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Higher.

Michaela Hope
Michaela Hope

♦ Localisation : Grand Line
♦ Équipage : Saigneurs des Mers

Feuille de personnage
Dorikis: 5300
Popularité: -334
Intégrité: -272

Lun 16 Juil 2012 - 21:43

« Rambo… Rambo, réveille-toi bordel ! »

Je lui colle une taloche dans la tronche, histoire de le ramener sur terre. Il ouvre les yeux, se lève d’un coup. Notre radeau de fortune tangue, on manque de finir à la flotte.

« Quoi ? On est mort ? »

Je soupire. Je lui colle une autre taloche, parce qu’il le mérite.

« Si on était mort, je pourrais pas faire ça. »

Il acquiesce. C’est pas con ce que je dis. Je sais que c’est pas con. Et je le réveille surtout pour une très bonne raison : Y’a un bateau. Là. Pas loin. Il est pas loin de cinq heures du matin, ça fait trois putain d’heures qu’on est là-dessus, et on a une chance de s’en sortir vivant. Je lui dis. Il se lève, debout, sur le radeau. Il fait encore plus tanguer le machin et se casse la gueule à la flotte. Pour l’heure, l’eau est froide, menaçante. Pas un truc dans lequel j’aimerai tremper. Et lui non plus, alors il revient rapidement et tente de remonter. Mais comme il est pas frais, qu’il est à peine réveillé, il fait bien bouger la planche et manque de me faire tomber... Ah non, il y arrive.
PLOUF.
Je finis à la flotte. Comme lui. Ma tête passe sous l’eau, j’ai pas eu le temps de prendre de l’air, alors je remonte vite fait. Et c’est là que je sens le froid, qui me griffe et me traverse la peau. De toute part, de tout côté, c’est l’enfer. Je cris. Et je l’insulte. Et je me jette sur lui et lui appuie sur la tête pour tenter de le noyer.

Et c’est là qu’on nous repère.

« Y’A QUELQU’UN ??!
- OUAAAAIS ICI !
- Ou ça ?
- MAIS ICI !
- Ou ça ici ?
- MAIS LA PUTAIN !
- Je ne suis pas payé assez pour être devin.
- GRAAAAAH ! »



Je grelotte. Vraiment. Avec le bruit qui va avec. Ça se rapproche du son des maracas avec le claquage de dents en prime. On nous a filé des couvertures, de quoi nous changer aussi, nous mettre au chaud. On est sur un bateau.
Pardon, sur LE bateau.
Le bateau de ces monsieurs.

Ils nous ont repêché, tous les deux, et se sont occupés de nous. Ils connaissaient Rambo. Tous. C’était eux, la fine équipe. Les guerriers, comme Rambo me les avait décrit. Je trouve pas qu’ils aient particulièrement l’air de guerrier… Surtout d’une équipe de bras cassés, en fait.

De gauche à droite, y’a Rambo, sur sa chaise en train de grelotter et d’essayer d’articuler quelque chose. Ses lèvres ont tellement gonflé à cause des crevettes que les autres comprennent qued à ce qu’il bave. Son vrai nom ? Barney.
Le médecin à côté de lui, c’est Toll. Il porte un chapeau pas génial, un peu ridicule, pour cacher une oreille en chou-fleur. Mais il connait son métier, il a l’air. C’est le plus mastoc de tous, le plus grand, le plus fort physiquement. Je trouvai que Barney était pas mal dans son genre, mais Toll le surclasse facilement.
A sa droite, c’est Lee. Un petit gars avec une armada de couteau à sa ceinture. Chauve, une barbe naissante, l’air ferme, bien musclé. Probablement le beau gosse de l’équipe, parce qu’il en faut bien un. C’est sur Lee que c’est tombé. Rien de bien particulier sinon, parce que c’est pas le genre de mec à parler pour ne rien dire. Selon Barney, c’est un peu le type sociopathe, violent, colère refoulé et la totale. Mais monsieur a de la morale et des valeurs : jamais les femmes et les enfants.
Celui qui cri tout le temps, le grand noir, c’est Hale. Il cri tout le temps, mais on sait pas pourquoi. Toll lui dit « c’est pas parce que j’ai l’oreille en chou-fleur que je t’entends pas ». Hale s’excuse, mais refait la même quelques minutes plus tard. Il a l’air sacrément con. Il l’est. Mais c’est pas un mauvais bougre.
Le dernier, c’est Yin Yang. Barney me l’a décrit comme un petit chiant. Chiant. Les traits asiatiques, pas un sourire, pas un bonjour. Il a l’air de faire constamment la tronche. Mais selon Barney, il faut l’avoir en mission pour comprendre à quel point son plus grand pouvoir, c’est de nous les briser.

