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Le Seigneur des Tavernes : la Communauté du Bistrot [1623]

Robb Lochon
Robb Lochon

♦ Localisation : En route vers Drum.
♦ Équipage : L.I.O.N

Feuille de personnage
Dorikis: 2780
Popularité: 205
Intégrité: -71

Ven 28 Sep 2012 - 5:23

AVANT TOUT ;
Il y aura deux sortes de musiques, celles juste mentionnées (sous la forme suivante :"Écris sur et inspiré par") et les musiques que je jugerais plus importantes (qui seront sous la forme du lecteur Youtube). Si je ne force personne à bien entendu les écouter, je demanderai aux éventuels correcteurs d'essayer de le faire pour les musiques jugées importantes, car j'essaie de les choisir minutieusement et cela peut permettre parfois de faire comprendre des choses seulement effleurés dans le texte ou au contraire, les démultiplier. Bref, je vous enjoins à le faire, mais vous êtes seuls maîtres à bord.

Écris sur et inspiré par ça.
Il y eut un temps de Légendes où le plus séculaire ennemi du monde semait le chaos sur cette bonne vieille terre. Seau Dron dit "Le Seigneur des Tavernes", dit "Le Soiffard Zélé", dit "Noir Ennemi des Piliers de Comptoirs", dit "Susu Cul-Nu", dit "Tête de fion", dit "Œil-Et-Nez-Rouge" était un fieffé polyglotte et ramoneur de choses dégoûtantes (pour être poli). Bien d'autres noms lui furent donnés au cours des siècles, mais ils s'oublièrent. Et bien que je les connais tous, la décence m'impose de les taire -disons simplement qu'ils gravitaient autour de pinces, de parties génitales et de marmelade périmée douée de son propre écosystème. Tout cela pour dire que si Seau Dron était si terrible, c'était parce qu'il avait crée un artefact tant puissant qu'il lui assurerait une domination pleine et entière de tous les peuples des Blues, de Grand Line ou du Nouveau Monde. Les plus pessimistes et les vaincus qui tombèrent sous le joug de son pouvoir la comparèrent à une des Armes Antiques et pour avoir moi-même vu sa puissance à l’œuvre, je ne peux que confirmer une chose : à l'époque, ça puait violemment la merde. Mais devant ce danger horrible, toutes les races s'assemblèrent pour contrer le Seigneur des Tavernes. Ce fut la Dernière Alliance des Alcooliques et des Autorités. Ce problème concernait tout le monde -ni les Homme-Poissons qui venaient d'être à peine reconnus comme race à part entière, ni les Homme-Célestes des Mers Blanches, ni même les Humains et les Homme-Bêtes n'ignorèrent l'appel de mon ancêtre Grant-Dalf dit "Alf IIIè du nom"- et chacun savait qu'il devait prendre part à cette bataille, car, ce qui était en danger, c'était notre liberté la plus sacrée et inaliénable : notre liberté de se bourrer la gueule !

Le vieillard leva sa plume pour la faire à nouveau tremper dans l'encre, avant de reporter son attention sur le parchemin sous ses yeux, traçant un nouveau titre.

