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De vieilles retrouvailles [Seconde Partie]



Les ennemis sont là !
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Il est six heures du matin, les paysans se réveillent après la nuit mouvementée qui a frappé le village. Certains des paysans, notamment les plus proches de la zone d'affrontement, se sont réveillés plus tôt. Ils sont surpris de constater les dégâts qu'a subis la place publique. Les corps des chasseurs de primes, éparpillés un peu partout, font froid dans le dos. Les civils sont terrifiés, ils n'avaient jamais vu un tel massacre, surtout dans leur petit village de cultivateur. Certains accusent les étrangers d'avoir apporté la discorde et le malheur au village, d'autres ne se prononcent pas, car la milice locale n'est pas encore revenue de leur patrouille quotidienne. Ils ignorent qu'elle a fini découpé en morceau éparpillé au quatre coins de la forêt, sûrement dévoré par les bêtes sauvages à l'heure qu'il est. Han est soucieux, il sait que les chasseurs n'étaient qu'une diversion, il fait part de ses craintes à la patronne du bar où résident ses hommes blessés.


- Je pense que nous devrions déplacer mes soldats ailleurs, ils ne sont pas en sécurité, ici.


La femme au fort caractère, qui est en train de se servir une pinte pour se remettre de ses émotions, ne comprend pas.


- Comment ça les déplacer, ça servira à quoi ? Il n'y a plus de menaces, le corps des derniers couillons qui ont essayé de vous buter sont éparpillés à droite à gauche.


Han ordonne à ses soldats de transporter les blessés dans la caserne de la milice locale qui est désormais vide. La patronne hurle lorsque les blessés sont transportés, Han l'interrompt brusquement.


- Écoutez, l'attaque de cette nuit n'était que la première salve. Une seconde aura bientôt lieu et elle sera plus meurtrière que la première. Si nous restons ici, nous vous mettons en danger, mais nous nous exposons à nos ennemis.


La femme grimace d'incompréhension.


- Comment pouvez-vous savoir ça ?


Le révolutionnaire croise les bras, il regarde la femme.


- C'est une tactique simple, mais efficace. Pour récolter des informations sur les ennemis, il suffit d'envoyer des chèvres à l'abattoir. Les chèvres sont seulement des sacrifices qui n'ont qu'un but, révéler le nombre d'ennemis, ses forces, ses faiblesses et accessoirement affaiblir ses rangs. Une fois que les sacrifiables sont morts, que l'ennemi s'est dévoilé, la véritable équipe passe à l'action. Elle a plus de chance de réussir à assassiner la cible.


La femme frissonne de dégoût.


- Bouah… C'est sordide comme technique, qui est le malade qui a bien pu inventer ça ?


Han esquisse un léger sourire, répondant à la patronne, tout en se mettant en route avec ses hommes.


- C'est moi, lorsque j'étais agent du Cipher Pol, j'ai mis au point plusieurs tactiques plus sordides les unes que les autres.


La femme est bouche-bée, elle ne dit plus rien, se contente de tenir sa pinte pleine à raz-bord. Elle regarde Han s'éloigner avec ses hommes, pendant qu'il lui fait un geste de la main droite la remerciant pour son hospitalité. Les blessés sont délicatement déplacés par trois hommes : un soldat se charge de tenir les jambes, un autre soutient les épaules du blessé, tandis que le dernier maintient son dos. Il y a quatre blessés, donc douze soldats mobilisés. Han ordonne à ses hommes de se séparer en quatre groupes, prendre chacun un chemin différent pour se rendre à la caserne. Les révolutionnaires obéissent, Han est le seul à ne pas faire partie d'un groupe. Il se met à courir en direction du port, transformant ses jambes et bras en ressort pour rebondir sur les structures qui l'entourent, augmentant ainsi sa vitesse.


- Vite, je dois m'assurer que le navire est intact !


Han fini par arriver au port, il constate qu'aucun des navires amarrés n'a subi le moindre dégât. Ce qui le rassure, mais sa joie est de courte durée. Soudainement, une explosion surgit en ville. Le révolutionnaire craint le pire, il fonce de toutes ses forces en direction de la fumée qui s'échappe de la déflagration. Une fois sur place, il ne peut que constater l'horrible vérité. Il grince des dents, les poings serrés. Devant lui se trouve une pile de cadavre sur laquelle est assis un homme dos tourné qui mâchouille une cuisse de poulet. Les cadavres appartiennent à quelques soldats de Han, à un des quatre groupes, mais il y a aussi des civils. Le type n'a pas remarqué la présence du révolutionnaire, c'est lorsqu'Han s'approche du blessé que ses hommes transportaient pour vérifier son état, que l'assassin le remarque. Il se tourne, regarde Han qui touche le pouls de Joe surnommé « Rocky ». L'homme utilise deux Escargophone pour appeler ses deux alliés qui sont partis à la recherche du chef des Freedom Fighters.


Kaen


De vieilles retrouvailles [Seconde Partie] 1

- Il est là, dans la zone ouest, je débuterai sans vous. Communication terminée.


Baragouine-t-il en mâchant sa nourriture. À l'autre bout de chaque combiné, les deux alliés ne sont pas d'accord. L'un qui n'a pas encore attrapé un groupe fait demi-tour en utilisant le Geppou, tout en pestant.


- Rhaaa... Il est chiant à vouloir la jouer solo !


L'autre homme, qui a rejoint le groupe de Tanpan, cesse de tuer. Il ne reste que cinq révolutionnaires qui se placent devant le blessé pour le protéger de leur propre corps. Ils observent l'agent du Cipher Pol Number 5 soupirer tandis qu'il achève sa victime en l'étranglant avec sa main droite. Dans sa main gauche, il tient un Escargophone.


- Pffff... Quelle vie, je vous jure. Il ne pouvait pas attendre que je termine ? Bon, si je m'attarde trop longtemps, ils vont me le buter.


Dit-il en balançant nonchalamment le corps de sa cible, il tombe face contre terre, le visage ensanglanté. Il pose son Escargophone sur son épaule droite, la bave de l'animal se colle à la chemise blanche de l'homme. Le type aux cheveux émeraude s'envole dans les cieux avec son Geppou et il fend ces derniers grâce au Soru.


- Accroche-toi, bonhomme.


Demande-t-il à son Escargophone. Les révolutionnaires en profitent pour transporter Tanpan jusqu'à la caserne dans laquelle ils retrouveront les autres groupes, hormis celui de Joe. Du côté de Han, celui-ci constate la mort de son ami, ce qui le peine et l'énerve. Il regarde le responsable qui git sur la montagne formée par ses amis et certains de ceux qui l'ont accueilli sur cette île.


- Ignoble monstre, je vais te faire payer leur mort.


Dit-il sans hausser le ton, mais avec assurance. L'homme termine sa cuisse de poulet en l'avalant entièrement, mâchouillant l'os. Il se lève, se tenant debout sur un cadavre piétiné par l'agent, puis il se met à insulter son ennemi.


- C'est donc toi, le fameux Seki Han le « Balafré ». Je ne vois pas ce que la fratrie Ichizoku te trouve. Tu n'as rien d'extraordinaire, tu ne dégages aucun charisme, t'es un type banal, quoi. Tu veux mon avi...


Le Seki interrompt l'homme.


- Descend.


L'assassin est narquois.


- Pardon ?


Le « Balafré » se répète.


- Descend, c'est la dernière fois que je me répète.


L'assassin grimace, il affiche un air hautain, tout en serrant les dents.


- Tu sais à qui tu parles ? Petite merde, je suis un agent de catégorie I ! Tu commences à te rendre compte à qui tu parles. Je suis Kaen, élite du Cipher Pol Number Five. D'ailleurs, si je me souviens bien, quand tu étais de notre côté, tu n'étais qu'un agent de catégo…


Soudainement, Kaen reçoit un coup dans le visage qui l'envoie valser au loin. Il finit par s'écraser sur le sol en faisant quelques ricochets avant de se ressaisir. Le révolutionnaire, qui a envoyé son poing droit après avoir transformé son avant-bras en ressort pour frapper sa cible à distance, ne répète jamais deux fois la même chose. Son avant-bras transformé en ressort revient à sa place, puis il retrouve sa forme humaine.


