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Première mission de l'escadron bleu (PV Higan)

Charles Higan
Charles Higan
•• Lieutenant d'élite ••


Feuille de personnage
Dorikis: 1402
Popularité: 44
Intégrité: 33

Lun 7 Nov 2011 - 20:00

    Une nouvelle mission a été délivrée à Charles Higan. C'est la première des missions qu'il doit réaliser en tant que chef de l'escadron bleu. Dans une île à la végétation sauvage de North blue se cache un petit équipage de pirates. Rien de bien méchant pour les marins d'élite, mais une mission reste une mission. De plus le sergent-chef d'élite soupçonne fortement l'état major de lui confier une première tâche aisée afin de constater l'efficacité du commando. L'épéiste avait pour tâche d'arrêter, voir plus si résistance, tous les pirates se trouvant sur l'île. Son objectif personnel était de réaliser avec brio cette arrestation de masse sans perdre un seul de ces hommes. L'idée était évidemment de ne pas perdre bêtement des vies mais surtout de créer une assurance au sein du groupe. L'escadron était encore jeune et tous les hommes, bien qu'expérimentés, attendaient probablement de voir Charles à l’œuvre. En effet, tous les marins n'avaient pas encore eu l'opportunité d'agir sous les ordres du borgne.

    L'anonyme, le navire de l'escadron bleu se mit donc en route. Durant la traversée l'ambiance était plus silencieuse que d'habitude. Tous semblaient heureux d'avoir une tâche à réaliser afin de ne pas penser à la suite des événements. Même le meilleur des artistes peut avoir le trac avant d'entrer en scène. C'est un peu la situation qui semblait naître au sein de l'équipage. Charles ne tenta pas de modifier l'état d'esprit ambiant. Il connaissait bien la mentalité des hommes formés au ban, tous étaient des durs à cuire et ce trac allait vite disparaître dès qu'ils seraient confrontés à leurs ennemis et au terrain.

    Le voyage se fit sans encombre, il faut dire que North Blue n'est pas connue pour être particulièrement dangereuse. Bien que l'équipage ne fût pas encore réellement connu, les pirates évitaient souvent soigneusement de s'approcher d'un navire de la marine. Mais lors du déplacement, l'anonyme ne croisa rien et ne brisa au final que des vagues d'eau de mer. Charles en fut relativement enchanté, habituellement il affectionne les rencontres inopinées avec des pirates ou tout navire belliqueux mais cette fois-ci il voulait conserver ses hommes en pleine forme. Ce vœu fut donc exaucé pour le plus grand plaisir du bretteur qui voyait cela comme de très bon augure pour la suite de la mission. Le navire s'approcha donc de l'île et on le dissimula tant bien que mal dans une crique. On laissa trois hommes sur place pour le défendre et veiller à ce que rien ne lui arrive. Le reste de l'escadron descendit jusqu'à la terre ferme.

    Le groupe était constitué du sergent chef Higan ainsi que d'une quinzaine d'hommes équipés pour le combat. Chaque homme affichait un visage résolu, presque serein, comme prévu la mise en situation réelle avait ravivé les expériences de tous. Le petit groupe se mit donc en route et tenta de se frayer un chemin dans la végétation plus que dense de l'endroit. C'était une véritable barrière florale qui se dressait devant l'escadron. L'île était en effet dotée d'une jungle imposante où la vie végétale semblait clairement avoir prit le pas sur la vie animale. Il fallait donc jouer de la machette pour se frayer un chemin de fortune vers le centre de l'île. Mais l'équipage de Charles ne voulait pas réellement s'enfoncer dans l'île, il voulait trouver une zone "d'attente". Après une demi-heure d'exploration lente et laborieuse, les hommes découvrirent une grotte de taille respectable. Tous y entrèrent à la suite du chef de l'opération. Certains affichés des visages circonspects, pourquoi donc n'avançait-on pas à la recherche des pirates ? La réponse vint rapidement.

    En effet, Charles ordonna à tous ses hommes de s’asseoir afin de l’écouter attentivement. Il allait donner ses premiers ordres.

      -«Bon, on ne sait pas trop sur qui on va tomber. On ne sait pas s’il y a des défenses, le nombre réel des forbans, la localisation d’un éventuel camp et surtout l’organisation quotidienne. Il faut donc déterminer tout cela avant de passer à l’action. Mais on ne peut pas perdre de temps entre les informations obtenues et notre attaque. Puisque le quotidien est toujours susceptible de changer il faut agir le plus rapidement possible. Mais avant tout il nous faut ces fameuses informations. On ne peut pas non plus se déplacer à l’aveuglette tous ensemble, on évite ainsi les embuscades malencontreuses. Il me faut donc trois volontaires pour partir en tant qu’éclaireurs, vous partez ensemble et revenez ensemble. Pas d’actes héroïques je veux des informations précises sur la localisation des pirates, le nombre de ceux-ci et tous ce que vous verrez d’intéressants. Allez !»

