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[Quête ] Dommages Collatéraux

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海 軍

∆ feat. Helena ∆


Depuis des mois maintenant, les Broyeurs dirigés par le Commodore Epinondas avaient l'habitude de cueillir à la sortie de Reverse Mountain les pirates audacieux tentant leur chance sur la route de tous les périls. Si l'homme voyait cela comme une mauvaise utilisation de ses capacités, il accomplissait malgré tout sa tâche avec un zèle manifeste. Les forbans tombés sous sa lame étaient si nombreux qu'il était presque impossible aujourd'hui de les compter. Fière de servir un tel homme, Ambrosias de retour d'Alvel patrouillait aux abords du début de la troisième voie. Miltiades étant un homme intelligent, il savait que certains pirates plus débrouillards parvenaient à lui échapper, raison pour laquelle il dispersait régulièrement quelques navires à lui sur les différentes premières îles de la route de tous les périls pour attraper les fuyards. Telle était actuellement la tâche confiée au Béluga. Si pendant une semaine le calme avait été complet, un peu d'animation était à prévoir. Après avoir reçu un appel de son supérieur, Ambrosias avait appris qu'un équipage avait été échappé récemment à la capture. Bien que leur navire ait été fortement endommagé, les Maraudeurs Sombres filaient à toute vitesse sur la troisième voie pour échapper aux forces de l'Ordre. Conformément aux ordres du Commodore, la vétérinaire avait donc lancé le Béluga à leur poursuite. En moins d'une journée, faisant appel aux nombreuses mouettes des cieux mais aussi aux divers poissons et dauphins alentours, la militaire avait rapidement remonté la piste de ses proies. Son navire de ligne fendant les vagues à pleine vitesse, elle n'avait pas tardé à rattraper sa cible. Malheureusement pour les hommes du Béluga, les pirates approchaient d'une île. Bien que les canons firent parler la poudre, rien n'y fit et les forbans parvinrent à accoster.


Après avoir ordonné que son navire ne s'arrête, Ambrosias avait analysé la situation. Le problème majeur était que la terre qui faisait face à son bâtiment n'était quatre qu'Union John, un bastion révolutionnaire bien connu du Gouvernement Mondial. Bien que cela l'étonnait, l'endroit n'avait pourtant jamais été réellement inquiété par ses opposants. La militaire supposait que cela avait à voir avec la taille ridicule de l'endroit et à son manque de réelles richesses. Quoiqu'il en soit, il était évident que les Maraudeurs Sombres avaient trouvé là une cachette idéale. Ce qu'ils ne savaient pas, c'était à quel point leur poursuivante était déterminée. Faisant fi du danger, elle fit mettre une chaloupe à l'eau et y prit place en compagnie de l'adjudant Thacker et de quelques soldats de la section Tanuki. Assise à l'arrière de l'embarcation, la lieutenant-colonel fumait un gros cigare en observant la côte. Une immense tête de mort lui faisait face. S'il fallait bien reconnaître qu'une telle chose était impressionnante, elle la laissait de marbre en comparaison de son passage récent sur Little Garden.


Quand la chaloupe entama sa manœuvre d'approche, elle arriva au niveau de ce qui se trouvait être le seul port de l'île. Minuscule, ce dernier semblait plus adapté à la plaisance qu'à quoi que ce soit d'autre. Ayant visiblement raté sa manœuvre à cause de la précipitation, le navire des Maraudeurs était échoué sur la plage et penchait dangereusement sur la droite. S'il n'y avait aucun signe des forbans, l'endroit n'était pas désert pour autant, bien au contraire. Sur le quai, une cinquantaine d'hommes armés attendaient les militaires. Voyant que l'endroit ne semblait pas très accueillant, Ambrosias décida de débarquer seule. Bondissant sur les planches en bois, elle expira un épais nuage de fumée grise. Quelques hommes brandirent immédiatement leurs fusils dans sa direction. Ils n'étaient pas réellement agressifs, plutôt inquiets et prêts à en découdre. Balayant l'endroit de son regard sévère la vétérinaire avança de quelques pas. D'autres fusils se levèrent et elle s'arrêta tandis qu'un homme d'une quarantaine d'années approchait. Il avait les cheveux châtain et une longue barbe, le tout surmonté d'un impressionnant tricorne. L'illustre inconnu avait surtout l'air d'un pirate.