- Merde, j'ai mal évalué la puissance de mon coup, j'aurai peut-être dû comprimer mon avant-bras plus longtemps pour m'assurer que le coup lui soit mortel.


Du côté de Kaen, ce dernier, recouvert de plaie et le nez brisé, peine à se redresser. Il halète, regardant des gouttes de sang provenant de sa blessure au nez tacher le sol. Il voit trouble, la douleur est immense, surtout qu'il n'a pas encore émergé.


- Je n'ai rien vu venir, je ne sais pas comment il a fait pour me toucher, mais c'était violent…


Han s'avance dans la direction de sa cible pour l'achever, mais les alliés de celle-ci arrivent au bout moment. Ils se placent devant leur collègue faisant face au Seki. L'un des alliés demande à Kaen s'il va bien, ce dernier peste.


- Comment tu veux que j'aille bien, je me suis mangé un putain de boulet de canon en pleine gueule... BORDEL DE MERDE... !!!


Hurle-t-il de douleur lorsqu'il touche son nez. Jin, l'homme curieux, constate la souffrance de son partenaire.


Woo Jin


De vieilles retrouvailles [Seconde Partie] 2

- Calme-toi, ça ne sert à rien de s'énerver. Prends le temps qu'il faut pour te remettre sur pied, avec le boss, on va s'occuper de lui. Pas vrai, chef ?


Le chef d'équipe, défi Han en lui laissant un long regard provocateur.


- Cela faisant longtemps, Seki Han.


Le révolutionnaire sourcille, tout en affichant un air narquois.


-  On se connait ?


Le chef ricane légèrement, tout en esquissant un sourire arrogant.


- Tu te souviens de la famille Ichizoku, n'est-ce pas ?


L'expression de Han devient plus sérieuse.


- Bien sûr, mais quel est le rapport ? Non, ne me dis pas que tu es...


Le chef éclate de rire.


Ichizoku « L'éclair vert » Sandai


De vieilles retrouvailles [Seconde Partie] 3

- Cha-ha-ha-ha ! Ouais, c'est ça, je suis Ichizoku Sandai, le dernier-né de la famille Ichizoku ! Et crois-moi, être le dernier, c'est juste une façon de te dire que je suis le meilleur !


Han est surpris, son air devient moins sérieux.


- San... Sandai, c'est toi ?! Ouah, tu as changé. Je ne t'avais pas reconnu, gamin ! Tu as pris du galon, tu es agent de première catégorie, non ?


Sandai, en entendant le mot « Gamin » et « Agent de première catégorie », s'énerve.


- Cha-cha, écoute-moi bien, enfoiré… Le "Sandai" que t'as connu, c'est du passé. Maintenant, je suis un pro, un leader incontesté. Mon grade dépasse le tien depuis un bail, quand t'étais encore en train de jouer aux apprentis. Alors, ouvre bien tes oreilles et montre un peu de respect, ou t'encaisseras les conséquences, crois-moi !


Le « Balafré » ricane légèrement.


- Toujours aussi colérique, le petit dernier. Dis-moi, les deux autres Ichizoku sont venus avec toi ?


Le chef d'équipe retrouve son calme.


- Cha-ha-ha, je n'ai même pas besoin de leur aide pour te mettre hors-jeu, toi qui étais autrefois mon guide, mon mentor, mon frère. En vérité, j'ai insisté pour m'occuper de ta petite affaire moi-même. En te descendant, je prouverai à nos frères que je suis au-dessus de tout ça.


Han comprend la situation.


- C'était évident, la tactique des « appâts », ça ne pouvait venir que d'un de mes anciens camarades. Mais, j'étais loin d'imaginer que le Cipher Pol aurait envoyé un de mes frères pour me faire la peau. Surtout après avoir raté votre première tentative d'assassinat, vous auriez dû savoir que me ruer de coups et me balancer dans un ravin ne serait pas suffisant pour me tuer.


Sandai lève les yeux au ciel, tout en prenant un air moqueur.


- Ah, j'avais suggéré qu'on te fasse exécuter en te coupant ta tête sur une place publique, histoire de montrer que la trahison, ça ne pardonne pas au sein du gouvernement. Mais tu connais Shodai, toujours à vouloir régler nos histoires de famille en privé. Tu sais, père t'en a beaucoup voulu de nous avoir abandonnés, nous, et notre cause du jour au lendemain. Il a versé des larmes amères le jour de ton trépas. Cha-ha-ha, tu aurais dû voir ça, la première fois que j'ai vu père pleurer, j'en ai eu la nausée. Mais quand on a appris que tu avais survécu, on s'est dépêchés de prendre les choses en main pour être les seuls à gérer ton cas.


Han n'est pas enthousiasmé à l'idée de devoir affronter son petit frère dans un combat à mort. Pourtant, c'est la faute de celui-ci si ses amis sont dans un mauvais état et d'autres qui sont morts. Han demande quelque chose à Sandai.


- Il est inutile de te demander d'abandonner la mission, tu as reçu la même formation que moi. Tu es aussi plus têtu que je ne l'ai jamais été, père nous a appris à toujours honorer nos contrats. Lui désobéir serait un crime à vos yeux, à toi et aux deux autres. Nous n'avons donc pas le choix, nous allons devoir nous affronter dans un combat fratricide.


Le chef d'équipe n'est pas contre, il désire prouver sa valeur aux yeux de sa famille.


- Avant de commencer, dis-moi, comment vont les autres ?


Malgré qu'ils soient dans un camp opposé, Han souhaite prendre des nouvelles de ses frères et de son père. L'attitude du Seki n'étonne pas San.


- Comme tu veux. Shodai s'est marié, il y a quelques mois, avec sa femme, ils tentent d'avoir un enfant. Quant à Nidai, il est toujours égal à lui-même, il n'a pas changé en dix ans, il ne changera pas du jour au lendemain. Pour ce qui est de notre père, il aime toujours faire son Sudoku en buvant un verre de scotch. Et toi, quoi de neuf dans ta vie ?


Le Seki et le Ichizoku se parle sans animosité, s'échangeant des regards et affichant des expressions amicaux, comme de vieux frère qui se retrouvent après des années d'éloignement.


- Je n'ai pas fait grand-chose ses dernières années. Si tu veux tout savoir, j'ai monté mon équipage, nous avons combattu l'injustice. J'ai aussi même tué un chef d'équipe du CP0 durant une escorte, même si ma mission a été un échec. On ne gagne pas à tous les coups. Ah si, j'ai aussi botté le cul à un mafieux dans le royaume de la veine, c'était drôle, si tu avais été là, tu aurais rigolé. C'était un fils à papa accompagné d'une armoire à glace, mais son garde du corps était un cyborg, la tête de mon acolyte quand il s'en est rendu compte… Ha-ha-ha-ha !


Sandai se met, lui aussi, à rire.


- Cha-ha-ha-ha... La mafia, elle me fera toujours rire. Tiens, tu te souviens de l'affaire du capo ?


Han continue de rire.


- Tu veux parler de la mission où on devait protéger un Chef de Gang pour qu'il aille témoigner contre son boss pour une remise de peine ? Si je m'en souviens, c'était une mission d'envergure, les quatre frères comme escorte, il n'avait rien à craindre. On s'est occupé des assassins, mais à peine arrivé au tribunal, que le capo s'étouffe en mangeant son hot-dog.


Dit-il en ricanant.


- On a… Cha-ha-ha… ! On avait beau essayer de lui faire recracher le morceau, on n'a jamais réussi. Ce con est mort sur les marches du tribunal, le visage boursouflé, la langue pendu. Malgré toutes nos précautions, nous n'avons pas pu le protéger contre sa gourmandise.


Le Seki s'essuie les larmes de rire.


- Haaaa... Ce n'était pas la seule chose ironique à laquelle nous avons assisté. Mais, c'est du passé, il faut vivre le temps présent.


