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Un "cadeau" venu du ciel

-Vivement qu’on arrive, c’est une véritable torture, là !
-Je sais le cuisiner ce truc là, c’est délicieux.
-MAAAANNNN-GGEEERRRRRR !!!

Nous étions tous affamés par tout ce temps passé en mer. Nos provisions se raréfiaient à toute vitesse et Sam gardait le garde manger avec une poigne de fer. Impossible d’essayer de piquer un bout de viande séchée. Mais le plus insupportable, c’était de rester à coté de cette montagne de bouffe sans pouvoir y toucher. Durant notre traversée, nous avons été attaqués par un énorme poisson qui avait tenté de faire chavirer le navire. Nous avions eu du mal, moi à cause de mon mal de mer, particulièrement, mais nous avions fini par le buter et à le hisser sur le navire. Mais Sam était formel, on ne pouvait pas manger ce poisson cru sous peine de s’empoisonner. Il fallait faire un feu. Et pour ça, il fallait débarquer sur une île !

J’avançais sur le navire pour aller me poser sur la figure de proue, en tentant d’ignorer les gargouillis de mon ventre. Je m’assis en tailleur et je mis ma joue dans ma main en fixant l’horizon d’un air blasé. Très vite, la fatigue la faim et le roulis eurent raison de moi et je sombrai dans le sommeil. Je fus réveillé en sursaut par un choc au niveau de mon front. Je portai la main à mon visage et vis une tache blanche sur le bout de mes doigts.

-Saloperie de mouettes ! Barrez-vous !

Je m’essuyais le front en pestant contre ces oiseaux de malheur lorsque je vis au loin un petit carré noir qui cassait la monotonie de la mer. Aucun doute, c’était une île ! Je me mis à bondir dans tous les sens en hurlant.

-Terre ! Terre ! Droit devant !
-Ouais, ouais, c’est bon l’emplumé, ça fait un bon quart d’heure qu’on l’a repéré déjà. C’est pas parce que toi tu pionces que nous, on fait rien non plus.

Quel connard ce Zegaï… Toujours là pour me casser. Enfin ! On allait pouvoir manger et ça, ça me mettait vraiment le moral au beau fixe. Rien ne pouvait me démoraliser à présent.

Près d’une heure plus tard, nous débarquâmes sur une plage de sable affreusement sale. On aurait cru que le sable avait été mélangé avec de la terre. Mais franchement… rien à foutre ! Nous descendîmes l’énorme poisson du pont et nous nous mîmes immédiatement à la cuisine. Nous devions toujours fêter la capture de l’équipage des Ombres du Chaos. C’était l’occasion rêvée ! Il nous restait beaucoup d’alcool, nous avions de la musique, de la chaleur, du poisson en très grande quantité et des amis ! C’est tout ce qu’il fallait pour faire une méga fiesta.

Je regardai autour de nous. Notre petit bout de plage était totalement envahit par la végétation. Cette île était peut-être abandonnée. Ce serait dommage, vu qu’on devait trouver une base de la marine pour encaisser nos primes. Il me sembla voir les feuillages bouger rapidement à quelques endroits, mais dés que mon regard se portait dessus, il n’y avait plus le moindre mouvement. Je délirai sûrement un petit peu. Je décidai d’aller explorer les environs le lendemain. Pour l’instant, il fallait décompresser. Je fis rouler un tonneau de rhum sur le ponton pour l’amener jusqu’à la plage. Et du jus de pomme. Ben oui, il fallait penser à Uriko et Jean aussi. Je levai mon verre en hurlant.

-A notre future fortune !


Dernière édition par James Fermal le Mer 12 Juin 2013 - 9:32, édité 1 fois
    J’le dis souvent j’sais mais là… ça sentait la merde. J’me forçais à boire avec mes tarés, rire à leurs blagues pas toutes drôles, j’vise personne, mais je ne parlais que pour demander qu’on m’passe de la nourriture… L’alcool est toujours près d’moi du coup j’ai pas besoin de demander. Enfin bref, j’disais que j’la sentais pas s’coup là. Un putain de pressentiment m’envahissait et mon changevent n’allait que dans son sens, on n’était pas seul sur cette putain de plage ! Y’avais des perturbations partout, enfin quand j’dis perturbation, des obstacles quoi. Les vents et courants changeaient souvent leur trajectoire comme si ils croisaient un peu partout sur leur chemin des choses mobiles… J’sais pas comment vous expliquer ça, dur d’expliquer un truc dont j’ai moi-même mit du temps à comprendre et ressentir. Pour faire simple ça bougeait autour de notre campement, l’autre blaireau de James le remarquait, du moins il a vu que ça bougeait dans la végétation, d’la à dire qu’il en a tiré une conclusion…

    « On doit attirer la merde…

    - Tu dis quoi tonton Zegou ?

    - J’ai perdu mon sachet d’herbe … Euh non attend… Pourquoi j’dis ça à un môme moi ! Oublies ça Uri !

    - Y’en a partout de l’herbe ! Comment tu peux en perdre ?

    - Oublies Uri, s’pas bon pour ton esprit. Tiens manges ton marshmallow il va cramer.

    - Aaaaaaaaaah ! Merci tonton Zegooooooou ! »


    Sacré gamin va. On devrait pas le trainer avec nous dans des endroits comme ça. Enfin, tant qu’il reste collé à mes bask’ ça va, c’est quand j’le vois pas que ça se gatte. J’termine mon dixième verre de gentiane, Sören m’en a donner l’goût même si j’me gène pas pour m’servir dans l’rhum. Fallait que j’boive pour décompresser et puis bourré j’réfléchis moins, un avantage si on doit combattre, en combat si tu doutes ou hésites c’est fini… Putain, pourquoi j’pense déjà à me battre alors que j’suis là avec mes gars. J’suis un nerveux j’le sais mais bon à s’point. Allez respires un coup Zeg’ ! Détends-toi, ça va bien s’passer. Qui attaquerait une équipe aussi taré que la Team Rocket ?