« Les gars, j’vous présente Micha.
- Salut Micha. »

Tous en chœur. Et pas une fausse note. J’ai l’impression d’être en plein milieu d’une secte. Mais je vais pas faire la fine bouche, ils m’ont sauvée la vie.

« Les gars, Micha va nous rejoindre. On cherchait une fille, on en a trouvé une. Vous êtes content ?
- Ouais.
- Je m’en fou.
- OUAIS, C’EST TROP COOL !!
- Je ne suis pas payé assez pour être content. »

Y’a un silence. Barney fait un sourire et m’explique la situation :

« Avant ça, de t'intégrer, on va t'faire passer un test. On a un soucis. Quelqu’un qui nous pose des problèmes : Mimi Mati. Ne t'fie pas à son nom... Elle est vraiment... Vraiment, VRAIMENT, dangereuse... C’est une chasseuse de prime qui empiète sur not'terrain depuis quelque temps, tu dois la retrouver et l’empêcher de continuer ce qu’elle fait. Yin Yang va t’accompagner, il sera ton coéquipier. »

Un silence. Yin Yang râle en disant qu'il n'est pas assez payé pour faire ça. Toll pousse un long soupir, il lâche à l’oreille de Hale que c’est cruel de m’imposer ça, et ce dernier gueule un bon coup que « ouais, sérieux, c’est cruel ».

« Pourquoi pas toi ? Que je lui demande, l’air de rien.
- J’ai besoin de dégonfler. Et puis, il est bigrement chiant. Si t’arrives à le supporter, t’es acceptée. »

Le décor est planté.
A moi de jouer.


Dernière édition par Michaela Hope le Mar 17 Juil 2012 - 17:57, édité 1 fois
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Michaela Hope
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Mar 17 Juil 2012 - 16:46

« Je suis plus petit que les autres. Tu comprends ? Quand je vais quelque part, je parcours plus de distance que les autres, je dois fournir plus d’effort. C’est normal que je sois payé plus.
- Mh… »

Nous avons accostés depuis quelques minutes et Yin Yang m’a gonflé avec son discours pendant les trois jours de voyage. Le miracle, dans cette histoire, est de ne pas l’avoir envoyé à la flotte pour jouer pour les requins. Ça m’aurait pas dérangé, mais je pense au test qu’on me fait passer. Et je m’y accroche. Très fort. Si fort que mes yeux sont injectés de sang et que mes poings sont constamment fermés, tant que mes veines ressortent. Le prochain symptôme ? La bave aux bords des lèvres.

« Bon, Yin Yang. Concentrons-nous. C’est bien ici, son île natale ?
- Oui.
- Allons faire un tour.
- Non.
- … Pourquoi ?
- Ou alors, je dois être payé plus. »

Je lui fais un sourire, je grince des dents. Je me retiens de ne pas lui sauter à la gorge.

« Yin, on en discutera plus tard, faisons ce que nous devons faire.
- Non. Fais-le-toi. Je t’attends ici. »

Je ne sais pas ce que je dois dire. Je ne sais pas si je dois insister. En quelques secondes, je pèse le pour et le contre de cette proposition :

Contre :
- Il ne me parlera plus de son salaire trop bas.
- Il ne me parlera plus de sa petite taille.
- Il ne me parlera plus.
- Il ne sera plus de mauvaise humeur.
- Je pourrais aller plus vite.
- Je pourrais parcourir plus de distance, plus vite.