Le révolutionnaire remarque la splendide lame à la ceinture de son frère.


- Tiens, mais dis-moi, elle est magnifique ta lame. Où tu l'as trouvé ?


Sandai pose sa main gauche sur le pommeau de son Shirasaya.


- T'as remarqué ma lame ? C'est Soto Muso, un Meitou. Je l'ai récupéré en tuant un samouraï qui m'a défié en duel dans un bar, parce que j'ai bousculé sa lame sans faire exprès. Je l'ai buté et j'ai pris son arme. Elle est pas mal, hein ?


Le révolutionnaire aime bien l'épée.


- C'est une lame Shirasaya, ce genre d'arme est assez rare.


Le visage de Sandai, comme celui de Han, devient sérieux.


- Tu veux tester son tranchant ?


Dit-il en dégainant lentement son épée de son fourreau.


- Je suis curieux de voir à quel point tu t'es amélioré. Si j'estime que tu es mauvais, je te confisquerai ton Soto Muso.


Une tension électrique s'installe, Jin et Kaen rejoignent leur chef.


- Chef... Laissez-le-moi, j'ai un compte à régler avec ce bâtard.


Clame Kaen avec son nez ensanglanté.


- Sandai-san, ne vous salissez pas les mains. Nous allons nous occuper de Seki Han.


Les deux acolytes de Sandai sont prêts à se battre, celui-ci recule pour finalement s'adosser contre un arbre, les bras croisés, il attend avec impatience le combat.


- Je vous préviens, sans mon aide, vous n'avez aucune chance.


Les paroles de leur chef irritent la fierté des deux assassins, ils veulent lui prouver qu'ils peuvent vaincre leur cible. Han se met en position de combat, en voyant le visage de Kaen, sa colère refait surface, il n'a pas oublié la mort de ses amis.


- Je vous préviens, je n'aurai aucune pitié envers vous trois. Vous vous êtes attaqué à mes hommes, je ne vous le pardonnerai jamais.


Les agents du Cipher Pol et le révolutionnaire ne seront d'aucune pitié pour leur adversaire.



KoalaVolant


Technique:


Dernière édition par Han le Sam 22 Juin 2024 - 21:09, édité 5 fois
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Une bonne coordination !
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Les deux agents se proposent d'éliminer Seki Han de leurs mains, afin d'éviter à leur chef de se déranger. Le plus opiniâtre des deux, Kaen « Le sulfureux », ne pense qu'à venger son orgueil et son nez blessé. Le plus petit des deux dévisage Han, il se déplace sur la gauche de ce dernier. Sa cible ne quitte pas des yeux son petit frère qui l'observe avec un sourire amusé, tout en étant adossé à un tronc d'arbre, les bras croisés. Kaen grimace, ses yeux expriment de la haine, il est rongé par un sentiment néfaste qui l'aveugle dans son jugement. Mais, cette haine nourri un feu intérieur en lui qui ne fait que grandir, à tel point de se manifester. Une flamme apparaît dans son regard avant que celle-ci embrase ses mains. Han ne bouge pas, il continue de regarder son frère, même si ses yeux se plissent légèrement.


- Tu vas connaître la douleur.


Dit-il avec sérieux. De son côté, le second agent, Jin, fait tournoyer son Bô sur lui-même, tout en se déplaçant sur la droite de son ennemi. Jin analyse, il décortique, il tente de percer la faille en Seki Han. Ce dernier est bras croisé, le regard ferme. Si Kaen se projette déjà dans une éventuelle altercation, ce n'est pas le cas de Jin. Il a déjà entendu parler des exploits et de la réputation de l'homme contre lequel il doit faire face. Ne serait-ce que savoir qu'il est l'aîné de Sandai lui fait froid dans le dos, surtout lorsqu'on connait ses deux autres frères. Jin n'a pas peur, mais l'appréhension le domine, il se dit que s'il fait un mauvais mouvement, il y laissera la vie. La peur le guette, mais il s'y refuse, il ne veut pas s'y abandonner. Mais, le regard froid et ferme de son ennemi le glace. Il doit être fort, ce n'est pas digne d'un agent, se dit-il. Mais, sa faiblesse ne passe pas inaperçue. Han tourne un bref instant son regard sur l'agent, il le juge, lui faisant remarquer qu'il transpire la peur, brisant sa combativité. Jin avale sa salive, cesse de se déplacer. Il se laisse manger par la peur, celle-ci lui murmure les pires atrocités qui pourraient lui arriver, sans omettre les images. Il se voit démembrer, le cœur arraché, le cou tordu, les yeux perforés. Le regard ferme de son adversaire ne fait que renforcer son appréhension, il n'a pas peur de la mort, mais il redoute la souffrance. Le regard de Han, au demeurant agressif, se pose sur Jin. L'ennemi brise le silence, ce précieux silence qui précède une bataille, un silence adoré des combattants, ils s'en délectent comme une bonne bouteille de vin.


- Quitte ce champ de bataille, sinon, tu mourras.


Han a posé les termes. Ce qui fait vibrer Kaen, qui voit en cette menace une provocation. Sandai plisse les yeux, quelque chose le gêne. Jin a le souffle qui se coupe, une vive douleur à la poitrine s'empare de lui, comme si la peur lui serrait le cœur, tout en plongeant son regard dans le sien et le raillant. Kaen veut passer à l'action, il se mord la lèvre inférieure, prenant son pied, l'attente est à son goût. Mais, le duo n'est pas au complet, l'inaction de Jin le bloque. Il se rend compte que celui-ci n'est pas en forme, Kaen le regarde avec un regard sévère.


- Il m'énerve toujours à s'imaginer le pire. Oh, tu te bouges le cul ?!


En revanche, Jin n'entend rien, il est trop préoccupé par sa mort future. Une voix parvient à le sortir de son délire, celle de son chef.


- Jin.


L'agent se ressaisit, il se rend compte que tout cela n'était que divagations, que fabulations de sa nature peureuse. Il esquisse un sourire, avant de reprendre sa formation. Il fait tournoyer son bâton devant lui, tel un bouclier. De part cet acte, il défie Han en le mettant enjoue. Kaen fait sublimer son feu intérieur en le canalisant dans son poing droit, augmentant la chaleur et l'intensité des flammes. Han garde ses bras croisé, mais il accepte l'invitation des deux. Kaen est le premier à foncer sur son ennemi, chargeant son poing pour délivrer un puissant direct dans le visage de celui qui l'a défiguré. À peine son ami est-il partit vers l'adversaire que Jin fonce, lui aussi, sur Han, toujours le Bô tournoyant devant lui.


- La plaisanterie à assez durée !


Le poing est lancé, il fend l'air, embrasant tout sur son passage. Suivi par le Bô qui s'abat de façon verticale sur la cible. Cependant, le Bô est arrêté de justesse devant la tête du « Sulfureux », ce dernier, choqué durant un bref instant, écarquille les mirettes. Jin et Kaen comprennent que si le Bô a pu atteindre le « Sulfureux », cela veut dire qu'il manque quelqu'un, que la cible n'est plus dans la trajectoire. Jin reste figé sur place, contrairement à Kaen qui lève la tête au ciel. Quant à Sandai, lui, il n'a en rien perdu la trace de Han, sa tête suit parfaitement son ennemi. Il regarde le Seki redescendre vers ses cibles, le poing droit prêt à être abattu. Kaen aperçoit son adversaire fendre sur lui, le visage médusé, complètement fasciné par l'habilité du Seki. Il a le refléexe de se protéger, tout en restant dans la même position.


- Te... TEKKAI !!


Le silence se brise dans un violent fracas, Jin voit le visage de Kaen être percuté par un poing qui l'oblige à suivre sa trajectoire, brisant entièrement son Tekkai et l'encastrant au sol. Jin n'a pas le temps de faire l'état de son ami, qu'un violent coup de pied circulaire vient le frapper au menton. Le coup la frappée uniquement au-dessus du menton, soulevant Jin dans les airs et lui brisant quelques vertèbres qui se font entendre par des craquements successifs. L'agent est projeté dans les airs en ligne droite, incapable de bouger son corps, aussi raid qu'une planche à pain. Il est vite rejoint par Han qui se place derrière lui, lui murmurant.


