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Pour une histoire de sieste...

Balior Blackness
Balior Blackness

♦ Localisation : West Blue - Île aux esclaves.

Feuille de personnage
Dorikis: 3444
Popularité: -81
Intégrité: -76

Mar 15 Jan 2013 - 16:02

North Blue, l'île de Beechauquo, plus exactement. J'pionce tranquillement au beau milieu d'une ruelle, sous la fenêtre d'une maison à deux étages, maison habitée par une vieille. Comment j'le sais ? Elle est venue me faire chier une première fois dans ma sieste, vers 14h de l'aprem. Là on doit être 16h, elle me semble pas vouloir me déranger de nouveau d'puis que j'ai effrayé son chat qui jouait les durs en hérissant ses poils d'vant moi. 'Fin ce qu'elle ne sait pas, c'est que j'lui ai éventré son chat et que c'était limite si j'allais pas le bouffer cru.

La faim me tiraillait comme toujours, seulement la gueule du chat m'a retenu d'le croquer. Préférant alors faire taire ma faim en retournant dormir. La meilleure idée que j'ai pu avoir d'puis hier soir 21 heures. 'Fin, c'était avant que les conditions météorologiques se dégradent... Brusquement, alors que j'ronflais bien salement, des trombes d'eau se sont déversées sur ma tronche, m'réveillant illico. D'la plus mauvaise des manières qui existent du moins. J'gueule un bon coup, choqué et trempé, levant les yeux en l'air pour... remarquer le splendide soleil qui domine la ville ?

Putain de merde, c'est quoi encore que cette connerie ? Alors quoi ? J'ramasse des litres d'eau sur la tronche sans qu'il pleuve maintenant ? J'pige pas et cela m'emmerde. Puis, sans vraiment trop y croire, mon cerveau s'met à développer une hypothèse qui ne me plairait vraiment pas. Bien moins que simplement être surpris par le mauvais temps. Mes yeux s'attardent sur la fenêtre d'où l'autre vieille peau était venue gueuler y'a quelques heures. J'tombe sur l'cul.

'Fin sur le cul, j'le suis déjà, façon de parler donc. Y'a la vielle tenant une grosse bassine dans ses mains, remplie d'eau froide, m'souriant d'un air malsain. Si elle avait mis son dentier et aurait pu parler, elle aurait certainement dit un truc du genre '' Je t'avais dis d'aller dormir ailleurs, monstre ! '' Et moi j'la regarde en priant pour qu'elle n'aille pas au bout de son action. Ne me verse pas de nouveau cette eau grand-mère, j'vais devoir rentrer chez toi pour te saigner après ! J'perds facilement le contrôle tu sais ! Depuis pas mal de temps maintenant, la rage guide mes actes, rien d'autre ! J'vais te saigner si tu me...

    - GIAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH ! CHAUUUUUUUUUUUUUUUUUUD !


Oh la sale merdeuse ! Elle l'a fait ! Et ce n'est pas froid comme la première fois, mais horriblement bouillant ! Le genre à salement brûler la peau ! Qui m'fait hurler ma douleur durant des minutes, tandis que je gigote à droite et à gauche, inutilement. J'vais la crever ! Évidemment que j'vais la tuer celle-là ! Ses vieux os me résisteront pas bien longtemps, mais au moins j'aurais sa peau ! Ma rage m'fait oublier l'fait que j'ai reçu j'sais pas combien de degré d'eau chaude sur la gueule.

Du coup, j'me précipite sur la porte, j'la défonce d'un coup de semelle, d'la bave voltigeant dans l'mouvement. J'bave quand j'suis contrarié, j'y peux rien. Mon faciès rougi par le chaud apparaît dans l'encadrement de la porte, au même instant qu'un fer à repasser prend son envol du sommet des escaliers. Eh merde... Un lourd objet qui s'envole fini irréfutablement par retomber hein ? Bah là son lanceur avait fait en sorte que ce soit sur ma tronche qu'il termine sa course ! Clang, dans les dents. Je m'effondre en arrière.

Y'a des bouteilles de rhum qui dansent en cercle au-dessus de moi, avec un rire désagréable qui m'agresse les tympans. Quelques dizaines de secondes s'écoulent avant que j'me relève, mes hallucinations s'en étant allées finalement. J'ai la mâchoire engourdie et l'impression qu'une de mes dents voudraient bien tomber. L'pif qui saigne et la colère qui monte s'en pouvoir s'arrêter. A un point que j'en hurle de rage, poussant des grognements comme une bête enragée le ferait.

Je vais faire la misère à cette pouffiasse ! J'retourne immédiatement au rez de chaussée, la seule option s'offrant à moi alors étant de grimper les marches pour arriver au premier étage. La maison en a deux, où qu'il sera le débris combatif ? Plus bruyant qu'un éléphant se vidant les parties génitales, je déboule en trombe dans la baraque, jetant des coups d’yeux furieux dans tous les coins. Quatre pièces à cet étage, ce sera pas bien long de tout fouiller. J'défonce les portes unes à unes, rien à l'intérieur de chacune.

Forcément qu'elle s'est cachée au point le plus haut, c'le dernier à atteindre et donc elle allonge ainsi son espérance de vie. C'est pas une victime facile celle-ci j'trouve... Je m'apprête à m'engouffre dans l'escalier menant au second étage quand j'entends une voix qui résonne au premier, m'coupant dans mon élan.

    - Madame Gerginson ?! Est-ce que vous m'entendez ? Madame Gerginson répondez je vous prie ! Est-ce que le criminel est encore sur les lieux ?! Répondez !
    - Le criminel il s'nomme Balior The Hungry Blackness et il t'emmerde !


Putain de bordel de merde ! Elle a prévenue la marine ! C'tte conne a demandée de l'aide à cette chieuse de marine ! J'ai pris le den den mushi sans vraiment savoir pourquoi, claquant cette phrase au nez du soldat avant de balancer l'escargot contre un mur, ce dernier se brisant sous l'impact. Maintenant, je vais devoir faire vite si j'veux m'venger de tout cela avant l'arrivée des chiens bleus.


Dernière édition par Balior Blackness le Mar 30 Avr 2013 - 22:20, édité 1 fois
Balior Blackness
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♦ Localisation : West Blue - Île aux esclaves.

Feuille de personnage
Dorikis: 3444
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Intégrité: -76

Mer 16 Jan 2013 - 11:46

Y'a un lourd silence. La vieille n'ose même pas respirer, 'chui certain. Pourtant elle pourrait, mon ouïe n'est en rien ultra développée... Puis bon, j'respire tellement fort qu'on entend que moi. L'second étage ressemble vaguement au premier. Une forte odeur de vieux en décomposition, une tapisserie de très mauvais goût, des meubles anciens et quelques vases et photos pour décorer le tout. Trois pièces uniquement.

Deux qui me disent vraiment rien et une qui m'inspire pas tellement confiance, laquelle choisir ? J'pense pas qu'elle soit dans les deux premières, mais que dans la dernière m'attend un autre de ces tours de con qui va me faire perdre mon temps, en plus de mon sang. Car j'ai toujours l'nez qui pisse le sang. C'pas trop grave, donc j'ai pas cherché à essuyer, mais il se répand par endroit dans la maison. J'dégomme la première pièce, une salle de bain, j'fouille rapidement, que dalle. Même opération pour la seconde, les toilettes, résultat identique. Reste donc celle dont je me méfiais d'puis toujours. Chier.

    - Mamie... ? Où est-ce que t'es mamie... ? Momie ? Mooooooomiiiie... ?


