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Plumer le serpent

Guidé par Djaymily, le groupuscule arriva en toute hâte sur une esplanade et localisa Ren et les siens un peu plus bas. Manifestement en mauvaise posture, l’Albinos avait déjà usé et abusé de ses pouvoirs de maudit comme pouvaient en témoigner des dommages ici et là. Il avait été rejoint par quantité d’alliés et la bataille faisait rage. Mais une nuée de fanatiques armés arrivait de tous côtés, encerclant son camarade et ses alliés. Encapuchonnés, mendiants, et même plusieurs géants, le type croisé plus tôt avait raison sur un point en parlant de son culte : ils étaient bel et bien légion. Sans hésitation, le sablonneux ne perdit pas une minute pour planifier l’attaque.


C’est Ren. On descend les gars.. et pas de quartier.

Je vais me poster dans le coin pour vous offrir un tir de couverture. annonça Djaymily en dégainant sa carabine.

Entendu. Je passe devant, Reyshu essaie de voir où en est Kutcham. Ned, Jayce, votre aide est franchement bienvenue. ajouta le corsaire en donnant son escargophone à son timonier.

Ça roule boss. répondit l’homme poisson.


Jusqu’à présent, les duos avec Ren avaient toujours fait des étincelles et l’habileté de son compagnon d’Hinu Town était remarquable. Mais même s’il avait une certaine confiance en leurs chances de réussite, des renforts ne seraient certainement pas de trop. Reyshu s’isola un instant pour entrer en contact avec le reste de l’équipage et Azerios s’avança jusqu’à la rambarde et évalua la distance qui les séparaient de Ren, une entrée en scène fracassante semblait tout indiquée. Regardant autour de lui, son attention s’arrêta sur une grande tour condamnée qui ressemblait à un ancien restaurant surplombant le quartier où se trouvait son camarade. Le bâtiment était au bout de la corniche et semblait en bien piteux état. Plaquant ses deux mains sur le sol, le jeune pirate insuffla une grande quantité de sable sous les pavés de la rue pour créer une épaisse poche de sable mouvant. De larges fissures commencèrent à fendre le sol, et un bruit sourd résonna soudain. Vibrant dangereusement, le bâtiment commença à basculer en arrière et finit par tomber, emportant le bout de la corniche dans un épais nuage de poussière. Une masse de débris s’écrasa alors sur les fanatiques qui continuaient d’affluer depuis une ruelle en contrebas.

Surgissant du monticule de gravats, Azerios balaya les quelques curieux se trouvant sur son passage d’une bourrasque de sable et dégaina Oto et Kogarashi avec un large sourire. Quoique Ren ait commencé ici sur Karantane, il était grand temps d’y mettre un terme. Penchant sa tête de droite à gauche pour faire craquer ses cervicales, le jeune pirate s’élança en direction de son bras droit à la vitesse d’une balle, tranchant tout adversaire qui aurait la malchance de se trouver sur son chemin. Une petite troupe de guerrières l’encercla rapidement mais leurs attaques ne semblaient pas l’inquiéter. Leur lançant un regard démoniaque, il commença alors à éliminer ce nouveau commando et ses lames furent stoppées par un bouclier. Au bout de cet égide de bronze, une femme au corps de reptile qui brandissait une lame.


Intrusssssion. Vous allez le payer !

Dégage.


Redoublant d’effort, le corsaire abattit ses deux lames avec force sur le bouclier, le choc repoussa cette nouvelle adversaire mais ses atouts reptiliens lui permirent de revenir à la charge avec beaucoup d’agilité. Rapide, elle trancha la gorge granuleuse d’Azerios, la plaie se reboucha aussitôt et il contre-attaqua avec violence, enduisant ses deux lames de fluide offensif. Le bouclier vola mais la fanatique parvint à le récupérer bien vite et à revenir dans la danse. Passant sa lame au travers du corps du sablonneux elle afficha une mine réjouie mais déchanta bien vite lorsque son adversaire la repoussa d’un coup de pied chassé. Ses bras ainsi que ses deux lames se teintèrent de noir et il laissa échapper une vague de haki des rois, fissurant les pavés sous ses pieds. Les quelques guerrières qui s’étaient mis en tête de l’attaquer s’écroulèrent sur le coup, ce qui enragea leur générale. Sourire narquois se dessinant, le jeune homme hocha la tête comme pour dire à son adversaire d’approcher. Aux grands maux les grands moyens, comme précédemment annoncé, il ne comptait pas faire de quartier.
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Le bruit de l’acier qui s’entrechoque et des balles qui sifflent. L’odeur de la poudre, du souffre et du sang. Voilà l’atmosphère qui régnait sur l’immense place transformée en zone de guerre. Des centaines de personnes se livraient corps et âme dans une bataille si grande qu’elle résonnait à des kilomètres à la ronde.

Au milieu du chaos, Ned se faufilait comme un félin entre les duels sanglants et les corps qui s’amoncelaient petit à petit. Derrière lui, Jayce éventrait ceux qui tentaient d’approcher son camarade. Combattre ces fanatiques n’intéressait que très peu l’Etranger, la seule idée qui persistait et qui constituait son objectif était de mettre la main sur un des chefs du culte pour lui tirer les vers du nez.

Vorgg… Le nom du rabatteur qui avait revendu sa mère en esclave, ici à Karantane. Plus il pensait à ce qu’elle avait dû subir entre ses mains plus sa poigne se resserrait sur ses sabres et plus la lueur dans ses yeux se faisait brûlante. Il n’y avait qu’une seule issue à toute cette histoire, la tête de Vorgg au bout de sa lame et sa mère saine et sauve auprès de lui. Après quelques minutes à se frayer un chemin au milieu du vacarme ambiant, les deux camarades retrouvèrent le Corsaire, aux prises avec un immense serpent armé. L’information ne fit qu’un tour dans la tête de l’Etranger. Sa taille, l’aura dégagée et la résistance opposée à Azerios, il n’y avait pas de doute quant au fait qu’il s’agissait d’une des têtes pensantes du culte.

« Jayce, contacte Braum et Lenny, on va avoir besoin de leur aide. Je vais filer un coup de main à Aze. Fais gaffe à toi.
Ne t’en fais pas, je m’en charge ! » répondit l’homme-poisson après avoir déchiqueté un cultiste d’un coup de mâchoire.

Jayce attrapa son escargophone et disparut au milieu des affrontements, en route pour trouver un endroit plus tranquille où il pourrait contacter ses deux autres compagnons. De son côté, Ned retrouva le nouveau Corsaire, dressé au milieu d’une dizaine de guerrières inconscientes. Face à lui, le serpent s’était changé et avait retrouvé forme humaine. Une jeune femme au regard de pierre, vêtue d’un simple pagne de plumes et d’un bandeau qui lui couvrait la poitrine. Elle respirait lourdement et suait à grosses gouttes. Sa main longea l’entaille qui traversait son ventre, d’où ruisselait continuellement du sang. Elle était mal en point, blessée et épuisée.

En observant la scène, Ned comprit qu’elle avait certainement été dominée par Azerios, qui lui semblait encore en pleine possession de ses moyens. Le Corsaire faisait virevolter son sable entre ses doigts en affichant un sourire, puis regarda du coin de l’œil le jeune sabreur se placer à ses côtés.

« Je prends le relais, Aze, lança-t-il, le regard plein de conviction.
T’es sûr ? Je peux en finir rapidement.
Elle m’a tout l’air d’être une des chefs de ces fanatiques, elle aura sûrement les infos que je cherche. Je vais m’assurer de la faire parler.
Comme tu veux, on se retrouve plus tard dans ce cas. Fais gaffe à toi, elle est coriace. »

Azerios disparut en éclair, déchaînant aussitôt les enfers un peu plus loin en terrassant les cultistes autour de lui.
L’Etranger observa longuement sa nouvelle adversaire. Elle peinait à reprendre son souffle, la mine serrée qu’elle affichait trahissait la souffrance qui martelait son ventre.

« Je ne sais pas qui tu es, mais tu viens de commettre une grossière erreur en décidant de t’en prendre à moi. Tu m’as l’air bien plus faible que ce satané logia.
Epargne-moi tes salades et mets-toi en garde, répliqua le sabreur en tirant ses lames. T’as des choses à me dire, et je compte bien te soutirer tout ce que tu sais.
Essaye donc, mécréant ! »

Les écailles rongèrent la peau de la jeune femme, sa langue s’épaissit, s’allongea et se sépara à son extrémité. Elle s’éleva et se dressa, devenant de plus en plus imposante, tandis que ses jambes se changèrent en une queue rugueuse et luisante. Elle poussa un cri strident qui manqua de percer les tympans de Ned, avant de faire frétiller sa langue en dévisageant sa proie.

Face à elle, l’Etranger ancra sévèrement ses pieds dans le sol, le faisant craqueler sous la pression. Mains serrées autour des poignées de ses sabres, il se mit en garde en pointant Ame no Habakiri en direction du serpent prêt à mordre.
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Plumer le Serpent


Présent
✘ Solo




La bataille reprenait de plus belle avec une nouvelle intensité. Les renforts de la confrérie étaient apparus en masse de chaque recoin de la place. Tels des rats remontant les canalisations, ils sortaient de chaque bâtiment, bouche d’égout et passages secrets, se ruant dans la bataille en hurlant. Un groupe des sweet carpenters fut sournoisement attaqués par des cultistes sortant subitement par les portes et fenêtre d’un bâtiment. Ils brandissaient leurs armes en vociférant et ce furent quelques graines qui vinrent les percuter en pleine tête les uns après les autres, libérant une mousse végétale qui se propageait sur leur peau jusqu’à les recouvrir de la tête aux pieds en les paralysant sur place. Eve, perchée sur les toits les salua brièvement avant de continuer sa route en bombardant la place de ses plantes étranges.