En effet, cette guerre avait commencé par un épisode que nous appellerons "De Seau Dron, de la Création des Chopes et des Effets qu'Elles Avaient". Il ne saurait pas possible que vous compreniez cette histoire et les enjeux dramatiques de notre combat si vous ne connaissiez pas tous les tenants et aboutissants. Seau Dron, dans sa quête perfide de pouvoir et d'alcoolisme, lui qui avait été sept fois sacré Roi de la Nuit de Bliss à Alabasta et qui avait toujours été un grand buveur décida d'accomplir grâce à la technologie si particulière de cette époque et aux fruits du démon une œuvre magistrale et jamais égalée : les Chopes de Pouvoir. Bien avant Vegapunk, il découvrit en ce temps de ponéglyphes et d'autres trésors dont le mystère reste entier un moyen d'allier ses connaissances scientifiques et la méthode du travail du verre, si cher aux Harremands. L'ancien peuple des Mers Blanches s'illustra en créant jalousement ses propres Chopes, loin de l'influence néfaste de Seau Dron. Quant à lui, il créa sept Chopes pour les Homme-Poissons, qu'il reconnaissait comme une race forte et pouvant lui être utile pour ses ambitions et neuf pour les Humains qui étaient devenu la race dominante de notre monde et qui lui permettrait d'asseoir son autorité. Enfin, il créa la Chope Unique. Chacune avait ses propres attributs et c'est mon devoir de vous les conter pour que vous ne sous-estimiez pas la puissance de ces objets légendaires. Les Chopes des Harremands, au nombre de trois, se nommaient Nabuchodonosor (aussi appelée la Chope de Vin Rouge), Diabolo (aussi appelée la Chope d'Eau-De-Vie) et Vodka-Pascal (aussi nommée la Chope de Curaçao Bleue), elles avaient respectivement pour pouvoir de ne jamais être vide et de parvenir à engranger des quantités phénoménales d'alcool dans son seul contenant ; de toujours ragaillardir celui qui buvait dedans et de le protéger contre les effets de la gueule de bois, le rendant même de meilleur santé à mesure qu'il s'abreuvait ; ainsi que de faire en sorte de garder l'alcool frais et délicieux en toutes circonstances et bien après que notre langue soit devenue pâteuse, donnant plus encore de saveur à la nourriture qui accompagnait les boissons servis dedans.

Les Chopes des Homme-Poissons, au nombre de sept, étaient quant à elles soumises au Noir Ennemi des Piliers de Comptoirs, mais elles n'eurent pas l'effet escomptée, ces salopiauds de poiscailles étant plus résistants que les Humains. Elles se contentèrent d'accroître leur désinhibition, les rendant plus guillerets, plus mélancoliques ou bien plus furieux qu'aucune mémoire d'être vivant -même pas ces chers Kung-Fu Dugongs- ne s'en souviennent ; ainsi Susu Cul-nu attisa leur colère et leur soif. Enfin, neuf Chopes furent donnés aux Hommes alcooliques. Elles leur apportèrent réputation et leur permirent de devenir de puissants personnages -tant renommés qu'ils étaient fréquemment dans les chansons à boire- développant leurs compétences avec l'alcool de manière surnaturelle. Un par un, l'un après l'autre, selon leur force première et le bien ou le mal qui les avaient poussés au départ, ils devinrent esclaves de la Chope qu'ils portaient et tombaient sous l'empire de l'Unique, celui de Seau Dron.

C'était là le terrible pouvoir de la Chope Unique, elle asservissait les autres, les pliant à sa volonté. Elle lui permettait également de contrôler la sobriété d'un individu et même l'alcool, interdisant à quiconque de pouvoir se bourrer la gueule en sa perfide présence, comme l'ancien poème le disait :

« Trois Chopes pour les Rois Harremands dans le ciel,
Sept pour les Seigneurs Homme-Poissons dans leurs demeures des mers,
Neuf pour les Hommes Mortels destinés au trépas,
Un pour le Seigneur Ténébreux sur son sombre trône,
Dans le Pays de Mordor où s'étendent les Sobres.
Une Chope pour les gouverner toutes. Une Chope pour les trouver,
Une Chope pour les amener toutes et dans les ténèbres les lier
Au Pays de Mordor où s'étendent les Sobres. »
Les innombrables morts de soif secouèrent le vieux monde et nous durent prirent les armes en une longue guerre. L'histoire devint une légende, la légende un mythe et ce qui n'aurait jamais dû être oublié... fut perdu. Mais heureusement les piliers de comptoirs, eux, n'ont jamais oubliés, même dans les brumes de l'alcool. Aujourd'hui Seau Dron est revenu et c'est mon devoir en tant qu'Harremand et en tant que descendant de Grant-Dalf de me dresser à nouveau devant lui. Je trouverai des braves et, ensemble, nous ferons tomber à nouveau Seau Dron et cela une bonne fois pour toute. Ils se lèveront tous, Homme-Poissons, Homme-Bêtes, comme Humains pour triompher à nouveau du Mal.