- Je t'avais dit de quitter le champ de bataille.


Les visions et la peur de la mort resurgissent en Jin, le tétanisant. Han abat le dos de son poing gauche dans le visage de l'agent, tout en tournant sur lui-même. Jin tombe au sol, sa tête frappe contre le béton, ce qui brise ses os. Sa chute se transforme en roulé-boulet, son corps désarticule, se brisant progressivement. Lorsque la course se termine, le visage de Jin est inerte, couvert de plaies. Han atterrit plus loin, il se tourne vers Sandai qui regarde l'état de ses hommes, tout en restant adossé à l'arbre. Il constate l'état pitoyable de Kaen, le visage encastré dans le béton, il n'en reste rien d'humain. Le corps en lambeaux de Jin, tout cela le fait légèrement pouffer. Il croise le regard de Han, celui-ci croise de nouveau les bras.


- Je leur avais dit qu'il mourrait sans moi.


Le Seki reste ferme.


- Tu n'as pas changé. Tu aurais pu intervenir pour les sauver, mais tu n'as rien fait. Et pourquoi, tout ça pour m'observer.


San applaudit.


- Félicitations, tu as compris. À un moment, j'ai eu peur, lorsque tu as proposé à Jin de fuir, je me suis dit que tu 'étais ramolli. J'ai bien aimé lorsque tu as sauté sur place, tu les as stupéfaits. Ce pouvoir qui est le tien, il est très intéressant. Cependant, je constate que « L'infâme » est toujours présent. Tu as beau avoir renié tes origines, tu utilises toujours nos techniques d'assassinat.


Cela agace Han, même s'ils étaient ses ennemis, il a le respect de l'adversaire.


- Parmi tous les Ichizoku, tu es celui qui peut encore être sauvé. Tu ne ressens vraiment rien ? Regarde le corps de tes amis ! Contemple-les, ceux avec qui tu as partagé tant de moments : les joies, les peines, les désirs, les succès ! Tu dois éprouver quelque chose, il est impossible d'être totalement dénué d'humanité... Tu es humain.


Le regard de Han espère, il espère qu'un soupçon d'humanité naît en son frère, il l'espère de ton son cœur. Sandai se met à éclater de rire.


- Je vois seulement du dégout, deux faibles, rien de plus. Si tu ne les avais pas éliminés, je l'aurais fait. Jin m'a déçu en hésitant à combattre, j'ai eu une pulsion, je voulais tant lui planter mes mains dans son torse, l'entendre hurler. Kaen aurait été le suivant, son air arrogant m'a agacé, comment a-t-il osé se sentir supérieur face à mon frère, ce fils de pute. Une fois que je t'aurai vaincu, je m'occuperai des restes des deux.


L'espoir en Han disparaît pour laisser place à de la colère, son regard ne trahit aucunement ses intentions.


- Tu n'as pas compris, Han-san ?! Tu es à nous, tu as à moi ! Tu peux te faire appeler Seki, tu es et resteras un Ichizoku. Nous sommes les seuls qui puissent te torturer, te traiter comme tu le mérites. En revanche, quelque chose ne me plait pas. Tu es devenu faible, le Han d'antan aurait arraché le larynx de Jin et il l'aurait fait manger à Kaen.


La voix de Sandai devient plus grave, ses narines se dilatent, comme ses yeux. Il décroise les bras, grimaçant.


- Tu... C'est à cause de ses hommes que tu considères comme ta famille, ce sont eux qui t'ont ramolli ?! Hein ! Je ne leur pardonnerai jamais, toi, mon idole, mon mentor, que t'ont-ils fait ?! Ils me le paieront, soient en sûr, je te vengerai !


Han, en entendant le funeste projet de Sandai n'éprouve plus aucune hésitation, il décroise les bras, faisant un quart de cercle avec ses bras avant de les placer devant lui.


- Il faudrait me tuer avant que tu ne puisses les approcher... Tu entends, Sandai, je vais te tuer !!!


Les deux sont rongés par la colère, le combat fratricide est sur le point de commencer.


KoalaVolant


Techniques:


Dernière édition par Han le Sam 15 Juin 2024 - 17:46, édité 1 fois
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Affrontement féroce !
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Sandai bondit sur Han avec l'intention de le tuer, mais son adversaire est assez agile pour esquiver chaque coup meurtrier. Le révolutionnaire n'essaye pas de riposter, il jauge les capacités de son bourreau. Sandai tente de tuer Han en lui envoyant une multitude de Shigan, prenant le temps et le plaisir à le poursuivre. Han esquive de justesse, regardant les Shigan perforer les obstacles. L'artiste martial utilise le pouvoir de son fruit pour se dégager de la trajectoire des attaques, il constate que les coups de son ennemi sont plus féroces qu'autrefois.


- Tu as gagné en vitesse, en force. En revanche, tu ne sembles pas avoir travaillé sur ton agilité, tes mouvements sont toujours aussi brouillons. Tu frappes comme un sourd, tu ne doses pas ta force. Tes coups seraient plus efficaces si tu combinais force et agilité, c'est ce qui te fait défaut.


Dit-il pendant qu'il esquive. Sandai est agacé, cela l'énerve de recevoir une critique sur ses performances. Il envoie un Rankyaku, Han se souvient de cette attaque, elle ne lui a pas laissé un bon souvenir. Il n'a pas le temps d'esquiver, il se protège en plaçant ses bras devant lui. L'attaque laisse une blessure sur les avant-bras du guerrier, mais il a évité la mort de peu. Sandai est satisfait, il se met à rire.


- Tu vois, tu m'as sous-estimé !


Han regarde les coupures faites à ses bras, cela l'agace.


- Il maîtrise une technique dangereuse, je sens que je ne suis pas au bout de mes surprises.


Han décide de ne plus fuir, cela ne sert à rien. L'agent utilise le Soru combiné avec le Geppou pour voltiger dans la zone, dans tous les sens, afin de faire une démonstration de ses pouvoirs.


- Cha-ha-ha-ha ! Alors, frérot, qu'est-ce que tu en dis ? Impressionnant, n'est-ce pas ?


Il tourne autour de son adversaire, cherchant un angle d'attaque pour l'attaquer et le tuer. Mais, Han n'est pas du genre à attendre la mort. Il écoute et regarde le Ichizoku se moquer, il analyse ses mouvements, le révolutionnaire distingue parfaitement ses déplacements. Han ferme les yeux, il se concentre, il n'entend plus que les bruits de pas rebondissant sur l'air. Ils sont réguliers, sauf à un endroit précis, plus précisément dans la trajectoire de sa nuque. Les bruits réguliers recommencent, comme l'exception.


- C'est fini pour toi, meurs !


Han se tient prêt, son ennemi l'attaque en ligne droite en utilisant le Soru et le Tekkai pour le prendre de vitesse et l'encastrer dans le sol. Le révolutionnaire transforme ses jambes en ressort, puis il se projette en arrière dans les airs. Il passe au-dessus du San, ce dernier écarquille les yeux, son poing frappe le sol avec une violence, ce qui le fissure sur plusieurs mètres aux alentours. Han se jette contre une maison, il prend appui dessus pour se projeter sur San. Han fonce à toute vitesse sur l'assassin, il transforme ses bras en ressort, puis il charge ses coups en compressant les ressorts. L'assassin retire son poing droit du cratère qu'il a créé, il se retourne et se protège en plaçant ses bras en croix, avec un sourire moqueur. Lorsque le révolutionnaire est suffisamment près, l'agent envoie un Rankyaku avec sa jambe droite.


- C'est la fin, Ducon !


