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La baleine, la mouette, la future lampe torche et l'ivoire

Rappel du premier message :

J’ouvris un œil, et me frottai le front. Une grosse bosse était en train de se former et me faisait horriblement mal. J’essayai de me souvenir de ce qui c’était passé. La météorite… Les légumes… Les pouvoirs ! Sören était devenu tout mou, Raspoutine aussi ! Pourquoi je n’avais pas eu ce pouvoir moi aussi ? C’était pas juste ! Les arbres défilaient au dessus de moi. La végétation était vraiment luxuriante. Jamais je n’aurais été capable de m’y repérer. Heureusement que ce n’était pas moi qui dirigeais. Mais… Je jetais un coup d’œil en dessous de moi et y vis une dizaine de tous petits êtres humains étaient en train de me porter. Ils avaient fabriqués une sorte de planche avec des feuilles et ils m’emmenaient je ne sais où avec leurs petites jambes. Je voulus me lever, mais ils m’avaient ligotés.

-HEY ! MAIS QU’EST-CE QUE VOUS FAÎTES LES MOMES ! POSEZ MOI PAR TERRE !

Mais ils n’écoutaient rien ces saletés de petits humains ! Ils n’étaient pas aussi gentils que des Uriko. Hey, ce serait vachement cool, une armée de petits Uriko. Ils se mirent soudain à chanter.

-On a attrapé ♫
Un grand mec ailé ♪
La reine va l’frapper ♫
Et le dégager ♪


Mon instinct m’avertit alors que cette petite tribu de mini-humains était en train de m’emmener vers leur chef. Et ce n’était pas un bon présage pour moi. Il fallait absolument que je me libère et que je m’enfuie avant de me retrouver en cours martiale de minipouces. Ce serait vraiment humiliant ! Je me mis à gigoter pour essayer de détacher les liens mais c’était vraiment serré.

Le voyage dura au moins une heure et je ne parvenais toujours pas à me libérer. Je profitais d’une halte pour ramasser une pierre pointue pendant qu’ils me posaient à terre. Je me mis rapidement à frotter la corde avec la pierre. Quelques minutes plus tard, la corde céda. J’étais libre ! Je remis mes mains dans le dos, pour ne pas éveiller les soupçons. Il fallait que je m’enfuie au moment le plus opportun. Soudain, une rangée de lances m’encercla.

-C’est ici ! Descend ! La reine t’attend !

Et merde, je m’étais mal démerdé…

-ATTENDEZ ! J’AI PAS DU TOUT ENVIE D’ALLER LA VOIR, MOI, CETTE REINE !

Mais pourquoi je gueulais comme ça, moi ? C’était plus fort que moi. En tout cas, les enfants n’aimaient pas visiblement. Certains avaient lâché leurs lances pour se boucher les oreilles, d’autres avaient les yeux larmoyants. Les gosses n’aiment pas être grondés. J’en profitais pour me libérer complètement et me mis à m’enfuir. Avec leurs petites jambes, ils ne me rattraperaient pas de si tôt. Je regardai régulièrement derrière moi mais je ne vis personne. A force de ne pas regarder devant moi, je me cognai contre une énorme masse. Heureusement, c’était plutôt mou donc je ne me fis pas mal. Et ça portait un costume. Et ça puait la fumée.

-HEY GROS PLEIN DE SOUPE ! DEGAGE DE MON CHEMIN SI TU NE VEUX PAS TATER DE MA BATTE !
    La mère d'Ishii, c'était pas une tendre. Du genre à frapper avant de parler et à préférer continuer de cogner plutôt que de sortir un mot. Ce qui fait que la vie, le Monstre l'a apprise à force de se prendre des coups ; Et quand l'était de trop bouffi de bleus et de taches de sang, la mère sortait la ceinture de caoutchouc. Ca évitait les traces, surtout en frappant au bas des côtes. Alors forcément avec un passé comme ça, l'Ishii a beaucoup de mal avec tout ce qui s'apparente à du caoutchouc.

