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[FB 1620] Patland, pas de chocolat

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Mer 18 Jan 2012 - 13:57

Rappel du premier message :

-Je vais me répéter une dernière fois. Je suis à la recherche de Nina Reison la révolutionnaire. Je sais, et vous savez, qu'elle est passé ici il y a moins de trois jours, seule. Toute seule et blessée. Notre ami ici présent lui a prêté assistance et l'a accueilli et caché. Et malgré mes demandes répétés il refuse de me révéler sa cachette...


...Patland sur NorthBlue. Capitale Patlin. Une ile insignifiante qui n'est mentionnée que par un point sur la plupart des cartes marines de North Blue, Ressources inexistantes, exportations idem, population réduite. Même la marine n'y envoie plus personne depuis que son dernier représentant sur place s'est fait suriner connement par des marins de passage qu'il voulait rançonner.
Bref tout ce qu'il faut pour que la révolution trouve ici un terroir propice à l'installation d'une cellule discrète.
Eet comme ils se foutaient complétement des affaires de la marine, les gens d'ici se moquent totalement de ce que la révo peut bien fabriquer chez eux.

En tout cas jusqu’à aujourd'hui. Jusqu’à l'arrivée de ce type et de sa poignée d'acolytes à l'air dangereux et méchant comme des teignes. Ce type qui vient de les réunir de force après avoir réduit en cendre deux des maisons du village à coup de grenades. Ce type monté sur l'estrade devant l'auberge avec à ses pieds le petit Kouky, le fils de l'aubergiste visiblement victime d'un interrogatoire sévère. Lèvres tuméfiés, habits déchirés et couvert de sang. On lui a visiblement tiré une balle dans la jambe pour l’empêcher de s'enfuir avant de lui casser les ongles et les dents, et la seule chose qui l’empêche de s'effondrer c'est la poigne de fer du type qui lui broie la nuque comme dans un étau. Ce type qui se dit agent du gouvernement.

-Je vais donc le faire exécuter. A moins que l'un de vous ne me dise ou je peux trouver Reison...

Sur la place, la centaine de villageois hésite entre la surprise et la peur et reste silencieuse. Se serrant les uns contres les autres comme un troupeau de moutons terrorisés par la tempête meurtrière qui s'est abattu sur leur village et qui a détruit deux maisons en blessant leurs occupants aussi facilement qu'un enfant piétinant une fourmilière.
D'un geste l'agent braque son pistolet sur un des hommes les plus proches, puis sur un autre...

-Toi ! Tu sais quelque chose? Ou toi peut être ?

Devant l'absence de réponse des deux hommes qui baissent peureusement la tête et reculent pour tenter de disparaitre dans l'anonymat rassurant de la masse l'agent pousse un soupir lassé et secoue la tête avec dépit. Irradiant littéralement le mépris que lui inspire les habitants du coin.

-Vous ne savez rien. Vous ne savez même pas ce qui se trame sous vos yeux... Foutus paysans.

L'agent baisse son arme et réfléchit une longue minute en balayant du regard les paysans qui tremblent et fixent obstinément le bout de leurs sabots à chaque fois que l'agent les fixe. Puis son visage s'éclaire d'un sourire malsain, un sourire de mauvais augure.

-Changeons de méthode. Vous ne savez rien, et la seule personne qui a les infos que je cherche semble bien trop attaché a ses idéaux révolutionnaire pour céder devant les méthodes traditionnelles...

Agrippant brutalement les cheveux de Kouki l'agent lui tire violemment la tête en arrière, l'obligeant à lever le regard vers lui pendant qu'il se penche pour lui parler à l'oreille.

-Tu es un vrai révolutionnaire hein? je connais bien les types dans ton genre...Prêt à tout pour protéger le peuple et tes supérieurs. Prêt à mourir pour tes idéaux. Prêt à mourir pour les protéger eux (De la main red désigne les gens autour d'eux). Tu sais, le vrai courage, ce n'est pas d’être prêt à mourir. Mourir, c'est tellement facile... Le vrai courage c'est de rester en vie coute que coute. Quel que soit les choix qui te restent.

L'agent se redresse et fait un signe à deux de ses hommes qui s'avancent pour attraper un des locaux, le séparant brutalement de sa femme que les autres retiennent. Un type au physique de bucheron et à la figure rouge d'alcoolique pas vraiment repenti. D'un coup de crosse dans le dos on le fait tomber à genou devant l'estrade ou il reste figé en sanglotant.

-Puisque te torturer ne sert à rien, je vais attendre que tu me révèles de ton plein gré ou tu as caché Reison. Et pour chaque question ou tu me fais perdre mon temps, je vais tuer un type au hasard parmi ceux la. Homme, femme, enfant, aucune importance. A chaque fois que tu refuseras de répondre, à cause de toi, un innocent va mourir. Et ça commence maintenant.

Et sans aucune hésitation l'agent loge une balle dans la tête de l'homme accroupi qui bascule et s’effondre dans son sang sous les hurlements hystérique de sa veuve...

Déjà un des hommes du gouvernement a attrapé la prochaine victime, un gamin d'une douzaine d'années tétanisé par le spectacle auquel il assiste. Un coup de poing jette sa mère au sol et le pas en avant menaçant de la foule est immédiatement jugulé par la menace des armes.

-Alors ? OU EST NINA REISON ?