En revanche, le « Balafré » parvient à esquiver l'attaque. Il prend appui sur le sol avec son bras gauche, ce qui le projette en ligne droite dans les airs, lui sauvant la vie et surprenant son adversaire finissant son précédent mouvement. Han surplombe sa cible, il envoie un direct avec son poing droit. L'attaque percute de plein fouet le visage de Sandai, ce qui le fait tournoyer et projeter au sol avant de s'écraser dans une maison. Han retombe sur ses pieds, il est rejoint par Sandai qui tranche le mur dans la maison qui lui fait obstacle, l'agent est très énervé. Il est blessé au visage, ses lèvres, son nez, ses arcades ainsi que son front saignent abondamment. En plus d'avoir reçu le poing de plein fouet, le fait de racler le sol et traverser un mur l'a beaucoup endommagé. Il se tient devant son frère, son Meitou dans la main droite, le regard terrifiant.


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Dernière édition par Han le Sam 15 Juin 2024 - 17:53, édité 1 fois
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Duel au sommet !
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Sandai, couvert de sang, enrage comme jamais. Il pointe Han avec la pointe de son Meitou, il affiche un air terrifiant, une expression terrible. Han se tient prêt, lui, il n'a pas de Meitou, ni de lame pour le protéger contre le tranchant de l'arme de Sandai.


- Flash : décapitation !


Soudainement, il disparaît avec le Soru. Il apparaît à la droite de Han, il assène une attaque à la verticale avec son sabre pour décapiter le révolutionnaire. Han écarquille les yeux, il voit et sent la lame s'approcher de lui, fendant l'air. L'attaque atteint sa cible, le cou du Seki. Sandai est perché dans les airs, à l'arrêt, le temps que son attaque se termine. Il retombe au sol après quelques secondes, toujours la lame tendue. Il est comme pétrifié sur place, comme s'il était en face de quelque chose d'incroyable, ce qui est le cas.


- Belle attaque, un vrai assassin. En revanche, il faudra faire mieux si tu veux venir à bout de mon Haki.


La nuque jusqu'au menton est recouverte d'un blindage noir, le Haki de l'armement de Han lui a sauvé la vie. L'épéiste grimace, mais il reste calme, après quelques instants d'analyse, il finit par trouver.


- Pauvre idiot, tu oublies que mes mains sont des armes mortelles !


Hurle-t-il en frappant le flanc de Han avec une main recouvert avec le Shigan, celle-ci transperce le flanc de la cible, Han n'a rien pu faire. Il est surpris, mais il s'y attendait, le révolutionnaire s'attendait à se faire avoir par le Rokushiki, une seconde fois. Il maintient son Haki sur son cou, là où la lame persiste à vouloir rentrer. Chose surprenante, Han agrippe le poignet gauche de Sandai avec sa main droite, ce qui l'empêche de retirer sa main du flanc du révolutionnaire.


- Mais, qu'est-ce que tu fais… Lâche-moi, tu as perdu la raison ?! Comme tu veux, si tu aimes tant ma main, permets-moi de faire la visite des lieux !


Dit-il en enfonçant sa main plus profondément dans le flanc de Han, ce dernier crache du sang, mais il ne cède pas. Sandai tente de briser le Haki de Han, mais il n'y parvient pas. Le Seki attrape le poignet droit de Sandai avec sa main gauche, ce qui surprend l'assassin.


- T'as pété un plomb, lâche-moi, putain !


Han retient la main dans son corps avec la force de sa paluche autour du poignet, il se met à serrer de plus en plus fort, ce qui fait mal à Sandai. Il utilise le Tekkai pour être plus résistant, mais le révolutionnaire augmente la pression qu'il exerce. Il fait la même chose avec l'autre main, empêchant son ennemi de bouger les mains. Le tueur a peur, il n'arrive pas à y croire, même son Tekkai n'est pas suffisant pour le protéger, contrairement au Haki de l'armement de Han.


- C'est fini, Sandai. Tu as eu ta chance, tu n'as pas su la saisir, tu vas payer tout le mal que tu as fait !


Le tueur prend peur, il panique.


- A... Attend, non arrête, qu'est-ce que tu vas faire... ?!


Un bruit sourd résonne dans le village, ce bruit est suivi par les cris de douleur du tueur.


- Gyaaaaaaaaaaaaaaah... ! Putain, ma main, tu m'as pété la main !


Han continu de serrer la main droite, le Seki lui envoie un coup de boule dans le visage, ce qui édente Sandai. Ce dernier, malgré la puissance du coup, ne tombe pas au sol, il est retenu par les mains de son tortionnaire. Le tueur se reprend un second coup de boule dans le visage, brisant une de ses arcades, il est toujours retenu. Il cogite pendant qu'il se vide de son sang et perd ses dents.


- Ce con va me tuer, il faut que je bouge.


Il tente de se dégager, mais il n'y arrive pas.


- Merde... Ma main est coincée dans son flanc, putain ! Il va me briser, putain de merde !!!


Un troisième coup lui fait sauter les dents et lui brise la pommette gauche.


- Puis merde... !!!


Le tueur envoie un coup de boule à Han, bloquant le coup de son ennemi, ils sont face à face. Leur regard est empli de rage envers l'autre, leur sang coule sur leur visage, ce dernier déformé par la douleur. Soudainement, le chef d'équipe du Cipher Pol Number 5 envoie un nouveau coup de boule, comme son ennemi. L'attention de ce dernier est focalisée sur le coup direct, ce qui permet à l'épéiste de se défaire de son emprise en tournant son poignet, Han lâche la main. D'un Geppou, Sandai s'élève dans les airs, le révolutionnaire frappe le vide, sa tête s'arrête devant le ventre de l'assassin. En revanche, le poignet gauche de San est toujours serré par la main droite de son ennemi. Mais, Sandai se tranche le poignet avec son Meitou. Un flot de sang jaillit, mais il est libre. Il s'enfuit au loin, avec le Soru et le Geppou, il prend place sur le toit d'une maison. Sandai et Han se regardent, tout en se vidant de leur sang, Han sait que si le combat persiste, ce sera en sa défaveur. Certes, Sandai est plus amoché que lui, mais Han a subi deux attaques destructrices, alors que Sandai, à part sa main, ses blessures ne sont pas mortelles. Le tueur crache du sang, puis il ouvre les bras.


- Alors, frangin ?! T'es content, je l'ai reçu ma punition, je suis un manchot, maintenant ! Je suis dans un état merdique, je te félicite. Par contre, toi, t'es pas mieux ! La différence entre toi et moi, c'est que je vais gagner, tu sais pourquoi ? J'ai encore un atout dans ma manche, c'est con pour toi !


Sandai affiche un sourire moqueur, même s'il n'est plus en forme et ça se voit, son teint devient pâle, il transpire à grosse goutte. Han est dans le même cas, sauf que lui, sa vue se trouble. Le tueur regrette d'avoir perdu une main, mais il n'avait pas le choix. Il aurait pu tenter autre chose, comme tirer sur sa main pour la dégager avec le Soru, tirer plusieurs fois dessus pour qu'elle se dégage. Cependant, en faisant cela, Han aurait pu le marteler de coups, surtout s'il avait échoué, il se serait privé de son unique chance d'évasion. Se trancher la main était la seule solution fiable, ce qui lui a sauvé la vie. Han est impressionné par la détermination du tueur, surtout qu'il a encore la main de celui-ci dans le flanc, s'il la retire, une hémorragie ne tardera pas à apparaître.


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Dernière édition par Han le Sam 15 Juin 2024 - 18:03, édité 1 fois
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Le meilleur des deux !
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La situation est tendue, Sandai est prêt à aller jusqu'au bout pour éliminer son grand frère, il a décidé de se trancher une main pour pouvoir survivre, ce qui démontre sa détermination. De son côté, le révolutionnaire se vide de son sang à cause de sa blessure au flanc droit, ses coupures aux avant-bras ne sont pas anodines non plus. Sandai annonce à son frangin qu'il possède un dernier atout dans sa manche, ce qui surprend Han, il constate que son frère est devenu plus redoutable et stratégique qu'à l'époque où ils collaboraient. Cette image revient en tête du chef révolutionnaire, Sandai, perché sur un toit bercé d'une douce lumière à cause du soleil placé derrière lui, regarde son frère de haut. L'image du tueur change, il devient plus jeune, il est vêtu d'un costume noir, son épée a disparu et sa main gauche est revenue. La lumière du soleil engloutit Sandai ainsi que le village, Han est aveuglé, il se protège en mettant son avant-bras gauche devant ses yeux. Soudainement, il entend des oiseaux chanter, il retire sa main.


