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La rose et la prime

Adrija
Adrija

♦ Localisation : Sail Green
♦ Équipage : The Chimera

Feuille de personnage
Dorikis: 1088
Popularité: 32
Intégrité: 26

Lun 21 Fév 2011 - 12:57

La mer était calme, seule une légère brise gonflait la voile affaiblie. Depuis combien de temps ce petit bateau dérivait ? Personne ne pourrait vous le dire. Dans tous les cas, la nourriture diminuait. La ligne brisée par une précédente tempête. Du moins c’est l’hypothèse la plus plausible. Il ne pouvait y avoir trace de tels dégâts sur un navire si ce n’est ce genre d’évènement. Ou alors le navigateur n’y connaissait vraiment rien ! Et ce n’était pas le cas… en effet, même si on ne se souvient de rien, il est facile de détecter ce genre de choses quand on est un minimum compétant ! Cette embarcation n’avait pas due couter très cher… Pourtant les sous qui trainaient dans sa poche n’était pas si Léger. D’ailleurs d’où venaient-ils ceux-là ? Bah… Qu’importe maintenant, une île apparaissait à l’horizon.

Cette dernière possédait une apparence prospère, un certain nombre de marchands semblait s’y être réunit. Un genre de foire sans doute. Tout est possible pour un esprit aussi vide que celui de la jeune femme. Un changement de pression se fit sentir, incitant la voyageuse à accélérer l’allure à l’aide de rames. Même si le vent n’allait pas tarder à se lever, elle ne comptait pas se retrouver au milieu d’une tempête ! L’île était encore assez éloignée… Il lui faudra un certain temps avant d’atteindre son but. Tout en se prêtant à cet exercice physique, Adrija tenta de se remémorer quelques souvenirs. Quand est-ce qu’elle était partie ? D’où, maintenant qu’on en parle ? Il lui avait été assez aisé de connaître son nom, vu qu’il était gravé sur son arme… Mais tout de même, elle n’avait aucune envie de se contenter de si peu. Dans un sac à ses pieds, était entassés avis de recherches et quelques bricoles utiles à la navigation.

Les conclusions de son profil se dessinaient peu à peu dans son esprit, tandis que la distance la séparant du port diminuait. Mais dans cette situation, pourquoi une chasseuse de prime qui possède de l’argent se balade dans une barque pourrie ? Il y a des limites à la compréhension humaine, peut-être avait-elle prévue une quelconque activité ? Soit, au moins elle pourra s’offrir quelque chose de rafraichissant ! Encouragée par cette idée, ses mouvements s’accélérèrent. Le soleil était à présent caché par quelques nuages sombres, humides et menaçants. Le vent s’intensifiait également, poussant les vagues à naître enfin. Sensation agréable pour quelqu’un qui apprécie la mer. Être bercé par les remous énergiques et caractériels, quelle magnifique situation ! Un brouhaha avertit l’épéiste de son arrivée. Peu de temps plus tard, ses deux pieds étaient à terre, tandis que son regard contemplait la rue bondée. Un nouvel espace inconnu.

Ses pas divaguèrent quelques peu, laissant le temps de découvrir ce monde plein de vie et cette île assez particulière. Il y avait des plantes partout ! C’est assez incroyable de voir tant de végétations bougeant dans tous les sens ! Bien sur ce n’était pas vraiment de leur propre gré. Les marchands échangeaient, discutaient les prix. Drôle de marché ! Il y avait des espèces en tous genres, celles destinées à la décoration, à la médecine et même à l’empoisonnement. Après avoir questionné quelques passants, il s’avéra que c’était une île spécialisée dans la botanique. Une légère pluie commença à tomber sur les pauvres badauds, ces derniers se dirigèrent alors vers les abris les plus proches. N’étant pas vraiment attirée par la foule, Adrija continua son chemin tranquillement jusqu’à se trouver au pied d’un bâtiment assez sympathique.

Il s’agissait d’une sorte de grande serre dominant l’île. Au plaisir de la jeune femme, elle était ouverte au public et contenait une sorte de taverne en « plein air ». Sans hésiter, notre amie s’installa à une table en périphérie de la terrasse, pas très agréable d’être entouré d’inconnu. Attendant la venue de la serveuse occupée, son regard se posait par-ci par-là, contemplant la nature florissante abritée de la pluie par un toit translucide. Les insectes bourdonnaient tranquillement, taquinant gentiment les clients. Étrangement, cet endroit plein de verdure passionnait la jeune femme, peut-être gardait-elle encore l’impression de n’avoir connu que le désert dans son enfance… L’employée armée de son plateau S’était enfin approchée, et, semblant apercevoir le léger trouble de l’étrangère, un sourire s’afficha sur son visage. Sa voix fluette résonna alors dans l’esprit de l’épéiste.

" Bienvenue sur Sail Green mademoiselle ! C’est la première fois que vous voyez un tel bâtiment n’est-ce pas ? "

D’un hochement de tête, la nomade répondit, en effet, une telle vision n’était pas courante sur elle. Même si notre amie se garda bien de préciser le peu de souvenir qu’elle possédait.

" Il s’agit du jardin de Vert Sail ! Notre plus grande fierté ici, si cela vous intéresse, nous pouvons même vous faire goûter les quelques miracles qu’elle nous permet de concocter ! "

Cette fois, la serveuse eut droit à un sourire intéressée de sa cliente. Ouf, elle n’avait pas affaire à une de ses personnes bizarres qui s’énerve pour un rien sans souhaiter le moindre contact ! Lui proposant les diverses spécialités de la maison, elle réussit à animer la curiosité d’Adrija sur une boisson.

" Je vous prendrais bien la honey beer. "

" Très bon choix ! Nos abeilles produisent un miel exquis dont nous nous servons pour fabriquer notre bière ! Je vous l’apporte dans quelques instants."

Laissant de nouveau seule l’étrangère à son observation, elle se dirigea vers le bar, saluant au passage les nouveaux clients. Un soupire s’échappa des poumons de l’amnésique, même si ce paysage était des plus fantastiques, son souhait de retrouver la mémoire persistait. Peut-être devrait-elle être moins seule ? Peut-être certaines personnes l’aideraient-elle dans cette recherche ? Un vague regard sur les autres buveurs revint immédiatement sur un magnifique arbre. Non, aucune envie de parler à des gens de cette espèce. Ils lui semblaient bien trop… comment dire… Inintéressants ? Et voilà qu’elle commençait à être difficile… Une nouvelle expiration prolongée lui échappa alors que son verre atteignît enfin sa table. Un gorgée de cette délicieuse substance la sortie immédiatement de ses pensées.


Dernière édition par Adrija le Lun 21 Fév 2011 - 13:25, édité 1 fois
Pharaun Mizzrym
Pharaun Mizzrym

♦ Localisation : Dans ma bulle
♦ Équipage : The Chimera

Feuille de personnage
Dorikis: 1445
Popularité: 61
Intégrité: 96

Lun 21 Fév 2011 - 13:04

Sail Green, l'île botanique. Que pouvait bien faire Pharaun sur une île comme celle-ci ? A vrai dire, lui-même ne savait pas vraiment. Après avoir obtenu le titre de chasseur de primes, au dépend de son frère, il avait été un peu perdu. Il ne savait pas où aller, ni ce qu'il devait faire précisément. Chasser des pirates? Oui mais comment? Le plus simple pour lui, se disait-il, était encore de trouver des gens exerçant cette profession afin d'obtenir quelques conseils ou encore de mettre leurs talents en commun. Il était très attiré par la perspective de groupes de chasseurs de primes. Cela lui permettrait de lutter contre la solitude qu'il avait connu toute sa vie. En même temps cela l'angoissait un peu, pour les mêmes raisons. Bref, ne sachant pas où aller, il avait saisi la première opportunité possible pour fuir l'île sur laquelle il se trouvait, et donc fuir la prison où était enfermé son jumeau Pharaun. Enfin, c'était son ancien nom, officiellement il s'appelait Dialaun, vu qu'il avait pris sa place. Il avait donc embarqué sur le premier navire Marine partant pour n'importe quelle destination et s'était retrouvé là, à Sail Green.

