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[Quête ] N'est pas Peste qui veut

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海 賊

∆ Feat. Méria ∆


Le soir, Kikai no Shima était presque toujours en pleine effervescence. Des gens venus des quatre coins du monde y perdaient ou gagnaient des sommes astronomiques au jeu. S'il était vrai que même en pleine journée l'endroit était loin d'être calme, c'était sans commune mesure avec ce qui se déroulait une fois le soleil couché. Deux hommes à l'air dur et secrètement armés jusqu'aux dents avançaient dans une ruelle. Le premier était blond et le second brun avec une longue cicatrice sur la joue. En silence, ils se rendirent vers ce qui se trouvait être la porte dérobée d'un bar connu pour ses tapas et ses sessions de karaoké.


« T'es sûr que c'est là ?

- Ouais, je connais le patron, il dit qu'elle vient là tous les soirs depuis mardi.

- Drôle d'oiseau, il est naze ce bouge. »



Le balafré leva les épaules en soupirant avant de baisser la poignée. Ensemble, les deux intrigants entrèrent et se retrouvèrent dans la salle principale après avoir traversé un long couloir rempli de caisses d'alcool et de fûts de bières. La musique était si forte qu'ils pouvaient l'entendre avant même de passer la porte menant au reste du bar. Se mêlant à la foule, ils se rendirent au bar pour commander deux verres de whisky au patron qui les salua discrètement.


« Elle est où ?

- C'est la rouquine, au fond de la salle à droite, la table ovale. »



Faisant attention de ne pas se faire repérer, le balafré tourna lentement sur lui et balaya la salle du regard en avalant une gorgée de spiritueux. Il n'eut aucun mal à trouver celle qu'il cherchait et un simple contact visuel lui confirmait qu'il l'avait trouvé. Se grattant le menton, il termina son verre avant de se retourner pour regarder son équipier.


« Ok, pas de doutes c'est Méria, elle correspond à la photo de sa prime. Va chercher le boss.

- Tu restes là ?

- Faut bien qu'on la surveille, je compte pas la laisser s'échapper.

- Ouais, t'as raison, je reviens vite. »



Tandis que le blond prenait congé, le balafré commanda un autre verre et une assiette de tapas. Il était toujours plus agréable de joindre l'utile à l'agréable n'est-ce pas ? Au fond, la pirate primée ne bougeait pas. Sur sa table se trouvaient de nombreuses assiettes et encore plus de bouteilles d'alcool. Pour une raison étrange, en dépit de son immense beauté, personne n'osait l'approcher. Le balafré sentait bien qu'elle n'était pas le genre de personne avec qui il fallait jouer au con, mais à bien y penser, face à son chef, elle faisait pâle figure. Vingt longues minutes au moins passèrent avant que le brun n'ait de la compagnie. Les portes principales s'ouvrirent avec fracas pour laisser entrer quatre armoires à glace en costume noir suivies par nul autre que le roi de la pègre de Kikai no Shima. King Bradley fit son apparition, la main posée sur son sabre. La musique du bar s'arrêta et les clients se figèrent. Immédiatement, l'homme se leva et vint dans sa direction avant de s'incliner respectueusement. Le mafieux leva l'index pour lui intimer le silence et le balafré s'exécuta. Son regard balaya rapidement la salle et il trouva la Peste. Son escorte et lui avancèrent vers la table ovale de la pirate qui se redressa sur sa chaise avec un sourire narquois. Les gardes s'arrêtèrent tandis que leur chef continuait d'avancer. Tirant une chaise, il s'installa face à la jeune femme. Après un blanc de quelques secondes, la rouquine pencha la tête sur le côté.


« Salut ?

- Bonsoir Méria.

- Que.... Comment connais-tu mon nom ?! C'est.... Pffff, hahahaha, je déconne. Qu'est-ce tu veux ? Et puis t'es qui d'abord.

- King Bradley.

- King ? Rien que ça ?

- Je viens te proposer du travail.

- Du travail ? Écoute, je ne suis pas idiote, je sais bien qui tu es, toutes les personnes qui posent le pied sur cette île l’apprennent presque aussitôt, mais je roule pas pour la mafia.

- Ce n'est pas un problème, je ne compte pas te faire entrer dans mes rangs, ce que j'ai à te proposer c'est un contrat.

- Un contrat ? Je suis une pirate, pas une vulgaire mercenaire.

- Tu peux être ce que tu veux, pirate, cela m'importe peu.

- Hum. Je t'écoute, mais cela ne m'engage à rien, et ça te coûtera une fortune si j'accepte.

- L'argent n'est pas un problème.

- Tsss, l'argent est toujours un problème.

- J'ai besoin d'exfiltrer un client de l'île et de gros bras pour l'escorter jusqu'au Nouveau Monde. Tu n'es encore qu'une débutante, une jeune étoile montante, mais tu es la pirate la plus primée de la l'île actuellement.

- Quoi ? Faudrait faire la nourrice pour un gros plein de soupe pas capable de se défendre seul ?

- C'est l'idée. Connais-tu Hoog Tweed ?

- L'esclavagiste ? Ouais, de nom.

