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[FB 1620] Patland, pas de chocolat

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Mer 18 Jan 2012 - 13:57

-Je vais me répéter une dernière fois. Je suis à la recherche de Nina Reison la révolutionnaire. Je sais, et vous savez, qu'elle est passé ici il y a moins de trois jours, seule. Toute seule et blessée. Notre ami ici présent lui a prêté assistance et l'a accueilli et caché. Et malgré mes demandes répétés il refuse de me révéler sa cachette...


...Patland sur NorthBlue. Capitale Patlin. Une ile insignifiante qui n'est mentionnée que par un point sur la plupart des cartes marines de North Blue, Ressources inexistantes, exportations idem, population réduite. Même la marine n'y envoie plus personne depuis que son dernier représentant sur place s'est fait suriner connement par des marins de passage qu'il voulait rançonner.
Bref tout ce qu'il faut pour que la révolution trouve ici un terroir propice à l'installation d'une cellule discrète.
Eet comme ils se foutaient complétement des affaires de la marine, les gens d'ici se moquent totalement de ce que la révo peut bien fabriquer chez eux.

En tout cas jusqu’à aujourd'hui. Jusqu’à l'arrivée de ce type et de sa poignée d'acolytes à l'air dangereux et méchant comme des teignes. Ce type qui vient de les réunir de force après avoir réduit en cendre deux des maisons du village à coup de grenades. Ce type monté sur l'estrade devant l'auberge avec à ses pieds le petit Kouky, le fils de l'aubergiste visiblement victime d'un interrogatoire sévère. Lèvres tuméfiés, habits déchirés et couvert de sang. On lui a visiblement tiré une balle dans la jambe pour l’empêcher de s'enfuir avant de lui casser les ongles et les dents, et la seule chose qui l’empêche de s'effondrer c'est la poigne de fer du type qui lui broie la nuque comme dans un étau. Ce type qui se dit agent du gouvernement.

-Je vais donc le faire exécuter. A moins que l'un de vous ne me dise ou je peux trouver Reison...

Sur la place, la centaine de villageois hésite entre la surprise et la peur et reste silencieuse. Se serrant les uns contres les autres comme un troupeau de moutons terrorisés par la tempête meurtrière qui s'est abattu sur leur village et qui a détruit deux maisons en blessant leurs occupants aussi facilement qu'un enfant piétinant une fourmilière.
D'un geste l'agent braque son pistolet sur un des hommes les plus proches, puis sur un autre...

-Toi ! Tu sais quelque chose? Ou toi peut être ?

Devant l'absence de réponse des deux hommes qui baissent peureusement la tête et reculent pour tenter de disparaitre dans l'anonymat rassurant de la masse l'agent pousse un soupir lassé et secoue la tête avec dépit. Irradiant littéralement le mépris que lui inspire les habitants du coin.

-Vous ne savez rien. Vous ne savez même pas ce qui se trame sous vos yeux... Foutus paysans.

L'agent baisse son arme et réfléchit une longue minute en balayant du regard les paysans qui tremblent et fixent obstinément le bout de leurs sabots à chaque fois que l'agent les fixe. Puis son visage s'éclaire d'un sourire malsain, un sourire de mauvais augure.

-Changeons de méthode. Vous ne savez rien, et la seule personne qui a les infos que je cherche semble bien trop attaché a ses idéaux révolutionnaire pour céder devant les méthodes traditionnelles...

Agrippant brutalement les cheveux de Kouki l'agent lui tire violemment la tête en arrière, l'obligeant à lever le regard vers lui pendant qu'il se penche pour lui parler à l'oreille.

-Tu es un vrai révolutionnaire hein? je connais bien les types dans ton genre...Prêt à tout pour protéger le peuple et tes supérieurs. Prêt à mourir pour tes idéaux. Prêt à mourir pour les protéger eux (De la main red désigne les gens autour d'eux). Tu sais, le vrai courage, ce n'est pas d’être prêt à mourir. Mourir, c'est tellement facile... Le vrai courage c'est de rester en vie coute que coute. Quel que soit les choix qui te restent.

L'agent se redresse et fait un signe à deux de ses hommes qui s'avancent pour attraper un des locaux, le séparant brutalement de sa femme que les autres retiennent. Un type au physique de bucheron et à la figure rouge d'alcoolique pas vraiment repenti. D'un coup de crosse dans le dos on le fait tomber à genou devant l'estrade ou il reste figé en sanglotant.

-Puisque te torturer ne sert à rien, je vais attendre que tu me révèles de ton plein gré ou tu as caché Reison. Et pour chaque question ou tu me fais perdre mon temps, je vais tuer un type au hasard parmi ceux la. Homme, femme, enfant, aucune importance. A chaque fois que tu refuseras de répondre, à cause de toi, un innocent va mourir. Et ça commence maintenant.

Et sans aucune hésitation l'agent loge une balle dans la tête de l'homme accroupi qui bascule et s’effondre dans son sang sous les hurlements hystérique de sa veuve...

Déjà un des hommes du gouvernement a attrapé la prochaine victime, un gamin d'une douzaine d'années tétanisé par le spectacle auquel il assiste. Un coup de poing jette sa mère au sol et le pas en avant menaçant de la foule est immédiatement jugulé par la menace des armes.

-Alors ? OU EST NINA REISON ?

Sur l'estrade, l'apprenti révolutionnaire se met à pleurer silencieusement.



Dernière édition par Red le Ven 6 Nov 2015 - 14:23, édité 1 fois
Sören Hurlevent
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Mer 18 Jan 2012 - 16:30

1620. Le 18 août.

Le garçon souriait de toutes ses dents, qu'il avait aussi alignées qu'un rang de vieilles vignes. Face à lui, Sören se préparait à quitter l'auberge.

-Sören ! Dis, dis, dis, tu reviendras chanter, un de ces jours, hein ? Hein ? Hein mamie ! Hein qu'il doit revenir, Sören !

Occupée à essuyer un verre, la vieille femme se contenta de faire tomber la cendre de sa cigarette en riant.

-Laisse le donc partir, si tu veux qu'il revienne !

Heureux de son succès, rendu relatif par la faible fréquentation de l'auberge, le barde coiffa son vieux chapeau de vigneron, qui commençait à partir en lambeaux. Pour une première sortie depuis son arrivée à Manshon, cela aurait pu être bien pire... Évidemment, le capitaine du navire marchand qui avait accepté de le prendre à son bord avait été obligé de modifier son itinéraire en cours de route, pour réparer une coque défaillante. Voilà ce qui arrivait, lorsque l'on ne prenait pas la peine de vérifier l'état du navire avant de prendre la mer ! Il fallait bien dire que Sören suspectait le bonhomme de transporter un drôle de chargement, sous sa montagne de camelote qui avait manqué de les envoyer par le fond. Il était vrai que le bateau était rempli jusqu'au pont, mais il s'agissait essentiellement de tissus et de matériel de couture ! Possible qu'une drôle de marchandise se soit trouvée ensevelie sous les montagnes de dentelle de Kage Berg et les océans de coton d'East Blue...

Enfin, telle n'était pas l'affaire d'un jeune chasseur de primes, désireux de mener à bien sa vie avant de trouver matière à s'occuper de celle des autres. Et puis, le capitaine l'avait laissé monter à son bord en échange d'une simple protection... Lui porter préjudice après cela ne lui aurait rien apporté, sinon des remords et des injures bien méritées.


-J'repass'rais quand j'aurais l'temps, grand ! Un été où j'aurais b'soin de repos, j'trouverais bien l'moyen de m'faire embaucher par un gars du coin pour la moisson... Non pas qu'ce soit vraiment du repos, d'ailleurs. Mais ça m'permettra d'rester un peu tranquille.
Merci pour tout, et bon...


WAAM ! … WAAM ! Deux détonations consécutives venaient d'ébranler les fenêtres de la taverne, qui volèrent en éclat. Peu habitué à ce que l'on tire, à blanc ou non, pour saluer son départ, Sören se jeta sur le sol, tandis que Morgan se planquait dans sa capuche, les deux pattes repliées en croix sur ses oreilles rabattues. Le premier choc passé, la vieille se dirigea vers ce qu'il restait de la fenêtre. Ce qu'elle vit lui arracha un cri terrible.

-Bon Dieu des saintes mers du sud ! Kouki !!

Faisant preuve d'une dextérité surprenante, la vieille femme bondit au dehors de la taverne en passant par la fenêtre. Sören ne manqua pas de la suivre. En cas d'explosions récurrentes, mieux valait ne pas rester trop longtemps à l'intérieur d'un bâtiment...
Mais, sur la place principale du village, qui bordait l'auberge, le jeune barde fut confronté à une scène qui le figea sur place malgré lui. Emporté par le vertige des cœurs sensibles, il perdit pendant quelques minutes la notion du temps. Le bruit sourd d'un coup de feu, suivi d'un râle agonisant, le ramena brusquement à la réalité. Sur l'estrade centrale, un homme venait d'être assassiné.

Fraichement débarqué d'une île qu'il avait appris à connaître, Sören ne s'attendait pas à voir de telles choses si vite... Et dire qu'il n'était pas encore sur Grand Line ! Pour sur, il allait encore lui falloir du temps et des efforts, avant d'en arriver là...
Cette brève réflexion anodine lui remit la tête sur les épaules. Il s'agissait d' « agents du gouvernement », venus réclamer des informations sur une « révolutionnaire ». Des concepts que le barde utilisait bien dans ses chansons, mais auxquels il ne s'était jamais trouvé confronté dans la réalité. Pour l'heure, il se contentait de traquer les petites frappes et les pirates en herbe. Hors de question de s'ingérer dans des choses qu'il considérait, à l'image de n'importe quel paysan de son île natale, bien trop compliquées pour lui.


-Kouki ! Bon sang, Kouki ! Kouki !
-Grand frère !

S'il avait été question de chatons torturés, Sören aurait déjà sorti les armes. Mais dans d'autres circonstances, l'héroïsme n'avait jamais été son fort.
Cependant, il fallait bien dire qu'entre le petit garçon et sa grand mère qui faisaient tout deux office de pleureuses, il n'en menait pas large. Il commençait à se sentir obligé d'intervenir, lorsque des insultes proférées plus tôt revinrent lui ébranler les oreilles : « Foutus paysans ». Comment ? C'était tout ce que trouvait à dire le premier salopard débarqué sur une île sans histoires de laquelle provenait probablement une partie du blé qui le nourrissait et le tenait sur pieds ?
Levant les yeux vers l'échafaud, sur lequel l' « agent du gouvernement » proférait toujours ses menaces, le barde sentit son sang bouillir. Cela ne lui était jamais arrivé, pas à un tel point... Enfin, plus depuis l'histoire de la torture que l'un de ses frères ainés s'était amusé à infliger gratuitement à un chat errant.