    « Sam, fait tourner l’poiscaille.

    - Tiens Zeg’.

    - Merci. Pis passes le pain aussi…

    - Tiens…

    - Pis l’jambon…

    - Oh c’est bon là ?!

    - Mouhahaha. Sören, chantes nous un truc d’chez toi. Histoire d’poser encore plus l’ambiance j’en ai marre d’écouter le poulet piailler des blagues cram’monbar, d’ailleurs leur auteur ferait mieux de se pendre plutôt que de se ridiculiser à en écrire une sur chaque papier d’bonbon. Uriko, tu lui en passes plus un seul ! Ou alors un sans blague…

    - Vas t’faire tapette, parles plutôt à ma zigounette ! »


    Tout l’monde le dévisagea, on s’regardait entre nous et voilà qu'on était partit dans un fou rire sans fin.

    « Putain mais t’es beurré !

    - Comme une tartine ! Bweheh.

    - Et bein mon Zeg’ j’crois qu’ils sont tous rond comme une queue d’pelle !

    - Heureusement que y’a encore des hommes comme nous… Tiens bois. »


    Très vite ma tension dégringola, les rires prirent le dessus, l’alcool aussi. J’avais pas ris comme ça depuis… Depuis que j’étais partit de Shimotsuki en fait… Même si j’me montrais un tantinet connard avec eux, j’les kiffais ces mecs… Putain ouai j’crois que j’me suis fait à leur sale tronche.


    Dernière édition par Zegaï Makiavel le Jeu 6 Juin 2013 - 23:17, édité 1 fois
    • https://www.onepiece-requiem.net/t5589-scan-sur-zegai-makiavel#95
    • https://www.onepiece-requiem.net/t5523-zegai-makiavel-le-ronin-a-la-fleur-de-cerisier
    Cette île… Elle est un peu… Tristounette quand même. Ca a l’air vide et complètement abandonné, d’habitude on trouve toujours un port où autre mais là on avait atterri directement sur la plage, et malgré le beau temps, personne ne vient faire trempette. Mais tout le monde était d’humeur à la fête, sauf que Uriko il boude un peu quand même pour être franc… Bah oui ! Pourquoi est-ce qu’on fait pas la fête en ville au lieu d’être sur la plage ? Il a encore plus peur de l’eau maintenant, le sol est sale, et y a de la mousse qui a l’air de pousser un peu partout… Mais nan, ils étaient trop pressés de boire, pourtant c’est vraiment pas bon l’alcool… Au moins, Jean et lui, ils ont du jus de pomme, mais une table où poser le verre ce serait pas de refus.

    « Bouh Bouh ! Jajaaam euuh ! Zegouu ! Veut aller en ville moi ! »

    De nature impatiente, la vue de l’eau ne lui procurait pas ce sentiment d’excitation ! Ils sont sur Grand Line, la zone de l’aventure par excellence ! Comment qu’ils font pour pas être pressés de découvrir l’île ? De loin, l’enfant avait aperçu des trucs qui faisait très civilisation, donc ce n’est pas une île sauvage comme Papywan lui avait dit qu’il existait. En plus avec la prime des pirates fraichement obtenu, il fallait vite trouver une base Marine, à tous les coups, Jajam risquait de perdre son avoir ! Et pis et pis….. Il veut goûter les bonbooooons ! Surtout ça. Et il peut pas le faire si on reste ici. Voilà. Uriko faisait son caprice mais personne ne le prenait au sérieux… Bouuh. Il est juste là, à manger des marshmallow de Tequila Wolf, de la guimauve de pure qualité, depuis l’ouverture de la Chourik’o bonbon, l’enfant peut désormais manger toutes les sucreries de toutes les îles parcourues et ce, à volonté !

    « Alleeeez euuuuh ! Zegouuuu ! Zegouuuu ! Jajam ? »

    Hum… Un peu dur de suivre leurs conversation, en fait, le jeune chasseur de primes ne comprenait strictement rien de ce qu’ils disaient. L’enfant avait beau agiter les bras pour se donner de l’importance, rien n y fais. Tout le monde s’amusait bien au moins, la terre ferme avait vraiment dû leurs manquer…

    « Ah ! Sammyyy ! N’en veux aussi ! »

    Du poisson, faut pas croire qu’Uriko mange que des bonbons, le salé, c’est vraiment important aussi ! Tant pis, il à plus qu’à déjeuner. Une fois le ventre remplie si les autres veulent pas bouger bah tant pis, il ira tout seul, laisser un enfant inactif, c’est jamais bon. Ah, et il amènera ptet Tatal avec lui ! Et aussi Momo, car Momo, c’un chouette chat quand même, plus gentil que Spouty même. Sosow il les garde toujours rien que pour lui, alors s’il en emprunte qu’un pour une marche il devrait pas y avoir de problème si ?

    « Hm ? Qu’est-ce qu’il y a Uriko ? »
    « Ah ! Nan rien ! »

    Oups, il l’a fixé un peu trop longtemps, il faut pas être trop suspect sinan il pourra pas mettre son plan à exécution. L’enfant mangeait plus vite que d’habitude, mais repris par son impatience, il demanda gentiment sans pour autant être oppressant.

    « Z’avez bientôt fini d’miam ? »
    • https://www.onepiece-requiem.net/t3484-uriko-lhant
    • https://www.onepiece-requiem.net/t3394-uriko-lhant-encore-un-boulet-en-plus
    φ Raspoutine n'a pas arrêté de lécher sa fourrure rêche et irrégulière, depuis l'épisode du bain. Et ce soir, alors que l'on fête la terre promise, le début d'une grande aventure et les saveurs d'un festin longuement espéré, il reste à l'écart. Le plus loin possible d'Uriko qui n'a eu de cesse de te tirer la manche.

