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Les crocs face à la lune

Les crocs face à la lune
Quelque part sur la troisième voie de GrandLine se trouvait une petite île à l'abri de tous les conflits de ce monde. À seulement quelques heures de navigations d'Union John cet endroit paisible pouvait s'apparenter à un petit coin de paradis sur terre. En plus de son paysage digne de figuré sur une carte postale avec sa végétation luxuriante ainsi que ses plages de sable blanc, il s'agissait là d'un endroit où il faisait bon vivre et qui prêtait à s'y reposer.

Très peu nombreux, les habitants qui la peuplaient vivaient en harmonie avec la faune et la flore qui les entouraient. Vivant des fruits de leurs labeurs, ces derniers se satisfaisaient de peu appréciant chaque petite chose de la vie à sa juste valeur. Un peuple se voulant doux et bienveillant avec ce que le monde avait à leur offrir. Ne prenant que ceux dont ils avaient besoin pour vivre.

Accueillant avec les visiteurs qui posaient le pied sur leur île tropicale, petits et grands avaient à cœur de partager toutes leurs richesses. Comme leur art qui se composait notamment de musique et de danse hawaïenne. Ou bien encore de leur cuisine dont le principal aliment était un fruit délicieux dont l'île tirait son nom.

Le Paopou, un fruit jaune en forme d'étoile à la chaire sucrée qui poussait en abondance sur des palmiers majestueux. Une légende fut accrochée à ce mets délicat. Que si deux personnes venaient à en partager un, un lien fort d'amitié se tisserait entre eux. Un lien se voulant indestructible. Une histoire bien évidemment inventé de toutes pièces par les anciens et qui se transmit de génération en génération. Mais ça, seuls les habitants de Paopou Island le savent.

- " Quelle chaleur... " Se plaignit la Déesse blanche en tirant sur le décolleté de sa longue robe bleu azur qui recouvrait presque l'entièreté de sa peau d'albâtre afin de se protéger des rayons du soleil qui pouvaient se montrer nocifs pour son épiderme. " J'aurai mieux fait de rester dans la chambre d'hôtel aujourd'hui... Je vais finir cuite comme une écrevisse si ça continu... Et si on rentrait plutôt ? "

Ces derniers mots furent prononcés à l'attention de sa fille bien-aimée que la Danse-lame avait enfin retrouvée. Des retrouvailles qui ne furent malheureusement pas à la hauteur de leur amour en raison de circonstances extérieures qui ne s'y prêtait pas à ce moment-là. Pour se rattraper, la Parissienne qui s'était montrée extrêmement dure avec son enfant avait eu la bonne idée de l'emmener en vacances. Une merveilleuse surprise que son petit rayon de lune reçu avec une joie immense.

Cela faisait maintenant deux jours que mère et fille avaient accosté sur les plages de ce petit paradis. Deux magnifiques journées durant lesquelles Chang'e n'avait cessée couver cet être si cher à son cœur. Des instants merveilleux pour son petit lapin lunaire encore sous le coup de l'émotion d'avoir enfin revu sa mère après trois longues années de séparations. Une attente interminable qui prit fin aux plaisirs de ces demoiselles qui avaient tant de choses à se raconter.

Seulement au troisième matin de leur séjour, l'ambiance avait quelque peu changé en raison de la Sœur de Lune qui ne cessait de se plaindre depuis plus d'une heure. Rien de bien alarmant en soit qui ne saurait gâcher ces vacances en famille. Surtout que l'adolescente retrouvée bien là le mauvais caractère dont pouvait faire preuve la femme qui l'avait élevée. Amusée par les bougonnements de sa mère, celle-ci alors vêtue de son côté d'une petite robe rouge aux épaules dénudée et tombant à mi-cuisse ne put se retenir plus longtemps d'en rire.