La seule chose que possédait Pharaun était de l'argent, et pas qu'un peu. La première idée qu'il avait était de s'en servir pour acheter de la nourriture. Il divagua donc dans le marché de l'île, disposé astucieusement dès la sortie du port afin d'attirer un maximum de touristes. Il ne put s'empêcher de s'émerveiller devant les nombreux étals qui proposaient des choses aussi diverses -et inutiles- qui soient. Mais ce monde nouveau pour Pharaun eut raison de lui, et il se retrouva vite en possession d'un lampe-tournesol à énergie solaire ne fonctionnant qu'en présence de lumière, d'un porte-clé en forme de l'île sur lequel il était marqué « Sail Green, pas de déprime! », d'une abeille en peluche qui faisait « bzzzz » quand on appuyait dessus et d'une magnifique et rare pierre provenant d'une météorite (qui avait été ramassée la veille sur une plage de galets identiques).

Malgré ces nombreux achats utiles, Pharaun ne parvenait pas à s'arrêter. C'est alors qu'il tomba sur un étal qui semblait ne pas intéresser les passants, malgré les vociférations du marchant.

« Approchez, approchez! Venez vous doter d'armes hors du commun. Plus dures que la pierre, plus légères que du matériel conventionnel, elles sont extrémement résistantes! Elles ont été créé dans du bois provenant de Sail Green ! La qualité est au rendez vous, à vous de l'être à votre tour !»

Pour appuyer sa démonstration il abattit son énorme marteau sur son enclume, sur laquelle reposait une hache. Le choc produisit un bruit puissant, mais la hache tint bon et resta intacte. Le marchand sembla même avoir mal au bras après son coup, bien qu'il l'eut surement fait plusieurs fois.

Pharaun ne put retenir un « Huuuuuuuuuuu! » impressionné, mais il semblait être le seul crédule de l'assemblée. « C'est du pipo », « il est marteau? », « nous joue pas ton numéro! », « tu nous mènes en bateau! », entendait-t-il dans le public. Mais il n'en avait pas grand chose à faire, car son choix était déjà fait, il allait se doter d'une de ces armes. Alors qu'il s'approchait, le marchand le pris à parti.

« Toi! Oui je vois bien dans ton œil rusé briller la flamme de l'intérêt! Et tu n'as pas tord, pour la modique somme de quatre-vingt dix milles berrys tu peux avoir une arme qui te sera utile jusqu'à la fin de ta vie! Alors que choisis-tu? Épée, Hache, lance? »

Mais Pharaun avait déjà une épée, et il n'avait de toute façon pas la science des armes de combat rapproché. Son regard se porta alors sur un petit bout de bois posé en arrière de l'étal, or de la vue de la plupart des gens. Apparemment le vendeur n'escomptait pas vendre un objet aussi minable, mais les gravures taillées dans le bois avaient attiré son attention. Ce n'était qu'un simple bâton... Un simple bâton creux. Malgré un temps de réaction plutôt long, le marchand s'empressa de mettre en valeur l'objet.

« Ceci est une sarbacane très précise. Vous avez l'œil cher monsieur. L'homme qui l'a créé y a insérer un système ingénieux, invisible à l'œil nu. Souffler de toutes vos forces et le projectile à l'intérieur partira aussi vite qu'une balle d'arme à feu. Bien sur ce mécanisme serait impossible avec du bois normal, ainsi que pour n'importe quel alliage! »

L'esprit limité de Pharaun n'hésita pas. Il sorti immédiatement une grosse bourse de berrys et s'empressa d'acheter l'objet pour ne pas que l'on le lui prenne sous le nez. Malgré les conseils bruyants du public qui le harcelait pour ne pas qu'il se fasse avoir, la transaction s'effectua pour le plus grand plaisir du marchand qui remercia généreusement son client.

Et contre toute attente, et même si cela n'arrive plus jamais de nos jours, il s'avéra que Pharaun ne s'était pas du tout fait avoir!





Pharaun continuait de déambuler sur l'île, sans avoir aucune idée de ce qu'il cherchait précisément. Il se trouvait maintenant dans ce qui semblait être une immense serre. Immense n'était pas vraiment le mot juste... Une serre géante, gigantesque, astronomique. Un cap, voir une péninsule! Des plantes de la taille d'un immeuble s'entremêlaient, se faisant la guerre pour obtenir le plus de terrain possible. Ce lieu était une avalanche de couleurs diverses, composé de fleurs, de feuilles, d'épines et de ronces. Pharaun se faisait un plaisir de les étudier. Chacune portait le nom de l'organisation botaniste qui les faisait pousser. Il passa donc devant les plantes géantes « Harry & co », les fleurs « Cam et Léa » et enfin le potager « épines art ».

Il commençait à se diriger doucement vers ce qui semblait être une taverne quelques mètres plus loin quand son ventre se mit à gargouiller. Cependant, Pharaun ayant lutté toute sa vie contre la faim, et désirant absolument éviter cette sensation tant qu'il le pouvait, avait pris l'initiative de s'acheter de quoi manger dans les situations comme celle-ci. Il sorti donc de sa sacoche un énorme sandwich salade tomate cornichon au beurre de cacahuète, alors qu'il passait devant les fleurs « Flora Flore ». C'est alors que survint le drame, le cataclysme. La fin du monde? Son casse-croute disparu purement et simplement de ses mains, alors que sa bouche avait déjà sécrété plus de salive qu'il n'en fallait pour digérer un ours. Alors qu'il était sur le point de mourir de frustration, il entendit un bruit de déglutition, puis un soupir de contentement.

Il se retourna vers cet intrus qui était, à coup sur, le coupable de ce vol horrible, pour découvrir une créature telle qu'il n'en avait jamais vu. Une énorme fleur, qui aurait pu être jolie si on omettait ses dents pointues. En effet elle se terminait par une immense bouche salivant de plaisir après son repas. Elle sortait d'un pot et s'agitait en tout sens à une vitesse frôlant l'impossible.

La rose et la prime 5_2SI58

Elle était maintenant tournée vers Pharaun, et dans un grand sourire carnassier elle commença à rire. Un rire raclant, hargneux, sadique. Le sang de Pharaun ne fit qu'un tour. Il n'allait pas se laisser faire par une plante tout de même? Ni une ni deux il bondit pour attraper la fleur et lui faire payer son crime. Il fut assez rapide pour passer derrière la tête de la plante, s'agrippant à celle-ci, afin d'être hors de porté de sa mâchoire. Il commença alors à ruer de coups de poings la tête de la fleur, qui poussa des petits cris stridents.

Elle se débattit une minute mais n'arrivant pas à éjecter ce parasite elle décida de prendre la fuite. Instantanément elle s'enfonça dans son pot pour disparaître à la vue de tous. Pharaun aurait du en toute logique l'accompagner dans son antre, qui ressemblait étrangement à un tuyau, mais il percuta ce qui semblait être un mur invisible. Impossible de rentrer dans ce tube. La puissance de l'impact fit rebondir Pharaun quelques mètres plus loin, où il resta là, sous le choc. Il avait sans doute du se taper la tête car il vit quelque chose qui ressemblait fortement à une hallucination. Plus loin, un homme à moustache étrange, à casquette rouge et salopette bleue, sauta sur un autre de ces tuyaux et s'enfonça doucement jusqu'à disparaître complétement.

« Comment il fait, lui? »

Ce fut la dernière pensée qu'eut Pharaun avant de tomber dans une inconscience totale.