- Mais où suis-je ?


Demande-t-il avec l'air surpris au beau milieu d'une plaine verdoyante. Han se demande s'il ne serait pas mort, il croit qu'il est au Paradis.


- Ce serait le Paradis ? Ça m'étonnerait, j'ai commis trop de crime pour avoir le droit d'y séjourner, ce serait trop beau.


Soudainement, quatre silhouettes s'approchent de lui, elles foulent la plaine. Le révolutionnaire sourcille, il regarde les ombres se dessiner progressivement. Ce qui interpelle le Seki est la nature des silhouettes, elles ne sont pourtant pas si loin de lui, mais il est incapable de mettre un visage sur elles, malgré le soleil illuminant l'endroit.


- Qui êtes-vous ?!


Dit-il en pointant son index droit dans leur direction. Mais, il n'a aucune réponse, elles se contentent de passer à travers lui, comme s'il n'existait pas. Han ne comprend pas, serait-il mort ou rêve-t-il ? Il entend des paroles, les quatre personnes se parlent, elles rient, se chamaillent, toutefois malgré leur proximité, le révolutionnaire ne distingue pas ce qu'elles se disent. Il se met à courir dans leur direction, cependant le peu de mètre qu'il fait le fait changer d'endroit, le voilà au beau milieu d'un village à feu et à sang. Des personnes fuient en hurlant, certains sont blessés, d'autres se font abattre sous les yeux du fantôme. Il est pétrifié par le spectacle, l'odeur du sang et de la chair brûlée est bien réelle, la lourdeur des corps qui s'écrase au sol est audible, les cris et les pleurent aussi. Une femme portant une robe rouge court en direction de Han, les larmes aux yeux, haletant. Cette brune est splendide, frêle avec de longs cheveux. Une des quatre silhouettes se trouve derrière elle à quelques mètres de distance, elle tient un objet dans une main, Han se met à hurler.


- Non, ne fais pas ça, arrête !


L'objet est lancé, la femme fuit, mais elle ne court pas assez vite. Il se plante dans sa nuque, elle tombe au sol, pas totalement inerte. La femme a des spasmes, elle ne semble plus être consciente, mais elle est vivante. Han est en colère, il regarde le responsable, toujours dans l'ombre.


- Monstre… Monstre… Tu vas le payer !


Soudainement, une voix qu'il connait s'esclaffe. Il comprend ses paroles, ce qui le tétanise. La voix atterrit accroupi près du corps de la jeune femme, Han descend le regard sur elle.


- Cha-ha-ha-ha… Pas mal, je dirais 8 sur 10. Elle est pas mal, dommage.


Lorsque Han s'aperçoit qu'il s'agit de Sandai qui communique avec la silhouette grâce à un Escargophone placé dans son oreillette, il ressent comme un coup de poignard dans le cœur. Ce coup est horrible à supporter, comme si son âme s'était déchirée à ce moment précis. Ce n'est pas à cause de Sandai, la raison est plus vicieuse. Han porte son regard vers le meurtrier qui est toujours à l'endroit de son méfait.


- Je… Je me souviens de cette journée.


L'ombre qui cache le tueur disparait lorsqu'il réalise, Han tombe sur les genoux.


Seki « L'infâme » Han


De vieilles retrouvailles [Seconde Partie] Sans-titre-7

- Tu rigoles, ça vaut bien 9 sur 10. Je suis déçu, j'ai voulu éviter la tête, mais j'ai merdé. Je contacte les frangins pour voir où ils en sont.


Dit-il en appelant ses alliés avec son Mini Den Den version oreillette, un petit Escargophone placé dans un casque pour avoir les mains libres. Han revit un moment du passé, un moment douloureux pour lui, pas à l'époque, mais aujourd'hui. Cette scène lui rappelle quel genre de personne, il était autrefois, un bon toutou du gouvernement mondial qui mordait lorsque son maître lui en donnait l'ordre, sans connaître les raisons.


- Je me souviens de cette mission, nous avons exterminé une tribu entière à cause d'un soupçon. La femme du chef pouvait de lire les Ponéglyphes selon nos informations. Après notre passage, il ne restait plus rien, ni personne. Femmes et enfants, tous abattus à cause d'une peur, d'un soupçon. Mais, le pire dans tout ça...


Han pose le regard sur le ventre de la femme.


- Ce jour-là, je n'ai pas uniquement tué une innocente, mais deux.


Les rires de Sandai attisent la colère du révolutionnaire, surtout lorsqu'il essuie ses chaussures couvertes de boue sur le visage de la jeune mère. Le révolutionnaire lui ordonne d'arrêter, tentant même de lui envoyer un direct du droit, mais une vive douleur le freine. Il regarde son flanc, une énorme plaie béante suinte et dégouline de sang. L'assassin de la jeune femme s'approche d'elle après avoir parlé avec ses alliés, il demande à son jeune frangin de reculer. Il pose son regard empli de vanité sur le visage apeuré de la frêle créature. Elle pleure, mais son assassin reste stoïque, comme s'il était insensible. Celui-ci sort un pistolet de son étui jambier, puis le braque en direction de la victime.


- Au nom du Gouvernement Mondial, ton peuple et toi avez été reconnus coupable, vous devez être châtié.


Il l'achève en lui mettant une balle dans le crâne, son sang éclabousse le visage des deux Han, l'un est sans émotion, pendant que l'autre est dévasté.


- Remettons-nous en route, Sandai. Les frangins nous attendent, ils ont localisé les rescapés. Rappelle-moi les scores ?


Demande-t-il en se mettant en marche.


- Je crois que c'est : Shodai : 34 morts. Nidai : 29 morts. le mien est de : 18 morts, et toi, Han, tu es à : 28 morts, en comptant la dernière cible... Ah, non, 29, elle était pleine.


Les deux s'éloignent du champ de bataille. Le révolutionnaire contemple l'horreur, les cadavres et la destruction autour de lui. Une immense colère l'envahit, des veines apparentes recouvrent son corps. La lumière du soleil balaye tout sur son passage, il ne reste rien, Han disparaît, il reprend conscience dans le monde réel. Il n'a pas bougé, son souvenir n'a en réalité duré qu'un instant, c'était plus comme un rappel. Il regarde ses blessures, puis il se redresse, se tenant droit. La plaie au flanc coule plus abondamment, son regard est plus déterminé que jamais, il dévisage Sandai qui est légèrement effrayé.


- Quoi... ?! T'es pas heureux, ne t'inqui...


Han lui coupe la parole, il parle avec calme.


- J'avais oublié quel genre de vie je menais à vos côtés, ce que j'ai fait, ce que je croyais être juste au nom de la justice. J'ai tué, j'ai brûlé, et bien plus, au nom du Gouvernement Mondial. Je me suis comporté comme le pire des pirates, un tueur légal, parce qu'une organisation mondiale m'en avait donné le pouvoir. J'étais un idiot de croire au Gouvernement et en ses belles promesses. Sandai, je suis devenu ce que je suis aujourd'hui pour rendre justice à tous ceux qui sont morts à cause de mon ignorance, je me battrais pour les faibles et leur dignité... Quitte à te tuer, ta vie contre celle de milliard de personnes, je la prendrai de mes mains. Je ne veux plus rien à voir à faire avec vous, tu entends, sale dégénéré !


Sandai grimace, il peste.


- Pauvre con, tu es seule contre le gouvernement mondial, qu'est-ce que tu espères ?! Tu étais l'un des agents les plus prometteurs, tu aurais pu devenir directeur d'un Pôle, mais tu t'es découvert une conscience ! Tu as foutu ta vie en l'air, c'est ce qui arrive lorsqu'on est trop faible ! Malgré les camps qui nous séparent, nous sommes et resterons frères, pauvre con... C'est à nous de te tuer, pas à un autre, tu es de chez nous... Tu es de chez nous !