- " Maman... " Parvint à s'exprimer la jeune fille au milieu de ses rires incontrôlés qui fit plisser les yeux à sa mère qui la regardait de derrière ses lunettes de soleil faussement irrité par son attitude. " Tu exagères. Il ne fait pas si chaud que ça voyons. " Stipula Lulutsu au moment où elle chassa une petite larme de son œil avec son index tandis qu'elle reprenait son calme. " On dirait une enfant capricieuse qui n'a pas eu le droit à son goûter. "

- " Pardoooon ?! " S'exclama l'albinos avant de mettre une pichenette de ses doigts manucurés entre les deux yeux de sa fille qui couina légèrement de surprise tout en se massant le front l'air boudeur. " Dis donc jeune fille, je ne crois pas t'avoir éduqué ainsi pour te permettre de te moquer de ta mère. " La réprimanda Chang'e dont la postule sévère qu'elle essaya de se donner avec les mains sur les hanches dissimulée en réalité son hilarité. " Tu vas voir qui sera privé de goûter ! "

En réponse à cette menace, son petit rayon de lune lui tira la langue pour lui exprimer qu'elle s'en fichait totalement. En la voyant faire, la tueuse de la lune rousse poussa un long soupir de mécontentement avant de se jeter sur elle pour la punir comme il se doit. Une torture insupportable commença donc au moment où les doigts fins de l'agente gouvernementale firent leur œuvre.

Avec souplesse, ces derniers s'attaquèrent à la pauvre enfant qui ne put répliquer face aux chatouilles dont elle fut victime. Durant une petite poignée de minutes, les fous rires résonnèrent dans la rue du village où se trouvaient la mère et la fille. Devant les habitants amusaient par ce qui se déroulait sous leurs yeux, Lulutsu se débattit comme elle pouvait pour échapper aux griffes de la Déesse blanche. Quand soudain alors qu'elle faisait un pas en arrière pour s'en dépêtrer, l'adolescente percuta quelqu'un qui tomba à la renverse.

En ressentant ce qui venait de se passer, la petite chamaillerie cessa sur-le-champ et la petite lune se retourna pour faire face à la personne qu'elle avait bousculé. Au moment de baisser les yeux, cette dernière se rendit compte qu'il s'agissait d'une jeune fille. Une belle demoiselle à la chevelure blanche comme la neige identique à celle de sa mère.

- " Oh non.. " Souffla d'inquiétude Lulutsu en se précipitant pour l'aider à se remettre sur ses deux jambes. " Je suis sincèrement désolée, je ne t'avais pas vu... J'espère que tu n'as rien de cassé. "
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Les crocs face à la luneFlashbackWith Sœur Chang'e"Je le vois chaque jour que ma mère tente de rendre fière allure devant les Ravengeuses. Moi, elle ne peut pas me tromper. Plus nos aventures se poursuivent et plus ma chère maman succombe à la fatigue. Son corps est bariolé de cicatrices, des cernes apparaissent sous ses yeux et parfois son regard est quasiment vide. Elle souffre en silence en espérant obtenir un titre qui ne lui apportera sans doute rien dans la vie. Parfois j'aimerais que ma mère arrête pour de bon, que nous nous enfuyons dans une île inconnue aux yeux de tous pour y vivre sereinement en famille... Mais c'est impossible."
--Wanda
Les petits endroits paradisiaques étaient devenues des munitions rares pour la pistolera. Depuis son arrivée sur Grand Line, l'albinos faisait parler la poudre à chacune de ses aventures. Pour le moment, sa quête de devenir la Reine des tireurs étaient en bonne voie. Son corps cela dit supportait de moins en moins d'être torturé par les évènements passés. Jessica Hellhound avait beau rafistoler Jaina, son âme devenait de la charpie.

Aujourd'hui, depuis que la Banshee fit escale sur Paopou Island, la Capitaine pirate espérait séjourner un bon moment pour guérir et se reposer. Elle avait loué une chambre d'hôtel, qui fut de l'argent gâchée. Car oui, la dame blanche pouvait très bien dormir dans ses quartiers à bord de la Banshee et c'était gratuit...