Poussé soudainement par une force impérieuse qui l'empêchait de raisonner, le chasseur de primes posa son sac et son bouzouki aux pieds de ses hôtes, avant de sortir deux larges serpes de taille de ses poches. D'un seul geste brusque, il ouvrit les deux lames, et ferma leurs crans d'arrêt.


-Style du lèche-bottes : la plongée du chatsseur !

Sentant les griffes de Morgan se planter dans la chair de ses épaules, le jeune homme se faufila à-travers la foule, ventre à terre. Lorsqu'il avait besoin de bondir pour franchir un obstacle, il utilisait aussi bien ses pieds, nus et agiles, que ses poings, aucunement gêné par ses armes.
En quelques secondes seulement, il se retrouva au pied de l'estrade, le tout sans avoir créé de remue-ménage dans la foule. Pas tellement davantage que celui qu'aurait pu causer un chat de sa taille décidé à se frayer un chemin. Sans s'arrêter ni ralentir, il profita de son élan pour sauter, comptant bien retomber sur l'homme qui avait l'air d'être le chef. Celui-là, avec son chapeau qui dissimulait ses yeux. Achevant d'oublier toute notion de prudence, Sören cracha dans sa direction. Gouverneur, révolutionnaire, bandit de grand chemin ou vendeur de topinambours, cela n'avait plus guère d'importance. Le barde était prêt à le mettre à terre, et il ne se contenterait certainement pas, pour cette fois, d'utiliser le plat ou le revers de ses armes.


[Hrp : voilà ! Vu la date, je pars sur du 800 dorikis. J'ai essayé de pas trop reprendre ta description, du coup, il y a peut-être une ou deux irrégularités qui trainent. Hésite pas à me le dire, si c'est le cas.]


Dernière édition par Sören Hurlevent le Mer 18 Jan 2012 - 18:26, édité 1 fois
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Rydd Steiner
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Mer 18 Jan 2012 - 18:11

    Nina Reizon... Une nouvelle cible venait d’entrer dans le giron de Rydd. Le contrat portait cette fois ci sur une révolutionnaire semble-t-il assez connue. Une femme aux compétences on ne peut plus utiles pour les combattants de la liberté. Mais cette stratège et brillante combattante semblait acculée sur une petite île. Évidemment un contrat n’arrive jamais sans mauvaises nouvelles, cette fois ci le Tigre Rouge allait devoir composer avec la concurrence. On ne savait pas précisément qui Nina c’était mit à dos. Quoiqu’il en soit Rydd ne refusait pas de contrats et il affréta un navire aussi vite que possible afin de rallier la petite île.

    Lorsqu’il arriva sur le lieu où devait se trouver sa cible, l’atmosphère était déjà bien particulière. Un silence lourd s’imposait sur les environs. Une fumée noirâtre montait vers le ciel à une distance respectable de la côte.

      -«Cette fumée n’est pas naturelle...»

    Rydd s’expliquait à voix haute comme si cela accentuait sa perception des choses. Il en vint rapidement à la conclusion qu’il n’avait aucune idée de où aller, mais cette fumée semblait un point de départ plus que respectable. C’est ainsi que le chasseur de primes à la tenue rouge et noire se dirigea vers le lieu où s’échappait des volutes de fumées.

    Arrivé non loin de son point de chute il s’approcha de manière bien plus discrète et c’est derrière un bâtiment qu’il observa la scène sans être aperçu.

    La majorité de la population semblait rassemblée au centre de la place. Chose curieuse les individus étaient entassés les uns contre les autres comme des esclaves à la salle des ventes de shabondy. Plus curieuses encore étaient les expressions apeurées de la majorité des personnes présentes. Quelque chose n’allait pas !

    Rydd eut bientôt la réponse à ses interrogations lorsqu’il entendit le discours d’un des hommes, il recherchait Nina également. Les moyens pour obtenir des informations étaient assez extrémistes, tuer était probablement la dernière des choses à faire. Néanmoins c’était une option valable qu’il fallait parfois saisir. Bref, ces hommes n’étaient pas à leur premier coup. Le chasseur de primes comprit vite que l’un des asservis détenait l’information tant recherchée. Il fallait donc soit attendre que l’information soit donnée, soit éliminer directement la concurrence...

    Après quelques minutes de réflexion intense la solution deux fut choisies. Mais alors que Rydd s’apprêtait à faire une entrée fracassante au milieu de la place, un homme sembla faire opposition à l’exécution. En effet l’individu avait saisi deux serpes, instruments rudimentaires mais efficaces dans des mains expertes.

      -«Allons bon ! J’imagine que mon intervention va être reportée...»

    Le chasseur de primes dégaina son pistolet et attendit une ouverture, après tout ils allaient peut être tous y rester...
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Jeu 19 Jan 2012 - 22:32

S'il y a bien une compétence que les années de service de Red ont affuté à l’extrême c'est son instinct de survie. Comme tout les vieux agents il a fait de la paranoïa un style de vie, rester toujours attentif, toujours aux aguets, se méfier de ses ennemis, de ses alliés, de tout le monde. Et se tenir toujours prêt à esquiver un coup fourré.

Et pourtant celui la il l'a pas vu venir. Le type qui surgit de la foule comme un chat de son panier est au moins aussi bon que lui pour se déplacer sans qu'on le remarque, au point que l'instinct bien rodé de l'agent Red ne se met à crier danger que quand le type lui bondit dessus comme un foutu félin, dégainant une paire de lame dans le mouvement.

A peine le temps de réaliser que dans le troupeau de moutons locaux se cache un putain de chien de berger que le type est sur lui et lui rentre dedans lames en avant avec dans les yeux un regard qui sent salement la mort. Le type frappe des deux serpes et les réflexes de survie de l'agent Red prennent enfin le dessus sur la réflexion, juste à temps pour lui sauver la mise.
Il se jette en arrière, évitant de justesse de se faire tailler en deux et allant s'éclater le dos contre le mur de l'auberge derriére lui. Il en lâche même son flingue dans la chute... Plus de surprise que de mal pour l'agent Red, c'est surtout l'amour propre qui est touché...Il baisse les yeux sur les deux rayures sanglantes qui commencent déjà à s'étaler sur sa chemise déchiré, se sort les mains de la boue grasse dans laquelle il vient de tomber. Et relève un regard haineux sur le responsable de ce changement de situation brutal... Personne n'a le droit de lui faire ça. Surtout en le prenant par surprise!

D'une détente moins souple que celle de Soren mais tout aussi rapide l'agent se relève et d'un signe de la main fait signe à ces hommes de ne pas bouger. C'est à lui qu'on s'est attaqué, alors c'est aussi à lui de régler le fâcheux contretemps héroïque du jour. Un contretemps très probablement d'obédience révolutionnaire dont il connait exactement le niveau grâce au jeu des six formes. Huit cent dorikis, soit cent cinquante de moins que l'agent Red... Un score Insuffisant pour le gamin, mortellement insuffisant.

-Ne bougez pas, je vais m'occuper du gouttière moi même. J'adore écraser des petits chatons révolutionnaires...

De la paume de la main Red essuie lentement le crachat que Soren a laissé sur son manteau avant de dégainer lui aussi une lame d'un mouvement fluide longuement répété. Elle est droite, large, du genre moche et utilitaire avec beaucoup d'usage derrière elle. Elle ne fait que trancher et percer mais elle le fait surement très bien.

-Je ne sais pas ce que tu crois foutre ici mon ptit héros. Mais crois moi, t'as fait ta dernière erreur. Et tu vas la payer !

Et retournant lui aussi d'un bond sur l'estrade il frappe d'un coup de taille brutal l'intrus qui a osé l'attaquer par surprise. La première leçon n'a pas suffit, il est de temps de faire rentrer une deuxième fois dans les cerveaux obtus des ces paysans que le seul patron ici, c'est l'agent Red. Et s'il leur faut un bain de sang pour se le graver dans le crane, alors l'agent va leur en donner.




Dernière édition par Red le Ven 3 Fév 2012 - 13:41, édité 2 fois
Sören Hurlevent
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Lun 23 Jan 2012 - 15:06

Serpes en avant, sans la moindre prudence, Sören s'était jeté sur le tortionnaire. Une telle attaque, brutale et frontale, ne faisait guère penser au style du lèche-bottes... celui-ci visant essentiellement à épargner l'adversaire tout en évitant les prises de risque. Cependant, malgré la rage et le manque de contrôle de l'offensive, celle-ci avait contraint sa cible à reculer. Il fallait d'ailleurs lui reconnaître des réflexes exceptionnels. Peut-être même serait-il parvenu à rester debout, s'il n'avait pas glissé dans une flaque de boue.
Le cœur battant fort dans sa poitrine, les pensées ralenties par l'excitation due au danger, le barde ressentit pourtant une légère détente, venue de la foule. Les plus facétieux allaient jusqu'à échanger des sourires aigres-doux. Pour l'homme au chapeau, c'était l'humiliation. Les genoux fléchis, le torse à ras du sol, Sören raffermit sa prise autour de ses armes. Il avait tout intérêt à ne pas rater son coup : mettre hors d'état de nuire le bonhomme, et disparaître aussitôt. Il n'y aurait ni gloire, ni fortune à gagner un tel combat, dans lequel il ne s'était engagé que malgré lui. Maudite sensibilité ! Dans sa prochaine vie, il tâcherait de se réincarner en brute sans vergogne. Ou en chat.

Mais pour le moment, il y avait plus grave, et mieux valait attendre une autre heure pour méditer sur de telles questions kharmiques. L'agent s'était relevé, les mains couvertes d'une boue malodorante. Très calme, il s'était adressé à ses hommes, afin de leur ordonner de rester en-dehors de cela. Et... Il avait l'air de penser qu'il s'apprêtait à livrer combat contre un révolutionnaire !
Morbleu ! Dire que le chasseur ignorait tout de ces obscurs personnages ! Pire : sa carrière risquait fort de l'amener à se battre contre des membres de l'ordre auquel on l'accusait présentement d'appartenir. Une telle ironie lui rappelait une chanson qu'il avait un jour improvisé lors d'un spectacle de rue.
Inspiré par le cynisme de la situation, il retrouva d'un seul coup sa langue, et ses moyens. Il était temps : son adversaire avait dégainé un sabre long. L'assurance de son geste en disait long sur la maîtrise qu'il devait avoir d'une telle arme.
Son premier coup fut du genre de ceux que Sören redoutait : horizontal, large, et très vif ; autrement dit, très difficile à appréhender, et pratiquement impossible à accompagner.
Il ne restait qu'une parade, que le jeune homme exécuta par réflexe : bondir par-dessus la zone d'attaque...


