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[1624] Attention j'arrive!

Samehada Taisou
Samehada Taisou


Feuille de personnage
Dorikis: 1015
Popularité: 20
Intégrité: -2

Jeu 8 Mar 2012 - 21:52

Pu-tain-fait-chier.

Déjà deux jours que j’arpente les ports de North Blue dans l’espoir de trouver quelque chose d’intéressant à faire. Mais en deux jours.. Eh bien, tout ce que j’ai réussi à obtenir c’est : rien ! Le néant total, le vide sidéral ! Qued’, Nada, Nothing, rien quoi. Ah si pardonnez-moi ! J’ai oublié de parler de la morsure de clébard ! Croyez-moi, dormir à la sauvage, c’est pas la joie. L’aventure ? Pour l’instant elle me casse les bonbec’ !

Bon, j’vais quand même faire un p’tit résumé de ces deux jours, histoire de pouvoir être comprit.
Vous vous souvenez certainement de mon arrivée en fanfare dans cette petite île de North Blue ! Non ? Tant pis, fallait suivre. Après cette arrivée en fanfare donc, je me suis éloigné de ce marine pas rassurant et de son rire qui fait pleurer les petits enfants. Par « éloigné », je veux dire que je suis sorti du bar avec l’intention de me barrer de cette île de fou, puis que je me suis souvenu que je n’avais pas d’embarcation. Donc, retour à la case départ, c’est-à-dire : tenter de squatter un bateau.

J’vous avouerai qu’après l’épisode de la cale pleine de poissons, ça me faisait un peu flipper. Mais pas besoin de m’inquiéter, vu que de toute la journée, le seul capitaine qui ait bien voulu m’adresser la parole était un type bizarre. Le dos vouté, les yeux globuleux, les cheveux filasses, il me disait d’entrer dans sa cabine en me faisant des petits signes de la main et en disant :

- Entre mon précieux, entre..

Trop-che-lou. Il a fini couché dans sa cabine avec une bonne grosse bosse sur le coin de la gueule. Signe d’une rencontre avec le plat de mon sabre. J’sais pas ce qu’il avait derrière la tête, mais j’ai lu assez de magazines cochons pour savoir ce que pouvait faire un mec comme lui à un jeune comme moi ! Le vil ! Bref, oubliez la dernière phrase. Si si, j’insiste. J’ai donc terminé cette journée avec ce dernier épisode en mémoire. J’ai bouffé des patates crues que j’ai volé dans un p’tit jardin. J’les avais mises sur des petits pics pour tenter d’imaginer des brochettes, mais c’était une idée à la con, ça n’a pas marché. J’ai donc mangé ces trucs dégueulasses avant de m’endormir sur le seul truc à peu près confortable que j’ai trouvé : le sol.

Quand je me suis réveillé, j’avais mal partout. Au dos, à cause de sol pas si confortable que ça, au ventre à cause des patates crues, au mollet à cause du chien qui me le mâchouillait l’air de rien. Oui, vous avez bien lu. Un enfoiré de clébard s’était mis en tête de me ronger jusqu’à l’os. Faut dire que j’ai pas précisé que je m’étais endormi dans le même jardin que j’avais dépouillé. Du coup j’ai secoué la jambe, j’ai tapé sur la tête du chien qui ne faisant qu’écouter les « SULTAN ATTAAAAAAAQUE » stridents de sa maîtresse et j’ai fini par lui exploser la gueule à coup de tatanes. Pis j’en ai profité pour mettre une patate dans la bouche de la vilaine dame qui criait vachement fort à côté d’un mec qui venait de se réveiller. Ce qui n’a pas plu au mari qui m’en a voulu apparemment.

Quelques coups de tromblons plus tard, je me retrouvai à nouveau au port. S’agissait p’t’être de se tirer de là avant que les ennuis n’arrivent ! Ce deuxième jour, j’avais changé de méthode ! Cette fois ci, j’avais tenté l’INFILTRATION ! Veuillez noter que lorsqu’on à mon look, il est assez difficile de passer inaperçu. Vous ne serez donc pas surpris d’apprendre que je me suis fait refouler approximativement 16 fois, que j’ai pris environ autant de coups de pied au cul et que mon moral en a pris un sacré coup. C’est donc avec le pantalon arraché et le cul rouge que j’étais retourné au village avec l’espoir de trouver mieux à manger, et peut être un endroit où dormir. Vraiment, j’étais démoralisé. Je n’arrêtais pas de penser à mon père, et je me disais qu’il avait vraiment oublié de me parler de ça quand il récitait ses aventures. Peu enclin à r’bouffer des patates, j’ai mangé.. Suspens ! Des carottes. Des putains de carottes. Pas mieux que les patates en somme. Ce soir-là, j’ai dormi dans un arbre. C’était pas plus confortable que par terre, mais au moins, le seul animal qui pouvait me mordre, c’était un écureuil. Couillu l’écureuil qui viendrait m’becqueter !

Voilà donc ou j’en suis. J’suis à nouveau dans l’port de ce foutu village dont j’ai zappé le nom. J’ai l’corps en vrac, mes vêtements sont HS et j’ai même plus la force de me plaindre. J’fais le tour des bateaux à quai, mais j’crois que c’est peine perdue, personne voudrait prendre en charge un gueux d’ma sorte. Dépité, j’m’assoie sur un ponton, les pieds dans l’eau. J’regarde l’horizon. C’est beau l’horizon. Ça fait penser à autre choses qu’à des mecs découpés. Un jour j’vous parlerai de mes rêves, z’allez voir, c’est joyeux. Je pense donc. J’suis complètement ailleurs lorsque j’sens un truc dans mon dos. C’est pas tangible, mais j’pense que z’avez déjà ressenti ça. L’impression qu’un truc pèse dans le dos, une présence. J’me retourne. Y’a un gamin qui me regarde. Je le regarde. Je lui dis :

- Tu me regardes ?

