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[Festival] Tendre le bâton pour se faire battre



Tendre le bâton pour se faire battre

Ce festival se révèle aussi divertissant que ce que j’espérais, si ce n’est plus. Pour le moment, j’ai déjà rencontré des personnages fort sympathiques -quoiqu’un peu étranges-, mangé des pommes de terre excellentes -quoiqu’un chouïa chaudes- et participé à une imitation de la Déesse-Enfant fort amusante -quoi qu’il en coûtera-. La surprise ne vous étouffera sûrement pas si je vous dis à présent que j’ai perdu de vue -et perdu tout court- mes deux acolytes chasseurs de primes il y a maintenant quelques minutes de cela en m’arrêtant pour admirer un stand probablement un peu trop coloré pour mon esprit étourdi. Vous ne serez sans doute pas beaucoup plus étonnés d’apprendre que je ne suis absolument pas partie à leur recherche, préférant m’aventurer un peu plus profondément dans les méandres du festival à la recherche d’une activité amusante à faire.

Et la chance me sourit très vite alors que je croise sur mon chemin un énorme stand. Deux hommes sont en train de s’affronter dans ce qui ressemble à une joute, à ceci près qu’ils se battent à l’aide de grands bâtons, qu’ils sont en équilibre sur une étroite planche en bois en lieu et place de destriers et qu’ils se trouvent au-dessus d’une grande bassine ronde remplie d’un liquide transparent. Du détail. L’un des deux hommes porte un grand coup d’estoc que le second parvient à parer, mais l’impact le repousse et il se retrouve à battre des bras au-dessus de la grande piscine, cherchant à retrouver son équilibre nouvellement perdu. C’est peine perdue, son Momentum est trop grand et il finit par succomber aux lois de la gravité, basculant dans le liquide sous les acclamations du public. Le vainqueur entame une petite danse de la victoire alors que le responsable du stand se tourne vers l’assemblée.

-Encore une victoire pour notre champion ! Y a-t-il encore un brave pour venir tenter de le détrôner ?

-Moi je veux bien essayer.

L’animateur semble d’abord surpris en s’apercevant que c’est bien moi qui ai relevé le défi, et quelques rires fusent parmi les badauds, mais il finit par me faire signe de monter sur la planche, me tendant au passage un bâton que j’attrape avant de me hisser pour faire face au précédent vainqueur qui me regarde avec un sourire carnassier. Quelque chose me dit qu’il ne doute pas énormément de l'imminence sa victoire.

-Bien. Rappel des règles : le but est de faire tomber son adversaire dans la « piscine ». Les contacts ne sont autorisés que via les bâtons ou les pieds, mais attention à ne pas glisser eheheh. Pas de bâton de rechange donc s’il tombe c’est tant pis pour vous. Vous êtes prêts ? C’eeeest paaaaaaar *plouf* …ti ?

-Ah… Oups.

-...

-Le bâton m’a glissé des mains, je peux en avoir un nouveau ?

-… Vous avez rien écouté de ce que je viens de dire ?

-… Si ?

-Eh bien non, c’est tant pis pour vous, on dirait bien que ce duel ne va pas durer bien longtemps vu que nos deux adversaires ne se battent pas à armes égales !

C’est bien ma veine. Ma gaucherie a encore frappé au meilleur moment et me voilà à devoir me débrouiller sans arme. Et mon adversaire n’a pas l’air d’avoir l’intention de me faire de cadeau. Il se jette dans ma direction avec un cri de rage qui me fait arquer un sourcil. Eh bien monsieur, il faut se calmer voyons. Certain de pouvoir m’atteindre étant donnée mon incapacité à parer, il arme son bâton et l’envoie dans un immense arc en direction de ma tête, cherchant à finir ce combat en un seul coup. Malheureusement pour lui, si j’ai bien été dotée à la naissance de deux mains droites -tragique pour une gauchère-, j’ai passé des années à vagabonder dans les quartiers les plus tortueux et les plus dangereux de Carcinomia, sous la tutelle de l’incroyable Louli.

Et mon corps est capable de choses que personne n’a encore su expliquer.

Son bâton frappe le vide, mes pieds ayant reculé une fraction de seconde plus tôt, me permettant de me baisser sous le coup. Je me retrouve en équilibre les deux mains sur la planche et lui emporté par son élan. Tandis que, à l’instar de sa précédente victime, il se bat contre la pesanteur, je me relève tranquillement et, avec un petit sourire facétieux, lui souffle dessus au moment où il bascule pour venir rejoindre mon bâton dans le liquide transparent. Après un moment de stupeur, la foule se réveille et m’applaudit à mon tour pour mon plus grand plaisir.

-C’est vrai que c’était rapide.

-Incroyable, quelle agilité ! Et quel retournement de situation ! Mesdames et messieurs, nous avons une nouvelle femme à abattre ! Qui voudra tenter sa chance ?


Elle peint sur la toile de de la vie, déchirée
Elle est comme une étoile qui serait mal lunée
Elle est comme un drapeau, comme si t'avais planté
Au milieu du bateau, la statue liberté

crimson
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Ce festival... est sans égal ! 

Y dansent de longs Dragons de Papiers embrasés qui serpentent sans discontinuer, portés par les nombreux pas rythmés de quelques fanatiques dévoués à l'euphorie des festivités ! Les festivaliers y chantent, y dansent, y rient ; sur les étales nourriciers se disputent des odeurs plus chaudes et succulentes que des concubines assoiffées ! Et du côté de Max, c'est décidé : Kiyori Tashahari est son impératrice préférée ! Que dis-je ! Il est décrété par l'auguste blondinet, alors qu'il grignote six yakitoris tenus entre ses doigts comme les griffes d'un Wolverine, qu'elle est l'impératrice la plus élevée ! Difficile de distinguer, dans ce flot de sons et lumières dispersés en voie lactée, quelque chose de précis ! Car, à peine entamé, Maxence avale ses petites brochettes d'une bouchée lorsqu'une demoiselle en kimono bleu, joyeuse et festive, se balade en portant une gigantesque coupole de saké au-dessus de sa tête ! C'est-à-dire que la coupole fait bien l'ampleur d'une barque, remplie à ras-bords ! D'une glissade sur genou, genou à terre devant une si belle dame aux sandales de bois hautes comme des échasses, il lève la tête les yeux fermés et la bouche grande ouverte !

Moqueuse mais surtout taquine, la belle au chignon se penche avec élégance, si légèrement, si subtilement... et déverse une véritable douche sur le jeune forbans !  Celui-ci, en remerciement d'être parfaitement imbibé, frotte ses lames l'une contre l'autre ! Dans une apparition de flammes soudaines pareilles à l'éclosion d'un lotus flamboyant, Max disparaît dans le feu face à une foule stupéfaite... et en ressort après d'une ample cabriole ! La coupole géante en équilibre sur sa tête, la serveuse l'applaudit alors vivement de ses douces et petites mains avant de poursuivre son chemin ; et Maxence poursuit le sien après s'être incliné orgueilleusement devant quelques acclamations des passants à ce moment.

En chemin, il s'émerveille de voir les gens jouer à des jeux fantasques, à quelques démonstrations d'adresses ou de forces et déambule au cœur de cette foire aux senteurs nipponnes ! Quelques flammèches à ses cheveux ou à sa tenue, jusqu'ici, ne l'inquiètent pas tant ! Et ça n'effraie personne tant, même avec quelques petites flammes pour le décorer, il se fond à merveille dans un décor si lumineux et coloré ! Néanmoins, c'est très important, après avoir bien profité... et avant d'en profiter encore plus jusqu'à l'excès... Max la Menace doit déposer son souhait ! Rien qu'à l'idée, il a des papillons dans le ventre et avance avec des joues rosés, soudain le pas endiablé aux sons des cordes pincés en rythme si typiquement niponne ! La démarche chaloupée, qui paraît tituber toujours à deux doigts de tomber... mais sans jamais cesser de se déhancher pour avancer ! Tel un fier navire qui tangue dans la tempête sans jamais sombrer !

Son pas se calme en même temps que le décor... et il lui semble qu'aux alentours de la boîte à vœux... une sorte de respect mystique s'installe ; de son côté, un doux romantisme fait son cœur qui s'emballe. 

Oh, bien sûr ! La joie, la fête et la musique s'étendent ici aussi ! Néanmoins, quelque chose ici rend les gens plus révérencieux, plus respectueux, plus... religieux ? Soit, si son pas s'apaise à l'idée, ça ne l'empêche pas d'avancer avec une énergie sereine ; un coup de hanche à droite ! Puis à gauche ! Puis il achève sa route en tournoyant à la manière d'une ballerine maladroite... et s'incline comme un Lord devant sa Reine, que dis-je, son impératrice ! Pas genou à terre mais, bien chevaleresque et galant, fait révérence à son amour malheureusement absent à ses yeux rougeoyants plus joyeux que ceux d'un enfant.  Du bout de ses deux doigts est tenu une enveloppe... et l'œil averti verra, sur le papier plié avec soin, des tâches de sang... qu'il lâche sobrement pour que celle-ci pénètre dans l'interstice de l'urne. 
Puis Max fait volte-face passionnément, à la manière d'un toréador qui vient d'esquiver le taureau... un sourire aux lèvres, des étoiles plein les yeux rêveurs. De retour au cœur du festival !

Au son des shamisens erratiques, ses pieds peinent à suivre le rythme, lui qui s'enflamme du démon de la danse comme on jouerait à écrase-taupe avec les pieds ! La belle qui en joue fronce alors les sourcils lorsque les pas du forbans rattrape ceux de sa mélodie... son honneur de musicienne bafoué, c'est alors qu'elle accélère encore le rythme de ses cordes endiablées ! Les cordes sont pincées, frottées, griffées et torturées pour un son unique... à tel point que les cordes en fument et s'effilochent à vue d'œil ! Une chose est sûr, à la fin de la chanson, le Shamisen sera hors d'usage ! Maxence ne lâche rien ! En sueur et rouge de peau n'abandonne pourtant ! La musicienne a beau accélérer son tempo, Max ne cesse d'enflammer ses pas crescendo pour suivre ! 