    Sans même attendre trois hommes se levèrent et sortirent de la grotte.

    L’attente fut longue, elle ne dura que quelques heures mais tous pensaient silencieusement aux éclaireurs partis risquer leurs vies pour le groupe. Fort heureusement les trois hommes revinrent bien vite ce qui arracha des sourires de contentement à bon nombre de visages. L’un des éclaireurs s’avança pour faire son rapport. Il prit un coutelas placé dans son dos et dessina à l’aide de la lame un plan à même le sol.

      -«A environ quinze minutes de marche d’ici dans la direction Nord-Nord Est se trouve le camp des pirates. Pas de fortifications particulières, ils pensent probablement que la végétation les protège efficacement. Et en effet c’est un peu le cas, il n’y a pas énormément de points d’accès pour arriver jusqu’à la clairière où ils ont élu domicile. On peut trouver approximativement quatre entrées de tailles respectables. Par contre on peut se dissimuler derrière la végétation et tirer à vue. Ils ont que des tentes en guise d’habitation donc... Au niveau du nombre il doit bien y avoir une trentaine de pirates, impossible de jauger la force du groupe. Ils n’ont aucune routine particulière, ils se contentent de rester sur place et de boire et manger.»

    Charles écoutait avec attention les paroles de son éclaireur, beaucoup d’informations mais également beaucoup d’incertitudes. La situation ne semblait pas dramatique, manifestement l’escadron pourrait venir à bout de ces hommes. Mais il y avait de l’obscurité dans toutes ses informations. La principale restant évidemment la force des pirates ; étant deux fois plus nombreux qu’eux il fallait prier pour que ceux-ci ne soient pas des pointures. Mais vu le choix de camp il y avait peu de chance que ce soit le cas. Et il y avait toujours l’effet de surprise...

    Le sergent chef resta plonger dans une intense réflexion pendant de longues minutes, ne détachant son regard du plan dessiné sur le sol que pour se frotter nerveusement le front. Puis il prit une nouvelle fois la parole d’une voix calme et pleine de sérieux.

      -«Ils sont plus nombreux que nous mais on a l’avantage de la surprise et du terrain. Ils sont idiots de s’être placé ainsi. Mais on ne va pas pouvoir leur tirer dessus comme des lapins, trop d’échappatoires possibles avec que des tireurs embusqués. Il faut que l’on sécurise les quatre d’entrée qui sont aussi des points de sortie. Bref ! Voilà le plan !

      Nous sommes dix-neuf en tout. Ce qui fait approximativement quatre groupes de cinq personnes. Mais on doit y retirer quatre tireurs afin de faire un peu de dégât au cas où il y ait de la résistance, et comptez y ! On va donc constituer deux groupes de cinq et un de quatre puis moi seul... Chaque groupe va entrer par un point d’accès et s’assurer que personne ne sorte de la clairière. J’entrerai premier pour manifester nos intentions. Si ça dérape vous défendez vos positions, les tireurs se concentreront sur les groupes ennemis. L’idée est de faire paniquer les pirates afin qu’ils ne se décident pas à partir tous dans une seule direction. J’espère qu’ils vont se rendre mais bon... C’est pas l’habitude de ces idiots...»

    Tous les hommes regardaient le sergent chef avec ferveur et sans dire un mot.

      -«Bref ! Je récapitule. Quatre tireurs embusqués qui tirent dans le tas s’il y a du grabuge. Trois groupes d’attaque, deux de cinq un de quatre. Enfin moi seul qui constitue le dernier groupe. On entre tous par un point d’accès, je les somme de se rendre. Ils acceptent, on menotte tout ce petit monde ; ils refusent, on les arrête par la force ! Questions ?»

    Les marines hochèrent de la tête en signe de négation, certains crachèrent au sol signe d’acquiescement certain, d’autres se contentèrent de se relever et de vérifier l’état de leurs armes. Charles laissa passer un demi-sourire sur son visage, il avait quand même des hommes de qualité...
Charles Higan
Charles Higan
•• Lieutenant d'élite ••


Feuille de personnage
Dorikis: 1402
Popularité: 44
Intégrité: 33

Mer 9 Nov 2011 - 15:57

    L’heure était venue, petit à petit les têtes émergeaient de l’intérieur de la caverne. L’escadron sortait de son antre de fortune, les visages étaient résolus. Charles prit la tête du commando, il avait, comme tous les autres, vérifié l’état de son arme et était plus que prêt au combat. Peu d’incertitude dans son esprit, le plan était correct et bien pensé. Le reste tenait de la stratégie adverse ce qui était peu prévisible à l’avance. Ainsi le groupe se fraya un chemin à travers la végétation, le tout fut facilité par le premier passage des éclaireurs.