- C'est la cible. Le Contre-amiral Dagan est sur sa trace, ce sera donc potentiellement dangereux.

- Dangereux ? Tsss, comme si un vulgaire militaire pouvait m’impressionner.

- Cesse donc tes idioties, tu n'es personne.

- Pardon ? Va te faire foutre.

- Écoute-moi bien, tu vas faire ce que je te dis et tu seras payée grassement pour cela. Refuse ou déçois mes attentes et je te trancherai moi-même la tête. »



Le regard du mafieux s'obscurcit à mesure qu'il parlait et l'aura qu'il dégageait devint de plus en plus difficile à soutenir. Manquant clairement de confiance, Méria ne répondit pas, se contentant de faire la grimace.


« Rendez-vous demain en fin de matinée sur le quai n°28. »


Laissant la jeune femme là, King Bradley se leva et lui tourna le dos. Ses hommes lui emboîtèrent le pas. La musique revint après leur départ et les clients commencèrent à se remettre à leurs activités. Ruminant dans son coin quelques minutes, la Peste hurla finalement de rage avant de jeter les bouteilles de sa table sur les autres consommateurs, faisant dégénérer le tout en bagarre générale.



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海 賊

∆ Feat. Méria ∆


Les avants-bras posés contre la rambarde en bois du pont de son navire, Hoog Tweed observait le port avec attention. Une légère brise faisait danser ses mèches grasses tandis qu'il reniflait bruyamment par intermittences. En contrebas, de gros durs ne cessaient d'arriver et de monter à bord. King Bradley ne lui avait pas menti, il avait effectivement trouvé des hommes pour assurer sa protection en un temps record. L'une d'entre eux attira plus son attention que les autres. Elle avait de longs cheveux rouges et une silhouette fine. Tout chez cette femme était un appel à la luxure pour l'esclavagiste. En d'autres circonstances, il aurait rapidement mis le grappin dessus, soit pour la revendre, soit pour profiter personnellement d'elle. Même si l'idée était tentante, il savait devoir rester concentré. L'obstiné Contre-amiral Dagan était à sa poursuite, et de ce qu'il avait compris, le militaire ne cessait de gagner du terrain. Après quelques minutes, Bradley lui-même fit son apparition. Les sbires de Tweed le menèrent jusqu'à ses quartiers et il le reçut comme cela se devait.


« Mon ami, quel plaisir de vous trouver ici.

- Également. Avez-vous l'argent ?

- Droit au but ? J'aime bien ça. Oui je l'ai. Dans la valise verte, la moitié comme convenu, le reste quand je serai arrivé à destination.

- Comme convenu.

- Vos mercenaires feront l'affaire ?

- Je pense oui.

- Vous pensez seulement ? J'aurais bien aimé avoir vos propres hommes à la place.

- Je vous ai déjà dit que ce n'était pas possible.

- Oui, oui, je sais, je sais. Ils feront l'affaire. Et dites, la rouquine, comment s'appelle-t-elle ?

- Méria D. Marianne, c'est une pirate primée à un peu moins de soixante-dix millions. Méfiez-vous d'elle comme de la peste.

- Me méfier d'une femme taillée comme une brindille ? Ohohohoho, vous en avez de bonnes.

- Nous nous sommes tout dit. Soyez prudents, voguez avec vitesse et évitez tout contact avec la Marine.

- C'était prévu. On se recontacte.

- N'essayez pas de me doubler, j'aurai l'autre moitié d'une manière ou d'une autre.

- Vous l'aurez, vous l'aurez. »



Après un verre d'un alcool excessivement cher partagé, les deux hommes prirent congé l'un de l'autre et le navire de Tweed prépara son poste de manœuvre. Tandis que les petites mains s'affairaient, il resta dans sa cabine à mettre ses comptes en ordre et ne sortit que quelques heures après. Déambulant dans les coursives du voilier, il se rendit finalement au radier central. Cette grande pièce était sa plus grande fierté. Grâce à bassin intérieur dissimulé, il pouvait ranger son sous-marin de poche, une véritable petite merveille qui avait l'apparence d'un requin. Il lui avait coûté une fortune mais il ne s'en plaignait pas. L'homme avait en tête de bons souvenirs passés à bord, notamment cette fois où il avait pu enlever la fille d'un riche commerçant homme-poisson pour la revendre à prix d'or. Souriant d'une manière mauvaise, il ne remarqua pas tout de suite qu'il avait de la compagnie. Quand il vit Méria, il sursauta avant de se rappeler qui elle était.


« Vous m'avez fait peur !

- Pardon, ce n'était pas mon intention. »



Remettant ses mèches sales en place, l'homme tâcha de se redonner bonne figure. Dorénavant si près de la jeune pirate, il pouvait admirer ses formes, la délicatesse de ses traits et même humer légèrement son parfum enivrant. Elle le rendait fou, et son petit sourire mi-timide mi-narquois n'arrangeait rien.


« Alors c'est toi la pirate.

- En effet monsieur Tweed.

- Hoog, tu peux m'appeler Hoog.

- Comme vous voudrez.

- Qu'est-ce que tu faisais ici ?

- J'admirais votre sous-marin. Je peux vous faire une confidence ?

- Bien sûr.