Et finira à terre, à moitié-mort, le regard hagard face à la belle musicienne... d'autant plus belle qu'elle est floue à ses yeux, là tout de suite, laissant place à son imagination. La musicienne, d'abord si bien coiffée et habillée, finit elle aussi échevelée, une épaule à nue, à bout de souffle... les doigts littéralement en sang d'avoir joué à une telle intensité. Quelques boulettes de viandes frites plus tard, et un baiser passionné avant des adieux à jamais, Maxence se relance de plus belle dans les festivités ! S'ensuit un flot ininterrompu de scènes joyeuses, festives et euphoriques où se mêlent aux jeux la bonne bouffe, la belle boisson, des chansons, des musiques, des joies et des folies filles faussement timides !
Enfin... nous arrivons à l'instant T du Jour J ! Qui voudra tenter sa chance, demande-t-il ?!

" Max La Menace ! " Déclame-t-il haut et fort avec passion comme clairon qui sonne ! 

Qui est-ce ?! Où est-il ?! L'animateur, ainsi que la foule, tournent tous un regard interloqué vers l'origine de la déclaration ! Interloqué... mais pourquoi... ? Parce qu'il n'est déjà plus là ! Imaginez la main svelte du pianiste qui caresse, d'une traite, le clavier de son instrument d'un bout à l'autre... et ça vous donne la douce vélocité de ses pas jusqu'aux abords de la grande piscine. Les regards se tournent alors là mais déjà, vif comme le vent, le blondinet s'élance d'un salto sur la planche ! Et manque de chuter avant même la joute entamée, forcé à deux-trois pas de danse maladroit pour ne pas chuter.C'est que Maxence est... bien imbibé d'alcool, à vrai dire... à l'extérieur comme à l'intérieur mais qu'importe ; si son corps tangue d'un côté et de l'autre, il se trouve un drôle d'équilibre mouvant au cœur de son ivresse.

Un sourire en coin aiguisé, l'œil odieusement compétitif face à la jeune fille, il lui fait pourtant signer d'approcher à la façon très kitsch d'un acteur de film de kung-fu à l'ancienne. L'animateur, ayant renoncé à l'idée qu'on utilise les bâtons mis à disposition, entend sonner le début des hostilités mais... que nenni, il s'interrompt lui-même ! La foule, choquée, entend alors le sifflement des lames dégainées ; Max se garde une rapière et, avec une indolence princière, jette l'autre à son adversaire pour qu'elle s'en saisisse.  

" C'est l'heure du Du-du-du-du... " Max begaye, faute à un relan de saké qui menace de retomber mais... Finalement, tout va bien et il reprend contenance en même temps qu'il retrouve sa nonchalance ! " ...DUEL ! "
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Tendre le bâton pour se faire battre

Un ange passe.

Je crois que les gens essayent de comprendre si ma victoire était un coup d’éclat ou un fieffé coup de chance. Pour être honnête, je n’en suis moi-même pas bien sûre. Enfin, si. Ce n’était définitivement pas un coup de chance contrairement aux apparences, mais je n’ai vraiment pas envie de devoir affronter un monstre sous prétexte que les autres sont terrorisés par mes incroyables talents de duelliste. Ce serait un sacré comble mais l’issue du combat ne ferait aucun doute. En cochon pendu sur la planche, je récupère mon bâton en attendant que quelqu’un daigne venir m’affronter.

Il semblerait que, comme à son habitude ma bonne étoile -bénie soit-elle- garde son œil protecteur sur mon épaule et mon prochain adversaire n’a a priori rien d’un monstre. Le dénommé Max m’a tout l’air d’être dans un état d’ébriété avancé et s’il rejoint la planche d’un saut acrobatique qui pourrait semer le doute dans mon esprit, les titubations qui suivent tendent à me rassurer. Le voir dans un tel état me rappelle -ou plutôt rappelle à mon narrateur qui a la mémoire d’une huître atrophiée- les pintes que je me suis enfilées plus tôt dans la soirée et, effet placebo, facilité d’écriture ou véritable ivresse, je crois bien que ma vue commence à se troubler.

C’est alors que mon adversaire, après s’être livré à une provocation quelque peu saugrenue qui m’arrache un nouvel éclat de rire, dégaine deux sabres d’un geste dramatique. Soit il n’a pas entendu les règles du jeu, soit il s’en tamponne l’oreille avec force. Il existe également l’éventualité non négligeable que son cerveau embrumé ne les ait pas tout à fait assimilées. Il jette une des deux armes à mes pieds, arme que j’observe un instant d’un air interdit, un sourcil arqué et mes paupières battant plus que de raison. Qu’est-ce qu’il espère que je fasse de ça, très exactement ? J’hausse les épaules et me met en garde, les deux mains serrées sur mon bâton, avant de lui adresser un sourire railleur.

-La Menace hein ? Tu ne serais pas une menace pour toi-même, par hasard ? Tu feras attention avec cette chose, c’est pour les grands ça coupe !

L’organisateur, très clairement dépassé par la tournure que prennent les événements, finit par lever le bras d’un air désabusé. Après tout, ce n’est pas vraiment son problème.

-Bien… Je suis pas assez payé pour ça de toute façon. On dirait que notre compétitrice aime se battre en désavantage, c’est tout à son honneur. Vous êtes prêts ? C’est par… *plouf* Ah non hein !

-Ah… oups.

-Encore ?!

-Oui euh en fait il est mouillé maintenant alors il m’a glissé des mains. Est-ce que je peux…

-Non.

-D’accord…

Le bras s’abaisse, annonçant le début du combat. Eh bien tant pis, pas de bâton. Je l’aimais pas trop, de toute façon. Bien, il est l’heure de penser à une stratégie. Il est armé, dangereux -sans doute surtout pour lui-même-, et visiblement ivre.

Quant à moi, je suis seulement ivre.
Il va falloir la jouer fine.

Je m’élance sans une once d’hésitation dans un « YAAAAAH ! » retentissant mais somme toute assez peu impressionnant droit vers Max. Je compte en grande partie sur l’effet de surprise. Sur une planche gaugée et glissante, dans l’état dans lequel nous sommes, je n’ai qu’à prier pour qu’il perde l’équilibre avant moi. Qui sait, peut-être que la vision d’une petite blonde enragée le chargeant pourrait l’effrayer…


Elle peint sur la toile de de la vie, déchirée
Elle est comme une étoile qui serait mal lunée
Elle est comme un drapeau, comme si t'avais planté
Au milieu du bateau, la statue liberté

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Chapitre 5bis : Tendre le bâton pour se faire battre

Le groupe, toujours composé de Rio, Aquila, Yuè et Moonlight, avait perdu Charlie en arrivant à un autre stand. Une mouche a dû lui passer devant, et elle a préféré la suivre. Mais bon, ça faisait partie de Charlie et de son charme, pour le peu qu'Aquila la côtoie. Se baladant dans le festival, à travers la foule, le bretteur vit une épreuve de duel dont le but était de faire tomber son adversaire dans l'eau. Par curiosité et excitation de la chose, Aquila s'approcha, en demandant à Rio de le suivre, s'il le souhaitait.
Mais quelle fut sa surprise lorsqu'il vit que Charlie était sur la planche, face à une espèce d'homme des cavernes. Ce dernier devait avoir tellement gagné que même un aveugle l'aurait vu en voyant sa sale trogne. Le commentateur expliqua les règles et bien évidemment, Charlie fit tomber son bâton dans l'eau. Voyant cela, Aquila, Moonlight et Yuè poussèrent un énorme soupire avec une synchro parfaite. Bien qu'elle soit à côté de la plaque, la plupart du temps, sur ce coup, Aquila le sentait très mal. Il se voyait déjà aller récupérer une Charlie trempée jusqu'aux os. Mais que nenni ! La jeune barde fit preuve d'une dextérité exemplaire, qui face à l'espèce de pachyderme, lui donna l'avantage ! Et à la surprise générale, c'est Charlie qui gagna !

Aquila et ses deux félins montrèrent un air du plus stupéfait, mais aussi, une certaine fierté, car ils connaissaient la gagnante. Beaucoup se posaient la question de qui c'était et d'où elle venait. Ce à quoi, Aquila répondit fièrement que c'était une amie à lui. Son voisin le regarda avec de grands yeux et lui dit :


"Mais comment elle s'appelle ?"

"Elle serait là, elle te dirait que tu t'intéresse trop au "qui" et pas assez au "quoi"! C'est comme ça..."

"Hein ?! Je n'ai rien compris..."

"On s'y habitue à force, crois-moi. Et c'est une magnifique barde !"

"D'accord..."

S'en suit un deuxième combat, qui, vu l'adversaire, allait durer sûrement moins de temps que le premier combat. Le mec était tellement imbibé d'alcool, qu'il était l'alcool lui-même. On aurait pu même croire à un logia de la bibine, tellement il était ivre.
Le commentateur redonna un bâton à Charlie, qui dans sa légendaire maladresse le refit tomber dans l'eau. Le voisin d'Aquila le regarda et lui sortit :


"Dis-moi, elle ne serait pas un peu bête, des fois ?"

Si c'était que "des fois", ça irait. Mais elle est comme ça au naturel. C'est dire ! Par contre, avoir insulté une amie d'Aquila fut une grosse erreur de sa part. Aquila le regarda en utilisant ses Yeux du Démon. L'homme se mit à baisser la tête, en laissant échapper un petit :

"Désolé... Allez, jeune fille !"

Le combat venait de commencer. Pour Aquila, peu importe le résultat du duel. S'il le faut, il ira venger Charlie...