J'lâche ces quelques mots d'une façon travaillée, qui s'veut calme et comment dire... rassurante. Ou pas, avec ma voix d'vieux ivrogne. Elle me répond, n'fait pas de bruit et moi j'perds aussitôt patience.

    - Raaah bordel de merde ! J'sais où tu te caches l'ancêtre, j'viens te faire la peau si tu sors pas !


La vérité, c'est que j'n'ose pas entrer, de peur d'encore ramasser un objet à travers la tronche. J'dois m'économiser pour fuir une fois cette vieille égorgée ! M'enfin, comme elle persiste à s'encrer dans son mutisme, j'ressens le besoin de presser les choses en agissant. En quelques pas j'me retrouve d'vant la porte, ma main s'emparant de la poignée, tournant lentement cette dernière jusqu'à ce que ce soit ouvert. Immédiatement, j'flaire être sur la bonne piste, oh oui c'est ici qu'elle se planque.

'Fait noir, rideaux et volets sont fermés, histoire d'me rendre l'affaire plus salée encore. C'est quand même rare pour un pirate de se laisser emmerder autant par une vieille sans défense. C'pas comme si elle était plus forte que moi merde ! Sursaut d’orgueil qui m'envahit, j'force sur mes bras pour retourner le lit violemment, l'envoyant s'écraser contre l'armoire à côté. C'est dans ce mouvement qu'un gémissement s'fait entendre, perçant le silence depuis trop longtemps installé sur les lieux.

C'est la vieille, j'en suis certain. Elle doit être terrorisée maintenant que j'suis aussi près d'elle. Cela me fait marrer, mon rire gras résonnant dans la chambre. J'vais la tuer ! Où qu'elle entrepose ses vieux os tremblotant ? Derrière les rideaux ? Non. Dans l'armoire ? Non plus ! Inutile de penser au lit, reste donc... attend elle ne sait quand même pas mise là-dedans ? Si... ? Allons voir cela. J'ouvre le coffre, un truc bien massif qui pourrait accueillir une personne si on la tasse bien.

BINGO ! J'explose de rire, qu'est-ce qu'on serait pas prêt à faire pour vivre hein ? Ni une, ni deux, mes doigts lui tirent sa tignasse grisonnante, mon bras recule vers l'arrière, entraînant le corps de momie avec lui. Elle finit par s'extirper avec beaucoup de mal de son coffre, se plaignant et suppliant d'épargner sa vie. Explosion de rire, elle se fout de ma gueule sérieux, elle me prend pour un gland ! Ce que j'lui réserve, c'est tellement mieux que la mort ! 'Fin elle crèvera tout de même... Je traîne ma prise jusqu'à la salle de bain.

Elle a besoin de prendre un bain, dans un premier temps. Si moi j'y ai eu le droit, pourquoi pas elle ? L'eau coule dans la baignoire, s'remplit rapidement, jusqu'à ce que j'estime que cela soit suffisant. Coupant l'eau, j'saisi la vieille par l'arrière du crâne, tirant sur les cheveux, avant de lui plonger la tête dans l'eau gelée. La plus froide possible. Héhé, une scène ô combien jouissive. Elle qui se débat inutilement, tenant sa respiration pour éviter que l'eau ne pénètre dans sa bouche et inonde ses poumons.

J'la maintiens ainsi plusieurs longues dizaines de secondes, lui sortant le visage de l'eau lorsque je la sens s'en aller. Une fois. Deux fois. Trois fois. Cela semble être sa limite. La voilà qui manque d'y passer, crachant par moment d'l'eau, complètement gelée et trempée. Quel plaisir d'lui faire payer ses sales coups. C'est tout de même triste d'avoir été obligé d'en arriver là ! J'voulais simplement pioncer un bon coup puis reprendre la route ! Elle n'était vraiment pas obligée de se montrer si désagréable !

Surtout pas avec un pirate de mon genre! J'suis loin d'être un putain de bisounours ! Pas l'temps d'lui laisser le temps de se remettre de ses émotions, la seconde torture va débuter. C'est que j'ai un planning serré moi, 'paraît que des Marines veulent débarquer ici.


Dernière édition par Balior Blackness le Mar 30 Avr 2013 - 22:21, édité 1 fois
Balior Blackness
Balior Blackness

♦ Localisation : West Blue - Île aux esclaves.

Feuille de personnage
Dorikis: 3444
Popularité: -81
Intégrité: -76

Sam 19 Jan 2013 - 2:34

Dans les rues de Beechauquo, la panique commence à s'infiltrer, gagnant les personnes pouvant assister au déploiement des troupes de la Marine. Les Dark Dogs, unité d'intervention dont l'efficacité n'est plus à remettre en doute, semble avoir fort à faire aujourd'hui. L'unité au complet est en mouvement, la situation serait-elle si grave que cela ? En réalité non, mais les fois où les D.D entrent en mouvement sont tellement rares que lorsque l'on a besoin d'eux, ils y vont tous. Des amoureux du danger et des héros de la Marine, ces D.D.

Les ordres sont clairs, mettre aux arrêts l'horrible individu osant faire du mal à madame Gerginson. S'attaquer à une personne âgée sans défense, c'est impardonnable ! Tenmal Grégoire ne laissera pas impuni un tel crime ! Qui est cet homme ? Un physique colossal, deux mètres dix pour cent dix kilos, des oreilles faites d'acier, une mâchoire un peu trop carrée, deux petits yeux fluorescent, Grégoire est un cyborg. Chef de l'unité des Dark Dogs, qui plus est. Le meneur de cette opération, le premier à courir en direction du domicile de la vieille Gerginson.


Spoiler:
 

    - Enfin nous y sommes ! Soldats, cessez tout mouvement ! Vous deux, allez jeter un œil à l'intérieur, des fois que notre criminel se serait déjà enfui.
    - Eh ben... c'est pas trop tôt hein ! Dix grosses minutes qu'on aurait dû être sur les lieux ! A cette allure, la vieille a eu dix fois le temps de décéder hein !
    - Ferme-là Isaac ! C'est quand même pas la faute de mes gars si la victime n'a pas eu le temps d'indiquer précisément sa localisation...
    - On est d'accord que y'avait rien de précis là-dedans...


Le regard de Grégoire croise celui d'Isaac, aucun ne semble vraiment rassuré par le temps qu'ils ont mis à arriver à l'endroit exact où l'appel a été passé. Ils ne peuvent qu'attendre que les deux soldats envoyés vérifier la maison reviennent avec de bonnes nouvelles. Si ce n'était pas le cas, alors il userait de ses atouts les uns après les autres. Ses plus précieux éléments, ceux sur qui il pourra toujours compter. Tenmal espère toutefois ne pas avoir à en arriver là. Pendant ce temps, quelques mètres plus loin, nos deux vaillants défendeur de la loi arrivent devant la porte.

Enfin, ils se trouvent avec plus d'exactitude devant l'encadrement de cette dernière, le sol face à eux étant recouvert de morceaux de bois, vestige de ce qu'était autrefois une porte. Ne craignant pas le danger, ils montent avec précaution pour autant l'escalier menant au premier étage, fusils bien en mains, prêts à ouvrir le feu. Ils arrivèrent à gagner le couloir au premier niveau, celui menant aux différentes pièces de l'étage. Les yeux du premier se posent sur l'escargophone en miettes, tandis que le second tente de prendre contact avec la malheureuse propriétaire des lieux.