    Même par temps de grand repos, il faut dire que tu es sollicité, compagnon. Un coup par un Zegaï aussi ivre de rhum et de mauvaise gentiane qu'impatient de voir le rythme lent du décor qui tourne autour de lui s'harmoniser avec une de tes chansons. Un coup par le garçon, qui meurt d'envie d'aller faire un tour du côté des lumières qui se profilent dans le crépuscule, là-bas.

    Sauf que ça n'a pas l'air d'être ce qu'il croit : une ville... nous sommes de ceux qui voient clair dans la nuit, et dans cette nuit, il n'y a que de la forêt et de vagues clairières qui vacillent sous la lueur des torches lointaines. Tu n'es pas tout à fait en paix, malgré l'application que tu mets à jouer du bouzouki sous les imprécations d'Uriko. Tu as bu, mais sans t'enivrer. Tu es tendu comme un arc, et ta voix ne s'abandonne pas à elle-même tandis que tu chantes. Tant et si bien que, lorsqu'une petite pierre vient s'échouer dans ton verre, tu lâches ton instrument pour bondir sur tes jambes. Barbe dressée et regard vif.


    -C'qui s'passe, Sören ?

    T'fais l'innocent, Zeg'. Mais j'ai ben vu qu'toi non plus, t'étais pas tranquille. J'respire fort, manière d'y voir plus clair. Ça tasse le rhum. L'air est tendu comme l'nerf qui cogne à ta tempe. La forêt bruisse, alors même qu'y a pas d'vent. Mais moi, j'lève les yeux vers le ciel.
    C'est énorme. Comme une montagne à l'envers qui s'en va s'échouer dans la mer. Pas l'temps d'y penser qu'ça arrive, et qu'on est tous soufflés par la bourrasque du siècle. Oh ! Quelle foutue dérouillée, la première grande blague de Grand Line a fichu la Team à l'envers. Plus d'grand rocher. J'men vais déterrer Uriko et Jean qu'ont la tête plantée dans le sable si noir qu'avec le jour qui baisse, on croirait marcher sur un tapis d'nuit. Les étoiles en moins.

    Et puis, y'a l'Sam, protégé du souffle par la carcasse du grand poisson, qui fonce sur la berge. Comme guidé par un truc plus fort qu'lui. Je l'suis. J'aime bien Samy. L'a une drôle de gueule, mais c'est l'genre à avoir d'l'instinct.


    -T'as trouvé que'que chose, Samy ? Vindieu, j'ai cru qu'ça allait m'arracher la tête !
    -Des légumes...
    -Quoi ?
    • https://www.onepiece-requiem.net/t3618-soren-le-chat-hurlevent
    • https://www.onepiece-requiem.net/t3496-soren-hurlevent
    Tout allait pour le mieux, on avait gagné un peu d’argent, on était sur la mer de tous les dangers, on avait de quoi se nourrir et pour la première fois de ma vie, j’avais des « amis ». Un mot tellement inhabituel que j’avais du mal à le prononcer… Bref, j’étais sensé être heureux, alors pourquoi j’étais de si mauvaise humeur ?J’avais passé la journée à ronchonner.

    C’était peut être à cause de James , qui tentait par tous les moyens de chiper dans la cambuse ?
    Nan, ça ne pouvait pas être ça, d’ailleurs j’m’étais bien marré quand il s’était coincé les doigts dans le piège à rat que j’avais planqué dans le tonneau de noix de cajou.
    Les couinements incessants d’Iwan alors ?
    Nan, je l’aimais vraiment bien ce vieux.
    La puanteur de Sören ? Non plus.
    Les grossièretés de Zegaï ? J’en disais probablement autant que lui.
    Uriko ? L’est tout gentil, tout comme Jean…
    Merde, où est que ça clochait ?

    Alors que j’finissais de laver le poisson bourré de Tétra toxines paralysantes et que je commençais la cuisson, ça m’a fait tilt ; cette atmosphère électrique, cette sensation étrange ,mélange d’inquiétude et d’agacement, oui, c’était mon instinct, mon putain d’instinct !
    Il m’avait foutu la paix depuis un moment, mais il avait décidé de se réveiller, et c’était pour maintenant.
    Y’avait eu le bruit d’un volcan qui explose ! Puis un vent de quatre vingt dix nœuds venait de balayer la plage.

    Malgré la protection que m'avait offerte le poisson géant, j’étais à présent couvert de sable, alors j’ai couru vers la berge fumante, j’ai tout d’abord eu du mal à croire ce que je voyais.

    Ca ressemblait à un gros cratère au fond duquel une gigantesque pierre fumait. Tout en haut de la pierre on distinguait une ribambelle de légumes enchevêtrés dans un conglomérat de branchages et de feuilles. De loin, ça ressemblait à s’y méprendre à des citrouilles, sauf qu’elles étaient d’un rouge inquiétant. Pas certain que ça ferait une bonne soupe, ma curiosité était à son comble, et si j’allais voir de plus près…

    -Qui vient avec moi?
      -AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH!!!

      Réplique mythique bien efficace et toujours significatrice de danger que j'enchaînai en recrachant une partie de ma gorgée de rhum. Le souffle avait été dévastateur, probablement un peu plus de 210 km/h de force venteuse s'était évertué à me projeter vilement le long de la plage, faisant bouffer le sable humide à ma moustache.

      Néanmoins, il fallait tout de même préciser quelque chose de bien important au reste de la Team éparpillé sur la plage: Dans mon temps…

      -Frégate! Dans mon temps, on gardait un minimum de respect envers les vieux, on les jetait pas au sol! Même quand un météorite tombe du…du…du…UN MÉTÉORITE!?

