avec un tiers, mais il pourrait avoir son utilité dans notre mission. » chuchotais-je, légèrement pensif. « Même si nous avons pu être aperçus dans les rues, nos plans ne sont pas connus. Il pourrait donc servir de leurre : faire croire que nous agissons sur les zones contestées de Las Camp, alors que nous glanons ailleurs les informations dont nous avons besoin. Je ne doute pas qu’il doit se trouver dans les dossiers des moyens de nous servir d’un chasseur de prime. »

Il ne s’agissait là que d’une vague réflexion, ne se basant pas sur grand-chose. Mais en même temps, c’était soit nous discutions maintenant, soit le civil était mis à la porte. Le Cipher Pol n’a pas réellement besoin d’une aide extérieure, mais je pense malgré tout qu’il y a là un potentiel pouvant semer la confusion du côté des hommes-poissons.

« Quelles sont vos ordres, agent Amaryllis ? »

Malgré le chaos ambiant qui règne depuis notre arrivée, je juge bon de réaffirmer la hiérarchie au moins entre nous deux. Et, sincèrement, je crois avoir moi-même besoin de sentir un soupçon d'ordre ici.
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Un à un, je dévisage chaque homme de la pièce alors que l'Agent Laranja attend ma réponse. En commençant par lui.

Plus vieux que moi de je ne sais combien de dizaine d'années, cet agent n'en est pas moins un agent de seconde zone... Je n'ai pas particulièrement pris le temps d'étudier son parcours parce que, avouons le, je m'en moque. Mais maintenant que je le regarde, je ne peux m'empêcher de me souvenir de l'agent Corbeau devenu le redoutable capitaine Red. Lui aussi était bien plus vieux que moi, lui aussi était un agent de seconde zone malgré ses années d'expériences...
Mais lui ne chassait pas particulièrement les traitres de la marine. Peut être est ce la vraie différence entre les deux ? Peut être que Laranja ne suivra pas ce pitoyable exemple ? Je l'espère pour lui, mais clairement, je n'aime pas du tout l'idée de mêler un idiot de civil à notre affaire.

Et c'est sur lui que se tourne ensuite mon regard. Lui, le civil passionné venu "sauver" la marine de Las Camp pour devenir chasseur de prime. Non mais sérieusement, ce type se prend pour qui au juste ?! Un genre de "héro" défendant la veuve et l'orphelin pour son propre compte ? Mais je dirais même que c'est pire que cela. Parce que s'il voulait vraiment aider le gouvernement, alors il rejoindrait la base de formation la plus proche et s'engagerait pour devenir marine ou agent. Est ce qu'il fait ? Non, bien sûr que non.
Pourquoi ? Parce que ce type doit très certainement se croire meilleur que le gouvernement mondial pour refuser de s'abaisser à lui obéir. Et franchement, est ce qu'on a vraiment besoin de l'aide d'un type pareil ?

Finalement, mes yeux se posent sur le colonel qui s'enfonce encore plus dans sa chaise, soutenant que très brièvement mon regard par à coup. Si ce que ce civil dit est vrai, alors la situation de Las Camp est encore pire que ce nous l'aurions cru. Ce Colonel n'est donc même pas capable de tenir ces hommes ? Sommes nous réellement dans une base remplis de soldats corrompus ? Et qu'en est-il donc de ce colonel ? Est-il réellement intègre ou est-il comme ses hommes, un putain de traitre corrompu...

- Colonel Baker : les propos du civil sont-ils exacts ?
- ... oui...

Mon regard se blanchit soudainement tandis qu'un sourire mauvais apparait sur mon visage.

- Dans ce cas... il me semble que la première chose que nous devons faire est de connaitre nos alliés et les traitres au sein de cette base.

Mon regard redevenu violet revient sur mon collègue.

- Vous avez de la chance Agent Laranja, il semblerait que votre mission soit devenue la priorité numéro un de cette intervention.

Et une nouvelle fois, je tourne la tête vers le marine.

- Colonel, vous allez immédiatement convoquer vos soldats qui ont interpellé ce civil. Car si ces propos sont véridiques alors nous avons affaires des soldats corrompus. Nous devons donc savoir par qui et comment. Quant à vous...

Mes yeux se tournent alors vers le fameux civil tandis que mes pensées se bousculent encore dans ma tête. Et malheureusement, avec la révélation de ces nouveaux éléments, je suis bien contrainte d'admettre que maintenant, nous ne pouvons plus le laisser partir vagabonder sans surveillance. Car il en sait trop sur la raison de notre venue, et il reste une possibilité pour que ce type soit en réalité au service de la famille Jackson et nous balade depuis le début.

- Vous en savez malheureusement beaucoup trop pour pouvoir retourner à votre petite vie.