    Surtout en plein milieu d'un combat déjà pas facile, surtout quand Rydd est parti ailleurs et que le Monstre se retrouve seul au milieu d'une pelletée de gamin prêt à lui faire la peau. Les coups qui lui volent sur la gueule, ceux-là font mal. Le projettent à l'autre bout de la pièce, lui font faire dix metre en marche arrière vol plané inclus et lui font percuter le mur dans un gros fracas.

    Il y a la tête qui dit merde. Les os qui craquent et la gueule en sang. Des mouches qui bourdonnent de l'oreille gauche à l'oreille droite et l'écho qui résonne avec. C'est pas beau. Et puis...

    _Le caoutchouc, c'est mal... Hmm...

    Sauf que la dissert là-dessus n'a pas le temps de se faire. Déjà, le chef des mômes fonce sur lui avec l'épée braquée au-dessus de la tête du Monstre. Il s'élance avec toute l'habilité et la légèreté d'un gosse pour couper la tête du cachalot en deux. C'est mauvais, la viande de cachalot, surtout aussi vieille, et puis le Monstre tenant à la vie se sent obligé de répliquer. Alors même que la lame file droit entre les deux yeux d'Ishii, celui-ci lance les deux paumes de main pour la boquer. Oh bien sûr ça ne fait pas que du bien, ça manque de couper quelque doigts mais l'effet recherché est là.

    La lame ne bouge plus.

    L'énorme corps du Monstre se crispe alors pour envoyer ses deux pieds valser dans l'estomac du gamin qui traverse la pièce en sens inverse. Dans l’histoire, le Monstre est pas mécontent, l’a récupéré une épée. L’homme caoutcouc pourra plus la jouer grand bourrin qui lance ses poings comme ça. La môme robot, par contre, ça ne l’arrête pas. Déjà, elle est reparti à faire sa danse invisible de chaque côté de la pièce. Elle disparait à un endroit pour réapparaitre à l’autre bout sans même qu’une demi seconde se soit écoulé, presque invisible. L’Ishii pourrait presque croire qu’elle a le fruit de la lumière et savoir que Rydd l’a l’aiderait bien… Sauf que le Rydd, lui, l’est plus occupé à comprendre ce qu’il se passe avec son corps…

    Ce qui fait que le Monstre se trouve encore seul, avec la môme qui revole déjà vers sa gueule, la main de métal cognant contre la lame comme seul bouclier. Les coups s’échangent sans qu’aucun des deux ne veuille lâcher du lest. Les bras de la môme sont comme deux foutus battes électriques qui se font un malin plaisir à viser les zones qui font mal, difficiles à parer. Les genoux, le haut du torse, le bas du dos. C’est autant de coups de mort que doit parer le cachalot, mal en point.

    Et la gosse repart, avec l’Ishii qui compte ses blessures. Elle se remet à voler de tous les côtés sous les yeux du Monstre. Il renifle ses réapparitions d’un infime instant comme pour comprendre les mouvements. Il observe ses pieds se suspendre dans les airs par des mouvements d’une légèreté et d’une vitesse qu’il jalouse. Il écoute l’air se fendre sous le passage de la miss. Il comprend enfin et d’un revers de lame lance toute sa puissance de l’autre côté de la pièce, d’une lame d’air qui pourfend tout sur son passage et vient prendre la miss dans son élan.
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      Rydd est tétanisé. Il lui faut quelques minutes pour assimiler les nouveaux paramètres et informations qui sont envoyés à son cerveau. Bien qu’il connaissait la nature du fruit qu’il allait ingérer, rien ne précisait à quel point le changement allait être complexe. Même en effectuant des pas infimes Rydd voyait le temps s’arrêter. Il lui fallut quelques minutes pour réaliser que le temps ne se ralentissait pas mais plutôt qu’il allait trop vite pour que quiconque ait le temps de bouger. Il posa sa main sur un mur adjacent tout en regardant avec anxiété Ishii.