Le groupe composé des blugoris, de la femme-poisson et du rouquin médecin fou, se frayaient un chemin sanglant et violent jusqu’au milieu de la place, à mi-chemin de ma position au plus profond de celle-ci. Derrière-moi, des centaines de guerriers lourdement armés et encapuchonnés s’approchaient en rangs serrés ordonnés dans ma direction. Leurs vêtements noirs arboraient des liserés dorés qui se retrouvaient en bordures des pièces de protection et armures qu’ils portaient, aux armoiries d’un serpent à plume menaçant. Et, de tous autres côtés, les choses n’étaient pas plus engageantes, et particulièrement face à moi. Le guerrier-jaguar souriait de manière satisfaite, pourléchant ses babines en ne me quittant pas de son regard félin, sans bouger pour autant. Il laissait ses hommes me fondre dessus, resserrant leur étreinte en m’encerclant.

« Bien, quand faut y aller. » ricanais-je en arborant un sourire narquois tandis que mon regard balayait mes adversaires.

Une lance fusa dans l’air, s’élevant au-dessus de la foule pour me fondre dessus. Imperturbable, je tendis ma main dans sa direction en frôlant la lame avant que mes doigts se referment sur le manche. D’un habile jeu de doigts, je fis tourner l’arme dans ma main. Mon pied racla le sol d’un arc-de-cercle alors que je me retournais en frappant brutalement les fanatiques du manche de la lance que j’attrapais alors à deux mains pour la faire tourner telle une toupie devant moi.

« C’est marrant ce truc. »

Ce sourire suffisant toujours inscrit sur mon visage, je faisais tourner le bâton autour de moi, faisant siffler la lame qui tranchait dans le vif tout autour sans faire dans la dentelle. Le sang giclait abondamment, teintant les mèches de cheveux dépassant de ma casquette et la lame de l’arme qui s’était recouverte d’une couche noircie de haki. Et, une fois l’espace suffisamment dégagé autour de moi, je ramenais la lance devant moi, la poussant une dernière fois dans les airs avant de la lâcher. Empreinte d’une légère rotation, l’arme tourna jusqu’à ce qu’elle soit à l’horizontale devant moi. Exécutant une vrille de mon corps, je décochais un coup de pied dans le pommeau de la lance qui fut aussitôt propulsée en sifflant dans l’air, fauchant les cultistes assez malheureux pour se trouver sur son passage. Ma cible était évidente mais, également doté du haki perceptif l’homme-bête attendait mon attaque de patte ferme. Une main brillante, la paume dans le sillage de l’arme, je lui appliquais les pouvoirs de mon fruit du démon pour en accélérer la propulsion. S’interposant devant Elzar, un groupe de guerriers dévoués équipés de boucliers se placèrent en deux lignes protectrices soudés d’un bouclier à l’autre comme la carapace d’une tortue. Toutefois, la puissance de la lance-comète perça leurs défenses qui volèrent en éclats en même temps que leurs corps se voyaient déchiquetés, honorant leurs sacrifices tandis que ma cible avait disparue en profitant de la diversion de ses hommes. L’arme continua sa route jusqu’à la fontaine en plein milieu de la place, explosant à l’impact dans une douche qui arrosa les alentours.

« Faible humain. » susurra la voix d’Elzar, apparaissant à mes côtés subitement en me frappant d’un coup de pied rotatif.

Frappé de plein fouet dans les côtes sans autre défense que le haki recouvrant déjà mon corps, je m’envolais dans un vol plané qui me fit atterrir à une quinzaine de mètres, m’écrasant dans le kiosque dont le guerrier-jaguar s’était servi comme estrade un peu plus tôt. La structure vola en éclats en soufflant bois et métal tout autour, une partie me recouvrant lorsque je rencontra le sol. Grommelant, toussotant, je repoussais les gravats alors que des fanatiques me fondaient dessus. Un doigt levé, il s’illumina d’une vive couleur violette tandis que la gravité s’inversait.


Rise !



Débris et humains se mirent à s’élever au-dessus du sol, ces derniers se mettant à paniquer en se débattant vainement dans les airs. Sur une dizaine de mètres de diamètre tout autour de moi, le monde s’inversa dans la panique, les armes des fanatiques remontant dans les airs en se retournant contre leurs pairs, tranchant et frappant sans qu’ils ne puissent les contrôler. Leurs corps s’élevèrent jusqu’à une dizaine de mètres avant de s’arrêter et de rester là à flotter. Entourant la zone de gravité toujours en activité, les guerriers du culte n’osaient plus avancer dans ma direction de peur de rejoindre leurs camarades. Ainsi, ils optèrent pour des armes à distances telles des fusils et des arcs qu’ils armèrent prestement avant de faire feu. À trois cent soixante degrés, les projectiles fusèrent en pénétrant la zone, influencés peu à peu par la gravité inversée en les faisant remonter. Les flèches, trop lentes, ne parvinrent pas jusqu’à moi et tracèrent une courbe avant de foncer droit sur les hommes qui formaient un plafond compact tant ils s’étaient empilés les uns sur les autres. Toutefois, les balles étaient assez rapides pour fuser jusqu’à moi, influencées à moindre mesure par la gravité.


Soft Flow



Les mains tendues et pourtant souples, recouvertes de cette énergie sombre et résistante, je me mis à exécuter des gestes amples en réorientant mes doigts dans le mouvement. Une balle vint, ressentie précisément à l’aide de mon haki de l’observation, amenant le dos de ma main à sa rencontre. Le projectile longea ma peau renforcée jusqu’à être réorientée dans le mouvement, ralentissant jusqu’à ce que la gravité reprenne ses droits, dans le sens inverse en tout cas. Mes gestes se firent si vifs qu’ils soufflaient les balles trop impétueuses pour s’approcher de ma tempétueuse danse, de plus en plus rapide, dessinant un flux au passage de mes mains. Réorientées ou renvoyées, la majorité des projectiles se retrouvèrent à remonter en direction du plafond humain. Annulant alors mon contrôle sur la gravité, je les laissais retomber en une pluie chaotique et sanglante tandis que j’avançais en les évitant, reprenant la direction de celui qui dépassait de la foule de par sa taille imposante animale.

Et Elzar m’avait vu venir, s’élançant à son tour à ma rencontre en frappant chaque personne qui osait se mettre sur son chemin, y compris ses propres hommes. Et, alors que plus que quelques mètres nous séparaient, une violente tempête de sable déboula du côté du guerrier-jaguar en le balayant en même temps que des dizaines de fanatiques. La tempête s’éloigna en continuant à soulever nos adversaires en tous sens, les projetant plus loin dans la place. Un sourire aux lèvres, je me tournais alors vers le nouvel arrivé.

« C’est pas trop tôt captain, tu sais te faire attendre ! » ricanais-je, soulagé de le retrouver. « Par contre, le gros chat est pour moi, on a un petit contentieux à régler tous les deux. »

D’un bond, je frappais un fanatique qui s’était élancé dans le dos d’Azérios d’un coup de genou en plein visage, bien que celui-ci ne craignait rien grâce à ses pouvoirs de maudit. La marée humaine reprit son assaut et se referma sur nous en frappant de toutes part, s’opposant à notre puissance qui les balayait par groupes. Toutefois, loin d’être impressionnés ou apeurés, les cultistes continuaient d’attaquer, malgré leurs camarades tombés. Ces types semblaient avoir perdu tout instinct de survie au profit de leur foi, pensant probablement que leur sacrifice sauvera leur dieu. Mais, je comptais bien trancher la tête du serpent en cette nuit noire et, à présent que le capitaine était arrivé, notre victoire semblait inévitable. Regonflé à bloc, je me lançais dans la bataille à ses côtés, à l’affût du retour d’Elzar, bien décidé à lui faire bouffer ses crocs.



© Fiche par Ethylen sur Libre Graph'


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Ren rejoint, le sablonneux s’attela à dégager tout cultiste qui s’approcherait d’un peu trop près à grands renforts de bourrasques. Mais rien ne semblait pouvoir diminuer leur nombre, les encapuchonnés continuaient d’affluer de toutes parts, encerclant les deux hommes. Poussés à se retrouver dos à dos, Azerios brandit ses deux lames d’estoc Oto et Kogarashi et afficha une sourire sadique.


On dirait que tu t’es fais de nouveaux potes Ren…


Et dans une valse d’acier, le jeune homme se mit à trancher dans le vif, éliminant un grand nombre de cultistes, couvert par son bras droit qui déchaînait ses pouvoirs de maudit. Les adversaires volaient en tous sens, s’écrasant violemment sur les façades environnantes, et le capitaine désigna sa cible suivante : deux géants. Responsables d’un véritable carnage un peu plus haut, les neutraliser devenait une priorité. Il se tourna en direction de Ren pour vérifier s’il n’avait pas besoin d’aide mais ce dernier hocha la tête, sourire aux lèvres, comme pour lui faire comprendre qu’il avait la situation bien en main.
Se décomposant en une nuée de sable volatile, Azerios se projeta en direction des deux géants sous la forme d’une tornade et l’un d’eux, prit de surprise, chuta lourdement sur les pavés. Le second géant fit alors volte-face, le regard déformé par la rage, et frappa le sablonneux sans crier garde. Son corps vola en poussière et se rematerialisa à quelques mètres.


ÉCRAAAASE.