La solution la plus simple semble de l'envoyer moisir en prison jusqu'à la fin de notre opération. Comme ça, il ne sera plus dans nos pattes et nous pourrons cesser de nous en préoccuper. Cela dit, l'idée de l'agent Laranja me reste en tête, c'est pourquoi je le regarde en coin alors que je réfléchis au meilleur moyen d'agir... D'autant plus que cet idiot de civil nous a déjà donné son consentement pour mourir pour cette noble cause. Ce qui pourrait très bien arrivé finalement.
Et puis, si on l'enferme à tort, il serait capable d'essayer de nous faire un procès, et je n'aime pas du tout les procédures. C'est beaucoup trop de chaines de paperasses à détruire.

- Mais puisque vous souhaitez nous aider, vous pourriez devenir un très bon appât.

Je me retourne vers l'agent Laranja, plus confiante.

- Par le biais de ce civil, nous allons organiser une fausse exécution publique contre la famille Jackson. Monsieur... Monsieur ici présent sera exposé à la vue de tous et annoncé comme un membre de la famille Jackson dans... - Me souvenant des quelques lignes de dossiers lu et m'aidant de la carte de Las Camp, en plus des informations transmises par mes hommes, je pointe un quartier au sud est de la ville - Cette zone. Mais bien évidemment, cela nécessite une préparation et une annonce précisant uniquement que c'est un membre de la famille Jackson qui est condamné. Disons que nous organiserons cela pour demain et en attendant, nous allons débusquer les traitres parmi vos hommes Colonel.

Quant à vous monsieur ri...
- Rah, je déteste devoir m'intéresser au gens, c'est quoi son nom déjà ? Je m'approche de Laranja pour incliner son calpin dans ma direction et récupérer l'information - Monsieur Risenkaul, vous comprenez bien sûr qu'étant un appât de grande importance il n'est pas question que vous puissiez sortir de cet endroit jusqu'à demain. Cela dit, si vous souhaitez vraiment aider la marine et les citoyens du monde, je ne saurais trop vous conseiller de changer de choix de carrière pour aller vous engager plutôt que de vous leurrer quand à l'importance des chasseurs de primes dans notre système judiciaire.
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Comment se prendre un vent ? C'est très simple ! Il vous suffit de tendre votre main à un agent du Gouvernement Mondial et vous l'aurez. En plus, au lieu d'avoir un "accord" pour essayer d'endiguer une des mafias de l'île, Aquila se fit renvoyer dans ses vingt-deux en disant qu'il ne faisait pas partie du Gouvernement Mondial, et encore moins des renseignements.

En voilà un renseignement intéressant. Ces deux agents n'étaient pas des fonctionnaires habituelles, des gratte-papiers dont la seule vision que l'on peut avoir d'eux, c'est une perte de patience hors norme, avec leurs décrets, laissés passer, etc. Mais ils faisaient partie de ceux qui sont au-dessus de la Marine.
D'un coup, Aquila comprit la gravité de la situation. L'île qui était en phase terminale au niveau de la criminalité, n'avait pas le droit à un traitement de choc, mais plus à une ablation hors du commun.
Ensuite, l'homme du renseignement s'éloigna avec l'agent Amaryllis pour parler en privé. Aquila ne chercha pas à essayer d'écouter ce qu'ils se disaient. Au lieu de ça, il se rassit sur la chaise du début de l'interrogatoire, observa le Colonel du coin de l'œil et poussa un soupir.

Lorsqu'ils eurent terminé leur conversation, ce fut à Amaryllis de parler. Elle questionna le colonel sur les dires de l'épéiste, qui acquiesça. En même temps, Aquila n'était pas un menteur donc bon...
Ensuite, elle eut l'intelligente idée de contrôler tous les soldats de ce QG, afin de séparer les corrompus des non corrompus. Le châtiment qui leur sera réservé, Aquila ne le connaissait pas, mais vu les yeux d'Amaryllis, ils allaient en chier comme des rats morts ! Elle sortit aussi le nom de l'autre agent, Laranja. Sûrement un nom de code aussi, comme avec Amaryllis.

Puis, ce vint au tour d'Aquila d'avoir l'attention de la jeune femme. Mais vu ses dires, il aurait aimé avoir moins d'attention pour le coup. Voilà qu'il en savait trop. Ils avaient prévu quoi ? De le tuer ? Ils en seraient bien capables !
Mais Aquila ne croyait pas si bien dire. Il allait servir d'appât pour attirer la fameuse famille Jackson, via une exécution. Youpi ! Comment être pris à son propre piège ? Les aider oui, mais mourir pour eux, il n'en était pas question. Mais malgré ça, son plan n'était pas si mal. Ce qui voulait dire qu'on pouvait être une femme mignonne, au caractère horrible mais intelligente. Une vraie princesse... Heureusement qu'il en avait l'habitude... Une fois que son discours fut terminé, Aquila lui répondit avec respect :


"J'ai pensé à m'engager dans la Marine, mais quand on voit ce QG, ça ne donne pas envie... Pour beaucoup de citoyens, la Marine a trop de personnes corrompus dans ses rangs. Même si ce ne sont que des rumeurs, toute rumeur a un fond de vérité. Et pour le reste, ce n'est pas avec l'accueil que vous me faites que ça donne envie d'intégrer le Gouvernement Mondial. Si vous faites ça avec tout le monde, vous n'allez pas créer des vocations. C'est pourquoi la seule voie qui m'est paru possible, c'était de devenir Chasseur de Primes, et je vous présente mes excuses si cela vous déplaît..."

