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Petites tentatives

Prénom Nom, Ann la Rouge

Age :19
Sexe : Femme
Race : Humaine
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Métier : Serveuse/Barmaid quand elle n’est pas en mission
Groupe : Révolutionnaire
But : Connaître ses vrais parents.
Équipement : Une épée simple, et un bouclier.
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Parrain :
Ce compte est-il un DC ou un "reroll" ? Reroll de Rhei D. Heimfire (sans les dorikis)
Si oui, quel @ l'a autorisé ? Izya ! J’vous jure !
Codes du règlement :
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Description physique

Décrivez votre personnage, sa taille, sa masse, sa musculature (ou son absence), ses tics de comportement, sa façon de parler, de marcher... Soyez créatifs, il y a toujours à dire sur la manière d’être de quelqu’un !

[Comptez une quinzaine de lignes minimum.]

Description psychologique

Décrivez les traits de caractères forts de votre personnage : que pense-t-il face à un adversaire ? Comment voit-il le monde ? Qu’aime-t-il dans sa vie, que n’aime-t-il pas, que ne supporte-t-il pas ?

[Comptez une quinzaine de lignes minimum.]

Biographie

Ann est persuadée d’être née noble, mais que ses parents l’ont abandonnée alors qu’elle était plus jeune. Née puis vendue à un couple stérile, la jeune fille grandit en comprenant très rapidement que quelque chose n’allait pas physiquement entre elle et ses parents. Parce qu’ils avaient du mal à lui cacher des secrets, mais surtout parce qu’elle était un peu comme un miracle pour eux. Plusieurs fois ils leurs avaient raconté qu’ils avaient perdu espoir à avoir un enfant, jusqu’à ce qu’elle vienne au monde, et n’avaient encore jamais fait allusion à l’adoption. Mais face à la couleur flambante de la petite, ses parents eux, étaient bruns, blonds, et pauvres, si pauvres mais fiers de leur enfant qu’elle recevait comme cadeaux un vêtement neuf, la plupart du temps. Alors Ann eut rapidement de la jugeote, mais toujours troublé par une folie des grandeurs qui, parfois, la faisaient retomber sur terre, et ce dans les deux sens.

A trois ans, la gamine était tellement certaine d’être tellement forte, qu’elle avait créé, avec les plumes qui s’étaient échappées de son oreiller, des petites ailes qui allaient lui permettre de voler, et si le départ au sol ne fonctionnait pas, un muret d’un mètre de hauteur, et des ailes trop occupées à essayer de battre pour se rattraper, et vous aurez un exemple typique de ce qu’Ann allait faire subir à ses parents, qui cédèrent alors à ses caprices, en lui annonçant la vérité sur qui elle était : une enfant adoptée. Cependant, l’adoption avait été réalisée par un tier, une personne dont le travail était de rendre ce genre de situation possible, mais bon, l’identité des réels progéniteurs, elle, était inconnue de tous. Et ce fut à ce moment que les choses se compliquèrent, surtout pour le pauvre couple : Ann pensait maintenant être la fille d’un noble, et cette ambition pouvait peut-être encore grandir, pour une classe sociale encore plus haute. Heureusement, ceci ne se réalisa pas du tout, mais cette fixation, elle, resta gravée dans l’esprit de l’enfant.

Tout d’abord, ce fut une phase de renfermement pour Ann. Non pas parce qu’elle en voulait à ses parents, ça elle avait déjà compris que quelque chose clochait, mais le fait qu’elle s’en soit assurée, mais la fillette voulait savoir comment des nobles, des personnes qui mangeaient bien, selon ses parents, et qui étaient une élite de l’île, voire du monde, pouvait abandonner une personne aussi gentille et mignonne qu’elle ! Et au fur et à mesure qu’elle grandira, cette incompréhension se transformera en une hypothèse qui elle-même deviendra une certitude : les nobles ne sont pas des gens de confiance.

Ensuite, ce fut une période dite « princière ». Alors qu’ils cassaient déjà leur tirelire, Ann commençaient à leur faire du mal, en leur disant qu’avec sa vraie famille, elle aurait sûrement eu beaucoup mieux, parce que ses parents avaient une fierté, mais aussi un amour inconditionnel pour ce petit bout, qui s’imaginait une vie qu’elle n’aurait jamais vécu. Même si elle mangeait, à sa faim, l’enfant espérait toujours mieux d’année en année, et pourtant ils redoublèrent d’effort, lançant inévitablement la troisième phase plus rapidement qu’elle n’aurait du le faire.