      « Je n’arrive pas à contrôler mes déplacements Ishii… J’ai l’impression qu’un simple pas va me faire traverser l’endroit… »


      Et en effet l’homme n’osait plus réellement bouger. Chaque déplacement qu’il avait fait jusqu’alors relevait plus de la chance et de l’extrême prudence que de la véritable maitrise. Alors que le cachalot est en plein combat avec la môme robotique, le chef des gamins est de nouveau d’attaque et s’approche pour lui asséner un coup en traitre. Conscient de son incapacité à bouger, Rydd tend un index vers l’enfant tout en hurlant.

      -« DERRIERE TOI ISHII ! »

      Mais au même moment une sensation de canalisation extrêmement rapide, suivie d’un relâchement tout aussi prompt, apparaît dans l’index pointé de Rydd. S’échappe alors en l’espace d’un instant un rayon jaune facilement assimilable à un laser. Celui-ci traverse la pièce et le corps du jeune chef des enfants sans aucune difficulté. Le môme est stoppé net dans sa course et s’effondre sur le sol, l’air interdit devant un phénomène si incompréhensible qui vient de le mettre à terre pour de bon.

      Déjà Rydd regarde son doigt avec insistance. Il commence à craindre de voir surgir d’autres choses de ces mains tant celles-ci semblent hors de contrôle depuis la chute vertigineuse dans la cage.

      Il s’attarde une nouvelle fois sur le corps inerte du jeune gamin qui avait jusqu’alors montré des capacités de résistance plus que respectables. Se tournant vers l’enfant cyborg qui avait valsé il y a peu, il voit que celui-ci semble chancelant mais toujours opérationnel.  Aussitôt il fonce vers lui pour lui asséner le coup fatal. Mais Rydd, habitué à réagir rapidement, avait oublié l’espace d’un instant qu’il n’était plus le même homme. Dès qu’il fit un pas pour attaquer les alentours se figèrent une nouvelle fois. Dans ce décor immobile il avançait certes, mais à une telle vitesse qu’il ne parvenait plus à ralentir. Il avait la sensation de n’être plus un corps mais une énergie en déplacement. Il voyait la distance entre le cyborg et lui se réduire à une vitesse ahurissante. Mais lorsqu’il voulut ralentir sa course, il ne parvint à rien. Le cyborg attaqua par réflexe au moment où Rydd allait entrer en contact avec lui. Cela fut insuffisant puisque contact fut toutefois fait. Une formidable explosion s’ensuivie durant laquelle Rydd ne ressentit pourtant aucune douleur.

      Il regarda avec effarement son corps se matérialiser comme si de rien était. Il n’avait ressenti aucune douleur alors que l’explosion semblait émaner de lui. Sans même regarder ce qu’il était advenu du cyborg il jeta un regard implorant à ces compagnons.

      -« Qu’est ce qui m’arrive !??? »
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    L’explosion m’avait fait sursauter. Mes poings se mirent à rebondir dans tous les sens, ne revenant plus vers mes poignets que de façon anarchique. Je frappai les murs et les enfants sans pouvoir rien contrôler. Il était grand temps d’arrêter, mais je ne maîtrisais pas encore bien mes pouvoirs. Je cessai de bouger et attendis quelques secondes que mon corps cesse de rebondir et d’onduler. Une fois stabilisé, je me retournai pour voir ce qui avait provoqué cette détonation. Rydd ne semblait pas avoir été affecté par le choc, et pourtant, il semblait choqué. Paradoxal, certes, mais véridique, le grand blond sans la moindre chaussure noire avait une expression de stupeur mêlée à de la frayeur.