Puis en s'adressant aux deux agents : "Je vous ai promis mon aide et je suis homme de paroles. J'espère que vous êtes pareils, c'est tout. Pour qu'on envoie les Renseignements du Gouvernement Mondial, c'est que la situation est bien plus inquiétante que prévu. Pour que la Famille Jackson soit au courant au plus tôt et que vous m'ayez à l'œil, je vous dirais de me mettre en prison. Il y aura bien des infos qui vont fuir, surtout si je dois être exécuté demain, même si c'est pour de faux.
Il faudrait même accentuer ma réputation de faux criminels, afin de me donner de l'importance et le fait qu'il faille me sauver.
Dites-moi quel est votre plan, les fausses rumeurs qui seront sur moi, au cas où les prisonniers me questionneraient, histoire qu'on ait tous la même histoire à raconter. Et pour finir, est-ce que vous auriez un système d'écoute, afin d'avoir tout ce qu'il se dit en prison. Ça pourrait peut-être vous servir, non ?"


N'étant pas masochiste, Aquila a fait exprès de ne pas demander à être frappé. Ça aurait pu leur faire plaisir, et de toute façon, les soldats qui l'emmèneront le feront de base, donc bon...
Maintenant, il ne restait plus qu'à attendre que la princesse Amaryllis et l'inspecteur Laranja établissent un plan. Aquila était devenu un simple exécutant, à défaut d'être exécuté...
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« Colonel Barker, enfermez vous-même le civil, de préférence dans un endroit isolé pour éviter les conversations. Quant à vous, Risenkaul, n’en faites pas trop s’il se passe la moindre chose de suspect. Vous appartenez à la famille Jackson, vous n’avez rien à dire ni rien à craindre, car vous connaissez l’influence de votre famille. »

Les Jackson sauraient parfaitement que le civil ne travaille pas pour eux. C’est pourquoi il faut limiter les contacts. L’agent Amaryllis a bien fait de placer l’exécution à demain, car l’organisation mafieuse n’a ainsi pas le luxe de chercher qui sera exécuté. Et, en dehors de ça, l’attaque faites à leur réputation est déjà une catastrophe compte tenu du poids qu’ils ont dans Las Camp. Le colonel Barker a parfaitement compris les enjeux et conduit le civil dans la prison.

Quant à nous, nous avons un interrogatoire à mener. Les doutes que nourrit l’agent Amaryllis à mon égard me mène à penser qu’il valait mieux que nous nous occupions tous les deux des marines accusés de corruption. A ma demande, seul le plus haut gradé de la patrouille a été convoqué. Après tout, c’est lui qui donnait les ordres lors de l’altercation.

« Si cela vous convient, je vais mener cet interrogatoire. » dis-je simplement.

Nous entrons ensuite dans une pièce faiblement éclairée. La présence de l’agent Amaryllis constitue un avantage dans cette situation d’anxiété pour le marine. Il est assis et joue avec ses doigts, le dos légèrement voûté en direction de la table. Rien que la posture de ma collègue semble intimider le marine : coupable ou pas, il est évident que nous n’arrivons pas les mains vides.

Après quelques mots échangés avec légèreté, je sors mon calepin et l’interroge sur les circonstances de l’arrestation ainsi que ce qui est advenu des autres acteurs de l’altercation. Il présente le civil comme une brute qui a provoqué une violente bagarre. Il donne beaucoup de détails sur Risenkaul… un peu trop. Je laisse un moment de silence après sa déclaration. Dans la pièce, on n’entend simplement le bruit de frottement de mon porte-plume contre le papier de mon calepin. Le marine déglutit. Son regard se pose souvent sur mon calepin. Je constate qu’à chaque fois qu’il le fait, l’agent Amaryllis réagit. Elle l’asphyxie psychologiquement. Il devient anxieux, ce qui me mène à relever des incohérences et même des fautes professionnelles dans ses actions. En mentionnant des erreurs grossières, j’incorpore progressivement le sujet de la corruption et de ses conséquences. Droit derrière, je parle de sa vie privée et de sa famille. Je ne dis rien d’amoral, je laisse son esprit le faire à ma place. Il se racle la gorge et devient plus nerveux sur sa chaise. Il sait que son argumentaire ne prend pas… il sait qu’il commence à faire des commentaires qui pourraient se retourner contre lui. Et, surtout, il sait que l’oeil du Gouvernement est posé sur lui. Sa carapace se fissure… puis cède après que je lui ai fait comprendre qu’il avait une dernière chance de se sauver. Il fallait qu’il la saisisse.

« On l’a sauvé, votre type… je vous assure qu’on est intègres bordel… »

En insistant, il finit par lâcher les termes de « Famille Jackson », non sans avoir contrôlé dix fois autour de lui. Il se passe la main sur le visage, comme s’il venait de se condamner.