    - Madame Grinson ?
    - C'est Gerginson pauvre tâche !
    - Roh la ferme, elle m'en voudra pas d’écorcher son nom si je lui sauve les fesses !
    - Tu restes une pauvre tâche.
    - Madame Gerginson, est-ce que vous m'entendez ?! Nous sommes de la Marine, nous sommes venus nous assurer que le suspect était bel et bien parti d'i... Bordel ! Mais c'est quoi ce délire ?!
    - Punaise !


Il ne faut pas en vouloir à ces messieurs, la scène à laquelle ils assistent à de quoi en laisser plus d'un perplexe. Face à eux vient d'apparaître Balior, la bave au coin des lèvres, tenant fortement d'une main sa victime. Cette dernière, toujours prisonnière de notre pirate, totalement trempée et moitié mourante, traînée par les cheveux depuis l'étage supérieur jusqu'ici, pousse quelques gémissements... de faibles gémissements. Elle n'est pas en bon état.

    - Alors finalement vous êtes là ! J'étais justement en train de chercher un fer à repasser, histoire de montrer à notre petite dame à quel point cela peut-être une arme dangereuse. Z'auriez pas vu en venant ici un truc y ressemblant par hasard ?


Ils doivent le prendre pour un dingue, définitivement. Aucun du binôme ne dit mot, tentant encore de comprendre quelles raisons pourraient amener un homme à torturer de la sorte une si vieille femme. Et lorsqu'enfin ils reviennent à l'instant présent, qu'ils s'échangent un regard, signal pour passer à l'action, Balior ne le manque pas. Réagissant aussi rapidement qu'eux, il soulève la dame afin de la balancer sur le type à sa droite. A cette distance, il ne rate pas son entreprise et l'ennemi est plaqué au sol, le fusil retombant à quelques mètres de lui.

Son compatriote lui a tout le loisir d'ajuster le tir et d'ouvrir le feu par deux fois. Les balles fusent sur le vieillard alcoolique qui doit sa survie au collier qui empêche les projectiles de lui trouer la peau. Pas sans conséquence pour autant, l'affamé étant forcé de reculer de quelques pas sous l'impact, en plus d'avoir la mauvaise surprise de sentir son cœur s'emballer. Son instinct pour autant le pousse à se jeter sur son vis-à-vis avant qu'il ne tire à nouveau, sur sa chair cette fois. Il lui décolle une droite qui le fait tituber, ce dernier réplique d'un coup de crosse bien placé.


    - Crève !


L'ivrogne lui déchire l'oreille avec ses dents, avant de lui exploser les côtes d'un puissant coup de genou et de le finir d'un coup de boule qui l’assomme instantanément. Pas le temps de jubiler qu'un assaut dans son dos le met à genoux, avant qu'un vase soit fracassé sur son crâne. Abasourdi, la tête désormais à nue, son chapeau étant à terre, le pirate décrit de large mouvement des bras tout autour de lui. Tactique payante, puisque le Marine est fauché au niveau des jambes, s'étalant de tout son poids en arrière. Un coup de feu déchire les lieux.

Un peu plus est la balle se logeait dans son cerveau...L'achever tant qu'il est au sol. Blackness lui tord le coup, sans une once d’hésitation. Mieux vaut tuer que d'être tué. Cherchant à reprendre son souffle, il se relève, tout en cherchant du regard l'autre garce. Elle n'a pas bougée, inconsciente elle aussi. Maintenant que les chiens du Gouvernement sont là, il doit s'en débarrasser puis fuir au plus vite.


Oreilles d'acier, surnom donné au meneur des Dark Dogs, ainsi que Isaac Newma, son bras-droit, observent le regard inquiet l'unique fenêtre de l'habitat de madame Gerginson. Ils n'ont pas loupé les coups de feu et commencent à craindre le pire maintenant que le calme est retombé. Ses hommes ont-ils triomphé ? La réponse lui est tristement dévoilée... Un premier combattant, puis un second passe à travers le verre des carreaux que tous guettaient.

Puis Madame Gerginson. S'écrasant sèchement au sol, dans un son d'os brisés, la chute représentant quelques mètres tout de même, les corps restèrent ainsi à la vue de tous, de longues secondes. Pas un bruit. Pas un geste. De la rage. Une montée de haine incontrôlable submerge le cyborg qui pousse un hurlement tout en frappant du poing le sol à ses pieds. Il n'accepte pas l'échec, encore moins la mort de ses gars. Aucun D.D ne pardonne le meurtre d'un de ses frères. Car ils sont bien morts, pourquoi l'affamé aurait-il épargné leur vie ? C'est un pirate, il représente le mal. La noirceur.


    - Sécurisez le périmètre sur un cercle d'un kilomètre de diamètre, immédiatement ! Il va avoir besoin de place pour démolir ce connard, beaucoup de place. Qu'aucun homme ne pénètre dans ce périmètre sans ma permission, employez la manière forte s'il le faut. Isaac, amène-le ici.
    - Tu penses à ce que je pense hein ? Tu le veux lui et personne d'autre, ce gars auquel je pense hein ?
    - Oui. Ordonne au Boucher de massacrer ce fumier. Qu'il n'en reste pas une miette.
    - Gwa-gwa-gwa-ga ! On va bien s'marrer !


Dernière édition par Balior Blackness le Mar 30 Avr 2013 - 22:22, édité 1 fois
Balior Blackness
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♦ Localisation : West Blue - Île aux esclaves.

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Intégrité: -76

Lun 21 Jan 2013 - 17:20

Malmener la Marine, cela n'a pas de prix. Désormais seul dans la baraque de la défunte emmerdeuse, j'me laisse tenter d'regarder par la fenêtre brisée la réaction de mes ennemis. Ils sont tendus. A peine ont-ils vu un bout de mon visage qu'ils ont ouvert le feu comme des morts de faim devant un vulgaire gibier. Les trous dans les cloison sont nombreux, heureusement aucune ne vient se loger dans ma peau. Intact.

Hors de question de retenter l'expérience, j'vais plutôt commencer à réfléchir au moyen de me tirer d'ici. 'Semblerait que le calme soit revenu, de quoi m'aider dans ma concentration. J'observe le coin, y'a bien une fenêtre à ma gauche, qui donne sur un toit en contrebas, à condition qu'elle ne soit pas surveillée pas le bras armé du Gouvernement. Pas moyen d'aller me faire cribler de balles pour m'en assurer. Si urgence il y a, je sauterai par là et improviserait sur le tas, pour changer. C'est vraiment silencieux dehors, sont tous morts ?

Non pas que cela me déplaise, j'aime bien quand c'est calme, seulement y'a des limites. Là c'est trop calme. J'aime pas trop beaucoup ça. J'préfère quand c'est un peu trop plus ou moins calme. Beechauquo n'est pas une île réputée pour son bordel ambiant, seulement avec une troupe de soldats de la justice, y'a moyen que ce soit un poil plus bruyant. Là, rien. Du coup, j'commence mine de rien à trouver cela louche. Un poil trop bizarre pour être normal. Hésitant, j'me risque à jeter un coup d’œil par le seul moyen donnant sur la rue, la vitre à nue. Et quel spectacle...

Absolument que dalle. Rien, le néant ! Alors certes, j'ai entendu un ou deux types gueuler que le boucher était arrivé, mais j'pensais que c'était une stratégie pour m'affamer, pas qu'ils allaient bouffer ! Hallucinant ce qu'ils me font là ! Quelle heure il est déjà ? M'intrigue pas mal toute cette histoire, m'enfin j'vais pas m'en plaindre c'la chance de me tirer !

MORT AUX PIRATES !