-Style du lèche-bottes : pot-de-colle !

Souple comme un chat, le chasseur avait effectué un saut bien maîtrisé, pratiquement parallèle à la lame esquivé. Cependant, au lieu de se réceptionner sur les mains, il croisa les bras, et saisit les chevilles de son adversaire dans le creux de ses serpes. Juste avant de toucher le sol, il écarta brusquement ses lames, de manière à mettre en péril l'équilibre de sa cible... Qu'il finit par percuter de plein fouet. Il y avait bien des limites au contrôle d'une chute sans réception...
Tous deux au sol, l'agent et le barde se dévisagèrent un bref instant. Haletant, ce dernier se rendit compte que la lame de son adversaire avait du le toucher légèrement : une tâche rougeâtre s'étendait doucement sur les jambes de son pantalon loqueteux.
Peu accoutumé à combattre à terre, intimement convaincu qu'il perdrait dans de telles circonstances face à un adversaire plus grand et sans doute mieux battit que lui, Sören se remit sur ses jambes et bondit en arrière dans la même impulsion.


-De la racaille, j'n'ai pas la trempe,
Ni l'ambition, ni la carrière,
Mais tes méthodes' me foutent' des crampes !
Le barde' n'aime' pas les tortionnaires !


De sa voix grave et ferme, teintée d'un sens de l'humour qui ressortait très nettement, le chasseur clama les vers improvisés suffisamment fort pour que chacun puisse les entendre distinctement. Il allait se battre sérieusement, si son adversaire ne se calmait pas. Et la poésie n'aurait de cesse d'agir aussi bien comme stimulant que comme poison. Même l'âme la mieux trempée ne restait pas éternellement insensible à la provocation et à la remise en question forcée...

[Hrp : je me suis permise de provoquer la chute de ton personnage pour pouvoir caler mes deux paires de rimes, et avancer un peu. Si ça te dérange, j'éditerais.
Petite précision : le bavardage / clash en cours de combat est une technique de Sören :

Spoiler:
 
]
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Rydd Steiner
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Mer 1 Fév 2012 - 0:04

    Un affrontement débuta sur l’estrade au niveau de la place. Alors que les villageois semblaient complètement apeurés, l’un d’entre eux s’élança avec courage vers ses opposants. Cette attitude plutôt téméraire rendit le plan de Rydd tout à fait obsolète. Alors qu’il pensait s’opposer aux ravisseurs afin de se mettre dans les bonnes grâces des habitants tout en éliminant la concurrence, voilà qu’un homme prenait le rôle du bienfaiteur. Mais maintenant qu’un combat avait lieu, l’attention n’était plus dirigée sur l’informateur et il y avait potentiellement un coup à jouer.

    Le cœur de Rydd battait au ralenti, il était on ne peut plus calme et observait la scène d’un regard neutre. Il était fort probable que ce combat ne devait pas être terminé avant son intervention. Quelque soit le vainqueur les ouvertures seraient moins importantes que maintenant.

    En bref le chasseur de primes était maintenant prêt à jaillir hors de sa cachette pour montrer à tous sa tenue rouge. Il prépara donc ses armes avec patience tandis que l’on pouvait entendre les hurlements étouffés de quelques villageoises sans doute effrayé par le combat se déroulant devant leurs yeux. Pour l’heure il était difficile de savoir qui prenait le dessus et ce n’était pas l’important.

    Après quelques minutes de vérifications minutieuses des armes et des points de fuite de la zone, Rydd décida qu’il était temps pour lui d’entrer en scène. Il s’élança donc vers l’estrade et entra dans la place en courant. Sa foulée était très bonne et il atteignit avec aisance le regroupement. Déjà quelques personne s’étaient retournées et le désignaient du doigt. Arrivé au contact des villageois se fut comme tenter de traverser un mur à l’aide de ses mains.

    Voyant devant lui cette muraille de personnes manifestement pas décidées à le laisser passer, il entreprit de réaliser une action d’éclat. D’une voix étonnamment calme il s’adressa à la foule.

      -«Hors de mon chemin...»

    Alors qu’il arriva au contact des premières personnes il n’attendit pas qu’une réaction se fasse sentir. La première personne qu’il rencontra était un homme massif ayant l’air plus apeuré et interloqué que réellement vindicatif. Rydd Steiner envoya néanmoins son coude dans le menton de cet homme. Le mouvement fut ample et puissant, le massif gaillard s’effondra sur le sol instantanément.

    De nombreux cris naquirent à proximité, bientôt relayés par une multitude de personnes finalement ravies de pouvoir céder à un peu de panique. Rydd n’y prêta guère attention et s’enfonça dans la foule qui lui faisait maintenant un chemin royal vers l’estrade.

    Une fois à hauteur de l’estrade il grimpa sur celui-ci tout en dégainant son revolver.

      -«Je ne fais que passer messieurs !»

    Et tout en parlant Rydd se dirigea vers l’informateur attaché afin de tenter de le délivrer...
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Sam 11 Fév 2012 - 15:13

Le môme esquive comme un putain de félin, il ne prend même pas la peine de parer le coup mais bondit par-dessus la lame, c’est tout juste s’il ne feule pas en esquivant la frappe. Et évidemment il retombe sur ses pattes. Et non content de se réceptionner sans se vautrer comme l’agent Red il pousse le vice jusqu'à contre attaquer vicieusement au niveau des jambes. Et une nouvelle fois l’agent bascule et va s’écraser lourdement sur le sol.
Ce serait déjà humiliant si le type se contentait de ça, mais en plus il fait des rimes. C’est plus la goutte qui fait déborder le vase, c’est carrément la douche froide. Ce qui quelque part a plutôt pour conséquence de ramener l’agent a une attitude plus prudente, le môme est rapide, très rapide, et même si le Teawase le donne perdant l’issue risque de changer si l’agent continue de s’énerver. Alors il se calme et se remet une nouvelle fois sur ces cannes. Sans attaquer bille en tête ce coup ci, une fois suffit.

Sans quitter le gamin qui se remet en garde Red suit du coin de l’œil les mouvements de la foule. Avec sa poignée d’homme il sait très bien qui si la foule cesse de mourir de peur et décide de se battre, ses cinq hommes se feront lyncher en un rien de temps. Mais c’est le principe de tout troupeau, l’intelligence du groupe est inversement proportionnel au nombre d’individus qui le compose. A priori pas de danger pour l’instant, mais s’il ne règle pas son duel en vainqueur, l’ambiance risque de changer.
Et comme Red a depuis longtemps appris à jauger une situation d’un seul regard il repère immédiatement le type qui se glisse dans la foule en écartant les gens sur son passage. Et comme il n’oublie jamais personne il colle immédiatement le sous titre avec le nom sur l’uniforme rouge. Le putain de tigre d’Urea... Saloperie de vautours de chasseurs de primes, suffit qu’une charogne commence à sentir pour qu’ils rappliquent de partout à la recherche de bouts à piquer.

D’un geste de la main Red attire l’attention de ses hommes sur le nouveau venu, en attendant qu’on sache à quoi il joue interdiction de le laisser s’approcher trop prés du spectacle et du révo. Et s’il veut discuter il va devoir attendre que l’agent règle son problème.

Pointant sa lame à bout de bras droit vers les yeux de son adversaire Red continue de la jauger, plus rapide, mais surement moins costaud, moins technique aussi, mais surement rusé. Et peut être un peu trop sur de lui devant ses deux succès. Un peut trop démonstratif aussi. Profitant de l’allonge supérieure de son arme Red lance une série de coups de pointes pour tester l’adversaire, prenant soin de le maintenir à distance pour l’empêcher de recommencer ces attaques vicieuses et pour réduire au maximum sa capacité de riposte. Une approche qui a le mérite de privilégier le combattant ayant la meilleure pratique de l’escrime classique.
Et très vite l’agent Red reprend l’avantage, réussissant à neutraliser les attaques de Soren tout en lui infligeant quelques coupures mineures sur les avants bras. Le petit est trop vif pour que le combat puisse se terminer vite sauf s’il fait une erreur, mais en endurance aussi Red est quasiment sur d’être le meilleur.

Surtout que lui n'utilise pas sa salive et son souffle pour réciter des vers...

Sören Hurlevent
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Dim 12 Fév 2012 - 19:48

Avec la seconde chute consécutive de l'agent, l'atmosphère s'allégeait encore. Quelques clameurs vinrent même souligner avec ferveur le geste martial du barde, dont l'absence d'acharnement avait été perçu comme une attitude ironiquement supérieure. « Ah ! Comme quoi, il y avait un bon dieu pour les braves gens ! », pensait-on en bas de l'estrade.

La peur, compensée par le cynisme perçant des rimes chantées à voix forte, fit percevoir à Sören ce changement d'humeur. Ce serait sans doute là une porte de sortie à exploiter... Si chacun reprenait courage, alors, le village pourrait organiser sa propre révolte, et les tortionnaires seraient vite dépassés par le nombre.
L'entrée en scène d'un curieux personnage vêtu de rouge n'était pas à prendre en compte outre mesure. Visiblement, lui et l'agent au chapeau cherchaient la même personne. Peut-être allaient-ils finir par se retrouver l'un contre l'autre, si les choses tournaient bien, et que le nouveau venu parvenait à retrouver le révolutionnaire de son côté...
Mieux valait ne pas trop compter dessus, objectivement parlant. Le vigneron lucide ne calcule pas le bénéfice de sa récolte au prix de la saison qu'il espère.

Le combat prenait d'ailleurs de plus en plus l'allure, aux yeux de Sören, du travail dans les vignes, pendant la saison des vendanges. En effet, l'agent, après s'être relevé une nouvelle fois et avoir réprimé stoïquement sa colère, avait opté pour un style bien plus offensif et dangereux. La pointe de l'épée à l'horizontale, le combattant enchaînait coups d'estocs sur coups d'estocs, avec une précision déconcertante. Tenu à distance, le barde se sentit vite dominé. Ses armes lui permettaient certes de parer efficacement, mais à ce rythme, il finirait par faire un mauvais pas. Ce qui ne manquerait pas, alors, de lui être fatal.
Le poil hérissé à cette idée, le jeune homme raffermit sa prise autour des manches des serpes, et se concentra du mieux qu'il put sur les gestes ennemis.