- Je n'en avais jamais vu de si près. Ma mère... ma mère disait que rien n'était mieux qu'un sous-marin pour voguer sur la route de tous les périls.

- Ta mère était une femme intelligente.

- Oui...

- Tu voudrais le visiter ?

- Vraiment ?!

- Suis moi. »



Fier comme un coq et roulant des épaules, l'esclavagiste mena la belle femme rousse à l'intérieur du submersible. L'endroit était très étroit mais bien pensé. Le poste de pilotage était prévu pour une personne, tout comme le reste du lieu de vie. Particulièrement intéressée, la pirate posa de nombreuses questions à un Hoog qui se faisait un plaisir de lui répondre pour l’impressionner. Les étoiles dans les yeux de la demoiselle le rendaient de plus en plus entreprenant et il se permit plusieurs fois de délicatement caresser sa peau en faisant l'air de rien.


« Ce navire est formidable ! »


L'homme ne pouvait certainement pas lui donner tort sur ce point. Quand la visite se termina, il prit congé de la pirate. Marchant lentement vers ses quartiers en repensant à cette femme et ce qu'elle créait en lui, il se remémora les paroles de Bradley. De ce que l'esclavagiste avait vu, Méria semblait plus proche de l'ingénue que du danger mortel. Le King en avait-elle lui aussi après ses charmes ? Difficile à imaginer. Curieux et dans l'inconnu, le criminel se promit à lui-même de percer le mystère qui entourait la jeune femme.



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海 賊

∆ Feat. Méria ∆


Cela faisait déjà plusieurs semaines que le voyage avait commencé, deux pour être exact. Voyager vers le Nouveau monde n'était pas une partie de plaisir pour la simple et bonne raison que la route de tous les périls portait très bien son nom. Le voilier de Tweed fut contraint de passer par deux tempêtes et la mer ne cessa de passer par différents stades, tantôt agitée tantôt si calme qu'il en devenait difficile d'avancer. Malgré tout, le navire avançait à bon rythme et plusieurs îles avaient déjà été dépassées sur cette voie. Comme il commençait à s’ennuyer et que l'ambiance à bord n'était pas au beau fixe, Hoog décida de recevoir ses mercenaires et de leur offrir un repas digne de ce nom. Depuis quelques jours, il sentait que des dissensions grandissaient dans leurs rangs et il voulait les garder à l’œil à peu de frais. Ses cuisiniers s’affairèrent toute la journée pour préparer un débâcle de victuailles toutes plus chères que les autres. Le sommelier personnel de l'esclavagiste sortit ses plus belles bouteilles. Quant aux domestiques, ils prirent le temps de transformer le mess en l’égal d'une salle d'un restaurant de luxe. Une grande table en chêne massif surplombée d'une magnifique nappe rouge brodée de fils d'or fut mise en place et la porcelaine installée dessus, tout comme les couverts en argent. La démesure était totale et tout à fait à l'image du propriétaire des lieux.


Une fois la soirée venue, les mercenaires convergèrent au même endroit et Tweed le reçut. Il était le seul à être réellement habillé pour l'occasion, là où ses protecteurs faisaient tache dans le décor. Soucieux de pouvoir converser avec la pirate pendant le repas, il la fit installer à ses côtés. En s'asseyant, la rouquine laissa ses cheveux caresser la peau du bras de l'homme dont le cerveau se retourna dans sa tête. Une fois tout le monde installé, les domestiques sabrèrent les premières bouteilles de champagne et les verres furent remplis. Se levant, verre à la main, il s'adressa à l'assemblée.



« Profitez ce repas, mangez à vous en faire vomir et continuez plus encore. Buvez jusqu'à plus soif, profitez encore et encore, cette soirée est la vôtre ! »


Les mercenaires répondirent par des cris de joie et d'approbation. Alors qu'Hoog se rasseyait, il bouscula Méria qui était visiblement un peu trop proche et la jeune femme fit tomber sa coupe.


« Désolé, prenez la mienne. Une autre coupe ! cracha-t-il au visage d'une domestique non loin. Santé ! »


D'un seul homme, les hommes et femmes de l'assemblée prirent leurs premières gorgées. La coupe de l'esclavagiste arriva et il s'enfonça dans son fauteuil en souriant à Méria. Cette dernière pencha la tête sur le côté et lui répondit de la même manière avant de poser sa main sur la sienne. Ses yeux verts trouvèrent ceux de l'homme et désignèrent ensuite sa coupe. De manière presque imperceptible, elle bougea la tête de droite à gauche. Ne comprenant pas ce qui se passait, Hoog la regarda de longues secondes avant qu'un bruit de verre cassé n'attire son attention. L'un des mercenaires à l'autre bout de la table tomba de sa chaise et commença à se tortiller dans tous les sens. Les autres commencèrent eux aussi à tomber comme des mouches, une épaisse mousse blanche leur sortant de la bouche. L'esclavagiste se leva à la hâte pour essayer de comprendre. Méria et lui étaient les seuls à ne pas se tordre de douleur au sol. Les yeux mauvais de l'homme regardèrent sa coupe, puis celle toujours pleine de la pirate. Une goutte de sueur perla le long de sa tempe quand il comprit ce qui venait d'arriver. Fermant les yeux, la jeune femme huma le champagne dans son verre.