Oh putain de merde c'est le genre de phrase qu'on se passerait bien d'entendre ! D'où cela vient ? De l'extérieur il me semble, seulement je n'ai en aucun cas le temps de vérifier. En effet, ses mots prononcés d'une voix forte résonnant dans toute la maison, un objet massif fauche la pièce en longueur. Ouvrant une brèche d'un côté du mur pour traversée et rejoindre le mur opposé, démolissant tout sur son passage. Les débris remplissent le lieu, la lumière y pénètre par les ouvertures toutes nouvelles.

J'suis à terre, ayant été percuté par l'étrange outil utilisé par tout ravager. J'en ai mal au bide, sans pour autant que ce soit bien méchant, étant donné que ce qui m'a atteint était plat. Pas tranchant, mais diablement robuste. Un genre de bois bien costaud qu'on aurait affreusement du mal à fendre. Bordel, ça cogne dur. J'lève les yeux, la paroi où je me planquais des tireurs est à présent éventrée par un long et large trait par laquelle l'arme est passée.

A en croire les dégâts que cela a causé, l'arme doit être aussi grosse qu'un canon... Mais quel genre de type peut bien se trimbaler avec un engin pareil ? C'genre de truc doit peser une tonne ! Poussant sur mes bras pour me remettre sur mes jambes, j'tousse un coup avant d'commencer à imaginer l'adversaire auquel je vais devoir faire face. Enfoirés de Marines... qu'est-ce que vous m'avez envoyé encore ?! Quelques pas prudent me rapprochent d'une des perforations, encore un peu et j'pourrais voir dehors ce qu'il se trame.

MORT AUX PIRATES !


Mais bordel de putain de merde ! Il remet cela, non sans déconner ?! Pouah ! Cette fois j'réagis plus rapidement, m'jetant à terre avant d'être de nouveau balayé par l'assaut. Sauf que ce connard est moins con que je l'imaginais ! L'attaque n'est pas exécutée à l'horizontale, mais à la verticale ! Arrachant le toit du bâtiment sans grande difficulté, le truc avec lequel il frappe s’abat à terre dans un vacarme assourdissant. A quelques dizaines de centimètres de ma gueule...

Vraiment vraiment pas passé loin... Une espèce de grognement s'échappe d'entre mes lèvres, tandis qu'un craquement venant de dessous m'alerte. Est-ce que les choses pourraient être pires ? CRAC. Le sol, violemment amoché par l'impact et la force de l'autre mystérieux connard, s'effondre brusquement. Pas entièrement, seulement un cercle d'une dizaine de mètres et comme j'me trouve au milieu de c'foutu cercle...

    - Argh... J'en ai plein le cul là d'ces conneries...


Une chute de trois mètres, rien de mieux pour vous faire démarrer au quart de tour. J'me relève quasiment immédiatement, entraîné par l'adrénaline, avec en tête de sortir de cette foutue habitation pour enfin faire face à mon agresseur. J'y parviens, à ma façon. Plutôt que de franchir l'encadrement de la porte du rez-de-chaussée, j'défonce le mur d'vant moi, qui tenait plus à grand-chose avec l'autre bourrin qui fracasse tout.

N'allez pas croire qu'il s'est calmé hein ! C'est même tout le contraire ! Il se fait plaisir ce débile à frapper encore et encore ! La demeure est rapidement mise en miettes, s'effondrant sur elle-même dans un épais nuage de poussière. J'en ressors péniblement, complètement dégueulasse, l'sang qui coule d'mon front, la faute à un morceau d'roche qui m'est tombé sur la gueule juste avant que je m'échappe.

Toussant à m'en arracher les poumons, la bave qui dégouline des lèvres et le cerveau en ébullition, la colère gronde. Et bizarrement ce n'est pas l'unique grondement qui me parvient... Les mains sur les genoux, tête vers le bas, j'hésite à relever les yeux. J'sais très bien que c'est mon fameux bourreau... Sa respiration lente, mais bruyante brise le silence des lieux. Il respire comme une bête enragée. Sachant qu'il cogne comme un titan, vous comprenez pourquoi j'suis pas très chaud pour mourir immédiatement ? Pourtant, en tant que pirate y'a un certain danger qui me plaît bien. Du coup j'me redresse et fait face à la chose. J'manque de m'étouffer dans un premier temps. Dans le second, j'sors mes sabres, prêt au combat.

Spoiler:
 

    - Sérieusement... ? Comment ce truc peut-il faire partie de la Marine ?! Oy du con ! C'est quoi ton petit nom ?!


MORT AUX PIRATES !


Va te faire foutre.


Dernière édition par Balior Blackness le Mar 30 Avr 2013 - 22:16, édité 1 fois
Balior Blackness
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♦ Localisation : West Blue - Île aux esclaves.

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Mar 22 Jan 2013 - 15:31

Le rapport de force est bien trop inégale, son espèce de masse édentée recouverte de sang séché décrit une courbe en direction de mes côtes, il espère m'envoyer valdinguer au loin. Usant de toute ma puissance, j'place mes propres sabres en opposition à l'arme du demi-géant, histoire de réduire l'impact. Choc violent comme il fallait s'y attendre, j'en ressens des secousses m'envahir les bras, tandis qu'inévitablement, j'suis repoussé par la puissance du colosse.

Mes sabres ont tenu bon, sont solides. Moi en revanche... Sur combien de mètres il m'a envoyé bouler ? Aucune idée, une bonne dizaine minimum. M'écrasant avec brutalité contre une habitation entièrement vidée par les Marines plus tôt, j'la traverse sans grande surprise. De part en part ouai, explosant les deux murs sur mon passage, la table et la commode qui traînait par là, salle à manger sans doute. Pour ressortir en exécutant plusieurs tonneaux à terre, dégustant amèrement la poussière.

Quand il beuglait mort aux pirates, c'était pas des conneries putain, il va causer ma mort ce barbare. D'où est-ce qu'il peut bien provenir d'ailleurs ? Pas des blues, un type de cette taille ne peut pas naître sur les mers bleues, ou alors c'est une putain d'arnaque pour nous autres, humains. Lui c'est pas un géant, mais quasiment. Du coup, va pour demi-géant. Forcer sur ses membres pour se remettre sur pattes est un douloureux effort, il cogne sévère le type. J'ai la tête qui tourne et du sang qui coule à plusieurs endroits sur mon visage.

Besoin de préciser que mes jambes ont du mal à me porter ? C'est certes passager, mais suffisant pour me foutre dans la merde. L'envie de combattre ? Envolée. Laissant place à un immense désir de survie. Aucune envie de crever face à un débile mesurant plus de trois mètres ! Ce serait trop injuste pour seulement avoir rendu les coups d'une vieille folle ! C'même pas moi qui ai cherché les ennuis cette fois ! J'crache au sol, jurant de ne pas mourir ici.

L'sol tremble alors, des bruits de pas s'font entendre et le hurlement d'un bœuf chargeant l'ennemi déchire l'atmosphère. Plusieurs secousses de plus en plus violentes me font comprendre que l'autre démolisseur arrive à grands pas. Le vacarme qu'il provoque en se déplaçant et la malchanceuse maison que j'ai déjà endommagé en la visitant expressément, qui explose en morceaux lorsqu'il la piétine sans hésitation. C'est le genre de bourrin totalement accroc aux combats qui se moque éperdument de ce qu'il peut bien fracasser en se laissant totalement allé dans sa folie destructrice !

L'atout majeur de l'Unité de la Marine de Beechauquo, celui qui doit avoir bousillé plus d'une cinquantaine de pirates à lui seul, mon adversaire du jour. J'vais me le faire ce gros steak ! Si seulement j'avais un flingue ! Il me fait de nouveau face, m'dominant de toute sa hauteur, avant d'abattre à nouveau son énorme bout de bois massacreur. Ce truc ne découpe pas, il t'écrases comme une merde ! Un grand saut sur le côté m'fait éviter un mauvais coup.