    « Je n’arrive pas à contrôler mes déplacements Ishii… J’ai l’impression qu’un simple pas va me faire traverser l’endroit… »

    A cet instant, une autre explosion détona à l’autre bout de la pièce. Le gros Mosh s’amusait encore à lancer des coups à distance. Mais qu’est ce que c’était que ces malades ! Je commençais vraiment à ne pas me sentir à l’aise dans cette ambiance dangereuse. Pourquoi dés qu’ils bougeaient le petit doigt, quelque chose se mettait à exploser quelque part ? En parlant de petit doigt, un rayon jaune très lumineux venait de s’échapper de celui de Rydd, traversa le chef des garçons et, en atteignant le mur du fond, provoqua, devinez quoi ? Bingo ! Une explosion !

    -MAIS BORDEL !!! ARRETEZ DE TOUT FAIRE PETER TOUT LE TEMPS !!!!!

    La légende Luffy racontait que le pouvoir du caoutchouc rendait le détenteur insensible aux coups, mais je n’avais pas du tout envie de vérifier si c’était vrai, encore moins avec des trucs aussi bizarre que des rayons de lumières transperçant tout. Comme si cela ne suffisait pas, Rydd lui-même se mit à devenir très brillant puis il se déplaça à une vitesse folle pour aller exploser le mur en face de lui à plusieurs dizaines de mètres. Son déplacement avait été instantané. Vraiment très très rapide… Cela me rappela immédiatement un certain monsieur qui avait la fâcheuse manie de se déplacer très vite et en faisant de la lumière. Eneru ! Cet enfoiré ne venait-il pas de se déplacer dans un éclair ? Non, c’était différent. Ca n’avait pas grésillé et ça avait explosé…

    Mon regard se tourna vers le jeune garçon, allongé visage contre terre, une flaque rouge s’étendant de part et d’autres de son petit corps. Non, là, c’était vraiment trop pour moi… Je n’avais rien à faire ici, au milieu de ces psychopathes boostés aux pouvoirs de malades. Tout ça pour qu’il n’y ait pas de trésor au final en plus ! Je voulus faire un pas en avant, direction la sortie, mais mon tibia trouva plus amusant de se tordre et je m’écroulais au sol. Merde, il fallait que je me barre d’ici avant que ces malades ne fassent s’écrouler toute la tour ! Laporte était à quelques mètres de moi mais j’étais incapable de prendre un appui. En désespoir de cause, et également parce que ça promettait d’être très drôle, je lançai ma main qui s’agrippa au rebord de la porte. Mon corps fut alors tracté et je fus littéralement expulsé hors de la tour, m’offrant un superbe vol par-dessus la forêt.

    -YYYYYEEEEEAAAAHHHHHH !!!!!

    Durant mon vol, j’aperçus mes compagnons, à divers endroits de l’île, certains se battaient, d’autres glandaient comme d’habitude. Héhéhé ! BAM !!!! Ma course fut stoppée net par le mat de notre navire. Je pus alors constaté que, en effet, je n’étais plus sensible aux coups. Je n’avais quasiment rien senti. Allongé sur le pont, je regardai le ciel, essayant d’assimiler tout ce qui venait de m’arriver. Entre les prémonitions, ce nouveau pouvoir et les gens que je venais de rencontrer, ça faisait beaucoup. Claqué, je fermai les yeux et piquai un somme en attendant que mes compagnons reviennent.
      _Rydd, on s’en va, prend l’enfant, notre ami le poulpe le soignera.

      L’Ishii est comme ça, le discours sera pour une autre fois. Tout autour, les mômes se serrent les uns aux autres de peur de se faire traverser par un jet de lumière, de se prendre une claque d’air dans les joues, de se faire frapper par le plat d’une épée. Alors ils restent là, interdits, apeurés, à trembler de leurs petites mains devant ces monstres à la force inimaginable. Ils ont eu beau jouer aux fiers, aux grands, toute la puissance de ces pirates leur est revenu à la figure avec toute violence.

      Et là, à cet instant, quand Rydd enfourche sur son épaule le gosse agonisant, lorsque la petite robot se lève péniblement, quelques fusibles disjonctés et le regard vide, alors à cet instant, ils se rendent compte de leur petitesse. Les plus faibles se mettent à pleurer, se demandent comment ils ont pu croire avoir la force d’un adulte.

