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La Tour Sombre

Rappel du premier message :

- Marvin ? Wilson ? Vous en êtes ou ?
- Ici Wilson. L'avant garde arrive au niveau trois. Beaucoup de barricades mais faible résistance. Ton haki a sonné tout le monde, c'est comme écraser des canetons...
-Ici Marvin. Beaucoup de fausses pistes et de cul de sac, mais nous avons fait une percée vers le niveau quatre. Peu de résistance ici aussi, vu l'état de mutation anarchique des ennemis nous devrions retrouver le capitaine Anstis sous peu.
- Ça sent pas bon, c'est beaucoup trop facile. Je me sens comme un type en train de marcher dans un couloir d'avalanche.
- Et alors ? T'as plus de fioles de chance ?
- La chance c'est bien, mais la prudence c'est mieux. Ça pue le piège !
- Le tout est d'essayer de le repérer avant de tomber dedans. Regarde les corps. Ce ne sont que des pirates locaux. De simples humains. En marche se planque quelque part prêt à nous tomber dessus, c'est eux qu'on doit débusquer...
- Et si on se mettait dehors pour les affamer ?

Nous n'avons aucun plan de la tour de Treize. Et ce n'est pas faute d'avoir interrogé les hommes de Teach qui sont tombés entre nos mains sur la fin de Torhesky. Mais Teach est un adepte du chaos et du désordre jusque dans ses fortifications, et n'est pas du genre à laisser des fléchages dans les couloirs et des plans d'évacuation au murs. Ne reste que l'évidence. Nous sommes dans une tour, en bas, et l'ennemi est partout au dessus de nous.

Mais ou ? Et qui ?

D'une pensée je m'ouvre aux sensations du haki de l'empathie. Comme à chaque fois c'est comme si je décollais au dessus de la mêlée, comme si je devenais soudain une multitude d'esprit, un mélange de sensations venues de tous ceux qui s'agitent autour de moi...

Je suis Wilson qui retourne un corps d'une botte prudente, et fait signe aux hommes d'avancer en leur disant de chercher des pièges. Je suis le type qui sursaute quand un type encore vivant lui agrippe la jambe au passage, je suis celui le mourant qui contemple le canon du flingue qui se braque sur son visage et dont l'esprit douloureux disparait soudain. Et je suis aussi les esprits plus hauts dans la tour, celui de Reyson évidemment, qui sort de sa cachette en entendant les bruits de combat se rapprocher, celui d'Izya aussi, rodant dans les hauteurs à la recherche d'une proie pour calmer sa colère.

Et ceux qui se préparent à notre arrivée, ces étincelles d'esprits au gout plus froid, plus métallique, ces êtres qui sont déjà un pas au delà de l'humain, aboutissement des projets les plus sombres des savants fous du Capitaine Kidd, les troupes cyborgs d'En Marche. Attendant patiemment que les troupes sacrifiables qu'ils ont placés sur notre route finissent de mourir en tentant de nous ralentir.

Pour contre attaquer.

-Préparez vous, ils arrivent.


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« Teach ? »
« OH JE VOIS QU’ON A UN RIGOLO ! »

Il est obligé de parler si fort ? Pourtant ses lèvres remuent à peine. Qu’est ce que ça serait s’il l’ouvre davantage ? Malheureusement répondre que je suis Teach n’a pas passé. En même temps, j’ai beau m’appeler le métamorphe, je n’ai fait aucun effort de transformation, je suis juste moi, couvert de sang et aux pieds de cet étrange créature qui ne sait pas parler à un volume correct.

« DEJA BLESSÉ ? LES HUMAINS SONT DÉCIDÉMENT TROP FAIBLES ! ATTENDS… ANALYSE EN COURS… »

D’un bond je m’éloigne rapidement de lui. Izya n’est plus très loin, je dois m’assurer qu’elle va bien. Elle n’a pas intérêt à mourir tant que notre situation n’aura pas été clarifiée !

« C’EST DU SANG DE MOUETTE ! »

Son cri me cingle les tympans et me force à m’arrêter. Il n’a même pas eu à bouger, seulement à ouvrir un peu plus sa bouche. Il est dangereux.

Autour de moi, des sas s’ouvrent dans les murs et des silhouettes vaguement humaines en sortent. Mélange complexe de machine et d’adolescent.

« ON A UN NOUVEL ÉLÈVE LES ENFANTS. PRÉPAREZ LE A INTÉGRER LA CLASSE ! »

J’ai du mal à m’entendre penser. Je me tiens la tête chaque fois qu’il remue ses lèvres, comme si ça changerait quelque chose. Heureusement, je n’ai pas besoin de beaucoup réfléchir. Il pense pouvoir m’avoir par le nombre ? Il me suffit de laisser mon aura royale s’exprimer et… aucune réaction ? Pas même un tressaillement ? Ils sont tous surpuissant ou quoi ?

« SURPRIS ? L’ESPRIT EST UNE FAIBLESSE HUMAINE. LE LEUR A ÉTÉ BRISÉ, REMPLACÉ PAR LE SAINT CODE ! »

Pas d’esprit ? Mais ils étaient bien des humains à la base ? Mes doigts deviennent pointus comme des seringues. J’ai toujours mes hormones pour affecter ce qui leur reste d’humanité.

« Ils n’ont peut être plus d’esprit mais ils ont toujours un cœur que je peux ralentir ! »
« UNE POMPE FAIT CIRCULER LE SANG. »
« Le sang ! C’est ça ! Ils ont donc des vaisseaux sangu… »
« DES CABLES D’ALIMENTATION ! »

Ses mots sont une estocade à mes oreilles mais aussi à mes plans. Mes hormones ne peuvent rien leur faire ? Dans le doute je me mets à excréter de la mélatonine, l’hormone du sommeil. Je vais devoir attendre que ça agisse mais dormir est un besoin dont ils ne peuvent se dérober non ? Il me faut simplement tenir jusque là. Un peu scrupuleux à trancher des enfants, je pare leur assaut et les repousse en évitant de les blesser, tout en avançant dans ce couloir . Mais du simple fait de leur nombre, l’hurleur n’a qu’à marcher à son rythme qu’il gagné quand même du terrain sur moi.

« TYPIQUEMENT HUMAIN DE SE PRESSER ET SE FATIGUER. EXPLIQUEZ LUI LES ENFANTS. »
« La tortue l’emporte sur le lièvre. On est EN MARCHE, pas en cours ! »

Faites le taire ! J’essaie de m’éloigner de cette source sonore qui me paralyse les tympans et… c’est quoi cette chaleur ? Du sang commence même à couler de mes oreilles ? Alors qu’il n’ouvre la bouche qu’à moitié ? Je dois me dépêcher et… BAM. Le bruit d’un corps qui tombe ? Mes hormones font effet ! Pourtant je les vois tous debout. Aucun corps. D’autres bruits de chutes proviennent du fond du couloir. Mais les adolescents robots sont toujours encore très actifs sans aucun signe de fatigue. Ce n’est pas Izya qui vient de piquer un somme j’espère ? Je dois me dépêcher ou sinon… Eh mais si ces gosses n’ont même pas le besoin de dormir, besoin fondamentale de l’homme, sont-ils seulement encore humains ? Je n’ai pas à les considérer comme des enfants alors…

Un sourire carnassier se profile sur mon visage, prémice du massacre qui va suivre, tandis que derrière moi l’hurleur ouvre sa gueule béante cette fois…
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Je déboule dans les hauteurs de la tour au beau milieu du duel de regard entre Izya et Kidd. Pas de bol pour le pirate dont l'un des aides de camp a déjà perdu la tête. J'ai l'impression qu'En Marche à le chic pour plonger de Charybde en Scylla, n'échappant à un désastre que pour tomber tête la première dans un autre. Louper le titre d'empereur parce qu'on a pas fui ça doit foutre les boules, et le voir s'échapper à nouveau au moment ou on pourrait se croire enfin libéré du maitre doit être tout aussi dur à avaler.