Martelant le sol devant lui, le géant se mit à fondre sur le corsaire, jusqu’à lui asséner un nouveau coup de poing, le projetant contre la façade d’une bâtisse. De nouveau dispersé en un amas de sable, son corps se reforma et il contre-attaqua aussitôt. La taille de son poing augmenta jusqu’à être au moins aussi grand que le torse du colosse, et l’enduisant de fluide offensif, le sablonneux frappa. Le choc fit basculer le géant qui s’écrasa contre le mur, le traversant, voyant le bâtiment s’effondrer sur lui dans un nuage de poussière. Mais pas le temps de savourer cette petite victoire qu’une multitude de fanatiques encercla le jeune pirate, le taillant en pièce à grands coups de machettes et autres. Apercevant le premier géant en train de se redresser, Azerios laissa échapper une vague de fluide royal et tous les encapuchonnés a moins de dix mètres s’écroulèrent aussitôt. Malheureusement, le géant ne sembla pas affecté et se rua sur lui. D’un puissant revers, il repoussa le jeune corsaire qui alla s’écraser dans la foule. Se redressant d’une traite, il créa deux imposants poings de sable compact et parti à l’assaut du colosse le frappant de plein fouet. Mais ce dernier se releva une nouvelle fois, et saisissant un énorme débris il le lança en direction de son adversaire. Esquivant de justesse, Azerios se retrouva nez à nez avec le géant qui le rabattit au sol d’un coup de paume. Et à l’instant où le géant s’apprêtait à enfoncer le clou, un flash foudroyant le frappa au flanc, le stoppant net. Se relevant doucement, le jeune corsaire se mit à sourire en voyant à qui il devait sa minute de répit. Lames brandies, Kutcham venait de faire irruption sur le champ de bataille, et avec lui affluaient les renforts à l’autre bout de la place.


Vous aurez mît le temps ! railla le sablonneux.

On aime se faire désirer boss ! ricana le jeune Mink en repartant à l’assaut.


Se tournant vers le géant qui était en train de se relever, Azerios créa deux nouveaux poings de sable compact gigantesque qu’il abattit avec force. Le colosse recula, sonné par ces deux nouveaux projectiles et avant même qu’il ne puisse riposter, une bombe de sable fila droit dans son thorax, explosant à l’impact. Le choc repoussa le gant qui s’écrasa violemment dans la foule de fanatique. Il était grand temps de mettre un terme définitif à tout ce cirque, galvanisé par l’arrivée des renforts, le sablonneux enduit ses deux lames d’estoc de haki de l’armement et fonça dans la mêlée, tranchant tout adversaire se dressant sur son passage.
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Quel paysage désolant. L'agent du Cp4, sur un toit avec d'autres pirates, contemple la place et le temple pyramidal qui le surplombe. Un lieu de culte transformé en véritable guérilla sans pitié. Des bâtisses s'effondrent, le sol se teinte de rouge. Dire qu'il y a quelques temps, elle était encore à Marineford. En entrant au service du récemment Grand Corsaire Azeglio, elle n'aurait pas imaginé entrer aussitôt dans un champs de bataille. Qu'est-ce qui justifie autant de barbarie? Non qu'elle est une quelconque empathie pour le sort des pirates ou des fanatiques. Mais se rendent-ils compte du travail de nettoyage que cela va demander ? Et les réparations n'en parlons pas. La rentabilité de ce conflit lui semble douteux, surtout si elle doit se mettre en danger. L'agent Tarentule se retrouve déjà dans une situation délicate. Cette mission d'infiltration est pourtant la mission de gros gabarit dont elle a toujours rêvée. Cette fois-ci, hors de question d'échouer ! L'agent s'est déjà faite à l'idée qu'une promotion vaut n'importe qu'elle sacrifice. Elle relativise. Jouer les pirates brutales quelques temps est toujours mieux que de côtoyer l'agent Amaryllis. Les mains prises par du bricolage, un autre membre des Oubliés l'interpelle.

"La nouvelle, arrête de rêvasser, tu veux. Le matériel que j'ai demandé, on en a besoin de suite!"

La jeune blonde tend ses bras pleins de fils, qu'elle a démêlés, à l'ingénieur. Celui-ci s'en empare et commence à bricoler à grande vitesse. Il est assez sévère, surtout en situation de stress. L'équipage le connaît sous le nom de Rascus, l'ange déchu. Sa dangerosité est reconnue et la plupart de l'équipage semble le respecter, mais il n'est pas le plus sociable. Ainsi, pourquoi la ricaneuse a donc fini dans sa petite équipe? Pour sa dextérité et ses stocks de fils, le bricoleur est quelqu'un de pragmatique.

"Où allons-nous? J'aimerais finir de recoudre les vêtements que l'on m'a demandé. C'est beaucoup de boulot, vous savez.
-Rascus en rien à carrer et tu le sais. On est ici en soutien, le temps de préparer de quoi atomiser ses astiqueurs de reptiles."

Cette réponse est délivré par un autre membre des Oubliés particulièrement maigre. Il se satisfait de jouer les suiveurs et tout le monde le surnomme Fil de fer. Le groupe est composé d'une dizaine de personnes, c'est un peu ceux dont on pense qu'il seront inutile en combat, mais reste compétent comme mains supplémentaires. Rascus est visiblement agacé et s'impatiente.

"Continue de surveiller, la nouvelle. Les autres, aidez moi ! Allez du nerf !"

Tout le monde s'active, pendant que la blonde fait le guet. Elle fait la mou malgré le spectacle impressionnant des combats. Même des Géants s'écroulent. Cependant, son inexpérience ne lui parvient pas de déceler l'issue de ce chaos. De ses yeux bleus, elle repère un autre événement déroutant en retrait par rapport au cœur des hostilités.

"Monsieur Rascus, je perçois de ma hauteur…
-Raaah, on est pas dans ton bled de bourges. Parle vite!
-Cochon géant agité !
-De quoi?
-Je crois qu'elle parle du Borat, Rascus.
-Le Borat? Il a quoi?
-Oh, c'est ainsi qu'on le nomme. Je crois qu'il se fait aborder.
-Aborder?! Comment ça aborder ?!
- Il y a des grappins qui accroche la jolie maisonnette sur son dos et des personnes encapuchonnées tentent d'y grimper. C'est plutôt amusant. Haha."

L'ingénieur lève la tête pour vérifier de lui-même. Les autres font de même. Le plus maigrichon s'exclame en premier.

"Merde, c'est pas bon du tout ! Comment ces lécheurs d'écailles sont arrivés jusque là ?!
-Les gars, on annule et on décale en vitesse en support ! Prenez le plus d'explosifs possibles.
-Hé hé, on va tout faire péter. "

Le petit groupe se presse et court de toit en toit. Le plus jeune trébuche laissant quelques explosifs tomber. Les bâtiments sont si peu entretenus que ceux touchés par cet accident s'écroulent. Tant de dégâts inutiles.

"Putain! T'es pas doué, fais un effort.
-La planche s'est cassé, aussi! C'est pas juste…
-Oooh, pauvre chou. Hihi!
-Lève-toi, le mousse! Pas le moment de pleurnicher."


L'agent Tarentule, quant à elle, est en tête de fil. Même si elle n'a pas d'explosifs en main, son agilité surprend ses camarades. On ne la pensait uniquement comme une simple couturière niaise. Une fois arrivé sur le toit le plus proche, l'équipe constate l'ampleur des affrontements. Des nains catapultent des cailloux sur les assiégeants qui tentent de prendre le contrôle de la bête et du bâtiment en nombre. On entend des voix s'élever à travers le brouhaha.

"Pour Le Serpent à plumes, briser cette créature impie! La vie n'est qu'un mince sacrifice pour protéger notre dieu !
-SI VOUS TENEZ PAS À VOS VIES, TENEZ AU MOINS À VOS SLIPS!"

Rascus soupire de dépit. Il analyse ensuite la situation. Les nains sont submergés, quelques fanatiques passent entre les mailles du filet, poutant efficace, et réussissent à encercler la boutique. Mais, des tontattas y sont postés et tentent de les repousser. La ténacité de ce mini-équipage est remarquable. Nombreux ennemis tombent de l'animal géant après un abaissement de slip en règle. L'agent Tarentule ne peut s’empêcher d'en rire. L'ange déchu s'exprime en l'interrompant sec.

"Toi! Ton nom déjà ?
-Ah! C'est pas trop tôt. Abigaël de Pétales, pour vous servir.
-Tu te déplace bien, tu vois la boutique. Vas-y avec ton grappin et rapporte moi le plus de bouteilles d'alcool possible.
-Ahah! C'est un peu coton, mais je vais faire de mon mieux. Cela me rappelle mes cours de gym, petite. Hihi!
-Et toi, le mousse, va chercher le plus de debris utiles pour créer un max de pétard!
-C'est parti mon kiki!
-Les autres, on bombarde! Visez le sol, si vous abîmé le Borat, c'est à Ren qu'il faudra rendre des comptes. Croyez moi, vous préférez être capturer par les fanatiques."


Sur ces mots, Rascus sort une sorte de canon portatif de son sac à outil. On se demande comment il arrive à transporter autant de choses. L'ingénieur le recharge avec un explosif. Les autres lancent leurs grenades de fortunes surprenant la majorité des attaquants. L'ange déchu, le regard dur, s'apprête à tirer.

"Vous savez ce qu'on dit : Une machine parfaitement huilée…"

Boom! Le tir devient un témoignage du génie dangereux de son createur, provoquant assez de panique pour adoucir la pression de l'assaut. Abigaël profite de ce moment pour s'élancer vers le cochon vert géant.
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Des ondes violacées, des tempêtes de sable et des explosions… Ned était accaparé par le vacarme ambiant et le chaos extraordinaire qui régnait sur la place devenue champ de bataille morbide. Les yeux dans le vide, la garde relâchée, il s’autorisa un instant de contemplation malgré la situation.