Assise à une table, en terrasse et à l’abri des rayons du soleil, Jaina dégustait un thé dont l’ingrédient premier était à base de Paopou. Le goût était raffiné, divinement bon et très relaxant. Jaina se retint de gémir de plaisir et se contenta d’un simple soupir de bien-être. Elle s’enfonça contre le dossier de sa chaise en bois puis détourna ses cristaux rouges sur une feuille parsemée de lettres, de mots et des phrases. La cow-girl venait d’exercer sa fille Wanda à une dictée. Bien qu’elle soit déjà grande, sa mère souhaitait terminer son éducation et lorsqu’elle vit un jour, une lettre recouverte de fautes, Jaina jugea bon de corriger ces erreurs.

Faisant la sourde oreille à la respiration lassée de son tendre bourgeon de rose, Jaina souligna les mots mal orthographié avec un stylo rouge. Chaque fois que la bille traçait une marque couleur sang, Wanda roula des yeux. Elle n’avait pas honte, elle était simplement agacée de sa mère. Être une pirate n’exigeait pas d’être forte pour écrire correctement.

« Je… »

« Dois éviter de faire moins de fautes à l’avenir. » coupa Jaina qui retourna la feuille et la glissa près de son enfant. « Tu dois sans doute penser que cet exercice ne sert à rien. Tu te trompes mon bourgeon de rose. Être douée en orthographe et en grammaire fera de toi une dame exceptionnelle. Imagine devoir écrire une lettre à l’élu de ton cœur. Penses-tu qu’il ou elle sera heureux de lire un courrier affreusement moche ? »

« M’man ! » expira de lassitude Wanda qui s’écroula sur la table. « Tu m’avais dit que tu voulais passer un moment tranquille en famille. Toi et moi, rien que tous les deux. »

« Trésor, c’est ce que nous faisons non ? » répondit la mère qui haussa doucement ses épaules et termina son thé en ressentant une profonde tristesse. Elle leva sa main en direction du serveur pour commander une deuxième tasse.

« Oui, mais pourquoi Berry est avec nous ?! » protesta l’adolescente qui désigna le capucin sur la chaise d’en face en train de manger une banane. Il était resté calme et écarquilla de surprise ses petits yeux. Il couina d’un air interrogatif et lorsque Wanda lui tira la langue, Berry lui jeta la peau de banane sur son visage. « Espèce de… !! »

« Du calme ! » tonna mécontente la mère qui frappa son poing contre la table. Lorsque le silence revint entre les trois êtres, l’albinos reprit la parole. « Tu as gagné, oublions les cours et allons explorer un peu plus le village. Je sais que tu meurs d’envie de visiter les rares magasins de cette île. »

Payant l’addition après avoir bu sa deuxième tasse de thé, elle laissa un pourboire pour la gentillesse du serveur. Bien que Jaina ne fut plus rassurée de la présence des hommes, il y avait encore des exceptions. Quant un mâle l’ignorait, ne se préoccupait pas de la demoiselle, le malaise de la capitaine pirate ne se réveillait pas. Cela dit, en lorgnant sur la silhouette de dos du serveur, son cerveau lui joua des tours. D’une fraction de seconde, elle crut revoir le Commandant Chris McLaughlin. Son cœur se serra, un frisson s’aventura du bas en haut de son échine. Puis, lorsque le jeune homme se retourna pour parler à des clients, le visage de l’officier de la Marine remplaça celui du serveur…

Sentant une perle froide tomber depuis sa tempe, Jaina devint encore plus blanche que d’habitude. Elle se leva de sa chaise en faisant grincer les pieds sur le parquet de la terrasse et fit signe aux deux autres de la suivre.