Sur l'estrade, l'apprenti révolutionnaire se met à pleurer silencieusement.



Dernière édition par Red le Ven 6 Nov 2015 - 14:23, édité 1 fois
Sören Hurlevent
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Mar 1 Mai 2012 - 19:00

Quel était son problème ? Ah ! L'agent avait bien du culot de demander cela, après ce qu'il avait fait ! Il devait bien saisir, à présent, que les Patlandois n'avaient, pour l'essentiel, rien à voir avec la révolution... A moins qu'il ne soit trop enfoncé dans ses catégories mentales pour pouvoir penser la réalité autrement, et la prendre telle quelle. Mais... Sören avait vu l'acharnement de son adversaire de la veille. La sueur qui lui était montée au front, lorsqu'il avait tenté de tirer sur le navire, qui semblait déjà si loin... L'application qu'il avait placée dans ses coups de feu. Le gars avait mis ses tripes dans l'histoire. Peut-être risquait-il très gros, en laissant filer Reison. Le mot cinglant qu'il venait de lui jeter comme une insulte, à lui, le jeune barde qui s'était laissé entraîné dans cette sanglante aventure par sentimentalisme, il lui semblait comprendre ce qui se cachait dessous. La souffrance d'avoir échoué, et le besoin de déléguer la faute. La violence était là, mais sans gratuité. L'homme devait avoir sincèrement cru faire ce qu'il y avait de mieux à faire. Alors, Sören se redressa simplement, et, sans chercher à rétablir la justice des évènements comme il pensait pourtant le faire au départ, tendit la main.

-Je suis désolé pour tout c'qui s'est passé. On aurait du s'mettre d'accord dès l'début sur qui était qui avant de s'retrouver à s'battre comme des chiens pour l'même but.

Mais l'homme en collants rouges venait d'apparaître, d'entre deux ruines. Sans avoir l'air de prendre garde outre mesure à ce qui l'entourait, il s'adressa à l'agent avec une grande désinvolture. Il évoqua la prime de Reison... Un chasseur ? Tout comme lui, songeait Sören. Mais un chasseur de la pire espèce. Profiteur, sans aucun respect pour la vie de l'autre, opportuniste, et lâche. Il riait grassement, au-dessus du champ de bataille. Comme un démon costumé. Il y aurait de quoi en faire, des chansons ! Mais pour l'heure, intérieurement du moins, le barde fulminait. De toutes manières, l'intervention du chasseur ne sembla pas franchement plaire à l'agent, qui venait de trouver en sa personne une bien meilleure cible pour laisser éclater sa frustration.

L'histoire avait l'air de devoir en rester là, lorsqu'une puissante détonation poussa Sören à se jeter sur le sol, par réflexe. Des cris mitigés, entre joie et désespoir, la suivirent, très vite. En se relevant, le jeune homme découvrit avec stupeur que, non seulement les paysans avaient découvert un canon, mais qu'en plus, ils avaient réussi à s'en servir... et à toucher le navire.

Courant aussi vite qu'il le put sur la plage, gêné par ses blessures, le barde aperçu le navire. Le boulet avait arraché une bonne partie de la poupe. Il ne risquait visiblement pas de couler, mais il était devenu extrêmement difficile de le diriger. Le vent était cependant du côté révolutionnaire, et les voiles, gonflées, suffirent à maintenir le cap. Bientôt, Nina et ses compagnons se trouvèrent définitivement hors de portée. Mais il y avait un point positif : compte tenu de l'état du navire, ils seraient obligés de jeter l'ancre dans un port voisin. Si l'agent et le chasseur voulaient se jeter de nouveau à leur poursuite, ce serait envisageable, avec un bon bateau et une carte détaillée des environs.

De son côté, Sören était certain d'une chose : autant possible, il éviterait au cours de sa vie de se frotter à des révolutionnaires.


[Hrp : petit post, j'ai pris un peu de liberté. Dites moi, s'il y a un soucis (surtout par-rapport au comportement de Red envers Rydd, que j'ai peut-être surinterprété.]
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Mar 1 Mai 2012 - 22:09


    -T'es désolé? T'es désolé ? C'est une foutu blague c'est ça ? Tu viens de ruiner une opération gouvernementale et de laisser filer la pire salope révolutionnaire qui ait jamais trainé dans cette Blues et tu es désolé... J'aurais encore une balle à perdre je te descendrais !

    *Ou plutôt, tes potes bouseux auraient pas un canon je te descendrai, mais ça sonne moins gros dur du Cipher Pol*

    Rejoignant les deux hommes le tigre rouge continue lui aussi de trouver ça fendard, connard...

    Rydd-En tout cas ils ont failli faire le sale boulot pour nous, il faudrait peut être évité de rester sur place ou on va encore avoir des blessés sur le dos.

    -Et toi aussi ça te fait marrer ? Oui c'était une opération importante. Cette meuf sait tout sur la moitié des cellules des Blues. Lui mettre la main dessus c'est renvoyer l’organisation révolutionnaire dix ans en arrière...