Dernière édition par Aquila Risenkaul le Dim 22 Jan 2023 - 22:52, édité 2 fois
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" Woah ?! "

Pour Max ? Le temps s'arrête de manière immédiate et impérieuse ; au point qu'il a l'impression d'avoir désaoulé net. A vrai dire, à aucun moment le pirate n'a sous-estimé la petite blondinette car... à bien des égards, selon à qui on compare... lui aussi aurait des allures de petites blondasses délurées ! Et la ressemblance entre eux ne s'arrête pas là, pas du tout.

Quelle audace ! Quelle folie ! Car petite blondasse ou pas, le bien orgueilleux Max, La Menace autoproclamée en personne, se sait avoir un sourire carnassier et des yeux plus rouges que le sang des enfers ! Ainsi armé, ivre et potentiellement prêt à trancher la pauvre gamine, beaucoup... beaucoup se serait abstenu voyez-vous.

Non seulement la gamine n'abandonne pas, ne recule pas mais elle charge ?! Et pas seulement ! Elle charge en ignorant la rapière jetée tout autant qu'un deuxième bâton qui lui ait proposé... oui, bon, ca serait une maladresse mais qu'importe ! Point de détail chiant pour casser le récit d'un ivre bourré en cet instant figé dans le temps ! La gamine, haute comme trois pommes, charge en hurlant avec des yeux de tueurs que le forban d'audace n'aurait pas renié !
Elle est folle à lier ! Et rien ne pourrait plus l'amuser ! Que dis-je, l'exciter et l'affoler ! A bien des égards, Max avait l'impression de voir une version alternative de lui-même ! Ils étaient, à n'en pas douter, dans un délire désordonné particulièrement similaire !

Maxence refuse alors de s'en arrêter et le pas qui danse chancelant, recule face à la charge... les yeux ébahis, le sourire hésitant tant la surprise l'éprend dans son élan ! Il aurait voulu en voir plus, plus longtemps. Lâché sa rapière ne fut pas conscient et pourtant, s'il avait pu prendre la décision, il l'aurait prise. Car la petite y va à coeur vaillant, sans arme, à corps perdu : seulement armé de sa folie déroutante !

La petite blondinette, et je ne parle pas de Max, était folle jusque dans sa manière de charger ! Avec une aisance désarmante... les différentes parties de son corps bougeaient de manière... dissonante ? Désaccordée ? Son élan, sa charge à cent pour cent plus ultra si déterminé et sans la moindre hésitation, est la seule chose qui semble maintenir son mouvement cohérant ! Et l'on croit alors voir une marionnette désarticulée animée par des fils invisibles rendus erratiques par les doigts d'un fou à liée en transe.

Comment répondre à la gamine et à son incroyable audace de tête brûlée... sinon en l'imitant ? Ayant profité de quelques pas en fuites pour l'admirer, il allait désormais passer à l'action sans détour ni arrière pensée. Sa folie, son audace et sa passion seraient répondu à un feu égal en intensité !

" YAAAAAH ! "

Et dans sa charge folle, Max sprint avec tout son corps porté vers l'avant ! Crâne tout devant pour, je vous le donne dans le mille, un coup de boule des familles ! Sinon que perturbé par un début de glissade qui va s'achever dans l'eau mouillée, notre pirate n'a plus que le choix de tenter de l'attraper pour la jeter à l'eau avant... ou pour se négocier un match nul... ou, à défaut, d'attraper la planche pour le même effet ?
Passionné ou pas, on est pirate où on ne l'est pas ! Et justement si passionné, il compte bien tout faire pour gagner ! Ou au moins ne pas perdre ! Ou alors la faire perdre aussi avec lui !
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Tendre le bâton pour se faire battre

La bonne nouvelle, c’est que mon assaut a l’air d’effectivement surprendre le blondinet. Je crois même déceler une once de peur au fond de ses yeux aussi rouges que les miens lorsqu’il lâche à son tour sa rapière, visiblement abasourdi par l’audace de mon attaque. La mauvaise, c’est qu’il réagit de la manière la plus aberrante qui soit à cet effet de surprise. Qui, dans ce monde, réagit à une charge frontale par une autre charge frontale ? Déjà, il me vole avec outrecuidance mon effet théâtral, à beugler comme ça comme un putois. Et ensuite, tu peux pas t’enfuir, comme tout le monde ? Ou sauter de la planche, j’en sais rien, une activité normale de quelqu’un sous le coup de la panique.

Mais non, il faut que monsieur me fonce dessus tête baissée -littéralement-. Et maintenant, quoi ? À moins que l’un de nous deux ne se dégonfle et accepte la défaite en se jetant à l’eau -je ne suis d’ailleurs toujours pas certaine que ce liquide en est bel et bien-, le choc semble inévitable. Et désolé de te décevoir, mais ce ne sera pas moi. Oh, ne vous méprenez pas, je n’apporte aucune espèce d’importance à la victoire ou à la défaite. Non, je tiens simplement à voir où cela va nous mener. Dans les prunelles de Max je peux voir brûler la même flamme de folie que celle que certains prétendent voir au fond des miennes.

Il ne cèdera pas non plus.

Le pirate glisse alors et semble sur le point de perdre l’équilibre, mais parvient par miracle -ou par malheur- à se maintenir la seconde nécessaire pour combler la distance qui nous sépare. La foule se fend comme un seul homme d’un « oof ! » et d’une grimace de souffrance au moment où nos deux fronts se percutent. Dans ma tête, un « crac » résonne avec force, et une vive douleur se manifeste instantanément. Le choc arrête net ma course, mais mes jambes emportées par l’élan tentent de continuer leur route, m’embarquant dans une chute sur le dos mémorable. Mon opposant subit l’exact même sort, et la planche de bois qui nous soutenait, déjà malmenée par les précédents combats, se parvient pas à supporter nos deux poids et s’effondre, brisée presque net en plein milieu, provoquant notre inéluctable chute dans le bassin dans un magistral, énième et dernier -en ce qui me concerne- *plouf* sous le regard horrifié du public.

Qui explose la seconde suivante dans un tonnerre d’applaudissements.

Ma tête émerge du liquide pour reprendre ma respiration tout en éclatant de rire, alors qu’un filet pourpre commence à couler le long de mon front. Il n’est pas impossible que cela me donne un air encore plus dément. Je pose mes pupilles sur Max tout en continuant à rire.

-Hey, la blondinette ! T’es taré. J’t’aime bien.

Je ne peux m’empêcher de constater à quel point nous partageons les mêmes caractéristiques : chevelure blonde, yeux rouges… Mais visiblement nos similitudes ne s’arrêtent pas au physique.

-Tu sais, je crois pas que ce soit aussi littéral quand on dit « faire du rentre dedans ». Fiou, les émotions ça creuse ! Qui veut aller se faire une bière ?


Elle peint sur la toile de de la vie, déchirée
Elle est comme une étoile qui serait mal lunée
Elle est comme un drapeau, comme si t'avais planté
Au milieu du bateau, la statue liberté

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Un combat bizarre sur une planche au dessus de l'eau. Un truc bien typique des gens ayant besoin de prouver ou compenser quelque chose, de combler un vide, un manque ... Je regarde le combat d'un œil, sait-on jamais que je puisse malgré tout apprendre un truc ou deux. Mais si j'observe, c'est plus d'un point de vue médical. Même si c'est un combat amical, il peut y avoir des blessés. Et qui devra s'en occuper ? Pas moi en tout cas. je suis en va-can-ces. Ils finissent par tomber tout les deux à l'eau, et ça fait rire les gens. Je les regarde sans comprendre. En quoi se mouiller faire rire ? Quelle est cette culture étrange que je découvre ? Je m'approche de Charlie en voyant le sang s'échapper de son front.

" Bouge pas, tu saignes. " Sans lui demander son avis, j'examine rapidement la blessure. Il s'agit simplement d'une petite entaille, rien de grave. Je lui fais suivre mes doigts par précaution. J'aurais pu faire la "blague" du 'sens mes doigts", mais à quarante ans passés, j'ai littéralement passé l'âge. Je l'ai fait sur Drum par contre, après l'avoir subit. Les étudiants avaient trouvé ça marrant à faire. Mais quand je leur ai fait, en leur plongeant la tête dans du fumier de rennes, ils ont moins appréciés ... Je nettoie rapidement la plaie de la jeune femme, puis pose un pansement dessus. Je fais aussi vite que possible afin qu'elle ne le voit pas. Mais tous les autres peuvent voir un joli pansement avec des licornes et des arc en ciel dessus. Se trimballer avec ça sera sa punition pour nous avoir perdu dans la foule. Je regarde Aquila avec un air satisfait.

" Je n'ai jamais compris ce désir de se battre comme ça, pour le plaisir. Quelqu'un m'explique ? Non pas que je me plaigne, ça me fait du travail et de l'argent. "


Toutes mes plantes et effets sont réels, sauf précisions contraire. Alors lis, et instruits toi, petit brin d'herbe.
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Aquila regardait le combat. Le fait de voir le jeune homme sortir une rapière, en plus de son bâton, mit Aquila dans une certaine colère. Il aurait été sur la planche, à la place de Charlie, il aurait certes désobéi au règlement, mais il aurait appris au jeune homme qu'une arme de plus n'était pas nécessaire pour gagner un combat. Il l'aurait désarmé, pris par le col et lui aurait asséné une bonne série de bourre-pif jusqu'à ce qu'il s'excuse. Oui, c'est très radical, mais au moins, la leçon peut être comprise plus vite.