      Dans leurs petits esprits se fraient les souvenirs d’une vie de famille, avec des hommes et des femmes qui leur servaient de père, de mère, de sœur et de frère. Ils se rappellent ce qu’était une famille. Ce qu’étaient ces hommes et femmes qui les protégeaient, les nourrissaient, les aimaient. C’était ni pire ni meilleur, ni beau ni laid, mais c’était leurs vies. Et celle là, de leur vie, au fond de leurs cœurs lorsqu’on enlève tout soigneusement les quelques années de vie seuls, on retrouve au fond d’un sang rongé de chagrin, un manque qu’ils pensaient avoir oublié.

      Ishii le sait, mais il ne peut rien contre ces horreurs. Il ne peut leur redonner ce qui leur a été volé, enlevé à jamais pour des raisons qu’il ignore, il ne peut que tenter, avec ses grosses mains noirâtres, d’améliorer intimement cette drôle d’existence. Il ne changera pas le monde, aidera juste ceux qu’il trouver sur sa route, avec le peu qu’il a. Et qu’il se fasse haïr comme ces enfants doivent le haïr, qu’il se fasse repousser comme toujours il l’a été, qu’il se fasse battre pour sa laideur, tout ça n’a plus d’importance. Il le fera quand même.

      Il s’est engagé dans un sale chemin, boueux, empli de retord, où il se perdra souvent, restera embourbé la plupart du temps dans des histoires qui le dépassent, et pourtant, il continuera à sourire de son horrible gueule, parce que cette chose qu’il a prise à la vie sans demander son reste, c’est ce qui le fait avancer chaque jour. L’estime de soi. Ce grand combat qu’il a mené contre lui-même pendant des années, ce fut d’apprendre à s’aimer, lui et son corps affreux, lui et son passé sulfureux.

      Lorsqu’ils déposent les enfants devant un Monster horrifié, sa colère est passée, pour laisser place à un calme plein d’espoir.
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        Le calme s’était finalement imposé. Les enfants avaient compris la différence de force qu’il y avait entre eux et les adultes. Dès lors il devint évident que le combat était terminé. Les trésors attendus n’étaient que chimère, invention d’enfants. Encore que… James et Rydd venaient d’obtenir de formidables pouvoirs. Mais pour l’ancien chasseur de primes, le logia de la lumière avait un gout plus qu’amer. Il lui fallut une concentration extrême pour parvenir à hisser l’enfant sur ses épaules sans le faire à une vitesse démesurée. Pour le déplacement par contre, aucune chance de s’en sortir.

        « Ishii, porte nous. Ou je vais aller m’écraser plus loin… »

        Alors Ishii attrape le massif Rydd. C’est ainsi qu’une masse difforme quitte l’endroit dévasté sous des yeux d’enfants à la fois apeurés et émerveillés. Rydd n’a qu’une chose en tête pour l’instant, ressasser toutes les épreuves qu’il vient de traverser.

        Jamais il n’avait éprouvé de telles sensations auparavant. C’était probablement le combat le plus éprouvant de sa carrière. Il avait révélé en lui un pouvoir enfoui et était parvenu à rendre ses mains incroyablement résistances, l’espace d’un instant. Pour ne pas s’arrêter en si bon chemin, il avait ingéré le fruit de la lumière. Bien conscient de ce qu’il faisait, il n’avait néanmoins pas pris conscience des tenants et aboutissants de ce repas. Là où il pensait devenir un être plus fort, il n’était devenu qu’un homme incapable de se mouvoir sans exploser quelque chose. Il craignait même de ne pas parvenir à se nourrir tant ses mains aussi bougeaient rapidement.

        Fort de toutes ces réflexions, Rydd poussa un profond soupir. Ishii était silencieux également.

        « Tu pourrais me mettre un cigare dans la bouche ? »

        Et l’homme poisson s’exécute de bon cœur. Une longue bouffée est inspirée et finalement relachée.

        « Pfff… Quelle journée… »
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