    Plus bas les paysans réussissent on ne sait comment à mettre leur canon en batterie, ça sent le type qui a du faire ses classes dans l'artillerie. Boum, premier tir et déjà un coup de maitre, le bateau est touché mais hélas toujours pas assez pour le stopper avant le large. Et bien que Red ne soit pas un spécialiste des armes lourdes il ne voit pas les paysans recharger assez vite pour un deuxième coup au but. Bah, au moins avec ça ils devraient réussir sans trop de mal à conclure leur assaut du baraquement révo. Aucune importance pour l'agent Red, c'est pas rajouter une poignée de sous fifres sur son tableau de chasse qui va le sauver de l'engueulade. L'objectif c'est Reyson, et si elle se barre son boulot c'est de continuer à suivre, pas plus compliqué que ça.
    Mais Red est quand même un type consciencieux... Alors avant de vider les lieux il se tourne encore une fois vers Soren qui se relève.

    -Bon écoute bien gamin. Moi j'ai pas que ça à foutre alors je me tire de ce trou pourri avant que Nina ne soit trop loin. Mais crois pas que tu vas t'en tirer comme ça alors que toi et tes paysans avez essayé de me buter. Alors dés que je serais sur mon bateau je passerais un coup de Den Den au régiment de marine le plus proche pour leur dire de se pointer ici fissa avec un détachement suffisamment couillu pour pouvoir raser tout ce qui vit dans le coin. Je leur dirais que quand ils se pointeront ici les villageois leur remettront des prisonniers révos... Et que si c'est pas le cas alors tout ce foutu patelin ne sera bon qu'a servir de terrain d'entrainement... Qu'est ce que tu penses du deal. Facile non ? Tu t'assures que le coin soit nettoyé et en échange j'évite de transformer tes amis péons en viande froide...

    De toute façon, c'est pas comme si Soren avait le choix. C'est le probléme des mecs régit par un code morale, une fois qu'on a trouvé la clé on en fait ce qu'on veut...

    Le probléme de la fronde locale réglée Red se tourne vers le Tigre. Lui aussi a droit à sa dose d'adieu.

    -Moi je serais à ta place, je resterais la jusqu'à l'arrivée de la marine, même des sous fifres comme eux devraient te payer le déplacement. Et crois moi ce serait vachement plus malin que de courir après Nina. Parce que la prochaine fois que je te croise sur la même piste que moi. Je te fume !

    Et sur ces bonnes paroles, Red part comme il est arrivé. En vainqueur....


    *Si je dis qu'ils étaient cinquante, ça devrait passer...*

Rydd Steiner
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Sam 5 Mai 2012 - 12:34

    Rydd se dandinait sur son rocher en écoutant la brève conversation entre le pseudo leader du mouvement paysan et le membre du cipher pol. Il était toujours heureux d'appartenir à la profession de chasseurs de primes, on n'avait en effet de compte à rendre à personne si ce n'est à ses éventuels commanditaires. Mais la traque de Reison ne constituant qu'une traque n'émanant d'aucun contrat, il n'y avait pas lieu de dramatiser. Mais le membre du gouvernement semblait bien plus courroucé de la fuite soudaine de sa proie, semble-t-il cette révolutionnaire était une pointure s'agissant des prisons mais ce n'était pour Rydd qu'une anecdote. Aussi ne s'intéressa-t-il qu'avec amusement à cet échange qu'il jugeait totalement stérile. Une chose retint néanmoins son attention, la marine allait venir et quand l'argent venait, il fallait toujours rester sur place.

    Red toujours particulièrement agacé, et ô combien agaçant, s'adressa à Rydd. Le chasseur de primes se gaussa quelque peu avant de répondre à l'individu.

    -«Je ne cours pas après les primes de manière systématique. Il y a donc peu de chances que nous nous revoyons. Je vais attendre la marine ici et quémandé un subside. Pour ce qui est de me fumer, je tiens trop à la vie pour me risquer à provoquer un si dangereux membre du très efficace cipher pol.»

    Puis se tournant vers le villageois.

    -«J'espère que tu ne me tiendras pas rigueur de cette balle tirée sur toi. Il faut avouer que quand je suis sur un travail je perd toute notion de retenue et très souvent les dommages collatéraux sont nombreux. Enfin ! Sur ce je vais attendre la venue de la marine !»

    Et ainsi s'éclipsa Rydd Steiner dans la nature environnante. Il attendit sur la côte, à l'abri des regards indiscrets, que pointe un navire de la marine. Et en effet, un bâtiment flanqué du pavillon de la marine fit son apparition sur la ligne d'horizon. Le chasseur de primes avait bien patienté pour voir poindre au loin ce navire. Il était doublement ravi de le voir apparaître. D'une part car le nouveau venu présageait une potentielle récompense mais surtout parce qu'il était arrivé très tardivement, ce qui montrait qu'un chasseur de primes doué arriverait toujours en avance sur les forces de la marine.

    Il fallut encore une petite heure pour que le bâtiment militaire de jette l'ancre et que les premiers soldats mettent pied à terre. Le contingent trouva devant lui un Rydd tout de rouge vêtu et attendant de pied ferme sa récompense. C'est d'une voix chaloupée qu'il salua les nouveaux arrivants.