Les coups de son adversaire, décidément, lui rappelaient la vigne. La vieille vigne, surtout, avec ses branches acérées comme des ongles, dans lesquelles il fallait pourtant sans cesse plonger à toute vitesse, serpette en main, pour récolter les précieux fruits qui s'y cachaient... A ce dur travail, nombreux étaient les téméraires qui étaient allés un peu trop vite tout en manquant d'expérience, et qui s'étaient retrouvés avec l'œil crevé.
La difficulté était la même, ici : pouvoir se frayer un chemin entre la barrière qu'esquissaient les attaques répétées, pour retourner au corps à corps. Et pour cela, la technique du vendangeur devait bien être opérante : rester le plus près du sol possible, quitte à s'en pourrir le dos.

Mais pendant qu'il réfléchissait, Sören avait senti ses muscles se raidir. Il fallait faire vite. Ses ripostes se faisaient plus lentes, et, déjà, la lame de l'agent avait commencé à lui tracer de douloureux motifs sur les deux bras.
Réunissant toutes ses forces, le vagabond attendit le moment opportun, et, se baissant jusqu'à terre, il dévia la trajectoire du dernier coup en frappant de bon cœur, de ses deux serpes jointes.
Il y eut une seconde de temps mort, au cours de laquelle le chasseur ramassa une poignée de boue et la lança habilement, en visant le visage de son adversaire.


-Technique du lèche-bottes : bataille de raisins !

Le premier jet de vase fut suivit d'une dizaine d'autres, envoyés avec autant de précision que de vitesse. Finalement de retour au corps à corps, les mains couvertes de terre, Sören lança un grand coup latéral de l'une de ses serpes. Au cours de l'enchaînement, il avait pris soin de ne pas garder sa langue dans sa poche, pour clamer haut et fort de nouvelles rimes de provocation.

-Sur le groin du gros marcassin
Y'a de la colère et d'la vase,
Dans les yeux d'un petit malin,
Y'a de la valeur et d'l'emphase !

Paysan !

Mon cœur bat au rythme du tien,
Qui cogne ainsi que les saisons !
Sors le fléau d'tes poches et viens !
Venge tes proches, viens r'dorer ton nom !


Évidemment, les dernières paroles avaient été hurlées à pleins poumons, au risque de troubler la concentration du chasseur qui les avaient proférées non sans sincérité. Le duel risquait fort de mal tourner, si la foule ne se décidait pas à agir...
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Lun 13 Fév 2012 - 17:45

    Arrivé sur l’estrade, les acolytes du leader de l’oppression s’activèrent. Ils se dirigèrent tous vers le nouveau venu avec l’intention manifeste d’en découdre. Rydd, épée à la main, attendit que le premier des hommes vienne à sa rencontre. Dans le même temps le duo de combattant ne semblait s’être départagé et s’escrimait donc toujours. Le premier sous fifre arriva à hauteur du chasseur de primes et l’attaqua aussitôt. Ne tuant que par nécessité et non pas par plaisir, Rydd se décala légèrement de l’axe et donna un fier coup de coude à son adversaire qui s’effondra aussitôt. Une attaque si aisément réussie ne pouvait signifier qu’une chose, le véritable danger c’était le leader du groupe.

    Déjà les autres tortionnaires vinrent à la rencontre du Tigre Rouge. Un combat s’engagea alors sur l’estrade pourtant déjà bien occupée. Les acolytes restant entouraient Rydd qui devait donc ferrailler avec adresse mais qui restait, par voie de conséquence, sur la défensive. La possession de terrain ne lui appartenant pas, Rydd ne pouvait que compter sur sa supériorité technique et elle seule. Il s’escrimait donc avec prudence et attendait avec impatience l’ouverture salvatrice. L’échange durait et ses adversaires semblaient s’affaiblir, décidemment les bougres n’étaient pas à la hauteur ! Après quelques minutes d’échanges le chasseur de primes effectua une puissante attaque circulaire qui trancha proprement tous les adversaires. Aussitôt les hommes s’effondrèrent sur l’estrade. Un rapide coup d’œil permis à Rydd de prendre en compte deux informations.

    Premièrement les deux autres hommes présents sur l’estrade étaient toujours en pleine possession de leurs moyens. Secondement, la population ne semblait pas avoir bougé d’un iota et ce malgré la défaite d’une majorité des ravisseurs. Il y avait donc fort à parier que le leader, toujours en vie, suffisait pour maintenir l’ordre.

    Steiner se trouvait donc devant un choix, soit il procure une aide à l’oppresseur, soit à l’oppressé révolté. Prenant en compte la population nombreuse de l’endroit et l’informateur sur l’estrade il n’y avait pas plusieurs choix possibles. Si Rydd venait à aider l’oppressé alors il y aurait de forte chance pour que la population se mette aussitôt en branle et ne soit plus plongée dans sa léthargie actuelle. Par conséquent il fallait venir en aide à l’oppresseur qui de toute façon semblait rechercher la même chose que lui. Les deux canailles se battaient toujours lorsque l’une d’entre elle délivra quelques rimes en plein milieu du combat.

    Rydd considéra cette attitude comme bien singulière. Il usa alors de son pistolet et visa le garçon à la langue bien pendue tout en commençant à parler d’une voix éloquente.

      -«Soit on jase et rimaille,
      Ou bien, se tenant coi,
      On s’escrime et ferraille.
      C’est affaire de choix.»

    Steiner actionna alors le chien et s’exprima cette fois d’une voix glaciale.

      -«Tu as fait le mauvais.»

    Et le coup parti en direction du jeune révolté.
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Sören Hurlevent
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Dim 26 Fév 2012 - 11:34

Des paroles glaciales, qui contrastaient mortellement avec la chaleur des vers qu'il venait de proférer. Le bruit d'un coup de feu. Un cri de stupéfaction qui se répand au sein de la foule, dont certains individus téméraires s'étaient déjà dégagés, couteau en main.
Sören n'avait pas eu le temps de réagir. Il n'avait pas pris en compte l'homme qui venait de se dresser sur l'estrade. Ce devait être lui qui avait tiré. Les autres avaient l'étincelle de l'obéissance dans l'œil. Jamais ils ne seraient intervenus dans le duel de leur propre initiative.
La balle qui traverse l'épaule droite, et qui ressort par la poitrine, en perdant à peine de sa vitesse. Le sang qui jaillit, et qui trempe les vêtements d'une sinistre marée rouge.

La douleur était perçante, et pourtant, il ne fallait pas crier. Il fallait rester debout, en vainqueur, en conquérant. Sinon, c'était la fuite, et le massacre qui reprendrait, ou pire, l'exécution finale, par l'un des des deux monstres qui encadraient le chasseur. Pris entre deux feux, comme un chat traqué par deux chiens. Mais comme le chat, le barde conservait une attitude belliqueuse. Comme le chat, il continuait à hérisser le poil, et à feuler, une euphorie nouvelle nuisant copieusement à sa réflexion.
Ne pas flancher... Ne pas flancher... Ne pas flancher... Il n'avait pas neuf vies, lui. Pas comme le chat. Flancher, c'était mourir. Il fallait donner encore du bois pour le feu qui s'était déjà emparé de la foule. Il fallait parler encore à leur fierté.

Malgré le sang qui s'écoulait de sa blessure, Sören recula donc d'un pas vif, en s'efforçant de ne pas modifier sa posture. Il ne devait montrer aucun signe de faiblesse, rester fort dans la tempête.
Avec une arrogance qu'il ne se connaissait pas, il toisa ses ennemis l'un après l'autre, et repris encore une fois la parole. Ce faisant, il se jetait alternativement sur l'un et l'autre de ses adversaires, attaquant, parant, et feintant aussi vite qu'il le pouvait, tout en sachant qu'il ne tiendrait pas longtemps. Si d'ici quelques minutes, les paysans n'y mettaient pas du leur, ce serait la défaite assurée.


-Le salaud a jeté une balle sur le félin,
Regarde, regarde ! Il saute encore !
Malgré le sang versé, qui coule comme' le vin,
Écoute, écoute ! Il chante encore !
La fierté reste droite, que sonne l'Angelus !
Regarde, regarde ! Il frappe encore !
Même si ses mains sont moites, longue vie à Bacchus !
Écoute, écoute ! Il t'appelle encore !


Dans la foule, la rumeur montait. Le cœur dans la gorge, ceux qui s'étaient déjà avancés achevèrent de prendre leur décision. Le couteau qui habituellement leur servait à couper le pain et à dépecer le lapin trouverait ce jour là une fonction nouvelle. Les uns après les autres, de solides gaillards bondissaient sur l'estrade, l'air plus menaçants que jamais. Ils ne s'étaient probablement jamais réellement battus, mais une détermination sans faille se lisait dans chacun de leurs traits crispés.
De son côté, Sören sentait ses forces l'abandonner, comme la résine qui descend peu à peu dans le tronc de l'arbre mourant, laissant dépérir les feuilles, puis les branches. Son bras droit lui causait une douleur terrible. Autour de sa serpe, sa main droite se desserra, et la laissa tomber. Fort heureusement, la cohue qui se créait peu à peu dissimula ce témoignage de faiblesse aux yeux des paysans. Comme un diable, le barde frappait toujours, mais sans savoir désormais si cela avait la moindre efficacité. Il recevait de plus en plus de mauvais coups, sa vision se troublait. Alors, il misa tout sur la foule, et reprit du souffle pour une dernière série de vers, qu'il hurla avec force et courage.


-Ainsi, je t'appelle à la révolte, paysan !
Cœur fidèle, cœur sans fiel,
Nul n'a droit sur tes terres, ni bandit, ni tyran !
Va honorer, va honorer, va honorer ton rang !
Cœur de feu, vers le ciel,
Tu lèves ton couteau comme je lève ma serpe !


Sören souligna cette dernière incitation au courage d'un grand geste latéral de son arme, en direction de l'homme en costume rouge. Attaque puissante, qui se voulait être sa dernière.
Il s'écroula sur le sol, au milieu d'une cohue qui n'en finissait plus. Les femmes elles-même s'y étaient mises, certaines armées de fléaux, d'autres, de terribles rouleaux à pâtisserie, qui faisaient des ravages. Espérant qu'on ne le piétinerait pas trop, qu'une bonne âme le mettrait en lieu sûr, et que la bataille trouverait une issue favorable, le barde s'autorisa à perdre connaissance, Morgan blotti contre sa poitrine.



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Lun 27 Fév 2012 - 19:00

Cette situation devient trop loufoque pour le cerveau cartésien de l'agent Red, on oscille entre le duel de félins et la battle de rime avouez que c'est confusant.

En fait le problème c'est surtout la classification du tigre rouge, l'autre Red peut le comprendre, c'est un ennemi clairement identifiable aux objectifs clairs et promis à une défaite rapide. Le tigre lui n'est pas net. D'abord il fait le jeu de la populace en liquidant les hommes de l'agent, et ensuite le voila qui dégomme le môme et se mêle du combat en assaillant lui aussi le révo.