« Le port… c’est surtout là-bas qu’on doit fermer les yeux. Je… j’ai rien accepté, d’accord ? Je reçois parfois de l’argent, quelques mots bizarres... Les autres gars, c’est pareil, j'en suis sûr. Mais on fait notre boulot, sérieux ! Mais… j’ai pas envie que ma femme perde son emploi ou que mon frère perde son bateau ! »

« Nous en avons fini avec vous, je pense. »

L’exécution publique proposée par l’agent Amaryllis risque d’être une véritable bombe. La famille Jackson a abandonné la violence, mais veut qu’on la craigne, qu’on sache qu’elle dirige l’île. Ils tiennent à leur réputation.
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Décidément... Las Camp est vraiment un nid à emmerdes où des hommes aussi immoraux qu'abjects règnent en maître. Ça me débecte, vraiment. Au point qu'alors même que le marine ouvre la porte pour retourner à ses occupations, je décide de l'interpeler une dernière fois.

- Lieutenant.

J'attends qu'il se retourne vers moi, aussi interrogateur quant à la suite que passablement apeurée par ce que j'ai à lui dire. Et il fait bien.

- Puisque vos motivations semblent être menée par la peur, tâchez de vous souvenirs qui détient la vraie puissance en ce monde. Une bête famille de racaille Homme Poisson ou bien le Gouvernement Mondial ? Je le laisse réfléchir quelques secondes à ces mots avant de reprendre. J'espère que vous comprenez Lieutenant que si mon collègue et moi sommes ici, c'est que les choses ne sont pas telles que le voudrait les dirigeants de ce monde. Aussi, si vous ne souhaitez pas que Las Camp soit rayée de la carte du monde, je vous prierai de bien vous souvenir à qui avez vous le plus d'intérêt d'être loyal avant d'accepter les pots de vins ou de trembler de peur face à des menaces. Vous êtes représentant de la loi, Vous devez agir en temps que tel... Ou vous en payerez le prix qui sera autrement plus élevé que le travail de votre femme ou le bateau de votre frère...

Le ton est donné, et si les hommes de cette garnison ne raisonne qu'à la peur, j'ose espérer que ce petit discours qui risque de se répandre dans la caserne prendra et leur fera se souvenir de qui peut décider du jour au lendemain de raser une île. Pas moi, évidemment, mais ça, eux ne le savent pas. Mais qu'ils puissent le croire pourrait très bien nous arranger.

Et tandis que, le visage blême, le sous officier hoche simplement la tête avant de partir en fermant la porte derrière lui, je me retourne alors vers l'Agent Laranja dont j'apprécie l'efficacité.

- Ces abrutis de soldats ne voient pas plus loin que leurs intérêts personnels... C'est certes affligeant, mais en même temps quelque chose qu'on peut utiliser à notre avantage. La menace que je viens de faire devrait les faire douter suffisamment pour que notre supercherie au niveau de notre appât ne soit pas découverte... Cela étant, il y a de grande chance qu'il y ait de vrai partisan à la famille Jackson au sein de la garnison.

Je plante alors mes yeux violets dans les siens.

- Vous m'avez l'air d'avoir la situation bien en main Agent Laranja, aussi je vous laisse la tâche de les débusquer. Pour ma part, je vais retourner auprès des hommes de la sous marine et m'assurer qu'on trouve l'entrée de leur repère avant l'exécution de demain qui sera le moment propice pour détruire leur base. Avec un peu de chance, ils seront aux premières loges de ce spectacle et donc absent de leur planque, pour la plupart. Cela dit, je vous laisse aussi voir avec le Colonel pour vous assurez que les marines seront bien fidèles à nos plans pour les cueillir sur place plutôt que de les aider à s'enfuir...

Et sous ses yeux, mes cheveux se raccourcissent et se coiffent différemment tandis que mon visage change quelque peu, que mes pupilles deviennent vertes alors même que j'enlève une nouvelle fois ma veste du gouvernement tout en ouvrant quelque peu ma chemise pour qu'elle soit portée de manière plus décontractée.
Un changement d'apparence pas totalement radical mais suffisant pour devenir une autre personne.

- Si on me cherche, vous n'aurez qu'à dire que je suis dans le bureau du colonel entrain d'étudier les dossiers et que je crèverai les yeux à quiconque vient me déranger. Et s'il y a urgence, contactez moi par denden.

Puis passant rapidement la tête au travers de la porte pour vérifier que la voie est libre, je disparais de la pièce en usant du soru voire même du geppou pour m'évaporer de la caserne sans que personne ne le remarque afin de retourner au sous marin et de superviser au mieux la recherche de cette fameuse planque d'hommes poissons.


Dernière édition par Alcéa le Dim 27 Nov 2022 - 10:08, édité 1 fois
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« Colonel Barker, enfermez vous-même le civil, de préférence dans un endroit isolé pour éviter les conversations. Quant à vous, Risenkaul, n’en faites pas trop s’il se passe la moindre chose de suspect. Vous appartenez à la famille Jackson, vous n’avez rien à dire ni rien à craindre, car vous connaissez l’influence de votre famille.»