Enfin, le père adoptif d’Ann s’écroula de fatigue au travail. Mineur, il était payé par rapport au nombre de minerai qu’il minait, et de leur qualité, et il n’était pas assez malin pour trouver des solutions pour améliorer son rythme de travail, ou de prendre des risques pour avancer rapidement. Il avait une famille, une fille, il fallait qu’il puisse toujours avoir de quoi lui permettre de rentrer de l’argent, et le fait qu’il soit brouillon ne l’arrangeait pas, surtout que son chef prenait toujours un certain pourcentage. Et docile comme il l’était, il n’y avait pas de risque de représailles. Donc lorsque monsieur tomba malade, il ne resta plus qu’une personne pour payer le traitement, nourrir tout le monde, et satisfaire la gamine. Et madame, elle, n’était pas mieux. Obligée de travailler à tailler ces mêmes pierres, ses mains étaient déjà abîmées, et augmenter la cadence lui était juste impossible. Et entre tous mourir de famine, ou sauver son mari, elle n’arrivait pas à se résigner à faire l’un ou l’autre.

Cette situation, ce fut Ann qui décida de la modifier et de faire entrer son idée, qu’elle allait juger être la meilleure. Voyant bien que ses parents allaient mal, prit simplement la décision de leur dire qu’elle allait acheter un peu de lait, chose quelque peu étrange, parce que l’enfant ne sortait que rarement, ne dépensait que peu d’argent, et que le lait, elle ne le digérait pas du tout. Et pourtant, comme elle acceptait toutes les situations, sa mère adoptive accepta sans vérifier si sa fille avait pris de l’argent, et attendit toute la journée, puis toute la nuit, avant de comprendre ce qu’il venait de se passer. Ceci lui valut de manquer plusieurs jours de travail à partir à la recherche de sa fille, pleura souvent, mais pu par la suite soigner son mari sans avoir à faire plus d’effort. Ce dernier mit beaucoup de temps à s’en remettre, mais son retour permis une stabilité de pauvre plus grande, les cadeaux chers, c’était terminé. Cependant, pendant leur repas, ils gardèrent toujours une troisième gamelle pleine, au cas où leur fille revienne, comme un lointain espoir.

Mais cette fillette était bien loin maintenant. Entrée dans un cageot transporté par un cheval, pensant aller un peu plus loin et de profiter d’une pause pour pouvoir s’échapper, un plan bien établi, Ann se retrouva bloquée par quelque chose qui était placée au-dessus du couvercle de sa cachette, et ce n’était pas le moment d’attirer l’attention, alors elle attendit patiemment qu’un autre moment ne se présente, pour tenter la chose une nouvelle fois. Et elle fonctionna ! La Rouge sortit jusqu’à la taille de son conteneur à la verticale, se rendit compte qu’elle était dans le noir complet, et tout son corps bascula sur le côté, faisant tomber le tonneau dans lequel se trouvaient encore ses jambes, le tonneau roula, l’empêchant de se rattraper correctement avec ses mains, mais son petit couinement de douleur n’attira pas l’attention, une chance. Le sol secouait énormément par contre, faisant encore rouler l’engin encore une fois, qui lui fit rencontrer plusieurs fois les murs. Puis elle entendit un grondement, des bruits étranges, de la pluie, et des cris.

Ann ne comprenait pas vraiment ce qu’il se passait, mais tout tanguait anormalement trop. Son estomac eut du mal à tenir le coup, alors qu’à certains moments, une lumière jaillissait au travers d’un léger trou recouvert d’un verre transparent. signe qu’il y avait des éclairs. Etait-ce l’apocalypse ? Etait-elle non pas une enfant de noble, mais une enfant de Dieu ? Qui l’observait depuis le ciel et maintenant la punissait de sa lâcheté en déchaînant ciel et terre en créant orage et séisme ? Le sol allait-il s’ouvrir sous ses pieds afin de l’engloutir et d’en terminer avec sa misérable vie ? Les mouvements se firent plus violents. En plus des fracas du tonnerre, d’autres bruits sourds se firent entendre. Ann s’extirpa de son piège et tomba encore une fois, mais elle était libre de ses mouvements. Cependant, apeurée, elle se blottit contre un mur, assise, le visage vers le bas, protégé par ses bras et ses jambes pliées contre elle, et s'excusait sans s'arrêter. Ce n'était pas comme ça qu'elle avait imaginé son voyage.