Il arrêta d'écrire, levant sa plume pour la remettre dans son pot. Une dernière pensée, absurde et funeste s'engouffra en lui brusquement :

Un mal qui n'avait jamais été distillé, lui.

***

La ville de Norrrrrrr -à ne pas confondre avec la ville de NorrrrrR ou celle de Nôrrr ou bien encore celle de Nôrrrrrr- était une ville de North Blue qui semblait engoncée éternellement dans des saisons froides comme l'automne ou l'hiver, les villageois aimant eux-mêmes dire que de leur vivant, pas un n'avait senti la douce brise d'un printemps ou la chaleur torride d'un été. Et c'était dans cette cité, qui avait une histoire étonnamment prodigieuse, qu'allait se jouer le Destin du monde. Si, en effet, Norrrrrrr bénéficiait pour une ville si peu connue de faits d'armes impressionnants (comme la capture d'un Roi des Mers par un pêcheur saoul et borgne ou bien la création du fromage le plus puant du monde), à ce moment précis du temps, ce fut un détail presque anodin qui allait la rendre légendaire : c'était un des rares endroits où les Montagnards s'étaient installés et s'étaient résignés à la sédentarisation -ainsi qu'aux tartes aux poireaux.

***
Le vieillard affublé de lunettes de vue était assis sur un noble blanc (noble, dans le sens où il n'était pas couvert de crachats ou de guanos, dérogeant à la loi universelle des bancs publics), attendant son bateau qui le conduirait au lieu de départ d'une formidable aventure qui resterait dans les annales. Le capitaine du petit navire, qui ne se doutait de rien, ne vit ce matin-là qu'un vieillard appuyé sur un bâton. L'homme portait un chapeau bleu, haut et pointu, une grande cape grise, une écharpe de même couleur par-dessus laquelle sa longue barbe blanche descendait jusqu'à la taille, et d'immenses bottes noires qui martelaient le sol au rythme d'une chanson paillarde qu'il connaissait. Il le reconnut et sut alors que la traversée serait aussi chiante qu'une tourista foudroyante, car l'homme qu'il allait prendre à son bord -et il ne se faisait pas d'illusions, il serait OBLIGÉ de le prendre avec lui- était Alfred "Alf XIIIè du nom" Grizbarbb, un emmerdeur notoire.

Parangon de la déchéance du genre humain qui se retrouvaient chez les vieillards, le cacochyme réunissait telle une bibliothèque vivante, de copieux volumes de chianterie et de clichés sur les personnes âgées, rapport à une attente quasi-fanatique toute sa vie durant pour atteindre un âge avancé. Alfred avait été en effet traumatisé depuis sa naissance par deux choses. Premièrement, une phrase que répétait tous les adultes de son entourage : "tu comprendras quand tu seras grand" et deuxièmement -mais non des moindres- la forte propension à frustrer les gosses qu'avaient les parents en insistant bien sur l'incapacité qui découlait de leur jeunesse. Des phrases comme "tu es trop petit pour boire du whisky", "non, Alf', tu pourras jouer aux montagnes russes avec des filles quand tu seras plus grand" ou simplement "tu te coucheras à six heures du soir tant que tu n'auras pas atteint ta majorité" étaient autant de bibliothécaires acariâtres et teigneuses qui se faisaient une joie de ranger de nouveaux bouquins dans sa bibliothèque de désespoir et de frustration. Aussi, Alfred Grizbarbb se mit à admirer le troisième âge, attendant, attendant qu'enfin, semblablement à une chenille irritée et urticante qui s'effiloche derrière une chrysalide, qu'il devienne un mirifique papillon. Et par "papillon", on entend une saloperie de jour moche et velue, fléau des moukères et cauchemar des petits.