« Ne sentez-vous pas une délicate senteur d'amande ?

- Que... Tu... Espèce de salope ! »



Fou de rage, l'homme jeta la coupe contre un mur et chercha à s'en prendre à la pirate. Sans rien comprendre, il se retrouva face contre la table et son bras bloqué derrière son dos tandis qu'une douleur lancinante le prenait.


« Reste calme, je me suis pas fait chier à te laisser en vie pour te tuer maintenant.

- Putain t'es morte !

- On meurt tous un jour, mais je pense que tu voulais plus parler de ces pitoyable mange-merde qui te servaient d'escorte non ?

- Bradley aura ta peau !

- Je l'emmerde, personne ne peut me manquer de respect sans en payer les conséquences.

- Va te faire foutre sale chienne !

- Toi non plus d'ailleurs. »



Un terriblement craquement accompagna le mouvement de la pirate pour casser le bras de l'homme. Et il hurla, il hurla tant et si fort qu'il alerte tout le navire. Plusieurs hommes firent leur apparition et blêmirent en voyant ce massacre.


« Tuez la pirate ! »


Par peur des représailles, les sbires de l'esclavagiste s'exécutèrent sans grande conviction. Le carnage continua donc. Les quidams ne pouvaient rien contre Méria qui les fauchait sans la moindre difficulté. Quand elle eut fini de terrasser les derniers courageux à se jeter sur elle, la jeune femme eut la surprise de voir Hoog en personne se lancer dans la bataille. Son poing enflammé effleura la joue de la Peste qui esquiva au dernier moment. Visiblement, même avec le bras cassé, il cherchait à en découdre. On pouvait le comprendre après tout, il devait être hors de lui. Tandis que son opposant chargeait une fois encore, Méria se contenta d'attraper sa main brûlante pendant qu'elle congelait la sienne. Hoog tenta un coup de boule que la jeune femme accepta de subir. Le problème pour l'esclavagiste fut son utilisation du haki pour se protéger le crâne. Il tomba à la renverse avant que la rouquine ne commence à le rouer de coups de pied.


« Je t'ai déjà dit que je souhaitais te garder en vie, m'oblige pas à te couper tous les membres pour que tu te calmes. »


Le front en sang et le bras cassé, Tweed sembla manquer de courage et il leva sa paume encore valide en signe de reddition. Méria hocha la tête avec un sourire avant de laisser ses cheveux s'allonger pour nouer les pieds de l'homme et les relier à son bras dans le dos. Les liens en place, elle se servit d'une dague pour couper ses cheveux.


« Qu'est-ce que tu veux ?

- Me venger de Bradley.

- Quel rapport avec moi bordel ?

- Je doute qu'il t'aide juste pour l'argent, il a besoin de toi, pour une raison que j'ignore, mais il te veut en liberté.

- Arrête, je te donnerai tout l'argent que tu veux.

- Un bon ami à toi fera de même.

- Que... ? Un ami ? Ne me dis pas que...

- Si.

- Pitié pas ça ! Il va me tuer c'est sûr !

- Parce que tu crois que j'en ai quelque chose à faire ? Fais dodo maintenant. »



Lasse de parler avec sa proie, Méria l’assomma d'un violent coup de poing renforcé au haki. Prenant l'homme sur l'épaule, elle se rendit dans ses quartiers qu'elle décréta sien et alla voir le reste de l'équipage pour leur expliquer qu'ils roulaient pour elle à présent. Au vu de son récent coup d'éclat, nul ne chercha plus à lui tenir tête.



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海 賊

∆ Feat. Méria ∆


Plusieurs jours d'une ambiance détestable défilèrent après la prise de contrôle du navire par la Peste. Afin d'éviter toute possible mutinerie ou le moindre risque de fuite, elle jeta tous les den den à la mer et ne garda en liberté que les seuls membres d'équipage réellement nécessaires à la conduite du bâtiment. Les ordres de Méria étaient clairs: suivre la direction du log pose vers la prochaine île de la voie mais prêter attention aux îlots en chemin. Sa destination véritable n'était autre qu'une petite île déserte en forme de croissant. Il n'y avait apparemment rien d'intéressant, raison pour laquelle l'homme ne l'avait jamais colonisé. L'endroit était parfait pour un rendez-vous au sommet entre la Peste et le Contre-amiral Dagan. Ayant détesté son entrevue avec King Bradley, la rouquine avait décidé de la lui faire à l'envers. En se servant de son passage chez les Sandstorm Pirates, elle avait contacté la Marine pour expliquer qu'elle travaillait pour le nouveau corsaire Fear. Le mafieux ayant fait l'erreur de lui dire le nom de la personne à la recherche de Tweed, lui parler n'avait pas été si difficile. Le militaire s'était rapidement montré très intéressé et avait donné rendez-vous à la pirate sur cette île discrète. De son côté, Méria avait habilement réussi à négocier l’entièreté de la prime de l'esclavagiste en échange de sa capture. Ce n'était pas habituel, mais Dagan était si remonté contre sa cible qu'il n'en avait que faire. Il n'était d'ailleurs pas impossible qu'il se soit engagé à payer de sa poche les deux tiers manquant par rapport au tarif habituel des corsaires.