Après un bon moment d'Enfer, tout s'arrêta d'un coup. Surtout les grondements, le sol bougeait, mais beaucoup moins. Pleine d'hématomes, Ann ne bougea pas avant un moment, s'attendant à ce que ça tonne à tout moment, mais lorsqu'elle se décida à enlever ses mains afin d'avoir l'entièreté des informations sonores qui lui étaient destinées, elle n'entendit qu'une faible pluie au-dessus d'elle, et cette inlassable obscurité de la lumière était présente à la fenêtre, maintenant bien visible, éclairée par les lumières du ciel nocturne. Elles permettaient de révéler les contours de caisses, et il commençait à se faire famine dans le ventre de celle qui commençait à regretter son geste. Alors elle chercha un moyen de les atteindre, puis de les ouvrir. Ce fut en retrouvant le tonneau tombé, qui faisait encore du bruit en roulant, qu’elle put sentir qu’il avait été abimé par le voyage, et que des planches pouvaient y être prises. Usant d’un système de levier, la jeune fille put ouvrir la première caisse, dont les objets se mirent à refléter ce qu’offrait la lune et ses étoiles : de l’acier, juste des armes et rien d’autre. Incapable de bouger la caisse tout en haut , et qu’elle venait d’ouvrir, elle se mit à ouvrir les autres sur les côtés, faisant tomber plein de poudre qui s’étala au sol. L’obscurité permettait simplement de savoir que c’était sombre, et trop pour être de la farine, et surtout cette odeur, beaucoup trop forte, et si Ann connaissait l’existence d’armes, elle n’en savait rien pour la poudre, mais à cet instant, le navire venait de se transformer en explosif instable.

Pendant un temps qui parut une éternité, et toutes les caisses ouvertes, sans trace de nourriture, et d’autres tonneaux, eux aussi vides de visuel, Ann s’endormit, exténuée. Et lorsque le Soleil se leva, la lumière fut beaucoup plus présente, laissant voire la poudre noire au sol. Le tonneau brisé était toujours au même endroit, mais autour de lui se trouvait une tout autre chose : des cristaux, les mêmes que sa mère pouvait tailler. Et s’ils étaient cachés, c’était qu’ils valaient beaucoup plus cher que la pauvreté, mais là, ils n’allaient pas nourrir son estomac. Mais le positif était que maintenant, la jeune fille avait vue sur la porte qui allait lui permettre de sortir de cette pièce. Se précipitant dessus, oubliant alors toute notion de discrétion, elle faillit tomber à cause du trou à même le sol en bois. Ann se raccrocha à la rambarde juste derrière. Il faisait encore sombre, mais la lumière venait maintenant d’au-dessus du trou, qui n’était pas profond finalement, puisque la jeune fille sentit comme une substance solide. Elle ne perdit pas une réflexion de plus et découvrit un escalier, elle y monta, une fois, puis il y eut une échelle dont le sommet se terminait par une partie de trappe. Autour, tout semblait être dévasté, alors elle monta encore.

Ce n’était pas la terre ferme qui attendait Ann, ni même la punition de Dieu, qui n’était donc pas son père, mais simplement du bois, fracassé, et devant toute autre chose, un bleu infini et terrifiant qu’elle ne connaissait pas. Qu’est-ce que c’était ? Où se trouvait-elle ? Pourquoi le sol bougeait ? Pourquoi était-il de cette couleur ? Ce même sol qui l’éclaboussa lorsqu’elle se rapprocha du bord de sa terre boisée. Un sol, salé, aqueux, brûlant ses plaies et impossible à boire, et il n’y avait personne à l’horizon. Au-dessus de la demoiselle, de la toile déchirée flottait au gré du vent, accompagnée sur un long tronc d’un autre tissu, moins grand, mais lui, troué et arborant une sorte d’oiseau, mais encore comme porté par le vent. A son sommet, une personne était présente, la moitié du corps comme pendant vers l’extérieur, puis il tomba lorsque le bois qui le retenait se brisa. Intriguée, Ann vint aller à l’endroit de la chute, évitant les différents lieux abimés. Elle n’y vit pas un homme, mais un monstre désarticulé, dévisagé. Paniquée, elle recula vers un lieu qui montait encore grâce à un escalier. Elle suivit la route pour y voir d’autres comme le dévisagé, des fois, il leur manquait des membres, avaient un trou là où ils n’auraient pas du en avoir, ils ne parlaient pas, et là-bas, une odeur y était oppressante.