Mais bon, c'est la route de tous les périls non ? On va pas commencer à pleurer sur tous les types qui y laissent la peau. Surtout quand il s'agit de charognes inhumaine du genre de Kidd...

- Tiens Red en personne arrive enfin ! Je me demandais si tu n'allais faire que déléguer le temps qu'on tue tous tes larbins !
- De ce que j'ai vu je leur fais plus confiance qu'aux tiens. J'ai l'impression qu'on m'a un peu survendu la domination de la machine. En tout cas pisser de l'huile n'a pas l'air de les aider beaucoup...

La salle ou Kidd nous accueille est une salle du trône classique, mais adapté au gout de chrome de son propriétaire, tout est revêtu d'acier, et le trône est un assemblage technologique ou viennent se raccorder plein de tuyaux crachant de la vapeur pour ponctuer les déclarations du cyborg assis dessus. J'ai passé l'age d’être impressionné par ce genre de gadget, mais j'apprécie l'effort. Par contre je cherche en vain la présence de la salle de contrôle de l'immense machinerie qu'est la tour...

- Tu croyais que j'avais besoin de qui que ce soit pour contrôler tout ça Red ? Mais je suis le maitre des Machines ! Et quel que soit le nombre de mes troupes que tu tues, je peux en assembler de nouvelles aussi bien que ramener les anciens à la vie !
- Note que j'apprécie l'effort de centralisation, au moins on n'a qu'a te massacrer toi pour que tout s’arrête. Et du coup tu comprendras que je ne te demande pas de te rendre, je crois qu'on a passé ce cap.
- De toute façon je ne me laisserais pas arrêter, je suis EN MARCHE !

Les tuyaux jaillissant du trône se contractent, plus proches de veines vivantes que de pièces de machinerie, et suivant l'appel de leur chef, autour de nous les murs s'effacent pour laisser place à une cohorte de monstruosités mécaniques qui nous entourent. Une belle apparition en forme de coup de théâtre immédiatement gâchée par la double lame d'air circulaire qu'Izya et moi envoyons trancher tout le métal vivant des alentours, coupant en deux jusqu’à l'étage ou nous trouvons et tout ce qu'il y a sur la route, et transformant instantanément la troupe en tronçons et en tas de pièces détachés.

- AHAH ! ON NE PEUT PAS NOUS TUER COMME ÇA !

Autour de nous les débris s'agitent comme animés de vies propres, tressautent, s’agglutinent, et se reforment en dépit de tout bon sens pendant que de nouveaux cyborgs se redressent, monstres difformes, fusions hétéroclites mais maintenant bien plus massives que la légion qui se dressait la l'instant d'avant.

Une volée de lasers transforme la salle en une mortelle boite de nuit disco quand la meute ouvre le feu, Izya traverse le plafond comme une flèche pour éviter les tirs, suivis par une dizaine de faisceaux lumineux qui transforment le toit en dentelles avant de rayonner dans le ciel à sa poursuite, zébrant le paysage de la tour jusqu’à fendre les nuages. De mon coté mon soru m'a propulsé sur l'ennemi que je traverse sans ralentir, le corps recouvert de Haki de l'armement, je n'ai qu'a effleurer les corps métalliques au passage pour les faire exploser de l'intérieur sans même les toucher, pendant que les tirs de lasers qui me visent font des ravages dans les rangs ennemis qui m'entourent.

Une lame gainée de noir surgie soudain d'un cyborg qu'elle ouvre comme on tranche une motte de beurre, traversant le bouclier protecteur qui m'entoure avant que je ne bloque le coup en saisissant la lame. Au bout de l'arme, Kidd qui contemple avec satisfaction le sang qui goutte de ma main le long de son tranchant.

- Joli réflexes...
- Teach m'aurait tranché la main sans avoir à me surprendre. Je crois que tu boxes une catégorie trop haut Kidd...

Difficile de lire dans ce visage métallique et inhumain si la moquerie touche sa cible. Mais Kidd bondit en arrière pendant qu'une nouvelle génération de cyborg assemblée à la hâte me tombe dessus. Un monstre unique qui amasse tout ce qui traine autour de lui pour devenir un amalgame encore plus imposant dont la croissance ouvre le sommet de la tour comme un œuf dont la progéniture viendrait d'éclore.

Tiens, et il se met à pleuvoir...

Il est temps de montrer au patron d'En Marche les limites de son pouvoir.

Au dessus de moi le cyborg réunit ses membres en un marteau et tente de m'écraser. Dans mes mains se forme la sphère grandissante d'un trou noir que je projette en l'air, et d'un geppou je saute à la rencontre de l'amalgame. Mon poing rencontre le marteau, mon haki l'emporte sur la force brute, et alors que le choc pulvérise tout ce qui se trouve sur ma route et qu'une fois de plus les cyborgs assemblés se disloquent sous l'impact et sont projetés un peu partout, le trou noir explose en un nuage de ténèbres avide de tout engloutir, attirant tout, avalant tout. Au lieu de tomber sur le sol et de se mettre immédiatement à se reformer, les débris décollent, défiant la gravité pour disparaitre dans la sphère de ténèbres, hors de portée de l'influence du grand ordonnateur des machines locales...

- Maudit !

Autour de nous l'étage s'effrite. Après le toit avalé par le trou noir c'est au tour des parois de commencer à se tordre et a s'arracher pour décoller à leur tour. Et Kidd revient à l'attaque. La gravité altérée par le trou noir au dessus de nous nous traversons l'espace et les débris flottants pour échanger des coups à la vitesse de l'éclair. Ses lames contre mes poings, son laser contre mon haki...

Est ce les coups de boutoir qui le fragilisent peu à peu à chacune de nos rencontres qui lui font perdre le contrôle de la tour ? Est une action extérieure ? Aoi plus bas et son monstrueux logias ? Kardelya et son assaut sur les fondations de la machine. En tout cas sous nos pieds la tour trébuche soudain, titube. La structure de la taille d'une montagne bascule vers l'avant, penche, se redresse de justesse en touchant le sol. Broyant probablement tout en bas un quartier entier à l'endroit de l'impact avant de cesser sa progression comme un navire s'échouant soudain sur une plage..

La lame de Kidd rencontre une fois de plus mon haki, et cette fois, fragilisée par trop d'impact elle vole en éclat entre nous. Et en face de moi le pirate fait une pause, s'ancrant comme moi au sol maintenant lourdement incliné pour résister à l'attraction du trou noir.

- Laisse nous partir ! Laisse nous partir et c'est à Frost que je m'attaquerai !
- C'est marrant Kidd, même avec le mantra je ne vois plus de futur pour toi...

Devant moi le corps de Kidd se met à changer, de son dos jaillissent des ailes, ses jambes se munissent de fusées soufflant des flammes. Mais je ne le laisse pas pousser plus loin. Ma main se nimbe de ténèbres, et le cyborg est arraché de sa place, attiré droit sur moi par une force bien plus puissante que ses tentatives pour s'échapper. Oh il se débat bien sur, il lutte encore, et mon sang coule pendant que mon pouvoir se referme sur le sien et l'absorbe peu à peu.

Et que dans ma main, le roi des machines, le cyborg ultime, redevient un simple être humain...

- Maintenant tu peux voler Kidd.

Et alors que l'orage au dessus de nous redouble de violence, je jette Kidd dans les airs.


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Red.

Enfin le voilà, au sommet de cette tour où il me rejoint après un temps certains. Et je note qu'il est venu seul, laissant derrière lui tous ces fameux alliés qu'ils gardaient à ses côtés.

Le voir là provoque en moi beaucoup d'émotions contraire : d'abord du soulagement, car je ne suis plus seule. Puis de la colère, parce qu'il croit vraiment que j'ai besoin de lui pour me débrouiller ? De l'amour, de le savoir près de moi alors que la douleur me lacère la hanche, de la tristesse au souvenir que cet amour n'est qu'un rêve,...
Mais forcément, Kidd ne me laisse pas le loisir de ressentir tout ce que mon corps voudrait m'imposer et, dans l'urgence de la situation, alors que je boite à la suite de Red dans la salle du trône des machines, je glisse la seule information qui compte au creux de l'oreille de Red.