    -«Vous êtes en retard Messieurs !»
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Mar 8 Mai 2012 - 22:48

S'il lui restait une balle à perdre, il l'achèverait ? Ah ! Comme s'il en avait besoin ! Venant d'un bretteur, l'expression était si plaisante que Sören conserva un grand sourire en son cœur, malgré les insultes qui pleuvaient sur lui comme une grêle épaisse. Il pensait avoir l'aval sur sa conscience ? Eh. De toutes manières, tôt ou tard, les paysans auraient livré leurs prisonniers à la marine. Ce n'était guère dans leurs mœurs, que de rechercher des arrangements obscurs, ou de faire des compromis avec ceux qui mettaient en danger leurs familles.

Ouai, en fait, il n'y avait peut-être pas tant à chercher que ça : l'agent n'était pas un enfant de cœur. Incapable d'avouer son erreur et de chercher une solution en utilisant les bonnes volontés en présence, il avait préféré, une nouvelle fois, tenter de régler le problème en solo. Tout en humiliant une nouvelle fois ses victimes, en outre. Sören le regarda partir un bref instant, sans rien dire de plus. Utiliser un Den Den Mushi une fois à bord de son navire ? Le port se situait à l'exacte opposée de l'île, du côté du village où tout avait commencé. Il lui faudrait bien une heure pour y parvenir... Et les insulaires devaient certainement disposer d'un relais, de façon à contacter la marine en cas d'urgence. Pour couper court à toute menace de représailles, il suffisait d'être plus rapide que lui. Cela jèterait peut-être quelque peu l'opprobre sur ses actions... En temps normal, le barde s'en serait inquiété. Mais compte tenu des circonstances, cela lui semblait être on ne pouvait plus juste. Comme l'homme était un « agent du gouvernement », mieux valait ne rien tenter de vraiment direct contre lui. Une plainte, et cela risquait de très mal tourner pour les Patlandois. Mieux valait en finir au plus vite, et étouffer l'affaire.

Restait le tueur en rouge, qui riait toujours, malgré les vociférations de son partenaire d'un jour. Celui-ci, il continuait de remplir Sören d'horreur. Le sourire aux lèvres, devant la bataille qui s'achevait, il alla jusqu'à s'expliquer vaguement sur le mal qu'il avait causé : la blessure par balle, et les villageois étripés lors de sa fuite... Et il prenait son professionnalisme pour excuse ?!
Le barde cracha au sol.


-C't'entre toi et Dieu. A c'stade, j'ai plus rien à dire.

Puis, sans attendre de réponse, Sören se précipita dans le cœur de la mêlée, qui achevait de s'essoufler. Baravin assommait à tour de bras, lorsque le garçon le saisit à l'épaule.

-Eh là, Baravin ! Y'a l'agent qu'a fait ses valises. Y'a b'soin d'un Den Den, et en vitesse ! J't'expliqu'rais, j'peux trouver ça où ?

Un peu interdit, le tavernier hésita quelques secondes, les yeux dans le vague, obsédé par le rythme du combat. Finalement, il acquiesça.

-Ouai ! Y'a un poste de s'cours, du côté d'l'ancien phare, à l'est. T'es pas loin, comme ça. Grimpe 'vec Brandy, l'gars à la percheronne !

En effet, un peu plus loin, un jeune homme combattait à coups de fourche, tout en chevauchant à cru une immense jument de trait. Aussi vite qu'il le pût, Sören se dirigea vers lui, et se hissa sur la monture.

-Salut, Brandy. T'en fais pas, c'est Sören. J'ai b'soin d'toi pour aller au vieux phare, et l'plus vite possible ! J't'expliquerais en route, ça marche ?

Il n'y eut pas à discuter. Sur les habitants de l'île, le barde jouissait depuis la veille d'un ascendant sans égal. En moins d'un quart d'heure, il parvint au lieu dit et, accompagné du palefrenier, il atteignit la salle dans laquelle était conservé le Den Den Mushi. A en juger de l'état de la pièce, cela faisait bien longtemps que personne n'avait utilisé l'escargophone, qui mangeait paresseusement une salade laissée à son intention. Délicatement, Sören s'en empara, et établit la connexion.

-Avant-poste E.M.M de Manshon, j'écoute ! Déclinez votre identité, et soyez brefs.
-Sören Hurlevent, chasseur de primes de North Blue ! J'suis actuell'ment sur Patland. Y'a eu une accroche avec une bande d'révolutionnaires, les paysans s'en sont occupés. Les prisonniers sont faits, y'a qu'à aller les ramasser. Mais y'a eu des morts, à cause d'un collègue qu'est resté sur l'île.
-Bon. Son nom ?
-Je l'sais pas, mais vous l'verrez sûrement en arrivant ! J'crois qu'il espère toucher une obole sur ce coup... 'Fin. Y'a un dernier truc. Un gars du gouvernement qu'était présent va vous appeler. Il croit que tout Patland était complice des révos. Va y'avoir des menaces, pour les locaux. Juste pour vous dire, qu'vous soyez pas étonné.
-On vous envoie du monde. Pour cette histoire, ça semble pas avoir d'importance majeure à-priori, l'équipe avisera sur place. Merci pour votre appel.

Glacial comme une fiche de paye, le marin mit fin à la communication. Au grand plaisir du Den Den Mushi, qui put revenir à sa salade. Songeur, Sören espéra un bref instant avoir été assez rapide. La population de l'île avait connu assez de traumatismes ces dernières vingt-quatre heure pour ne pas avoir besoin, en plus, d'être menacée par l'officier le moins scrupuleux du secteur.