Ann, le cœur battant mille à l’heure et affamée, vomit à même le bois, sentit sa conscience vaciller, mais tint bon. Seule sur son monde de bois, entourée d’eau et de cadavres, elle fouilla tous les lieux, jusqu’à tomber sur la cuisine, et se jeter sur la nourriture. Si elle allait mourir, ça ne serait pas de faim. Mais alors qu’elle s’attaquait à un gros morceau grillé, celui-ci grogna et se leva, emportant avec lui la mâchoire d’Ann, et le corps suivit. Ce n’était pas un bout de viande, c’était un homme au milieu de viande ! Celui-ci s’épousseta, regarda la sauvage accrochée à son avant-bras, et soupira, sortant alors une sorte d’escargot qui se mit à parler.

« AH ! Tu nous as fait une frayeur ! Alors ? Ton rapport ? »

« V’nez m’chercher, l’opération a dérapé à cause de l’orage, mais elle a fonctionné, je crois. »

Il bougea, sortit de la cuisine, descendit l’échelle, puis avança avant de descendre les escaliers, de voir le trou devant la porte, ouverte. L’homme leva son bras, regarda un instant la gamine avec un air songeur, entra en regardant partout autour de lui. Et en découvrant le massacre qu’il y avait eu dans la pièce, le forçant à utiliser de nouveau son appareil.

« C’est encore moi. Amenez pas de torche, on va devoir se la jouer prudents sur le coup. J’ai une surprise à vous montrer au passage. »

Il se demanda tout haut ce qu’il avait pu se passer ici, découvrit le bout de bois qui avait créé ce désordre, et les armes tout au sommet. Son attention s’attira alors sur l’autre personne vivante dans tout le navire. Se demandant comment une personne aussi jeune pouvait s’être infiltrée dans une livraison prévue par la Marine. Et pourquoi elle hurlait et pleurait maintenant.

Bloquée, la mâchoire d’Ann était bloquée et l’empêchait de lâcher prise, Et maintenant, sa nuque lui faisait terriblement mal, tous ses muscles de la mâchoire la brûlaient atrocement. Elle gigota, appuya sur le bras pour s’en tirer, mais rien n’y fit. Maintenant qu’il était réveillé, l’homme avait les muscles contractés un minimum. Alors il comprit, puisqu’il se mit à réduire la solidité de son corps, et la jeune fille tomba au sol, bouche grande ouverte, faisant, après plusieurs dizaines de secondes, craquer ce qui lui permettait de bouger le bas de son crâne, puis resta un moment à ne rien faire avant d’aller essayer de s’enfuir, mais elle fut soulevée avec une facilité déconcertante. Amenée à l’extérieur, et l’homme se mit à parler, utilisant des mots qu’elle n’avait encore jamais entendu, où qu’elle comprenait différemment. Mer, navires, Marines, Pirates, Révolution. Elle n’y connaissait rien à tout ça, et souvent, elle le regardait avec de grands yeux, incapable de parler. Parce qu’elle ne savait pas quoi lui dire, sa manière de s’exprimer était différente de celle de ses parents, son vocabulaire beaucoup plus varié. Par exemple, quelle était la signification d’aller se faire en Cuiller. D’ailleurs, il prononçait mal ce dernier mot, mais l’expression était très étrange. Elle en conclut qu’il s’agissait d’autre chose.