Dernière édition par Pharaun Mizzrym le Sam 18 Juin 2011 - 20:53, édité 4 fois
Adrija
Adrija

♦ Localisation : Sail Green
♦ Équipage : The Chimera

Feuille de personnage
Dorikis: 1088
Popularité: 32
Intégrité: 26

Lun 21 Fév 2011 - 14:57

Goût très étrange, il faut le dire. Ce n'était pas vraiment sucré, mais le miel faisait ressentir sa présence. Comment décrire ça? Un mélange entre une sensation assez âpre et une douceur onctueuse. Bizarrement, un sourire se mit à naître timidement sur les lèvres de la nomade. Cette découverte sur ses papilles avait fait remonter une curiosité naturelle, comme si tant de choses l'attendaient. Une seconde gorgée lui permit d'identifier encore mieux le sujet de son léger amusement. Vraiment, la texture glissait jusqu'au fond de sa gorge, rafraichissant sans irriter... Un peu comme un bon thé bien brûlant sous un soleil de plomb! D'où lui venait cette comparaison? Notre amie ne saura vous le dire, pourtant, ce fait lui parut d'une logique implacable! Si seulement elle se souvenait de la saveur de cette boisson chaude, peut-être il lui aurait été possible de dire sa préférence. Pour le moment, la jeune femme appréciait calmement cet instant, tout en contemplant le liquide coloré. Pas vraiment transparent, mais plutôt d'une couleur légèrement marron et avec quelques reflets dorés. Inutile de préciser que son verre fut rapidement vide, de quoi plaindre la cliente... Mais, apparemment, la serveuse ne manquait pas d'œil. En effet, cette dernière couru presque pour atteindre la table et lui adresser un sourire vendeur. Très bonne intuition, un léger creux s'était formé dans son ventre, suivit d'un petit gargouillement.

Sans vraiment être embarrassée, Adrija demanda ce qu'ils avaient à manger. Ses quelques vivres étant encore sur le bateau, la flemme s'était emparée d'elle... Et puis, à quoi sert les sous si on ne les utilise pas? Même si son origine lui était inconnue, il allait de soi que c'était pour son confort! De plus, découvrir un nouveau plat l'enchantait assez. La carte lui fut offerte sur le champ! Comme si cette gamine si fière de son île n'attendait que ça. Un brouhaha commençait à se faire entendre, un regard vers la terrasse lui confirma ses pensées, les tables étaient presque toutes plaines. L'heure du repas sans doute... La voix féminine attira son attention vers la liste de victuailles, expliquant calmement et aimablement les ingrédients et autres détails culinaires. Entendre citer tant de trucs plus appétissant les uns que les autres ne put avoir qu'une conséquence: le salive lui monta à la bouche. Malheureusement, les choix étant trop grand! Comment choisir précisément quand votre estomac vous tiraille? Il vous ordonne de tout prendre! Sans même se poser la question de la quantité. Heureusement que l'esprit est parfois plus fort, résistant à ces envies stupides. Alors quel décision prendre entre cette attirante grillade et cette magnifique salade? Ou encore choisir un plat plus typique... La serveuse attendait patiemment tout en jetant des regards inquiets sur les autres personnes affamées.

Après une longue réflexion, enfin la nomade se fixa. Malgré le fait que ce n'était pas la seule chose qu'elle voulait prendre... Il lui sembla essentiel de ne pas en prendre trop. Au moins pour économiser quelques berries pour des dépenses futures. Il faut toujours garder une petite réserve au cas où. Surtout quand on n'est plus vraiment certains de se souvenir plus tard de l'endroit où votre bateau est amarré... Bref, notre amie avait prit un plat simple : grillade accompagnée de pommes de terre sautées et de petits légumes... Le tout avec une sauce traditionnelle. S'inclinant légèrement la messagère des cuisines rejoignit ces dernières. Il ne restait plus qu'à attendre calmement de quoi se rassasier. Hm... La jeune femme espérait une rapidité hors-norme, sans rien à boire, elle n'avait rien à faire. De nouveau, la gamine réapparu avec quelques gâteaux d'apéritifs et une carafe d'eau. Décidément, ils sont super prévenants ici... A croire qu'ils savent lire dans les pensées, une sorte de pouvoir spirituel? Un effet du à un artefact quelconque permettant de ressentir les envies des clients? Ou encore simplement une présence trop grande ? C'est à cet instant qu'un bruit de combat quelque peu étrange parvint à ses oreilles. Son attention fut alors détournée vers la forêt verdoyante. Des cris étranges mêlés à des sons sourds s'enchainait. De sa position Adrija put contempler de spectacle.

Voilà une scène des plus hilarantes, du moins pour les observateurs. Un combat entre une plante et un gamin, il y avait vraiment de quoi rire. La première, aux couleurs vives faisant penser à un certain champignon, était des plus agiles et se débattait avec énergie. Le jeune homme aux cheveux long se contentait de lui destiner des coups de poings. Quelle pouvait bien être la raison d'un tel acharnement? Une idiotie sans doute, mais cela animait bien la tranquillité du lieu. Juste de quoi distraire un estomac affamé, en résumé adapté à la situation. Peu de temps après, la fleur décida de se cacher. A vrai dire, la nomade fut surprise par ce mouvement, elle ne savait pas qu'un végétal pouvait faire ca. S'attendant à voir le petit se faire enterrer, un second événement imprévu se passa. Le combattant se cogna la tête contre un objet... Invisible! Il fut donc projeté et assommé, tombant à terre. Un blessé de plus dans ce vaste monde! Et franchement, qui irait dire à son médecin, je me suis fait agressé par un mur impossible à voir. On pourrait croire qu'il avait un coup dans le nez, mais non.

Quelques badauds étaient partis à la rescousse du jeune agresseur, ou agressé. Ils avaient sans doute pour idée de le soigner. Adrija, quant à elle, ne bougea pas d'un poil. Après tout, pourquoi se déplacer si quelqu'un le faisait déjà? Trop de monde ne ferait qu'étouffer la victime... Il lui semblait de plus des plus logiques que ce soit les plus proche qui s'y colle. Et puis son plat n'allait pas tarder à arriver, elle n'allait pas prendre le risque qu'il s'envole mystérieusement. Malheureusement le corps inerte fut déplacer plus près d'elle et installer à quelques mètres d'elle, en attendant un docteur digne de ce nom, ou simplement qu'il se réveille. Dans tous les cas, ce fait divers était passé, et, peu à peu, tous les clients reprenaient leur place, laissant le soin aux membres de la taverne de s'en occuper.

La serveuse continuait son service sans broncher, comme si ce genre d'évènement était courant. Elle s'approcha avec un plateau, un fumet alléchant s'en dégageait. Enfin, son appétit allait être rassasié. Apercevant la magnifique assiette déposée devant elle, la jeune femme attaqua immédiatement ce délicieux repas, sans même décrocher un regard de plus vers sa précédente attraction.


Dernière édition par Adrija le Lun 21 Fév 2011 - 15:14, édité 1 fois
Pharaun Mizzrym
Pharaun Mizzrym

♦ Localisation : Dans ma bulle
♦ Équipage : The Chimera

Feuille de personnage
Dorikis: 1445
Popularité: 61
Intégrité: 96

Lun 21 Fév 2011 - 15:09


Le monde était beau. Des couleurs de partout, un amas de branches et de fleurs au dessus de sa tête formant une fresque magnifique sur un toit verdoyant. Les quelques rayons du soleil venaient illuminer le sol et un tombait sur le visage de Pharaun. Qu'il était bien... Il ne comprenait pas vraiment ce qu'il ce passait mais il semblait être au paradis. Il se voyait voyager en volant dans les airs alors que les gens venaient seulement s'occuper de lui et le mettre à l'aise. Il voyait des choses extraordinaires, des lumières galactiques défilant en tout sens et entendait des musiques psychédéliques mais qui avaient le mérite de lui donner une joie incommensurable.


Mais la séance pour visiter ce monde parfait se terminait déjà. Le billet avait été très cher mais il ne le regrettait pas. Le monde réel réapparut et Pharaun se réveilla en sursaut en s'exclamant:

"Sécateur!"

C'était sans compter sur la table au dessus de lui dans laquelle il laissa la forme de son crâne. Elle lui renvoya ce qu'il venait de dire directement au fond de la gorge, lui perforant la trachée.