Il me dit :

- Non.

Je lui dis :

- Ok.

Pis j’me retourne. J’recommence à mater l’horizon lorsque ça fait TILT dans ma tête. On vient de se foutre de ma gueule ou quoi ? Je me retourne et je fixe le morveux comme si j’allais le buter. J’ai les yeux plein de haines et ma bouche entr’ouverte laisse voir mes chicots pointus. L’archétype du monstre de foire ! Pourtant, l’gamin met son doigt dans son nez et dit d’une voix nasillarde :

- Mon papa il tape les monstres. Il est capitaine pirate !

BANG dans ma gueule ! Victoire du merdeux qui vient de me rappeler ma triste position sans s’en rendre compte. A moins qu’il n’ait tout compris et que ce soit une machiavélique conspiration visant à me faire souffrir comme jamais avant de m’achever ! Mais j’en doute. Alors je pose ma main sur mon front, signe que je me fais honte à moi-même. *AUTO-FACEPALM*

Pis là, j’ai une idée. Une terrible ! Une machiavélique ! Une démoniaque !

- C’est quel bateau celui de ton papa, mon précieux ?

Diantre, c’est un truc qui se prend facilement ! V’là que je deviens louche ! Mais le p’tit se laisse prendre, il pose un premier orteil dans mon filet. J’enchaîne rapidement avec un :

- Oh regarde ! LE MARCHAND DE GLACE !

Et pendant qu’il regarde ailleurs, j’lui flanque une torgnole qui l’assomme sur le coup. Vite, vite, vite, je le traîne un peu par terre, histoire de le salir un peu et faire croire qu’il est amoché, puis je le prends dans mes bras, et l’emmène au bateau qu’il m’a désigné. Je sais, c’est un coup très bas. Mais l’arrive des moments ou faut choisir ses priorités. « Avoir un code d’honneur » n’en fait pas partie.
J’arrive donc au dit bateau. L’est pas grand. L’est même vachement petit. Mais j’me laisse pas démonter et j’avance avec la tête d’un mec qui vient de braver tous les dangers pour sauver un petit enfant sans défenses. J’monte sur le pont, au milieu des types qui s’affairent, et j’reste là en attendant qu’on me capte. Généralement on me capte vite. On me capte ? ça y est on m’a capté.

- BIQUET !!!!

Bon dieu ? Dis-moi pas qu’c’est pas vrai ? Il l’a pas appelé comme ça ? Le pauvre.. J’ai presque honte de l’avoir frappé du coup.

- Que s’est-il passé ? Qu’est-il arrivé à mon biquet ?

Bon, c’est confirmé, ce gamin n’a vraiment pas de chance.. Le truc en costume de pingouin qui vient d’arriver a bien l’air d’être le papa du p’tit. Laissez-moi vous le décrire : Petit, gros, endimanché, ridicule quoi. Un haut de forme presque aussi grand que lui est posé sur sa tête et un monocle vient surplomber son long nez pointu. Il porte un costume noir comme s’il sortait d’un gala ou de je ne sais quel asile de pingouins dégénérés. Tentant de rester de marbre à ce physique repoussant, je prends l’air le plus innocent qui soit, et je commence à causer :

- Vous êtes le père de ce jeune garçon ? Il me semblait bien l’avoir vu trainer près de ce bateau ! Figurez-vous qu’j’passais près du port, comme ça par hasard, et que j’ai vu ce pauvre garçon se faire rentrer d’dans par un gros chien ! Z’imaginez bien que j’ai fait mon devoir et qu’j’ai flanqué mon pied au cul d’ce galeux ! Bon, il m’a mordu, hein, v’voyez, là, ici, oui c’est tout frais. Mais bon une fois parti, ben j’me suis dit que j’allais vous ram’ner le ptiot !

- Oh mon biquet d’amour.. C’est la faiblesse du papa, je n’aurai pas dû le laisser descendre du bateau. Oh mon biquet, je savais que j’aurais dû te laisser chez ta mère.. Comment est-ce qu’on va faire quand on sera sur Grand Line ? Mais pourquoi est-ce que je te fais vivre des choses comme ça.. Je dois vraiment vous remercier mon brave. Il n’est plus, aujourd’hui, beaucoup d’hommes avec un peu d’âme et d’honneur. Je vous suis vraiment reconnaissant ! Puis je vous demander votre nom ? Ah mais que suis-je malpoli, laissez-moi me présenter ! Je suis Hassan Céhèf, capitaine du Tégévé. Pour vous servir..

- Samehada Taisou. Bretteur au chômage. Pirate débutant. Enchanté.

Vite résumé, je sais. Mais bon, j’ai pas vraiment grand-chose à dire. Même si le fait qu’il ait prononcé les mots « Grand Line » m’ont fait sourire de manière béate pendant un court instant.

- Et bien mon cher Taisou, vous avez récupéré mon p’tit garçon, mon petit poussin ! Si vous le souhaitez, restez donc dans mon équipage de pirates gentlemans ! Le Tégévé a toujours besoin de plus de personnel pour arriver à l’heure !

- je n’en doute pas Monsieur Céhèf. Je n’en doute pas.

VICTOIRE !!! Qui c’est le plus diabolique ? C’est BIBI !!! Me voilà entré, grâce à la ruse, dans un équipage en partance pour GL, c’est fabuleux !!! Papa, fait gaffe à tes fesses, fiston prend la relève !



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