Pour :
- …

« Ok. On se retrouve ici dans une heure.
- Ok. »

Je me mets en route, le cœur léger. Enfin, je me sens libre. Ce test est des plus compliqués, ma patience est mise à rude épreuve. Mais je me dis qu’à la fin, j’en sortirais plus grande, plus forte. J’imagine, sinon, ça ne servira à rien que j’endure sa présence. Prenant une longue inspiration, je parcours la distance jusqu’au premier commerce, ou je rentre avec un grand sourire. Je me sens tellement bien que j’ai l’air pleine de vie et de joie. C’est une boulangerie ou je mets les pieds. L’odeur du pain me rend encore plus joyeuse, j’avance donc jusqu’au comptoir ou un gros monsieur me renvoie mon sourire.

« Que puis-je faire pour vous, ma p’tite dame ?
- J’aurais besoin d’information à propos de l’une de vos habitantes.
- Qui donc, ma p’tite dame ?
- Mimi Mati.
- Vous vous êtes trompés d’endroit, ma p’tite dame. »

La réponse me coupe. Mais je décide de ne pas abandonner.

« D’île ?
- Non. Mais personne ne répondra à vos questions, voyez ma p’tite dame.
- Pourquoi donc ?
- Parce que nous protégeons la fierté du village. »

Fierté ? Carrément. Je lui fais un grand sourire. Pas un client, pas un chat dans les rues. J’ose espérer qu’un affront plus violent lui fera changer d’avis. Je l’attrape soudainement par le col et le fais passer par-dessus son comptoir plein de farine. Il a l’air surpris. Il se retrouve par terre. J’écrase mon pied à côté de sa tête en faisant bien mine d’être super menaçante :

« Tu es sûr de rien vouloir me dire, mon p’tit père.
- Non, non. Rien. »

Sa voix tranquille contraste avec la situation. J’ai du mal à comprendre. Je suis prise de court. Je le relâche, parce que faire du mal à un pauvre type qui n’a rien fait, ça me branche pas des masses. Il se relève, époussette ses vêtements et retourne à sa place en m’indiquant la sortie.

« Désolée du dérangement.
- Pas de soucis ma p’tite dame. »

Je sors, un peu troublée. Je n’ai jamais vu ça. Je m’approche de Yin Yang qui me regarde fixement avec l’air impassible.

« Tu n’as pas réussi.
- Il n’a rien voulu me dire, même sous la menace.
- Donc, tu n’as pas réussi. Tu es nulle.
- »

Je me mords la joue. D’instinct, avant de lui coller mon poing dans la tête. Et je repars à l’assaut d’un autre commerce.



Je reviens sur mes pas, sans rien. Pas d’infos, pas de sources, pas d’endroit. Rien. Je retrouve Yin Yang qui n’a pas bougé d’un pouce. Quand je dis « pas d’un pouce », c’est pas d’un pouce. Sa position est la même, exactement. Il me regarde encore, avec dédain, pousse un long soupir désespéré et fait mine de m’ignorer. Je le trouve gonflé, mais j’ai besoin de son aide :

« Personne ne veut rien dire.
- Tu as qu’à aller voir son frère.
- Son… frère ?
- Ouaip.
- Elle a un frère ?
- Ouaip.
- Et tu comptais me le dire… quand ?
- Je viens de te le dire. »

Mon agacement est palpable. Je ne sais pas encore à quel moment est-ce que je vais le tuer.

« Donc tu m’as regardé faire le tour des commerces de ta place sans envisager la possibilité de me faire gagner du temps ?
- … Mh… Ouaip.
- Ok. Quand tout ça sera terminé, Yin… Je te péterai la tronche, je te promets que je vais te fourrer la tête dans ton cul.
- Je ne suis pas assez payé pour être aussi souple. Ça ne marchera pas. »

Je l’attrape par le col de son T-shirt et le soulève à mon niveau. Yin est tellement petit que je fais une tête de plus que lui. Il me regarde avec de grands yeux, surpris que quelqu’un puisse lui faire ça. Il comprend que je suis vraiment sur les nerfs.

« Si tu me tapes, tu vas échouer à ton test !
- Grrr. »

Je le repose. Pas le choix.
Mais il ne paie rien pour attendre.