"!ruetacéS"


Heureusement les choses revinrent à la normale car la table le renvoya au sol où il se tapa encore une fois la tête, les mots ressortant une dernière fois de sa bouche.

"Sécateur!"


Pharaun resta un moment inerte, puis s'appuya sur ses coudes. Il avait légèrement l'impression que le monde ne tournait pas rond depuis son combat contre la plante... Il avait surement du laisser un bout de son cerveau sur le tuyau... Et sur la table... Et sur le sol... Il eût une moue d'interrogation avant de décider que, de toutes façons, si la plante avait fui c'est qu'elle avait perdu, et qu'il était complétement stupide d'allonger son corps inconscient sous une table. Comme quoi, il lui restait un petit peu de lucidité.

Il décida de s'extraire de sous cette table. Il entendait un bourdonnement sourd du à ses chocs successifs... Ou pas? Bref il ne se posa pas longtemps cette question car il venait de se rappeler la cause de son affrontement. On lui avait volé son repas! Immédiatement après cette pensée son ventre se mit à gargouiller violemment, tel le rugissement d'une bête sauvage. Il sentait que son abdomen allait bientôt essayer de prendre le contrôle de son corps. Il se prépara à résister, il érigea sa volonté en une barrière infranchissable contre la gloutonnerie. Il se sentait prêt!

Il n'était pas prêt du tout.

Un fumet vint lui chatouiller le bout du nez. immédiatement Pharaun perdit toute notion d'espace et de temps. Comme une mouche est attiré par la lumière il fut emmené directement vers une autre table, sur laquelle il y avait un gigantesque plat dont Pharaun ne connaissait pas l'origine. Une chose était sûre, il n'allait pas faire long feu. Ne réfléchissant pas du tout au fait de savoir si ce qu'il allait faire était bon ou mal, il s'élança en avant, la bouche grande ouverte et les yeux fermés pour pouvoir savourer dignement cet instant.

Il rencontra de la nourriture qui pénétra sur sa langue plus tôt qu'il ne s'y attendait. Une mauvaise estime de la distance très certainement due à son trouble cérébral récent. Il se concentra pour sentir le goût unique de l'aliment bourdonnant dans sa bouche.

*Tiens? Un Aliment qui vibre?*


Soudain, la bouchée qu'il avait prise commença à lui brûler la langue. Certainement était-ce un plat épicé. En fait, c'était plutôt une abeille qui ne manquait pas de piquant et qui avait commencé à faire des trous dans son palais. Quand Pharaun se rendit compte de la situation, il fit la chose la plus censée qu'une personne pourrait faire dans cette situation.

Il se mit à mâcher le délicieux insecte. Il craquait comme une noisette et avait un goût sublime. Il l'avala et poussa un soupir satisfait, avant de se rendre compte qu'il ne sentait plus sa mâchoire... Étrange.

Les nombreuses piqûres qu'il avait reçu commencèrent à se faire sentir. Le poison qui courait vers son cerveau lui fit tourner la tête. Mais Pharaun toujours aussi lucide prononça une vérité fatidique.

« Xrizubru insecticide britubrituBzzzzBzzzz tacomrooo Maya …. »

Il s'effondra alors en avant en renversant la table sur laquelle se trouvait le plat fourré aux abeilles et la fit basculer par la même occasion.


[Hrp] Pour ceux qui se posent la question, oui je compte tomber dans les pommes à chaque fin de poste. [/Hrp]


Dernière édition par Pharaun Mizzrym le Sam 18 Juin 2011 - 21:03, édité 1 fois
Invité
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Ven 25 Fév 2011 - 22:58




Le navire avançais lentement, il n'y avait pas beaucoup de vent, juste assez pour être propulser a une vitesse de croisière, ce qui d'ailleurs convenait parfait a un bateau de ce genre, ainsi qu'à la jeune femme adossé au bastingage. Zan'shi jouait de la guitare, lentement, un air calme et doux comme beaucoup les appréciaient, le vent souffler doucement faisant voler les cheveux de la jeune femme tendit que celle-ci jouait. Quelque personne sur le pont écoutaient la douce musique qui s'élevait dans l'air, simple et facile à jouer elle permettait de passer le temps en attendant d'accoster sur la prochaine île, cette île qui était la destination de Zan'shi, une île peu peuplé d'après ce qu'elle avait entendue mais, très intéressante à visité. Elle c'était donc débrouillé pour embarqué sur un navire qui allait las bas afin de visité, de plus, il s'agissait d'une île ou les plante était beaucoup étudié et, avec un peu de chance, il y en aurait certaine avec des effets intéressant.

L'île était en vue, autours de Zan'shi tout le monde s'activaient, du moins tout les matelots qui le devait, la jeune femme fouilla dans sa sacoche sortant de celle-ci une feuille puis, après quelque secondes de recherche de l'herbe. Une herbe bien spécial, calmante, embrumant légèrement le cerveau, un effet plaisant que j'aime ressentir, un peu comme tout les effets des diverse drogue présente dans ma sacoche. Elle roulait tranquillement ce qu'elle allait fumer, d'un geste montrant l'habitude, enfin elle porta le tout à sa bouche et l'alluma, tirant dessus lentement avant de souffler un peu de fumer, elle attendait patiemment d'arriver a destination. Cela ne se fît pas attendre, une dizaine de minute plus tard, le navire s'amarra et la passerelle permettant d'accéder au port fût installé.

Après avoir remercier le capitaine pour le voyage très agréable, lâchant quelque bouffer de fumer de temps en temps, souriant en permanence, elle posa pied a terre se dirigeant directement vers la ville, celle-ci était juste à coté. Jetant son join, elle fouilla a nouveau dans sa poche, la guitare dans le dos, ressortant les même ingrédients, tout en marchand, regardant autours d'elle avec curiosité afin de découvrir un maximum de chose. Elle marchait dans les rues, fumant lentement, cherchant une boutique d'herbe, beaucoup de chose attiré son attention, vente d'arme, magasin divers, pour le moment il n'y avait aucun marchand d'herbe. Mayaku sourit, c'était un des effet de la drogue qu'elle fumait, toujours souriante, accueillante et prête a aider les autre, enfin presque toujours pour cette dernière chose, après tout cela dépendait des choses demandé et si cela ne handicapée pas dans ses projets. Parlant avec certaine personne de la population, elle apprit rapidement qu'il y avait une serre avec des centaines de plantes différente à l'intérieur, son estomac gronda et la guitariste se dirigea vers la serre, lentement, prenant plaisir à marcher, ses pieds nue touchant doucement le sol. Beaucoup de personnes se retournaient sur le passage de la jeune femme, il n'était pas commun de voir quelqu'un se déplacer avec une guitare muni de pique suffisamment pointu pour transpercer quelqu'un et, forcement cela attirait l'attention.

Après quelque minute elle passa devant une taverne, il y avait du monde, l'odeur était alléchante et elle s'arrêta en regardant l'endroit, il lui restait un peu d'argent pour s'acheter à manger, finissant par se décider elle avança jusqu'à ce lieu qui sentait si bon avant de s'assoir a une table au pif. Une seul personne y était assise et je lançais lentement pour la politesse..

-Bonjour

Je remarquais quelque secondes après une personne évanouie sur le sol, la serveuse vint prendre la commande et elle prit bien entendue le menue du jours. Tout en fumant, elle saisit a nouveau sa guitare en attendant d'être se mit et ce mît à jouer.