Les ordres étaient donnés. Le Colonel se leva et reprit les menottes qu'il avait posé précédemment, en libérant Aquila. Il s'approcha d'Aquila le cœur lourd, puis une fois devant lui, le fixa dans les yeux. Aquila savait que l'officier de la Marine ne voulait vraiment faire ça, mais avec les deux agents du Gouvernement Mondial, il ne pouvait pas désobéir, même si cela n'allait pas dans son sens de la Justice. Enfermer un innocent et l'amener au peloton d'exécution, tout ça pour faire sortir un clan mafieux. Même si le plan semblait bon sur le papier, les risques étaient énormes et les conséquences pouvaient l'être tout autant si ce dernier échouait.

Aquila se leva à son tour, défit sa ceinture où se trouver ses deux lames et les posa sur le bureau en disant qu'ils n'avaient pas intérêt à les abîmer, ni à les perdre, et à les avoir quand le plan allait être mis en place. Ce qu'il n'eut pas dit, c'était que s'ils les perdaient, Aquila les retrouverait un par un et les tuerait.
Ensuite, il présenta ses poignets au Colonel pour qu'il lui passe les fers. Le Colonel s'exécuta en serrant les dents, tandis qu'Aquila le regardait fixement.


"Ça va aller, Colonel..."

Puis alors que les deux hommes se dirigeaient vers la sortie du bureau, Aquila regarda les agents du Gouvernement et leur dit :

"Je compte sur vous..."

Baker et Aquila sortirent du bureau. Aquila devant, et le Colonel derrière, en tenant le bretteur par l'épaule. De temps en temps, le Colonel et Aquila jouaient le jeu, entre les "Avance !" ou les "Dès que je serai dehors, je te ferai la peau !".
C'est ainsi qu'ils traversèrent le QG en direction de la prison. Certains soldats les regardaient passer, d'autres s'en foutaient royalement.
Une fois dans la prison, Baker trouva une cellule isolée, comme l'avait ordonné l'agent Laranja et y plaça Aquila. Veillant à ce qu'ils soient bien que tous les deux, une discussion à voix basse commença :


"Pourquoi fais-tu ça, gamin ?" Demanda-t-il le cœur lourd.

"Vous connaissez déjà la réponse, Colonel."

"Comment ça ?"

"C'est pour la Justice !" Le Colonel écarta les yeux, surprit par sa réponse et Aquila continua : "Sachez Colonel que je ne mettrais ma vie en jeu que pour défendre mes convictions. Ça peut vous paraître clicher, mais, en plus de vouloir devenir le meilleur bretteur du monde, je me bats pour la Paix et la Justice."

Sur les mots du bretteur, Baker eut quelques larmes qui lui montèrent aux yeux, mais pour qu'Aquila ne le voit pas, il se tourna et lui dit :

"Bon courage, gamin..."

Mais avant que le Colonel parte, Aquila lui sortit discrètement :

"Je ne sais pas ce qu'il va se passer, mais si vous avez de la famille, mettez-la à l'abri."

Et le Colonel partit sans dire un seul mot, retournant dans son bureau, rejoindre Amaryllis et Laranja.

Une fois seul dans sa cellule, Aquila ne pouvait rien de plus pour les aider, à part attendre et se préparer mentalement à ce qu'il pouvait arriver. L'île entière allait devenir un champ de bataille et le nombre des victimes allaient être énorme. Plusieurs scénarii se déroulèrent dans l'esprit du bretteur en espérant que tout se passe bien.
Le temps passa et l'heure du repas sonna. Deux soldats apportèrent ce qui ressemblait à un plateau-repas. Aquila leur sourit avec une expression montrant qu'il n'avait rien à craindre. Si les soldats se posèrent des questions par rapport à son appartenance à la famille Jackson, Aquila, lui, pensait surtout à la torture mentale qu'ils avaient dû subir par les deux frigides du Gouvernement Mondial.
Lorsqu'il regarda le plateau, Aquila se dit qu'il ne donnerait même pas ça à son chien, ou à son chat. Il regarda les soldats et leur demanda :


"Sérieux ? Qu'est-ce que c'est ?"

"Du blé, du lard et du fromage. C'est cuit en même temps, pour gagner du temps !"

À Rome, il faut faire comme les Romains, donc en prison, comme les prisonniers, paraît-il. Et c'était franchement dégueulasse !

Le reste du temps, Aquila pensa à Kensa, son grand-père et sa mère, mais surtout à l'agent Amaryllis et ce qu'il pouvait faire pour la faire rougir, la mettre en colère et la faire tourner en bourrique. Par moments, il pouffait même de rire tellement son imagination était débordante, puis il s'endormit.

Au matin, alors que les rayons de soleil traversaient la petite fenêtre de la prison, Aquila se réveilla en se disant que c'était bien l'heure...