« Tout va bien m’man ? »

Jaina ne répondit pas, esquivant la question en traçant sa route à l’endroit où devait se trouver les rares boutiques du centre du village. Elle ne remarqua pas une mère chatouillant son adorable enfant. En revanche, ce fut le cas pour Wanda qui ralentit le pas. Un doux sourire se dessina sur son visage caché par le soleil grâce à une ombrelle. Elle ressentit presque de la jalousie de ne pas avoir une proximité comme celle de cette fille avec sa maman. Soudainement, la chamaillerie des deux femmes fit tomber l’adolescente. Atterissant sur ses fesses par une maladresse de la jeune fille, Wanda échappa à un léger râle de douleur. Elle se frotta le postérieur et accepta l’aide de la fautive pour se relever.

« Oh non, je n’ai rien. Ne t’en fais pas ! » adressa Wanda à la demoiselle en lui offrant un sourire angélique, sa douce marque de fabrique. La petite albinos détourna son regard, gênée et soudainement timide. Elle ramassa son ombrelle et se gratta la joue droite avec son index.

« Ça va trésor ?! » s’inquiéta Jaina qui revint au côté de sa fille pendant que son capucin perché sur l’épaule de sa maîtresse observa curieusement l’inconnue. La pirate fronça ses fins sourcils neigeux en constatant ne pas être une perle rare à cause de la mère de l’enfant. Une albinos comme elle. Croisant ses bras sous sa poitrine généreuse, la Ravengeuse souffla sur les cheveux de Wanda pour retirer une petite feuille verte. « Je ne suis donc pas la seule à souffrir de cette maladie… » marmonna la cow-girl dans sa barbe invisible.


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Les crocs face à la lune
Une rencontre inattendue se plaça sur la route de la Déesse blanche. Bien loin de la route généralement emprunté par les nombreux navires se risquant sur la mer de tous les périls, Chang'e n'aurait jamais cru voir une pirate aussi connue sur cette île si paisible. Une personne envers qui la demoiselle ressentait une grande rancune à cause de ce qu'elle avait osée faire à l'un des êtres qui comptait le plus aux yeux de la Sœur de Lune. Un sentiment qui lui donna une envie soudaine de lui arracher les yeux.

Seulement même si l'envie de venger l'honneur de sa meilleure amie se faisait ressentir, la Danse-lame ne s'y autorisa pas. S'attaquer ainsi à la sanguinaire Rosenberg était un trop grand risque à prendre pour cette mère de famille qui ne voulait pas voir son rayon de lune pris dans une bataille qui aurait pu se montrer dévastatrice. Un facteur que ne put mettre de côté la Parissienne tandis qu'elle souriait intérieurement en voyant sa fille échanger joyeusement avec celle de Jaina.

- " Elle est très belle ton ombrelle. Tu as beaucoup de goût. " Déclara Lulutsu de sa douce voix mélodieuse alors qu'elle admirait l'objet avant de plonger ses deux améthystes dans le regard de la jeune fille. " Tu vois maman. " Souffla la disciple de la lune pardessus son épaule sans quitter Wanda des yeux. " Si tu avais pris la tienne comme je te l'avais dit, tu n'aurais pas eu besoin de te vêtir autant pour te protéger du soleil et tu serais moins bougonne. "

Roulant des yeux devant la critique de son tendre amour, Chang'e ne répliqua même pas. Il faut dire que pour une fois, l'agente du Cipher Pol devait avouer ne pas avoir opté pour la meilleure option. Tendrement et sans un mot, cette maman aimante qui avait imité la capitaine des Ravengeuses en se calant dans le dos de sa fille lui caressa ses soyeux cheveux violets. De son côté, arborant un sourire taquin qui éclaira son visage, l'adolescente remarqua enfin un détail flagrant qui lui avait échappé jusque-là.

La ressemblance marquante qu'il y avait entre les deux inconnues et sa mère. Subjuguée la jeune demoiselle ouvrit grand ses mirettes tout en laissant échapper un petit hochet de surprise.