Les doigt de la jeune femme bougeait rapidement sur les cordes, la musique qu'elle jouait paraissait simple mais, en faite, elle était passablement compliqué à mettre en œuvre afin que la sonorité soit corect.
Adrija
Adrija

♦ Localisation : Sail Green
♦ Équipage : The Chimera

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Intégrité: 26

Mar 1 Mar 2011 - 17:53

Décidément, il était impossible aujourd'hui de profiter simplement de son assiette sans qu'une nouvelle agitation ne se fasse entendre. Après un combat terrible entre une plante et un gamin, voilà qu'une donzelle s'installait à sa table. Sans prendre la peine de lui répondre, elle l'observa un long moment avant de hocher la tête en guise de salutation. D'étranges cheveux bordaient le visage de l'inconnue, mais ce n'était pas le plus bizarre... La guitare, qui semblait l'accompagner partout, avait une forme bien particulière, laissant présager d'autres fonctions quelconques. Drôle de tableau que voici, un sourire était présent sur ses lèvres, alors que ses doigts pianotaient tranquillement le long du manche. La gêne que provoquait sa présence chez la jeune femme fut vite dissipée. En effet, bien que la fumée épaisse irritait légèrement ses narines, la douce musique qui émanait de l'instrument la détendit lentement.

Amenant doucement un fourchette à sa bouche, un sourire de plaisir s'afficha sur le jeune visage. Le goût de son plat était exceptionnel, surtout pour quelqu'un d'affamé... Malgré ce grabuge continuel, elle ne semblait pas être la seule à ignorer la suite des évènements. D'autres clients riaient toujours en partageant des histoires sans réel intérêt. Seules quelques filles criaient en voyant des insectes arriver, prenant peur face aux dards. Leurs accompagnateurs tentaient en vain de les calmer. Entrouvrant de nouveau les lèvres, Adrija s'apprêtait à ingérer de nouveau ce met savoureux quand un cri la fit sursauter. Le contenu de la fourchette retomba dans son assiette, tandis que deux bruits sourds s'élevèrent. Son regard se tourna de nouveau vers le combattant des plantes. Quelle connerie allait-il encore faire? Le regard de la jeune femme se tourna de nouveau vers lui, s'attendant à un fait amusant. Mais ce ne fut pas le cas.

Le gamin s'était élancé vers son assiette, poussé par une impulsion bien étrange. Son saut se stoppa quand il referma sa bouche sur un des insectes encore présent... Les deux yeux grand ouvert face à ce repas qui faisait mal rien que d'y penser, la nomade resta bouche bée un long moment. Mâcher une abeille aurait vraiment été la seule chose qu'elle ne pourrait faire la faim au ventre. L'idée de la douleur se propageant dans la bouche la fit légèrement frissonner. Mais sa compassion ne dura que peu de temps. Les jambes de l'idiot s'était dérobée, le laissant s'effondrer sur son assiette délicieuse, à peine entamée. Un instant de vide s'installa dans l'esprit de la jeune femme, tandis que son ventre recommença à gargouiller. Sans même avoir le temps d'être en colère, ou de subir une quelconque irritation, seul un réflexe répondit à cette agression.

Son poing gauche s'abattit avec violence sur la tête pâle lui faisant face. Son attaquant se retrouvant au sol, elle saisit son sabre pour lui assener un coup de poignée dans le ventre. Ces faits accomplis, elle appela la serveuse. Sentant être le sujet d'observation d'un certain nombre de gens, elle ne put qu'ignorer sa position. Quand la jeune femme arriva avec son plateau, elle regarda inquiétée le garçon au sol. Adrija soupira légèrement avant de s'adresser calmement à cette personne.


« - Resservez-moi la même chose, c'est ce gamin qui payera les deux. Et vous connaissez un médecin? S'il meurt de piqure il pourra pas me rembourser mon repas. »

Après avoir écouter sa cliente, elle partit en courant pour rejoindre son patron. Pendant ce temps, l'épéiste redressa la table, poussa le corps inerte de quelques centimètres, afin de pouvoir se réinstaller confortablement, son regard se tourna vaguement sur l'homme très grand. Un détail semblait avoir attirer son attention, mais elle l'oublia aussitôt... Son ventre se remit à se plaindre avec entrain. Si ce gamin ne s'était pas réveillé elle aurait pu manger tout de suite. Il verra quand il sortira de son inconscience!

Son excès de violence était pour l'instant passé, son seul désir était de pouvoir enfin remplir son estomac. Alors, comme précédemment, elle se contenta d'observer calmement la végétation environnante, espérant un service rapide et efficace. Ses yeux se posèrent vers la plante rouge qui était ressortie de son tuyau. Cette dernière dansait calmement, satisfaite de son repas récent. Elle en avait de la chance celle-ci... Un soupire échappa à la jeune femme, tandis qu'elle commença à siffloter un air, dont l'origine bien qu'inconnue lui semblait familière, accompagnant les notes de la musicienne. C'est à cet instant qu'Adrija se rappela de son amnésie. Une certaine nostalgie l'envahit alors qu'elle observait tendrement son sabre.
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Jeu 3 Mar 2011 - 19:38

[HRP: désolé pour le changement de personne j'arrive vraiment pas a écrire à la troisième personne du singulier.]

je jouais tranquillement de la musique, calme douce, comme je l'appréciais dans les moments d'attente de ma vie, en conséquence la il s'agissait d'attendre le repas qui j'espérais serait délicieux. L'homme qui était évanouie ce releva lentement, il paraissait aller bien mais affamé, les yeux fermé il avança sa bouche vers l'assiette de ma voisine et mangea une abeille. Un insecte qui n'avais rien demandé, une bestiole fascinante qui allait mourir pour rien, et, pour ajouter au tout, il la mâcha, chose que personne ne ferait en temps normal puisque le réflexe aurait été de la recracher. Un sourcil levé sous l'étonnement, je le regardais s'évanouir à nouveau son visage tombant pile dans l'assiette pleine de la jeune femme portant un sabre. Une jeune femme qui n'avais sans aucun doute rien demandé a part de pouvoir manger tranquillement sans être dérangé. Sa réaction ne m'étonna guère mais je m'arrêtais de jouer, elle le frappa, plusieurs foi, des geste vif, précis et fluide qui fît reculer l'homme inconscient.

Elle recommanda le même repas tout en faisant payer celui qui lui avait détruit le précédent, je souris et je me remit à jouer, un peu plus rapidement, cette même jeune femme se mît à siffler accompagnant presque parfaitement ma musique, je souris, c'était toujours plaisant de jouer avec quelqu'un qui accompagne. La serveuse m'apporta mon repas et je la remerciais avec un grand sourire avant de la payer. J'arrêtais de jouer provoquant un silence un peu bizarre et après avoir posé ce que j'étais entrain de fumer à coté de mon assiette je commençait à manger, lentement prenant plaisir a chaque bouché. C'était un repas délicieux, cela faisait longtemps que je n'avais pas mangé quelque chose d'aussi bonne qualité et cela me mît de très bonne humeur, une humeur qui j'espérais aller être durable. J'adore être de bonne humeur, c'est une chose les plus plaisante qui soit dans une vie tout comme la drogue et la musique. Tout va ensemble après tout, une fête met de bonne humeur, dans une fête on bois et on se drogue et pour moi, il n'y avait aucune limite à cela, il ne faut pas se limiter dans la vie.

Pendant que je mangeais, j'entendis un crie, strident, d'horreur, un crie a glacé le sang, comme si quelqu'un se faisait torturer, mes poil de la nuque se hérissèrent et je regardais autour de moi pour voir d'où cela venait.

[HRP: désolé pas beaucoup d'inspiration]
Adrija
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Mar 8 Mar 2011 - 22:49

[HRP: Zan', je te laisse faire comme tu le sens pour ton perso x)]

Un cri strident résonna alors, laissant sursauter brusquement l'étrangère. Un regard sur le reste de la terrasse ne lui apporta aucune information complémentaire, si ce n'est que tous les autres clients se tournaient également vers l'intérieur de la taverne. Un silence soudain avait remplacé le brouhaha, laissant une ambiance tendue prendre le dessus sur l'ancienne bonne humeur. Plus aucun son ne se faisait entendre, mis à part le bruissement léger des arbres et le bourdonnement des insectes. Ces quelques secondes semblèrent vouloir durer une éternité,, tant la tension présente était extrême, c'était la voix de la charmante serveuse. Un homme se leva pour se diriger vers la porte d'entrée, poussé par la curiosité. Le pauvre ne demeura pas sur ses jambes très longtemps, car un groupe de légumes sur pattes surgissaient déjà du bâtiment. Oui, des légumes sur pattes, du moins au premier abord. Il s'agissait en réalité d'être humain dont les goûts fort douteux les avaient poussés à s'habiller de la sorte. On pouvait à présent apercevoir homme-poivron et autres aliments. Seuls cinq trous perçait leur déguisement, très réussi il faut l'avouer. Il n'y dépassait que les membres et un petit espace permettait à leurs têtes de respirer et de voir. Voilà une brève description qui correspond à la scène assez extravagante que voici, moi un détail attira alors l'orientale...