Lorsque les deux combattants s'élancèrent, Aquila serra les dents en espérant que Charlie gagne et lorsque les deux glissèrent, se cognèrent la tête, et que la planche craqua, ce fut le pompom. Au moins, l'eau peut avoir cet étrange pouvoir de dessoûler, donc c'était une bonne chose.
Lorsqu'ils sortirent de l'eau, on pouvait voir que Charlie saignait de la tête. Ni une, ni deux, Rio s'empressa de la soigner. On pouvait clairement voir un médecin consciencieux à l'oeuvre. Aquila regarda Charlie et lui dit :


"C'est bien ! Tu ne te débrouilles pas trop mal. Faudrait que tu travailles ton jeu de jambes, parce que là... Voilà, quoi !"

Puis, une fois que Rio eut terminé son travail, il demanda à Aquila à quoi servait ce genre de combat/divertissement. Le bretteur comprit que soigner n'était pas gratuit. La charité, ce n'était pas son dada. Certes, ça pouvait se comprendre, mais delà à le dire ouvertement, c'était autre chose. En-tout-cas, Aquila lui répondit :

"Ce genre de combat est avant tout amical, pour s'amuser. Comme tu pouvais le voir, déséquilibrer les gens était facile. En tombant, les chances de se faire mal sont minimes, grâce à l'eau.
Donc, ce genre de chose est fait pour être connu et s'amuser, c'est tout. Souvent, le vainqueur est acclamé, on peut l'inviter à boire des coups ou à manger un morceau. C'est tout.

Après, avec ces deux-là... C'est une autre histoire... Je te dirais qu'on a à faire à deux boulets. Mais ils ont fait le spectacle, vu comment ils ont été applaudis. C'est le principal, et toi, du travail et de l'argent !"


Puis Charlie avait soif, et voulait boire une bière... Encore... Aquila la regarda et lui répondit :

"Si tu veux. Poche à gniole, va !"
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D'une voix anormalement douce dans le ton et carrément chantante, quoiqu'éraillé par l'effort.

" Le combat est une danse, un dialogue qui permet de déclamer ce qu'aucun mot ne saurait exprimer ! "

Maxence s'extirpe de la bassine, un pied sur le rebord avant de s'élever en équilibre sur ce pied. Sans être ni aggressif, ni véhément, son air si rêveur et absent de ce monde efface quelconque sourire ; ça lui tient trop à coeur, c'est trop profond... trop beau pour être moqué à ses yeux. Et trop important pour être questionné sans qu'on y réponde.
Après avoir rangé ses deux rapières, le pirate en devenir se laisse si simplement tombé à terre... secoué au point de devoir mettre genou à terre à l'atterrissage, la tête baissée.

Ses yeux rouges couverts par ses cheveux blonds que l'eau aplati sur sa face, c'est d'abords un sourire en coin carnassier qui vient témoigner de son avis sur la question de l'utilité du combat. Au milieu de son front, un hématome sanglant suinte de l'hémoglobine à profusion... mais pour rien au monde le jeune forban n'aurait voulu qu'on le soigne à cet instant. La douleur piquante lui parait, finalement, pareil à une féssée... au début, ça brûle comme la flamme et pique comme l'acide. Puis, petit à petit, la douleur encore présente se transforme en une "drôle de sensation", sans parler de cette sensation de vertige qui le fait avancer en tanguant mais si une ivresse sans fin l'envahit, ce n'est plus celle de l'alcool.
Bien que s'adressant surtout au médecin et à l'autre, car la petite blondinette comprend tout à fait, c'est cette dernière qu'il regarde avec un soudain sourire si sereinement enjoué ! Sinon ses dents que ne renierait pas un piranha, il n'y a rien de véritablement aggressif chez Max ; sinon qu'il est intensément passionné.

" Passé un certain point, il existe des passions si intenses qu'elles ne peuvent s'exprimer autrement qu'en guerroyant ! " Et ça le fait rire, un peu moqueur, qu'on puisse ne pas le comprendre ! Quand à sa blessure au crâne ? Hors de question qu'on la lui soigne, c'est un souvenir qu'il chérit de sa rencontre avec la petite folle. " Après, j'avoue que le beau gosse a raison, il est surtout question d'en mettre plein la vue à tout le monde et d'inspirer l'auditoire à se dépasser ! "

Beau gosse ? Oui, Maxence le pense... et de ce fait, il l'aime bien, puisque "La Menace" est un amoureux des belles choses avant tout. Quand au médecin, quoique très sobre et très mûr, il a toute la semblance d'un temple incarné avec cette... prestance incroyable qui parait quasi-mystique tout en étant si sobre. Ou justement parce qu'elle est si sobre et si réservé ? Si pudique ?
L'homme mûr parait semblable à une forêt, vu depuis la lisière, qui parait si profonde et si pleine mais sans rien dévoiler de ses secrets.

En comparaison, celui aux cheveux blancs donne déjà une impression... beaucoup plus guerrière...  et Max ne saurait mentir ; quelque chose l'intimide, voir l'effraie... ce qui ne fait que l'attirer.

Et il semble que... le coup de boule a laissé Max' carrément à l'ouest, les yeux flous, le corps qui parait flotter sur deux jambes fébriles... si bien qu'au bord de l'inconscience, il a l'impression de voler. Ca lui semble évident qu'entre lui et la folle... c'est bien le pirate qui a pris le plus de dégâts. Tout le plaisir est pour lui, évidement !
Par gratitude envers la gamine, Maxence enlève son tricorne un instant et fait une révérence marqué, très théâtrale...

" Si je me rapelle bien... c'est toi qui m'a fait du rentre-dedans en premier, je n'ai fait que suivre... mais quel honneur ! Quel plaisir ! Quelle folie furieuse de t'avoir percuté, je voudrais t'embarquer avec moi sur les océans pour toujours !  "

...avant de se relever avec des airs d'enfants nonchalants et hilare ! Hilare parce que... on regarde un peu Max de travers, voyez-vous... parce qu'il a rendu plus violent que nécéssaire l'affrontement avec la gamine. Alors oui, bien sûr, on dira que c'est un trouble-fête ou une brute de s'en prendre ainsi à cette pauvre fillette !
Connerie, cette fillette est bien plus forte que lui et l'hématome à son crâne, comparé à celui de son opposant même avant les soins, est là pour en témoigner de manière indéniable.

" Et allons boire un coup ! "

Pas le temps de respirer, ni même de boire car soudain, voilà que passe un char ! Celui-ci est de bois, magnifiquement sculpté en essaims de carpes qui nagent les unes dans les autres, quasiment indissociables, jusqu'à former une gueule de dragon à la proue. Car le char, en réalité, tient plus d'une barque sur roue tiré par deux tigres ; l'un est noir à rayures blanches, l'autre blanc à rayures noires.

Car, sur le char, il y a une cage et dedans... un canard extraordinaire. Celui-ci fait l'envergure d'un cheval avec des cuissots musculeux, des ailes massives aiguisés qui semblent dessinés pour accompagner son galop qu'on imagine pareil à celui d'un destrier. Plus que ça, la créature est borgne, couvertes de cicatrices de ses pattes à palmes jusqu'à son bec en passant par son plumage clairsemé. Le clou du spectacle ?
Son seul oeil est celui d'un fauve... non, celui d'un guerrier et même quelqu'un qui n'a aucune idée de ce qu'est le combat peut le comprendre... le sabre qu'il tient dans son bec est tenu de manière équivoque.

De la même façon qu'un sabreur tient son sabre d'une façon particulière, ce canard géant qu'on pourrait chevaucher tient son sabre à la manière d'un véritable guerrier.

" Ne ratez surtout pas l'attraction de tout à l'heure ! Le lâcher de canard samouraï ! Sa viande, qui a connu le combat toute sa vie, est sans égal ! Mais sa traque sera particulièrement particulièrement ardue ! "

" Okay ! Je veux bien allez boire un verre ou deux mais hors de question que je rate ça ! "
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Tendre le bâton pour se faire battre

-C’est vrai. J’aurais dû me douter que tu allais utiliser ta tête, comme n’importe quelle personne sensée.

Si je le pense vraiment ? Qui sait. Je crois sentir mes joues rosir lorsqu’il parle de m’emmener sur les océans. L’énergie que Max dégage me trouble légèrement. Ce grain de folie, cette même liberté que je chéris et recherche par-dessus tout. C’est comme regarder dans un miroir du sexe opposé. Jamais encore je n’ai croisé la route d’une personne comme moi, et c’est très perturbant. Et pourtant je ne sais rien de lui. Comme si nous nous reconnaissions entre individus d’une autre espèce. Alors, mes deux compagnons de tout à l’heure nous rejoignent, ayant visiblement retrouvé ma trace -je me demande comment ils ont fait, j’ai été si discrète- et Rio commence à s’occuper de la blessure sur mon front.

-Mais c’est rieeeen, t’inquiète !

Je proteste un peu pour la forme mais le chasseur de primes a l’air bien décidé à s’occuper de moi donc je finis par le laisser panser la plaie. Tout bien réfléchi, ça ne fera pas de mal et j’effrayerai moins les enfants qu’avec la tronche couverte de sang -non pas que cela m’importe plus que ça, mais ça fait tache-. Je m’extirpe de la bassine et lâche un petit rire aux commentaires d’Aquila.

-Vous ne comprenez rien à l’art ! Ceci n’était pas un combat, mais une représentation ! Un spectacle, une improvisation de haute voltige, si j’ose.

Tout en cancanant -puisque le canard est à l’honneur- mes âneries, je me fends de grands gestes théâtraux comme la diva que je suis. Alors que tout le monde s’apprête à aller boire un verre -j’avoue être impatiente d’en apprendre plus sur notre nouveau compagnon-, la foule, dont l’agitation était redescendue d’un cran, s’agite à nouveau. Et pour cause. Un énorme char passe à quelques mètres de nous. Je laisse échapper un « woaaaaaah » en apercevant les tigres qui le tractent, et j’aimerais en faire autant pour le canard démesuré enfermé dans une cage non moins démesurée dessus, mais mes poumons se sont déjà vidés de tout l’air dont ils disposaient et je reste donc ainsi, la bouche ouverte dans un magistral « O » sans qu’aucun son ne s’en échappe plus. On annonce alors que la chasse de cet oiseau sera l’attraction de la fin de la soirée et Max nous fait part de son intention d’y participer.