- " Mais c'est fou..." Laissa-t-elle lui échapper d'entre ses lèvres en les pointant du doigt comme si elle venait de découvrir le One Piece lui-même. " Vous aussi vous avez les cheveux aussi blancs que ma mère et les mêmes yeux. " S'émerveilla la jeune Geim en les regardant à tour de rôle. " Vous êtes aussi belle qu'elle, la chance. " Soupira-t-elle déçue de ne pas avoir la chance d'avoir la même particularité avant de reprendre d'une voix légèrement voilée de tristesse. " Moi aussi, j'aimerais pouvoir lui ressembler... "

En entendant les mots de son enfant, Chang'e qui depuis le début de cette rencontre ne lâchait pas du regard la pirate porta finalement son attention sur Lulutsu. Les lèvres entrouvertes, l'ange aux cheveux blancs fut surprise par cet aveu dont elle n'avait jamais eu vent auparavant. Devant la peine de sa petite lune, la Parissienne baissa totalement sa garde en le réalisant.

- " Mon éclat de lune qu'est-ce que tu racontes-là ? " S'exprima la Danse-lame avec affection en se penchant sur le côté pour capter le regard de son angelot qui fixait ses pieds " Tu n'as pas besoin de me ressembler pour être une jeune femme magnifique mon amour. " Affirma la Sœur de Lune tout en caressant délicatement du bout de ses doigts manucurés le contour du visage de sa fille qui bien que n'étant pas sa progéniture lui ressemblait physiquement en plusieurs points. " Je t'interdis de penser le contraire. "

Touché par les propos de sa tutrice, Lulutsu n'en perdit pas pour autant son petit air malheureux. Secouant doucement la tête pour faire comprendre à sa mère que ce n'était pas là ce qu'elle voulait dire, cette dernière replongea son doux regard dans les deux rubis du louveteau.

- " Si je lui ressemblais... " Souffla péniblement l'adolescente qui sentit son cœur se serrer au fur et à mesure qu'elle parlait de Wanda. " Personne n'irait douter du fait que je suis ta fille... "

Ce fut un véritable choc pour la Déesse blanche de réaliser une telle souffrance que son rayon de lune lui cachait depuis tout ce temps. Loin de se douter d'une chose pareille, Chang'e pinça les lèvres devant cette détresse qui la laissait si impuissante. Rapidement, la tueuse à la lune pourpre l'attrape délicatement par les épaules pour la forcer à lui faire face au moment de fléchir les genoux pour se mettre à sa hauteur, laissant malencontreusement le bas de sa robe rentrer au contact de la poussière qui la salit quelque peu.

- " Écoute-moi bien attentivement Lulu. " Somma-t-elle chaleureusement tout en posant une main douce sur la joue de son enfant. " Je me fiche que le même sang ne coule pas dans nos veines. Tu es ma fille et je ne laisserai personne dire le contraire. " Stipula la Parissienne qui détacha par la suite un court instant ses yeux écarlates de ceux de sa fille pour les poser sur les deux Rosenberg avant de revenir sur elle. " Peu importe que tu n'as pas les cheveux blancs ou alors les iris rouges comme elle. Moi j'aime ce bel éclat violet qui brille dans ton regard. Et le jour où j'ai décidée de t'adopter fut le plus beau de toute mon existence. "

Sur ces mot réconfortant emplis d'amour et de sincérité, la Danse-lame déposa un baiser fugace sur la bouche de sa fille avant de se redresser et la prendre dans ses bras. Dans cette tendre étreinte durant laquelle l'adolescente l'enserra par la taille tout en enfouissant son visage larmoyant dans la poitrine de sa mère, Chang'e colla ensuite ses lèvres sur le front de la petite lune. Sous le regard de la criminelle et de sa progéniture, la Déesse blanche lui murmura qu'elle l'aimait plus que tout au monde. Des paroles qui ne furent entendu que par ce petit ange qui répéta ces mêmes mots entre deux sanglots.