- A l'étage en dessous, y'a un groupe de femmes qui savent où est Teach. Elles nous y conduiront si on les sort de là.

J'hésite un instant à lui dire d'y aller pendant que je m'occupe de lui. Avec ses ténèbres, il n'aura aucun mal à sortir de la tour en les libérant toutes d'un coup. Mais Jin Blackbone ne nous en donne pas l'occasion et déjà le combat fait rage en nous trois.

Jusqu'à ce que le sommet de la tour s'ouvre et que je puisse en sortir. De nouveau transformée en dragon, je compte bien déverser toute la fureur du ciel sur l'édifice pour en griller toute la technologie interne pendant que Red termine cet emmerdeur de supernova. Mais, grand seigneur, le rouge me l'envoie telle un canard qu'on lâche au vent pour s'entrainer au tir au fusil.

Et, démunie de tout pouvoir, je peux lire dans les yeux du Kidd la peur tandis qu'en face de lui il y a moi. Moi le dragon asiatique devenu incandescent sous la chaleur ultime de son corps. Moi le dragon d'une trentaine de mètres de long qui le dévisage de toute sa hauteur dans le ciel sous un fond de nuage aussi noir que crépitant d'éclair. Et pendant une seconde où mon haki des rois vient m'entourer d'une aura de flammes fantasmagorique, je le laisse au désespoir de sa mort imminente.

Une seconde qui me permet aussi de remarquer la faiblesse de la tour, et les habitations au dessous. Devenue bancale, il y a des chances qu'elles s'effondre totalement sous les différents assauts venant de l'extérieur et de l'intérieur. Les filles que je dois protéger étant à l'intérieur, il n'est pas question que l'édifice s'écroulent !

Serrant les dents, je plonge alors sur ma cible sans défense, escortée par deux éclairs qui fendent le ciel et frappent l'ennemi puis la tour. Et enfin, c'est ma gueule recouverte de haki qui l'atteint, transperçant son buste cybernétique de mes crocs alors que la chaleur de mon corps commence à faire fondre les prothèses du supernova.

Mais je continue de plonger, le bout de mon museau recouvert de l'armure noire dans une détermination sans précédent, explosant le sol de l'étage où j'étais quelques minutes plus tôt avant même que je ne le touche, ignorant Red sur le chemin. Et continuant encore, traversant un nouvel étage, et un autre, jusqu'à atteindre celui de Reyson sans même le voir, perforant la tour en biais, croisant encore quelques abrutis de cyborgs affrontant les hommes de Red cherchant à rejoindre leur capitaine au sommet du château du Malvoulant. Et ressortant enfin à l'air libre, sous l'infrastructure branlante.

Et ce n'est que là que je m'arrête enfin, mon nez retrouvant sa couleur de fusion alors que je relâche ma concentration sur mon haki pour finalement regarder la tour maintenant au dessus de ma tête qui menace de s'effondrer totalement.

Dans ma gueule, le corps du Kidd a largement fondue et glisse lentement de mes lèvres tandis qu'ils prononcent ses derniers mots.

- C'est... Terminé.

Est ce que je comprends de quoi il parle exactement ? Non, et je m'en fiche, me contentant de le regarder s'écraser au sol tandis que son aura disparait de la perception de mon Haki empathique.

Avant même qu'il touche le sol, je regarde la ville et, créant des nuages flottant pour retenir la tour, j'ordonne aux gens de partir.

Alors je ne vois pas cette télécommande que Kidd avait dans la main. Je ne vois pas non plus qu'elle tombe un peu plus loin que son corps, rebondissant un coup sur un angle, un coup sur sa tranche, avant de finalement rester une seconde en équilibre à la verticale et de tomber. Tomber du côté du bouton rouge qui s'enfonce.

*CLIC*

BOOOM


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BOOOM

C'est le dernier bruit que vous entendez tous alors que soudainement, la tour qui l'instant d'avant était parcourue d'éclair explose de l'extérieur. Il faut croire qu'En Marche avait tout prévu : s'ils ne pouvaient pas partir de Treize, personne ne le pourrait.

De l'intérieur, la tour est soudainement parcourue de flammes démentielles qui n'épargnent personne tandis que les murs chauffent, brulent, se fragmentent et se volatilisent en des milliers d'éclats qui ravagent les couloirs en un tourbillon de shrapnels meurtriers

Suivant la tour et le dernier ordre de Kidd, les larbins d'En Marche suivent leur maitre dans la tombe, en explosant a leur tour, faisant des dégâts considérables aux forces alliés de l'équipage de Red et tout ceux se trouvant en train de les combattre.

De l'extérieur, la tour semble s'éventrer sur toute sa hauteur, sa carapace brisée et fumante propulsant des tonnes de pierres et d'aciers en morceaux plus gros que des maisons sur la ville de Treize et ceux qui y combattent

Le dernier cadeau d'En marche.

Bonne chance...
    Je ne vais pas y arriver. J’ai beau me démener, Sorah Connor gagne du terrain rien qu’en ouvrant la bouche, la moindre parole m’immobilisant complètement, rendant les robots adolescents presque dangereux par moment si je n’avais pas le Haki pour me protéger. Je m’épuise à aller le plus vite possible tandis que lui marche tranquillement et pourtant me rattrape. Il ne reste que quelques robots, mais le couloir est encore long et lui n'est qu’à quelques mètres derrière moi. Il peut m’assaillir quand il le veut mais s’amuse de la situation et de mon impuissance. Je ne vais pas y arriver.

    Mais subitement la tour bascule et m’offre une pente glissante pour atteindre ma destination. Sorah Connor a beau hurler, me déchirant les oreilles, c’est la gravité qui me permet d’avancer, pas mes jambes.

    Et j’arrive à cet escalier où un groupe de femmes dort sur les marches, entassées d’une manière peu naturelle – probablement lié à la bascule de la tour également. Avant que le hurleur ne tombe sur ma position, je prends appui et me propulse d’un seul bond pour gravir les marches et parvenir en haut.

    En haut, nulle Izya à l’horizon. L’orage tonne et le décor porte les marques d’un grand affrontement, mais seul Red se tient encore là, debout… Inutile de vous cacher la vérité plus longtemps, je n’ai pas essayé de venir ici parce qu’Izya était seule. Je veux la protéger bien sûr, mais ce n’était pas la raison principale. Pas cette fois.

    Lorsque j’ai remarqué que le moindre mot de mon ennemi me paralyse totalement, j’ai immédiatement compris que je ne pourrais pas le battre en l’état. Il peut m’immobiliser quand il le souhaite pour me porter le coup fatal, je suis entièrement à sa merci. Alors devant ce qui devait être fait, j’ai eu la faiblesse de vouloir retrouver Izya. Mais il n’y a que Red ici, et Sorah Connor me suit de bien trop près. Mon rôle dans cette bataille est d’éloigner tout obstacle du chemin de Red, et je n’ai pas le temps pour lui demander une dernière parole. Voilà pourquoi je me suis échiné à venir jusqu’ici. Tandis que mes index s’enrobent du noir de l’armement, je regarde mon vieux compagnon d’arme et mon vain espoir s’envoler, et je me perce les tympans. Jamais plus je n’entendrais la voix d’Izya…