Révo qui s’avère salement coriace et qui a lui aussi très bien compris le rapport de force en présence. Privé de ses hommes par le chasseur de prime l'agent Red ne dispose plus de cette menace qui suffit à briser une foule alors même qu'elle pourrait submerger sans problèmes ses oppresseurs. Et comme il sait exactement comment provoquer cette apathie il voit aussi très bien ou le jeune héros veut en venir en jouant les martyrs et en continuant à rimer pendant qu'on le découpe.

Il repère ces infimes signes qui lui signalent que la situation va virer sous peu à l’eau de boudin, ce type qui relève la tête, cet autre qui resserre la main sur le manche de son bâton, cette femme la bas qui ramasse un pavé et celle qui met la main sur l’arme d’un des agents au sol. Dans quelques minutes, si le gamin n’est pas mort de façon suffisamment horrible pour figer une nouvelle fois la populace sur place, l’agent et le crétin en collants vont se faire écharper par la meute. Et pour l’avoir déjà provoquée c’est une mort que Red ne souhaite pour personne, et surtout pas pour lui.

Manque de bol le gamin ne veut pas mourir, et on franchit rapidement le point au delà duquel l’agent Red sent instinctivement qu’il ne pourra pas rattraper la situation. Et qu’au lieu de se battre pour sa mission il va devoir se mettre à se battre pour sauver sa peau.
Laissant l’oiseau chanteur s’écrouler et se faire happé par la foule de ses fidèles Red liquide sauvagement les premiers types à se hisser sur l’estrade, il s’agit de marquer le coup, de faire hésiter les gens, de leur rappeler que si la foule est tout puissante l’individu lui, est horriblement fragile et mortel.

Et s’ils hésitent suffisamment ils pourraient bien se satisfaire de récupérer le prisonnier en laissant filer le bourreau. Sur l’estrade un instant dégagée Red hésite malgré tout une seconde, il lui suffirait de tendre la main pour récupérer sa proie et l’entrainer avec lui.
Mais la première détonation venant de la foule emporte la décision, s’il tente d’emmener le révolutionnaire les types le poursuivront, il n’y a que seul qu’il est sur de s’en tirer. Et l’agent Red tient plus à sa vie qu’a n’importe quoi d’autre.
Laissant une de ses dagues plantés jusqu'à la garde dans la gorge du premier crétin à l’avoir agrippé Red bondit de l’estrade vers l’abri de la maison derrière lui, ouvrant d’une main la porte il s’engouffre à l’intérieur, non sans avoir tranché au passage les quelques mains qui tentent de l’empêcher de la refermer.

Il bascule la barre qui tiendra la porte fermée une minute et se hâte vers l’arrière de la maison qu’il atteint avant qu’on ne commence à s’attaquer aux fenêtres. Juste le temps avant de sortir de rappeler aux paysans locaux qu’il ne faut pas le poursuivre. Red sort une grenade, l’allume et la jette dans la pièce. L’explosion devrait calmer les premiers arrivés, a priori les plus vindicatifs, et le choc devrait les sevrer de leur envie de carnage. Laissant le champ libre à la retraite de l’agent Red…

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Mar 28 Fév 2012 - 14:31

    Le champion de la rime commença à montrer les signes criant d’une défaite et d’une chute. Mais il ne semblait pas décidé à tomber seul et tenta donc d’enflammer cette foule actuellement inerte. Rydd pensait pourtant que la présence du chef des assaillants mais aussi la sienne serait suffisante pour endiguer toute révolte. Malheureusement la foule est imbécile et se révolte quand il faut se taire ou se tait quand il faut se révolter. Pour l’heure il était évident que c’était le mutisme qui serait salvateur mais encore une fois la masse montrait l’étendue de sa naïveté.

    Mue par un seul homme, la foule commençait à sortir de sa torpeur. Cette situation n’était pas à l’avantage de Rydd et Red. Non pas que les deux hommes étaient réellement en danger mais qu’ils s’éloignaient de leur but principal car l’asservissement de population était plutôt, tout du moins pour Rydd mais surement pour Red également, un passe temps et non une activité professionnelle. Par conséquent le chasseur de primes accueillit avec tout le déplaisir possible le soulèvement graduel de la foule. Les mines semblaient s’ouvrir, les regards fuyants devenaient assurés et le silence commença à se faire vaincre par un sombre murmure.

    Rapidement ce fut l’explosion ! La foule se leva tel un seul homme et commença à s’élancer vers leurs deux ennemis. Les tyrans commençaient à devenir les tyrannisés mais il était encore trop tôt pour en faire des victimes. Rydd qui avait toujours son arme à feu en main constata l’avancée de la masse. Il visa la tête du premier venu et lui envoya une balle qui le fit décoller sur quelques mètres avant de retomber inerte. Le chasseur de primes dégaina ensuite ses armes et commença à se tailler un chemin dans la chair. Son homologue avait effectué une retraite stratégique et utilisé des grenades pour couvrir sa retraite, cela ne manquait pas d’un certain panache.

    Le traqueur aurait bien continué son office et réduit drastiquement la population du village mais il voulait rattraper Red. Par conséquent il commença à prendre la direction qu’avait prise le dit personnage. Le tout s’effectuait en découpant copieusement des membres, en tailladant du torse et du dos ; en bref en tuant un maximum de personnes. Rydd ne comptait personnellement sur son agilité pour venir à bout de ses situations complexes. Il s’élança donc dans une maison et commença à monter dans les étages. Il était suivi de très près mais contre toute attente, arrivée au dernier étage, il sauta à travers une fenêtre et retomba sur le sol tel un chat.

    Sans attendre il démarra une magnifique course qui termina de semer les derniers poursuivants. Il était maintenant question de rattraper le sombre personnage qui avait lui également tiré sa révérence. Il fallut au tigre quelques minutes d’intense course pour voir une silhouette au loin. En se rapprochant il vit qu’il s’agissait bien de son homme et l’appela avant que celui-ci ne disparaisse dans le paysage.

      -«HEY ! HEY TOI ! ATTENDS MOI TU VEUX !»

    Et Rydd se dépêcha de rallier son homme le plus rapidement possible...
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Sören Hurlevent
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Jeu 1 Mar 2012 - 13:40

L'effet d'une nuit sans rêves après une gueule de bois. C'était à peu près ce que Sören éprouvait à son réveil.
Couché sur un lit, une compresse dont il sentait le poids sur son front, il cherchait à récupérer peu à peu ses sensations. Sa vue trouble lui laissait entrevoir des visages informes, pris dans une brume colorée, comme des mouches dans du miel.
Son épaule droite le lançait terriblement. Il sentait qu'elle avait été serrée dans un bandage étroit. La blessure par balle; il s'en souvenait.
Les visages devenaient plus nets, et des voix commençaient à se faire entendre. Le barde, dans un terrible effort de volonté, serra les poings, et ouvrit les yeux pour de bon.
Il se trouvait dans une petite cahute remplie de paillasses et de quelques lits. Une somme assez surprenantes de fusils de chasse étaient accrochée aux murs. Près de la porte, il pouvait distinguer un monticule d'outils agricoles pouvant servir d'armes : faux à lame inversée, fléaux, serpes de taille, machettes, pioches, maillets.
Et puis, autour de lui, quatre visages soucieux, parmi lesquels il reconnut Gentiane, la vieille femme de l'auberge, et Génépi, le petit frère de Kouki. Les deux autres, un homme et une femme, lui étaient inconnus. Mais il croyait deviner de qui il s'agissait.


-Il se réveille, regardez !
-Söreeeen ! SÖREEEEEN !

La barde sentit une masse molle lui tomber sur les côtes. En regardant mieux, il reconnut le petit de l'auberge, les yeux gonflés de larmes fraichement versées. Un doux ronron s'enclencha à sa gauche. C'était Morgan, qui avait l'air de s'en être assez bien sorti. Un vrai miracle, compte tenu de la mêlée qui avait suivi son évanouissement.
Avec lenteur, Sören rabattit sa couverture, et se mit sur son séant.


-Ça fait longtemps que j'dors comme ça ?
-Pas tant. Une dizaine d'heures, au plus.

La femme qui venait de parler était du lot des inconnus. Le barde lui adressa un sourire grimaçant.

-La mère des deux mômes, j'suppose ? Et... Le père.

Le couple acquiesça en silence, non sans une certaine gêne. Pour un paysan, le fait de devoir quelque chose à quelqu'un sans pouvoir trouver de contrepartie correcte avait toujours tendance à constituer un objet de honte. Sören le savait bien. Il avait été du même banc.
Il s'efforça donc de se concentrer sur le pratique. Le danger n'était de toutes manières pas écarté pour un sou.


-Racontez-moi c'que j'ai loupé. J'crois qu'j'ai trop dormi, y'a pas d'temps à perdre.
-Pendant les évènements... J'ai pris trois femmes avec moi, pour te sortir de là. On a pu te récupérer très vite, dès la fuite de ces hommes. Les quatre soldats ont été tués. Nous avons pas mal de morts de notre côté, et autant de blessés. Baravin et Kalva, les parents des enfants, sont guérisseurs. Ils n'ont pas arrêté. Pendant qu'ça s'est passé, ils étaient au bois... Un choc pour eux, quand ils en sont revenus. Le village est en miettes.
Les survivants et les blessés, nous tous, nous nous sommes réfugiés dans des cabanes des chasse que nous avions en forêt. Elles sont disséminées et bien cachées, ils ne pourront pas nous découvrir facilement.

-Vous savez, pour celle qu'ils cherchent ? La révolutionnaire ?

Le retour de l'adrénaline ayant facilité son réveil, Sören fixait intensément ses interlocuteurs. Il y avait encore une chance de sauver l'île, il fallait tout miser là-dessus. Mais il faudrait pour cela, encore une fois, que tout le village marche de concert, sans les rivalités habituelles.
Gêné, ce fut le père, Baravin, un grand barbu au nez rougeaud, qui prit la parole.


-Ben, non, bien sûr que non ! Comme ça, tu vois, on est des paysans, ici. Ces histoires là, c'est pas d'notre ressort, mais pas du tout. On passe déjà suffisamment d'temps à travailler, alors les affaires de révolution ! Bah !

Plein de dépit, l'homme cacha sa colère dans une toux rauque, avant de poursuivre.