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Orphelin depuis quelques heures de l’agent Amaryllis, je me suis réfugié dans le bureau du colonel Barker pour réfléchir à un plan pour l’opération de demain. Ma partenaire a bien compris la problématique de cette garnison : la peur règne en maître. Chacun craint pour sa famille, son travail, ses finances. Quelle importance donner au Gouvernement mondial si le quotidien est rythmé et manipulé localement par une organisation mafieuse ? Personne ne se soucie de la grande politique, chacun est conduit par ses propres intérêts. Au milieu de tout ça, un colonel dépassé par un combat psychologique plus que militaire. Dépassé, certes, mais qui n’a pas abandonné.

« Ces dossiers sont exemplaires. La quantité de notes et d’observations vous font honneur, colonel. Il est regrettable que la situation ait pris une telle tournure. »

« Hmpf. Le départ de ce débris de Matheson ne changeait rien. J’ai su dès le départ que j’avais du boulot. Mais la plupart des crétins de cette base sont encore attachés à un vieux système. »

La liste de marines soupçonnés de corruption est longue. De manière intéressante, le colonel a imaginé un « indice de dangerosité » pour ceux qui y figurent. Comme nous avons pu le comprendre lors des interrogatoires, la plupart des soldats sont considérés comme « victimes ». En d’autres mots, ils sont corrompus par contrainte plus que par choix. Sans doute dans des affaires mineures, comme le lieutenant de tout à l’heure. Le niveau le plus élevé est « certainement corrompu ». Au-delà, j’imagine que le colonel faisait muter le soldat. Juridiquement, il n’avait pas le droit de simplement les renvoyer. Habile. Probablement son seul véritable moyen de contrôle.

J’arrache une feuille annotée de mon calepin et l’accroche sur un grand tableau que nous avons recouvert, le colonel et moi, de divers plans et documents. Ses travaux vont me permettre de garantir un minimum de contrôle durant la fausse exécution publique.

« Toutes les feuilles sont droites, parallèles et soigneusement organisées. Vous êtes taré. »

« Une vieille habitude. »

« Hah. C'est ce que je dis, vous êtes un taré. Bon, alors ? J’vous écoute. Comment on gère, demain ? »

La bonne volonté du colonel était plaisante. Il n’en a rien à faire de moi, de l’agent Amaryllis ou du Gouvernement Mondial, mais il aurait pu être beaucoup plus passif que ça. Ca nous aurait compliqué la tâche.

« Nous allons répartir la marine en plusieurs groupes. Vous allez devoir assigner deux officiers dignes de confiance à chaque groupe - dans l'hypothèse où l'un deux soit corrompu. Chaque groupe recevra des consignes, bien sûr, mais aussi des informations sur le déroulé de l’opération. Des informations différentes, voire contraires. Avec cette méthode, la moindre manœuvre suspecte de la famille Jackson - correspondante aux informations communiquées aux groupes - nous permettra d'identifier d'éventuels traîtres. Avec, comme avantage, de faire perdre du temps à nos adversaires. »

« Hm, pourquoi pas. Répartition des groupes tout autour du point stratégique. Localisation dans les zones clés et de passage. Est-ce que je renforce la présence de marines au port ? Y compris sur mer ? »

Je hausse un sourcil et hoche calmement la tête. Il m'ôte les mots de la bouche. Je sais qu’il a de l’expérience dans ce genre d'opérations, mais je suis satisfait de le constater en situation réelle. Je mentionne également un autre groupe, situé dans un territoire contesté, qui pourrait servir de leurre et faire croire que nous allons lancer un vaste assaut dans les quartiers contrôlés par les Jackson.

« Je vous exclus de la liste des suspects, mais sachez que par précaution, vous serez surveillé. Cela étant, votre rôle ne fait aucun doute : contrôler la première phase du plan, et réagir immédiatement à toute action ennemie. »

Il ne sera pas surveillé. Je m’assurerais qu’il transmette les bonnes informations aux bons groupes et qu’il les assigne aux emplacements convenus. Le reste n’est pas important.

« Hm-hm. La nuit sera courte, et la journée sera longue. Bonne nuit. »

Je soupire longuement et tourne mon regard vers la ville encadrée par la fenêtre du bureau du colonel. Les préparatifs sont bientôt terminés. L’agent Amaryllis n’est toujours pas revenue, mais inutile de s’en inquiéter. Je ne vais pas risquer une communication par Den Den Mushi simplement pour lui dire que j’en ai terminé ici. A présent, il faut être prêt pour demain. Je suppose que le jeune civil se prépare également… seulement différemment que nous.
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A bord du sous marin...

- Alors ? Vous en êtes où ?
- On vient de finir le périmètre de l'île. Il y a des grottes sous marines absolument partout mais nous n'avons repérer de l'activité que dans celles situées au nord nord ouest de l'île. Dans cette zone, il y en a trois principales accolée à une myriades de petites et nous supposons qu'elles sont reliées entre elle de l'intérieur.
- Vous n'êtes pas entrés ?
- Non, le lieu est trop surveillé.
- Possibilité de tout faire exploser ?
- Il faudrait qu'on ait accès à l'intérieur pour savoir... Et je ne suis pas certains qu'on ait assez d'explosif.
- Hm... Et la division Nessy, elle en est où ?
- Ne monstre ayant cesser de nous suivre, elle a réquisitionner un navire de pêche pour partir au large le récupérer.
- Démarre les moteurs Joris, on les rejoint.
- A vos ordres cheffe !
- Déborah, transmets aux autres de la Willy de continuer leur surveillance, et de surtout ne pas se faire repérer.
- Bien cheffe !