Lorsqu'il vit sa longue barbe se couvrir de la couleur des vénérables, Alfred, ironiquement, commença enfin à vivre. Il se fit une mission de retourner la faveur au monde qui l'avait tant emmerdé en se complaisant dans l'image négative qu'on avait de la vieillesse : c'était un vieux de la vieille, un vieux con vieux jeu, vieux beau et dur d'oreille, vétuste en tout occasions, sinon celle où il pouvait copieusement conchier l'univers et ses habitants. Un tantinet raciste pour la forme, un soupçon de traditionalisme exacerbé et une forte propension à clamer en bien pire ce qu'il disait ne pas vouloir dire, en raison de cette sacro-sainte décence qu'il n'avait jamais respecté complétait le menu. Et si les premières années, tout cela n'avait été qu'un rôle, au fur et à mesure du temps, Alfred, pour son plus grand bonheur, était réellement devenu un vieux connard. Et avait aussi bénéficié d'un peu de sagesse. Un peu.

« Ah bah c'pas trop tôt tiens ! Si vous vouliez que j'meure d'vieillesse, c'était l'occasion, mon bon sire. Heureusement que j'avais mon journal avec moi, sinon, j'me serais bien emmerdé. Allez, prenez mes bagages capitaine, ça vous fera du bien. J'vois que votre gras du bide est d'accord avec moi de toute façon. Et m'regardez pas comme ça : c'est cadeau. »

Alfred regarda une dernière fois son journal, puis le referma, retirant ensuite ses lunettes de vue. Saisissant sa pipe qu'il alluma dans la foulée et la carrant entre ses vieilles ratiches, la vieille carcasse se leva avec une lenteur toute mesurée pour bien concasser les noyaux du capitaine.

Il était temps d'embarquer.
Le Seigneur des Tavernes : la Communauté du Bistrot [1623] 708417pnj10

***


Des pas dans la neige. Des cris dans la vieille forêt de l'île de Norrrrrrr. Deux petites saloperies. Une lutte séculaire.

« PEEEEEERRYYYYY, JEEEE JUUUUUUREEEE SUUUUR MAAAAA CARAPAAAAACE QUUUUEEE JEEE VAAAIIIS TEEEE TROOOOUUUUEEEER LAAAA PAAAAAIIIILLAAAASSEEEE !
- T'y arriveras pas Marty ! t'y es jamais arrivé et t'y arriveras jamais !
- Eeeeet poooouuuurquuuuooooi çaaaaa, p'tiiiiit saaaaaloooopaaaaard ?

Les deux s'étaient arrêtés et se faisait face à présent, chacun brandissant leurs pétoires à la tronche de l'autre, montés sur la tête de pauvres bougres qu'ils avaient tabassé.

Le Seigneur des Tavernes : la Communauté du Bistrot [1623] 613940pnj9

- Parce que nous sommes des Némésis ! Nous sommes voués à nous affronter jusqu'à la fin des temps dans notre combat familial ! Toi la tortue obèse et moi le lapin survitaminé, tous deux cousins ! Liés par les cigares échangés dans le sang de nos compatriotes inférieurs !
- Jeeeee suuuuiiis paaaas grooooos, j'aaaiii juuuusteee uuuuneeee caaaaraaaapaaaceee uuuun peeeuuuu loooouuuurdeeee c'eeeest touuuut ! Tuuu coooompreeeeendraaaiis çaaaa siiii tuuuu bouuuuuffaaaaaiis paaaas queeee deeeees caaaarooootteeees, saaaaloooopriiis dee véééégéééétaaaaariiiiiieeeeen !
- Mecton, tu déconnes, on en avait déjà parlé ! On peut sérieusement pas faire un duel badass quand tes problèmes de diction sont d'la partie ! Merde ! Je sais que t'es une tortue, mais fais un effort ! Regarde ! Moi je suis pas complexé par une histoire de vitesse ! Je tourne à plein régime ! Je suis le logia de l'électricité mec, JE SUIS LE PUTAIN DE LOGIA DE L'ELECTRICITE ! Tchou tchou tchou tchou, je suis le Puffing Tom mecton ! JE SUIS LE PUFFING TOM ET JE TE LAISSE SUR LE QUAIS DE LA VIE !
- Hiiiiippiiiiiieee deeee meeeeerdeeeee. Aaaloooors, çaaa yyy eeest, soooouuus préééteeexteeee quuuueeee jeeee suuuuiiiis uuuun peeeeuuuu leee-
- Lent ! T'es pas lent ! T'es super-méga-ultra-giga-super-ohjel'aidéjàditpeutêtresuper-lent ! TU ME RENDS CARDIAQUE AVEC TA LÉTHARGIE !
- eeeeeeent, jeee suuuuiiiiis pluuuus caaaapaaaableeee deeee-
- Sérieusement ! T'as même pas encore fini ta réplique ! Nos montures vont s'épuiser à force avec ses conneries ! Elles vont s'épuiser ! S'épuiser, s'épuiser, s'épuiser ! Se fatiguer, se fatiguer, se fatiguer ! Alleeeeez, plusviteplusviteplusviteplusviteplusvite !