Un peu plus tard, une autre plateforme flottante fit son apparition au loin. D’abord un point à l’horizon, elle se rapprocha pour aller se mettre aux côtés de celle qui était trouée, et des hommes étaient présents dessus. Ils sourirent à la vue de l’armoire à glace, mais firent une drôle de tête en voyant qui l’accompagnait, ils avaient la même expression que leur ami quelques minutes auparavant. Alors il y eut beaucoup de bruits, quelqu’un hurla des ordres, et tous se mirent à parler. Pour quelqu’un qui n’avait connu que le silence et l’amour de ses parents pauvres, c’était un univers encore tout nouveau. Il y eut une sorte de panique lorsque l’homme qui criait beaucoup descendit pour voir l’étendue des dégâts. Ils avaient frôlé la mort ? C’était vrai ! Mais ce n’était pas à cause de la poudre. Et lorsqu’elle prit la parole pour dire que la poudre ne pouvait pas tuer, Ann fut de nouveau accueillie par des regards surpris. Personne n’avait compris ce qu’elle venait de dire. Elle machait ses mots, elle parlait comme si elle grommelait, et surtout, on venait de la nommer « La petite grosse ». Parce que oui, pour la première fois de sa vie, quelqu’un venait de lui donner une caractéristique qui ne l’avait pas encore choquée plus que ça, même si cela montrait encore plus qu’elle était différente de ceux qui l’avaient adoptée : elle était en embonpoint.

La nouvelle plateforme de bois où la jeune fille marcha était en meilleur état, et transportait maintenant les caisses qui l’avaient accompagnée pendant tout ce voyage. La poudre, devenue inutilisable pour la plupart, avait été récupérée au maximum, puis il y eut comme un bruit sourd, et une sorte d’immense feu bruyant s’échappa du navire à l’oiseau, qui se sépara en deux parties qui commencèrent à s’enfoncer petit à petit dans l’eau salée. Puis, prise de doute à l’idée de ce qu’allaient faire les hommes d’elle, la jeune fille se laissa déposer à la prochaine île en acceptant tous ce qu’ils disaient, même si elle n’en pipait pas un mot.

Seule au quai, le navire, dont elle avait appris et assimilé le nom quelques heures auparavant, était en train de s’éloigner d’elle. Ann, douze ans, se trouvait maintenant incapable de communiquer convenablement oralement parlant, ni même de comprendre la majeure partie de ce que voulaient dire les personnes qui n’étaient pas pauvres. Elle en avait maintenant la certitude. La jeune fille suivit alors son bonhomme de chemin, visitant les ruelles, cherchant à manger. Mais sa connaissance de l’argent l’empêchait de voler, moralement c’était la seule chose qu’elle avait gardé de son éducation. Alors quand une personne partagea sa nourriture avec elle, la nouvelle arrivante se jeta sur le pauvre morceau de pain, et se lia d’amitié avec ce pauvre homme, qui ne pouvait parler. Lui aussi était pauvre, et pourtant, les deux se comprenaient. Et contrairement à son comportement avec ses parents, elle ne lui demanda jamais une part plus grande, et lorsqu’elle même trouvait de quoi payer, elle partageait, un geste qui la surprit plus que tout. Et une amitié qui lui ouvrira aussi une nouvelle route, parce que cet ami, un jour, lui demanda de le suivre, plus profondément dans les terres, dans les ruelles. Il lui montra des lieux pleins de saletés, avant d’entrer dans une zone peuplée, de beaucoup trop de personnes. Ce fut le lieu où fut baptisée la grande Ann la Rouge.

Ce lieu, c’était une arène de combat pas très légaux, utilisés souvent pour des règlements de compte. Et ce n’étaient pas des combats aux poings et au premier K.O. L’ami d’Ann la mena vers l’arène. Tout type d’arme était présent, mais la qualité n’était pas vraiment présente. Le bois était abîmé, l’acier était rouillé à certains endroits, ou était complètement tordu pour d’autres armes, voire les deux à la fois. L’homme dans l’arène regarda l’enfant, puis le vieillard à côté qui était en train de remettre un billet à un autre type. Il sourit, et fit tourner une hache à double lame avant de commencer à attaquer sans qu’Ann ne puisse comprendre les mouvements réalisés. Quelques minutes plus tard, il sortit vainqueur du combat. Le vieillard reçut des billets et ils attendirent un petit moment, que le vainqueur sorte de la sorte de cage. Il se mit à parler avec le vieillard, qui se mit alors à lui faire le signe de venir. Mais l’autre lui donna de l’argent, qui eurent comme effet de faire partir le seul ami que la jeune fille n’ait jamais eu. Il venait pour la première fois de reculer sans saisir la main de celle qui venait d’être vendue à un gladiateur version pauvre.