    Charles constata l’efficacité du travail des éclaireurs mais tiqua également. L’espace d’un instant il songea que s’il se rendait compte du passage de ces hommes, d’autres pouvaient le faire aussi... Une chose à revoir dans le futur ! Mais quoiqu’il advienne la mission devait être remplie, la justice passait avant tout. Le trajet prit effectivement une quinzaine de minutes. Arrivée non loin du « camp de fortune » des pirates les groupes se scindèrent dans un silence religieux. Charles constata avec plaisir et soulagement que les pirates étaient, comme l’avait indiqué les éclaireurs, en train de discuter joyeusement au centre de la clairière. C’était pour eux les dernières minutes de liberté.

    Le bretteur se plaça non loin de l’entrée la plus éloignée de la position d’arrivée du groupe. Il resta à l’abri des regards indiscrets et attendit de voir le signal des tireurs embusqués. Après quelques secondes d’attentes il repéra le signal, un bref détournement de rayon lumineux par le biais d’un miroir. C’était un moyen rudimentaire mais efficace. Charles songea à ce propos que des escargophones seraient appréciables pour le futur, une nouvelle chose à débriefer...

    Mais pour l’heure, il était temps de lancer l’opération. Charles dégaina son épée et emprunta l’une des entrées de la clairière. Celle-ci était un vaste espace circulaire d’environ vingt-cinq mètre de rayon le tout encerclé d’un épais rideau de végétation impénétrable. Seul quatre entrées permettaient l’accès au cercle herbacé. Le soleil était moins filtré à cet endroit et harassait fortement la peau. L’herbe n’était pas très haute et permettait déplacements rapides, rien ne pouvait empêcher les marines d’avancer dans la clairière. Pour unique toit les pirates avaient regroupé de ci, de là, des tentes de toiles qui ne serviraient pas à grand-chose durant l’arrestation. En bref la situation semblait on ne peut plus bonne !

    Après quelques mètres dans la clairière des pirates l’aperçurent et distribuèrent aussitôt de larges coups de coudes à leurs voisins. Bientôt la vingtaine d’hommes regroupés en cercle se levèrent et affichèrent des regards mauvais en destination de l’épéiste borgne. L’un des pirates siffla bruyamment deux notes qui eut pour conséquence de faire sortir des tentes une autre demi-douzaine de pirates. Entre trente et quarante hommes se dressaient maintenant à quelques mètres d’Higan, ils formaient un tout compact. Bientôt un des pirates se détacha du groupe, celui là même qui venait de siffler le rassemblement des forbans.

    Charles se stoppa à quelques mètres de ses ennemis et leva lentement la main gauche. Aussitôt les groupes de marines sortirent de derrière la végétation pour bloquer les entrées restées jusqu’alors libres. Tous avaient un fusil en main et mettaient les pirates en joue. Cette situation eue pour effet de créer un mimétisme au sein du groupe de pirates. Des fusils se levèrent du milieu de la clairière vers les différents groupes. Il était manifestement temps de prendre la parole avant que les choses ne dégénèrent davantage.


      -«Je suis Charles Higan, Sergent Chef d’élite et leader de l'escadron bleu. En tant que représentant du gouvernement et de la justice je vous invite à déposer les armes et à nous suivre. Des informations nous portent à croire que vous exercez la pratique illégale de la piraterie. Je vous invite donc à vous rendre. Je vous assure en contrepartie un traitement correct durant le voyage vers le QG de North Blue. Par ailleurs...»
    Charles n’eut pas le temps de terminer sa phrase que le pirate en avant du groupe prit la parole. Sa voix était assurée malgré la complexité de la situation.

      -«Sergent Chef ? C’est même pas un officier ce gugus ! Il nous envoie un sous officier et quoi ? Dix pauvres marines pour nous arrêter ? HA ! Tu dois par bien connaitre notre équipage pour croire que c’est suffisant. Et l'escadron bleu ? C'est quoi ça, un rassemblement de lopettes ?»

    Un éclair d’agacement traversa le regard de Charles. Pour qui se prenaient-ils donc ?

      -«Ecoute moi bien le prétentieux tu poses tes armes, soit on te les fait poser.»

    Le pirate hésita quelques secondes, estimant probablement les chances de son groupe vis-à-vis des marines. Il constata l’entrée située dans le dos de Charles qui était la « moins gardée ». Quelques secondes passèrent avant que l’homme lâche un magnifique crachat au sol avant de dégainer son épée.