« Reste concentré, chien ! »

La voix sifflante du serpent lui arracha les oreilles et au moment où il tourna son regard vers la prédatrice, elle se retrouva à quelques centimètres de lui. Le coup de bouclier tonna et fit vibrer la moindre parcelle de son corps, avant de l’éjecter à plusieurs mètres. Le souffle ne lui revint pas tout de suite, si bien qu’il crut un instant que ses poumons avaient implosé sous le choc. Une bouffée d’air le sauva finalement de la perte de conscience et il se releva, endolori de la tête au pied.

« Tu as l’air d’avoir bon goût mon mignon, tu seras mon dessert de la journée. »

Le crachat de sang qu’il jeta à ses pieds servit de réponse. Il retrouva sa garde sans difficulté, porté par une colère noire. Il allait leur faire payer, à eux, tous ceux qui s’en étaient pris à elle, de manière directe ou indirecte peu importe, ceux qui avaient leur part de responsabilité dans ce qu’elle avait dû endurer allaient payer, coûte que coûte.

La femme-serpent était affaiblie, son regard et la plaie dans son ventre ne mentaient pas. Alors, il comptait bien appuyer là où ça fait mal. Slalomant entre les autres affrontements qui comblaient l’espace entre lui et sa proie, il se rapprocha inexorablement, lames ballantes le long de ses jambes. Un bond le rapprocha d’elle et désormais dangereusement proche, il frappa en un éclair, faisant tournoyer sa lame avec vivacité. Le sabre s’écrasa contre le bouclier doré dans un retentissement infernal. Soufflés par l’impact, les malheureux à proximité du duel furent emportés. L’Etranger profita de la parade pour déployer Ame no Habakiri. Sa lame brillante fusa au bas-ventre du gigantesque serpent et lacéra la chair déjà entamée par le Corsaire. Le hurlement strident qu’elle poussa craquela le sol sous ses pieds et repoussa l’air ambiant comme une déflagration. Ned s’efforça de garder l’équilibre malgré ses jambes chancelantes. Elle se tut soudainement, la tête pointée vers les cieux. Sa langue frétilla quelques secondes et elle abaissa son regard vers le pirate. Ses pupilles s’étaient dilatées et ses yeux ne reflétaient plus qu’un étroit faisceau noir, nervuré de vaisseaux sanguins verdâtres. Ils se déployaient dans le blanc de ses yeux comme des racines grimpantes et trahissaient la haine qui s’était soudainement emparée d’elle.

Sa tête s’allongea et grossit un peu plus, tout comme son corps, qui s’écartela de lui-même, se tira en longueur, jusqu’à ce qu’elle ne devienne plus qu’un monstre gigantesque aux écailles âpres et suintantes. Désormais, la femme avait tout simplement disparue, pour laisser place à un serpent immense, un mamba noir aux crocs acérés comme des lames de rasoir, desquels s’échappait un venin acide.

Le serpent se volatilisa brusquement sous les yeux effarés de Ned. Il réapparut dans son dos avant même qu’il ne puisse ne serait-ce que respirer. Pris de court, le pirate fit volte-face instinctivement pour se protéger comme il le put. Mais l’attaque fut trop rapide. Résonnant comme un coup de tonnerre, la queue démesurée du serpent s’abattit sur le sabreur avec une force inouïe. Les écailles déchiquetèrent ses vêtements et lacérèrent sa peau, tandis que la puissance de l’impact l’expulsa dans les airs. Projeté sur une dizaines de mètres, il termina son vol contre le gigantesque temple au milieu de la place. Il traversa un mur, puis un deuxième, et un troisième, avant d’échouer violemment sur un sol désagréable, fait de débris et de poussière.

Il se tortilla difficilement, comme pour essayer de chasser la douleur qui s’était emparée de lui. Crachant une gerbe de sang, expulsant la poussière de ses poumons, il rampa finalement sur un petit mètre pour s’extirper des gravats. Mais une ombre déferla depuis la place en bas et atterrit au milieu de la salle où il venait d’être expédié. Le serpent était là, dressé au-dessus de lui, faisant siffler sa langue scindée en affichant un sourire hideux. La gueule immense et béante, elle déploya son cou avec une rapidité presque sournoise. Les crocs se rapprochèrent de Ned, et il roula in extrémis sur un côté avant que son corps ne soit percé par les dents aiguisées et consumé par l’acide visqueux. Il se releva en faisant abstraction de la douleur lancinante. Son corps lui envoyait des signaux explicites, mais il était contraint d’aller au-delà de la souffrance. Poussé dans ses retranchements, son esprit était son seul salut. Et la détermination qui en émanait, elle, n’avait pas pour projet de flancher.

Il se releva d’un bond salvateur avant de retrouver sa garde et ses appuis. Vacillant mais stable pour autant, il toisa son ennemie avec un regard empli d’une rage prête à s’exprimer. Le serpent changea de forme une nouvelle fois, gardant sa queue et ses écailles, mais retrouvant sa poitrine et son visage. La femme leva les bras en affichant un large sourire.

« Bienvenue au troisième étage mon mignon. Bienvenue à « L’étage des serpents » ! »
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« J’suis pas une goutte d’eau,
J’suis l’océan »  


Présent
✘ Feat. Aze & Ned & Abi aka Tarentule






Danser dans le chaos, aussi macabre était la danse, tournoyant entre esquives et contre-attaque pour retomber violemment sur des fanatiques en liesse qui s’envolèrent au contact de ma jambe. Je filais dans la mêlée, sans cesse en mouvement à frapper de tous côtés à la recherche de mon véritable adversaire. Et, aussi puissant fut mon haki perceptif, je ne parvenais pas à le repérer dans cette mer de centaines de lumières qui apparaissaient dans mon esprit, scannant toute la place à la recherche d’une aura plus étincelante que les autres. Toutefois, ma concentration avait ses limites et je dus reporter mon attention à mes alentours direct.

« Gros Minet ! Où es-tu ?! » m’exclamais-je en fauchant un nouveau groupe d’encapuchonnés.

Une lame passa mes défenses en se dirigeant droit vers ma poitrine, je sentis la pointe entrer en contact avec ma peau alors que l’armure ébène avançait sur mon corps pour venir me protéger d’une blessure grave. Le haki recouvrit la zone à temps et la lame ripa contre l’armure en parvenant tout de même à tracer une courte entaille horizontale. Mes yeux carmins se posèrent sur le sabreur qui venait de réaliser son erreur, alors que ma main faisait de même avec sa tête, refermant mes doigts telles des serres sur son visages avant de l’écraser violemment au sol. Le sol se brisa en un léger cratère, soulevant de la poussière alors que le malheureux se retrouvait à moitié enfoncé dans le pont, seules ses jambes dépassant mais inertes.

Puis soudain, un signal, comme une voix qui vous crie dans les oreilles de vous retourner sans qu’aucun son ne soit prononcé. Mon haki de l’observation, maintenu déployé sur seulement quelques mètres autour de moi pour prévoir les attaques proches me prévenait du retour de la bête. Obéissant docilement à mon instinct, je fis volte face alors qu’une paire de griffes s’abattaient dans ma direction. Y opposant mes propres bras, renforcés quant à eux, j’encaissais l’attaque. Ma peau ne fut pas abîmée mais c’est l’impact qui fut le plus compliqué à parer, sentant le sol s’affaisser sous mes pieds. Une nouvelle alerte, trop tardive cette fois-ci, et une des pattes postérieures hybrides d’Elzar se soulevait pour me cueillir aux côtes, sentant ses griffes racler mon armure en creusant mes défenses. Souffle coupé sur le coup, je sentis mes pieds se décoller du sol et me retrouvais à plusieurs mètres dans les airs en un clin d’œil.

« Saloperie de vilain chat.. » grommelais-je alors que je continuais de m’élever dans les airs, mètres après mètres.

Sous moi, la place se dévoilait sous mes yeux, la bataille dans toute sa splendeur, éclairée par les torches disséminées autrefois tenues par quelqu’un et les feux qui s’étaient allumés un peu partout. Cependant, il n’était pas temps de mémoriser ce paysage pour le retranscrire sur une toile, d’autant que la peinture c’était vraiment pas mon truc. Prenant une impulsion si violente qu’elle fissura le sol à son décollage, le guerrier-jaguar s’élança dans ma direction toute gueule et crocs dehors, ses griffes tranchantes comme des rasoirs étirées au long de ses doigts eux-même tendus.

« Rooaarr Faible morrtel ! Je dévorrrrerai tes tripes au-dessus de l’autel de mon maître ! » rugit-il dans son bond.

« Beeeh T’es dégueu mec ! »

Afin de stopper mon ascension, j’imposais un mouvement de rotation à mon corps, me lançant en arrière en effectuant plusieurs tours avant que la gravité ne me rappelle à la réalité. Cette bonne vieille gravité. Me basant plus sur mon haki que sur ma vue en cet état rotatif, je créais une zone de gravité qui attira violemment le zoan carnivore dans ma direction afin de le déstabiliser dans son ascension et d’augmenter l’impact. Toutefois, à présent habitué à mes tours, l’homme-léopard-qui-se-faisait-passer-pour-un-jaguar en profita pour ramener ses bras en croix contre lui, ses griffes toujours sorties et prêtes à agir.

« Bordel deeeeee... » commençais-je à m’écrier en le voyant approcher encore plus rapidement à cause de mes propres pouvoirs.