Il serait peut-être temps pour moi de réagir et tenter une contre attaque. Alors que j'bondis une fois de plus, les dents du morceau de bois mortel de Jo le Barbare m'frôlant les fesses, j'sens que c'est le bon moment. Pouvoir frapper comme un sourd comporte un désavantage avec sa taille, le manque de vitesse d'exécution. Il en met un temps pour se remettre en position d'assaut, j'dois en profiter. Traversant au milieu de briques, de tuiles et tout un assortiment de vaisselle qui tombe telle une pluie enragée, j'cours jusqu'à lui, m'retrouvant d'vant une énorme cheville.

Un sourire mauvais me gagne alors que mes sabres tranchent à plusieurs reprises la chair du mastodonte, sans grand succès... Le sang gicle certes, les entailles ne manquent pas, seulement je l'entends ni hurler, ni le sent défaillir ! C'est même tout le contraire ! De son poing ravageur, il me frappe furieusement. Le coup est tel qu'il m'expulse pour la énième fois loin de ma cible. Cette fois, les dégâts sur le corps sont plus conséquents.

Alors que je pénètre de force dans une cave à vin, j'entends par là que la paroi de la bâtisse n'a pas réussi à me retenir, déversant un tas de gravas un peu partout tout autour du point de chute. C'est finalement l'un des innombrables tonneaux présents dans la pièce qui met un terme à mon envolée. Le choc lui fait perdre plusieurs douves, des litres de vin se déversent sur ma tronche inanimée et sanguinolente. N'allez pas croire que cela serait suffisant pour me ramener à la réalité, après avoir subi un assaut de cette envergure, il est normal que j'me tape une sieste. L'autre n'a même pas eu le temps de voir où exactement j'étais retombé, alors il cherche dans un large périmètre. Plusieurs minutes s'écoulent. J'ai eu tout le temps de me laisser totalement envahir par ma propre furie. J'ouvre alors les yeux...

Mode furax ! Cache-toi mon gros, j'arrive !

    - ROAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH ! J'VAIS TE FAIRE LA PEAU CONNARD !


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Mar 22 Jan 2013 - 16:55

Cerveau déconnecté, mode furax activé oblige. Complètement trempée et puant le vin rouge à des kilomètres, je retourne mon chapeau histoire de le délester du poids que représente l'alcool. Le vin rouge empeste vraiment trop à mon goût, j'en ai horreur. Debout, l'impression d'peser plus lourd que je ne le devrais, mes tentacules d'acier ainsi que ma barbe qui n'ont plus rien de gris, mais plutôt mauve, j'gueule un coup pour exprimer mon mécontentement.

'Va me falloir des semaines pour retrouver une belle barbe grisonnante ! Enfin, si j'sors de ce merdier géant vivant, évidemment. Et j'compte bien là-dessus ! Retrouvant le chemin de la sortie, ne préférant pas jeter un coup d’œil à mes blessures, l'mode furax ayant le mérite de ne plus m'y faire penser, n'y me faire ressentir la douleur. Les effets de l'adrénaline ne sont pas à prendre à la légère. Ce qui ne m'empêche pas de débouler dans les rues comme un ivrogne, titubant, m'appuyant sur les murs et différents trucs qui traînent.

Pas de problème pour localiser le berserker, il beugle si intensément que j'pourrais l'entendre à des kilomètres à la ronde. Second indice, il explose tout et n'importe quoi dans ses recherches. Troisième et ultime indice, l'est plutôt grand le gaillard, une fois tout proche de lui, 'faudrait être aveugle pour ne pas le voir. Ou myope comme mon ami Basilic, m'enfin lui est un cas particulier. Monsieur j'ai une gueule de pirate sanguinaire, mais j'suis un marine en vue, m'reste plus qu'à trouver un moyen de lui atteindre la gueule.

La solution m'apparaît comme évident, grimper au sommet de ce bâtiment. Lequel ? Le plus imposant de toute la ville ! J'crois qu'ils appellent cela une église, m'enfin on s'en fout. Me suffit d'une longue course pour y parvenir, l'avantage avec le plan établi par les mouettes du Gouvernement, c'est qu'ils ont fait déguerpir tous les gêneurs. Et on comprend pourquoi on regardant l'autre molosse me traquer. Me v'là arriver dans l'église, exténué, mais en vie. M'faut reprendre mon souffle, que mon cœur se calme un tantinet...

L'autre barge est pas loin, continuant de raser la ville à son rythme. Je paierai cher pour savoir quel moyen a été mis à sa disposition pour qu'il puisse me retrouver. Sans doute aucun, vu comment il est mauvais. Mon souffle regagné, me v'là en train de fouiller le coin pour trouver l'accès au sommet...


Et pendant ce temps, du côté des Dark Dogs, à la limite du périmètre établi par le Chef de l'Unité, Tenmal Grégoire, les choses prennent une tournure inattendue...

    - Chef ! Chef ! On a des problèmes ! Un ou plusieurs individus a ou on pénétré dans le périmètre de sécurité que nous avions établis !
    - Quelle position ?
    - Au nord, près de la vieille église.
    - Pourquoi n'ont-ils pas été bloqués ?
    - C'est que... la dizaine d'hommes qui surveillaient la zone... ils sont tous morts.
    - Putain ! Des pirates ? Ce mec attendait des renforts ?
    - Sans doute des pirates oui, quant à savoir s'ils sont avec Balior Blackness, nous n'en savons rien.
    - Je ne crois pas. Il ne se donnerait pas autant de mal pour abattre le Boucher sinon. Il lui aurait suffi de se planquer sagement en attendant ses compagnons.
    - Quels sont vos ordres ?
    - Délicate situation... Si j'ordonne à mes hommes d'intercepter le groupe, ils risqueraient de tomber face au Boucher et ce dernier n'en ferait qu'une bouchée... Il ne distingue pas l'ennemi de l'allié, voilà pourquoi personne ne devait être dans la zone pendant la mise à mort de ce Blackness. Que Percevaal et Isaac me rejoignent ici immédiatement, on s'en occupe. Je veux également que tous nos hommes se rassemblent tout autour du périmètre, qu'aucun pirate ne passe. Si le Boucher se montre, ne tentez rien et écartez-vous immédiatement.
    - A vos ordres !


Et voilà le sous-officier qui fait demi-tour et s'en va exécuter les ordres, tandis que Tenmal se prépare au combat. Il ne faut guère moins d'une minute à ses deux plus fidèles éléments pour le rejoindre, plus que jamais désireux d'en découdre avec cette affaire. Tous trois le savent, cette mission n'a rien de simple. C'est déjà un exploit que l'affamé Balior soit encore en mesure de tenir tête au Boucher. Ils le savent fort, alors si en plus il reçoit le soutien d'un équipage de pirates... Il ne faudra pas longtemps à nos trois hommes de la justice pour arriver sur les lieux, la connaissance du terrain jouant en leur faveur.

Spoiler:
 

Mais revenons plutôt à notre vieillard alcoolique...


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Mar 22 Jan 2013 - 23:27

Les cloches sonnent, parvenant aux oreilles du titan qui tourne immédiatement la tête dans ma direction, nos regards se croisent. La même haine l'un envers l'autre. Le même besoin d'en découdre. Il s'élance, chose que j'attendais pour passer à la seconde étape de mon plan. J'vais y mettre tout ce que j'ai dans ces prochains coups, j'vais lui en mettre plein la gueule et si ce n'est pas suffisant pour le terrasser, alors je n'aurais aucun regret. Au bord du vide, j'attends patiemment qu'il se rapproche à une distance suffisante pour faire le grand saut.