      Oh fichtre! La découverte du siècle! Un cratère bien fumant, puant le souffre et le gaz bien chimique trônait désormais au centre de la plage. Au centre, un gros rocher, un sale caillou spatial encore brûlant de sa traversée grondante de l'exosphère, de la thermosphère, de la mésosphère, de la stratosphère, puis de la troposphère. Sans parler des nombreuses intempéries que le dit météore devait avoir rencontré, tel que le mistral sub-linéen, les orages South-Bluesien, les sur-condensations ascendantes de Grand Line, les…

      -Qui vient avec moi?

      -Oh! Une aventure scientifique!? J'embarque! Tant que tu passes devant, mon p'tit Sam.

      Et James de réagir plus rapidement qu'un seul de ses neurones de piètre qualité.

      -Ouais! On y vaaaa!

      Et ce même ange décérébré de me pousser du pied directement au fond du cratère béant. Et ma pauvre carcasse de me rappeler à quel point je n'étais plus aussi jeune.

      -AïeAïeAïeAïeuh! …Mais, oh! Des….des… des légumes?

      Il semblait visiblement que le météore écrasé directement sur l'île était en fait une cocotte-minute bien pleine de légumes bien grillés.

      -Mon dieu, les gamins, venez voir ça! Apportez-moi ma trousse d'étude, y faut que j'étudie tout ça de plus près! Mais fichtre que ça pu, mon dieu…

      -Woah, des légumes? Qu'est-ce que ça fout dans un caillou géant tombé du ciel?

      -On appelle ça un météorite, James, c'est un corps solide naturel d'origine extraterrestre à qui sa traversée dans l'atmosphère n'a pas fait perdre toute sa masse et qui atteint la surface de la Terre. Traité des corps célestes, annexe huit, Lou I. Pastor, page 78.


      -Ouais ouais, si tu veux, mais du coup, y font quoi là les légumes?

      -Euuhh….

      -Euuuh…

      -Sam, tu nous les cuisines?

      -Ah ouais, ça je peux, mais, bon, cuisiner un truc qui vient d'l'espace… Z'êtes sûr?

      Tiens, celui là ressemblait bien à une carotte, curieux de l'étudier, je la saisi et la passai devant mon visage. Elle sentait mauvais, très certainement que ça devait sentir comme ça aussi, l'espace. À noter, donc. Mais jamais rien ne se passe comme prévu, et alors qu'un Sören exempt de crasse descend en compagnie de ses félins dans le cratère, le gros Rapoutine trouve le moment opportun pour refaire de moi sa proie favorite.

      Stupide fruit de rongeur…

      -MWIIAAAAAAWWW!!!

      -Oh non, pitié Raspoutine…

      Mes bras se posèrent directement devant moi, tentant d'ultimement protéger ma pauvre carcasse devant le monstrueux chat qui volait en ma direction. En fait, tout se passa trop vite pour que je comprenne réellement ce qui arriva réellement. Mais un instant plus tard, la carotte que je tenais un moment plus tôt 'engouffrait par mégarde dans la gueule béante de Raspoutine.

      -Ah mého! Mon spécimen d'étude! Vil matou!

      Un bon coup de pied, voilà ce qu'il méritait! Même dans mon temps les animaux avaient la classe de ne pas agresser de vénérables et respectables vieillards! Et bam! Un bon pied dans le flanc! Mais…hum?

      -Euh, Sören?

      -Wep Papi?

      -C'est…hum… normal que ton chat soit pourpre, ou plutôt violet?

      -Non?

      -Et que mon peton s'enfonce dans son flanc comme dans du crottin de lièvre carnassier, c'normal?

      -Crénom de quoi tu m'parles là Papi? C'est n'importe quoi ces questi… Oh vindieu…

      -Je crois que le légume spatial était pas bien frais.

      -Mwiaww…
        J’étais complètement fait. Ce.. c’était vraiment de la bonne bibine ! Voyez ? J’étais… rond une queue dp..pelle ! N’importe quoi… C’est en forme de trait, d’abord, une queue de pelle ! Même que jpens.. je pense que si c’était rond une queue de pelle, ben ce seront pas… ca seri pas… ca serait pas pratique DU TOUT ! D’abord. Une queue de pelle ronde. J’me d’mande qui des fois y a pas que moi que j’réfléchis ici. C’est vrai qu’j’suis un ange, j’suis génial et tout l’monde voudrait être à ma place. C’st vrai ! J’en ai conscience. Mais j’y suis pour rien moi ! C’est dur d’être exceptionnel ! Mais c’est pas une raison pour circulariser mes queues de pelles comme ça, à tout va !

        -Vous pouvez toujours courir pour que je l’utilise votre pelle ! Na !

        Non mais c’est vrai. Sont fous, sont fous, sont fous… Même qu’Uriko, ben il était d’accord avec moi. Ils sautaient des bras en agitant les airs. Tous les deux. En même temps. Je posai la tête une seconde sur le côté pour que la plage arrête de tourner.

        J’ai pas trop compris ce qui c’est passé après, mais l’instant d’après, une violente détonation me réveilla en sursaut. Je remarquai alors que j’étais en l’air. Ca ne me choquait pas vraiment. A vrai dire, il n’y a vraiment pas grand-chose qui aurait pu me choquer dans l’état où j’étais. A part peut-être… Sam qui embrasse une fille ! Ou Uriko qui botte le cul de Zegaï ! Hihihi ! Ca serait vraiment drôle. Et puis moi je le… SBROUF !!

        Ma tête venait de s’enfoncer profondément dans le sable. J’étais bloqué jusqu’aux avant-bras !