« Bien le bonjour. Rackham, enchanté.

- Lieutenant-colonel Ambrosias, seconde de la 17ème division.

- La Marine, le pavillon de votre bâtiment était effectivement assez éloquent à ce sujet. Que faites-vous ici ?

- Mes hommes et moi sommes à la recherche d'un équipage pirate, celui-là même qui vient juste d'arriver à bord de ce navire.

- Les Maraudeurs Sombres.

- C'est tout à fait exact.

- Je vois.

- Je vais devoir vous demander de nous laisser faire notre travail.

- Excusez-moi, je vous arrête tout de suite, le Gouvernement Mondial n'a rien à faire ici. Union John n'est pas sous son autorité, vous êtes donc bien loin de votre juridiction.

- Vous allez me laisser passer malgré tout.

- J'ai bien peur que non.

- Écoutez-moi bien attentivement, si vous nous empêchez de mettre sur la main sur ces pirates, alors vous devenez leurs complices.

- Avec ou contre vous n'est-ce pas ? Pourquoi être si manichéenne ?

- Vous n'aurez pas de deuxième chance.

- Je vais vous demander de partir. Immédiatement.

- Vous faites une grave erreur.

- Adieu. »



Croisant les bras contre son torse, l'homme n'avait aucunement l'intention de fléchir. Sachant qu'elle était en infériorité et ne souhaitant pas agir dans la précipitation, Ambrosias tourna les talons, non sans jeter un regard froid à son interlocuteur. Les révolutionnaires semblèrent se détendre à mesure que la chaloupe rebroussait chemin. Fortement énervée, la vétérinaire resta muette durant tout le trajet de retour. Une fois à bord, elle prit la direction de ses quartiers et ne tarda pas à faire son compte-rendu au Commodore. Ayant bien pris note de la situation, il ordonna au Béluga de lever les voiles et s'écarter de l'île jusqu'à ne plus en être visible le temps qu'il prenne une décision. Quelques heures plus tard, alors que la nuit tombait, il rappela sa seconde.


« Nous ne laisserons pas ces misérables cloportes s'en tirer à si bon compte. Je vous ordonne de lancer l'assaut sur Union John et de les capturer.

- Commodore, la résistance locale risque d'être particulièrement élevée.

- Si ces gens choisissent de se dresser contre nous, alors qu'ils périssent. N'ayez aucune pitié pour des révolutionnaires lieutenant-colonel.

- À vos ordres.

- Malgré ma confiance en vos capacités, j'ai également demandé à ce que vous ayez des renforts.

- Ils ne seront pas de trop.

- Dans la nuit, un patrouilleur qui navigue non loin de votre position débarquera une équipe à bord du Béluga.

- Une équipe, Commodore, combien sont-ils ?

- Trois.

- Trois ?

- Ils sont membres de l'Élite et m'ont été vivement recommandés par le Colonel Yamamoto.

- Très bien.

- Bonne chance, et n'échouez pas.

- À vos ordres. »



Assise dans son fauteuil derrière le bureau en bois de sa cabine, la jeune femme s'affala. La mission confiée par son supérieure n'était clairement pas un cadeau. S'il était vrai qu'elle avait déjà pris part à d'autres tâches difficiles, jamais elles n'avaient été d'une telle ampleur. Qui plus est, aujourd'hui, c'était elle qui serait pleinement à la tête des opérations. Elle n'avait pas le droit à l'erreur et elle le savait. Fermant les yeux, elle prit quelques minutes pour elle avant de rassembler ses officiers pour leur expliquer la situation. Durant les heures qui suivirent, elle se servit toutes les heures de ses pouvoirs pour s'assurer que le navire des Maraudeurs n'avait pas repris la mer. Finalement, une caravelle de la régulière approcha et entama sa manœuvre d'approche. Grâce à une planche reliant les deux navires, l'équipe de la caporal de Ruyter monta à bord du Béluga. Ambrosias ignorait tout d'elle en dehors du fait qu'Epinondas vantait visiblement ses compétences et qu'elle était sous les ordres du Colonel d'élite Yamamoto. La réputation de la branche d'Élite n'étant plus à faire, la vétérinaire décida également de leur faire confiance. Droite comme un «i», elle accueillit les nouveaux venus et leur rendit leur salut.