-Ça promet d’être impressionnant ! Mais le pauvre quand même…

-Hep, vous deux !

Je me retourne pour voir le gérant du stand de duel, qui se retrouve à cause de nos acrobaties au chômage technique et qui nous tend à Max et moi deux katanas.

-Apparemment le public a élu votre combat le plus beau de la soirée… Vraiment, je comprendrai jamais rien aux genre moi… Bref, du coup voilà votre prix. …Plus beau de la soirée… Qu’est-ce qu’il faut pas entendre. Deux guignolos qui se vautrent après s’être foutu un coup de boule, j’appelle pas ça un combat moi…

Je récupère l’arme qui m’est destinée et l’attache comme je peux dans mon dos. Que voilà un cadeau bien fortuit. Je me demande bien ce que je vais pouvoir faire de cette chose. Mon gosier asséché me rappelle alors à la terrible soif qui m’assaille et je me mets en route vers le stand de boissons le plus proche, en attrapant deux bras de mes compagnons pour qu’ils m’emboîtent le pas au passage. Je suis sûre que j’aurai une meilleure idée de quoi faire d’un sabre avec deux bières en plus dans l’estomac.

-Bon, on va se le boire ce coup ?


Elle peint sur la toile de de la vie, déchirée
Elle est comme une étoile qui serait mal lunée
Elle est comme un drapeau, comme si t'avais planté
Au milieu du bateau, la statue liberté

crimson
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Se taper dessus pour s'amuser.Oui, non, clairement, je ne comprends pas ce plaisir. Déjà que se faire taper ça fait mal, si en plus tu te fais blesser durant le combat, quel est l'avantage ? j'ai beau chercher, je ne trouve pas de côté positif. Je ne vois que les blessures découlant de cet affrontement, de la charge de travail qu'on rajoute aux médecins, aux gérants de stand, l'argent qu'on doit dépenser pour participer et se faire soigner en suite. mais la plus grosse perte, selon moi, c'est le temps. On ne peut jamais récupérer le temps que l'on a perdu, peu importe avec quelle force on essaie. le temps passé est perdu. Donc je ne comprends pas cette manie de combattre sans cesse. Et pourtant, je peux faire le parallèle avec le fait d'être le meilleur chirurgien, celui qui faut les meilleures sutures le plus rapidement possible, celui qui élucide le plus de mystères médicaux ...

Le partenaire temporaire de Charlie rajoute une couche d'explications qui parviennent un peu plus à mes oreilles. Et effectivement, ça ressemble aux concours de médecins auquel chaque médecin a droit dans toute sa vie, mais majoritairement durant des années d'études. En tout cas, il a l'air légèrement imbibé d'alcool. Légèrement. On peut simplement le repérer à l'odorat. Un char nous passe devant avec une étrangeté. Un gros canard, plus gros que tous ceux que j'ai pu voir jusque là. Un lâché de canard qu'il va falloir attraper pour tuer. Quelle bonne idée dis donc. Et il souhaite participer, comme c'est surprenant. Les hommes et leur égo fragile ... J'ai envie de lui faire ingurgité une mixture dont j'ai le secret pour éliminer la gueule de bois, mais je décide de ne pas le faire. Il est jeune, il va vite récupérer. Et surtout, j'espère que ça lui servira d'exemple et qu'il boira moins à l'avenir, voire qu'il sera dégouté de l'alcool. Je n'ai guère d'espoir, mais sait-on jamais.

Charlie en rajoute une couche, comme elle semble si bien en avoir le secret. A croire que les bardes embellissent tout ce qu'ils racontent. Sans doute dans l'espoir d'attirer plus de monde et de recevoir quelques pièces en plus. Le gérant du stand leur donne un sabre chacun en récompense. Je regarde la tête de la jeune femme et fait la même. Plus beau combat ... je ne sais même pas comment réagir à cette annonce, alors je garde mon air surpris. tant mieux pour eux qu'ils aient gagné ce sabre. Mais je ne vraiment pas en quoi c'était joli. Je suis chirurgien, ce que je trouve élégant, ce sont les mouvements rapides, précis, ordonnés, comme ceux d'une chirurgie. Là, j'avais l'impression de voir une tortue affronter une baleine échouée sur la plage.

" Je suis trop vieux pour ces conneries ... "

Toujours sous l'effet du sucre, je sautille un peu sur place comme une grenouille. Tout le monde bouge ses fesses, y compris le nouveau que Charlie a l'air de traîner et d'apprécier. Ces jeunes ... je ne veux même pas connaître leur pensées salaces. On arrive au milieu de la zone consacrées aux boissons. Je me pose autour d'une grand table en bois faisant plusieurs mètres de long. Aussitôt, plusieurs personnes s'approchent de nous, chacune avec des produits d'expositions.

" Laissez-vous tenter par mon thé citrouille cannelle.
Goûtez ma recette ancestrale banane et chocolat.
Je propose un chocolat chaud amer avec des morceaux de porc.
Moi j'ai une soupe froide à la tomate et basilic. Et bien une soupe chaude chocolat et vermicelle.
Moi j'ai du thé oriental parfumé aux fleurs du sultanat de Pétales.
J'ai un café qui provient d'un pays lointain où les grains sont torréfiés au chalumeau et non à la machine, et dont le goût une fois moulu rappelle l'enfance. "

Plus d'une dizaine de personnes se pressent autour de nous. Ça devient vite pesant.

" ASSEZ ! Si vous voulez qu'on y goûte, posez les échantillons sur la table. Ceux qui nous tentent seront goutés, les autres seront laissés. Si ça nous plait, on viendra vous voir pour en prendre plus. Et maintenant du balais ! Laissez nous respirer bon sang ! "

Ils déguerpissent rapidement le plancher en nous laissant seuls avec plusieurs dizaines d'échantillons liquides à tester. Sur chaque gobelet est écrit le nom des ingrédients principaux.


Toutes mes plantes et effets sont réels, sauf précisions contraire. Alors lis, et instruits toi, petit brin d'herbe.
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Et voilà qu'Aquila se fait appeler "beau gosse". Non pas que ça ne lui fasse pas plaisir, même si ça aurait été mieux venant de la bouche d'une jeune et belle femme, mais s'il y a bien une chose à laquelle il n'a jamais fait attention, c'était à son physique. Il n'en avait réellement rien à foutre. Mais ceci est facilement explicable, vu qu'il a passé toute sa vie à s'entraîner dans le dojo familial. Ca ne faisait que quelques mois qu'Aquila avait quitté Hinu Town pour vivre ses aventures et tenir sa promesse faite à Kensa.

Ensuite, s'en suit une discussion entre les deux combattants, puis vînt le patron du stand de joute, pour remettre un prix à chacun en disant que pour le public, c'était le meilleur combat qu'il avait vu. Aquila haussa un sourcil, étonné, car pour lui, la prestation ne pouvait pas s'appeler un combat. Il y a eu un très bon spectacle humoristique, un semblant de combat digne des meilleures pitreries, certes. Mais ce n'était en rien un combat. Ou alors Aquila avait un degré d'exigence en la matière assez élevé. Ce qui n'était pas impossible, aussi ! En-tout-cas, la discussion se termina par une remarque de Rio, qui était remplie de sagesse.

C'est ainsi que le groupe, qui comptait un nouveau membre, repartit en direction de la partie boissons/nourritures du festival. Alors qu'ils arrivaient tranquillement à une table, ils furent assaillis par différents vendeurs, qui promouvaient leur produit. Si ça commençait à gonfler Aquila, encore une fois, Rio les remit à leur place avec perte, mais sans fracas.
Une fois assis, Aquila regarda les différents échantillons et prit la soupe froide, tomates basilics. Il faut dire qu'il avait bu une bière et deux chocolats au lait, dont un avec un supplément de guimauves. Certes, c'était un festival, on était là pour s'amuser, mais Aquila n'a jamais bu plus que de raison, car, à plusieurs reprises, il a vu des hommes respectables devenir de sacrés minables, mais surtout, pour lui, c'est l'esprit qui doit contrôler le corps, et non l'inverse. Et ensuite, il était plus salé que sucré. C'est pourquoi le choix de cette soupe froide était tout trouvé. Un liquide frais, ou à température ambiante, fait à partir de légumes, plein de vitamines, quoi de mieux pour avoir un esprit sain dans un corps sain !

Buvant la soupe, Aquila l'apprécia, car ça lui rappelait ses excursions dans le désert, avec les Granulés. Cependant, elle n'était pas aussi bonne que celle que faisait sa mère. Rien ne peut remplacer la soupe de maman et son ingrédient secret. Même Kensa qui avait droit à la cuisine du palais, adorait manger familiale du dojo.
Après quelques gorgées, Aquila regarda Charlie et déclara :


"Je sais qu'il vaut mieux s'intéresser au "quoi", plus qu'au "qui", mais..." En regardant le jeune nouveau du groupe : "... Qui es-tu ? Où as-tu appris à te battre avec deux rapières ?"
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Max mange allégrement la recette banane-chocolat ! Les bananes sont flambées à la perfection et imprégnés de chocolats, marinées dedans même, au point que le tout se mélangent de manière incroyable dans un énorme beignet fris. En train d'en manger sans manière, fidèle à son habitude de croquer la vie à pleine dents, il arque un sourcil à la question du beau gosse. "Qui es-tu ?", l'interrogation l'interroge, à quoi bon se présenter comme étant Max La Menace à gorge déployée si personne n'écoute ! Etrangement, malgré ce qu'il dit juste avant son "Qui es-tu ?", juste après, la question sur les rapières lui semble... l'homme n'a pas l'air de lui demander son nom, en réalité... mais plus la nature de son être. Quelque chose comme ça ! Et avec ce ton si naturellement sérieux, qui fait sourire Maxence en coin, la bouche encore pleine de son dessert.
D'une traite, le blondinet avale tout ce qui reste dans sa bouche et s'essuie d'un revers de manche avant de répondre, particulièrement enthousiaste !