Sandai verse des larmes, sa voix est plus aiguë, il tremble. Han grince des dents, il regarde son frère dans les yeux.


- Je sais très bien ce qui m'attend, ce qui nous attend. Nous avons délibérément opté pour une voie sans issue, nous avons choisi de mettre notre vie en jeu, personne ne nous a imposé ce fardeau ! Tu entends, aucuns de nous, que ce soit moi ou mes hommes, aucuns de nous n'en ressortiront vivant. Ce combat est perdu d'avance, mais la cause vaut la peine de se battre pour elle, c'est suffisant. C'est pourquoi, j'éliminerai tous ceux qui s'opposent à nous, même s'ils sont ma famille. Nous avons choisi notre voie, il vaut mieux mourir debout que de vivre à genoux !


Han souffre intérieurement, même s'il regrette son ancienne vie, il ne regrette pas les moments passés en famille. Il garde un doux souvenir de la camaraderie, des galères, des joies, des souffrances et des victoires qu'ils ont tous partagés ensemble. Sandai se mord la lèvre inférieure jusqu'au sang, il range son Meitou dans son fourreau, puis il fonce sur Han avec un Soru tellement puissant qu'il en brise une partie du toit.


- Mon frère, ce sera notre dernier échange.


Le corps de Sandai change de couleur, il devient rouge-brun, puis il tend sa main droite pour saisir son frère. Han se met en position de combat, c'est le cœur lourd qu'il adopte une posture de Karatéka.


- Mon frère, je dois te tuer, pardonne-moi.


Han dévie la main droite de l'assassin avec un coup de paume grâce au Karaté Aquatique, le regard du révolutionnaire et du tueur se croise. Sandai fini par fermer les yeux, puis il décoche un crochet avec le moignon, là où se trouvait sa main gauche. Han reçoit de plein fouet le coup dans le visage, ce qui le sonne. Sandai en profite pour saisir la gorge de sa cible, simultanément, celle-ci envoie une frappe surpuissante dans le torse du meurtrier. Il n'est pas projeté, ayant utilisé le Tekkai et étant accroché à la gorge de Han, cela l'a empêché de valdinguer. Les deux sont, une fois de plus, face à face. Ils se regardent. Mais, leur regard est plus tendre, ils n'ont plus de colère en eux, ils savent que c'est la dernière fois qu'ils se voient. Le corps de Han est immobilisé, le fruit du démon de Sandai est terrible. Le corps de Han se transforme de la même couleur que celui de San, il se met à rouiller. Han sourit à son frère.


- San... Tu as fait énormément de progrès, je suis fier de toi. Le pouvoir que tu détiens est puissant, je ne peux plus bouger.


Sandai se met à pleurer, mais il refuse de céder, alors il essaie de se retenir, le tueur cache sa peine derrière une vantardise qui ne trompe pas son frère.


- Il s'agit du meilleur pouvoir au monde, le fruit de la rouille, avec ce pouvoir, je peux rouiller tout et n'importe quoi, même le corps humain... Même... Même le...


Il craque.


- Me... Merde... Il a fallu qu'on s'entretue pour se parler à cœur ouvert après toutes ses années. Tu fais chier, Han... Mais, je... je...


Han serre son frère dans ses bras, une dernière fois, Sandai continu de l'attaquer, mais il se sent bien dans les bras de son frère.


- Tais-toi, je sais. Dire ce genre de chose est inutile, petit frère.


Une vive douleur frappe Sandai, un filet de sang s'échappe de sa bouche jusqu'à se transformer en flaque, le tueur pose son menton sur l'épaule gauche du révolutionnaire.


- Sandai... Tout à l'heure, je ne t'ai pas uniquement frappé, j'ai envoyé une onde qui a traversé ton corps, frappant tes organes internes. Je crains que ton cœur vienne de lâcher, navré, j'ai encore été meilleur sur ce coup-là.


Sandai lâche l'emprise, Han peut de nouveau bouger, mais il ne le fait pas. Son frère ricane légèrement.


- Tu as toujours eu le don de m'énerver, tu as toujours été en avance sur moi, je t'ai détesté pour ça... C'est ironique, moi qui souhaitais ta mort, aujourd'hui, je ne désire qu'une chose, que tu parviennes à réaliser ton objectif. Han... Han... Ne meurs pas, s'il te plait, ne meurs pas... Ne meu...


Sandai s'écroule sur le sol, Han reste figé, il n'entend que le bruit du corps qui s'écrase lourdement sur le sol. Après la bataille, il n'y a plus que le silence, seuls les sanglots de Han brise ce dernier.


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Rétablissement !
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Han regarde le corps de son frère avec un visage empli de tristesse, mais pas de regret, il a fait ce qu'il avait à faire. Soudainement, l'Escargophone de Sandai se met à sonner. Han s'approche péniblement de son frère. Il finit par s'écrouler près de son corps, à cause de la douleur le prend aux tripes. Il prend l'Escargophone dans la poche gauche de son frère, le révolutionnaire décroche. Le visage qui apparaît sur l'Escargophone de l'interlocuteur est celui de Han, l'homme à l'autre bout est silencieux. Han aperçoit le visage de celui qui l'appelle, il le reconnaît, il reste silencieux. Cela dure quelques minutes avant que le silence ne se soit brisé.


- Où est Sandai ?


Demande l'homme. Han regarde le corps de son frère.


- Devant moi.


L'homme reste silencieux quelque temps avant de poser une nouvelle question.


- Les deux autres agents ?


Han regarde Kaen et Jin.


- Ils sont plus loin, mais dans mon champ de vision.


L'homme pose une nouvelle question.


- Sont-ils vivants ?


Han grimace à cause de la douleur.


- Je ne crois pas.


L'homme grimace, cela se reflète sur son Escargophone.


- La mission est un échec.


Han fronce les sourcils de colère.


- C'est tout ? Ton petit frère vient de mourir, c'est tout ce que tu as à dire ?


L'homme s'énerve.


- C'est tout ce que j'ai à dire, car il n'y a rien d'autre à dire !


Han serre le poing gauche, il ne le fait pas avec le droit, c'est dans celui-ci qu'il tient l'Escargophone, puis il serre les dents.


- Je ne comprendrai jamais cette attitude passive du Cipher Pôle, vous n'êtes plus humains ! Qu'est-ce que cela te fait de savoir qu'il est mort, répond, Shodai, répond !


Shodai se calme.


- Je n'ai rien à me reprocher, c'est la vie qu'il a choisie, c'est lui qui a insisté pour s'occuper de cette mission. Il en connaissait les risques, il savait ce qu'il devait faire et que la mission était à double tranchant. Il était qualifié pour mener à son terme cette mission, il n'y avait aucune raison de lui refuser. S'il y a bien un responsable de sa mort, c'est toi.


Han s'emporte.


- Tu rejettes la faute sur moi ? Je n'ai fait que me défendre, si cela avait été possible, je l'aurais laissé en vie ! Le responsable, c'est toi et les deux autres, vous l'avez envoyé sur une mission à haut risque avec deux minables comme garde-du-corps. Même s'il vous a demandé en insistant, il aurait fallu lui refuser. Ce n'était qu'un gamin, lorsqu'un enfant fait un caprice, on ne lui cède pas. Vous avez envoyé votre frère à une mort certaine, vous n'êtes que des merdes ! Tu aurais dû envoyer Nidai ou venir me régler mon compte toi-même, il n'était pas prêt, il lui manquait de l'expérience !


Shodai reste silencieux, puis il fait une demande à son frère.


- C'est le boulot d'un agent, il doit être compétent, le risque de l'échec est souvent la mort. Cependant, j'ai quelque chose à te demander. A-t-il été brave jusqu'à la fin ?


Han répond sans animosité, il a retrouvé son calme.