-Nous, on est des braves gens. On a jamais rien fait d'autre que d'travailler la terre, jusqu'au jour où on a vendu pour l'auberge. La plupart d'nos enfants restent sur l'île, et prennent not' suite, comme ça... Mais ça a pas été l'cas du p'tit, comme ça... Kouki, l'était différent. Ben fier, il parlait sans arrêt d'son aînesse, le tout en gardant les mains dans les poches. Un foutu bon à rien, comme ça !
Et comme ça... Ouai, comme ça ! Un jour, il est parti sur un navire marchand. On a eu vent qu'il s'était embauché dans la marine. Plutôt de quoi être fiers, qu'on croyait, comme ça. On avait finalement fait quelque chose de notre patachon.
Mais on avait jamais eu d'nouvelles de lui, jusqu'au mois dernier. Il est revenu comme ça, très sage, en nous d'mendant s'il pouvait r'prendre le travail avec nous. Comme ça, on a dit oui. Un fils, c't'un fils, il y a l'honneur à assumer.


Tout en écoutant l'histoire du tavernier, Sören se rhabillait, aidé de bon cœur par Kalva. Il espérait franchement ne pas avoir à se battre de nouveau. Il savait qu'il ne serait plus capable de gagner, surtout si ses deux ennemis s'étaient alliés. Ce qui était affreusement vraisemblable.
Il fallait trouver une solution alternative, et celle-ci, elle risquait d'être dure à avaler par la population de l'île.


-Donc, Kouki sait où qu'elle est, p't'être.
-Il veut pas répondre.
-Non, comme ça.
-La violence n'y a rien changé, ça ne sert à rien de recommencer.
-Bon. Et comment il va ?

Nouveau silence gêné, des doigts qui pointent un autre lit, sur lequel frémit un tas de loques que Sören avait pris pour de simples couvertures.
S'approchant, le barde ne put retenir un tressaillement d'horreur. Le garçon, qui devait avoir à peu près son âge, n'avait plus visage humain. Ses yeux, grand ouverts, étaient saturés d'une terreur moite. Il lui manquait la moitié des dents, ses poings étaient serrés et tremblants, un bandage épais serrait sa jambe, mal nettoyée. Le pauvre bougre risquait l'amputation, c'était évident. Sans parler du choc.
Usant du maximum de douceur dont il se sentait capable de faire preuve, le chasseur s'approcha, et se mit à lui parler très bas.


-Bonhomme, faut qu'tu nous dise où s'cache ta copine. Sinon, l'cauchemar s'arrêtera jamais, et y'aura d'nouveau des massacres.
-Je... Je...

L'écume aux lèvres, Kouki peinait à aligner deux syllabes. Se voulant encourageant, Sören posa une main sur son épaule.

-J'suis pour rien ! J'ai rien fait ! J'ai... J'ai... J'ai... J'la connais pas, moi !

N'insistant pas, le barde se redressa, et s'adressa à ceux qui se trouvaient dans la salle. Deux autres paysans, qui portaient la dépouille d'un cerfs, avaient fait leur entrée.

-Je pensais à une chose...
-Oui ?
-Kouki a la phobie des chats. Quand il vivait avec nous, c'était sa grande punition pour les fois où il en faisait trop.
-C'est vrai ! Les coups lui faisaient rien !

Voyant une étincelle d'espoir naître dans le regard des parents et de la grand-mère, Sören ne put s'empêcher de ressentir un léger sentiment de gêne. Il n'y avait pas à juger, cependant. Il s'agissait d'une guerre ouverte face à un élément externe qui avait perturbé l'équilibre traditionnel de la petite île. Il n'y aurait guère de pitié dans une telle bataille, et surtout pas vis-à-vis de ceux qui en étaient la cause.

-Bon, très bien. On avance !

Le barde prit donc Morgan entre ses bras, et s'approcha lentement du blessé. Les yeux mis-clos, ronronnant comme un moteur, le petit chat était l'image même de la quiétude et de l'auto-satisfaction. Pourtant, cette simple image suffit à terroriser Kouki, qui, comme revenu d'entre les morts, bondit sur son unique jambe valide et se plaqua contre le mur en hurlant.

-Tenez-le !

Les deux nouveaux arrivants, deux costauds, saisirent le fugitif, empêchant tout mouvement de sa part.

-Où est ta copine ? Crache le morceau, où y f'ra ses griffes sur toi !
-Waaaah ! WAAAAAH ! NON !

Vraiment, la scène prenait un tour grotesque. Effrayé par tant de bruit, Morgan avait bondit hors des bras de Sören, pour griffer Kouki au visage. Ça lui apprendrait à troubler sa sérénité ! Non, mais ! Le chat avait beau être une bonne nature, il n'avait jamais pu tolérer les comportements excessifs et bruyants. Les larmes aux yeux, le révolutionnaire perdit toute commune mesure. Sa vessie elle-même prit son autonomie sur lui, et il se soulagea sans même s'en apercevoir. De même il passa aux aveux, d'une voix désincarnée, qui lui était comme étrangère.

-ILS ONT UN CAMP SUR LA POINTE NORD ! DERRIERE LE CHAMP DU VIEUX MASSERON ! UN CAMP SUR LA POINTE NORD, ET ELLE SE BARRE AUJOURD'HUI ! ENLEVEZ CETTE MAUDITE BETE ! YAAAHHH !!

Comme Sören accédait au désir du révolutionnaire, celui-ci retomba sur le sol comme un paquet de chiffons, sans forces, l'écume aux lèvres. Impressionnant. En tous les cas, si la situation était regrettable, ils avaient l'information qui leur manquait.

-Les gars, on va tâcher de r'trouver la fille avant eux ! On la livrera en signe d'bonne foi. 'Faut pas qu'elle s'échappe, sinon, on s'ra tous des suspects.

Le jour n'était pas levé. Dès l'aube, la battue commencerait. On envoya les deux costauds en messagers, de façon à prévenir les hommes qui s'étaient réfugiés dans la forêt. De leur côté, Sören s'était mis en route en compagnie de Baravin et de sa mère, qui semblait pleine d'une nouvelle jeunesse. Ils arriveraient avant l'aube, et les autres villageois seraient leurs espions. Si l'homme en rouge et l'agent se faisaient voir ou s'approchaient du camp révolutionnaire de trop près, ils seraient immédiatement averti par un cri de chouette qui se communiquerait de proche en proche. C'était ce qui avait été convenu avec les messagers.


Dernière édition par Sören Hurlevent le Lun 14 Mai 2012 - 20:28, édité 1 fois
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Jeu 8 Mar 2012 - 20:59

    -HEY ! HEY -HEY ! HEY TOI ! ATTENDS MOI TU VEUX !

    Attendre ? Pourquoi attendre ? Red n’a pas que ça à foutre. Ce sale môme et ce putain de connard en collants rouges viennent de lui bousiller sa meilleure chance de retrouver cette garce révolutionnaire de Nina Reyson. Sa meilleure chance de remonter enfin sa cote de plus en plus proche de la chute libre au Cipher Pol. Et en plus ils lui ont couté cinq putains d’agents tout neuf… Et ce n’est pas parce qu’ils font partie des fournitures de base au même titre que l’outillage qu’on remplace à chaque mission qu’il faut les négliger. Surtout que le gros, Tommy ou Bobby ou… enfin le gros, était plutôt sympa.
    Bordel non ! Il n’était pas sympa, c’était même un gros con, plutôt qu’être sympa il aurait mieux fait d’être efficace et de sauver la promotion de l’agent en tuant ces rats de paysans plutôt qu’en se faisant bêtement massacrer comme un porc à l’abattoir…

    -HEY ! MAIS ATTENDS !

    D’abord retourner au camp de base, l’appellation réglementaire pour le bateau qui a amené l’agent ici. Retourner au camp de base et se calmer. Non ! D’abord se calmer, puis retourner au camp et reprendre tout du début. Il n’est plus question d’approcher l’agent de liaison de la révolution ici, mais la vérité se trouve aussi dans les cartes. Peut être qu’en repassant encore une fois les renseignements obtenus sur le territoire l’agent Red pourra obtenir une nouvelle piste qui le mènera au révo. Aux révos et à cette maudite anguille fuyante de Reyson. D’abord se calmer… Se calmer maintenant… Ou trouver quelque chose à tabasser pour se passer les nerfs . Un singe ? Un singe ce serait bien…

    -HEY BORDEL !

    Perdu dans ses sombres pensées Red capte enfin que c’est après lui qu’on gueule. Il se retourne d’un bloc et se retrouve face au monsieur collant rouge de l’année. Une fraction de seconde d’immobilité le temps que les processus mentaux fassent leur effets, virant l’image mentale du singe pour aligner à la place une grosse cible clignotante sur le masque rouge qui surmonte le costume moulant.
    De façon tout à fait inconsciente, le corps d’un agent du Cipher Pol ayant tendance à avoir de bons réflexes de survie, la main de Red s’est déjà refermé sur son pistolet qu’il braque immédiatement sur le musclé.

    -QUOI BORDEL ? C’EST MOI QUE T’APPELLES BORDEL ? Tu veux te faire descendre à domicile c’est ça ? Et ben t’as gagné. Alors quoi, je te fais marrer c'est ça ? Tu crois que tu peux me suivre peinard après le bordel que t'as foutu ? Alors vas y, t'as cinq secondes pour trouver un dernier truc à dire avant de te manger ta dose de plomb dans ta face.

    Pour l’agent Red la journée est une journée tout ce qu’il y a de pourrie, mais maintenant qu’il a quelqu’un avec qui partager, il sent que ça va déjà mieux…

    -UN !

Rydd Steiner
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Mar 20 Mar 2012 - 19:46

    La course poursuite ne fut pas longue. Le « tyran » du village venait de stopper sa course devant l'insistance de Rydd. Il se retourna rapidement et dégaina habilement un pistolet devant le chasseur de primes. Sans nul doute l'homme était il frustré d'avoir raté sa cible et c'était un sentiment que Steiner ne pouvait que comprendre.

      -« Reste calme, je ne suis pas là pour te stopper »

    Une phrase bien futile que celle qui venait d'être lancée. En effet l'homme semblait au comble de l'agacement et signifia rapidement son envie de terminer cette entrevue au plus vite. Tenant toujours son revolver en main il débuta un compte à rebours lourd de sens. Pourtant Rydd n'avait pas l'intention de fuir devant ce genre de menace, il avait des arguments de premiers choix qui ne manqueraient pas d'éveiller l'intérêt du gaillard. Mais aimant jouer avec la vie il attendit tout de même que les chiffres s'élancent dans l'air avec volupté. Il entendit un « UN » franc et massif qui ne laissait présager que de mauvaises choses. Rydd croisa alors les bras d'un air nonchalant avant de prendre la parole de sa voix glaciale et imperturbable.