Ma jambe renforcée au haki se déplia dans ma rotation, me stoppant net au contact de ses deux pattes griffues. Profitant du sens montant de la gravité, il avait déplié ses pattes pour frapper en croix. Les deux attaques s’entrechoquèrent, sentant ses griffes entamer le haki sur ma jambe jusqu’à ce qu’il le transperce, déchirant l’armure noire en lacérant mon mollet dans une gerbe de sang qui lui tâcha la fourrure. Le choc me renvoya dans les airs, et la gravité inversée toujours active permit à Elzar de me suivre alors que je disparaissais dans le brouillard surplombant la place, teinté d’orange par les flammes en contrebas.

Ma vue fut brouillée tant la brume était épaisse, mon corps se trempant des gouttelettes omniprésentes et nettoyant ma peau tâchée de sang et de poussière. De nouveau, ma perception me prévint, sentant l’ennemi approcher à l’aveuglette en suivant le couloir gravitationnel aérien. Poing serré, concentrant mon armure ébène pour frapper fort, l’envoyant s’opposer au coup de patte du félin. L’impact fut violent, soufflant la brume sur une dizaine de mètres autour de nous. Sa gueule était ouverte en dévoilant ses crocs ensanglantés, affichant un sourire sadique et sauvage. Pris dans la ferveur du combat, j’affichais un air semblable, mêlant rage et excitation en une grimace, un sourire horrible qui déformait mon visage.

« N’espère pas gagner cette guerre, humain ! Cette nuit marquera votre fin à la faveur de notre faim ! » rugit l’homme-bête en enchaînant les coups, se martelant l’un l’autre dans cette position aérienne précaire.

Enfin, j’annulais la zone de gravité qui avait permit à Elzar de se maintenir dans les airs jusque là, entamant notre chute alors que nous continuions notre échange de coups. Il n’y avait plus place à la finesse ainsi positionnés, seules la défense et l’attaque étaient au programme, parant ou contre-attaquant d’un poing contre l’autre. Un genou visant son menton esquivé par une rotation et un coup de queue léopardienne, un coup de griffe de sa part effleurant mon menton avant d’être réorienté par mon art martial de la paume souple. Puis, mon poing s’enfonçant dans ses côtes en lui arrachant un filet de sang entre ses crocs à présent serrés, ses griffes qui se referment sur mes épaules avant que nos fronts ne s’entrechoquent, le mien couvert d’une plaque de haki rectangulaire qui s’estompa après l’impact. Je sentis la bête défaillir, une nouvelle gerbe de sang s’échappant d’entre ses lèvres, mêlée à un semblant de mousse. Sa poigne se défit et sa garde tomba l’espace d’un instant alors que nous chutions toujours. Le repoussant légèrement, je me préparais à frapper en ramenant mon poing en arrière, luisant à la fois de l’expression visuelle de mon pouvoir maudit et d’une couche concentrée de haki ayant nécessité de me déposséder temporairement de mon armure.

« Toi et ton culte vous avez tout faux, on est pas en guerre du tout. Retourner votre secte, pour nous, c'est comme arracher les ailes d'une mouche. » m’exclamais-je en affichant un air dément, de mon sourire à mes yeux rougeoyants.


Fly Me to the Moon !!



Décochant mon poing, filant comme une comète violette, mon corps se déroula pour plus de force et l’impact vint. S’écrasant avec brutalité dans la poitrine de l’homme-bête, son visage se déforma un instant alors qu’un cercle violet de plusieurs mètres de diamètre se dessinait dans la brume autour de lui, illuminant les environs et propageant sa lueur de gouttelettes en gouttelettes sur des dizaines de mètre, formant un nuage violet qui surplombait la place et la bataille. Un couloir gravitationnel se forma en englobant le félin et en l’emportant à toute vitesse dans une diagonale en direction de la place. La brume et les gouttelettes violacées furent également prises dans la tourmente et accompagnèrent Elzar dans sa chute, droit vers le temple. Ce fut tout d’abord la gravité qui frappa le bâtiment, faisant trembler la roche et la creusant à l’endroit où le couloir frappait, l’enfonçant jusqu’à ce qu’un trou parfait en déchire le mur et que l’homme-bête y disparaisse, suivit d’un nouveau grondement annonçant la chute. La zone disparut et le nuage de brume reprit sa teinte blanche, orangée par endroits par les flammes, retombant en une fine bruine qui vint se mêler aux rivières de sang.

Accusant un instant de faiblesse suite à un tel déchaînement de puissance, je ne parvins pas à freiner ma chute et m’écrasais sur un groupe en pleine bataille acharnée. Sous moi, ayant quelques peu amortis ma chute, des encapuchonnés grommelèrent quelque chose d’incompréhensible avant de s’évanouir. Je me relevais en grognant, chacun de mes os semblant me crier ma douleur alors que je tentais de me tenir droit. Ravalant ma douleur, je fermais les yeux un instant en prenant une grande respiration avant de les rouvrir pour voir cinq fanatiques bondir sur moi. Pointant un doigt luisant d’une aura violette sur eux, je le dirigeais vers le sol alors qu’une petite zone de gravité les renvoyait s’écraser à mes pieds avec tant de violence qu’ils ne se relevèrent pas.

« C’est qui le prochain ? » ricanais-je en serrant les dents derrière mon sourire amusé.

La place était en proie au chaos le plus complet, les rangs des fanatiques s’éclaircissaient de ci et là, mais toujours plus semblaient débarquer d’un peu partout. Mieux organisés et dirigés, nos troupes imposaient leur rythme sur ces fous furieux et avançaient dans la place. Un peu plus loin, je pus admirer le groupe composé des blugoris, guidés par Nina et Jin qui décimaient tous les fanatiques sur leur passage avec une violence qui en faisait hésiter plus d’un. Finalement, ils arrivèrent jusqu’à moi en affichant des airs satisfaits. Bien dressés, les cinquante blugoris nous entourèrent en bondissant de tous côtés avec leurs gros corps tout ronds qui leur donnaient un semblant de balle rebondissante. Bien que leurs grandes haches n’avaient rien de jouets pour enfants, décimant nos adversaires et en dévorant même certains.

« Yo mon pote, ça commence à s’éclaircir de notre côté. » s’exclama-t-elle en reprenant son souffle à mes côtés, sous le couvert des gorilles des mers.

« Parfait, divisez-vous en deux groupes et prêtez main forte aux autres. J’ai cru entendre le cri de Borat un peu plus tôt, je vais me diriger par là, continuez comme ça et le soleil se lèvera sur un Karantane débarrassé de ce culte infâme. »

Sur ces mots, je bondis autour du cercle de blugoris, rebondissant sur les épaules de plusieurs d’entre eux qui ne bronchèrent pas. Je fis signe à cinq d’entre eux de me suivre, ce qu’ils firent docilement. Ça avait des avantages d’être considéré comme mâle alpha par ces bêtes un peu limitées au niveau de la caboche mais qui semblaient mues par une loyauté inébranlable pour leur chef, à condition que celui-ci reste invaincu.

À une centaine de mètres, le cochon vert géant couinait, attaqué par les fanatiques malgré la défense de mes troupes. Les explosifs pétaradaient d’un côté comme de l’autre, faisant bondir les groupes dans des cris de douleur et de surprise. Les tontattas, sur le dos de Borat, tentaient de défendre la taverne des assauts répétés des cultistes qui grimpaient jusque-là à l’aide de grappins. Aux pieds de mon aminimal cochonesque, les explosions le faisaient paniquer et il se mit à bondir de panique, faisant voler quelques fanatiques toujours accrochés à leurs cordes. Et obligeant ceux sur son dos à s’attacher aux longs poils verts. À la fenêtre de la taverne, ‘Liquor’ Jack balançait des bouteilles à la gueule des fanatiques parvenant à gagner le dos de l’animal géant. Norbert et Mirabelle virevoltaient en couple, frappant de leurs sabres en se tenant par la main dans une danse aussi belle qu’efficace, protégeant de leur mieux le perron de la maison.

Je m’arrêtais sur la trajectoire de Borat, toujours mû par ses bonds répétés qui le déplaçaient de plus en plus profondément dans la place. Je levais alors une main devant moi, prenant une grande inspiration.

« DU CALME COPAAAAIIIINNN !!! » m’écriais-je à pleins poumons, écrasant mon poing libre en pleine tronche d’un cultiste s’étant approché d’un peu trop.

Les quatre pattes serrées les unes contre les autres, il se mit à freiner si brutalement sur des dizaines de mètres que cela provoqua une nouvelle envolée des fanatiques à grappins. Enfin, il s’immobilisa juste devant moi, plaçant son groin contre ma main.

Gruiiik !!

« Je sais, mon pote, t’en fais pas ce sera bientôt terminé. »

Mon sourire s’effaça en voyant un guerrier s’approcher de l’oreille de Borat qui trônait au sol avec sa tête ainsi baissée jusque moi. Je tendis la main dans sa direction, luisante de mon aura maudite, et le fanatique fut emporté dans ma direction à toute vitesse comme si une force invisible l’avait tiré jusqu’à moi. Cette bonne vieille gravité. Je l’attrapais d’une main par la gorge avant de le lâcher et le frapper d’un retourné de la jambe qui l’envoya dans les airs comme un pantin désarticulé.