        -M’fou mcrerè pa ! (M’en fous, je ne creuserai pas)

        Une violente vague me percuta alors, me faisant faire des roulés boulés dans une eau salée et sableuse avant de me jeter plus loin, sur la plage. Je me secouai pour me débarrasser de tout ça et aperçus un grand trou d’où s’échappait de la fumée. Cette douche m’avait complètement réveillé. Nous étions tous penché autour de ce cratère. Sam nous proposa de nous approcher et je poussai joyeusement Iwan dans le trou ! C’était génial ! C’était une météorite ! A Skypiea, on en voyait très souvent. C’était d’ailleurs une des plus grande cause de mort là-bas. Elle passaient à toute vitesse et perçaient tous les nuages en fauchant les malchanceux. Mais c’était la première fois que j’en voyais une immobile.

        En tant normal, elles disparaissaient toutes seules avant de toucher le sol. Enfin, d’après IDK. En tout cas, sur celle-ci, il y avait des légumes de partout ! C’était des légumes de l’espace ! Je devais absolument être le premier à en manger. Je demandai à Sam de nous les cuisiner, mais il n’avait pas l’air très motivé par l’idée. J’en engouffrai alors un dans ma bouche et mordis à pleines dents dedans. Ca avait un goût… Extraordinaire ! Ni bon, ni mauvais mais… vraiment inattendu !

        -Je crois que le légume spatial était pas bien frais.

        Je me retournai avec la moitié du légume qui sortait encore de ma bouche. Mais si, il fallait absolument qu’ils goûtent ça, c’était extraordinaire. Je pris une poignée de légumes et le leur lançai dans la bouche. Sam, Sören, Uriko, IDK, Zegaï, Alphonse, Morgan. Tout le monde eut le droit au sien. J’en lançai un dernier vers la mer pour que Poulpy puisse y goûter aussi. Je remarquai alors que IDK avait son pied enfonçé profondément dans les côtes de Raspoutine. Il semblait complètement déformable. Sören voulout s’approcher de lui, mais ses jambes flageollèrent et il s’écroula, tout mou. COOL ! Ces légumes donnaient le pouvoir de Luffy ! Je m’en souvenais bien, les anciens racontaient qu’il était tout mou et malléable.

        -HEY ! C’EST TROP COOL ! REGARDEZ MOI ! JE SUIS MONKEY D. LUFFY !

        Sans hésiter, je fonçai tête la première vers un arbre.

        Spoiler:
          Me v’la trempé, moi qui pensait qu’une fois à terre je n’aurai plus à me mouiller, c’est raté. J’me suis dit que sur une île Uriko risquerait pas de s’envoler à la mer et que du coup, j’avais pas besoin de plonger une centième fois à sa rescousse … Bah nan, faut toujours quelque chose pour faire chier. J’en ai marre… En plus, toute cette histoire m’a quasi dessoulée pas besoin de vous expliquer les désagréments que ça entraine. Que pouvait-il nous arriver de pire ? J’vais vous l’dire moi… Une idée de James !!

          Ce débile s’est mit à croquer à pleine dent dans un des légumes… Chose surprenante, enfin moi j’ai arrêté les statistiques avec ce type, l’espèce de concombre spatial avait selon lui, ça vaut ce que ça vaut donc, un goût exceptionnel… L’meilleur c’est qu’il ne s’est pas arrêté là le lascar, se croyant surement au baseball, l’ange nous a balancé dans la tronche d’autre  machin de l’espace… Allez savoir pourquoi j’ai pas trouvé d’autre reflexe que de l’attraper entre les dents et de croquer de dans.

          « Merde ! »

          J’ai tout recraché !! C’est à ce moment que j’remarque Raspoutine devenu comme d’la pâte à modeler et l’bon Sö qui flageolait. Et l’autre con qui s’met à gueuler de la daube en partant telle une rocket vers la forêt, enfin il se stoppa au premier arbre. Raid, k.o l’bonhomme ah’ah’ah.

          « J’ai qu’une chose à dire pauvre naze ! Bien fait pour ta gueule ! »

          Mais j’ai vite été distrait. C’était énorme, génial, splendide, divin, céleste ! Alphonse était devenu un phare vivant, de ses deux yeux sortait une lumière intense. Ca collait parfaitement avec le personnage, discret et fin ! Ah’ah. J’le fixe, j’essaye, j’lui décoche mon plus beau sourire et lève un pouce en lui lançant :

          « Changes rien Al’ t’es l’meilleur ! »

          Ouai mais dans tous ça moi, j’avais rien… Ils se seraient marré les autres cons. J’les connais par cœur. Sam aussi reste normal, p’tetre que c’est quelque chose d’imperceptible !

          «Hey Samy, ça s’trouve t’as l’pouvoir de t’faire des nanas !! Ah’ah’ah …. AIIIIE »

          L’enfoiré m’envoie un coup d’rame dans la face si fort que j’m’envole et part m’écraser à quelques mètres. De dieu, il n’y était pas allé de main morte le cuistot et j’lui rendrai ! J’me relève pour ensuite me diriger direct vers le croque mort, j’vais te lui décoller la mâchoire ! Une fois devant eux,  y’en a plus un qui moufte, ils savent qui c’est l’papa, mais moi aussi j’me dis que y’a un truc qui va pas. J’ai l’impression d’être plus petit. Je ne mens pas ! T’sais quand tu fais 2m07, tu remarques que les mecs plus petits font maintenant la même taille que toi. Mais c’est pas ça qui les choquent visiblement, la team regarde derrière moi, j’me retourne lentement avec un mauvais pressentiment…

          « OH PUTAIN T’ES QUI TOI.







          -Réponds putain ! »


          Y’avait un clone de moi qui poirotait à mes côtés… J’me divise ? Mais comment ? J’pige pas… Sam m’en met une, j’m’écrase, j’me relève, il est là… Je sais !

          « Quand j’subis un choc, j’me divise en deux mais je perds en masse ! Comme un blob ! J’suis invinciiiiible !»

          SBAAAAFFF

          Alphonse n’a rien trouvé de mieux que d’imiter le cuisinier en m’éclatant son légendaire coup d’boule dans la tronche m’écrasant comme une merde au sol.