Les pauvres gonzes qui servaient en effet de canassons au petit peuple des Homme-Bêtes mafieux commençaient à souffrir de sérieuses séquelles et leurs guibolles ne tiendraient plus longtemps le rythme des course-poursuites effrénées que leur imposait leur jockey. Celui de Perry (aka Pippin, aka Lapinou Cicatrice) ne pouvait rien faire pour empêcher ses oreilles de saigner, quant à celui de Marty (aka Merry, aka Tortue Mafia) il présentait un sérieux cas d'agonie d'ennui comme le présentait ses yeux vides et la bave qui bullait par tous ses orifices.

- eeee faaaaiiiireee deeees chooooseees baaaadaaaass ! Maaaiiiis tuuu l'aaauuuraaaas voooouuuuluuuu Peeeerryyyy ! Jeee vaaaaiiiis uuuutiiiiiliiiiseeeer moooon aaaarmeee seeecrèèèète !
- Nan, tu vas pas oser ! PASTONARMESECRETEPASTONARMESECRETEPASTONARMESECRETEPASTONARMESECRETE !
- Ooooooh siiiiii !

Tout fut trop rapide pour les deux pauvres gonzagues : avec une vitesse défiant toute loi de logique -le Professeur Rufus Petipois, cet éminent spécialiste ayant écrit "jamais sans mon monosourcil", vous dirait que cette vitesse était le résultat compacté de toute celle que Marty "Merry" Brankmook avait laissé s'accumuler dans son corps durant tout ce temps depuis la dernière fois qu'il avait relâché son Arme Secrète- Merry la Tortue jeta dans son gosier une part de pizza qu'il venait de sortir de sous une fausse écaille de sa carapace.

Et l'Enfer se déchaîna sur Pippin le Lapin.

- TORTUE MAFIA, TORTUE MAFIA, TORTUE MAFIA ! Une tortue d'enfer dans la viiiiiille !~~♫
- Noooon, pas la chanson, paslachansonpaslachansonpaslachanson !
- Mafieux d'écailles et de vinylle, je suis un guerrier fantastique, j'sors mon nunchak', c'est la paaaaaniiiique ! J'suis le meilleur et j'faaaais la loiiii ! Mais quand il s'agit de s'amuser, finis la terreur, on est là pour s'bouuuurrreeeeer !~~♪
- NOOOOOOON ! Aïe, aïe, aïe, pas les oreilles, pas les oreilles !
- Tortue Mafia, tortue Mafia, tortue Mafia, kowabunga, le cri d'la mafiiiiaa ! Tortue Mafia, tortue Mafia, tortue Mafia, je bois pour dessaouleeeeeer ! Tortue Mafia, tortue Mafia, tortue Mafia... »