Dernière édition par Michaela Hope le Mar 17 Juil 2012 - 18:03, édité 1 fois
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Mar 17 Juil 2012 - 17:07

« Laisse-moi faire, cette fois. Ne va pas tout gâcher. »

Nous nous trouvons devant la boucherie et Yin s’adresse à moi comme si je ressemblais à une crotte un peu sèche qu’on aurait oubliée sur le coin d’un trottoir. Je fronce un sourcil et le regarde rentrer dans la boutique, moi sur ses talons. On juge l’intérieur un peu grossier, mais dans les normes. Un grand monsieur nous fait face, avec un grand sourire.

« Bonjour ! »

Il a les joues rouges et gonflées, le petit sourire qui dévoile des dents mal rangées, des petits yeux porcins. Je crois que le pire, c’est ses cheveux d’un jaune un peu pisseux et son nez rond et rouge.
Yin parcourt la distance qui les sépare. Il met un pied sur le comptoir, monte complètement dessus et fait à présent la taille de son adversaire. Le Boucher le regarde avec des yeux ronds. Son vis-à-vis ne le lâche pas d’un œil, le nez froncé et ses yeux de petit chinois menaçant. Et d’un coup, sans que personne ne comprenne pourquoi ni comment, Yin lui colle ses deux doigts dans le nez.

« Mais enfin, monsieur ?! »

Pas le temps d’en dire plus, Yin tire dessus si fort, part en arrière et embarque avec lui le boucher dans une roulade experte. L’homme passe par-dessus son comptoir, se retrouve par terre, les doigts de son adversaire toujours sauvagement implantés dans son groin. Il a l’air surpris. Complètement. Moi aussi. Mais le pire arrive lorsque Yin cherche à sa ceinture quelques instants et sort deux baguettes.

Deux baguettes chinoises, pour manger.

Il les fait tourner entre ses doigts et les coince. Il les fait claquer entre elles, menaçant toujours, agressif.

« Mais monsieur, que faites-vous avec ces baguettes ?! »

Yin attaque. D’un coup. CRACK. Il arrache un poil de sourcil avec ses baguettes. Un hurlement strident retentit dans la pièce. Personne ne l’entend dehors. Moi, il m’a crevé les tympans.

« Dis-moi ou est ta sœur.
- NON !
- Dis-moi ou est ta sœur. »

Cette fois, Yin lâche son nez, mais plante ses deux baguettes dans la bouche de son adversaire. Il lui écarte les lèvres d’une façon qui dévoile totalement toutes ses dents. Et là, il cherche à sa ceinture, encore. Il en sort un bambou. L’homme le regarde avec l’air terrifié.

« Yin, qu’est-ce que tu vas faire avec ce bambou ?… »

A bien y réfléchir, l’autre homme non plus ne comprend pas. Et c’est alors que Yin lui assène un coup violent sur le sommet du crâne qui résonne en un « Bing » cocasse. Et il enchaine, en tapant sur son incisive. Ça résonne dans sa bouche, dans son crâne, dans ses tripes. Le boucher se sent mal.

« Ou. Est. Ta. Sœur.
- Chechouchehonreipa.
- Je n’ai pas compris ! »

Et il retape. Violemment. Encore. Sur sa canine cette fois. L’homme se met à pleurer.

« Yin, tu l’empêches de parler. »

Yin Yang le regarde toujours. Je remarque que sa lèvre supérieure se relève sous l’excitation de la torture. Etranges tortures. Et il retape, sans prévenir. L’homme cri encore. Et pleure de plus belle.

« C’est de la faute à Micha, si elle ne m’avait pas signalé ma bêtise, je ne l’aurais pas refait. »

Je soupire. J’en suis désolée pour ce pauvre type. Personne ne mérite de se faire taper sur les dents avec un bambou. Personne ne mérite une épilation des sourcils à la baguette chinoise.

« Répond moi. »

Il retire les baguettes, le regarde fixement. L’homme reprend son souffle. Et il répond :

« NOOOOOOOOON ! »

Ni une ni deux, Yin Yang sort de sa poche une pate verte qu’il fourre dans la bouche de sa victime. La dite victime mâche, le regarde, ne comprend pas. Et devient rouge. Très rouge.
Du Wasabi. Il crache du feu. Et il hurle toujours.