    Le sang coule dans mes oreilles tandis que je m’engouffre dans l’escalier avant que l’hurleur n’arrive en haut. J’arrive sur lui, Shusui dégainé, avec la rage du deuil et de mon devoir : il n’approchera pas de Red ! Ma lame s’arrête devant sa main sans la toucher, artifice similaire au Haki protecteur mais il n’en est pas : un orbe d’air sous pression absorbe le choc dans le creux de sa main, à la façon d’un impact dial. Ma lame s’enrobe de noir mais ne gagne pas de terrain pour autant. Dans sa paume ouverte sort la pointe d’un pieux de métal. C’est au premier qui lâche. Je le vois ouvrir la bouche mais je n’ai aucune idée de ce qu’il dit, je ne sens que la chaleur du liquide pourpre dans mes oreilles. Une lumière s’allume au fond de sa gueule, un laser en sort et me transperce l’épaule. Une main en moins sur mon arme, je recule d’un pas et il avance, son orbe toujours contre ma lame. Il n’a plus besoin de renforcer son bras par le soutien de la seconde main qui vient me menacer de son propre surin. Je m’injecte des hormones et mon membre armé double de volume. Il recule d’un pas dans cet escalier de Pise, entouré par les corps des femmes endormies, j’avance d’un pas. Il doit de nouveau utiliser ses deux mains pour me repousser, pourtant la distance entre ma lame et sa paume reste inchangée. La force brute ne permet pas de traverser cet orbe d’air pressurisé ? Il ouvre de nouveau sa gueule lumineuse. S’il touche mon autre épaule c’est foutu, je lâcherai prise et son surin filera droit vers mon cœur. Cœur que j’ai mis au second plan dans cette bataille, j’ai voulu mettre de côté tout ce qui taraude mon esprits. Red est il le vrai ou un imposteur ? Quid de ma relation avec Izya ? Mais surtout : et moi dans tout ça ?

    Pourtant je ne suis pas parvenu à rester exempt d’émotion. Le sang froid ? Pas cette fois. Sacrifier mon ouïe pour survivre m’importe peu. Mais ne plus pouvoir entendre sa voix à elle… alors qu’on a pas encore fini de clarifier notre situation ? La lumière est prête, Sorah va tirer et l’instant d’après tout sera terminé. Je ne saurais pas si Izya a raison ou non. A-t-elle été qu’un pansement pour moi ? Mais alors qu’y a-t-il dessous ? Qu’y a-t-il à l’intérieur ? L’intérieur… la voilà la solution !

    L’aura de l’armement s’agrandit autour de ma lame et, sans bouger de sa place, ma lame atteint pourtant la main de Sorah. Sans la toucher, le coup porte, détruit l’artifice dans son gantelet, l’orbe disparaît et Shusui poursuit sa route vers son cœur.

    C’était au premier qui cède.
    J’ai cédé l’ouïe, elle la vie.
    Victoire.
    BOOOM
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    Périr, c'est une bien étrange sensation. J'ai souvent cru frôler la mort, mais jamais je n'ai vraiment été décédée. Je m'évanouissais et je reprenais connaissance plus tard. Là, c'est très différent : j'ai clairement conscience d'avoir perdu la vie. Etrangement, je m'attendais à ce que mon existence défile sous mes yeux, ce qui aurait été assez cocasse car j'ai passé la majeure partie de ma vie aveugle et dans le noir. Pas de long tunnel avec une lumière au bout. Ni paradis, ni enfer.

    Je suis sur une plage, avec sur le dos la grande robe blanche que je portais quand j'étais encore dans la Marine. La lune est pleine et éclaire de sa lumière blafarde le paysage. Les rayons sélénites se reflètent dans le sable humide et le font scintiller de mille feux. S'il n'y avait les vagues qui me léchaient les orteils, j'aurais l'impression de marcher parmi les étoiles. L'air est chaud, et légèrement humide des embruns salé de l'océan. Le chant du ressac est comme une berceuse à mes oreilles. Je suis là, je suis bien, j'ai bien envie de rester.

    Derrière moi, une forêt dense, grouillante de vie, et devant moi, des flots sombres viennent s'échouer inlassablement sur le sable fin. Pourtant c'est la mer qui m'attire. Elle m'appelle, elle m'invite à me laisser couler en elle. J'ai envie de m'y abandonner. Et sans même m'en rendre compte, j'ai déjà de l'eau juste en dessous du genou. Et soudain, une voix m'interpelle.

    "Je ne pensais pas que tu étais du genre à prendre un bain de minuit, Jes'"

    Je me retourne comme une voleuse prise sur le fait. Pourtant, je n'ai rien à me reprocher, nom d'une biscotte! Je vois une silhouette d'un gamin, la peau halée, les cheveux ébène et le regard obsidienne. Il doit avoir quinze ans, et franchement, je sait pas qui c'est.

    "Ne me dis pas que tu m'as oublié." dit l'étranger, déçu.

    C'est vrai qui lui connait mon prénom, et qu'il me parle comme si on était amis de longue date. Moi, j'ai beau me creuser les méninges, je ne me remets pas le jeune homme. Ma curiosité est plus forte que mon attirance pour la mer, je me dirige vers cet adolescent. Chemin faisant, son odeur me parvient, elle est familière, chaude, et pourtant, elle me serre le cœur.

    "Hakim?"

    Ma bouche a formulé son nom avant même que mon cerveau se soit totalement souvenu de lui. Il sourit. Hakim est un ancien camarade de l'Académie de la Marine qui est mort presque sous mes yeux.

    "Mais que fais-tu ici sur cette plage?"

    "La plage n'est pas réelle, Jes'"

    "Hein?"

    "Ce lieu n'est qu'une projection de ton esprit mourant pour te faire accepter l'inéducabilité de ton sort." m'annonce-t-il abruptement.

    "C'est donc que je suis morte?" dis je d'une voix blanche.

    "Pas encore." Pondère l'enfant du désert. "Si tu va dans la forêt derrière moi, tu vivras, si te laisses couler…"

    Il se coupe, la mine surprise de me voir regagner si vite la plage. Quant à moi, je ne lui adresse même pas un regard lorsque je passe à coté de lui.

    "J'ai encore une fille à aller sauver. Je n'ai malheureusement pas le temps pour discuter avec des chimères qui n'existent que dans ma tête."

    Je reviens au réel la poitrine en feu. Combien de temps suis-je… ? Je l'ignore, mais je comprends vite que je n'ai pas respiré depuis un bail et que je manque d'air. littéralement. Mon corps, dans un spasme puissant, inspire une telle quantité d'oxygène que je finis par avoir grosse quinte de toux. Ma pas le temps de tergiverser, il faut que je retrouve Lola!

    Je n'ai pas à chercher bien longtemps, le bruit du combat est terrible et mon cœur saigne non pas de la transformation physique de la lapine, mais de la voir se faire malmener par ce fichu robot. La rage afflue en moi, et au lieu de la contenir et de ne pas la laisser s'exprimer comme je le fais d'habitude, je la laisse couler en moi. Elle va se concentrer dans mes poings et alourdir mon haki de l'armement. Oui, voilà, c'est cette sensation là… la même que lors du combat contre le Liberticide.

    Je n'ai pas récupéré la vue pour contempler ceux que j'aime se faire blesser; Pourtant, le cyborg blond est en train de faire du mal à mon enfant. Je suis fière d'elle, de la voir lutter avec autant de courage contre un adversaire de ce niveau. Mais je sais qu'elle ne gagnera pas, et mon corps bouge bien avant que mon esprit ne conceptualise le mouvement. D'un soru, je me jette dans sur l'androïde et je le frappe à la poitrine. Fait étrange, c'est la réplique exacte du coup qui m'a mise au tapis. Sauf qu'il ne bouge toujours pas. Mais ce n'est pas grave si son blindage en granit marin tient le choc car je viens de découvrir ce que j'appellerais plus tard l'Aiguille forgée : c'est à dire concentrer les effets destructeurs de mon fluide offensif et les combiner avec mon Echo Sonar Wave pour frapper directement un organe interne. Présentement, le noyau d'énergie de cette satanée machine. La lueur rouge dans ses yeux vacille un instant, avant de s'éteindre.

    Je me retourne alors vers mon enfant. Nom d'une biscotte, il ne t'a pas loupé! Pourtant tu es si belle dans ta forme Sulong. Mais j'ai bien peur qu'elle ne me reconnaisse plus, et qu'elle ne m'attaque. Sauf que c'est pire encore, car le robot reprend vie sous nos yeux ébahis.