-Bon. Bah Brandy, mon gars, y'a plus qu'à, comme on dit. Tu peux m'ramener au port ? Qu'on accueille la marine, histoire qu'ils trouvent pas l'village désert avec juste le bonhomme en collants au milieu... ça f'rait désordre.

* * *

Un navire de guerre mouillait dans le petit port de Patlin. Trois par trois, en rangs serrés, des marines en uniformes mettaient pied à terre. Sören observait la scène, tout en demeurant à distance respectable de son collègue, qu'il avait rattrapé. Toujours occupé à ironiser. Il pouvait. Il ricanerait peut-être moins lorsque les militaires comprendraient la part de responsabilité qu'il avait dans le massacre d'une partie des villageois...
Un officier fermait la marche. Comme il venait de Manshon, ville au sein de laquelle le barde avait passé deux années complètes, et où il avait acquis son permis de chasse, son visage ne lui fut pas inconnu. C'était le commandant Alec, homme sévère et fermé comme un juriste, mais à l'esprit droit. Ils échangèrent un regard, puis quelques mots.


-Hurlevent. Il me semblait que le nom ne m'était pas étranger.
-Bonjour, commandant !
-Oh ? Mais c'est le Tigre Rouge, de South Blue.

Alec venait d'apercevoir l'assassin masqué, qui souriait toujours. South Blue ? Tigre Rouge ? Le bonhomme devait avoir une renommée, dans le milieu... Mais Sören n'avait encore que trop peu voyagé pour le savoir.

-Le tigre ? …
-Eh ! Il a tué mon père, je l'reconnais !

C'était Brandy, toujours sur son énorme jument, qui venait de crier, en pointant le chasseur le doigt.

-C't'homme, c't'un assassin, pour sûr, m'sieur le commandant ! Il a même tiré sur Sören, qu'était v'nu nous aider ! Parole ! J'vous jure !

Un silence suivit ces mots, coupé par le « peuleu peuleu » d'un escargophone, qui sonnait sur le pont. Se pouvait-il qu'il s'agisse de l'agent, ou plutôt, de nouveaux ordres dus à son appel ? Les difficultés n'avaient peut-être pas encore été complètement surmontées.
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Dim 13 Mai 2012 - 12:35

    -Pulu Pulu Pulu !
    -Commandant Alec j'écoute ?
    -Espèce de sombre crétin, mais pourquoi vous ne m'avez pas dit que vous étiez à deux heures de Patland ? Je vous croyais à la base de la marine quand je vous ai appelé !
    -Agent Red ?
    -Bien sur que non, je suis la grande soeur de Sengoku ! Évidemment que c'est l'agent Red. Vous l'avez eu dans une pochette surprise à la fête foraine votre grade ou quoi ? Qu'est ce que vous foutez déjà sur place ?
    -Et bien nous étions en patrouille dans le coin, et vous n'avez rien demandé. Alors restez poli enfin...
    -Que je reste poli ? Je n'ai rien demandé ? Mais c'est une blague ? Réfléchissez un peu, si vous étiez si prés vous auriez pu intercepter directement le navire de Nina Reyson. C'est évident que les autres sous fifres n'ont aucune importance à coté de ça... Abruti ! Est ce que vous vous rendez seulement compte de l'occasion que vous venez de faire foirer ?
    -Écoutez agent Red, vous m'avez demandé de venir prendre livraison de prisonniers révolutionnaires à Patalnd, et je le fais. Si vous vouliez autre chose il fallait étre plus explicite .
    -Incapable ! Boulet !
    -Je crois que ça va couper...
    Je vous interdis de raccrocher, je suis l'agent Red bordel ! Je suis mandaté par le gouvernement !

    Le commandant Alec regarde l'escargophone d'un air consterné et le tend à son second en haussant les épaules...

    -Répondez moi immédiatement ! Je sais que vous êtes la bande de bouseux, personne ne dupe l'agent Red !

    Le Den den furibond passe de mains en mains, descendant la chaine hiérarchique du bateau au fur et à mesure que les gradés se déchargent du fardeau sur le sous fifre le plus proche. Jusqu'à l'apprenti cuistot qui, dépourvu de tout subordonné finit par se débarrasser de l'escargophone hurlant en le balançant discrètement dans un tonneau sous le regard bienveillant du commandant Alec...

    -Racailles ! Enfoirés !...
    -Bien, une affaire réglée, continuons...


Dernière édition par Red le Lun 14 Mai 2012 - 9:07, édité 4 fois
Rydd Steiner
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Dim 13 Mai 2012 - 13:38

    Rydd explosa de rire en écoutant la conversation par escargophone.

    -«Cet agent est incroyable, franchement faut le recruter dans la marine ce mec vous gagnerez en prestige! Concernant cette petite histoire, il se trouve que le gars là.»Rydd pointa du pouce Soren. «Se battait avec l'agent du cipher pol et comme je suis du genre sympathique j'ai pris parti naturellement pour le gouvernement. Pour ce qui est du pseudo meurtre du Papa de Monsieur.» Un index fut pointé sur le second accusateur. «Faut dire que tout bel agent du cipher pol qu'il était et moi même chasseur de primes plutôt connu, on a quand même dû faire face à une sympathique émeute de villageois. Alors évidemment on s'est défendu et on est sorti de cette pagaille avec une certaine difficulté. On a quand même réussi à retrouver notre cible, la fameuse Reyson dont je pense entendre encore le nom par là bas.»