« Vous osez vous en prendre à mon pote, vous allez déguster les p’tits bâtards ! »

Oubliant mes douleurs à la faveur de la rage montante en moi, je m’élançais sur chaque groupe d’ennemis un peu trop présomptueux pour s’approcher de mon poto pachyderme, observant par intermitences la taverne sur son dos pour m’assurer qu’ils s’en sortaient. Une petite blonde, inconnue au bataillon mais faisant probablement partie des renforts arrivés à la suite du capitaine, se battait aux côtés des tontattas avec hargne, protégeant ma maison au péril de sa vie. Voilà quelqu’un qui mériterait mes remerciements une fois cette bataille terminée. Leur laissant la responsabilité du dos de l’animal, je défendais ses pattes et ses alentours en bondissant entre les explosions pour chasser les cultistes en ricanant derrière mon sourire dément accompagné par mon escorte de gorilles des mers qui semblaient prendre un malin plaisir à écraser ces cultistes..



© Fiche par Ethylen sur Libre Graph'


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Rapidé coup d’œil lancé à Ren, voilà que ce dernier quittait la place en compagnie de certains de ses bilgoris. Continuant à se frayer un passage en direction du temple, le sablonneux tranchait quiconque se dressait en travers de sa route sans la moindre pitié, au vu de la dévotion de ces fanatiques, couper la tête du serpent semblait être la meilleure option pour en finir. Et probablement que leur leader se trouvait là bas. Les troupes commençaient à prendre le dessus malgré le nombre toujours plus important des cultistes et c’est Reyshu qui vint brièvement interrompre la folie meurtrière du corsaire.


Faut trouver celui qui s’fait appeler le grand prêtre. C’est lui qui commande.

Dans quel merdier on s’est encore fourré… pesta Azerios.

Ces tarés kidnappent les locaux.. font même des sacrifices. Faut qu’on s’en occupe.

T’as raison… À l’aube cette secte ne sera plus un problème pour personne.


L’homme poisson couvrit les arrières de son capitaine pendant une bonne dizaine de minutes, pendant que ce dernier avançait inexorablement vers le temple. Les fanatiques opposaient une résistance farouche, mais dans la mesure où ils n’étaient pas de vrais combattants, les Sandstorm Pirates parvenait à les déborder. Alors que le sablonneux n’était qu’à quelques mètres de sa destination, une main énorme le balaya violemment, le projetant sur quelques mètres à une vitesse telle qu’il fissura le mur qui le stoppa. Se relevant douloureusement, le dos enduit de fluide offensif, Azerios lança un regard noir au géant.


Celui là est à moi ! hurla-t-il à Reyshu, qui s’apprêtait à en faire son affaire.


L’homme poisson afficha un rictus, hocha la tête et tourna les talons pour retourner dans la mêlée. Le géant se mit à rire et fit craquer bruyamment ses phalanges, pas difficile de deviner que pour avoir accès au temple, il faudrait lui passer sur le corps. Le corsaire essuya soigneusement ses deux lames d’estoc Oto et Kogarashi avant de faire craquer ses phalanges à son tour, un sourire dément aux lèvres. Le géant ne perdit pas une minute, saisissant un bloc de pierre issu des débris d’une habitation détruite, il l’envoya avec force. S’élançant en direction du colosse, le sablonneux chargea ses poings de fluide offensif et brisa net le projectile sans sourciller. Le géant frappa de ses deux mains mais sa cible esquiva en bondissant à quelques mètres du sol. La taille de son poing se décupla et il l’infusa de haki de l’armement.


Encaisse donc ça enfoiré…


L’énorme poing de sable compact teinté couleur charbon s’écrasa violemment sur le géant. Le choc le donna sur le coup, le propulsa en arrière et il s’écrasa contre le mur du temple, le fissurant. Et comme pour enfoncer le clou, Azerios créa une seconde masse de sable compact, cognant de plus belle. Le corps du géant défonça littéralement la paroi et il heurta lourdement le sol. Brèche creusée, le corsaire retomba devant le temple du culte, plusieurs de ses hommes de main l’avaient rejoint.


Kutcham, Reyshu, stabilisez la situation et sécurisez la place. Saori, prends quelques gars et occupez vous des blessés. Moi je vais entrer là dedans et m’occuper du grand gourou. Yukino avec moi !


Tout le monde s’attela à sa tâche et secondé par la jeune ronin, le capitaine des Sandstorm Pirates pénétra dans le temple. Dans ces sombres couloirs régnait une atmosphère totalement différente, tout proche et pourtant bien loin du tumulte de la bataille et de la chaleur des flammes. Sous un silence de tombeau, le bruit des pas du pirate résonnait dans ces galeries. Au bout de quelques minutes, le jeune homme constata qu’il avait affaire à un véritable labyrinthe. Peut être aurait il dû emmener quelques hommes avec eux. Il finit par arriver aux abords d’une sorte de grande geôle, et remarqua avec horreur qu’une multitude de gens étaient recroquevillés dans l’obscurité derrière d’imposants barreaux. Changeant son bras droit en lame de sable, il trancha rapidement les cylindres rouillés qui retombèrent bruyamment sur le sol. Les prisonniers n’osèrent pas approcher, craintifs.


On ne vous veut aucun mal.. vous êtes libres ! leur lança Yukino.

Je crois qu’on a élucidé ces histoires de disparition. Emmène les à l’abris, je m’occupe de mettre fin à tout ça.


Après un long moment d’hésitation les premiers prisonniers s’approchèrent pour sortir de leur prison et très vite, ils furent rejoints par les autres. Menés par Yukino, ils rebroussèrent chemin afin de sortir par la brèche précédemment taillée dans le mur. Quand au sablonneux, il poursuivit son exploration au cœur de ce labyrinthe sordide et finit par tomber sur les premières poches de résistance. Un groupe d’une dizaine d’encapuchonnés apparut, tous armés de lames.


Halte là infidèle, tu.. commença l’un d’eux.

Soit vous dégagez, soit vous allez morfler. C’est vous qui voyez. coupa sèchement Azerios.


L’un des cultiste se jeta sur lui et lui taillada la gorge avec un surin, un autre bondit et lui enfonça une épée courte dans le bas ventre. Si les deux hommes affichaient une mine plutôt satisfaite, l’expression de leur visage changea soudain lorsqu’ils réalisèrent que leurs attaques n’avaient eu aucun effet. Le sablonneux les regarda d’un air dément.


Alors vous avez choisi.. la douleur.


Plaquant ses deux mains sur l’homme qui venait de lui transpercer le bide, il usa de son pouvoir déshydratant pour l’assécher. Le pauvre homme hurla de douleur avant de retomber inerte. Retirant la lame de son bas ventre, Azerios empoigna l’homme au surin par le col et lui plongea la lame de son défunt acolyte en plein thorax. Les autres encapuchonnés hésitèrent un instant, puis il se jetèrent sur l’intrus. Malheureusement, aucune de leurs attaques ne parvint à le blesser, et les uns après les autres, tous furent massacrés. Le sablonneux poursuivit donc sa route, errant dans le dédale pendant un bon moment avant de tomber sur trois nouveaux fanatiques. Les deux premiers s’empressèrent d’attaquer mais furent rapidement éliminés, et leur corps desséché eut à peine le temps de toucher le sol que le troisième dégaina une dague. Tremblotant, il se mit en garde, ne pouvant s’empêcher de fixer le cadavre de ses deux compagnons avec une expression de terreur.


Écoute.. y’a deux façons de la jouer. Dans la première, tu m’attaques et tu meurs dans d’atroces souffrances. Dans la seconde tu jettes ce putain de couteau et tu me mène à ton maître. soupira Azerios en laissant échapper une petite vague de haki des rois.


Le gringalet tremblotant eut un bref instant d’hésitation mais finit par lâcher son arme sous la tourmente. Azerios hocha la tête pour lui faire comprendre qu’il avait sans doute prit la bonne décision et d’un geste il lui indiqua de passer devant. L’encapuchonné s’exécuta et conduisit l’intrus dans les couloirs jusqu’à une grande pièce au milieu de laquelle trônait un hôtel recouvert de sang et de bougies. Une drôle d’odeur planait d’ailleurs et en examinant les lieux plus attentivement, le corsaire remarqua une impressionnante statue d’un serpent ailé. Très vite une multitude d’autres fanatiques entrèrent par les différentes issues, encerclant l’intrus. Un peu plus haut, un homme approcha d’un pas assuré, se frayant un chemin parmi les fidèles. Détail qui avait sans doute une importance certaine pour tous ces tarés, un boa s’enroulait autour du cou du nouvel arrivant, un boa avec des petites ailes de poulet.


Vous oseeez. s’écria l’homme l’air grave en pointant son doigt vers Azerios.

Oui j’ose. répliqua le corsaire sans trop savoir de quoi il s’agissait.

Mes frères et sœurs ! Vous qui en ce jour avez fait couler le ssssang ! Vous qui avez tant offert à notre maître ! Vous allez être recompensssé ! L’heure est venu de sortir au grand jour et de massacrer tous les infidèles !

Oh bordel de merde… soupira Azerios.

À commencer par cet intrus. Mes frères et sœurs, nous sommes asssssaillis. Mais nous ne nous laisssserons pas faire. Au nom du tout puissant seigneur des écailles. Je vous demande de répandre le ssssang !


Les cultistes commencèrent à s’approcher lentement du corsaire, qui ne savait plus ou donner de la tête tant ils étaient nombreux. Se préparant à faire un carnage, il sentit un frisson lui parcourir le corps et sa vision commença à se troubler. De la drogue ? Voilà possiblement l’origine du drôle de parfum qu’il sentait, ce qui pourrait également expliquer la dévotion sans limite des fanatiques. Il se fit à nouveau la réflexion qu’il n’aurait peut être pas dû venir sans renforts…
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Déclenchant son grappin, elle accroche le balcon de l'établissement. Remontant avec vitesse, l'élan lui permettant une pirouette avant t'atterir sur le crâne d'un fanatique. Le malheureux est parti pour un bon petit somme. Les cinq nains, qui l'avaient immobilisé, sont stupéfaits. Un grand sourire amical leur est délivré.