    "Désolé, mon enfant. Je m'occuperais de toi plus tard. Il semble que la petite punition que je lui ai donné n'ait pas été suffisante."

    Il se jette sur moi et je le cueille au vol. Mes coups sont rapides et précis. Et s'ils ne brisent pas sa carapace, j'endommage sérieusement ses mécanismes internes. Il n'est pas mort, mais je l'ai rendu incapable de bouger. Sauf que cette fois, c'est la Mink que se jette sur moi, elle me frappe, me griffe, et je me vois dans l'obligation de me protéger avec mon haki de l'armement pour ne pas me faire déchiqueter. J'attends un temps mort dans ses assauts pour passer à l'action. C'est la plus douces des attaque dont je suis capable, je la prends dans mes bras et je lui fais un câlin comme seules les mamans savent en faire.

    "Tout va bien mon lapin, c'est fini."

    Sauf que non, pour la seconde fois, monsieur l'humain artificiel décide de jouer les prolongations. Son corps se met à rougeoyer et à siffler comme une théière. Certainement un mécanisme d'autodestruction.

    "Ha là là, décidément, tu n'es qu'une machine qui ne sait que tuer. Quelle tristesse. Frapper un être pathétique comme toi me fend le cœur. Mais il faut que je t'apprenne le sens du mot stop!"

    Je ne frappe pas le malheureux à terre. A la place, je frappe le sol sur lequel il est allongé et je le détruis faisant choir la bombe humaine dans la salle des machines qui permet à cette immense structure d'avancer. Puis je file protéger mon enfant avec mon corps quand l'explosion secoue tout l'édifice, allant même jusqu'à le faire basculer sur le coté!

    "Je crois qu'avec ça, En Marche est définitivement à l'arrêt! S'ils s'en relèvent, ils se rebaptiseront Renaissance."

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    Et la tour chute
    La Tour Sombre - Page 2 51pg

    Dernier Saut:





    La bataille fais rage entre la Sulong et l'androïde. Malgré sa transformation, Lola n'est pas assez forte pour vaincre son ennemi. Mais son conscient est noyé dans la colère et dans sa forme mythique. Elle ne peut s'arrêter de combattre. Même lorsque que sa propre mère vient l'aider, elle l'attaque aussi. Un Mink qui ne contrôle pas sa forme Sulong ne distingue malheureusement plus ses ennemis de ses amis. Heureusement, Jeska est forte et réussi à repousser un moment sa fille pour pouvoir achever enfin le droïde en détruisant le sol de l'étage faisant tomber le mécanique sur le point d'exploser. La tour entière tremble et se mets à basculer alors que l'explosion finit de réduire en poussière les derniers paroles qui permettaient à la tour de ne pas chuter. Il n'y a plus d'issu, la tour tombe. L’instinct de survie retentis en Lola qui s'apprête à s'enfuir, mais, quelques choses semble la retenir. Un bref moment de lucidité travers la jeune Mink qui attrape Jeska et Nakajima sans regarder ni savoir ce qui c'était passé pour son combat à elle contre l'autre mécanique. Sans réfléchir alors que la tour se rapproche du sol, la Sulong se jette par le troue qu'elle avait créé en se transformant. D'un bon de géant, elle saute dans le vide en tenant dans ses bras sa mère et cette autre personne qu'elle ne connaissait pas trop.



    La chute est bien trop grande pour que quiconque survive. La Mink encore sous forme lunaire plante ses griffes contre la tour qui s’effondre sur elle même pour essayer de ralentir la chute. Mais l'impact approche, la tour touche le sol et se disloque de par et d'autre. Lola est obligé de sauter le plus loin possible. Les débris vol de partout et manque de toucher les trois pirates en chute libre. Lola dans un dernier élan de lucidité déclenche sa forme Full Shield sur tout son dos et se tourne. L'impact est violent et projette les 3 personnes sur le sol alors que Lola ramasse le plus gros des dégâts dans son dos. Jeska s'accroche fortement à sa fille alors que Nakajima parvient à se réceptionner en sortant au dernier moment des bras de la Mink. Mère et fille roulent sur quelques mètres avant d'enfin se stopper. Les deux se relèvent après un petit moment de calme malgré le bruit sourd de la tour en train de s'abattre complètement sur le sol. Jeska peu alors enfin prendre sa fille dans ses bras pour la calmer et lui dire que tout est finit. La Mink commence à calmer sa respiration alors que son corps reprends petit à petit sa forme originale. Une fois revenue à la normal, Lola ne peut rester debout que quelques instants avant de tomber de fatigue dans les bras de sa mère. La fille est perdue, elle ne sait pas du tout ce qui vient de se passer et constate juste que sa mère est en vie, que la tour est au sol et qu'elle n'a plus aucune force. Jeska lui remet ses cheveux en place comme pour lui dire que tout va bien alors que Lola s’évanouit finalement n'ayant plus aucune force après sa transformation.



    Pour Lola, cette guerre s'achève ici. Tobi retrouvera Jeska et sa Dame peu après la chute de la tour. Il avait réussi à sortir à temps. Mais il annonce alors à Jeska que ce n'était pas le cas du reste de l'escouade qu'il n'avait pas pu sauver. Tobi regarde la tour au sol et tombe à genoux en frappant la terre. Peut-on vraiment parler de victoire pour cette opération. Tobi n'avait pu sauver personne, Lola a failli mourir consumer par ses propres pouvoirs et aucun des deux n'avaient vraiment gagner le moindre duel. Cette guerre était encore plus hors de porté que celle sur Toreshky et Tobi comprends alors que sa Dame et lui vont sûrement devoir partir bientôt pour retourner à des aventures à leur hauteur. Tâter le haut du panier peut-être de bonne expérience, mais cela commençais à faire trop pour le bras droit de la lapine qui se rends alors compte que leur place n'est pas encore ici. C'est la cours des empereurs et des plus grande puissance. Bien sûr qu'un jour, cette cours sera la leur, mais pour le moment, il est encore trop tôt. Tobi se relève alors pour osculter sa Dame sous les yeux de Jeska. La mère voit alors que le bras droit de sa fille à l'air pensif et lui demande ce qu'il se passe.




    Tobi Dame Lola s'en sortira, elle est surtout fatigué... Mais j'ai une demande à vous faire. Lorsque nous serons rentré et que Dame Lola sera de nouveau en forme, j'aimerais que vous m'aidiez à la convaincre de partir de l'Armada. Je sais que c'est égoïste, mais il faut être réaliste, ce n'est pas sa place ici et ce n'est pas la mienne. Nous devons retourner là où nous serons vraiment utile. Nous devrons repartir pour revenir un jour Madame. Sinon nous finirons par mourir comme nos autres camarades. Alors je vous en conjure, aidez moi à la convaincre de rebrousser chemin lorsque le moment sera voulu. Ce n'est pas encore notre heure ici, et je pense que vous le savez vous aussi.


    Pour Lola et Tobi, la guerre est maintenant finit. Mais pourront-ils parler de victoire ? Est-ce que Lola va comprendre et accepter la demande de Tobi ? Pourra t-elle repartir alors qu'elle avait trouvé une mère ? Impossible de répondre, car pour l'heure, la lapine dors paisiblement dans les bras de sa mère après cette dure bataille qui l'aura pousser jusqu'à ces dernières limites.