Plus d'une dizaine de mètres de hauteur qu'elle fait cette église, j'ai quand même sauté. Mon chapeau s'est envolé, mes sabres sont à la ceinture, un sourire s'affiche. J'vais me le faire ce gros porc ! Les deux pieds en avant que j'me suis élancé, bien décidé à lui coller les semelles de mes pompes dans la gueule. A cette vitesse, cette distance, il va déguster sévère, demi-géant ou pas. Alors ouai je gueule durant ma chute libre, mais pas de peur. J'lui annonce d'avance ce qu'il va prendre dans les dents.

    - TIENS MON GROS ! MES SEMELLES DANS TA GUEULE ! SAVOURE, C'EST GRATUIT !


Et lui comme un gros attardé qu'il est de courir sans s'arrêter, comprenant que trop tard que j'ai déjà bondi de mon perchoir pour lui rentrer dans le lard. Tard, suffisant néanmoins pour place son arme en rempart face à ma technique. Mes deux pieds s'écrasent sur le bois massif qui ne cède pas, mais se retrouve propulsé à pleine puissance dans la gueule du barbare qui ne peut qu'encaisser. Choc impressionnant qui déstabilise le colosse qui en perd ses appuis, basculant en arrière. Je l'accompagne dans sa chute pour mieux placer la suite de mon enchaînement.

    - LA SEMELLE NE SUFFIT PAS ? ATTENDS MON GROS, LA SUITE ARRIVE !


Il serait dommage de ne pas profiter du court instant à mon avantage pour ne pas rendre les coups qu'il m'a fait endurer depuis le début de notre face à face. Armant un coup de boule dévastateur en basculant ma tête le plus en arrière possible, mes mains s'accrochent au cou du mastodonte. L'instant suivant, mon front vient avec toute la puissance qu'il m'était possible de mettre, s'éclater sur le nez de mon vis-à-vis.

Aussi robuste soit-il, ce dernier vit ses narines être inondée de son sang, signe d'un nez explosé. Le dos du Marine heurte le sol de la ville, sa chute est terminée. Je l'ai toujours pas lâchée, mes mains continuant de serrer sa gorge dans l'espoir de l'étrangler. Peine perdue. Cette chose est inhumaine. Elle se relève déjà, l'un de ses poings se débarrassant du danger que je représente d'un vif mouvement. Décollant un instant pour retomber aussi vite, la mâchoire déboîtée, l'adrénaline totalement envolée, la fatigue prenant place, j'ressens tous les effets de cet affrontement dantesque.

Le mal s'est infiltré dans chaque partie de mon corps. L'impression d'être totalement brisé. Jambes lourdes, mâchoire dans une position délicate, côtes cassées en nombre conséquent, front ensanglanté. Vision brouillée et plus aucune goutte de bave qui s'écoule, c'bien le signe que j'ai atteint ma limite. Le bourreau est déjà debout, plus enragé que jamais, il ne me laisse pas le temps de respirer qu'il lève déjà un bras en l'air. Main droite tenant son arme à plus de trois mètres de haut, plus rien ne le retient de m'exécuter.

Son bras entame la descente, la scène semble se dérouler au ralentit. Et alors que je crache mon sang sur les pavés de l'île, deux imposantes silhouettes se faufilent devant moi, à quelques centimètres du monstre. Deux secondes supplémentaires s'écoulent, la troisième laisse place à une toute nouvelle situation. Deux poings de la taille d'une tête humaine se fracassent sur la carcasse du gaillard sanguinaire. L'une est gantée de vert, l'autre recouverte d'un bandage blanc à la façon des boxeurs.

    - BOUYAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !
    - KAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !


Vision ô combien fantastique à laquelle j'assiste. La puissance combinée des deux frappes est telle que le demi-géant se retrouve projeté contre une taverne, le corps plié en deux, un filet de sang sortant de sa bouche. Un vacarme de tous les diables envahit les lieux, laissant imaginer le mauvais quart d'heure de visite de l'auberge que passe cet enfoiré de justicier. J'lève alors les yeux pour mettre un visage sur les poings de mes sauveurs, y'a du lourd...

    - Beau travail les gars ! Dépêchons-nous, il va revenir à la charge dans peu de temps. Prenez le vieillard et amenez-le au navire comme prévu.
    - Bien Capitaine !
    - Eh frérot ! T'as frappé moins fort que moi ! Giah-ah-ah !
    - Tu déconnes ! Tu crois qu'il se tordait de douleur à cause de ta piqure de moustique ? Déconne pas brother !
    - Fermez-là les gars, on a pas le temps pour ça, y'a les chieurs qui vont pas tarder à venir nous cueillir.
    - Ils peuvent venir le trio des mauviettes, on va se les faire !
    - Groah-ah-ah-ah !
    - N'empêche que j'ai cogné plus fort, frérot ! Giah-ah-ah-ah !
    - Que dalle brother, t'es pas au niveau encore !
    - Fermez-là bordel ! Z'entendez rien ?
    - Non pourquoi, on devrait ?
    - Euh... Cap'taine...
    - C'pas le moment pour une blague foireuse Zigguy !
    - J'entends rien non plus !
    - Cap'taine... tu devrais...
    - La ferme Zigguy !
    - Et à votre avis les gars, si le Boucher ne fout pas le bordel dans la taverne que ça s'entend jusqu'ici, il est où le type ?
    - C'EST CE QUE J'ESSAYAIS DE VOUS DIRE MERDE ! IL EST JUSTE DERRIERE NOUS ! AAAAAAAH !


Spoiler:
 


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Ven 26 Avr 2013 - 0:44

MORT AUX PIRATES !


Mais putain de merde ! Il abandonnera jamais c'lui-là ?! Il vient de surgir d'vant l'groupe de pirates, claquant son énorme masse en bois sur eux. Réduisant l'sol en bouillie, il en faudra peu pour faire d'même avec nous, ces types ont eu suffisamment de réactivité pour éviter l'assaut. C'qui semble être le Capitaine de l'équipage, l'gars avec la balafre lui barrant l’œil droit, clope au bec, ordonne aux deux types chargés d'me trimbaler de s'barrer d'ici au plus vite. Ils se chargeront de retenir le Boucher pendant qu'eux me ramènent au navire qu'il dit.

Moi j'me contente de grogner et d'gémir, récupérant lentement d'mon affrontement dantesque avec le demi-géant. Me v'là sur les épaules de Will, piercing à l'arcade, casque autour du cou, sourcil gauche plus épais qu'le droit, va savoir pourquoi. Il court aussi vite qu'il le peut, suivant Foster de très près, qui ouvre la voie et cassera en deux les fumiers de Marines qui voudront nous barrer le passage. J'expulse un glaviot au sol, mélangé entre salive et sang, qui exprime le fond de ma pensée sur cette situation merdique.

Les ruelles s'enchaînent, se ressemblent, sans que j'ai grande impression qu'ces troufions sachent où aller. J'gueulerais bien un coup si je le pouvais, mais la douleur m'cloue le bec. Jusqu'au moment où le port de l'île s'fait voir, à l'horizon, plusieurs centaines de mètres devant nous. Ces deux connards explosent de rire en découvrant la barrière humaine prête à nous cueillir. Une ligne d'une quinzaine de soldats, fusils à l'épaule, visant droit d'vant eux, c'est-à-dire nos p'tits culs, prêt à nous aligner au signal de leur supérieur.