          « PUTAIN MAIS T’ES COMPLETEMENT CON !!


          - T’en fou t’es invincible.


          - Mais ça fait putain d’mal connard !


          - Et toi t’es un nain !

          - Qwa ?!»



          Pute borgne !! J’fais la taille à Uriko !! Et y’a un deuxième clone qui m’colle au cul maintenant ! Putain mais qu’elle bande de con !

          « Ah j’vous emmerde et j’vais explorer cette île sans vous pauvres nazes !»

          Sans écouter mes compagnons dire que ce n’était qu’une blague, j’me tirais d’là ! J’m’occupe juste de naviguer, sur terre, j’fais ce que j’veux ! C’est accompagné de mes deux jumeaux que j’pénètre dans la forêt.
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          On s’aimait bien Zegaï et moi, je ne comprenais pas pourquoi il s’était mis à m’insulter ?
          Dans tous les cas j’pouvais pas laisser un tel affront impuni ! Question de principe !
          Revenons une minute en arrière.

          Uriko avait des roues à la place des pieds, Sören donnait l’impression de ne plus avoir de squelette, James venait de s’assommer en hurlant contre un palmier, un énorme boule de poile rousse m’avait filé entre les jambes alors qu’IDK m’avait dit :

          -Erh ! Tavoun bichibichi, kacopac poutivari, ses pa sabilus coco moulino. Pouchy dunlaupe rabichicotte … Ha ha ha !

          Hein, mais il a trop pris le soleil pépé? J’ai toujours trouvé que le veux était un peu sénile, mais là quand même, je commençais à me demander si il n’y avait pas un rapport de cause à effet entre les légumes de l’espace et ce qui était en train de se passer, ou alors il avait replongé dans la drogue peut être.

          C'est juste après ça que Zeg m’a regardé et m’a dit un truc vraiment pas gentil :

          « Hey Samy, ça s’trouve tu va enfin pouvoir faire des ananas !! »

          Quoi ? Qu’ouïs-je, qu’entends-je ? Le sabreur aux cheveux couleur aubergine m’expliquait à moi, Sammy, le cuistot de la Team, que je n’étais pas capable de préparer un simple fruit ? Moi qui ai découpé mon premier ananas à quatre ans, au restaurant de papa ! Comme si j’en étais incapable ! Quel fumier, autant j’comprenais qu’on puisse se foutre de ma gueule (et j’en avais l’habitude), autant il était inconcevable que quelqu’un remette en doute mes capacités culinaires, Zegaï ou pas Zegaï !
          Action / Réaction, tu me file une patate, je t’en rends une, et avec les intérêts, nanméoh !

          Bing !

          Ah bin merde, v’là autre chose, mon coup de rame avait envoyé Zegaï dans les airs, puis il était revenus deux mini Zegaïs remonté comme des pendules…

          Bing Bis !

          Ah bin oui c’est bien mon coup de rame qui l’a séparé en deux puis que le coup suivant avait eu le même effet, Alphonse a du trouvé ça marrant puis qu’il lui en à mis une aussi.
          Nous voilà avec quatre minizegaïs, c’est James qu’allait pas être content…
          Remarque, faut voir le positif dans le négatif, il allait pouvoir tenir la barre vingt quatre heures sur vingt quatre.

          -J’te prenait pour un type bien, Zegaï, entre toi et l’vieux qui se fout de ma gueule en parlant en « J’saipaquoi » au fond, vous êtes tous les mêmes. Y’en à pas un pour rattraper l’autre !


          Sören avançait vers moi à la façon de Poulpy, il s’approcha de moi et me dit d’une voix molle.

          -Sam n’as-tu pas l’impression d’être un tout petit peu  lycanthrope ?

          Hein ? Lycanthrope ? J’étais quand même pas en train de me transformer en loup Garou quand même, saleté de ratatouille, vite … Un miroir !
            Ω Mwéhéhé. Courir après l'ancêtre de bord, c'était la grande marrade pour le grand Raspoutine. Jusqu'à ce qu'il sente la mort venir, avec ses crocs acérés comme ses griffes et son filet de bave dégueu' au coin des lèvres comme cramées au chalumeau. Iwan, vieux briscard, tu m'as empoisonné, hein ? T'as osé ? T'en fais pas, je saurais m'en souvenir. J'ai encore trois ou quatre vies à griller, et à force, j'suis limite maqué avec la Camarde. D'ailleurs, j'l'imagine déjà se ramener, me faire un p'tit clin d'œil de dessous sa cape qu'en a pas vu souvent, des comme moi. Me faucher la gueule, presque gentiment. Puis moi, renaître... plus beau, plus fort...





            Miaw, c'est long, quand même. J'vais rester paraplég' pendant longtemps ?




            Fssshhhhh ! Putain d'arnaque, hé ! Me laisse pas comme ça, Sören ! Me laisse pas comme ça, y'a l'honneur et la fierté du grand Raspoutine, ton pote, ton ami qu'est en jeu, là ! Faut pas déconner non plus, je t'ai sauvé la peau plus d'une fois, hein ? Meow, tu peux pas laisser passer ça, non, pas de ça entre nous ! On est entre dominants, entre alph...



            -Sbrrrllllb....


            Vindieu, j'avais craché, pourtant. Faut vraiment êt' con pour bouffer n'importe quoi sur une île de Grand Line. J'avais essayé d'expliquer l'concept de route dangereuse à James, mais j'sais c'qu'il a retenu : aventure, aventure, aventure, et tout pour la gloire. Résultat, c'est pas glorieux. J'suis l'costaud d'la bande, et j'ai juste l'impression qu'mes os ont fondu façon raclette. Non, j'panique pas. C'est qu'ma cervelle aussi, elle est molle. J'ai l'impression d'avoir passé une demie-heure à aspirer la fumée d'un grand feu, en prenant des bouffées à écorner un bélier.