« Lieutenant-colonel Ambrosias, enchantée de faire votre connaissance caporal. Nous n'avons pas une seconde à perdre, suivez moi. »


À peine les membres de l'élite à bord, la capitaine du Béluga les mena en direction de sa cabine où ils furent rejoints par tous les officiers. Avant de lancer les hostilités, il fallait qu'un plan soit défini et que tous sachent ce qu'ils avaient à faire. La grande table de la cabine personnelle d'Ambrosias accueillit une carte sommaire d'Union John basée sur de vieux renseignements. La topographie globale de l'endroit était fidèle, mais il ne fallait pas en attendre beaucoup plus.



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Union John. Sa montagne en forme de crâne, son légendaire trésor déterré par le roi Minos, ses puits de mine labyrinthiques… Et ses révolutionnaires. Contrairement à ce qu’elle avait pensé en entendant que l’île servant d’entrée vers la troisième voie de Grand Line serait le lieu de sa prochaine mission, la caporale n’y était pas envoyée pour aider à mater l’antenne locale de la Révolution. Une mission plus simple l’y attendait : une banale chasse aux pirates. La flottille du commodore Epinondas, réputée pour servir de vigile entre les Blues et Grand Line, avait pour une rare fois laissé filer une de leurs proies ; ladite proie avait largué les amarres sur Union John afin d’utiliser le contingent révolutionnaire local comme bouclier le temps de lécher leurs plaies. Et vu que le commodore avait contacté directement Kogaku pour lui demander s’il avait quelques-uns de ses marins d’élite qui ont autant de victimes au compteur que de poils aux jambes pendant l’hiver, leur stratégie payait. La Marine allait devoir hausser le ton et ramener du muscle supplémentaire pour faire comprendre à la Révolution qu’ils allaient devoir baisser les yeux cette fois.

Il faisait nuit noire quand on vint réveiller le trio de Navarone. L’absence de lune faisait qu’à moins de savoir exactement quoi chercher ou que les lumières soient allumées, réussir à voir le Béluga sur l’eau relèverait du miracle. Fort heureusement, il n’était pas nécessaire pour la Marine de se cacher dans cette situation-ci, aussi le navire de la lieutenante-colonelle Ambrosias était bien visible. Flanquée de ses deux acolytes, De Ruyter traversa la planche reliant les deux navires afin de rejoindre Ambrosias.



- Caporale d’élite De Ruyter, le plaisir est partagé, colonelle.


Très vite, les officiers et la troupe d’élite se retrouvèrent dans la cabine de la lieutenante-colonelle, où une carte de l’île les attendait. Helena et ses hommes avaient été cependant informés du nombre qui les attendait sur place ; outre les pirates que la flotte d’Epinondas poursuivait, il y avait une centaine de mineurs et le triple de forces révolutionnaires selon les estimations. Du menu fretin, mais bien assez nombreux pour clouer sur place la Marine si elle tentait un assaut direct en ligne droite.


- Cela va être compliqué… L’armée révolutionnaire doit surveiller nos moindres faits et gestes et nous n’avons pas le nombre nécessaire pour un débarquement.
- Difficile de dire à quel point les mineurs seraient prêts à se battre aux côtés des révolutionnaires, mais de mon expérience, ils les suivront sans hésiter en grande majorité.
- Aucun point de tir accessible facilement pour moi non plus, patronne. Même en me déplaçant dans les airs, je serai pas à l’abri d’une balle perdue ou de tomber dans un groupe.
- Nous ne changerons pas cette bataille à nous trois en effet… Colonel, avez-vous déjà un plan établi ou un atout dans votre manche ?
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海 軍

∆ feat. Helena ∆


Les hommes de l'Élite envoyés par le Colonel Yamamoto étaient assez loin du cliché habituel que l'on pouvait se faire d'eux. Bien souvent, ils se sentaient supérieurs à la Régulière et n'hésitaient pas à le montrer. Leur propension à l'excentricité était bien connue, mais de ce que voyait Ambrosias, ils étaient tout à fait normaux. Les bras croisés dans le dos, la vétérinaire écoutait et observait dans un premier temps. Hochant lentement la tête de bas en haut, elle avança de quelques pas vers la table.