***

L'équipage Pirate fuyait dans la neige. Leurs pas étaient lourds et les traces qu'ils laissaient dans leur sol n'étaient pas toutes blanches. Le Chasseur de Primes qui les poursuivait était un dur de dur, une brute qui n'était pas le genre à lâcher prise. Il leur fallait attendre l'endroit où ils avaient laissé leur bateau au plus vite ou ce serait la fin pour eux. Et même après cela, ils n'étaient pas certain d'arriver à en réchapper. Tyson Brandy regarda du coin de l’œil le Capitaine qui avait été sévèrement touché au flanc. Il se faisait de plus en plus pâle. En tant que Second devait-il..? Non. Il chassa cette pensée de son esprit. Ils avaient pris la mer ensemble, ils repartiraient ensemble. Coûte que coûte ! Ce n'était pas un vulgaire chasseur de primes qui-

il s'arrêta. Tous s'immobilisèrent. Regarda sa poitrine. La lame d'un espadon d'acier l'avait transpercé. Il n'avait même pas entendu le sifflement de l'arme, ni même ressentit quoique ce soit. Comme pour le Capitaine. Tyson Brandy tomba à genoux, puis s'affaissa dans la froideur étrange de la neige. Son sang était chaud... si...

Le Second de l'équipage des Pirates de la Mouette Borgne ne pensa plus. Des ombres passèrent devant ses yeux fixes. Beaucoup d'ombres. Des cris de douleur retentirent. Puis ensuite, ce fut le silence ; la neige était rouge. Alors, seulement à ce moment-là, Naga Azuralgue s'approcha de ses proies. Un survivait encore : un matelot ignare répondant au nom de Scott-Scotty Kotlette. La dernière vision du bougre et ses derniers mots furent biens étranges : il vit que le Chasseur de Primes était un Homme-Poisson doté de rouflamoustaches splendides et nota qu'il portait un carquois et un arc énorme dans son dos. Ce n'était cependant pas tout son attirail, ainsi remarqua-t-il pendant qu'il s'en saisissait, une arbalète dernier cri. "Pourquoi il n'y a que des espadons dans ton carquois ?" demanda l'homme.

Le Seigneur des Tavernes : la Communauté du Bistrot [1623] 993364pnj13

« Parce que les flèches, c'est pour les tapettes. Naga, fils de Jaga, fils de Taga, lui-même fils de Dagon, lui-même fils de Marguerite-Robert ne S'ABAISSERA PAS à se conduire comme une fiote parce que tous les mous d'la tige de GrandLine et des Blues s'attendent à ce qu'ils utilisent des flèches. Les flèches c'est pour les handicapés, les femmes et les lâches. Un espadon... C'EST MIEUX ! »

Le bruit d'une épée appelée espadon en forme d'espadon qui se fiche dans une caboche de crétin retentit et la neige s'abreuva encore d'un bon rouge maison, trente-cinq ans d'âge...

***


Le Seigneur des Tavernes : la Communauté du Bistrot [1623] 229613pnj12
« Ah, j'suis content de voir un aut' Montagnard et d'la Baraque Lochon en plus, m'ssieurs-dames, c'est qu'on a du gratin dauphinois à boustifailler aujourd'hui !
- Bwo ho ho, c'est génial ici, c'comme à la Bûche Qui Fume ! C'est cool de rencontrer un compatriote pour une fois. Z'êtes en vadrouille pour la Mission Sacrée d'la Tartiflette ? 'Trouvé d'nouvelles recettes ?
- Ouaipi-ouaip ! J'ai crée la tartiflette au sirop d'gras -pour les gastronomes et aut's fins gourmets- , pis la tartiflette au foie gras-piment-cidre-châtaigne et enfin le croque-mecton.
- Le croque-mecton ?
- Ouais, le croque-mecton ! J'suis revenu à la source de not' mâaaagnifique cuisine. T'prends deux tranches d'pain d'mie bien d'chez nous, t'vois ?
- J'vois !
- Ensuite, tu z'y carres tout ce que t'as sous la main d'bon jambonneau et de cochonou de lait bien tendre ; y a quand même moyen de faire d'la bonne variante pas pincé des Snow birds ! Après, t'prends ton frometon du moment et tu cales. dit-il avec force mouvements de calage bien célèbres tels que le "bouche pincée, tête qui se hoche, poing fermé qui donne des petits coups vers le bas" ou le "mains parallèles au sol et paumes vers le haut qui descendent de façon saccadées et répétitives dans l'vague" Tu cales comme un citadin cale sa maison de bibelots inutiles. Enfin, tu m'fais l'plaisir d'm'griller ça à point. Et là... t'es... t'es heureux Robb. T'es simplement heureux.