Ses yeux violets s'étaient fortement intéressé à l'objet qu'ils transportaient, c'est à dire un pot. Bien entendu, il n'était pas vide. En son centre s'élevait une étrange plante, dont la valeur évidente rayonnait beaucoup plus que sa beauté. Le récipient en terre rouge possédait un périmètre d'environ 200 centimètres, et semblait avoir été rempli dans l'urgence. Le terreau s'échappait à sa guise tendit qu'il maintenait plus ou moins la fleur droite, laissant ses feuilles danser au rythme de ses porteurs. Sa tige épaisse, aux couleurs grisâtres, était recouverte d'une pilosité jaune quelque peu teintée d'orangé. Sa rigidité évidente laissait deviner la présence de racines nombreuses à forte densité, sans doute pour permettre une filtration de haute qualité. Les feuilles, possédant cette fois une forme et texture des plus naturelles, faisaient la taille d'une main, et étaient ornée d'épines redoutables. Quant aux pétales trônant au somment de... Trop tard. La troupe avait enfin disparu dans le jardin exotique, abrégeant soudainement la contemplation de notre amie. Sans voir le temps d'être déçue par cette disparition logique, vu qu'ils prenaient la fuite, une personne de plus fit son apparition pour compléter le spectacle. Il s'agissait du patron qui, ne prêtant pas attention aux quelques tables renversées, observait la forêt avec colère. Un cri de rage s'extirpa de son gosier, avant d'être remplacé par une sorte d'appel à l'aide, du moins selon lui.


" - Boisson gratuite pour la personne me ramenant la plante ! "

Hésitant en un instant entre un verre et sa nourriture, la deuxième option lui semblait plus adéquate à sa situation. La jeune femme resta donc assise, observant les autres clients immobiles. Voyant que personne ne semblait réagir à son offre, si ce n'est un vieux soulard qui s'écrasa sur le sol après deux pas, il songea à l'argent que lui couterait sa prochaine offre.

" - Repas gratuit et à volonté en échange de la fleur, mais nous ne pouvons servir sans elle ! "

Cette fois, la question ne se posait même plus. Alors que la foule réagissait par un OOoohh général, l'étrangère sauta sur ses jambes. S'apprêtant déjà à poursuivre les légumes, un petit détail lui revint soudainement à l'esprit. Si elle n'avait pas mangé, ce n'était dû qu'à un imbécile bouffeur d'insecte. Hors de question de le laisser filer si facilement sans qu'il ne lui rembourse son repas ! Bien qu'Adrija ne l'avait toujours pas payé, l'attente avait augmenté et était maintenant remplacée par une course-poursuite ! N'ayant aucune confiance en cet idiot, qui d'ailleurs ne s'en souviendra sans doute plus, elle le saisit par le col avant de l'entrainer dans sa course. Exactement trois minutes, cinquante-sept secondes et trois centièmes, après la disparition du poivron et ses copains, la jeune femme disparue alors dans la brousse, trainant derrière elle le corps inanimé.

Il lui semblait que quelqu'un d'autre l'avait suivie, mais l'orientale n'y prêta pas attention. Les allées se succédaient les unes après les autres, les éloignant petit à petit de la taverne si chaleureuse. La petite troupe qui les avait précédé ne pouvait être très loin. En effet, des exclamations de joies suivis par des rires étouffés s'élevaient de temps à autre. La distance qui les séparait diminuait petit à petit, sans doute à cause de leur colis bien encombrant. Peu de temps après, la femme accompagnée de son fardeau avait atteins la limite de la serre. Ne se demandant même pas pourquoi il y avait un trou carbonisé dans ce magnifique mur, dont la qualité et la transparence étaient d'ailleurs exceptionnels, l'étrangère s'y précipita pour pénétrer dans la forêt tropicale lui faisant face. Cette fois il n'y avait plus de beau chemin entretenu, uniquement de petits passages entre fourrés, truffés de pierres, de branches et de racines traitent. La terre humide se transformait par endroit en boue, alors que l'ouïe de notre amie se concentraient sur les voix devant elle. Alors que sa progression était freinée par la densité croissante de la flore, le gamin glissait sur le sol, rebondissant à chaque racine, percutant chaque pierre. Le pauvre corps était recouvert de boue et de feuillage, alors que sa "porteuse" continuait son chemin.
Pharaun Mizzrym
Pharaun Mizzrym

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Jeu 10 Mar 2011 - 16:40

Décidément, cette île était des plus étranges. Voila deux fois que Pharaun se retrouvait dans les vapes, et deux fois que le ciel se mettait à bouger tout seul. Il avait la vague impression que son bras allait s'arracher, mais n'y prêtait guère attention. Il se laissait faire, après tout, ce n'était pas si désagréable.

*Aïe, la tête.*

Sensation de gêne fugace, très vite balayée par la brise fraiche qui faisait ce mouvoir les branches autour de lui. Beaucoup de ses amis les abeilles virevoltaient dans les astres, produisant un son mélodieux qui valait toutes les musiques du monde. Ses yeux et son cerveau fonctionnaient par à-coup, ce qui lui faisait voir des choses étranges. D'abord la lumière du jour avant qu'il ne quitte la serre, puis la pénombre, puis le vert quand ses yeux se furent habitués à l'obscurité de la forêt, puis le violet, et enfin le blanc à pois rouge.

*Ouille, le dos.*

Dans un grognement, Pharaun commença à s'agiter. Ce transport n'était pas des plus confortables, finalement. Soudain, son corps se retourna et il put fixer bêtement le sol loin, très loin en dessous de lui, alors qu'il avait le visage qui frottait contre la terre meuble. Puis il traversa une grande flaque de boue. A cette occasion, il entendit les grenouilles qui lui parlaient. Elles disaient :

"Out' ? Out' ? Out' ?"


Ce à quoi Pharaun répondit :

"Dans la boue dans la boue... Dans la boue dans la boue dans la boue..."


Et c'est alors que le chef des grenouilles, d'une voix presque chantante, prononça :

"Eeeeeeenlève le... Eeeeeeeenlève le..."

Et avec l'aide des crapauds, il sortit enfin la tête de l'eau, et du brouillard par la même occasion. Il put se rendre compte alors qu'il était trainé par une charmante métisse qui ne semblait pas vraiment se soucier de lui. Alors qu'il était encore en train de glisser sur la terre fraiche et odorante, il s'aperçut aussi qu'une autre personne les suivaient. Une non moins jolie demoiselle à la couleur de cheveux plutôt étonnante. Mais qui étaient tous ces gens ? Et que faisaient-ils ? Avaient-ils au moins quelque chose à manger ? Et puis... Pourquoi se retrouvait-il, lui, dans cette posture ?

Tout en se questionnant, Pharaun continua à s'écorcher sur les pierre et à s'enfoncer des racines dans le ventre. Bientôt, la végétation changea. Ils semblaient commencer à atteindre la partie la plus profonde de la forêt. De gigantesques arbres à épines avaient remplacé les plantes à fleurs magnifiques, alors que la mousse en ce lieu semblait régner en maitresse sur les troncs gigantesques. Le tout donnait un aspect vaguement inquiétant au lieu, auquel s'ajoutait les hululements stridents des oiseaux et les crissements secs des rampants et rongeurs sur le sol. Tendant l'oreille, Pharaun put percevoir au loin un autre son.