Confiante, Méria à la tête du navire qu'elle avait volé dirigea d'une main de fer l'accostage. Quand le bâtiment approcha de la baie, la pirate se rendit compte qu'un sacré comité d’accueil était présent. Comme il n'y avait pas de port adapté, le cuirassé et les trois croiseurs de la Marine présents restaient au mouillage tandis que seuls les deux patrouilleurs étaient proches de la plage. Les moyens mis à disposition par le contre-amiral étaient impressionnants et témoignaient de sa haine manifeste à l'encontre du criminel. La pirate se demandait malgré tout si cet étalage de puissance était bien nécessaire. Faisant la sourde oreille, elle ordonna que son navire se mette flanc bâbord contre le tribord du cuirassé. Quand les militaires posèrent une coupée entre les deux bâtiments, Méria avança avec Tweed sur l'épaule. Un simple contact visuel avec le contre-amiral lui confirma qu'il était la personne qu'elle cherchait. L'homme était grand, chauve et portait une épaisse barbe noire grisonnante. Il dégageait à la fois une grande confiance et une aura de puissance. Bras croisés contre son torse bombé, il regardait avec mépris la pirate avant qu'elle ne jette l'esclavagiste à ses pieds.



« Service express, un Tweed tout chaud, tout beau, rien que pour vous.

- Te voilà enfin, sale chien.

- Je... Atten... »



Avant qu'Hoog n'ait le temps de finir sa phrase, le militaire lui fractura la mâchoire d'un puissant coup de pied en pleine tête. La tête du criminel tomba mollement sur le sol alors qu’il perdait connaissance face à la force du coup.


« Ah ouais, quand même.

- Terminons-en avec cette histoire.

- Je suis bien d'accord. Vous avez l'argent ?

- Affirmatif.

- Super, aboulez les berrys et on se tire.

- Il y a quelque chose que je voudrais éclaircir avant cela.

- Quoi ?

- Votre statut.

- Mon statut ?

- Vous vous êtes présentée à moi comme une subordonnée de Fear, mais je ne le vois nulle part.

- Et alors ?

- Sans lui vous n'êtes qu'une vulgaire pirate comme les autres. La Marine ne paye pas les forbans, elle les traque et les pend haut et court.

- Fais bien attention à tes prochaines paroles boule de billard.

- D'ordinaire je vous expliquerais que vous êtes en état d'arrestation, mais pour être franc je préfère que les détails autour de cette affaire restent secrets.

- Tu fais une grave erreur. »



N'ayant plus cure de ce que lui disait la pirate, l'homme dégaina son sabre. Réagissant par réflexe, la Peste dégaina à son tour ses deux épées. Voyant que le militaire fonçait vers elle, elle étendit ses cheveux pour attraper le corps de l'esclavagiste et le jeta vers son navire. Les marins réagirent eux aussi à cela en ouvrant le feu sur l'équipage de Tweed. Tandis que le combat des divers quidams s'engageait, le contre-amiral arriva au contact de la rouquine. Ses coups étaient puissants et bien plus rapides que son imposante carrure ne le laissait paraître. Grimaçant en se défendant face aux assauts violents et répétés du golgoth, Méria ne cessait de reculer face à lui. S'agaçant de la situation, elle allongea une mèche de ses cheveux pour attraper l'arme de son adversaire et la tirer au loin. Bien que désarmé, l'homme répliqua instantanément par un direct droit renforcé au haki qui fit mouche. Touchée durement, la pirate tomba en arrière et roula sur elle-même pour esquiver les coups de pieds qui la visaient. Tirant son corps quelques mètres au loin grâce à sa chevelure tentaculaire, la Peste décida de mettre de la distance entre l'homme et elle. Ses mèches ne cessèrent alors de fondre vers lui pour le transpercer. Malheureusement pour elle, tous ses assauts restaient vains, le militaire esquivait, contrait ou coupait ses cheveux. Perdant rapidement patience, la jeune furie décida d'en finir. Inspirant longuement, elle envoya son laser de glace fétiche en direction de l'adversaire. La technique, en reflétant les rayons du soleil, illumina un instant les gens présents. Avec un grand sourire, Méria attendait que la poussière soulevée retombe pour admirer son adversaire gisant au sol. Quelle ne fut pas surprise de voir Dagan les bras croisés face à lui toujours debout et bien portant. Son corps semblait recouvert d'une épaisse fourrure, dévoilant les pouvoirs de son fruit du démon.