Autant dire que ça pue sacrément la merde et j'aime pas cela ! D'me tenir tranquille qu'il m'dit le Will, en collant un p'tit coup dans les côtes, histoire de s'assurer que son colis ne tombera pas malgré lui. On se rapproche des mouettes, on devrait plus trop être hors de portée maintenant. L'affaire d'une dizaine de mètres. Chose qu'avait pigé l'duo d'pirates qui bifurque brusquement dans une ruelle sur la droite, disparaissant à la vue des hommes du Gouvernement. Une certaine incompréhension parcours les lignes ennemis après ce choix.

    - Dis, ils seraient pas un peu couillons ces pirates ? C'est bien une voie sans issue hein ?
    - Bah ouai, je comprends pas ce qu'ils cherchent à faire là.
    - C'est bien ce que je pensais ! Ils sont fous ces pirates...
    - Soldat ! Ne relâchez pas votre attention ! Ils sont coincés dans cette ruelle, vous les alignerez dès qu'ils sortiront leur tête !
    - N'empêche qu'ils sont couillons...


A l'abri dans cette fameuse ruelle sans aucune échappatoire, les deux cons qui m'servent de transport semblent pas paniquer... Ils observent d'là où on vient, en attente d'quelque chose en particulier. Forcément que j'gueule un coup !

    - On attend quoi comme ça ? Le déluge ? Non parce que ça arrivera pas ! Alors ce serait bien d'foncer dans l'tas avant que l'autre gros lard pourfendeur de pirates ne déboulent !
    - Mais c'est justement lui qu'on attend papy !
    - Et il ne devrait pas tarder. Oh, entendez vous c'que j'entends ?
    - Un peu que j'l'entends ! J'ai r'ssenti et entendu ces foutues secousses une bonne dizaine de fois ! Il rapplique le mastodonte !
    - Alors ils l'ont vraiment fait... j'y croyais pas franchement.
    - Mah, tu connais le Capitaine, il est capable de tout.


MORT AUX PIRATES !


    - LE BOUCHEEEEEER !
    - OH MAIS MERDE ! POURQUOI IL VIENT VERS NOUS COMME CA ?!
    - IL CHAAAAAAAAARGE !
    - BON DIEU ! GARDEZ VOTRE SANG-FROID ! IL EST INUTILE DE PANIQUER !
    - Mais... LE BOUCHER NOUS FONCE DESSUS ! FUYEEEEEZ !
    - YOOOUUUHOUUUUUUU ! EN AVANT LE BOUCHER ! OUVRE-NOUS LE PASSAGE MON AMI !


Oh les cons. Dans le genre idée complètement débile, celle-ci battait des records ! Les deux gros colosses de l'équipage Pirates courraient devant le Boucher, les poursuivant, furieux d'avoir été laminé auparavant. Sur le dos du demi-géant lancé comme un bulldozer, le Capitaine et ses trois nakamas restés en arrière. Ces débiles avaient l'air de bien se marrer à chevaucher ce tank fait de chair et d'os ! Si bien que Will et Foster voulurent essayer l'attraction et me balancèrent sans prévention à leurs potes qui me réceptionnèrent en vol.

Ils ne tardèrent pas à grimper sur le dos du Berserker, qui aveuglé par sa haine envers les pirates détalant sous ses yeux, ne remarquait pas que sur son dos, il en était recouvert. Le boucher ne tarda pas à entrer en collision avec le barrage érigé par les Dark Dogs, envoyant tout valdinguer dans son élan, sous les yeux ahuris des soldats qui n'en revenaient pas. L'on aurait pensé la stratégie des Pirates infaillible, que la seule chose possible en cet instant était de les observer s'échapper au loin. Tenmal, Newma et Percevaal l'entendent autrement.

Déboulant d'on ne sait où, faisant rempart de leur corps, ils semblaient déterminés à stopper le Boucher dans son élan. Et ce fut l'homme en armure qui s'en chargea. Dégainant sa lame calmement, laissant venir le demi-géant à lui, il se contenta d'une unique découpe au niveau du genou du mastodonte, qui chuta immédiatement. Traçant un sillon dans le sol, il stoppa sa chute quelques mètres derrière Percevaal, qui essuya sa lame d'un mouvement de la main avant de ranger sa lame.

La partie inférieure de la jambe du Boucher à ses pieds, il l'a ramassa et la balança au milieu des criminels en fuite, sans un mot. L'avertissement était bien assez clair comme ça. Les deux autres poids lourds de l'équipage n'eurent guère plus de chance, chacun se confrontant au cyborg et à son acolyte. Tenmal avait brisé les genoux de son vis-à-vis tandis que Newma avait réduit en miettes les bras de son opposant. L'aventure s'arrêtait là pour Boris et son brother... Nous nous relevions tous l'un après l'autre, faisant face aux trio monstrueux envoyés pour nous arrêter.

    - Balior Blackness, vieil enfoiré, je vais fracasser chaque os de ton corps pour te faire regretter d'avoir tué ces hommes et cette vieille dame ! Ne cherche pas à fuir ! Ne demande pas d'aide ! Ce combat est entre toi et moi.
    - Oy tête de con, tu m'as bien regardé ? J'ai l'air d'être du genre à demander de l'aide ? Je l'aurais fracassé tout seul ton boucher à la con si ces merdeux n'étaient pas arrivés !
    - Bien. Isaac, Percevaal, occupez-vous des autres. Je prends celui-là.
    - Je t'attends merdeux !


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Ven 26 Avr 2013 - 16:25

Le cyborg s'élance d'une impulsion qui arrache le sol sous ses pieds, poing droit en retrait par rapport au reste du corps, incliné vers l'avant. Solidement encré sur mes appuis, je ne bouge pas, seul mon poing fuse vers le sien, les deux terminant par s'entrechoquer. Un bruit d'métal résonne à l'impact tandis que mes phalanges semblent céder face à un membre entièrement fait d'acier. Bordel de merde ! C'est du costaud c'corps de cyborg ! Je serre les dents, forçant pour ne pas céder un pouce de terrain à Oreilles d'acier qui fait de même.

Une brève épreuve de force s'installe alors. Des années que j'erre sur les Blues comme un clochard assoiffé et affamé, des gamins avec une telle force, j'en ai combattu plus d'un ! C'est pas un corps trafiqué par des binoclards en blouses blanches qui va m'faire flancher ! Le fait que j'ai combattu le Boucher auparavant non plus ! La douleur, j'lui crache dessus ! Je lui casse les dents et m'en fait un collier avec ! Et ce robot, j'vais le démembrer avec tout ce que j'ai ! Quitte à y laisser une partie d'mon propre corps !

    - Crève fumier !
    - Je ne perdrai pas ! Je vengerai mes hommes tombés sur le terrain ! La piraterie cédera sous mes coups !
    - ROAAAAAAAAAH !


Dans un même geste, un même cri, un même élan, l'on repousse le poing de l'autre, reculons d'un pas pour mieux se rentrer dans le lard. Ma gauche s'écrase sur sa joue cybernétique tandis que sa droite me plie le ventre en deux. Ma droite frappe sèchement sa tempe alors que sa gauche s'encastrer sur mon nez qui cède immédiatement. Le craquement sinistre qui s'en échappe et le sang qui en découle ne laisse place à aucun doute, il me l'a brisé. Cela ne me ralentit pas pour autant, bien au contraire, ma rage de vaincre ne fait que s'intensifier.