Un brouhaha facilement reconnaissable. Des gens parlaient là-bas, devant eux. Bien que l'endroit semblait désert, il fallait bien se rendre à l'évidence, des gens vivaient ici. Décidant qu'il était peut-être plus sage de marcher pour rentrer dans le village, notamment au niveau éthique, le chasseur de prime se dégagea de l'étreinte de sa conductrice et s'affala face contre terre sur le sol. Se relevant, le visage couvert d'épines de pin plantées dans sa chair, les vêtements couverts de boue et de nombreuses douleurs dans tout son corps, il dévisagea les deux dames qui l'entourait. Jugeant que le moment était des plus opportun pour se présenter (n'ayant pas conscience de son apparence physique), Pharaun effectua une courbette ridicule à l'attention de ses auditrices.


« Bonjour à vous, jeunes inconnues qui m'avaient allégrement kidnappé pour m'emmener je-ne-sais-où... Je m'appelle Pharaun, mais appelez moi Pharaun Mizzrym. Où l'inverse, je ne sais plus... Serait-il possible de connaître la destination que nous étions en train de prendre avant mon réveil incongru, et aussi la raison qui me fait me tenir dans cette lugubre futaie ? »

Oui... Apparemment les divers chocs avaient laissé de graves séquelles à l'esprit de Pharaun, pour qu'il s'exprime d'une façon autant dénuée de sens. Diantre, ces jouvencelles n'avaient pas du saisir le moindre de ses bavardages saugrenus. Quoi qu'il en soit, il attendait maintenant de voir quelle allait être la suite des évènements. Depuis qu'il était sur cette île, à part des plantes, des crapauds et des abeilles il n'avait pas rencontré grand monde. Il était peut-être temps de se mettre à jour et de comprendre où il en était.


Dernière édition par Pharaun Mizzrym le Sam 18 Juin 2011 - 21:12, édité 4 fois
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Mer 16 Mar 2011 - 20:52

[HRP: désolé c'est horriblement cour mais la j'ai quelque problème d'inspiration...]


Je commençais à manger lentement lorsqu’il y eut le crie, je ne levais même pas la tête, du moins pas directement prenant le temps de manger, oui j’avais faim, juste après plusieurs personne débarquèrent, enfin des personne, des légumes géants plutôt. A mon grand étonnement, j’aperçue un homme poireau géant suivi par un homme carotte et un homme patate. Je regardais cet étrange groupe sortir avec une étrange plante, il y avait d’autre légume mais cela n’était pas important. Le patron débarqua et proposa de la nourriture à volonté et le faite que de toute façon il ne pouvait plus servir sans cette fameuse plante. La jeune femme à coté de moi se leva d’un bond, saisit celui qui avait gaspillé son repas et partie en courant après les voleurs. Elle semblait avoir faim est c’était parfaitement compréhensible, je pris une dernière bouché, saisit ma guitare et mon joint et me mît à courir à sa suite. Tout en avançant, j’accrochais ma guitare dans mon dos de façon à ce que cela soit plus simple pour courir et je rallumais mon joint avant de le mettre dans ma bouche. Tirant dessus, je gardais la fumer dans mes poumons quelque seconde avant de tout relâcher, j’arrivais un peu après la jeune femme qui courrait tout de même plus vite que moi devant un troue dans la serre. Je pénétrais dans celle-ci avant de me remettre à courir, il s’agissait maintenant d’une forêt tropical, un endroit étrange si proche de la taverne, j’étais étonné mais cela ne m’intéressais pas vraiment. Ce que je voulais, c’était rattraper les voleurs, après ce qui me sembla un temps interminable, ayant un point de côté, il faut dire en même temps que fumée et courir en même temps ce n’est pas la meilleurs chose à faire je finis par rejoindre mon ancienne voisine qui c’était arrêter.

Respirant rapidement afin de faire disparaître mon point de côté, j’étais plié en deux, essoufflé lorsque celui qui avait était trainé par terre, recouvert de boue et d’autre chose que je ne pris pas la peine d’identifié se releva, effectua une courbette particulièrement ridicule et se présenta. Ayant a peu près reprit ma respiration je me présentais aussi.

-Salut, jmappelle Zan’shi Kaizoku mais vous pouvez m’appeler Mayaku.

Je ne répondis pas a sa question, cela concernais la jeune femme qui l’avait amené jusque là et elle devait maintenant lui répondre, personnellement j’essayais d’écouter ce qui se passer un peu plus loin, apparemment il y avait de l’ambiance et je finis par avancer lentement dans leurs direction, je ne savais pas si je pouvais considérer ses deux personne comme des allier ou pas, qu’ils soient avec moi cela ne me dérangeais pas et contre moi je me contenterez de les assommer pour continuer ce que j’étais entrain de faire.
Adrija
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Sam 19 Mar 2011 - 17:48

[On s'en fout de la longueur, t'inquiètes donc pas ^^. Au fait, tu voulais bien un homme-poireau? Sinon j'éditerais. x)]

La jeune femme s'était arrêté à présent, dévisageant le gamin. Il s'était tiré de son inconscience et avait à présent une apparence quelque peu incongru, comme il dirait. Mais les sottises qu'ils se mit à débiter l'irrita légèrement. Ils étaient en poursuite là, pas dans une petit balade agréable ! Fronçant légèrement les sourcils, notre amie écoutait tout de même ce qu'il racontait. Bon, le p'tit avait donc un nom... Logique, certes, mais on ne sait jamais vu le coup qu'il s'était lui-même infligé. Son attention se tourna pourtant un instant vers l'autre auditrice, cette dernière s'était présentée. Ce ne fut qu'à cet instant que l'orientale remarqua qu'il s'agissait de sa compagne de terrasse. Adressant à cette dernière un signe de tête, elle se retourna vivement vers l'autre pour laisser libre cour à ses pensées. De 1, il avait renversé son assiette; de 2, il ne s'en souvenait pas [Même si Adrija est quelque peu mal placé pour ce genre de remarque]; mais en plus il parlait d'une manière presque incompréhensible! Abdiquant soudainement devant sa colère montante dû au creux dans son estomac, son poing ne put être retenu avant de s'écraser violemment sur le bas-ventre de ce "Pharaun". Se retenant cependant d'en rajouter, il ne fallait pas perdre sa proie, elle se contenta de répliquer sur un ton irrité la remarque suivante:

"- Tu as gaspillé mon repas idiot ! T'as intérêt de le rembourser ! Mais maintenant pour manger on est obligé de ramener la plante que les indigènes ont embarqués ! Alors maintenant tu te tais et tu nous suis ! Pigé gamin ? (...) Adrija."

Sans prendre le temps d'attendre la réponse, elle reprit sa route. Les bruits étaient de plus en plus proches, peut-être se rapprochaient-t-ils déjà de leur repère ? Cela voulait dire que la taverne n'était pas si éloignée, mais il était vrai que le chemin qu'ils avaient emprunté jusque là n'était pas si facile à trouver... De plus les détours qu'ils avaient pris n'était pas aisés à prendre. Peu de temps après avoir reprit sa course, il lui fallut de nouveau s'arrêter, non pas à cause du petit, mais plutôt à la porte de bois qui était soudainement apparue. Quatre légumes leurs faisaient à présent face: un homme-petit-pois; dont l'apparence était des plus hilarantes ; un homme-poireau à la taille assez imposante - il lui fallait lever la tête pour en voir le sommet - ; un homme-patate qui n'avait pas l'air très fin; ainsi qu'un homme-navet qui ne semblait pas des plus intelligents. Ce fut le second qui s'avança pour prendre la parole d'un ton comment dire... solennel? Non, plutôt cérémonieux.

" - Personne n'entre sans la permission du Grand Pot-au-feu !"

Jusque là, tout allait bien, mais le fait que ses trois autres compagnons reprennent en cœur les derniers mots de ce dernier la troubla légèrement. Et puis c'était qui ce grand pot-au-feu? Son nom donnait bien faim, ils n'étaient pas obliger d'en rajouter une couche! De plus ils n'avaient pas l'air malins à répéter ça. Légèrement agacée, elle éleva sa voix à son tour.