« Tu veux jouer à ça ? Tu perds rien pour attendre ! »


Prenant à son tour une forme hybride, la jeune femme laissa ses crocs et ses griffes pousser tandis que sa propre fourrure apparaissait. Les deux maudits se jetèrent l'un sur l'autre et entamèrent un terrible pugilat. Les deux parvenaient à se porter de violents coups, mais aucun ne prenait véritablement l'ascendant sur l'autre. Prenant Méria de court, le militaire fit pousser ses défenses et empala son adversaire. L'ivoire transperça le flanc de la pirate et lui coupa le souffle. Soudainement affaiblie, elle ne fut pas en mesure d'échapper à la poigne de fer de l'homme qui la souleva dans les airs avant de la jeter vers la mer. L'eau était la faiblesse des maudits, ce n'était un secret pour personne. En l'envoyant faire trempette, le contre-amiral la condamnait à mort. Fort heureusement, la pirate avait quelques tours dans sa manche. Se servant de ses pouvoirs, elle gela in extremis la surface de la mer pour ne pas couler. Se relevant difficilement, elle leva les yeux vers Dagan avec haine. Se servant d'une dague, elle envoya une puissante lame d'air en direction de la coque du cuirassé pour y causer une voie d'eau. Le choc déstabilisa le militaire sur ses appuis et il manqua de tomber pendant que la jeune femme remontait à bord en se projetant avec ses cheveux. Profitant de l'ascendant, elle retomba en piqué vers son adversaire et planta la courte lame en acier de son arme dans son corps. Malheureusement pour elle, malgré la touche, l'épaisse fourrure de l’hybride mi-mammouth mi-humain le protégea plus que convenablement. Même si son sang coula, il profita de l'occasion pour serrer la jeune femme entre ses bras musclés. Piégée, Méria sentit que son étreinte se resserrait sur elle. La force du contre-amiral était telle qu'à ce rythme il n'aurait aucun mal à la briser en deux. Se sentant de plus en plus écrasée, la Peste cherchait à se dégager en vain. Hurlant de rage, elle prit sa forme animale pour se libérer une fois pour toutes. Profitant d'un bref moment d'égarement, elle ouvrit la gueule pour trancher la gorge de l'homme de ses crocs mais il fut assez rapide pour sacrifier son bras dans la manœuvre. Le goût ferreux de son sang se répandit dans la gueule de la louve qui l'envoya voler quelques mètres plus loin d'un violent mouvement de tête. Se relevant sans grande difficulté, le militaire avait malgré tout un bras branlant.


« Très bien. »


Fermant les paupières, le chauve se concentra à mesure que sa fourrure et ses défenses grandissaient. En quelques secondes seulement, il prit sa forme animale, devenant un mammouth d'une taille impressionnante. Particulièrement peu adaptée au cuirassé, cette forme le fit s'enfoncer en partie dans le plancher qui avait le plus grand mal du monde à supporter son poids. Gilbert Dagan était décidé à en finir lui aussi et il semblait se moquer des dégâts éventuels causés à son propre navire. Consciente de son désavantage face à un monstre pareil, Méria utilisa ses dons pour grandir elle aussi. La louve qu'elle était demeurait plus petite que son adversaire mais pas de beaucoup. Les deux créatures se jetèrent l'une sur l'autre pour un combat titanesque qui brisa les mâts et plusieurs tourelles du cuirassé. L’affrontement opposant le reste des militaires aux hommes de l'esclavagiste se stoppa net et tout le monde cherchait à sauver sa propre vie plutôt que de prendre celle des autres. Le chaos était total et dire que la situation échappait à tout contrôle aurait été un euphémisme. Les autres navires de l'amiral, voyant qu'il avait besoin d'aide, hissèrent leurs voiles pour approcher malgré son ordre de ne pas intervenir. Malgré tout, le fait que les navires alliés et ennemis soient si proches l'un de l'autre faisait que les militaires hésitaient à faire feu, du moins pour le moment. Après quelques minutes d'un affrontement aussi impressionnant que terrifiant, Dagan prit le dessus sur la pirate et l'écrasa de tout son poids. Hurlant et se débattant, la louve se débattit comme une diablesse pour se libérer tant bien que mal avant de reprendre sa forme humaine. Couverte de sang, le nez brisé, et plusieurs plaies recouvrant son corps, la Peste était plus mal que jamais. Le souffle court et commençant à manquer de forces, elle n'arrivait plus à réfléchir correctement. Dorénavant minuscule face à l'adversaire, elle laissa ses cheveux jaillir vers la cible imposante que représentait le mammouth. Ses mèches renforcées au haki pénétrèrent le corps de l'animal préhistorique qui hurla à son tour avant d'écraser la jeune femme au sol sous sa patte.


« LÂCHE MOI !!! »


En contact direct avec l'adversaire, Méria posa ses deux mains sur son épaisse fourrure et commença à geler son corps. La glace gagne rapidement du terrain et commença à menacer dangereusement le contre-amiral qui s'écarta. Voyant là une belle occasion, la pirate dégaina un couteau de sa ceinture et envoya une lame d'air vers la jonction entre la patte gelée et le reste de son corps. Incapable d'esquiver efficacement au vu de sa taille, Dagan perdit l'un de ses quatre membres et tomba sur le côté. Reprenant lui-même forme humaine, il se releva en titubant, le bras droit manquant.