            L'Raspoutine a l'air d'avoir l'même genre de problème. On s'regarde, on s'comprend. Une sale bête, c'est sur, mais y'a des moments comme ça où j'sais qu'on est sur la même longueur. Et là, on s'dit : eh, gars. L'en faut peu pour briser un alpha, mais on va essayer d'faire comme si on avait pas peur. On a un rang à t'nir.

            Alors j'ai rampé vers le Samy, en traînant ma masse gélatineuse. Ma bouche f'sait des bulles, même. Mais j'suis trop lent pour trouver ça rigolo... puis Samy, l'avait l'air normal. Plus que James qui gueulait comme un porc, qu'Alfonse qu'avait les mirettes branchées sur le phare de Luvneel, que Morgan qui s'prenait dans ses poils, que Zeg' qui faisait des trucs de Zegaï, bref. Samy, c'était un copain, j'pouvais compter sur lui. Y'avait Iwan aussi, qu'avait l'air normal, mais on comprenait jamais bien c'qu'il racontait, alors...



            -Sam, t'as pas l'impression qu'on a bouffé des psychotropes ?


            Mot improbable, j'sais. Mais j'aime bien, puis là, y'a rien qui va mieux. Sauf que le Samy, au lieu d'réfléchir à la question (après tout, c'est lui le spécialiste), le v'là qui s'barre au bateau, et qui r'vient 'vec un miroir, en s'tâtant les joues. L'a pas l'air content.


            -Putain, ça va pas de raconter des histoires pareilles !
            -Quoi ? J't'ai juste d'mandé si t'y comprenais que'qu'chose...
            -Parrainer ? Je parraine rien du tout, moi ! Attend, tu vas pas dire que c'est de ma faute, en plus ?
            -Euh, non. Redescends sur terre, j'ai rien dit d'tel...
            -Redescendre ma mère qu'a une atèle ? Y'a pas que ton corps qu'est devenu mou, on dirait ! T'hallucines complètement !
            -Bon, j'me casse. Doit ben y'avoir un antidote sur l'île.
            -C'est ça, masse toi ! Va chercher ta dévote ! Et t'as pas intérêt à la ramener ici !
            -Ouais, ouais. Salut, Sam.
            -« Sale pute ? » Mais qu'est-ce que je t'ai fait, connard ?


            φ Mais indifférent aux insultes que tu as la sagesse d'attribuer aux légumes étranges, tu t'en vas en rampant vaillamment aux côtés d'un Raspoutine qui a pris une drôle de forme et une drôle de couleur. Oui, il y a de la fumée, là-bas dans les arbres. Et puis, Uriko te suit joyeusement, tout heureux de quitter enfin la plage.

            La Team a fait son entrée.
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            -What the hell is going on?! Oh! What am i saying just now?!

            Bordel! Qu'est-ce que j'avais bouffé? C'était comme si on avait déréglé une partie de mon cerveau à un tel point que même mes cordes vocales, ma langue et mes neurones de compréhension des langages en avaient complètement été chamboulés. Comment pouvais-je m'exprimer correctement désormais? Les effets seraient-ils permanents?

            -Gouloulougoulougougoulou! (Oh frégate! Comment je fais pour parler maintenant?)

            Vite! Il me fallait absolument régurgiter une telle horreur! Aussi rapidement que mes petites jambes me le permirent, je doublai un Sören rampant comme un lépidoptère. Je m'enfonçai dans les bois près de la plage à la recherche d'un moyen de me faire régurgiter. Ma première option, faute de mieux, fut de me saisir de la branche d'une arbre et de me frictionner vigoureusement cette dernière contre mon coup. Je croyais avoir déjà vu ce genre de plante sur North Blue, leurs émanations devaient normalement être utilisées à titre de parfum… ou peut-être de gaz empoisonné… en fait je savais plus vraiment. Trop tard, de toute façon, il me fallait bien régurgiter l'immondice que j'avais avalé pour cesser d'être plus bilingue que Tahar Taghel lui-même!

            Aucun effet, si ce n'était les nombreuses rougeurs accumulées sur mon coup par la friction entre l'écorce et ce dernier.

            -Idu kelasa māḍuvudilla ēke ḍyām! (Merde pourquoi ça ne fonctionne pas!)

            Il devait bien y avoir dans cette forêt un moyen d'annuler les effets du fruit, ou alors de le vomir avant que mon organisme l'ait complètement absorbé! La végétation semblait dense et diversifiée, les plantes à différentes utilités devaient être légion par ici!

            Après quelques minutes de recherche en tournant en rond, je trouvai enfin deux espèces de champignons que je broyai d'un caillou avant de les ingurgiter.

            Si les champignons n'étaient pas vénéneux ou encore utiles, ils étaient certes fichtrement puissants. Et par puissants, j'insinue qu'ça faisait un sacré moment que je n'avais pu voir un arbre m'indiquer comment me débarrasser d'un légume en m'adressant un chaleureux sourire. Selon les directives du feuillu au large tronc qui me fixait toujours, je plaçai un doigt dans ma bouche, puis l'enfonçai doucement.

            Le monde tournait comme on pouvait tourner après une beuverie, de nombreux autre arbres avaient rejoins le premier et me fixaient à leur tour tandis que bon nombre de cailloux et d'autres végétaux gagnaient les airs à l'aide d'ailes semblables à celle de James. Ah oui, il était puissant ce champignon, vraiment puiss… blerubleurg

            Mon doigt ayant vicieusement continué sa course venait de toucher le fond de ma gorge et avait suscité un accès de bile. Mon estomac se vida piteusement au sol devant moi, le liquide acide me brûlant la gorge et emportant avec lui le sentiment de bien être qui me gagnait depuis que j'avais bouffé le champignon.

            Dommage, maintenant j'avais la dalle.