"Telle une tempête de sable, les renforts ne préviennent pas. Ah ah! Abigaël est mon nom et j'ai besoin de vos meilleures bouteilles, messieurs."

L'un des tontattas affiche un regard perplexe. Un autre commence à approcher la jambe de la blonde avec une expression suspecte.

"C'est donc cela que l'on appelle l'amour…
-Je crois que vous avez taper dans l'œil d'Eustache. La porte d'ici est fermée de l'intérieur, en plus des barricades, mam'zelle…
-Tant mieux. La simplicité m'aurait retiré tout le plaisir."  


Les secousses du Borat paniquée ne rendent pas les choses.La blonde tient la rembarde du balcon afin de visualiser l'entrée sans risque. C'est ici que les fanatiques concentrent leur attention,  mais la défense d'un couple de tontattas avec quelques compères semble très solide. Il est, malgré tout, impossible de se faufiler. Il faudra dégager le passage avant. Ce n'est que quelques hommes, en les surprenant de la bonne façon, elle pourrait renverser la situation. Soudain, Abigaël sent quelque agripper sa jambe droite.

"Qu'est ce que…?
-Oh non, il recommence. Eustache a un cœur d'artichauts. Vous n'êtes pas la première paire de jambes qui lui ont fait de l'effet."


Un sentiment de dégoût lui prend. Elle essaie d'agiter son pied pour se dégager. Rien à faire. Elle commence à rire jaune.

"Faites donc quelque chose, voyons! S'il veut tant des grandes jambes, qu'il prennent des échasses.  
-Désolé, mam'zelle. C'est un état second chez lui. Quand Eustache s'attache, y a que Anatole qui le décolle.
-Où est il, cet Anatole ?
-Bahaha! Vous êtes drôle, vous. C'est une expression car Anatole est le nom d'un de mes ancêtres. Personne n'a réussi à ce jour. Mais ne vous inquiétez pas, il est gentil. Dans un quart d'heure, il est calmé.
-Un quart d'heure? Et bien, je suppose que je n'ai pas le choix."


À l'aide de ses fils, l'agent commence à se démener pour libérer sa jambe. La lutte est sans merci. Agitation, roulade, grognement, le duo passe par toutes les phases sous les yeux amusés des quatre autres nains. La couturière s'emmêle les pinceaux de frustration puis un cri assourdissant retentit dans la zone. Une dernière violente secousse est provoqué par l'animal géant. La blonde tombe du balcon. Elle s'écrase devant un homme qui projettait des bouteilles depuis une fenêtre. La malheureuse tente de se redresser rapidement. Dérouté par la femme tombé de ciel, il n'aperçoit pas la charge furieuse d'un fanatique, sorti de nul part, balayant le malheureux et Abigaël à l'intérieur du bar. Un fou fait son entrée.

"Urriiiiiiiii!"

Le dégénéré pousse un cri de victoire. Il ne porte qu'un pagne tel un vrai sauvage. Aussi musclé que scarifié, il ne faut pas être psychiatre pour comprendre que ce mec devrait être à l'asile. Se grattant la tête chauve frénétiquement, il reste sur le qui vive comme s'il cherchait un truc à broyer à main nue. L'humain se lève rapidement et, en rejoignant son comptoir, il élève la voix.

"Du riz? Je peux vous faire ça. Ce sera sur place ou dans ta gueule ?"

Une assiette valdingue dans pièce pour frapper de plein fouet le visage de l'intrus. Un grognement s'entend dans toute la pièce. Il soulève une table de colère pour la jeter sur l'homme du comptoir. Des bouteilles se cassent, mais celui-ci a su esquiver cette attaque. La blonde a atterri non loin du mur opposé. Elle a pris l'essentiel de la bousculade. Abigaël se relève. Grimaçante, le coup a dû lui fêler une côte. Le nain qui était accroché à sa jambe semble avoir pris aussi un sale revers. Il détache sa prise, visiblement remonté.

"Mam'zelle, faisons équipe. On ne touche Majo sans tâter de ma colère !
-Majo…?"


Le regard tendre du nain sur sa jambe droite lui fait très vite comprendre la situation. C'est aussi pathétique que dégoûtant. L'agent Tarentule fait donc ce qu'elle fait de mieux. En rire.

"Eh bien, mon cher. Si ma jambe vous fait autant d'effet, il va falloir avoir un tête bien dure pour la mériter. Ah ah !"

Activant son Rope Action, Abigaël attache le nain collant avec un fil de pêche.

"Qu'est ce que… hein!"

Maîtrisant cette nouvelle arme, elle fit tournoyer le nain avec célérité pour le projeter violemment dans la poitrine du fanatique. Celui-ci est projeté sur une table. Au bout de son fil, Eustache tient son crâne douloureux. La blonde s'adresse au tenancier.

"Nous prenons le relai. Rascus m'envoie chercher le plus d'alcool à brûler possible. Pouvez m'en préparer un sac, mon bon monsieur.
-Tiens, Rascus est ici. Je comprends mieux ces détonations, dehors. J'ai quelques bouteilles, je vous prépare ça."


La silhouette derrière le bar semble détendue pour une telle situation. Elle commence à réunir les bouteilles dans un sac à patate comme si elle servait un client.

"Faites lui regretter d'être entré dans mon bar. Et je vous offre un verre.
-Je n'oublierai pas. Hihi!"


Un nouveau grognement met en alerte l'agent. Son adversaire se relève en secouant la tête comme une bête. Abigaël chuchote quelques mots à Eustache, avant de le reposer au sol. Elle prend toute l'assurance dans sa voie.

"Allez viens me voir, mon grand. Maman va peut-être te faire un bisou magique sur ton bobo. Ahahah!"

Le Ricanement demeuré fait son effet. Son ennemi fonce sans réfléchir sur la ricaneuse. Un fil se tend au sol, entravent la course du fanatique. Il tombe violemment au sol. Vive, la blonde se met à distance raisonnable pour continuer ses rires insupportables. Le sauvage s'en rage en frappant le sol pour se relever.

"Impie! Je vais écraser ton visage et manger tes yeux !
-Oh, le petiot prononce ses premiers mots, regardez le. Qu'il est précoce! Tu veux un susucre. Gnihihihi !
-Aaarrrhhh!"


Le dégénéré commence à poursuivre la moqueuse avec toute la brutalité et la maladresse que sa furie oblige. Bousculant tables et chaises, ses mouvements sont grossiers et prévisibles. Avec agilité, l'agent Tarentule l'esquive tout en maintenant la distance. Le duo a déjà fait trois fois le tour du bar. Elle sait qu'au corps à corps, la défaite est assurée. Dans ce vacarme, la blonde tisse donc sa toile sur chaque meuble qu'elle touche. Le fanatique prend une pause pour reprendre son souffle au milieu de la pièce. Abigaël, le regard hautain, glousse en lançant le signal.

"Quand Eustache s'attache…"

Le nain s'élance sur la jambe de l'ennemi, s'agrippant de toutes ses forces. L'agent tire violemment sur un fil. Par une réaction en chaîne ingénieuse liant le nain et entourant les meubles jusqu'à Abigaël, lorsque le fanatique sent sa jambe partir, des table et des chaises décollent du sol pour foncer sur le sauvage. Le pauvre individu se fait écraser de toute part. Cette attaque le met K.O. Le nain lui attache un fil de pêche aux pieds puis se faufile pour sortir de tas de tables et de chaises. La tisseuse surprend, ainsi, son agresseur au-dessus de l'amas de meubles qui lui ont pété la mouille. La pendaison de l'araignée ! Une image glorieuse de sa victoire. L'agent souriante ne peut s'empêcher d'en être fier, jusqu'à ce que… le pagne se soulève. Elle s'affale au comptoir, dépitée et essoufflée.

"Un asticot est venu tout gâcher."

C'est à ce moment que des tontattas accompagnés d'un homme, alertés par les bruits, entrent pour contempler la scène.
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Le temple avait été rudement secoué et s’était fracturé de part et d’autre. A l’intérieur, au troisième étage, la femme-serpent ne semblait pas inquiétée par la situation et se délectait même de ce qu’elle faisait subir à son adversaire. Ned avait enchaîné les passes d’arme sans succès et désormais, il trônait au milieu de la pièce, l’œil au beurre noir et le visage tuméfié, le corps lacéré et ensanglanté. Quatre serpents étaient enroulés à ses bras et ses jambes et le maintenaient fermement en l’air. Suspendu à un poteau de bois et piégé par les serpents qui l’écartelaient, il peinait à respirer. Il releva la tête pour plonger ses yeux dans ceux de son ennemie.

Elle avait pris l’ascendant durant de longues minutes. Ils avaient bataillé, mais le pirate avait fini par céder sous les attaques dévastatrices. Maintenant pris au piège dans la tanière du serpent, il ne semblait y avoir aucune échappatoire à portée de main.

La femme-serpent avait retrouvé forme humaine et trônait sur un immense anaconda entortillé. Elle riait à gorge déployée, amusée par la situation. Elle s’était clairement jouée de lui et il n’avait pas su contrecarrer ses plans.

« Dis-moi mon mignon, comment vais-je te déguster ? En soupe ? En ragoût ? Non…tu as l’air d’avoir un petit goût sucré, quoiqu’un peu amer.
Mais tu vas la fermer oui ? » grogna-t-il péniblement.