« C'en est assez... »


De plus en plus à bout de forces, Méria ne fut pas en mesure d'empêcher l'homme de foncer vers elle pour lui empoigner la gorge. Resserrant son étreinte au haki, il manque de lui briser le cou tandis qu'il soulevait son corps.Même avec un bras, l'homme tenait bon. Luttant avec l'énergie du désespoir, la jeune femme chercha à se dégager. Même avec deux mains, elle ne parvenait pas à forcer la poigne de fer de l'homme. Dégainant une autre de ses lames, elle la lui planta dans le bras mais le militaire n'en avait que faire. Faisant fi de la douleur, il était déterminé à ne rien lâcher pour enfin venir à bout de la pirate. Incapable de lutter, Méria commençait à sérieusement manquer d'air et sa vue s'obscurcissait dangereusement. Faisant pousser les griffes de ses mains, elle lacéra le bras de l'homme sans différence notable. Tentant tant bien que mal d'atteindre son torse, elle comprit qu'elle n'avait pas assez d'allonge. Dans un dernier sursaut ingénieux, elle décida de faire pousser les griffes de ses pieds et les recouvrit du fluide. Visant presque au hasard, elle envoya son pied en direction du cœur de l'homme. Comprenant trop tard ce qui se passait, Dagan se courba sur lui-même pour essayer d'éviter et fut contraint de sacrifier un poumon à la place de son organe vital. Malgré tout, le militaire refusait de lâcher, mais la jeune femme y comptait bien. Se servant une dernière fois de la glace qu'elle était capable de générer, elle congela le torse de l'adversaire. Avant qu'il ne puisse réagir, sa tête se retrouva logée au même enseigne et la Peste fut finalement en mesure de se libérer. Tombant misérablement au sol, elle cracha et se contorsionna avec douleur sur le sol en cherchant sa respiration. Toujours debout, Gilbert ne bougeait plus mais son sang coulait abondamment le long de son corps.


« Pu... tain... B...Bor...Chier... »


À terre, la Peste comprit qu'elle avait gagné, mais à quel prix ? Elle était seule face à une foule d'adversaires toujours largement capable de venir à bout d'elle maintenant qu'elle était si faible. Son sang se glaça dans ses veines quand il vit plusieurs marins avancer vers elle de manière menaçante. Se servant de sa maîtrise de son propre corps, elle se concentra pour fermer ses blessures en contractant ses muscles. Se relevant avec la plus grande peine du monde, elle sortit son dernier couteau et le posa sous la gorge de l'amiral.


« Approchez pas ou je le saigne comme un porc ! »


Les hommes doutèrent face à la menace. Ils connaissaient bien leur chef et savaient que jamais Dagan n'aurait accepté de vivre si cela impliquait la fuite d'une pirate. Malgré tout, ils restaient immobiles et Méria profita de cela pour commencer à fuir vers le navire de l’esclavagiste avec le militaire toujours à sa merci. Une fois montée à bord, la Peste trébucha et emporta Gilbert dans sa chute. Le choc fit exploser les parties gelées de son corps, conduisant à sa mort inévitable. Tel un seul homme, les marins hurlèrent de rage et ouvrirent le feu. Les balles fusèrent et l'ordre fut rapidement donné à tous les navires de faire feu. Le chaos était total et il était évident que le faible navire de Tweed ne tiendrait pas longtemps comme ça. Se souvenant de la présence d'un sous-marin à bord, la pirate prit l’esclavagiste sous le bras et prit ses jambes à son cou. Manquant de tomber plusieurs fois, elle échappa de peu à boulet de canon qui passa à quelques centimètres seulement de sa tête. Pénétrant finalement dans le submersible, elle gifla Hoog pour le ramener à lui.


« Que... S'passe ?

- TA GUEULE ! Sors nous de là ou on est morts abruti ! »



Même s'il ne comprenait pas tout ce qui se passait, l’instinct de survie du criminel notoire le poussa a réagir rapidement. Malgré la douleur lancinante causée par sa mâchoire, il s'installa au poste de pilotage et démarra le moteur du sous-marin. Habituée qu'il était à piloter le navire, il n'eut aucun mal à plonger rapidement pour s'éloigner du champ de bataille. Totalement épuisée, Méria s'effondra quelques mètres derrière. Refusant de s'évanouir car ne faisant pas confiance à l'homme à ses côtés, elle luttait difficilement pour ne pas flancher. Après quelques minutes, le sous-marin s'éloigna assez pour que les détonations de soient plus qu'un lointain souvenir. Les deux criminels étaient saufs, du moins pour le moment...



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[Quête ] N'est pas Peste qui veut Katarina-lol-2k-wallpaper-2560x1440

海 賊

∆ Feat. Méria ∆


Après plusieurs heures passées en immersion, Hoog fit remonter son submersible juste en dessous du niveau de la mer pour hisser le périscope. Après s'être assuré que personne n'était présent aux alentours, il fit surface. Le navire ne possédant pas de quille, il était particulièrement sensible tant à la houle qu'au roulis. Pendant tout ce temps, Méria avait avalé quelques anti-douleurs et s'était affairée à panser ses blessures. Elle n'était pas docteure et ses bases en la matière étaient assez ridicules, mais elle avait la chance de maîtriser le retour à la vie. Au prix d'efforts constants, elle pouvait donc refermer ses blessures, mais cela ne les soignait en rien.


« Tu sais coudre ?

- Un peu.

- Retape-moi et t'auras la vie sauve.

- J'ai pas la moindre confiance en toi. Pourquoi je ne te regarderais pas crever avant de jeter ton corps à la mer ?