Ann apprit beaucoup de choses en son contact, et ce fut le premier nom qu’elle daigna mémoriser : Arthur. Il maîtrisait la hache, mais surtout, apprit rapidement que sa nouvelle apprentie avait des problèmes d’éducation. Elle parlait trop vite et machait ses mots, comme si elle n’était même pas certaine de ce qu’elle disait. Alors il lui apprit tout depuis le départ, le tout saupoudré d’entraînement physique, parce qu’il fallait qu’elle perde du poids, la petite rondouillarde. Au départ, Ann apprit le nom des armes, facilement, puis les différents plats qu’elle mangeait, les différents verbes simples, elle posa alors des questions sur certains mots, certaines expressions, qui ne manquèrent pas de faire rire son maître lorsqu’il entendit la première phrase, intéressé de voir qu’elle connaisse ces choses-là. Après avoir tout appris, et des entraînements visant à gagner en endurance, en force et à perdre un maximum de poids, les entraînements commencèrent, incessants, violents. La gamine finissait souvent mal en point, mais plus le temps passait, plus elle comprenait et mieux elle assimilait. Très rapidement, elle remarqua les mouvements de son adversaire, d’abord aux poings, pour entraîner les réflexes, puis aux épées en bois.

A côté, Arthur lui apprit à lire, à écrire, à parler, et lui donna beaucoup plus d’information sur le monde et les différentes choses qui pouvaient le composer. La noblesse, il ne l’aimait pas non plus, lui, mais il n’était pas un pirate pour autant, juste un bandit qui avait décidé d’arrêter de piller des villages, pour se mettre à gagner de l’argent en gagnant des combats. Il aimait aussi entraîner de nouveaux espoirs, et comme le dernier avait été tué lors d’un duel, il avait cherché une nouvelle tête, et en voyant les progrès de sa protégée, il fut fier d’avoir apporté sa confiance en son ami. Mais lorsque deux ans plus tard et une croissance retardée, qu’il s’agissait d’une fille et non d’un petit gros, il commença à montrer des signes d’inquiétude. Allait-elle pouvoir suivre l’entraînement ? Allait-il prendre le risque ? Après tout, il avait payé pour pouvoir l’obtenir cette gamine. Alors il prit le risque, même si ses entraînements devinrent moins violents. Cependant, Ann n'était pas née de la dernière pluie, et plutôt que de se laisser faire, demanda à accélérer la cadence, jusqu’à aller toucher son maître dans son orgueil. Elle avait compris qu’il avait réduit ses entraînements depuis qu’il avait découvert pour son sexe, qu’il pensait l’entraînement plus adapté. Alors elle le défia sur le point qu’il n’allait pas gagner contre elle lorsqu’elle sera entraînée à fond. Et il plongea droit dans le piège.

Les entraînements, ça ne payait pas, et l’argent commençait à manquer. Arthur était occupé à préparer ses matches et ses entraînements, et Ann fut amenée à trouver un emploi, en tant que serveuse tout d’abord. L’univers y était tout aussi oppressant que l’arène, d’ailleurs, beaucoup de tête qu’elle connaissait y trainait. Et le comportement des uns et des autres était la même avec elle. Parce que pour le moment, Ann ne combattait pas, mais participait à tous les combats, observait et comprenait. Arthur, lui, profitait de ces instants pour vanter les mérites d’une personne qui n’avait encore jamais fait ses preuves, ce qui avait eu pour don d’énerver pas mal de concurrents. Alors ils n’y allaient pas de main morte, et souvent lorsqu’elle était seule. Pourtant, le premier message qu’elle transmit à l’homme qui l’avait suivie aux toilettes ne fut pas des plus joyeux, puisqu’il sortit prématurément sans payer l’addition, et le tavernier ne chercha même pas à la renvoyer. Pire, son comportement et sa manière de montrer qu’elle voulait toujours plus, allait l’amener à aider grandement l’organisation de l’établissement. Lorsque la rumeur de la première victoire d’Ann eut touché les oreilles d’Arthur, celui-ci l’inscrivit immédiatement au tournoi, sans qu’elle n’ait touché de réelle arme de sa vie.

Les épées en acier, ou en fer, c’était lourd, mais pas insoutenable pour la fille aux cheveux rouges. Par contre, la pression et le bruit que faisaient les personnes autour de l’arène, si.

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