Elle s’approcha avec une dangereuse lenteur et lui empoigna les joues. Ses mains griffées le caressèrent et firent pivoter sa tête. Sa poigne glissa jusqu’à sa taille et elle attrapa Ame no Habakiri. La lame quitta son fourreau sous les yeux ardents de son porteur, incapable de lever le petit doigt. La femme-serpent joua avec la lame en raillant sa proie pris au piège, mais elle réalisa rapidement à quel point, entre ses mains, la lame était étonnamment lourde. Une grimace à moitié cachée par son rire lui pinça les lèvres, tandis que ses mouvements se faisaient de plus en plus lents. Ned la dévisageait d’un regard assassin, ses bras et ses jambes se contractèrent furieusement, faisant siffler les serpents enroulés autour de lui.

« Lâche ça. »

Ned se libéra de ses chaînes vivantes à la seule force de ses muscles. Le visage de la femme-serpent se décomposa sous la surprise, elle lâcha le katana au sol et recula de quelques pas avant de tirer son épée et de lever son bouclier. Il récupéra son meitou après une roulade, se remit d’aplomb en un instant et frappa de toutes ses forces. Ses lames trouvèrent l’acier du bouclier dans un fracas assourdissant, puis elles déferlèrent de nouveau, cette fois-ci pour lacérer l’épaule du serpent. Mais la zoan ne l’entendit pas de cette oreille et bascula sur un côté pour faire glisser sa queue et frapper au niveau de la nuque du pirate. Il para en décroisant ses lames et repoussa les écailles menaçantes. Une pirouette arrière l’éleva dans les airs, il pointa ses lames comme pour lancer une frappe d’estoc, puis déclencha une onde de choc à distance. Deux lames d’air traversèrent la pièce et s’abattirent sur la femme-serpent. Elle en contra une d’un coup d’épée, mais la seconde perça ses écailles et trouva sa chair. Elle se retint de hurler en serrant les crocs, puis bondit en avant avec une agilité telle qu’elle sembla nager au milieu de la salle. Le sabreur tenta de cerner ses déplacements, mais elle fut trop rapide et bien trop sournoise pour qu’il puisse anticiper quoi que ce soit. Le bouclier cingla, s’écrasa sur sa tempe et l’éjecta contre le mur le plus proche.

Il se releva, non sans peine, et se remit en garde. Mais lorsqu’il releva les yeux, la zoan avait disparu. Il la chercha du regard, sans succès. Un souffle acide fit siffler ses tympans après quelques secondes et son ennemie réapparut subitement à sa gauche. Elle était proche, extrêmement proche. Sa gueule immense s’ouvrit et se referma près de la nuque du pirate. Une esquive d’instinct venait de lui sauver la vie, mais un croc avait légèrement entaillé son cou. La plaie était superficielle, mais le venin s’y était répandu et s’immisçait désormais dans sa gorge et ses nerfs. La douleur était insupportable, comme si tout son corps brûlait de l’intérieur. Il posa un genou à terre en se tenant le cou avant de cracher une gerbe de sang. Le rire strident de la femme-serpent résonna dans la pièce et un nouveau coup de queue, plus sournois et violent, lui fit retrouver le mur. Elle le souleva d’une seule main, l’empoignant par son écharpe.

« Je dois avouer que tu es coriace mon mignon… Ta volonté est surprenante. Mais je crains que ce ne… »

Elle s’arrêta brusquement dans ses mots. Ses yeux s’écarquillèrent, son corps se figea et son visage se mit à trembler. Elle abaissa son regard et constata avec frayeur et désarroi qu’une lame traversait sa poitrine.

Elle avait baissé sa garde et lui n’avait pas hésité.

Elle suffoqua et relâcha son étreinte avant de reculer en titubant. La lame se retira de son corps et Ned retomba lourdement au sol. Il se remit d’aplomb tant bien que mal en ne la lâchant pas un instant du regard. La colère avait gagné les yeux de la femme-serpent et désormais aux portes de la mort, elle comptait bien emporter sa proie dans l’autre-monde.

Elle fusa à toute vitesse et le pirate fit de même. Frappe, parade, riposte, esquive, entaille, pendant de longues minutes, les deux adversaires se livrèrent des échanges mortels et l’adrénaline les poussa à donner tout ce qu’ils avaient. Mais malgré ses blessures profondes, la puissance de la femme-serpent restait démesurée. Ned commença à décliner, chaque passe d’arme devenait plus lourde, moins agile et plus hésitante. Finalement, la femme-serpent parvint à le repousser d’une feinte et d’un coup de targe. Elle se retourna en projetant son épée en diagonale. La lame lacéra le torse de l’archéologue avant qu’il ne puisse contrer.

Ned s’effondra, contrit par la douleur, le poison et la fatigue. Il était impuissant face à elle et ce duel en avait été la preuve. La femme-serpent s’avança lentement en relevant sa lame.

« Adieu mon mignon, c’était un beau combat. »

Mais une fois de plus, alors que la fin paraissait proche, alors que tout semblait perdu, dans sa tête résonna sa voix, à elle.

Il se l’était juré, cette histoire se terminerait avec la tête de Vorgg au bout de sa lame.

Alors, si lui ne faisait pas le poids, peut-être que l’autre le ferait…

« Gaijin… »

Son regard perça ceux de la femme-serpent et plongea au plus profond de son esprit venimeux. Une aura sombre, ardente et horrifique s’accumula autour de lui avant de se propager comme les flammes d’un brasero. La tourmente la gagna et fit vaciller tout ce sur quoi son regard apeuré se porta. Elle trembla et plus que jamais, fit l’expérience du sentiment le plus viscéral.

La peur.

De ses talons jusqu’au sommet de son crâne, l’horreur la traversa. Et face à elle, le pirate sembla se changer. Un kimono rapiécé, un masque noir, un chapeau fendu et une chevelure pourpre. Dans ses mains deux lames de sang, entourées d’étranges pétales qui virevoltaient avec une douceur menaçante.

Plumer le serpent Gaijin14

« Qu’est-ce que… »

La voix du serpent siffla, et l’Etranger disparut en un éclair. Elle eut juste le temps de relever la tête avant de le voir fondre sur elle, entouré d’une nuée de pétales. Il tournoya et s’adonna à une danse meurtrière.

« Oghma Infinium… »

L’acier déferla avec une telle force que le sol sur lequel elle reposait se craquela avant d’exploser dans un grondement. Le sang s’éjecta des entailles et des lacérations et l’Etranger l’accompagna dans sa chute, en frappant, encore et encore. Ils traversèrent les plafonds et les sols, et les étages se fracturèrent sous l’avalanche d’acier.

Ils atteignirent finalement une grande salle plongée dans l’obscurité. La femme-serpent s’écrasa contre une large statue qu’elle brisa en mille morceaux.

Elle resta là, étendue au milieu des gravats, les yeux révulsés. L’Etranger retomba près d’elle, lames ballantes le long de son kimono.

La pièce était sombre, éclairée simplement par quelques torches et bougies qui traînaient près d’un autel. Ici également, d’intenses affrontements se poursuivaient. Des fanatiques s’étaient regroupés autour d’une nuée de sable qui déferlait au milieu de la salle. L’Etranger comprit rapidement de quoi ou plutôt de qui il s’agissait. Mais alors qu’il était absorbé par la situation face à lui, une ombre se dressa dans son dos. Gigantesque et haineuse, prête à frapper et à donner la mort.

Il fit volte-face en sentant la présence derrière lui. Le serpent se tenait debout, dans sa forme la plus pure…et la plus dangereuse. Son cou s’allongea à une vitesse vertigineuse et heurta de plein fouet le sabreur. Il fut éjecté au milieu des affrontements et s’écrasa lourdement sur des fanatiques aux prises avec le Sablonneux. Il se redressa dans un grognement inaudible avant de faire tournoyer ses lames enveloppées de pétales. Il se rua avec la même hargne sur l’écailleuse, pour en finir une fois pour toutes.

Au même moment, un grondement assourdissant retentit à travers la salle. Le sol se mit à vibrer soudainement et tout à coup, un des murs explosa dans un craquement. Les yeux se rivèrent vers l’explosion et un vent de frayeur traversa la pièce. Un gigantesque rhinocéros venait de faire irruption en fracassant tout sur son passage. Une étonnante chevelure rose, une corne de jais et un cure-dent géant dans la gueule, l’animal renversa les quelques malheureux qui croisèrent sa route et les fit disparaître sous les décombres.

« Yiiiiiiiiiiihaaaaaaaa !!! Vas-y Braum, éclate-les ! »

Sur son dos, une jeune fille débordante d’énergie le guidait dans son carnage, secondée par un homme-poisson qui lui, restait calme malgré la situation.

« La cavalerie est arrivée !! hurla Lenny à plein poumons. Alors, il est où Ned, tu l’vois ou pas, hein Jayce ?
Oui. Au fond de la salle, c’est lui…
Heeeein ?! Mais je rêve où il se bat contre un serpent géant ? Hé ho Ned ! C’est nous, nous v’là ! Ah oui, c’est vrai qu’il est occupé. Et puis t’façon il parle pas quand il est comme ça, il est super zarbi d’ailleurs.
Si Ned est dans cette forme, ça veut sûrement dire que son adversaire est coriace…et qu’il est proche de sa limite. Ecoutez-moi ! Braum, Lenny, débarrassez-vous de ces fanatiques et libérez le passage pour le Corsaire autant que possible. Quant à moi, je vais prêter main-forte à Ned.
On s’en charge, lança le rhinocéros en décimant une bande de cultistes d’un coup de corne. T’es prête Lenny ?
Et comment ! »

Jayce tira son trident et quitta le dos de Braum en s’élançant d’un bond, droit dans la direction de son camarade de toujours.
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