- Parce que sinon je t'éviscère la première.

- Mouais, vu comme ça. D'accord. »



Orientant le navire face au vent, l'esclavagiste lança le compresseur d'air pour refaire les réserves du navire avant de quitter le poste de pilotage. Après avoir cherché quelques minutes la trousse de premiers soins dans la pièce à vivre, il s'avança vers la pirate. Cette dernière avait deux blessures plus inquiétantes que les autres qu'il était primordial de traiter en priorité. Sans dire un mot, Tweed prépara le terrain en désinfectant le corps de la Peste à l'alcool avant de lui remettre la bouteille entre les mains. Une fois le fil et l’aiguille en place, l'homme commença son travail sans grande délicatesse. Malgré les médicaments et l'alcool qui embrumait son cerveau, Méria dégustait réellement. Crispant tous les muscles de sa mâchoire, elle luttait pour ne pas gémir ou hurler de douleur. Hoog n'étant pas non plus en expert en la matière, il lui fallut presque une demi-heure pour en finir avec son affaire. Quand il s'écarta, la pirate trempée de sueur respirait bruyamment. Relâchant en partie la tension de ses muscles, elle sentit que les sutures faisaient leur travail mais qu'au moindre mouvement trop brusque elles céderaient.


« Eh bah, on peut dire que je me suis surpassé.

- Si tu le dis. »



Se relevant avec toutes les peines du monde, la Peste avait la tête qui tournait et sentait qu'elle était toujours au bord de l'évanouissement. Avec difficulté, la jeune femme se dirigea vers l'arrière du sous-marin et ouvrit l'écoutille qui s'y trouvait.


« Qu'est-ce tu fous ? La mer est pas très calme, referme ça avant que les vagues n'entrent ! »


Manquant de forces, la jeune femme se laissa mollement tomber sur le derrière contre une caisse en bois contenant des vivres. Sortant lentement son pistolet, elle le pointa en direction de l’esclavagiste dont le sang se glaça dans ses veines.


« Que... ? T'avais dit que j'aurai la vie sauve bordel !

- Ouais, j'ai menti.

- Espèce de grosse salope !

- Dehors.

- Quoi ?! Tu crois quand même pas que je vais te faciliter le travail ? »



Soupirant longuement, la pirate ouvrit le feu sur l'homme et le toucha à l'épaule. Hoog trébucha et tomba misérablement au sol avant de porter la main à sa blessure.


« Dehors.

- Arrête, pitié, ne fais pas ça, on peut discuter... »



Le canon de l'arme cracha une nouvelle fois et l'homme sentit une douleur lancinante dans sa cuisse. Se tortillant au sol, il était totalement démuni et en panique.


« Dehors.

- Je... j'peux pas... »



Voyant que ses menaces ne servaient à rien, la jeune femme laissa ses cheveux s'allonger pour venir attraper les membres de l'esclavagiste. Lentement, elle commença à tirer l'homme qui luttait frénétiquement pour sa survie en cherchant à s'agripper à tout ce qui passait à sa portée. Sa résistance étant trop grande, la pirate lui tira dans le ventre pour le faire faiblir encore un peu plus. Face au choc, Tweed lâcha sa dernière prise et son corps avança inexorablement vers la sortie. D'un mouvement sec, les mèches de la rouquine le lancèrent quelques mètres plus loin et il s'enfonça dans les eaux froides de la route de tous les périls. Toujours depuis l'intérieur, Méria entendit ses hurlements désespérés tandis qu'il cherchait à revenir vers le navire. Ne lui laissant pas la moindre chance, elle referma l'écoutille et la verrouilla sur marque. Toujours avachie au fond du sous-marin, elle envoya une mèche actionner le levier de purge. Les ballasts se vidèrent de leur air et le bâtiment sombra. Dorénavant en sécurité, Méria s'autorisa un moment de faiblesse et perdit enfin connaissance. Totalement épuisée, elle ne se réveilla que bien plus tard tandis qu'une alarme sonnait pour annoncer le manque de réserve d'oxygène, signifiant qu'elle dormait depuis plusieurs heures déjà. Bien que son état soit stable, elle savait avoir besoin de soins. Se relevant avec difficulté, elle alla s’asseoir au poste de pilotage. Forcé de quitter le navire précipitamment, l'esclavagiste y avait laissé son gyropose. Méria le fixa à son poignet et décida de trouver la terre ferme pour avoir les vrais soins dont elle avait besoin. De manière un peu balbutiante, elle démarra le sous-marin en faisant marcher ses méninges pour se souvenir de ce que Tweed lui avait expliqué et de ce qu'elle avait elle-même observé sur le terrain. Par chance, le navire n'était pas si difficile à maîtriser. Soupirant longuement reposant sa tête en arrière, Méria comprit qu'elle était peut-être allé trop loin. Elle était victorieuse, mais à quel prix ? Un peu plus et elle finissait capturée par la marine ou morte sur place. Le fait d'être seule, sans la possibilité de se reposer ou n'exploiter personne sans le craindre était un problème et elle s'en rendait bien compte. Il allait falloir qu'elle remédie à cela rapidement.



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