            Je me relevai pour me retourner au navire, faire le point avec la Team et casser la croûte à nouveau…

            …Mais, j'étais où en fait?

            -Héééé? Les gars?
              Peut-être que finalement c’était une bonne chose qu’ils ne soient pas partis directement en ville puisque en un seul coup, tout plein de choses s’étaient produites. Uriko avait même réussi à comprendre les explications de Papiwan pour une fois… Enfin non mais il savait ce qu’était une météorite. Ouip, il connaissait déjà en vérité ! Mais il était vraiment chanceux de pouvoir en voir une d’aussi près ! Par contre ce qu’il ne savait pas c’était que les légumes venaient du ciel…. Ou pas, son Papa lui avait bien prouvé et montrer que c’était lui qui les fabriquait, c’est le travail des agriculteurs même… Mais alors… C’est des Extra-légumes ! Mais même pas le temps d’agir que Jajam avait déjà foncé et lancer un légume à chacun. Uriko aurait fermé la bouche et recraché directement habituellement, car les légumes, c’pas vraiment son plat préféré… Mais coïncidence, Jajam avait lancé LE seul crudité que le jeunot pouvait manger sans rechigner, une tomate cerise !

              Hmm… C’pas aussi bon que celle que son Papa cultive… Hmm bizarre, il se sent tout étrange au niveau des pieds. Et puis... Oh mince ! Où qu’ils sont ses pieds ? Voilà qu’il a des petites roues rouge façon jouets. C’est un légume magique comme le fruit magique qu’il a mangé ? Eh… C’plutôt drôle, même pas qu’il tombe hé hé. Pas comme le fruit magique, c’était plutôt facile de contrôler les roues. Hop on roule tout droit, en arrière, ptit dérapage ! Ouaaah il peut aller vite sans même s’épuiser ! C’trop drôoole ! Plus de fatigue ! Et ca tient en équilibre tout seul ! En plus quand il roule ca fait une musique de manivelle.

              « Ouiiiiiiiiiii ! »

              Tandis qu’Uriko faisait joujou de son côté en roulant a tout vent, celui-ci avait fini par s’apercevoir des changements chez les autres… Ou du moins de ceux les plus visibles. Même si c’un peu drôle, il espère que ca risque pas de durer longtemps… Et… Si ça restait comme ça pour toujours comme les fruits ? Hmm… Faudra sans doute s’habituer….

              «Jajam… On fait qu… Ah mais attend ! »

              Trop tard, boum, contre un arbre… Il a tenté d’imiter Fonfonse ? Il a encore des progrès à faire. Et sans que personne disent quoi que ce soit, ils partent tous chacun de leurs côté en laissant Jajam tout seul… C’vraiment pas sympa, pourquoi personne veut aller en villeuh ? On devait y aller tous ensemble ! Bouh bouh ! Et pis Sosow il est parti avec Momo ! Quoi que, vu l’état du chat, c’était peut être pour le mieux. Et le voilà maintenant seul… Avec Tatal et Sammy. Papiwan quant à lui était plus loin mais c’est comme s’il était déjà de son coté. Le garçon attrapa une nappe qui traînait là avant de la poser sur Jajam afin d’éviter qu’il n’attrape froid.

              « Du coup moi, j’vais partir voir la ville, tu restes ici pour surveiller Jajam Tatal ? Tu peux v’nir me rejoindre sinan ! Les autres auraient pu attendre quand même…. »

              Uriko roula le plus naturellement du monde en passant par la forêt, comme si ces roues faisaient partie de lui depuis toujours. Au loin, il pouvait voir quelques débris métallique au loin qui lui faisait penser à la présence d’une ville, ce qui n’était malheureusement pas le cas.

              « Oh ! Dîtes ! On se retrouve là-bas où y a plein de trucs qui dépasse au loin avant la nuit d’accord ? »

              Fallait bien que quelqu’un leurs disent cela non ?
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              Vous allez dire que je me répète mais la Team Rocket, c'est vraiment une équipe de bras cassés. Ce  soir en particulier. Depuis que James nous avait fait croquer ces légumes spatiomachinchose, la soirée avait pris une tournure grotesque. Iwan parlait dans des langues inconnues, James s’assommait contre des palmiers, Zegaï se divisait chaque fois qu'il prenait un coup, Sören était tout mou, enfin, bien plus que d'habitude et Uriko avait des roues à la place des pieds, en fait, rien de très surprenant quand on connaît un peu l'équipe.

              Le truc c'est qu' ils s'étaient tous mis à me raconter du « n'importe quoi ». Alors ça m'a gonflé, et j'me suis tiré, puis j'ai appelé Cerbère, ma tortue domestique, celle que j'avais peinte en noir.

              -« ♪ ♫ »

              Elle au moins, elle était toujours sympa, elle sait dire que « ... », elle n'est pas contrariante.

              Moins d'une minute après avoir sifflé, la tortue rampait sur le sable., sa jolie peinture noir commençait à s'écailler, il allait bientôt falloir la repeindre.

              -Hein mon beau, toi au moins, tu ne change pas, t'es pas comme ces allumés là bas.

              - « ↕☼♂ »

              Même Cerbère ! Même lui avait décidé de me dire n'importe quoi !

              -Alors toi aussi t'as mangé un de ces sale légumes ?

              J'espérais qu elle me réponde « ... », comme d'habitude, mais non, elle me regarda avec ses grands yeux noirs et me dit.

              - « ‼¶§ »

              Rien à faire, ce soir, tout le monde avait décidé de se foutre de ma gueule.

              -C'est bon j'ai compris, personne peu piffrer les gothiques ici, j'me tire, ça vaudra mieux pour tes écaille.


              Bizarre, la tortue me regardait avec un air tout triste.
              J'm'en foutait, fallait que j'prenne un peu l'air, une balade sur la plage me ferait du bien...