- Il a été l'adversaire le plus redoutable que j'ai dû affronter. Même Archer, le chef d'équipe du CP0 que j'ai confronté dans le train des mers, n'a pas été aussi puissant, ni aussi brave que notre San.


Shodai esquisse un sourire, il demande une dernière chose à son frère, sa voix est plus fébrile.


- Fort bien, il est parti avec honneur. Puis-je te demander une dernière faveur ? Son corps...


Han l'interrompt.


- Il a perdu une main dans l'affrontement, mais à part ça, il est entier. Je ne toucherai pas à son corps, je le déposerai au sud-est de la forêt, tu pourras envoyer des hommes le récupérer.


Shodai remercie son frère. Han aborde un lourd sujet.


- Qui sera le prochain à venir me descendre ? Ne réponds pas, si je peux te donner un petit conseil, envoie quelqu'un qui a l'expérience. De préférence, pas un autre de mes frères, je n'aimerai pas à avoir à te tuer ou Nidai.


Shodai reste silencieux, comme Han, puis il rompt le silence.


- Cela m'a fait plaisir de te parler. Communication terminée.


L'appel est coupé, Han lâche l'Escargophone. Le révolutionnaire halète, son regard devient faible, comme sa respiration. Il a perdu trop de sang, il finit par perdre connaissance. Des civils sortent de leur cachette, ils regardent les dégâts faites à leur village. Ils constatent que quatre corps gisent sur le sol, sans attendre, ils viennent vérifier s'ils peuvent sauver les blesser. Han est secouru, il respire faiblement, mais il respire. Il est évacué par les villageois, il est emmené chez le docteur du village.


Quelques jours plus tard :


Han se réveille, il est au fond d'un lit, alors qu'il est recouvert de bandage. Il demande au médecin, à côté de lui, où est-il.


- Vous êtes réveillé, enfin ! Cela fait trois jours que vous dormez, j'ai bien cru que vous étiez dans le coma.


- Où... Où... ?


- Vous êtes chez moi, dans mon cabinet. Lorsqu'on m'a amené à vous, vous étiez plus mort que vif, j'ai mis pas mal de temps à panser vos plaies. S'il vous plait, ne refaite pas le con, ce serait couillon d'ouvrir vos blessures.


Han se met à rire.


- Ha-ha-ha... Je ne peux rien vous promettre, doc. D'ailleurs, vous avez des nouvelles de mes hommes ?


Le docteur réfléchi.


- Hm... Ah oui ! J'ai reçu la visite de Abo Kado, votre ami chat. Il allait bien, il venait prendre de vos nouvelles, il sera soulagé en vous voyant réveillé.


Han est soulagé, le médecin lui apporte quelque chose.


- Tenez, on m'a amené votre Katana.


Il le pose à côté du lit de Han, ce dernier prend le Meitou.


- Merci, il est précieux à mes yeux. D'ailleurs, où avez-vous mis les corps des trois autres ?


Le médecin sourcille.


- Ils sont entreposés à la morgue, nous attendions votre réveil pour décider de la marche à suivre... Par contre, ils ne sont pas trois.


Han est surpris.


- Comment ça ?


Le docteur se décale et révèle un second lit dans lequel se trouve un des trois agents du Cipher Pôle, le révolutionnaire est bouche-bée.


- Ce jeune homme a été amené ici en même temps que vous, il respirait à peine.


L'homme est recouvert de bandage, il est impossible de connaître son identité au premier regard. Han demande si cet homme possède une chevelure verte et s'il lui manque une main, celle de gauche. Le docteur regarde Han.


- Non, il a des cheveux noirs. Il a bien ses deux mains, par contre, je pense qu'il gardera des cicatrices de son affrontement.


Le médecin regarde le révolutionnaire songeur.


- Nous avons récupéré les corps de la milice, ils étaient éparpillés dans la forêt. Le corps du jeune homme aux cheveux verts et à la main coupé et de son ami aux cheveux orange sont entreposés avec les miliciens. Je dois rendre visite à des malades, je vous demanderai de ne pas vous entretuer, je ne tolère aucun mort dans mon cabinet.


Le médecin quitte la pièce, après que Han lui a assuré qu'il ne ferait rien. Il s'endormit, mais il fut réveillé par Kado et quelques-uns de ses hommes. Han leur assure que tout va bien, qu'il est sauvé.


- Kado, j'ai une faveur à te demander. Prends le corps de l'homme aux cheveux verts et à la main gauche manquante, il ne doit y en avoir tant que ça, il a des cheveux longs et il est jeune. Je veux que tu entreposes son corps au sud-est de la forêt, ne me demande pas pourquoi, fais-le, c'est tout.


Han est épuisé, il s'endort. Après une semaine de convalescence, Han est finalement remis sur pied, même s'il souffre à causse de ses plaies, mais il est capable de marcher. Il est prêt à partir, lui et son équipage, le docteur demande à Han ce qu'il compte faire du blessé.


- Nous allons l'emmener sur notre navire, s'il reste ici, il ne vous causera que des ennuis. Puis, j'ai quelques questions à lui poser.


Le médecin autorise Han à le déplacer, car s'il reste au village, les endeuillés voudront sa mort, il est à l'origine du massacre de la milice. Han et ses hommes transportent le malade sous le regard haineux des villageois, certains implorent les révolutionnaires, qu'ils considèrent désormais comme des héros, ayant réglé leur compte aux responsables du massacre de la milice, de leur laisser l'agent. Han ne leur répond pas, il avance avec ses hommes jusqu'au port, il monte dans leur navire. Puis, le capitaine remercie les villageois, l'ayant suivi, pour leur hospitalité. Thomas, le jeune révolutionnaire originaire de cette île, est sur le port, il regarde ses amis.


- Capitaine, je vous remercie pour ce que vous avez fait ! J'ai pris la décision de rester ici, je vous rejoindrai plus tard, le village a besoin de bras !


Le navire quitte le port.


- Thomas, prend soin de nos amis, si vous rencontrez un problème, contactez-nous, nous viendrons vous aider ! Au revoir, encore merci !


Les révolutionnaires disent au revoir à l'île, ainsi qu'aux habitants. Han finit par se poser près de son bras droit, le jeune Tanpan. Il tient à lui parler.


- Tan, j'aurais pensé que tu serais resté sur l'île, tu avais l'air de t'y plaire.


- Capitaine... Je dois avouer que j'ai aimé vivre une vie tranquille, mais ce n'est pas pour moi, j'ai le sang chaud et je n'aurais pas pu rester en place, l'aventure coule dans mes veines.


- J'ai appris que tu avais combattu valeureusement lors de mon assoupissement.


- J'ai affronté un chasseur de primes, je ne sais plus son nom, je crois que c'était Damian, un truc comme ça. Ce type contrôlait sa chaîne à distance, je n'avais jamais vu ça auparavant. Capitaine, allons-nous rencontrer de plus en plus d'ennemis aussi fort ?


- Ceux que nous avons confrontés sur l'île n'étaient qu'une mise en bouche, des adversaires plus terribles nous attendent, nous devons être prêts.


Kado rejoint son capitaine, puis il se pose à côté de lui, à sa gauche. Tanpan est situé à la droite de Han, le révolutionnaire demande au Mink s'il a bien fait ce qu'il lui avait demandé.


- J'ai fait ce que vous m'avez ordonné de faire. En revanche, qu'allons-nous faire du prisonnier ?


- Où l'avez-vous mis ?


- Dans la cale.


- Nous allons l'interroger sur ce qu'il sait, je pense qu'il doit savoir beaucoup de choses, c'est un agent de seconde catégorie, il a donc accès à plusieurs informations de valeur.


Le navire révolutionnaire poursuit son chemin sur Grand Line, la bataille fut rude, mais cela a aussi permis à nos amis de triompher de leurs ennemis et d'identifier leur futur menace. Han a perdu un frère, mais il a gagné son Meitou en retour. C'est une maigre consolation, mais il saura se montrer digne de la mémoire de Sandai en rendant justice avec son sabre, c'est comme si Sandai était avec lui.


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