      -« Je crois qu'on traque la même cible toi et moi. On vient pourtant de manquer notre cible et c'est personnellement une chose que je ne me permet pas. Si je loupe une tête, ma réputation en est affaiblie et ma réputation c'est mon gagne pain... Je suis pas convaincu que tu sois de la même trempe que moi. Les hommes de ma profession se déplacent rarement en groupe pour chasser ce genre de gibier. Toi pourtant tu étais accompagnés de ridicules comparses. »

    Le chasseur de primes attendit un « DEUX » cinglant qui aurait mit fin à la conversation mais il ne vint pas rapidement. Aussi la conversation fut reprise rapidement pour ne pas laisser le temps à son interlocuteur de changer d'avis sur l'intérêt de cette conversation.

      -« Je suis pas convaincu que tu traques cette Reyson pour la prime mais je peux me tromper. Enfin, dans tous les cas tu étais sur une affaire à six et moi je te propose une prime divisée uniquement par deux... Je pense qu'il est encore un peu tôt pour rendre les armes. Personnellement je suis intimement persuadé que tu chasses pour autre chose que l'argent... Je me fou de l'importance que cette femme peut avoir tant qu'elle me rapporte de beaux billets. Alors, je t'annonce que je vais remuer cette île jusqu'à ce que je trouve cette demoiselle. »

    Rydd tapota légèrement les fourreaux qu'il portait dans le dos.

      -« Deux épées valent mieux qu'une. Notre présence est plus trop un secret alors il faut agir maintenant avant que la proie prenne la tangente. Maintenant la balle est dans ton camp. Tu peux décider d'entamer les hostilités ici ou décider de conclure une alliance sur le court terme. Soit certain qu'une seule des deux propositions te sera profitable... »

    Terminant ses mots il prit une position neutre non sans se préparer à une éventuelle attaque. L'individu avait tout intérêt à bien ajuster son tir s'il désirait abattre son homme...
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Ven 23 Mar 2012 - 15:54

    -... Soit certain qu'une seule des deux propositions te sera profitable... »

    Mouais ou pas...Tuer des gens c'est comme tout le reste, c'est amusant au début et puis on s'en lasse. Et même si Red connait parfaitement les vertus thérapeutiques de la violence il sait aussi très bien se maitriser dans l’intérêt supérieur du service. Surtout quand il bosse pour une mission cruciale pour son avancement en train de dériver de plus en plus vers le gouffre de l’échec...

    Alors Red note tout et réfléchit vite. Et même si le fait de se rendre compte que le type qui a saboté son coup ne sait même pas dans quoi il s'est fourré n'est pas du tout pour le mettre de meilleure humeur, il consent à baisser son arme et a lui signifier d'un signe de tête qu'une partie des conneries qu'il débite n'est pas totalement dénuée de sens.

    -Je me fous de la prime... sombre idiot ! Je suis un agent du gouvernement. Cipher Pol ! Et c'est un putain de boulot gouvernemental que tu as fait foirer en débarquant pour jouer les gros bras... Alors ok, on va bosser ensemble, ça évitera au moins que tu me saborde à nouveau le boulot. Mais si on la chope pas tu peux dire adieu à te licence...

    Red rengaine son arme et reprend sa route. Lui au moins il sait ou il va, mister collants moulants n'a qu'a suivre s'il veut comprendre comment on bosse de façon efficace...

    -Suis moi, autant brasser de l'air de façon utile, j'ai une carte du coin au bateau on va commencer par la. Il doit pas y avoir masse de bled hors du village. En faisant le tour de ceux qui ont un accès à la mer on devrait pouvoir localiser les plus intéressants pour planquer une blessée le temps qu'on l'évacue... Évidemment ç'aurait été plus simple que le contact local me dise directement ou elle est...N'est ce pas ?

    Enfin... Une fois reparti sur des bases on ne peux moins fiable les deux hommes s’avèrent malgré tout efficace. Comme prévu il n'y a guère qu'une poignée de coins ou on peut planquer un embarcadère discret. Et comme les deux hommes sont aussi motivés l'un que l'autre, ils ont le temps d'aller en vérifier deux avant la tombée de la nuit. Et la loi de Murphy n'oubliant jamais personne, c'est évidemment au troisième spot qu'ils trouvent ce qu'ils cherchent..

    Un carré de quelques maisons dans un crique tranquille, un hangar à bateaux, deux coques de noix amarrés le long d'un ponton... le coin respire le calme et la pauvreté du pécheur. Mais pour l'oeil aiguisé du chasseur comme pour celui de l'agent, pleins de truc clochent dans ce petit coin de paradis. La silhouette qui ne décolle pas de la fenêtre qui donne sur l'entrée... La faible lueur de la clope du type de garde sur le toit. La façon dont les filets sont balancés dans un coin plutôt que soigneusement étendus., les fenêtres dont les volets fermés ressemblent étrangement à des meurtrières, et les constructions qui semblent nettement plus massive que ne le veut la tradition locale...

    Aucun doute à avoir, les types du coin sont tout sauf des pécheurs...

    -Ils ne prendront pas la mer de nuit, alors inutile de tenter d'entrer la dedans dans le noir, c'est un coup à se faire descendre bêtement. Le plus simple c'est de rester planqué en vue et d'opérer au matin... Je prends le premier tour de garde. Tu peux dormir sans crainte, j'essayerais de me retenir de t'égorger pendant ton sommeil...


    Spoiler:
     

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Mer 18 Avr 2012 - 16:17

    Red réveilla Rydd durant la nuit afin que la relève s'exerce. Le chasseur de primes se leva en silence et fit signe à son partenaire qu'il pouvait dormir sur ses deux oreilles. Le traqueur s'installa derrière un grand massif de végétation afin de voir sans être vu. La nuit étendait encore son long manteau sur l'île et seule la clarté de la lune permettait de distinguer les choses. La crique et toute la zone dégageait une ambiance bien particulière durant la nuit. On entendait les ululements berceurs de quelques oiseaux tandis que l'eau de l'océan allait et venait en rythme et avec douceur. L'île disposait également d'une magnifique végétation grande et verdoyante qui ne perdait en rien de sa superbe durant la nuit. Le vert éclatant des arbres devenait un vert profond et majestueux.

    Les heures défilèrent ainsi sans que rien ne bouge aux alentours si ce n'est quelques animaux curieux qui avaient, mieux que n'importe quel éclaireur humain, ressenti la présence de deux intrus dans leur habitat. Fort heureusement la nature craintive des animaux de l'île permettait à Rydd et Red de rester dissimuler sans être inquiété. Rydd qui avait vécu une année au sein de little garden savait à quel point les animaux pouvaient se délecter d'une traque nocturne et à quel point l'humanité constituait la proie de choix et n'était aucunement le prédateur.

    Mais la nuit commença a être repoussée par son ennemi naturel, le soleil. Aussi la lumière commença à s'infiltrer partout et à raviver les couleurs d'un paysage devenu morne sous la main de la nuit. Rydd commença donc à se concentrer sur sa cible, les habitations des pêcheurs. Rien ne semblait bouger dans la zone, comme si celle ci avait été désertée depuis bien des années. Mais le chasseur de primes n'en était plus à son coup d'essai et il savait pertinemment que c'était là où l'eau faisait le moins de remous que se terraient les plus dangereux poissons.

    Le traqueur s'apprêta à réveiller Red lorsqu'il tourna machinalement son regard vers l'intérieur de l'île. Ce qu'il vit le dérangea au plus haut point. En effet, il constatait avec aisance l'apparition d'une troupe de taille respectable qui se dirigeait vers leur direction. A y regarder de plus près il ne pouvait se tromper, il s'agissait d'un groupe de villageois. Certains semblaient armés mais à cette distance il était difficile de discerner réellement le port éventuel d'armes. La petite troupe avançait à un rythme tout relatif mais d'un pas assuré. Rydd nota que le groupe ne semblait pas chercher sa route montrant par là qu'il savait où il allait. Notant que dans l'endroit il n'y avait rien mise à part le petit lotissement de pêcheurs, il était évident que ce groupe allait s'y diriger.

    Mais qui étaient-ils ? La cible arrivée en retard sur eux ? Des pêcheurs courageux venant de l'intérieur des terres ? Un groupe de promeneurs matinaux ? Rydd ne préféra pas se torturer l'esprit davantage et se dirigea lentement vers Red qu'il réveilla tout en lui indiquant silencieusement l'endroit où arrivait le petit groupe.

      -«Des problèmes en vue...»
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Ven 20 Avr 2012 - 14:59

Un cri de chouette qui résonne au loin, puis un autre. C'était bien le signal, tant redouté... L'un des groupes de paysans convertis en sentinelles avait été découvert. Le mercenaire et le tyran étaient dans les parages, il fallait agir au plus vite.
Sur la ligne d'horizon, un soleil encore timide venait briller sans éclat. Le ciel tout entier s'en trouvait malgré tout éclaircit, et la visibilité était bonne. De quelques paroles brèves, Baravin fit le point sur la situation de la plage.


-En fait, le coin est pas idéal pour aborder, comme ça. Plein de barrières de corail. A mon avis, y'a qu'à deux endroits qu'elle peut s'faire la malle sans rien risquer. R'garde, comme ça.

S'emparant d'une tige de bois, le tavernier se mit à dessiner dans le sable, tout en ponctuant ses explications de signes brefs en direction du rivage. Finalement, ils auraient un avantage : ils connaîtraient mieux le terrain que les envahisseurs. Et ce serait ce qui devrait faire la différence.
Fort d'une expérience de chasseur, certes encore neuve, mais déjà efficace, Sören se chargea d'organiser l'expédition.


-Okay, dans ce cas, j'descends du côté est. Trois hommes avec moi. Toi, Baravin, à l'ouest. On reste en vue l'un d'lautre, mais discrets. 'Doivent être organisés, là-dedans, et sûrement armés. Aller ! Arrivés là bas, on r'garde bien s'il y a rien qui traîne sur la plage. 'Doivent avoir des bateaux. Prenez d'quoi faire du feu. J'aime pas trop ça, mais c'est l'mieux. Une fois qu'ça cramera bien, ils se rameuteront tous sur la plage en catastrophe. Nous, on s'ra déjà derrière, et en nombre. Ils s'ront coincés, peut-être sans armes. Pas d'violences inutiles, y'en a eu assez. On demande Reison, on les laisse filer en contre-partie. A la limite on s'en fout, vous trouv'rez bien l'temps d'vous occuper d'eux plus tard comme vous l'sentirez. Et on fait c'qu'on a dit. Tout l'monde marche ?