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    Parfois, j'ai vraiment la sensation que tout m'échappe! Entre l'inclinaison de l'édifice, me faire attraper au vol et la destruction progressive du bâtiment, j'ai l'impression d'avoir été absent alors que la guerre continue de faire rage. La tour est sur le point d'être abattue, mais il en reste sans doute encore une sur cet échiquier funeste. Et qui sait si le roi peut encore faire un roque? Il semble difficile de prédire quoique ce soit avec la fourberie technologique d'En Marche et l'hardiesse des pirates de Red. Je me surprends à regarder la femme prendre dans son étreint la lapine quelques secondes. Quelques minutes? Le visage grave, mon regard se met à fuir, baissant la tête sur le côté. Voir autant d'affection au milieu d'une bataille tant à me déstabiliser, car je ne peux m'empêcher de repenser à mes propres enfants perdus. Mes yeux observent alors le paysage sinistre et je retrouve la réalité. Je me demande si je dois vérifier si mon adversaire est définitivement hors service. Malgré le remue-ménage, je suis pas étonnée d'y voir des survivants mécaniques, voire fongoïdes. Pour avoir vu Teach en personne à l'œuvre durant l'assaut de Thriller Bark, il a été capable de se protéger avec des tentacules végétaux. J'ignore s'il est aussi capable de se régénérer avec, ça ne serait pas impossible. Peut-être que le Pacifista est moins problématique et que je ferais mieux de le laisser tomber. Toutefois, je me garde en tête qu'il peut encore revenir, plus menaçant que jamais. Et dans l'optique de me préparer à toutes éventualités, j'éjecte du magma sous mes pieds, cherchant à étendre ma zone d'influence.

    RED HELL!!

    Pendant que la lave évolue sous le sol, je reprends ma route en boîtant et sans interagir avec les deux femmes. Je préfère retrouver Rossignol avant que les décombres ne puissent avoir raison de lui. Quoique, ça pourrait bien me libérer de ma situation. Le danger est partout ici, je me méfie autant des Libres Pirates que le Malvoulant lui-même. Et paradoxalement, je ne serais pas plus en sécurité près de Red... J'espère réellement que cette dette sera effacée à la fin de cette guerre. Je ne me préoccupe clairement plus du menu fretin, préférant me concentrer avec mon Haki de l'Observation, reniflant chaque coin aux alentours qui pourrait m'indiquer la présence du rouge ou d'un danger imminent. Alors que mon instinct est en alerte, des survivants ennemis amalgamés entre la chair et le fer m'identifient et se lancent sans hésiter vers moi. Toujours eux?! Décidément, ça n'en finit pas! Les balles et les boulets fusent alors dans ma direction, d'autres se ruent aveuglement sur moi pour s'autodétruire. Au début, les projectiles ne me contraignent qu'à me reconstituer, mais je comprends tardivement que cette manœuvre n'est pas gratuite. Alors qu'un suicidaire s'explose à quelques centimètres de moi, sortant des débris, l'Hespéride me charge d'un coup d'épaule puissant. Avec l'alliage en Kairōseki, je ne peux qu'encaisser pitoyablement le coup, roulant sur une grande distance au milieu des ruines.

    — « Kof! Kof! Kof! Encore toi?! »

    Je grimace en m'efforçant de garder de ma superbe. Empoignant ma hanche de peur que la plaie se réouvre, je tente de regarder mon adversaire et de ne pas oublier la vermine. Je dois empêcher les lascars de me prendre pour cible tout en veillant du coin de l'œil le Pacifista. Ces derniers me retrouvent et me tirent à nouveau dessus. Je me déplace tant bien que mal pour éviter les impacts les plus violents. D'un coup, je fais un écart plus par réflexe que par autre chose, laissant un filet en Granit Marin me rater. Parallèlement, l'androïde tente de me renvoyer sa chaîne en Kairōseki, mais je parviens avec difficulté à exécuter dix frappes rapides sur le sol avec mon pied. Aussitôt, je m'élance en arrière sur un côté.

    SORU!!

    Me mettant à distance, je titube encore. Le temps de ramener sa chaîne, le Pacifista recharge à nouveau son laser. Je tourne rapidement ma tête dans sa direction pour vérifier où il en est et où se trouve les machines d'En Marche. Maintenant que mon magma est assez étendu, je dresse une muraille incandescente sous la vermine pour m'en débarrasser. À la manière d'un geyser, le liquide ardent jaillit dans un flot terrible.

    ABJECT DAMNATION!!

    Dans la foulée, je fais grossir mon poing de magma et je l'imprègne du Haki de l'Armement, puis, je m'expulse d'un Soru vers ma cible. Je préfère prendre le risque d'aller au contact pour le finir une bonne fois pour toutes. Grâce à la vitesse, j'en profite pour maximiser la puissance que je peux emmagasiner et lui asséner un coup puissant au niveau de la tête. La force d'impact est telle que le choc se répercute dans sa boîte crânienne métallique. J'espère bien réduire à néant ses prises de contrôle. À défaut de pouvoir le détruire totalement, je compte bien l'entraver, pièce par pièce. Dans mon élan, je le fais tomber à la renverse, l'empêchant alors d'exécuter son tir. Au plutôt, lui autorisant à le faire uniquement à l'intérieur de son bras, comme si la bouche en était obstruée. Une explosion interne l'endommage de toute part, soufflant sur une large zone d'effet. La force de la déflagration vient balayer les environs, mais étant un Logia, je résiste à la détonation, me reconstituant alors immédiatement.

    — « Kof! Kof! Kof! »

    À quatre pattes, je reprends tant bien que mal ma respiration et constatant les morceaux de l'Hespéride. Cette fois, il ne peut plus nous nuire. Il faut plus qu'une pièce importante pour capturer la reine, il faut s'y mettre à plusieurs! Je ne suis donc pas prête de tirer ma révérence maintenant, mais je me relève doucement, cherchant à me ménager. J'ignore où ce que j'en suis au niveau de mon énergie, mais je ne risque de ne pas d'être très utile pour la suite. En tout cas, dans l'immédiateté. Je regarde à nouveau autour de moi. Je souhaite toujours rejoindre Red, j'aurais la sensation d'être plus utile avec lui qu'ici. Tant que le Malvoulant ne tombe pas, il faut considérer la bataille comme inachevée. Je ne désire pas quitter Treize sans l'avoir vu mourir. Il est possible que le Pacifista ne soit qu'un pion, je préfère m'assurer de savoir quels sont les ennemis qui restent, d'où l'intérêt de faire les comptes avec le rouge.
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    Euh... j'ai rien fait! Enfin je crois...
    Pourquoi au moment où mes attaques perforent la tour, cette dernière... semble imploser? Même sans ma vue, mon Haki perçoit d'étranges auras et surtout leurs mouvements, tout le monde était projeté et des voix s'éteignant à plusieurs points du bâtiment.

    - Qu'est-ce que... Skela? Gaho?

    - Capitaine! La tour explose de partout, mais on ne dirait pas que ça vient des boulets de canon! Pas vrai Gaho?

    - C'est clair! Même les pirates n'ont fait que viser les pattes de la tour et elle a fini par s'affaisser et aucun projectile ne semble avoir touché le bâtiment! Je comprends pas...

    - Hum... Attendez... J'ai vu des personnes voler et mourir un peu partout... mais à chaque fois c'était autour d'une personne, dont l'aura semblait s'estomper peu à peu, avant que les autres ne volent partout!
    C'est quoi ce boxon? On dirait que ces types voulaient se faire exploser en emportant le plus de monde avec eux! Quel équipage de dégénérés!


    Même si je n'ai pas de preuves de ce que j'avance, la coïncidence entre le son des explosions et les divers mouvements des auras, ça semble aller dans le sens des kamikazes.
    Je déglutis, en tanguant un peu: sentir autant de voix s'éteindre d'un coup, couplé à l'utilisation intensive de mes pouvoirs, ça me fiche un sacré coup de fatigue mentale.

    D'autres explosions se font entendre et Skela crie plus fort encore:

    - LE VILLAGE! IL Y A DES DÉBRIS QUI TOMBENT...

    - SKELA! GUIDES-MOI!!!


    Même pas besoin d'entendre la suite: la panique débordante de la Tontatta suffit à me faire comprendre que la situation est grave et il n'y a pas trente-six villages aux environs de l'iceberg... surtout là où j'ai envoyé les anciens esclaves pour faire l'évacuation!