    Rydd délivra un léger coup de tête en direction de l'escargophone dissimulé qui continuait de gesticuler en tous sens.

    -«Mais alors qu'on attendait la levée du jour pour tomber sur la révolutionnaire. Voilà que les habitants du bourg se sont subitement senti pousser des ailes et ont lancé un assaut sur les retranchements révolutionnaires.»

    Le chasseur de primes se tourna vers ses deux accusateurs.

    -«Et franchement c'était un beau travail de cochons. Une telle masse si désordonnée, on se serait cru dans une foire au bétail ! Je me demande même s'ils ne se sont pas tirés les uns sur les autres vu les gaillards ! Alors moi si je suis encore ici c'est parce que j'ai bien l'intention de me faire payer le déplacement inutile. Quand je suis mandé par les autorités pour traquer une révolutionnaire et que je finis par être mit en défaut par la population locale, vous m'excuserez mais je trouve ça fort.

    Puis vous avez tout intérêt à me payer les gars... Je veux dire, vous voudriez pas que vos petites frasques soient connues. Enfin moi je dis ça, je dis rien. Je suis sûr que la guilde des chasseurs de primes et Finnegan en personne seraient foutrement amusés par l'histoire du commandant Alec. L'histoire du commandant qui est à deux heures d'un navire révolutionnaire abritant un élément capital de l'organisation mais qui préfère rejoindre une île peuplée de villageois sauvageons pour récupérer quelques prisonniers blessés...»


    Le silence se fit quelques secondes mais le traqueur ne laissa pas la pression retomber.

    -«Allez commandant, je pense qu'avec un ou deux millions je repartirai d'ici sans être lésé et vous sans être ridicule...»
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Sören Hurlevent
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Dim 13 Mai 2012 - 22:13

L'astuce avait fonctionnée. L'agent avait perdu toute crédibilité auprès de la marine en présence, toutes les cartes semblaient se trouver à présent dans le camp villageois. Mais... c'était oublier le chasseur rival que de se croire ainsi tiré d'affaire. Prêt à tout pour glaner quelque trésor, celui-ci venait de se répandre en accusations, provocations cyniques et même, menaces, pour parvenir à ses fins peu glorieuses.
A côté de Sören, Brandy serrait poings et dents, un peu plus à chaque mot. Le barde le voyait bien, le garçon était sur le point d'exploser.
En face, le commandant Alec écoutait sans mot dire, fidèle à son éternelle expression de droiture figée. Gai et expressif comme une porte de prison.
Finalement, ce fut le jeune palefrenier qui rompit le silence suivant les déclarations du Tigre Rouge. Tenant son immense jument par le licol, il semblait prêt à pleurer. Tripes en vrac et mains qui tremblent, il transmettait toute la rage et la détresse qu'avaient pu éprouver les patlandois au cours des dernières vingt-quatre heures, par son seul regard.


-Cet homme, y sait pas d'quoi il parle, je l'jure sur ma percheronne, sur ma vie ! Y'a eu révolte parc'qu'il y'avait injustice ! Un homme, un pauvre en plus, abattu parc'qu'on disait rien sur les révolutionnaires de l'île... Mais c'est qu'on savait rien !! Y'avait un traît' parmi nous, mais il s'planquait, on a vu qu'du feu ! Y'a eu méprise, et fallait bien qu'on s'défende, puisqu'on voulait pas nous croire ! Sören a jamais voulu faire d'mal à l'agent ou même au gouvern'ment, juste nous aider à sortir d'un enfer qu'on avait rien fait pour mériter !
D'ailleurs... d'ailleurs, dès qu'on a compris d'c'qu'il en r'tournait, on a été les premiers sur les lieux ! On a toujours vécu dans l'respect des règles, dans l'droit chemin, m'sieur le commandant ! C'pour ça qu'on vous a appelés ! On veut juste qu'tout ça s'arrête, et r'commencer à vivre !


Nouveau silence. Le Tigre qui riait toujours, le Commandant qui ne bougeait toujours pas, et Sören, qui retenait son souffle. Il aurait voulu calmer l'affaire point par point, mais visiblement, Brandy en avait décidé autrement. Que le chasseur reparte avec de l'argent mal gagné, le barde s'en moquait plus ou moins. Personnellement, il y verrait simplement une raison de plus de considérer le collègue comme infréquentable. Mais chez les paysans, le sens du gain méritoire et de la juste rétribution est bien ancré. Sören ne le savait que trop bien, lui aussi ayant été éduqué dans ce sens.

Mais soudain, le commandant Alec s'éclaircit la voix avec dignité.


-La loi stipule que toute provocation délibérée d'émeutes, de violences, ou de conflits doit être punie. Amende ou peine de prison selon la gravité des faits. Art. 42 C, alinéa 1. Je vois qu'il y a eu émeute, provoquée par Hurlevent, ici présent...
Cependant. Ladite loi (alinéa 2) indique également que le châtiment devra être déclaré inopérable si les motivations de l'acte ne relèvent pas d'un esprit révolutionnaire, agressif, ou civilement néfaste. Plus généralement, si la population soutient le déclencheur sans afficher ni volonté de récidive, ni d'anti-gouvernementalisme, et se montre favorable à l'intervention de la marine, l'acte sera archivé et déclaré sans suites.