« Je suis une maudite. Les pouvoirs de mon fruit me permettent de communiquer avec les animaux et leur demander de m'aider. Ils acceptent la plupart du temps. Je vais utiliser leur aide pour en apprendre le plus possible sur l'île et ses habitants. J'irai également moi-même survoler l'île pour ajouter un point de vue humain à la chose. Je partirai au petit matin, quand les premières lueurs du jour feront leur apparition et vous ferai mon compte-rendu. »


En même temps que la militaire sortait un épais cigare, elle continuait d'observer la carte dans le silence général. Seul le crépitement du tabac prenant feu et les craquements du navire se faisaient entendre. Quand les premières bouffées de tabac arrivèrent, elle reprit.


« Nous avons la chance de dominer les cieux et je compte bien tirer parti de cet avantage. Avec mon compagnon Kroak, nous ouvrirons un premier front avant que le gros de nos forces ne lance les hostilités. Je compte déstabiliser les défenses ennemies pour vous assurer un débarquement plus facile.

- C'est assez dangereux, vous serez seule contre tous.

- Pas éternellement. Lieutenant Zhang, je compte sur vous pour lever le brouillard sur les abords de l'île au petit matin.

- Entendu.

- Lieutenant Ligéia, vous aurez la charge de mener la première équipe à terre. Vous prendrez avec vous l'équipe de Ruyter et le lieutenant Chinmoku. Vous partirez à la nage et eux en chaloupe. La brume couvrira leur arrivée mais je compte sur vous pour leur permettre de mettre le pied à terre.

- Bien sûr.

- Le but de la première attaque sera de permettre l'approche en toute sécurité du Béluga et son accostage. Quand le port sera sûr, vous donnerez le signal au lieutenant Zhang qui sera alors seule maître à bord. Branagh, vous serez alors chargée d'ouvrir le feu sur Bella Union du mieux que vous pourrez. Ne faites pas dans la dentelle, notre but est juste de fragiliser les défenses adverses et d'entamer leur moral.

- Pas de problème, mais je doute que nous soyons très précis avec le brouillard.

- J'en ai conscience, faites simplement au mieux.

- À vos ordres.

- Une fois le Béluga au port, la section Tanuki partira en première ligne avec l'équipe de Ruyter pour commencer à sécuriser la route vers Bella Union. Caporal, vous serez fortement sollicitée et l'opposition risque d'être la plus forte. Vos talents seront fortement sollicités. Thacker, ne jouez pas les têtes brûlées.

- Hum.

- Quand la situation sera jugée propice à cela, le gros des forces de l'équipage partira à l'assaut. Ligéia, vous scinderez les forces en deux pour encercler la ville, vous irez à gauche et Zhang à droite. Paracchini, vous resterez à bord avec cent marins pour assurer la sécurité du Béluga.

- Rester à bord, vraiment ?

- Nous ne pouvons pas prévoir les plans de l'ennemi, je préfère être trop prudente que pas assez.

- Allons bon, faisons donc comme ça.

- J'attire votre attention sur le fait que notre but n'est ni d'exterminer tout le monde sur l'île ni d'en prendre le contrôle. Nous sommes là pour capturer les Maraudeurs Sombres et leur capitaine. Nous ferons un grand nombre de victimes, j'en suis consciente, mais je ne veux pas que l'attaque se transforme en boucherie. Soyez durs et incisifs mais ne vous montrez pas cruels. Je ne tolérerai pas non plus la mise à mort du moindre prisonnier. Ces gens ne sont pas rompus au combat, brisons les et contraignons leur chef à négocier avec nous. Avez-vous des questions ? »



Le plan était établi, il n'y aurait plus qu'à la confronter à l'ennemi, ce qui était toujours le plus compliqué. Il était évident que tout ne passerait pas comme prévu, mais Ambrosias espérait que tout aille malgré tout pour le mieux. L'attaque d'Union John serait jusque-là la plus grande opération de sa carrière. Les circonstances n'étaient pas anodines et elle prenait largement la mesure de leur ampleur. Écartant son cigare de ses lèvres, elle balaya l'assemblée du regard.



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