- " Je vous prie de bien vouloir excuser la maladresse de ma fille pour avoir par mégarde fait tomber la votre. " Souffla l'agente gouvernementale à l'encontre de la pistolera tandis que sa petite lune restait blottie contre elle à sécher ses larmes. " J'en assume également la responsabilité. Nous aurions dû faire plus attention. " Ajouta-t-elle en offrant un sourire désolé aux deux louves avant de passer délicatement son index en une caresse sur le bout du nez de sa fille qui sortit de sa cachette pour les regarder à son tour les yeux un peu rouge. " N'est-ce pas mon cœur ? "

- " Oui... Encore pardon. " Répondit-elle encore quelque peu confuse d'avoir bousculé la douce Wanda. " Dis maman... Peut-être que... " Commença l'adolescente avant de se faire interrompre par sa mère qui lui caressa tendrement les cheveux pour lui faire comprendre qu'elle avait très bien saisi le souhait de son enfant de passer du temps avec le louveteau, elle qui n'avait jamais pu se faire de vrais amis.

- " Pour nous faire pardonner, accepteriez-vous de nous accompagner ? " Leur demande la mère de famille plantant son regard impassible dans celui de la cowgirl avant d'en faire de même avec l'autre adolescente qui accueillit pour sa part un regard plus doux. " Nous étions en route pour nous acheter des glaces et nous serions heureuses de partager ce moment en votre compagnie. Je sus sûre que cela ferait très plaisir à nos filles de pouvoir continuer de discuter entre elles. " Assura-t-elle en accentuant cette remarque par un tendre sourire à la petite albinos tandis que sa fille qui se décida enfin à se décrocher de sa mère regardait cette éventuelle nouvelle amie avec l'espoir que sa génitrice accepte. " Qu'en pensez-vous ? "
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Les crocs face à la luneFlashbackWith Sœur Chang'eLa rencontre entre les deux albinos ne fut pas une moquerie du destin, il y avait toujours un but de cette force de la nature. Étais-ce un futur règlement de compte ? Un lien plus passionnant ? Ou une personne qui permettrait à Jaina Rosenberg d’évoluer ? Silencieuse, collé au dos de son louveteau adoré, la Louve Blanche communement appelée ainsi à cause des Drognars, admira l’enfant de l’inconnue. Elle était si choue, si douce, si adorable que la cow-girl émit la pensée de vouloir l’adopter si cette dernière se retrouverait sans parent. Jaina entrouvrit ses lèvres maquillées d’un rouge rubigineux. La femme expira le dioxyde de carbone enfermé dans ses poumons et finit par dessiner un ravissant sourire sur son visage blanchâtre grâce aux remarques de l’éclat de lune.

« Je…euh…merci beaucoup. » émit Wanda toute gênée qui détourna son regard sanguin pour rencontrer celui de sa mère. Toutes deux faisaient presque la même taille. Il ne manquait que cinq centimètres pour le louveteau afin d’égaler la grandeur de sa mère. « La vôtre est également magnifique, il vous donne également beaucoup de charmes. » déclara le bourgeon de rose qui refit son sourire angélique en reprenant son attention sur son interlocutrice.

Soudainement, un nouveau compliment fut tiré, à la manière d’un légendaire fast drow d’Hat Island. Cette fois, la cible fut Jaina Rosenberg à propos de sa maladie incurable : son albinisme. Souhaitant lui répondre, dont par exemple lui dire qu’être albinos était un affreux privilège, sa propre mère la coupa dans son élan. Gardant le silence, la Louve Blanche assista aux échanges qui torturèrent le palpitant brisé de cette dernière.

Des élocutions emplies d’amour, de tendresse, de chaleur qui titilla la corde maternelle de Jaina Rosenberg. Heureusement que ses lunettes de soleil aux verres rouges camouflaient ses perles humides. Est-ce que la Louve Blanche était inhumaine ? Aucunement. Là, la Rose Blanche fut incroyablement touchée par le lien qui unissait cette petite famille. Elle en ressentit presque de la jalousie de ne pas avoir eu de mots aussi poignants, aussi touchants pour réconforter Wanda. Après tout, le deuil de Jaina pour Pearl avait presque rendu folle cette dernière, l’incitant presque à vouloir tuer son propre enfant.