Une pause. L'officier sort une édition abrégée du code civil de sa poche, le feuillette brièvement, et poursuit.

-En ce qui concerne le règlement interne de la marine, l'article 12 indique que « Toutes pratiques relevant du pot de vin, de la flatterie, de l'humiliation, du colportage de rumeurs, et de la tentative de manipulation financière et/ou psychologique devra être strictement ignorée par le représentant E.M.M, sous peine de sanctions graves. » Aussi pouvez-vous bien répéter ce que vous voudrez à qui vous voudrez, Mr. Steiner, je m'en tiendrais au jugement que je ne tarderais pas à rendre. D'autant que je n'ai fait que mon devoir, en répondant à un SOS suivi d'un appel à aller chercher des prisonniers sur l'île de Patland. Je ne suis pas tenu de deviner les ordres, mais d'y obéir, que cela plaise ou non.

Avec un air patient et des gestes calculés, le commandant rangea son livre de poche, pour en sortir un beaucoup plus volumineux d'une sacoche qu'il portait en bandoulière. Puis, il se mit à le feuilleter.

-Pour ce qui est du dédommagement que vous exigez, Mr. Steiner, je me réfèrerais si vous le voulez bien aux articles 115 B et D du Code Civil revisité de Maître L. Trovahechnik : « L'activité de chasseur de primes est tolérée par l'E.M.M, mais strictement règlementée dans sa pratique et sa rémunération. […] B. Toute rémunération sera refusée au chasseur de primes, en l'absence de preuve tangible de la capture réalisée. De plus, toute arrestation partielle d'un fugitif (blessure, membre coupé ramené en gage, vol, noyade sans récupération) bloquera systématiquement la remise de la prime. Pour être versée, une prime demande l'arrestation d'un criminel pieds et poings liés, ou la preuve de son décès formulée par la présence physique de son enveloppe corporelle. [...]
D. Nul chasseur de primes, quelque soit sa renommée, ne saurait être habilité à réclamer une avance, ou un dédommagement en cas d'échec. Tout marine contrevenant s'expose au devoir de rembourser la somme versée. »

Je ne prendrais pas ce risque, c'est évident. Je regrette, mais vous ne gagnerez rien, puisque, de toute évidence, vous n'avez pas arrêté Reyson, et que les prisonniers révolutionnaires n'ont rien à voir avec vous, ou votre action.


S'avançant de quelques mètres, le commandant fixa tour à tour les trois individus qui lui faisaient face.

-Mr. Steiner, vous pouvez disposer. Hurlevent et... vous, monsieur, je vous demanderais de nous conduire aux prisonniers. Nous allons avoir du travail. Rapport et référencement, les interrogatoires auront lieu à la base.
-Bien, commandant !
-Bien !

L'officier, suivi d'un détachement, emboita le pas des deux paysans, sans cesser de se remémorer le code.

-Nous mènerons également quelques interrogatoires, pour tirer cette affaire au clair. Nous ne pouvons nous permettre le moindre faux pas en cette période de troubles. Ceci dit, l'article 25 du code interne de la marine impose l'assistance aux blessés. Nous nous occuperons de donner les premiers soins aux villageois, comme aux prisonniers. Une émeute ne fait jamais que trop de morts.
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Rydd Steiner
Rydd Steiner
Le Tigre Rouge
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Lun 14 Mai 2012 - 15:40

    Si Rydd montrait une décontraction totale jusqu'alors, il commençait sérieusement à ne plus rire à mesure que le commandant énonçait des articles insipides. Manifestement il n'aurait aucun subside mais ce n'était pas cela qui agaçait le plus Steiner. Il avait réellement l'impression d'être considéré comme un bouffon, comme le chasseur de primes docile que l'on congédie d'un revers de main comme s'il s'agissait du premier esclave venu. Grinçant des dents il écoutait néanmoins les paroles de l'officier, imprimant dans son esprit l'intégralité des mots qui s'échappaient de sa bouche.

    Le pédant feuilletait de lourds ouvrages comme un véritable notable. Il n'était guère étonnant de le voir sur cette plage et non à la poursuite de Reyson ; il appartenait probablement à la branche laxiste de la marine, cette branche qui préfère avoir le nez plongé dans les textes de lois plutôt que d'agir sur le terrain.

    Mais le commandant termina bien vite sa lecture pompeuse. La conclusion était que Rydd ne bénéficierait pas d'un quelconque dédommagement pour sa présence sur place, ce qui était assez légitime en soit. Le commandant Alec congédia alors mollement le Tigre Rouge comme s'il était l'un de ses subordonnés. Déjà plus que remonté suite à cette lecture indigeste, Rydd ne tenta pas de se contenir et s'approcha du commandant qui avait déjà prit une autre direction.

    -«Commandant ?»

    Steiner se porta à la hauteur d'Alec alors que celui ci tournait les talons pour voir qui l'appelait. Sans réel coup de semonce le chasseur de primes de Saint Urea lui décocha un furieux crochet du droit à la mâchoire. Le représentant de la marine tomba aussitôt sur le sol. Avant que quiconque ne réagisse, Rydd était déjà sur lui et lui délivra quelques coups de pieds dans le ventre d'un air furieux.