    +++++++++++++++++++++++

    Pas besoin du haki perceptif pour voir la panique emplir ce village composé de baraquements pour les esclaves.
    Ils étaient déjà en stress, avec l'approche de la tour sur leur position et heureusement, les anciens gladiateurs envoyés par Kardelya ont pris en main l'évacuation, pour tâcher d'ordonner au mieux la panique.
    Pour éviter d'être piétinés, le village tente de fuir par le sud, de façon à mettre l'iceberg échoué entre eux et le bâtiment marcheur... lorsque ce dernier explose.
    Sursautant en majorité avec le vacarme des explosions qui s'ajoute au fracas déjà en cours, l'effroi gagne la population "carcérale", qui hurle en courant et se bousculant, alors qu'une pluie de feu, de roche et de métal semble être dégueulée par la Tour, qui s'effondre complètement.

    Une gigantesque tornade apparait alors, semblant venir de l'iceberg et tel un rouleau compresseur, le tube de vent frappe et balaie tout sur sa route, repoussant une grande partie des projectiles, même si certains passent et s'écrasent (disons que sept sur dix sont stoppés).

    Quelques badauds ignorent presque le danger, bouche bée par ce spectacle hallucinant, avant d'être saisis et tirés vers le Sud par les gladiateurs:

    - Je reconnais ça! C'est la révolutionnaire qui nous a envoyé ici! Allez magnez-vous et profitons-en!

    Ondulant un peu comme un serpent, la trombe aérienne semble peiner à trouver sa trajectoire, mais finit par repousser le champ de débris étant né de l'agonie de la tour des cyborgs, alors que la population trouve refuge finalement près de l'iceberg, près des camps établis par révolutionnaires et pirates.


    +++++++++++++++++++++++

    - Trente degrés à l'Ouest! Non, plus vers le Nord! Vous pouvez augmenter le diamètre de la trombe... voilà c'est bon! Non encore en bas à droite, sur huit mètres environ!

    J'ai l'impression que mon crâne va exploser, tellement la pression dessus est grande. Entre les cris stridents de Skela, pour couvrir le son de la tornade entre mes mains tendues, le fait que je doive contrôler cette bourrasque, pour éviter de tout emporter autour de moi et l'empathie qui détecte tout autour d'elle, ça fait énormément niveau concentration.
    Je ne sais pas du tout ce que je fais, si c'est efficace, même si je sens beaucoup d'interférences dans ma tornade, causées par le passage des débris dedans. Je dois réguler la puissance des vents, pour être certaine de pouvoir dégager au loin ce qui semble être un shrapnel chaotique venant des multiples explosions de la tour.

    - C'est bon! Quelques roches se sont écrasé sur le village et ses environs, mais la majorité s'est faite dégagé! C'était super capi... CAPITAINE?!?

    Alors qu'elle célèbre ça, dès qu'elle a prononcé ses deux premiers mots, j'ai désactivé mon pouvoir, avant de m'effondrer à quatre pattes, toussant et crachotant de sang quelques temps... pour ensuite vomir mes tripes, prise d'une sacrée nausée, mon fluide perceptif se désactivant un temps.

    - Urgh... Ça... Ça va... J'ai juste... trop forcé... Je dois souffler... juste un peu...

    Je suis pas vraiment certaine d'avoir une tête de vainqueur à l'instant, la tête sur un mélange de bile, de sang et de vomi, mais qu'importe. Je suis soulagé de voir à travers mon Haki les vies des civils à coté, à l'abri derrière l'iceberg.
    Je me redresse difficilement, Gaho et un membre de mon "équipage" me soutenant:

    - Tu as une tronche cadavérique, capitaine! Je vais appeler Hachiro et...

    - Non! A... Attends, je dois aller vérifier quelque chose... et envoies plutôt Hachiro près de la tour, avec tous les médecins possibles et des soldats: je sens trop d'auras faiblardes autour du château et ils ont sûrement besoin d'aide...


    Je sens la gêne et la panique chez Gaho, mais il finit par acquiescer, avant de partir rapidement, me laissant me remettre d’aplomb.
    Je tangue un peu, mais je parviens à rejoindre le champ de bataille, mes troupes sur les talons.
    J'ai surtout détecté au moment de l'explosion une forme massive et familière se faire envoyer valdinguer... voyons... ici!

    - Skela! Il y a quoi devant moi?

    - Euh... OH! C'est la pirate-dragonne! Elle est sous des gravats et je vois à-peine quelques écailles dépasser!

    - D'accord... Les autres, rapprochez-vous de moi!


    Perchée sur mon épaule, ma seconde a clairement vu juste pour Izya, dont je sens l'aura très faible devant moi, et concernant les débris sur elle...
    Je pose un genou et les deux mains au sol, déployant mon champ éolien jusqu'à la pirate, mettant un moment à recouvrir son corps massif d'une couche de vent... avant de déployer un dôme de vent autour d'elle. J'explose et repousse les gravats autour d'elle, avant de générer un autre dôme autour de moi et des troupes m'accompagnant, pour que les éclats de roche et de métal ne nous atteignent pas.

    Je titube un moment, avant de me reprendre et de m'avancer vers la dragonne:

    - Je ne sens pas d'attentions néfastes autour! Occupez-vous des blessés, vite!
    Quant à toi la reine grincheuse... tu n'as pas intérêt à mourir...


    Prononçant cette ultime phrase à voix basse, je me laisse tomber à coté d'Izya, soupirant longuement, alors que les troupes se déploient autour de nous.
    C'est... c'est vraiment usant le Nouveau Monde dis-donc... Mais si j'ai réussi à survivre à une guerre contre un équipage d'Empereur... est-ce que je peux espérer tenir la cadence sur cette mer? Et surtout la cadence face à Ragnar?
    Difficile à dire... et en vrai, est-ce que c'est le moment de se soucier de ça?
    Ce doit être un mélange de ma vie passée aux cotés de Ragnar et de mon Haki de l'observation que j'utilise de plus en plus et qui se fait de plus en plus aiguisé... mais avec le temps, j'ai complètement délaissé le coté solitaire et froid, pour davantage me soucier des autres...

    Je tends la main gauche et tapote machinalement et doucement la tête de la dragonne à trois reprises, avant de me recentrer sur l'observation des environs, au cas-où.
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    Après moi le déluge hein Kidd ? Je ne peux pas dire que je cautionne. Mais je comprends.

    Pendant quelques instants Treize tout entier retient son souffle, attendant le grand Crack qui tirera le coup de rideau final sur le spectacle sanglant que nous jouons depuis des heures. A cause des cyborgs qui se figent partout dans l'imminence de leur destruction ? A cause de la prégnance de la dernière l'intention de Kidd ?

    J'ai connu un samouraï autrefois, il disait que celui qui, la tête subitement tranchée, peut encore accomplir une dernière action avec assurance. Celui qui devient pareil à un fantôme vengeur et montre une grande détermination, même au delà de la mort. Celui la ne devrait pas mourir.

    Je ne pense pas que ça s'applique vraiment à Kidd.

    Mais peut être à d'autres ?

    Alors que le dernier instant d'En Marche s'étire en une longue seconde d'éternité, je rappelle mes ténèbres. Dans toute la tour, la zone d'ombre qui nappe le sol se rétracte et disparait comme une trainée de poudre à qui on vient de bouter le feu, et dans le processus, tout ceux qui y sont plongés sont avalés par mon pouvoir, happés de cette zone promise à destruction pour basculer dans les ténèbres protectrices de mon pouvoir.

    Et moi ?

    Moi j'ai le Tekkai.


    BOOOM


    [...]


    La déflagration de la tour sonne le glas des combats autour de la forteresse, faute de combattants. De la monstrueuse structure qui menaçait d'écraser la ville de sa technologie avant gardiste ne reste qu'une ruine. Fendue en deux par l'explosion, il ne reste du miracle d'En marche que deux flèches métalliques calcinées et dressées vers le ciel au dessus des fondations noircies et tordues.