      -«Les gars, CHARGEZ MOI CE CON DE BORGNE ! TOUS AVEC MOI !»

    Aussitôt les pirates hurlèrent à la mort et s’élancèrent, tel un seul homme, vers Charles. Le bretteur accueilli la nouvelle avec impassibilité.

      -«Mauvais choix...»

    Trois à quatre mètres séparaient les pirates de l’épéiste mais ces quelques mètres constituaient déjà un chemin que tous n’attendraient pas entiers. Au moment même où les pirates se mirent à charger, des détonations retentirent d’à travers les fourrés. Manifestement toutes les balles n’atteignirent pas leurs cibles mais deux hommes s’effondrèrent sur le champ. Ce fut le réel départ des hostilités.

    A ce moment le combat prit une tournure tout à fait incontrôlable. Devant leurs frères abattus certains pirates changèrent de priorités, ils arrêtèrent leurs courses pour s’accroupir et mettre en joue les marines d’élite qui commençaient seulement à courir vers eux. Les trois groupes de marines avaient également rompu la formation pour accourir au secours de leur chef qui allait être submergé par le nombre. Des détonations fusaient de tous les côtés, les hurlements féroces accablaient toute l’île.

    Les pirates étaient mauvais tireurs ou étaient trop surpris pour correctement viser. Les marines furent donc sur eux et commença la mêlée. De l’autre côté Charles avait rencontré ses premiers adversaires. Le pseudo chef du groupe gisait sur le sol, la gorge tranchée net. Il s’affairait maintenant à combattre une dizaine de pirates qui n’avaient pas renoncé. La pagaille était totale, le champ de bataille tout à fait hors de contrôle. Le chef de l’escadron bleu constatait cela d’un œil inquiet. Si la situation continuait à dégénérer il y aurait des blessés du côté des marines.

    Consciencieusement il laissa donc glisser une, deux, trois épées à travers sa solide garde. Les lames atteignirent son corps le transperçant de part en part. Ce qui provoqua instantanément des cris bruyant au niveau de cette zone de bataille. Tous se tournèrent pour voir ce qu’il se passait. Les marines affichaient des airs effarés tandis que leurs opposants semblaient exultés. Le silence tomba sur la clairière alors que les lames étaient encore enfoncées dans le tronc de Charles. Celui-ci releva alors brusquement la tête, un large filet de sang coulait le long de son menton en prenant source à la commissure de ses lèvres.

      -«Un peu tôt...»

    Ne pouvant terminer sa phrase il leva d’une main experte son épée. Il l’abattit méthodiquement et avec rapidité. La lame semblait ne pas avoir bougé pourtant, après quelques secondes, trois quart des pirates aux côtés de Charles chutèrent lourdement sur le sol. Les autres, totalement effrayés, restèrent tétaniser devant la situation. Les marines présents profitèrent de ce mouvement de flottement pour faire taire les derniers mouvements de résistance.

    Charles mit un genou à terre il était en sang. Sa vue était quelque peu floue, il avait été orgueilleux de penser qu’il pourrait couvrir une entrée seul... Bientôt un marine approcha pour lui offrir son aide, mais le borgne le repoussa fortement avant de l’interroger.

      -«Des blessés ?»

    Le marine, habitué à répondre aux ordres, donna le bilan avec professionnalisme.

      -«Un bilan incertain côté pirate, plusieurs morts et des blessés graves. De notre côté que des blessures superficielles si ce n’est...»

    Charles comprit aussitôt qu’il parlait de lui. Il fronça les sourcils.

      -«Je vais très bien qu’est ce que tu racontes !»

    Un toussotement accompagné d’un large flot de sang vint clairement démentir les paroles du sergent-chef qui s’essuya la bouche d’un revers de main.

      -«Rassemblez les pirates, soignez les blesser, enterrez les morts. Recensez le nombre d’arrêtés, cherchez d’éventuelles identités connues. Embarquez tous les hommes sur le navire.

      Enfin, amenez-moi une trousse de secours...»
    Le marine acquiesça et alla donner les directives aux autres soldats. Charles en profita pour regarder la scène. Le combat n’avait duré que quelques minutes. Pourtant les blessures étaient rudes, surtout pour lui. Néanmoins il ne pouvait s’empêcher d’être satisfait. Il avait dû donner réellement de sa personne pour régler le combat rapidement, mais il ne mourrait pas de ce genre de blessures. L’ancien gladiateur en avait connu des pires, et des non soignées par-dessus tout ! Mais au final ces pirates n’avaient pour eux que leurs bêtises, en se ruant vers lui ils n’avaient fait que précipiter leur perte. Mais le QG de la marine allait surement y voir là une mission bien accomplie de la part de l’escadron. C’était le principal...
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