Et au bout de quelques longues vingt minutes, le temps que la bouche de notre homme se remette de l’affront qu’il vient de subir, nous avons notre réponse.

« Je… Je… Je vais l’appeler. »


Dernière édition par Michaela Hope le Mar 17 Juil 2012 - 18:06, édité 1 fois
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Mar 17 Juil 2012 - 17:33

« Pourquoi ta sœur s’appelle Mimi Mati ?
- Parce qu’elle est mignonne.
- C’est nul, comme nom.
- Bah non… AIE ! Mais pourquoi vous avez fait ça ?
- Ne me contredis pas.
- Snif…
- C’est quoi son vrai nom ?
- C’est Joséphine.
- C’est nul comme nom.
- AIE ! Mais ?!
- C’est parce que je n’aime pas le nom de ta sœur. Il est nul.
- Mais putain, c’est pas ma faute ! AIE !
- Tais-toi. Tu es laid.
- Yin… ça suffit.
- VOUS ALLEZ ARRETER DE VOUS FOUTRE DE LA GUEULE DE MON PRENOM ET LIBERER MON FREEEEEEEEEEEEEEEEEEEEERE ! »

Des heures qu’on attend. L’appel a été passé y’a bien cinq heures. Le temps pour Mimi de sortir de sa cachette secrète et de venir libérer son frangin. Et on la voit, son ombre. Qui vient jusqu’à nous à contre-jour. Elle, petite. Très petite.
Toute petite.

« Mh… Yin ?
- Quoi ?
- Tu comptais me prévenir quand pour ça ?
- ça quoi ?
- C’EST UNE NAINE BORDEL DE MERDE ! »

Yin me regarde comme une folle. Pas l’habitude de frapper sur des nains. Il me fait une grimace et un geste vif qui dit « bouge ton cul grognasse et fais ton job ». Je regarde mon adversaire, et j’avoue avoir un peu de mal. Elle est petite, trapus, blonde, et a pas l’air si mignonne que ça.
Les commerçants me louaient sa sympathie, je suis à peu près certaine qu’elle ne pense pas être très sympa avec moi maintenant.

« YAAAAAAAAAAAAAAAHAAAAAA ! »

Son cri furieux répond à toutes mes interrogations. Et elle charge vers moi, courant très vite jusque dans mes jambes. Elle se faufile et passe derrière-moi en m’attrapant une cheville. Je la sens tirer, tirer, tirer si fort que ma jambe finie par partir avec elle. Et un mouvement latéral plus tard, je me sens décoller pour atterrir contre le mur adjacent. Je m’imprime dedans, pas trop de casse. Je la regarde surtout très surprise de ses capacités. Et je ne devrais pas. Parce qu’elle saute jusqu’à moi et m’envoie un coup de pied dans le nez.
Qui fait mal. Putain que ça fait mal.

« Faible. »

C’est Yin. Qui cause. Seul. Qui commente. J’ai pas besoin qu’il commente.
Je repars à l’assaut, me remets en position. Mimi a des yeux furieux, du genre qui vont me faire très mal, qu’importe ce qui arrive. Et elle repart à l’attaque, elle aussi. Ses petits poings tendus vers moi. Et là, PAF. Je pose ma main sur le sommet de son crâne pour la tenir à distance. Et ses petits poings s’agitent dans le vide, il ne m’atteigne pas. Et elle s’énerve, très fort. Très très fort. Elle en devient rouge vive. Et elle choppe ma main pour la mordre.
Je cris. De surprise. Un peu de douleur.

« Pourquoi tu ne la frappes pas ? Oh ? Parce que tu n’y arrives pas ! Tu es nulle Micha, NULLE ! »

Mimi toujours accrochée à ma main, j’envoie celle-ci violemment par terre. Une fois. Puis deux. Et trois. Jusqu’à ce qu’elle lâche. Mais Mimi ne se laisse pas impressionnée. Elle se relève en mode Ninja et s’élance, tête la première, dans mes genoux. J’écarte les genoux, je coince sa tête comme dans un étau et je serre.
Yin me regarde. Il attrape un saucisson et le découpe.