Deux frappes successives martèlent le visage de Tenmal Grégoire qui bascule sous la violence des coups et s'écrase à terre, plusieurs mètres plus loin. Il s'relève dans la foulée, quelque peu sonné, j'lui laisserai pas l'temps de comprendre ce qui vient de lui arriver. M'élançant dans un hurlement rageur, je charge et l'agrippe à la ceinture dans mon élan, l'entraînant dans ma course bien malgré lui. Avec ce genre de technique, ne je sais jamais dans quoi j'vais m'encastrer, cette fois ce fut le pan de mur d'une épicerie.

La façade craque et s'effondre sous notre poids et l'intensité de la charge, le tout me fait perdre mes appuis et nous envoies nous écraser contre une étagère remplie de produits alimentaires. Cette dernière se brise et le tout nous retombe sur le coin de la gueule, nous enterrant sous une pile de bouffe en tout genre. A terre, complètement séchés par l'action, aucun des deux n'est en mesure de bouger. Des grognements s'font entendre, les aliments semblent bouger, repoussés par des mains d'hommes, avant que tout vole brusquement dans toutes les directions.

Le Chef des D.D n'est clairement pas content, bras au ciel, visage déformé par la haine, il expulse le tout d'un long cri et d'une série d'injures à l'encontre des Pirates. Foutu enfoiré de merde, l'a de la chance que j'sois pas aussi frais que lui, j'lui claquerai bien la gueule contre la vitre tiens. Et si moi j'peux pas, c'pas la même chanson d'son côté. D'une force colossale exagéré par sa nature cyborg, il me soulève à bout de bras avant de m'envoyer valdinguer à l'autre bout d'la pièce.

Nouvelle étagère qui pète, c'tte fois, j'pousse plus rapidement sur mes bras pour me relever et faire face. Le plat du pied du Marine me cueille au niveau de la gorge et mon corps ne peut que s'envoler pour mieux s'encastrer dans la vitre. La traverser dans une explosion de verre, effectuer nombre de tonneaux au sol avant de finir incruster dans des caisses de marchandes. 'Fait chier ! S'foutre sur la tronche avec un putain d'humain amélioré, ça rend pas pareil !

La douleur irradie mon corps, la rage ne suffit plus à la gommer. Me faudrait une bouteille de rhum, ou quelque chose à bouffer. Juste histoire de me requinquer avant d'écraser la gueule de ce putain de marine ! Y'a ce qu'il m'faut face à moi justement. Y'a seulement un mec de deux mètres et cent trente kilos qui me barre l'accès. Un mec dont les poings résonnent comme un gong lorsqu'ils percutent la chair. J'lui lance un regard noir exprimant toute la haine que j'peux ressentir. Si le regard pouvait tuer, je lui aurais explosé la tête.

    - C'est terminé Balior Blackness.
    - M'enterre pas trop vite Toutenacier !


Mode furax ! Cache-toi mon gros, j'arrive ! J'voulais pas avoir à l'utiliser une seconde fois, mais j'ai pas bien le choix. Tant pis si j'ressemble à un déchet et perd connaissance sous le contre-coup de la fatigue, lui arranger la gueule me tient plus à cœur !


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Mar 30 Avr 2013 - 22:10

Plus puissant, plus agressif, j'ai largement de quoi étaler ce foutu humain amélioré maintenant. Et il le sait, il le sent, il va dérouiller. Mais s'il y a bien deux choses qui caractériseraient bien Tenmal, c'est son courage et sa loyauté. La peur il l'a combattait et s'en servait pour devenir plus fort. Un ennemi plus fort que lui ne l'effrayait, cela le poussait à se surpasser pour triompher. Il était le Chef de l'Unité des Dark Dogs, les hommes veillant sur cette île. Beechauquo était sous leur protection, personne ne pouvait s'en prendre à ses habitants sans en payer le prix fort.

En face de lui, il avait un vieux pirate au penchant alcoolique, un homme qui en a bavé dans sa chienne de vie sans jamais se laisser abattre. Un vieil homme capable de fracasser des crânes à mains nues s'il le faut. Quelqu'un qui ne lui fera pas de cadeaux pour se tirer d'ici dès qu'il en aura l'occasion. La seule chose l'empêchant de le faire est Tenmal, tout prendra fin lorsque l'un des deux combattants tombera pour ne plus se relever. Un hurlement rageur et le combat reprend. Sans plus attendre, je prends la première chose qui me tombe sous la main pour l'envoyer s'écraser sur le cyborg.

Le morceau de roche faisant autrefois partie du mur de l'épicerie vint percuter Oreilles d'acier qui s'en défendit au mieux en frappant dedans, le projectile explosant alors en milliers de débris plus petits. L'espace d'un instant, il était sans défense. Il fallait en profiter. Fonçant sur lui, la semelle de mon pied droit se leva à hauteur du visage pour s'encastrer avec brutalité sur ce dernier, propulsant mon adversaire d'où il venait, l'épicerie ! J'avais senti le métal céder sous le coup, le visage cybernétique de Tenmal, brisé par la force de l'impact se retrouvait en piteux état. Inutile de décrire dans quel état se trouvait le reste du corps.

Déboulant devant lui, je saisissais fermement mon adversaire par les épaules. Ainsi entre mes mains, j'effectuais un tour sur moi-même afin de donner plus d'élan à mon coup et balancé mon chargement contre un pan de mur de la boutique. Tenmal traversa le mur dans un fracas assourdissant et vint s'écraser dans la ruelle en contrebas. Et il n'aura pas le temps de se relever qu'un mastodonte en furie lui tombera de nouveau dessus. Lui collant une droite si puissante qu'elle arracha ce qui resta de sa mâchoire.

La réaction fut instantanée. Alors que je pensais cet enfoiré incapable de riposter, ses phalanges s’entrechoquèrent avec ma tempe tandis que ma gauche frappait encore, l'envoyant au tapis. Les morceaux d'acier recouvrant sa tête volèrent en éclats durant la chute du colosse cyborg qui venait de perdre connaissance. Il n'avait pas à avoir honte, il venait de neutraliser son opposant pirate qui embrassait le sol crasseux à ses pieds.

    - Giah-ah-ah-ah...


Tels furent les seuls mots qui sortirent de ma bouche à cet instant. Mis à terre par mon adversaire, observant son corps inanimé tout en luttant farouchement pour ne pas tomber inconscient. Aujourd'hui avait été un grand jour. Je venais de plonger encore une fois les deux pieds dans la merde. Ce combat titanesque me rappelait la bataille sur Patland Island, où pour la première fois mon corps comme mon esprit avait été mis à l'épreuve comme jamais. J'avais failli cette-fois là, puis fuis comme un lâche et un faible.

Cette fois, je n'avais pas fui, luttant pour ma survie et ma liberté et la victoire était mienne. Je jubilais intérieurement, même si la souffrance était clairement visible de l'extérieur. Les pirates m'ayant filé un coup de main contre le Boucher déboulèrent devant moi, plus ou moins amoché eux aussi de leurs combats contre les deux toutous de Tenmal. Deux d’entre eux ne pouvaient plus marcher tout seul et recevaient l’appui d'un camarade. Will vint de nouveau me coller sur ses épaules et tous ensemble, nous déguerpissions de cette île de malheur.

L'unité Dark Dogs n'étaient plus un problème. Leur chef vaincu, était leur dernier espoir de nous voir enfermer, plus rien ne vint donc se dresser entre nous et le navire de l'équipage pirate. Ils se hâtèrent de mettre les voiles et une bonne vingtaine de minutes plus tard, tous chantaient la victoire. Nous quittions Beechauquo en vainqueurs...
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