Les Montagnards se regardèrent en silence les larmes aux yeux, adoptant ce que leur peuple appelait un "Ragadlashrâkmaadzûrkardaks", ce qui pourrait se traduire littéralement comme "un moment plein et heureux où le silence demeure dans... dans ta demeure". Bref, c'était un dîner d'cons, mais d'crétins reposés, épanouis ; ils s'étaient tous deux liés d'amitié dans un intérêt culinaire commun -si chère à leur peuple (et les Dieux seuls savent combien les Montagnards aiment la bonne chère). Le bar où ils avaient posé leur popotin venu du Froid se nommait sobrement "Fond d'Combe" et était dirigé par une famille de Montagnards émigrés voilà fort longtemps à Norrrrrrr. Ici, ils retrouvaient la nourriture et ses quantités pantagruéliques de leur enfance, la fabuleuse bière au lard inventé par le sieur Trikarrd Bellpingouine et surtout une ambiance toujours festive.

- Ah bordel... ça faisait si longtemps que j'avais pas bouffé nos sept repas.
- QUOI ?! Comment t'as fait pour survivre sans les deux petits déjeuners, la collation de 11 h 00, le déjeuner, le goûter, le dîner et le souper ? T'es un fou mon gars, t'es un fou ! Ah, ça, crénom, c'clair que t'es le fiston d'Eddard pour en avoir... autant dans le ventre. Rohohohoho !
- Bwo ho hoooo ! Bwo ho hoooooo ! ça, mon p'tit, c'parce que Papa tient à garder la ligne.
- Bon, c'pas tout ça, mais ça s'arrose : tavernier, six !
- Tavernier, douze !
- Tavernier, vingt-quatre !
- TAVERNIER, QUARANTE-HUIT ! renchérit Robb.
- TAVERNIER... merde... je sais plus multiplier après quarante-huit... euh... Tavernier, tout ! TAVERNIER, RAMÈNE TOUT ! ON VA S'EN FOUTRE JUSQU'AUX CIMES !

Et le Tavernier amena plus de cents tonneaux de bière au lard. De quoi tuer un être humain normal par une crise cardiaque dans la seconde. Mais il n'y avait aucun être normal ici.

- Bon, mes p'tits messieurs, on a choisi ? demanda la serveuse aux deux énergumènes.
- Jeeee preeeendraaaaiiiis biiiiieeeeen uuuuneeee voooooodkaaaaa, s'iiiiil voooouuuus plaaaaîiiiiiit.
- AH ! Tellement d'choix ! Tellement d'choix ! Tellement d'choix ! Tellement d'choix ! J'vais prendre ça et ça et ça et ça et ça et ça héhé !
- L'éééécouuuuteeeer paaas, doooonneeeez-luuuuiiiii uuneee tiiiisaaaaneeee ààà laa caaaaaaaamooomiiilleeee. Eeeextraaa foorte. Aaaaveeec quiiiinzee booooooîiiiiiiteeeeees dee somniiiiifèeeeereeeees deeeeedaaaaans s'iiiil voooooouuuuus plaaîîît, çaaaa deeeevraaaaiiiit leeeee raaaaleeeeentiiiiiir... uuuun peeeeuuuu.
- Ah t'es vraiment un tue-l'amour mecton ! T'es encore furibard pour not' échange d't'à l'heure ! J'sais que tu l'as en travers du museau ! Mais merde quoi fais un effort ! Là t'es aussi chiant que ton cousin Franklin !
- Heeeyyy ! Meee cooooompaaaareee paas à luuuiiii. Fraaaankliiiin eeest uuuun puuutaaaiiiin d'aaaattaaaard-
- Et toi tu t'attardes toujours sur des syllabes ! Héhéhéhéhéhéhé ! C'doit êt' de famille !
- éééé... iiiil saaaait seeeuulemeeent cooompteeer deeux paaaar deeeuuuux eeet laaaacer seees chauuussuuureeees. Eeeen pluuuus, c'eeeest uuun groooos connaaaard. Eeeet siii ooon paarlait plutôt de Coco Lapin heeeeeiiiiiiiiiiin ?
- Quoi ! Quoiquoiquoi ! Parles pas de Coco comme ça ! Il est... il est spécial lui aussi okay ! C'est l'con d'la famille et i'nous fout la honte dès qu'il apparait ! Bordel ! Ce con est devenu une légende à force, il est con comme une meule, COMME UNE PUTAIN DE MEULE ! J'ai compris ! J'arrête okay ! J'arrête ! On parle plus des canards boiteux des familles et on fait c'pourquoi on nous a appelés !