« Moi, j’aurais pas fait comme ça. »

Je lui fais un doigt qui marque ma réponse. Et j’attrape Mimi par les jambes pour la libérer. Je la tiens sous mon aisselle et je m’agenouille. Presque. Il me reste un genou que son dos rencontre brutalement. Elle glapit. Se traine. Se relève. Regarde son frère. Reprend ses esprits et se ruent sur moi si violemment qu’elle me saute au visage.

« Oh, que c’est mauvais. »

Elle s’agrippe à mes cheveux. Elle tire. Je titube. Je me retrouve à ramper par terre avec une naine en furie qui me tabasse la gueule. Et Yin qui rigole bien à côté en bouffant son cochon. Et j’ai qu’un rêve, lui enfoncer son saucisson dans sa bouche si profond qu’il s’étoufferait avec.
Fantasme de psychopathe. Je me fais peur.
Mais je me rends compte que j’arrive au niveau de mon coéquipier, qu’a pas bougé. Et là, je m’énerve. Coup de sang. Je sais pas pourquoi. J’attrape Mimi, la regarde, grogne un bon coup et la lance très loin. Si loin qu’elle tombe à l’autre bout de la pièce. Et je me relève, et j’attrape Yin Yang en le tenant à bout de bras et en le portant au-dessus de ma tête.

« Mais mais mais ! MICHA ? Qu’est-ce que tu fais ?!
- GRAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH ! »

Lancée de face de con, face de jaune, face de sale petit connard de bridé de merde ! AAAAAAAAAAAH. Je suis énervée. J’envoie Yin faire connaissance avec la frangine, ils ont presque la même taille. De surprise, Mimi ne peut éviter mon attaque fulgurante, ma colère destructrice. Et Yin Yang s’écrase sur sa concurrente en matière de taille. On entend un grand fracas. Le frère appelle sa frangine. Je reprends mes esprits.
Du verre brisé, du bois éclaté et Yin qui sort de là-dessous :

« Tu m’as jeté parce que je suis petit, c’est ça ?!
- TA GUEULE ! »


Dernière édition par Michaela Hope le Mar 17 Juil 2012 - 18:10, édité 1 fois
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Mar 17 Juil 2012 - 17:41

On est rentré. Mais au retour, Yin a fermé sa gueule. Et on est rentré avec les cadavres de nos deux pauvres gus. Genre, comme ça. Genre on en a rien à battre. Et Barney nous a accueilli, plutôt content de nous revoir. Tout dégonflé.

« C’est du bon travail. »

Yin boude. Barney le regarde. Il m’interroge.

« Je l’ai balancé sur Mimi. »

Il éclate de rire. Je l’aide à jeter les derniers sacs poubelles à la flotte. Ce qu’il y a dans les sacs ? Voyons… Soyez pas con, siouplait. Trois mercenaires, un samedi soir, au bord de la mer en train de jeter des sacs à la flotte… ça y est, ça suit là-dedans ? Mimi et son frangin, en morceau, à l’intérieur. J’ai pas découpé, Lee s’en est chargé pour nous, pour nous remercier, parce qu’il s’ennuyait, ouais.

« T’as une sacrée patience. Lee a craqué au bout de dix minutes avec Yin. Moi, au bout de trois.
- Alors, c’est quoi ce test ?
- Du pur sadisme. On aime bien quand Yin fait chier les gens, et quand on le tape après.
- Vous dites ça parce que je suis petit, donc plus facile à taper. Mais ma vengeance sera terrible. »

Barney lui fait un sourire et un clin d’œil qui en dise long. Je pense que c’est pas la première fois que le petit bridé menace de se venger. Mais sa simple présence, tous les jours, quotidienne, doit être une plaie à supporter. Sa vengeance, il la vit tous les jours, tout le temps. Il le sait. Très bien. Trop bien.

Plouf.
Dernier sac. Adieu Mimi. Adieu le frangin dont je ne sais même pas le nom mais que j’espère qu’il est quand même mieux que « Joséphine ».

« On t’engage. »

Je sors la tête de mes pensées. J’ai pas suivi, mais il m’engage. C’est chouette, ça va bien me passer le temps. Ça va être bien d’être avec quelqu’un, un groupe.

« Chouette. »
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