    Autour de l'épicentre de la dévastation c'est le chaos hébété qui suit les grands cataclysmes. La ville autour de la tour n'est plus qu'un champ de ruines ou seuls de rares bâtiments sont encore assez intact pour êtres identifiés, et dans lesquels des survivants sont en train d'émerger en titubants. Des survivants que la poussière de la ville détruite rend uniformément gris muraille. Des survivants qui contemplent la démesure de la destruction sans plus songer à recommencer à se battre maintenant que tout semble détruit.

    Se battre pourquoi ?

    Contre qui ?

    Des fondations de la tour, plantées dans le sol au moment ou la structure a basculé sous les coups de canons et la démolition de ses rouages internes, une nappe noirâtre et épaisse commence à sourdre, comme du sang suintant des plaies de la tour. Et surgissant de cette marée au fur et à mesure que la nappe grandit, des gens apparaissent à la surface, s'extrayant comme d'un marais des profondeurs de mon pouvoir. Épargnés, pour un temps en tout cas.

    De mon coté j'ai la sévère sensation de m’être fait rouler dessus par une tour, et ce n'est finalement pas vraiment qu'une impression. Acceptant les mains tendues de mes lieutenants, je me débarrasse de la gangue de cailloux qui m'oppresse pour me relever péniblement, et procéder à une revue rapide de ce qui me reste... Et a priori a peu prés tout.

    - Tu pisses le sang chef.
    - Et tu sens salement la viande cramée...
    - Je mettrais de la pommade.
    - En tout cas on gagné. Enfin je crois...
    - M'est avis qu'avec encore une ou deux victoires comme celle la et ce sera comme si on avait perdu...
    - Heureusement qu'il n'y a pas deux Teach..
    - Mais toujours un non ?
    - Oui. toujours un de trop.

    Étendant mes perceptions grâce au haki de l'empathie, je me concentre sur les vivants autour de nous. Cherchant ceux qui s'en sont tirés, combien ? Qui ? Et dans quel état ? Quels noms je vais barrer cette fois ci pour m'avoir suivi en enfer ?

    Heureusement. Pas les leurs en tout cas, pas encore...

    - Allez, encore un coup sur la bréche. Le dernier.
    - Et nous ? On vient ?
    - Non. C'était trop juste une fois de trop. Restez ici. C'est une victoire, il faut compter les morts, et sauver les autres.


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    Un bruit sourd. Un son strident qui couvre tout.

    Une odeur diffuse. Remplacée par la poussière suffocante.

    Une douce chaleur. Des éclats lacérant.

    Un goût de métal. Un goût de sang.

    Un lumière vive. Puis le noir.

    J'entends sans entendre, je sens sans ressentir, je vois sans voir...

    Tous mes sens sont à l'arrêt, et pourtant je lui là. Je suis là dans ce corps qui ne répond pas. Je suis là et je me demande, est-ce enfin la fin ? Là, enfin, un soulagement à ma douleur ? Ma douleur... Je ne la sens même plus. Doux état de stase avant la mort.
    La mort... J'y ai déjà goûté je crois. Et si c'est bien ce que j'ai vu, alors je vais enfin pouvoir retrouver mon père... Et la paix. Surtout la paix.

    Est ce que j'ai peur ? Est ce que je regrette ? Au fond, je ne sais pas trop. Je devrais être enfin apaisée, je devrais être en paix tandis qu'elle arrive mais au lieu de ça, c'est de la tristesse qui règne dans mon cœur.

    Oh que oui, je regrette. Je regrette que cette vie ait été un véritable fiasco. Je regrette de n'avoir pas pu être celle que j'aurai voulu être, je regrette de ne pas avoir pu profiter des bonheurs qui s'offraient à moi, je regrette de ne pas m'être plus battue pour ce que je voulais.
    Je regrette cette putain de faiblesse qui fait de moi cette ange trop souvent en proie aux doutes, aux remises en questions... Et tout ça pour quoi ? Pour me faire jeter ? Ignorer ? Pour les laisser me fouler du pied ? Pour n'être qu'un putain de pion sur un échiquier ?

    Alors oui je regrette. Je regrette et j'ai peur d'être totalement oubliée dès lors que je laisserai échapper mon dernier souffle.

    Sous la main qui se posée sur ma tête, ma mâchoire de dragon se crispe soudainement, dévoilant mes dents blanches dans une expression de colère sourde tandis que mes yeux s'ouvrent.

    Le noir laisse place à la lumière tandis que l'odeur et le goût du sang imprègne ma bouche et que les blessures des impacts qui zèbrent mon corps meurtri par l'explosion se réveillent et m'arrache un grognement de douleur.

    Ma respiration se saccade tandis que mon corps se tournent pour se remettre sur le ventre dans un dernier effort de soulèvement. Un dernier effort... Un dernier effort pour quoi ?
    Contre quoi je me bats ?

    Contre moi. Contre cette volonté qui m'a amenée jusque là. Contre ce désespoir qui m'enivre et ne passe pas. Contre cette envie morbide qui me bouffe de l'intérieur tant la douleur est grande.

    Mes pattes sont tremblantes, et alors que je venais de me relever ma hanche brisée vacille et je chute sur le côté, rugissant une nouvelle fois dans ces décombres tandis qu'à mes côtés Kardelya dont je reconnais l'aura s'éloigne de quelques pas pour ne pas se faire piétiner. Je l'entends me parler, mais je ne comprends pas ce qu'elle dit.

    Mais de toute façon, ça ne change rien. Mon objectif n'est toujours pas atteint. Teach vit, moi aussi... Et Jeska aussi. Aucune des conditions de la fin de cette guerre insensé et incessante n'est donc réunit. Quant à Red ? Hin. Il n'est pas très loin. Juste là bas, relâchant déjà un flot de ces hommes qu'il a réussi à sauver.
    Un flot de ces hommes où se trouve aussi les femmes que je devais protéger.

    Au moins, il aura fait ça pour moi...

    Au moins à elle j'aurai respecté ma promesse.

    Et d'ailleurs déjà la voix de la femme à la tignasse rose rejoint celle de la révolutionnaire qui tente de me calmer et, s'approchant au plus près de ma gueule au point de poser une main apaisante sur ma joue, son œil réussi à capter le miens assez pour obtenir mon attention.

    - Je peux te soigner, mais un dragon est plus difficile à traiter qu'un humain...

    Un instant, mon regard se plante dans le sien, la jaugeant, réfléchissant. Et puis, après quelques secondes, mon corps changent alors pour prendre ses traits originaux.

    - Je suis une ange, et j'ai pas besoin de soin...

    Une affirmation des plus mensongère alors même que je ne tiens pas debout seule, que mon corps nu est couvert de sang et que je tombe soudainement sur elle, incapable de tenir sur ma jambe.

    - C'est sûr, t'es en pleine forme.

    Je lui lance un regard de défis qu'elle soutient tandis qu'elle m'aide à me déplacer vers le reste des survivants de la tour, suivit de près par la révolutionnaire. Quelqu'un me tend alors un long carré de tissu pour me couvrir, que j'attache difficilement avant de relever la tête et de croiser le regard de Red dont l'état sonne en écho au miens.

    Est ce que je lui pardonne son comportement sur Toreshky ? Non. Est ce que je suis soulagée de le voir ? Non plus. La colère, la rancœur et la douleur sont toujours là. Et je sais que si je survie à tout ça, nous devrons surement parler une dernière fois, à moins que je ne préfère fuir, fuir et disparaitre de sa vie comme je l'avais prévu.

    Mais en attendant, il nous reste un dernier acte à jouer.

    - Tu es libre maintenant... Vous l'êtes toutes. Alors respecte ta part du marché et conduit nous à lui.

    Le visage de la rose se fronce tandis qu'elle soutient toujours une partie de mon poids sur ses épaules, me regardant moi, puis Red, puis les autres autour de nous.

    - Soit.

    Et ainsi se relève l'ultime poignée de combattants les plus puissant, en route pour faire tomber une bonne fois pour toute la terreur des mers.
    Le Malvoulant.


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