Aucun.

- Monsieur, vous grelottez. Nous avons des fourrures d'ours si vous voulez.
- Naga ne grelotte pas, Naga est secoué par sa magnificence qui s'écoule de tous les pores de sa peau.
- Okay... et ce sera monsieur ?
- Naga désire les femmes de cette ville. Les jolies. Naga n'aime pas être roulé et quiconque osera essayer de duper Naga, fils de Jaga, subira son terrible courroux. Car, comme chacun sait, quand Naga Azuralgue part à la chasse, les autres trépassent.
- Euh... ça relève pas vraiment de mon autorité ça... vous voulez pas boire ou manger queque chose plutôt ?
- Naga concède que tu as raison : il n'a pas besoin de demander, il prendra vos femmes de toute façon, elles se pâmeront devant lui et abandonneront leurs mous d'la tige pour lui. Car Naga est la Virilité même. Sinon, Naga désire ton plus fort tord-boyaux. Bien que ce sera Naga qui tordra les boyaux de la boisson, et non l'inverse. Oui, Naga est puissant. Va maintenant, Naga ne te hais point.
- Okaaaaay...

Vraiment aucun.

- Bordel, vous allez arrêter de vous palucher en cuisine ? Y FAIS FAIM ! J'ai grand soif et j'ai même pensé à apporter mon bavoir, merde ! Ramenez vos grosses miches de loufiat par ici les toquards ! Papi réclame et Papi a un dentier nickel chrome !
- Désolé monsieur, nous sommes un peu débordés, nous allons bientôt nous occuper de vous.
- QUOI ? HEIN QU'EST-QU'ELLE DIT LA MIGNONNE ?!
- J'AI DIT QU'ON ALLAIT BIENTÔT S'OCCUPER DE VOUS !
- Ah. Pas besoin de gueuler, vous m'feriez presque croire que vous faites actuellement quelque chose. Si ça vous embête pas trop, j'aimerais bien que vous décarrez en cuisine pour me ramener ma soupe au potiron et mon gigot. J'dois faire un discours tantôt et j'aimerais bien m'rincer le gosier avant ! Chais bien qu'chez la casbah des loufiats, on est pas habitué à avoir du gratin, mais va falloir VOUS SORTIR UN PEU LES DOIGTS DU FION !
- Je vais dire au cuisinier de cracher dans votre soupe...
- C'marrant ça, j'ai toujours pensé que j'devrais appeler mon vieux pote Régis pour becter. Vous savez, Régis Nervure, le célèbre type de l'hygiène... et faites gaffe, si vous goûtez pas ma soupe avant moi ma douce, je hurlerai à... à... nan, la décence m'impose de le taire... disons juste que les cafard-souris ne sont pas qu'une légende et que je connais un très bon véto' du marché noir.
- Ah... plus de problèmes d'ouïe hein...
- Hmmm... QU'EST-CE QUE VOUS DITES MON P'TIT ? »

***

Ici, il n'y avait que des êtres réunis par l'amour de la bonne chère et de la Boisson.
Ici, à Norrrrrrr, une compagnie particulière s'était réuni, représentant les peuples libres.

Ici, allait être crée la Communauté du Bistrot.



Spoiler:
 
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