« Ne vous en faites pas. » dit-elle en gonflant ses poumons afin de ne pas verser de larme. « Ce sont des choses qui arrivent. N’est-ce pas bourgeon de rose ? » demanda la mère à sa fille adorée, l’être le plus cher à son palpitant.

Wanda qui sentit la tristesse de sa génitrice, se positionna derrière et l’emprisonna dans une étreinte bordée d’amour. Elle cala son visage contre l’épaule de Jaina et ferma un instant ses douces paupières maquillés de noir. Le louveteau acquiesça à la question. Ensuite, elle remonta la couverture de ses rubis face à la demande particulière de l’autre maman. Son séjour sur l’île avait été fort ennuyeux, surtout lorsque sa daronne l’obligeait à faire des devoirs. Donc, passer du temps à plusieurs pouvait être un riche évènement. Alors, en imaginant un potentiel refus de Jaina, elle allait répondre à sa place par une note positive. Néanmoins, l’harmoniciste qui portait constamment l’instrument de musique de son père autour de son cou, coupa l’élan du louveteau au pelage blanc.

« C’est d’accord. » répondit Jaina qui se montra extrêmement douce face au regard impassible de la dame. « Je suis du même avis que vous, madame. Ma fille sera certainement heureuse de papoter avec quelqu’un de sa tranche d’âge. Je m’appelle Jaina et voici mon adorable bourgeon de rose Wanda. »

Heureuse comme tout en ne s’attendant pas à une réponse positive de Jaina, Wanda inclina respectueusement son chapeau, son Stetson en guise de salutation. Elle donna son ombrelle à sa mère et enroula son bras autour de celui de l’éclat de lune pour être sous l’abri de sa nouvelle amie. Wanda était très tactile contrairement à sa mère, un potentiel défaut qui ne souhaitait pas se retirer. L’adolescente âgée désormais de quinze ans depuis deux mois, se permit d’ajouter quelque chose à sa camarade.

« Tu sais, moi je n’ai pas douté une seconde que tu étais la fille de ta mère. Tout à l’heure, dans vos chamailleries, j’ai tout de suite compris le lien que vous partagiez toutes les deux. Le physique importe peu, le plus important c’est ici. » Elle pointa de son index l’endroit où devait battre l’organe battant de la jeune femme. « Okay ?! »

Légèrement éloignée du duo d’adolescente, Jaina Rosenberg ouvrit le parapluie à motif de rose et le positionna pour abriter la silhouette de l’autre albinos. Ce fut alors que chacun de ses rubis versa une perle incolore et humide. La Louve Blanche ne désirait pas le montrer à son adorable louveteau. La Ravengeuse attrapa un mouchoir blanc et essuya ses larmes qui auraient pu dégrader son maquillage.

« Ce que vous avez dit tout à l’heure, qu’adopter votre enfant fut le plus beau jour de votre vie, m’a énormément émue. Vous forcez l’admiration et j’ai déjà un peu de respect pour vous. » Elle s’arrêta sur ses paroles, ressentant soudainement cette envie de vouloir avoir un deuxième gamin, un petit bout orphelin. Peut-être un garçon ou alors une deuxième fille. Malheureusement, étant primée et devenant un peu plus un monstre à chaque journée, transformait ce désir maternel en un rêve inaccessible. « Et si nous les rattrapions ? Je crains fort qu’à leur vitesse elles risquent de nous échapper. » avoua Jaina qui découvrit au loin les deux filles s’arrêter devant une petite file de personnes qui attendaient tous avec patience de pouvoir acheter une glace. Contrairement aux clients, Berry qui nichait sur l'épaule de sa maîtresse, montra son impatience. Il sauta de son perchoir et vint sur le chapeau de Wanda. En hauteur, il pouvait admirer les différentes sucreries en bavant presque d'appétit.


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