" Je suis Max La Menace Diabolosse, art et artiste à la fois ! " Lance-t-il, non sans prétention, très naturellement sociable et très... enthousiaste à l'idée qu'on s'intérèsse à lui. " Quand à ces deux rapières, ce sont les pinceaux qui écriront mon nom dans les livres d'histoires en lettres d'ors et de sangs ; elles m'accompagnent depuis un bout de temps déjà. "

Soudain, après un air si enthousiaste, son visage s'adoucit de réflèxion et de rêverie... en quête d'inspiration qui, fier à son habitude, ne tarde pas à venir.

" J'ai arraché ces deux lames au corps froid d'un homme qui souhaitait m'enfermer et me priver de ma libertée... à partir de là, j'ai appris sur le terrain comme on dit ! C'est en forgeant que l'on devient forgeron, non ? "

Maxence, enfin, retrouve un petit sourire en coin malicieux, adressé directement au beau gosse alors qu'il le regarde droit dans les yeux. L'intensité presque nerveuse de ses yeux rouges contrastent alors avec la douceur de son expression de charmeur ; quelque chose chez son interlocuteur aux cheveux blancs électrise notre blondinet et l'excite de manière palpable. Nerveux ? Un peu...


" Je ne vis que pour l'intensité du moment, pour la folie des corps échaudés et des coeurs secoués ! S'entrainer, apprendre... tout ça m'est étranger car je suis art et artiste à la fois ; un combat n'est qu'une note de plus dans la symphonie ou un acte dans la pièce de théâtre qu'est ma vie ! " Le pirate rit fort et éraillé, quasi-sardonique tant son fou-rire part en vrille ! Quelques secondes s'ensuivent pour retrouver son souffle... essuyer une larme à son oeil et retrouvé un peu de contenance... mais juste un peu. De ce long regard dans le sien qui n'en finit pas, Max' témoigne d'un intérêt sans fin à l'égard du beau gosse. " Toi... en revanche... toi tu n'as rien à voir avec ça, n'est-ce pas... ? Toi tu t'es entrainé, je le vois bien ! Tu te tiens trop droit... le balai profondément enfoui dans ton cul témoigne de toute ta rigueur et discipline. "

Et il semble à Max que si la blondinette lui ressemble... celui-là... pas du tout ! Bien au contraire ! Celui-là lui parait son inverse opposé ! Un chien face à un chat, un pirate face... à un marine... ? Au coeur de ce festival, ça semblerait étonnant ! Et pourtant, là où Max n'est que chaos, la personne avec qui il discute lui parait... très ordonné ; un esprit sain dans un corps sain ?
Comme pour confirmer cette opposition, Max' vide sa chope de bière cul-sec face à celui qui se parait tant se restreindre !

" En général, les gens comme toi ont... une mission, un but... quelque chose qui prend le pas sur tout le reste et qui les pousse au self-control autant qu'à l'abnégation... me tromperais-je ? Tu me fais penser à un marine qui se dévoue corps et âmes à la justice ainsi qu'au bien commun ; un peu comme celui à qui j'ai arraché ces deux rapières. "
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Un autre artiste ... A quel point le monde me déteste-t-il pour m'envoyer deux artistes en même temps, dans un festival où je pourrais croiser n'importe quelle autre profession ? Deux artistes autour de moi, ça en fait déjà huit de trop. Et effectivement, Max, comme il s'annonce, rempli parfaitement les critères du rôle d'artiste un poil timbré sur les bords. Ses paroles me confortent dans mon idée qu'il n'est pas forcément du bon côté de la loi. Alors je sors les avis de recherche, une fois de plus sur cette île, et je cherche sa frimousse. Tsss, aucune prime sur la tignasse blonde. Je regarde Aquila avec un air dépité.

" Cherche pas, aucune prime pour lui. Il doit être nouveau dans le circuit. On va devoir trouver quelqu'un d'autre pour gagner des sous. Et ça va coûter de l'énergie, alors faisons le plein. "

Je lui montre mon insigne de chasseur de primes, avant de le ranger, si jamais l'envie lui prenait de tenter de le voler. J'appelle un des serveurs d'un des stands et passe ma commande. A l'annonce de ce que je souhaite, il écarquille les yeux comme un merlan à qui l'on dirait qu'il va finir dans une poubelle à cause de son odeur de poisson vraiment pas frais. Il me regarde d'un air gêné, mais part aussitôt essayer de remplir ma demande. Il revient quelques minutes plus tard avec ma boisson préférée, un diabolo fraise. Ça pétille dans le palais, ça rafraichit avec les bulles, c'est sucré avec le sirop. Une nouvelle fois, je me prend une bonne dose de sucre qu'il va falloir éliminer après le festival. Mais ça, c'est un problème pour demain.

" Charlie, tu flirtes avec un criminel visiblement. Association de malfaiteurs, tu connais ? " Je la regarde avec un grand sourire un poil carnassier. Et me vient une idée géniale. Si je suis Max dans ses aventures, il va tabasser du monde. Si je passe derrière, je peux me faire des sous en soignant les blessés ... Une idée pas trop conne, mais qui va demander trop d'énergie. A mon âge, on doit se préserver sous savez, la fin n'est pas forcément qu'au prochain angle. Comme un amant un peu chiant, elle a sa main sur notre épaule et on doit la dégager à coup de tapette à mouche. " Mais bon, au moins il a l'air d'être un bon vivant. T'as des exploits à ton actif sinon, monsieur le criminel ? "

Vas-y, donne moi pédigrée que je puisse faire des recherches sur toi une fois le festival terminé. Je n'ai aucun intérêt à t'attraper tout de suite vu que tu n'as aucune prime. Mais plus tard, mon instinct me dit que tu en auras. Aussi sûrement que je vais réparer une trachée écrasée dans pas trop longtemps. La chasse avec le canard va commencer d'ici dix minutes environ. On a encore un peu de temps pour en apprendre plus sur La Menace. Je me rends compte que je ne me suis même pas présenté. Quelle honte. Quel manque d'éducation.

" Je suis Rio au fait. Et lui c'est Aquila. Quant à celle qui donne des coups de boules, c'est Charlie. " Je regarde le pansement de Charlie et sourit intérieurement. Ça contraste tellement avec son attitude ...


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Tendre le bâton pour se faire battre

-Tu le sais, et pourtant tu persistes à demander « qui ? ». Tssss.

Je lâche un regard faussement réprobateur vers Aquila alors que nous arrivons enfin au stand restaurant. Je ne peux pas lui en vouloir. Rares sont les esprits suffisamment élevés -certains disent « perchés »- pour comprendre. À peine sommes-nous assis qu’une nuée de marchands nous tombe dessus. Juste avant que Rio ne les envoie balader, j’ai le temps de commander un peu de tout, mon intarissable curiosité faisant une nouvelle fois son office, ainsi que bien évidemment une pinte de bière fraîche.

Pendant ce temps, Max nous parle de lui. Il devient de plus en plus difficile pour moi de dissimuler l’excitation qui m’envahit à l’entendre. J’étais troublée. Je crois qu’on peut dire à présent que je suis émoustillée. Ses mots résonnent en moi comme un écho, comme le son du vent faisant vibrer la voile d’un navire. Comme la liberté. Je le savais. Nous sommes les mêmes. Bien sûr, il faut faire preuve d’une arrogance crasse pour s’auto-proclamer « art ». Moi-même je ne… Bon, je ne suis pas un bon exemple. Mais dans le cas présent c’est une évidence à mes yeux. Distraitement, je griffonne quelques mots sur une serviette dans un coin de la table.

« Mon empreinte en lettres d'or,
Ma silhouette dans les étoiles
Le monde sera ma toile
Je vais renaitre après ma mort »

Rio quant à lui, dans son sérieux si caractéristique, ne perd pas le nord. Il est déjà en train de chercher si Max a une prime sur la tête, et le range dans la case « criminel » comme si ce mot avait une quelconque signification. J’arque haut un sourcil, un petit sourire énigmatique aux coins des lèvres, avant de tourner mon regard pétillant sur le pirate. À ce moment, un serveur revient avec nos commandes et je me retrouve avec une tonne de soupes froides, chaudes, de thés et d’autres breuvages tout aussi variés les uns que les autres. Et, bien entendu, une bière. Alors me vient une idée saugrenue. Tout en répondant distraitement au chasseur de primes, je commence à mélanger tous les liquides dans une seule assiette. J’y ajoute même un morceau de banane, pour des questions d’hygiène.

-Criminels, malfaiteurs… selon les règles que tu suis et que l’on t’a dictées. Pour moi, priver les autres de leur liberté est le pire crime au monde. Et puis… J’ai bien peur que mon flirt ne soit à sens unique…

Il n’a rien dit à ce sujet, mais pas besoin d’être Cassandre pour voir que Max regarde Aquila avec le même regard que je le regarde lui. Tant pis pour lui. Est-ce que je ressens une pointe de déception ? Évidemment. Est-ce que je suis jalouse ? Bien sûr que non. La jalousie est une émotion indigne de moi. Pour ressentir de la jalousie il faut être attaché. Et s’attacher c’est, par définition, perdre sa liberté. Je me lance à boire une grande gorgée de mon original mélange soupes-thés-breuvages… et recrache le tout instantanément, arrosant copieusement mes compagnons d’un jet chaotique aux cinq fruits et légumes.

-C’est pas bon.