Et immédiatement, le sous marin se met en branle tandis que nous partons rejoindre notre équipe parti en quête du monstre marin... Si ce que les membres de la sous marine disent est vrai, alors ce monstre est surement notre meilleure chance de détruire leur base de l'intérieur. Voilà pourquoi la priorité maintenant est de le capturer.

Mais j'espère que l'Agent Laranja saura se débrouiller sans moi encore quelques heures... Car sans ce monstre, je serais probablement obligée de participer moi même à l'opération sous marine dans la base de la famille Jackson, et je dois dire que même si je commence à avoir une certaine expérience en combat sous marin, je préfère amplement rester les pieds sur terre...

Cela dit, même avec le monstre et vu l'ampleur encore trop importante de la corruption à Las Camp, j'ai bien peur d'être contrainte de revêtir le SAC auprès des membres de la Willy pour cet assaut... Heureusement que je fais ça pour Basara... Et c'est d'ailleurs pour cela que je quitte le poste de pilotage pour aller directement dans ma suite du sous marin pour enfiler mon équipement de plongé avant de revenir près des quelques hommes resté à bord.

- Vous comptez attraper ce monstre ?
- Il n'est pas question qu'il nous échappe. On est encore loin ?
- Non, le bateau est à moins d'un mille marin.
- Et le monstre ?
- Nous ne l'avons pas encore repérer...

Pourtant, en regardant par les hublots, on voit bien les cadavres de poissons et autres déchets appétant pour notre petit monstre que les hommes du navire ont du jeter par dessus bord pour le faire revenir... Rah, quelle poisse, j'espère qu'il ne nous a pas filer entre les pattes.

Dans le sous marin navigant maintenant en surface, nous restons silencieux, scrutant les horizons marins pour tenter de repérer notre petit monstre tant attendu. Et c'est finalement nous ne navire de pêche qu'il pointe enfin le bout de son museau verre, sortant de l'eau à leur hauteur, manquant de faire chavirer l'embarcation pleine de poissons dans la violence de sa remontée.

-OUVREZ LE SAS !

Immédiatement la porte s'ouvre pour me laisser sortir alors que les tentacules du monstre se jettent sur le pauvre navire de pêche, détruisant tout ce qu'il peut tandis que les hommes de la division Willy a bord fond de leur mieux pour protéger les scientifiques de la Nessy qui hurlent des ordres indistincts, cherchant coutent que coutent à placer le CCP sur l'animal.

Sauf qu'après de nombreux échec, tous savent que ces CCP sont bien plus efficaces lorsqu'ils sont placés sur la tête des monstres, et que le dispositif étant cher et précieux, nous n'en avons pas énormément pour nous permettre de nous manquer.

Voilà pourquoi je suis là, fendant l'air grâce au geppou jusqu'à arriver vers le monstre, esquivant ses tentacules qui s'agitent derrière lui grâce au Kami-E tandis que je me déplace toujours vers sa tête.
Et combinant le soru au geppou, puis le tekkai au reste, je lui rentre littéralement dans la nuque à pleine vitesse pour tenter de l'assommer.

Est ce que je manque de puissance ? Oui, clairement. Mon attaque résonne dans sa tête mais ne perce pas sa carapace. Pour autant, elle lui a fait suffisamment mal pour attirer son attention et le faire se retourner vers moi. Rapidement, je recule et me dégage de sa portée, esquivant toujours les tentacules qui tentent de m'avoir, mais aussi cette longue mâchoire qui claquent à plusieurs reprisent près de mes oreilles.

Les hommes de la Willy, eux, libérer de la menace imminente se décide à agir : certains plongent directement à l'eau pour aller blesser le monstre directement dans son élément tandis que d'autre plantent leur harpons dans les tentacules trainant encore sur le navire, déclenchant des impulsions électriques pour tenter de choquer le monstre. Loin de le calmer, cela l'énerve encore plus tandis qu'il hurle sa colère et sa douleur. Moment propice pour moi pour lui rentrer dedans une nouvelle fois et lui coller une mandale en plein dans la mâchoire pendant son cri, faisant alors tourner sa tête sous la violence de mon assaut.

Et tandis qu'il se remet de ce coup, je disparais de sa vue pour atterrir sur le pont du navire de pêche auprès des scientifiques.

- Un CCP ! Vite !
- Tenez ! Vous plantez et après c'est le bouton vert !

Je redisparais immédiatement alors que le monstre décide de plonger. Sans même y réfléchir, je le suis immédiatement dans la mer, fonçant en poussant sur mes jambes grâce aux techniques du Rokushiki. Et au prix d'efforts colossaux, alors même que nous nous enfonçons dans les ténèbres des abysses, j'arrive enfin à attraper sa carapace et, usant de mon poing comme d'un shigan, je le frappe de toute mes forces en enfonçant le CCP au plus profond de sa chair.