    Plusieurs marines accoururent pour protéger leur chef mais ils n'eurent le temps de voir qu'une forme rougeâtre devant leurs yeux avant d'être puissamment propulser sur le sol. Rydd avait une nouvelle fois frappé. Il se retourna une dernière fois vers le commandant qui se tenait fébrilement le ventre alors que derrière d'autres marines accouraient déjà pour se porter au secours de leurs frères d'armes. D'une voix glaciale Rydd s'adressa à Alec.

    -«L'activité de chasseur de primes est tolérée par la marine ? Tu te fais un peu trop d'idées sur ton institution, imbécile. Rassure toi, l'article 25 du code interne de la marine impose l'assistance aux blessés. Tu vas donc pouvoir bénéficier de cette assistance.

    Si tu me cherches je serai à Saint Urea pour clore cette conversation.»


    Constatant qu'un contingent important de soldats arrivait à grande vitesse vers lui, Rydd décampa. Il courrait à une vitesse impressionnante qui prouvait encore une fois que son surnom de Tigre n'était pas usurpé. Tandis qu'il courrait il serrait encore furieusement sa mâchoire. Cet imbécile de commandant... Ces quelques coups allaient lui couter furieusement cher. Mais il était impossible de mettre un prix sur le visage déconfit d'Alec se tordant de douleurs, cette vision valait largement son pesant d'or. Rien que d'y penser, Rydd retrouvait déjà le sourire.
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Sören Hurlevent
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Lun 14 Mai 2012 - 18:14

Décidément, le Tigre Rouge venait d'achever de dresser de lui-même un portrait des plus sordides. Un capricieux prêt à tout pour parvenir à ses fins. Il venait même de commettre une erreur radicale pour un chasseur de primes : s'en prendre à un officier de la marine qui connaissait son identité. Pour sûr, cela risquait fort de lui coûter cher... Bien plus cher que ce qu'il aurait souhaité gagner sur cette affaire.
Malgré la violence et la fulgurance de l'attaque, Sören conservait une certaine bonhommie. Il aida le commandant à se relever, assisté en cela par Brandy qui avait l'air plutôt satisfait de la tournure que prenaient les évènements. Pour lui, la justice avait accompli son devoir, ni plus ni moins. Aux yeux du barde, la situation s'achevait aussi proprement qu'il était possible, compte tenu des morts, des blessés, et des bouleversements qui séviraient sans doute encore longtemps au sein de la population de l'île. Connaissant bien les paysans, Sören se doutait qu'après cela, ils constitueraient probablement leur propre milice, si la marine refusait de revenir installer un avant poste. Chat échaudé craint l'eau froide.


-Ça va, commandant ?
-...

Visiblement, il n'était plus vraiment d'humeur à réciter les versets du code civil. Pourtant, la situation aurait pu convoquer l'Article 56, indiquant que tout chasseur de primes devait s'abstenir de tout acte de violence envers un représentant officiel de l'ordre, quelque soient les circonstances, ou même l'Article 62 alinéa b, stipulant que tout chasseur se devait porter secours à un marine agressé...

-L'erreur commise... est majeure. La justice... fera son œuvre. Il n'y a rien à ajouter. Allons.

* * *

La journée s'était achevée. Du soleil, il ne restait qu'une flaque rouge qui baignait l'océan. Absorbé par cette image, Sören regardait le navire marine partir au loin, avec les prisonniers à son bord. Les témoignages avaient été enregistrés sur place, et les blessés, soignés efficacement par une équipe prévue à cet effet. Les bons effets de la bureaucratie, sans doute...

-Hé ! Sören ! Viens manger un morceau. Y'a pas d'raison de faire le jeûne.
-Ouai. Ça va aller, toi ?

L'air offusqué, Brandy se redressa, bomba le torse, dans une posture des plus fières et glorieuses. Ah ! C'était bien un paysan. Jamais à se lamenter, toujours à agir contre la tempête... Jusqu'à ce que le soc ne finisse par se briser. Sören était lui aussi de ce bois, même s'il n'avait jamais pu se résoudre à adopter un tel comportement qu'il estimait, au fond, très forcé... Bien que nécessaire dans les milieux où la vie était dure et ne laissait guère de place à l'expression de sentiments excessifs. La douleur était toujours interne, cachée, et demandait à s'exorciser par l'humour, la joie, le travail, la fatigue.

-Les morts sont les morts, pour sûr, y faut qu'ils laissent les vivants en paix ! Et j'crois qu'ils aimeraient qu'on mange bien comme s'ils étaient là, et qu'on chante, aussi. Pour ça, on a b'soin de toi. Alors ramène-toi !
-Bien, mon commandant ! Article 134, tout barde se doit de prêter ses services gratuitement en cas de banquet communal !

Imitant le ton empesé de l'officier, Sören éclata de rire, la main posée sur l'épaule de Brandy qui l'entraîna vers les quelques bâtiments rescapés, desquels l'ont distinguait déjà lumière et éclats de voix... La nuit serait longue.

 « Le chat feule dans la nuit,
Ce soir la lune est pleine,
Le chat hurle, il est pris,
Entre' le chien et la hyène. 

Mais le savant félin
A sut duper la mort,
Et ce soir au festin,
Regarde ! Il rit encore !


[Hrp : un grand merci à tous les deux pour ce Rp bien sympathique ^.^ A une prochaine, j'espère !]

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