Je me jette sur ma bière, valeur sûre et seule rescapée de cette expérience au résultat mitigé et me rince le gosier en la terminant d’une traite tandis que Rio nous présente en utilisant platement nos prénoms, m’arrachant un soupir et des yeux levés au ciel.

Ils n’apprendront donc jamais.


Elle peint sur la toile de de la vie, déchirée
Elle est comme une étoile qui serait mal lunée
Elle est comme un drapeau, comme si t'avais planté
Au milieu du bateau, la statue liberté

crimson


Dernière édition par Charlie O. Valentine le Jeu 15 Déc 2022 - 17:07, édité 1 fois
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Charlie regarda Aquila avec des yeux remplis de mépris. La regardant, il lui tira la langue, juste pour l'embêter. Avec son Aura de Justice, il avait vu que Charlie n'était pas une mauvaise personne.

Ensuite, le jeune homme se présenta comme étant Max "La Menace" Diabolos. Il s'en suit tout un récit sur sa vie et comment il a eu ses deux rapières. Le récit était intéressant en tout point. Il n'hésita pas à faire comprendre que c'était un criminel. Il s'en prit à Aquila, en lui demandant pas mal de chose, en critiquant son physique, le fait qu'il se tienne droit, toussa, toussa. Ce genre de petit con, fouteur de merde, Aquila en faisait tous les matins. En temps normal, il aurait déjà réagi en faisant moucher rouge le petit Max. Mais on était dans un festival en l'honneur de la Déesse-Enfant, et ne voulait pas foutre la merde. Par contre, il laissa son Aura de Justice se développer fortement pour que ceux qui ont commis n'importe quel crime, se sentent mal à l'aise. Il était aussi sur le point d'utiliser ses Yeux du Démon, pour lui faire comprendre qu'il fallait réfléchir avant de s'attaquer à quelqu'un. Cependant, Rio le coupa dans son élan en lui disant que Max n'avait pas de primes, donc n'était pas intéressant, ce qui était très vrai !

Pendant ce temps, Aquila sauva in extremis un verre de soupe froide avant que Charlie ne s'amuse avec la nourriture pour en faire une immondice. Lorsqu'elle recracha le tout, Aquila esquiva de justesse, et le dégueuli partit finir sa course par terre. Il regarda Charlie dire que ce n'était pas bon et lui répondit :


"Non mais c'est au-delà de ça, je pense. Tu sais, quand on fout la paix à la nourriture, elle reste consommable. Là, par un procédé miraculeux que je n'explique pas, on dirait de la merde."

Puis, il regarda La Menace, qui pour le moment, était plus fantôme que réel et lui répondit :

"Je suis chasseur de primes, comme Rio. Dis-toi juste qu'on est pire que la Marine, car on est libre. Libre de chasser qui on veut, sans avoir à se soucier de la Justice du Gouvernement Mondial."

Tout en faisant un clin d'œil, il continua : "Pour le reste, c'est un secret !"

Et, il finit en riant par : "Par contre, je te rassure, je n'ai pas de bâton dans le cul. Cet endroit, c'est fait pour que ça sorte. Pas pour que ça rentre. Je ne suis pas de ce bord-là !"

Aquila ne voulait s'étendre sur son passé, ni sur la promesse de Kensa et lui se sont faite. C'est ainsi qu'il attendit la réaction de Max Diabolosse, en espérant que l'Aura de Justice le mette vraiment mal à l'aise...
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Malgré qu'il soit couvert de l'immonde bouillie qu'à craché la sublime Charlie, Maxence a soudain l'air bien sérieux... et non, celui-ci n'est pas intimidé le moins du monde... en vérité, il aurait mille fois préféré. Max La Menace est, sans modestie, aussi flamboyant qu'éloquent ! Poète autant que rhétoricien, il y a chez ce jeune pirate en devenir... une absence complète de morale. La justice ou l'injustice, le bien ou le mal, tout ça ne se résument qu'à de vagues notions vaseuses à ses yeux rougeoyants ! Lui ne voit que l'art, la beautée et la passion, un massacre fait de manière artistique lui parait bien plus souhaitable qu'une paix fade et sans éclat. Aquila, pourtant, finit par dire quelque chose qui... dérange Maxence à un niveau que ce dernier ne s'explique pas.
Libre de chasser sans avoir à se soucier de la justice du gouvernement mondial... ? Ha ! A d'abords pensé l'orgueilleux blondinet ; après tout, libre de chasser sans avoir à se soucier de la justice du gouvernement mondial... mais pas sans avoir à se soucier de la paye qui en ruisselle ! La justice est forcément belle quand on la rémunère !

Le jeune homme, rendu humble à l'instant, ne sait quoi lui répondre... pour la première fois dans sa vie, on vient de lui trancher net toute répartie ? Sans le moindre coup de lame ? L'impression inexplicable de s'être fait tranché net... mais tranché quoi... son âme ?!

Pourtant, Maxence a le visage sobre et sérieux alors même qu'il est couvert de la bouillie de Charlie ; lui-même vit principalement du pillage d'autrui. La plupart des victimes de ses pillages sont, eux aussi, payés par le ruissellement du gouvernement mondial, d'une manière ou d'une autre. Peu à peu, avec une froideur qui ne lui ressemble pas, une ombre de déprèssion ternit son visage d'ordinaire si passionné.
Au final... à ce moment précis, "La Menace" se sent hypocrite... carrément dépendant du gouvernement, même indirectement au travers du pillage de leurs infrastructures et administrés.

Jusqu'à la gloire qu'il recherche tant viendra des primes de ce foutu gouvernement ! Et de leurs putains de journaux !

La seule différence c'est que les deux hommes en face de lui... vivent d'un contrat honnête et équitable avec le Gouvernement Mondial ; face à eux, notre forban se sent comme un parasite... comme quelque chose de bien pathétique. A son air déprimé se conjuguent des yeux rougeoyants et des dents qui grincent en silence, jusqu'à le voir, un instant... rien qu'un seul, baissé les yeux. Tout ce qu'il pourrait répondre face à ces deux adultes au sens le plus sobre et respectable du terme... tout ce qu'il pourrait répondre le ferait se sentir comme un enfant.
A cet instant... Maxence ressent une haine glacée qui lui donnerait envie de détruire le monde entier et d'en tuer jusqu'à la dernière créature.

Parce que... s'il se réfugie à ce point dans l'art, l'émotion, la passion et l'intensité... dans ses rêves... c'est bien parce que, de base, ce monde de merde est chiant à crever, plus pesant que toute la pression subie au plus profond de l'océan.

" De toute façon... " Lorsque Maxence relève les yeux, ceux-ci crient silencieux une fureur sans égal ; voilà un regard intense dont la flamme, si personne n'a la volontée ou la capacitée de l'arrêter, pourrait le monde arrêter. Un regard qu'on jurerait emprunté au diable... surtout qu'en contraste avec son allure d'ordinaire si festive et extravaguant, son sérieux à l'instant -couvert de bouillie ou pas- a de quoi inquiéter. Ce n'est certainement pas sa puissance qui pourrait les inquiéter, pas du tout... mais un tel regard pose la question : depuis quand un être humain peut haïr et détester à ce point ? " ...on se reverra quand j'aurais une prime, les gars. "

Son sourire revient... aussi sinistre que son regard qui se met à luire et, lorsque l'air se brouille autour de lui... ces deux-là verront bien la créature malfaisante qu'ils veulent voir en lui.

Quoi ?!

Comme un somnambule se réveille au milieu de sa cuisine en sursaut, sans savoir ni pourquoi ni comment, quelque chose extirpe Maxence de sa profonde déprime : Charlie ! Par une expression, un son ou un mouvement, elle attire son oeil et, soudain, ça lui fait reprendre ses airs de fêtards délurés ! D'un coup de langue pareil à celui d'une hyène lubrique à la vue de son repas, Maxence goute la bouillie de Charlie et... son expression de dégout, à deux doigts de vomir, est équivoque quand à son avis !

" En effet Charlie ! J'ai rarement gouté quelque chose d'aussi... intensément dégueulasse ! "

Et ça suffit, après une remontée vaguement maitrisé, à ce que le pirate vide finalement le contenant de son estomac à terre. Une longue minute à gerber plus tard, enfin, le pirate se sent... si bien, si léger... il se sent finalement purgé, prêt à repartir de plus belle pour encore plus de festivités ! Léger, avec une douceur qu'il ne se connaissait pas, Max' s'adresse à Charlie, le ton qui chantonne sans jamais masquer ce qu'il pense réellement, avec cette douce joie d'enfant à la vue de sa première neige.

" C'est sûr que si tu cherchais à faire quelque chose qui a bon goût, c'est raté ! " Et il en rit légèrement ! " Par contre, tu as mis au point un vomitif puissant capable de désintoxiquer jusqu'à ce morfale ivrogne que tu vois là ! " Disant cela, il pose une main du bout des doigts sur son coeur de manière très théâtrale. " C'était si infame mais si assumé... un peu comme une oeuvre dont la beautée, loin de faire s'émerveiller, dérange et chamboule ! De toute façon, il faut bien essayer... à quel point faut-il être chiant et rabat-joie pour se plaindre des tentatives ratés ? Est-ce que c'est vraiment raté, d'ailleurs... ? Toi qui croyait cuisiner, en réalité, sans le vouloir, tu as fait une recette capable de purger l'estomac des gens ! Le médecin sera surement d'accords avec moi qu'un puissant vomitif, ça peut servir en cas d'empoisonnement ! "
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" Liberté n'est qu'un mot inventé pour se convaincre qu'ils ne sont pas les esclaves des dragons célestes. "

Ma répons sort du tac au tac quand Charlie me répond. Puis elle avale un verre de ... quelque chose qui la fait vomir. Dans un réflexe qui surprend les gens, à cause de mon âge, je récupère une graine d'une sacoche et la lance devant. La graine se transforme en plante d'un seul coup. la plante mesure un mètre cinquante de haut pour soixante dix centimètres de diamètre. Sa grande tête ovale verte s'interpose entre le vomit et moi. Puis elle prend Charlie dans sa gueule et la mâchouille un peu, sans lui faire de mal. Quand elle la repose, la jeune femme est couverte de substance verte gluante. Oups. Aquila explique parfaitement ma vision des chasseurs de primes. Libre comme le vent, aucune moralité, et beaucoup d'argent. Une suite de vomit arrive avec Max qui vide son estomac sur le sol. Au moins, il a la politesse de ne pas nous viser. Ni une ni deux, je sors des branches de menthe poivrée et me les passe sous le nez pour ne pas sentir l'odeur abjecte des relents. J'y suis habitué de par ma condition de médecin, mais ce n'est pas forcément appréciable. Alors autant s'en passer. Je présente quelques feuilles à mes compagnons de fortune. Max fait l'éloge du vomit de la jeune femme, chose qui me dépasse entièrement. Je lève les yeux au ciel et supplie pour que la fin arrive. Et voilà qu'il vient me mêler à ça en plus ...