Et j'appuie sur le bouton vert.

Le monstre s'arrête alors immédiatement l'espace de quelques secondes. Quelques secondes où, en surface, Hector reçoit l'information qu'il est enfin connecté à l'esprit de la bête et lui ordonne de remonter, moi sur sa tête avec, droite et fière, laissant croire à mes hommes que je ne ressens aucune fatigue pour ce combat que je viens de mener alors qu'en réalité, j'aurai bien besoin de m'allonger un peu.

Revenant à bord du navire grâce au contrôle du scientifique sur le monstre, je m'essuie nonchalamment ma main couverte du sang de monstre sur l'uniforme d'un des marines.

- Messieurs, nous avons notre arme. Tâchez de la garder à l'écart de Las Camp jusqu'à demain. Pour ma part, je retourne sur place avec le sous marin.
- Bien cheffe !

Et rejoignant ma chambre, je me débarrasse de mon SAC avant de prendre quelques minutes pour m'allonger sur mon lit, au moins jusqu'à ce que notre véhicule soit de nouveau amarré au port et que je puisse rejoindre l'agent Laranja pour faire le point avec lui sur la suite des opérations...

Car une coordination impeccable sera de mise si nous voulons réussir notre entreprise...
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Aquila attendait patiemment dans sa cellule qu'on vienne le chercher. Il a eu le temps de réfléchir à tout ce qu'il avait fait, mais surtout à ce qu'il n'avait pas fait. Et la liste était longue, très longue, voire trop longue... Même si l'exécution était fausse, son rôle était le noyau central de toute l'opération. Il fallait faire sortir cette famille de mafieux des fins fonds de l'île afin de les annihiler. Mais le problème, dans l'histoire, c'était que trois personnes qui étaient au courant de la fausse exécution était l'agent Amaryllis, Laranja et le Colonel Baker. Et Aquila n'avait confiance qu'en Baker pour sa survie. Les deux autres, à part être discriminant et prendre les autres pour de la merde, on ne savait toujours pas à quoi il servait. En-tout-cas, Aquila ne leur faisait absolument pas confiance. Par contre, si le plan réussissait et qu'Aquila restait bel et bien en vie, les deux agents allaient gagner un allié en la personne du bretteur, même s'il n'était qu'au début de ses aventures.

Au bout d'un moment, la porte s'ouvrit laissant apparaître le Colonel Baker et deux soldats. L'un d'eux prit les clefs de la cellule et ouvrit la porte. Baker se plaça devant et déclara à Aquila :


"C'est l'heure. Tu es prêt ?"

Aquila le regarda droit dans les yeux et lui répondit, en se levant : "De toute façon, je n'ai pas le choix, je présume. Disons que je vous fais confiance pour que ça aille vite. Je n'aime pas les souffrances inutiles."

Aquila se présenta devant le Colonel, qui lui passa les menottes. Il sortit de sa cellule et l'autre soldat passa derrière Aquila pour lui mettre un sac en toile de jute. Même pour une fausse exécution, ils y mettaient les moyens, mais l'idée était bonne, car Aquila ne faisait pas partie de la famille Jackson, et le fait d'avoir le visage masqué allait augmenter les chances de les faire sortir. Le sac en toile était assez épais pour qu'on ne reconnaisse pas Aquila, mais il pouvait quand même voir légèrement à travers.
Baker passa devant et les soldats prirent chacun un bras d'Aquila afin de l'emmener vers le lieu du début de la fin. Il essayait de marcher tant bien que mal, mais ne voyant pas où il mettait ses pieds, il glissait ou s'entravait. Une fois dehors, c'était pire. Mais vu qu'il devait jouer les prisonniers allant vers sa dernière demeure, il préféra laisser ses pieds traînés sur le sol, mais de manière à ne pas trop abîmer ses chaussures, non plus.
Le groupe traversa une partie de la ville en direction des quartiers Sud. Le long de la route, on pouvait voir des soldats postés ici et là, tournés de manière à contrôler et maintenir la foule distante. Pour une bande de traîtres et de corrompus, pour une fois, ils faisaient leur travail correctement. Sur le coup, Aquila eut un peu la haine et se mit à penser tout haut :


"Pour une fois que vous faites votre travail correctement, bande de cons..."

L'un des soldats entendit qu'il baragouinait quelque chose et lui demanda de répéter. S'apercevant que ses pensées ont été audibles, Aquila reprit :

"C'est dommage, j'aurais bien mangé du jambon."

Le soldat regarda son collègue en lui disant que ce qu'il disait n'avait aucun sens et tous continuèrent leur route.

Après dix bonnes minutes de marche, ils arrivèrent sur une place où un échafaud se trouvait en son centre. Ils montèrent les escaliers pour placer le "détenu" sur la plate-forme centrale, le mirent à genoux et attachèrent ses bras à des poteaux en bois.

Voilà, on y était. Il était grand temps que la famille Jackson vienne sauver un faux membre de sa famille, ou que les agents Amaryllis ou Laranja respectent leur plan...
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