Une approbation nette, mais silencieuse, à peine sifflée entre les dents, suivit ces paroles. Sans bruit, les deux groupes, armés et dissimulant des allumettes, du bois sec et même des sacs de pommes de pin ramassées à la va-vite se glissèrent dans l'ombre des grands rochers de la plage. Baravin et Kalva, qui portaient fort bien leurs noms, avaient même fait don de leur réserve personnelle et quotidienne de liqueurs digestives, afin de donner meilleurs prise aux flammes.
Mais très vite, les groupes se rendirent compte que le plan ne serait peut-être pas si simple à exécuter : dans le campement, c'était le branle-bas de combat. Impossible à deviner depuis les hauteurs, l'agitation était terrible à l'intérieur des tentes et des cabanes. Cela sentait fort le départ anticipé et précipité. L'alarme, certainement, devait avoir été donnée plus tôt.

Mais il ne s'agissait plus de reculer. Prenant garde à ne pas se faire remarquer, Sören allait donner de nouveaux ordres aux solides gaillards qui l'accompagnaient, lorsqu'au loin, un mouvement attira son attention : un second groupe, armé, descendait sur la plage ! Et ces armes... Elles se détachaient déjà nettement dans la lueur de l'aube. Des faux, des haches, des battoirs, des fléaux. C'étaient tous des paysans. Peut-être même ceux qui avaient donné l'alarme. Sans doute voulaient-ils participer à la lutte jusqu'au bout. Trop tard pour faire quoi que ce soit contre leur intervention. Morbleu ! Il faudrait faire avec, et peut-être que ce ne serait pas si mauvais !

Mais une odeur de fumée tira le garçon de ses observations. Visiblement, Baravin avait déjà atteint sa cible, et commençait à mettre le feu.
Gêné par ses blessures, le chasseur envoya deux de ses hommes en avant. Ils seraient sans doute plus rapides et efficaces que lui, vu les circonstances. Visiblement, un seul et unique petit bateau était amarré à l'est du camp. Il n'y en aurait sans doute pas pour très longtemps.
Mais quelques minutes seulement s'étaient écoulées, lorsqu'une série de coups de feu se fit entendre. Chat échaudé craignant l'eau froide, Sören se serra contre le sol, le temps que le silence revienne. Mais le premier regard qu'il porta par-dessus les rochers, vers la côte, ne fût pas encourageant : les hommes qu'il avait envoyé étaient jetés par-dessus bord, inertes, tandis que le navire prenait la mer. Et ils avaient brûlé les autres embarcations disponibles ! C'était la catastrophe, à n'en pas douter. Il ne restait plus qu'une seule chose à faire : faire un maximum de prisonniers, et les livrer, pour sauver l'île, pour démontrer la bonne foi de tous... Et encore, ce n'était pas gagné ! À présent, l'on pourrait toujours les accuser de complicité.

Se retournant vers le dernier homme qui lui restait, Sören tenta d'abattre une dernière carte.


-On va encore d'voir se battre. Mais tente de trouver un canon, toi. Même des arcs, des flèches, du feu, n'importe quoi, ça pourrait aller. Si y'a un moyen d'couler le bateau, 'faut le trouver.

Après avoir dit cela, le chasseur fit signe à la troupe qui continuait d'avancer. La bataille était sur le point de s'engager, les étrangers n'étaient pas loin non plus. Comment tout cela allait-il bien pouvoir s'achever ?
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Dim 22 Avr 2012 - 13:35

    -Mais qu’est ce que foutent ces paysans. Y’a une demi journée ils se battaient pour les révos, et maintenant ils les attaquent… Putain, je dois me faire vieux je comprends plus rien…

    De sa position au second plan c’est un agent Red consterné qui regarde progresser l’assaut que vient de lancer la fronde paysanne locale.
    Attaque en ordre dispersé, aucune cohésion d’équipe, armement hétéroclite… C’est n’importe quoi. Et comme ils sont incapables de rentrer la dedans en force ils essayent de cramer la baraque des révos pour les faire sortir de leur terrier. A croire que ces bouseux se croient en pleine chasse aux blaireaux. Sauf que les blaireaux du coin ont des fusils et que les paysans vont comprendre qu’on ne s’improvise pas guérilleros comme ça. Mais il faut reconnaitre que pour des amateurs, à défaut d’être efficace ils sont plutôt décidés.

    Divisés en trois groupes les autochtones partent à l’assaut des bâtiments et se font refouler une première fois non sans réussir malgré tout à bouter le feu à la baraque principale. On est loin du révo cramé vif au menu, mais la fumée cachera au moins le deuxième assaut de la populace et devrait commencer à leur irriter salement les poumons si ils ne ferment pas leurs volets. Et puis, fumer tue…

    Derrière le rideau de fumée naissant un autre échec se joue. Le troisième groupe finit son contournement et tente de s’emparer du bateau. Un bon plan dans l’idée. Mais pas avec le bon personnel. Un bref affrontement a lieu autour du bateau, à l’issue aussi prévisible qu’inévitable. Les révos éliminent rapidement leurs agresseurs, balancent les corps à la mer et lèvent les voiles.
    Pas besoin d’étre un agent vétéran pour comprendre que la proie est à bord, et que les révos qui restent font tout faire pour donner aux fuyards le temps de disparaitre en mer.

    Nina s’échappe une fois de plus…

    A moins que… Avisant un groupe de paysans en contrebas Red s’aperçoit que l’un d’eux dispose d’une superbe pétoire de chasse. Le genre d’antiquité au canon long de deux mètres datant de l’époque ou on augmentait exagérément la longueur du canon pour gagner en précision. En quelques bonds il rejoint le vieux et le type qu’il protège.. Tiens, le môme gouttière ? Il était pas révo lui ? Bah, aucun importance pour l’instant…
    Red arrache le fusil du vieil homme et s’empresse d’en appuyer le canon sur l’arbre le plus proche pour mettre en joue le bateau qui fout le camp au loin. Contrôlant sa respiration pour se calmer il fixe la mire sur l’homme qui tient la barre. Estime la distance et remonte lentement le fusil de quelques degrés… Un œil au fanion qui s’agite en haut du mat lui indique le vent qu’il fait la bas et le fusil se décale légèrement à droite pour compenser. Red n’a pas souvent l’occasion de jouer au sniper, mais au Cipher Pol un bon agent sait tuer avec tout ce qu’il a sous la main. Et sans être parmi les meilleurs, Red est plutôt classé parmi les bons tireurs.

    On bloque la respiration, et on tire.

    BANG !

    La balle n’est pas encore arrivée sur la cible que déjà Red est en train de réarmer frénétiquement et se remet en position. La bas sur le bateau le barreur est toujours debout, cherchant du regard le tireur qui vient de le louper pour savoir ou se mettre à couvert. Mais Red est très loin…

    BANG !

    Cette balle est la bonne, elle frappe l’homme de barre en plein torse et au moment ou le bruit de la détonation lui parvient il est déjà en train de rouler sur le pont en se demandant ce qui a bien pu le tuer… Déjà Red est en train de réarmer pendant que la bas le bateau change de trajectoire. Avec un peu de chance il déviera sur les rochers qui bordent le chenal menant à la haute mer. Et cette fois ci Nina ne s’en tirera pas.

    Red se remet en joue, et sur le bateau un autre révo redresse la barre pour remettre le navire dans la bonne direction.

    BANG !

    Touché à la hanche le révo s’effondre à son tour sur le pont. Mais déjà un autre le remplace pendant qu’un troisiéme s’interpose entre le barreur et le tireur en brandissant une trappe qu’il vient de dégonder en guise de bouclier.

    BANG !

    La balle frappe le bouclier humain à la jambe, le fauchant net lui et sa protection et dégageant à nouveau l’angle de tir sur le pilote. Recharger vite…

    BANG !

    La balle frappe l’arrière du bateau, perçant un trou juste au dessus du nom peint au dessus du gouvernail, le liberté… Et Red relève l’œil de sa mire sans se remettre à recharger. Le bateau vient de sortir de sa portée, et cette fois ci il ne voit vraiment aucun autre moyen de le stopper…

    Alors Red rend le fusil au vieux chasseur et se tourne vers le rimailleur casse couille…

    -Alors, c’est quoi ton foutu probléme? Qu’est ce que tu veux putain ?

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Dim 29 Avr 2012 - 18:27

    C’est un affrontement des plus désordonnés dont fut spectateur Rydd. Rarement il n’avait vu une masse hargneuse aussi peu coordonnée donner l’assaut sur des positions retranchées. Les paysans se ruaient avec leurs armes rudimentaires vers une défaite cuisante. Mais leur nombre impressionnant compensait bien la bêtise de leurs mouvements. Certains tiraient à l’aide d’armes à feu rudimentaire, d’autres couraient vers les bâtiments armés de torches et de fourche. Mais malgré un désordre à la limite du légendaire, les villageois repoussaient des révolutionnaires pourtant bien organisés. Rydd constata avec malheur qu’un vaisseau avait levé l’ancre et que son équipage avait brillamment défendu le pont contre une tentative d’abordage paysanne. Le chasseur de primes, habitué à voir certaines de ses cibles jouer de chance, s’apprêtait déjà à renoncer lorsqu’il vit son confrère du moment s’élancer vers un des assaillants et lui subtiliser virilement son arquebuse.
    L’agent mit en joue le navire et fit feu plusieurs fois. Devant une telle volonté, Rydd haussa les épaules et maugréa.

      -«Bon voyons ça…»

    Le traqueur chercha une solution mais aucune pièce d’artillerie dans les environs, le navire s’échappait déjà avec trop de vitesse et il n’était pas possible de le rejoindre à la nage. Il ne restait donc plus grand-chose à faire ici. Les paysans étaient encore animé d’une folie meurtrière et il valait donc mieux ne pas être prit dans la tourmente de peur de faire encore plus de veufs dans les villages alentours. Rydd constata donc cet échec avec circonspection, il s’installa sur un gros rocher non loin de l’agent Red. Contemplant les dégâts monumentaux effectués par une troupe de civils, Rydd jugea que les habitants de cette île feraient de très bons soldats pour peu qu’ils subissent un entrainement militaire digne de ce nom.

    Mais si un chasseur de primes ne perd rien à manquer une cible si ce n’est perdre de l’argent, un agent gouvernemental doit surement souffrir de réprimandes plus importantes. Le chasseur de primes s’enquerra donc de cette issue auprès de son ami de fortune.

      -«C’était une grosse cible gouvernementale ? Parce qu’autant dire que du côté prime c’était pas l’affaire du siècle.»

    Steiner éclata d’un grand rire et reposa son regard sur le carnage qui s’étalait devant lui.

      -«En tout cas ils ont failli faire le sale boulot pour nous, il faudrait peut être évité de rester sur place ou on va encore avoir des blessés sur le dos.»

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