" Pas besoin de ça pour faire vomir les gens. Il suffit de te regarder. "

Aucune idée d'où ça vient. Aucune idée du pourquoi non plus. Mais ce sont les seuls mots qui sortent de ma bouche. La seconde d'après, je plaque mes deux mains sur cet orifice pour m'empêcher de dire plus de bêtises. Ma plante disparait, retournant au néant. Je retire les mains de ma bouche. Désormais, elle sent aussi la menthe poivrée, aucun risque de sentir le vomit.

" Ce que je voulais dire par là", vas-y, rattrapes toi comme tu peux. " C'est que qu'un criminel sans prime, c'est comme un diabolo fraise sans limonade. Comme un océan sans sel. Ça ne vaut pas le coup d'en parler. Si tu ne vaux pas au moins cinquante millions, oublie moi. Je ne pêche pas les petits criminels. Mais si jamais tu étais un révolutionnaire ... ça changerait tout. "

Vu la différence de primes entre criminels et révolutionnaires, il est bien plus avantageux de pourchasser ces derniers. Le gouvernement mondial a mis le paquet pour qu'on les traque. Et je vais bientôt me faire un plaisir d'accéder à cette requête.

Spoiler:


Toutes mes plantes et effets sont réels, sauf précisions contraire. Alors lis, et instruits toi, petit brin d'herbe.
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Tendre le bâton pour se faire battre

-Aaaaaaaaah !!!

Parmi les réactions à mon bien involontaire projectile, celle de Rio est très clairement la plus saugrenue. ON NE DONNE PAS DES GENS À MANGER À SA PLANTE CARNIVORE. M’enfin, quelles sont ces manières ? Je lève des bras ballants et recouverts à présent de ce qui m’a tout l’air d’être de la salive de plante -si je pensais dire ça un jour-, agrémentée il faut bien le dire d’un peu de la mixture de ma conception, et je me demande laquelle des deux est la plus répugnante. J’éclate de rire face au grotesque de ma toute nouvelle situation. Voilà quelque chose qui aura sa place dans mon carnet.

Se faire gober puis recracher par une plante carnivore : check.

Et je dois dire qu’il me faut bien ça- Le reste de la conversation prend une tournure qui commence à profondément m’ennuyer. Rio me sert un laïus sur la liberté, comme si un homme tel que lui, enchaîné à sa science et à ses principes pouvait avoir la moindre idée de ce que ce mot pouvait signifier. Est-ce que je te donne des leçons en herboristerie ou en chassage… chassure… chasse de primes, moi ?

Et voilà que même Max s’éteint, visiblement affecté par les mots de nos chers chasseurs de tête. Tu ne vas pas t’y mettre aussi ?! La tension monte d’un cran et je sens que les différences fondamentales entre Aquila, Rio et lui, tout ce que le pirate représente et revendique, son essence même finiront par éclater. J’espère simplement que je serai là quand cela se produira. Je ne voudrais pas passer à côté d’un affrontement sanglant, et du chaos que cela engendrerait dans le festival -et j’ai eu un aperçu de ce que Max pourrait en faire-. Et l’herboriste d’en rajouter une couche, ne mâchant pas plus ses mots que sa soupe.

-Trop de bla bla, pas assez de comblat ! Blattez-vous ! Allons vous deux, vous voyez bien que cet homme est sans foi ni loi ! vous ne voulez pas déblarrasser ce monde d’une telle engeance en l’ablattant ? Et toi Max, ton blagout n’était que blague ? Quelle blallade vais-bien pouvoir déblatérer…

Oui, c’est de la triche. Mais c’est moi qui fais les règles. Et je m’ennuie. Je me doute que cette provocation -qui n'amuse probablement que moi- n’aura aucun effet sur les trois hommes mais je m’ennuie. Et que chercher à semer ainsi la zizanie c’est pas une activité très saine mais… vous devinez la suite. Reprenant comme par miracle son air enjoué, Max goûte à son tour ma mixture et le regrette aussi vite que moi, aspergeant à nouveau le festival d’un reflux provenant visiblement de plus profond dans ses entrailles que le mien, m’arrachant un nouveau fou rire. Puis il tente de trouver une justification à ma concoction, que j’accueille en haussant des épaules d’un air distrait.

-Il ne peut y avoir de succès ou d’échec que pour les gens cupides avec des objectifs derrière la tête. Je n’essayais pas d’accomplir quelque chose. J’ai fait, c’est tout.

Mon esprit est petit à petit en train de s’éloigner de la conversation, s’égarant dans les méandres de la signification des choses, mais mon nez quant à lui reste bien ancré à un gros mètre et demi du sol, et surtout à quelques centimètres seulement de mes vêtements et en particulier de leur odeur désormais nauséabonde. Je ne suis pas particulièrement regardante sur l'hygiène des gens, mais là je dois bien avouer que c’est difficilement supportable.  Alors je m’éloigne du trio pour retourner vers le stand de duel, désormais dépouillé de spectateurs. Ignorant une nouvelle fois les protestations du gérant -celui-ci doit sans doute me haïr à ce stade-, j’enlève mes vêtements et me jette dans la bassine qui servait jadis à réceptionner les perdants -et parfois les deux combattants- des duels, le tout dans un soupir de plaisir.


Elle peint sur la toile de de la vie, déchirée
Elle est comme une étoile qui serait mal lunée
Elle est comme un drapeau, comme si t'avais planté
Au milieu du bateau, la statue liberté

crimson
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"La Menace" était mal à l'aise, très mal à l'aise, même. Aquila et Rio lui avaient fait fermer son caquet. Aquila s'amusait de cette situation et il esquissait un léger sourire. Surtout que le jeune gamin n'avait pas encore de primes, donc même son crime n'a pas été reconnu, c'est pour dire ! Comparé à Aquila ou à Rio, Max n'était qu'un cracker de plus, à l'apéritif, c'est tout. Surtout que sa dernière prime était un Minks de 18 000 000 berries.
Puis, ce fut au tour de Rio de conclure la chose en disant que peu importe le camp dans lequel on se trouve, tout en haut de la pyramide, se trouvait les Tenryuubitos. Même si ce discours était très Alcéen (discours prononcé par une certaine agente du Cipher Pol, insupportable à vivre, bien que très belle), il était vrai !

Puis Charlie brisa son silence, car elle devait s'ennuyer ferme. Elle prononçait mal certains mots, sûrement due à des restes de la bave de la plante de Rio, qui l'avait gobé quelques minutes plus tôt. Aquila la regarda et lui dit :


"Tu sais, je suis sûr que dans certains villages, on aimerait le voir mort. Le tuer ne me dérangerait pas. Et puis tout se négocie, n'est-ce pas ?! Mais bon, je ne suis pas là pour ça, donc bon..."

Puis, Max, pour sortir de cette torpeur, goûta à la mixture charliesque. Faire ce genre de chose pouvait demander un certain courage ou une certaine folie. Pour lui, Aquila pencha pour la folie. Mais l'acte en lui-même, était comme se planter une lame dans la cuisse afin de pouvoir bouger, lorsque quelque chose nous paralyse.
Bon, après, le résultat fut le même. Il sortit tripes et boyaux, mais il eut la décence de se tourner pour le faire.
L'endroit puait tellement le vomi qu'Aquila eut quelques hauts de cœur, mais heureusement que Rio était là et tendit à des feuilles de menthe poivrée. Aquila s'en servit comme le faisait Rio, autant faire comme l'expert en santé, et ça allait mieux.

Max, qui avait repris ses esprits, reprit aussi ses délires en décrivant la bouillasse dégueulasse d'œuvre d'art. Aquila poussa un profond soupir de désespoir. Le pauvre type pouvait voir un tas de merde, à moitié liquide, qu'il pourrait le trouver beau et dire que c'est une œuvre d'art...
Mais Charlie le coupa net en lui répondant qu'elle ne cherchait pas à faire une oeuvre d'art mais qu'elle voulait juste les mélanger pour voir ce que ça donnait. Aquila la regarda, amusé, et lui dit :


"Oui, moi aussi, je connais le fameux "fait-le ou ne le fait pas ! Mais il n'y a pas d'essai." Mais là, t'aurais mieux fait de ne pas le faire !"

Aquila se leva pour changer de place, afin de trouver un lieu avec une odeur moins désagréable. Il fit signe aux autres de le suivre, mais Charlie, qui avait plein de dégueulis sur elle, repartit en direction du stand de combat, pour se mettre à l'eau.
Regardant la scène et voyant une Charlie en sous-vêtement, dans l'eau, Aquila ne put sortir que :


"Pour quelqu'un qui veut nous faire croire que le "Quoi" est plus important que le "Qui"... Elle n'arrête pas de nous montrer son "Qui", là !"
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