" - C'est qui ce gars ? Et puis de toute manière..."

Le poireau ne lui laissa même pas le temps de terminer sa phrase, il répliqua immédiatement. Une pointe d'énervement naissait à présent dans son regard face au manque de respect de ces étrangers envers leur grand maître.

" - Il s'agit de notre grand chef ! Le Grand Pot-au-feu !"

"Le Grannnnnd Pot-au-feu !"


Se contrôlant avec de plus en plus de mal, Adrija inspira longuement pour se calmer quelque peu. Déjà que son humeur n'était pas très bonne, mais là elle allait vraiment devenir exécrable ! Tout en observant ses opposants, notre amie estimait déjà à peu près leurs forces. Ils ne semblaient pas des plus agiles ni même des plus stratégiques, ce n'était sans doute que des moutons. L'envie soudaine de les transformer en carré d'agneau la prenait, mais il ne fallait pas se laisser aller. Et puis ceux de derrière ne savaient que répéter ce même nom ?! Se rappelant soudainement de la raison de sa présence face à ce village, elle ouvrit de nouveau sa bouche.

" - Ça suffit avec vos salades ! C'est bien ici que vous avez amenez la plante, non ? Rendez-là nous, ou je vous réduis en potage ! "

Les regards de ces stupides légumes même pas appétissant se croisèrent, avant de se retourner vers les trois personnages. Se redressant pour, semble-t-il, avoir l'air plus impressionnant, ils s'écrièrent tous en cœur :

" - Occupez-vous de vos oignons ! "

Cette fois, c'en était trop, l'évocation de ces ingrédients ne faisait que l'affamer plus encore... Et puis à quoi lui servait de parler avec des mauviettes alors qu'il serait plus rapide de les découper en rondelles ? Sa patience s'étant envolée vers l'au-delà, l'orientale remonta doucement ses manches et afficha un large sourire.

" - Cette fois, pour vous les carottes sont cuites ! "

Prenant peur devant cette menace, l'un d'entre eux se mit à crier, avant de se précipiter vers la hutte des gardes, ou peut-être du Grand Pot-au-feu. Non mais quel navet celui-là ! Il n'était même pas capable de tenir son rôle... Quoique, son légume lui correspondait bien. Ressortant soudainement de son esprit, elle se plaça devant le légume lui faisant le plus envie : la patate. Son ventre gargouilla bruyamment alors qu'elle dégainait lentement son sabre.
Pharaun Mizzrym
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Ven 25 Mar 2011 - 16:31

Il s'était attendu à une réponse, il avait eu le droit à un coup bas... Pourquoi tant de violence, de haine et de douleur. Pourquoi tout ne tournait pas rond, pourquoi se retrouvait-il si souvent à terre ? Tant de questions, si peu de réponses. Enfin si... Ces deux demoiselles s'appelaient donc respectivement Zan'shi et Adrija. Très bien, très bien... Pharaun aurait pu trouver ces noms jolis s'il ne s'était pas retrouvé une fois de plus le nez enfoui dans le sol. Quoi qu'il en soit il allait vite falloir qu'il se relève s'il ne voulait pas être abandonné sur place, à la merci des bêtes sauvages sanguinaires. Déjà les jeunes femmes s'éloignaient.

Se relevant, Pharaun partit à leur poursuite. Il n'eut pas à courir longtemps car celles-ci, quelques mètres plus loin, s'étaient déjà arrêtées et faisaient face à trois hommes déguisés de manières très étrange. Un petit gros, un grand maigre et un moyen grand semi-gros. La tortionnaire qui le martyrisait depuis la taverne faisait face au dernier, le sabre à la main. Cette folle devait probablement être malade... Certainement un trouble de la personnalité la rendant violente et méchante, pour qu'elle soit si souvent à la recherche de bagarre.

Mais à aucun moment Pharaun n'avait pensé que les trois clowns pouvaient aussi leur en vouloir. A aucun moment jusqu'à ce que l'un deux, le petit gros, ne se tourne vers lui. Soudain, celui-ci se mit à courir rapidement vers lui en faisant des petits pas, piétinant le sol. Son costume vert lui donnait plus l'apparence d'une bulle de chewing gum qu'autre chose, et ne laissait entrevoir que son visage. Il avais la tête d'un enfant, et alors que celui-ci ouvrit la bouche, Pharaun put effectivement constater que c'était le cas au vu de sa voix fluette.


« P...P...P...P... Petiiiiiit Pois !!!! »

Levant un sourcil d'étonnement, le chasseur de prime pensa avec un grand discernement qu'il ferait mieux d'esquiver l'attaque du jeune garçon en faisant un pas sur le coté. L'enfant, ne s'attendant visiblement pas à ça, continua de courir sur quelques mètres avant de percuter un arbre. Le visage toujours contre le tronc, il s'écria :

« Pas de pot ! »


Il se retourna alors vers son adversaire avant de lui lancer.

« Je suis Pea, le petit pois. Prépare-toi à perdre, car personne ne peut prétendre pouvoir me persécuter. Je ne peux pas périr ! Je ne le permettrai pas. »

Puis il se tourna en direction d'un bosquet touffu, mis les doigts à la bouche et siffla. Le buisson s'agita soudainement, révélant la présence de quelque chose de vivant en son sein.

« Au pied, machin. Fais la peau à ce petit présomptueux. »

Sortit alors une créature étrange. Monté sur quatre courtes pattes, il ressemblait à un croisement entre un chien et une grenouille. La couleur bleue de sa peau parsemée de tâches vertes était des plus originale. Ses grands yeux rouges fixaient le chasseur de prime d'un air agressif et cruel. Bien qu'il soit petit, il allait falloir s'en méfier. Le plus étonnant chez la créature était ce qu'il portait sur le dos : un gros bulbe vert qui fit planer le doute sur Pharaun. Cette chose était-elle une plante où un animal ? Certainement un peu des deux... En tout cas, le jeune Pea semblait être son maitre. Jamais le chasseur de primes n'avait vu de dresseur, mais celui-ci semblait être un des meilleurs, car le dénommé « machin » semblait lui obéir au doigt et à l'œil.

« Pas de pitié, machin, fais comprendre à cette stupide personne la puissance que nous possédons. Il va pleurer et appeler son papa, on pari ? »

Dans un grognement rauque, la créature attaqua. Se penchant en avant, elle dirigea le haut de son bulbe vers Pharaun. Soudain, des feuilles en furent éjecté. Possédant des dents sur le tranchant, l'attaque était certainement destinée à couper ce qui était sur leur passage. Ne voulant pas tenter l'expérience des dégâts que cette attaque infligerait, le chasseur de primes bondit et se réceptionna sur une bulle d'air afin de prendre de la hauteur sur ses adversaires. Les feuilles, elles, vinrent littéralement se planter dans un tronc d'arbre, ne laissant aucun doute quant à la dangerosité de l'attaque. Le petit garçon sembla légèrement désorienté par le pouvoir que venait de lui montrer Pharaun.

« Par le grand Pot-Au-Feu ! C'est pas mal cette bulle bizarre ! Peut-être ta puissance est-elle plus performante que prévu... »

L'enfant fit alors mine de réfléchir à ce qu'il venait de dire. Apparemment, il était prêt à faire une découverte révolutionnant sa vie, car sa concentration était telle que son visage vira au rouge, contrastant nettement avec la couleur de son costume.

« C'est pas mal... C'est pas mal... Comme prénom. Oui, oui, c'est un prénom percutant ! »


Il se retourna alors vers sa créature et lui ordonna :

« Machin, tu t'appelles dès à présent ''bulle bizarre''. Met le en pièce ! Attaque fouet plante ! »


L'animal sortit un petit « Gnuh ? » d'incompréhension, mais obéit néanmoins aux ordres. Deux longues lianes sortirent du bulbe et s'agitèrent dans les airs. Soudain, elle se lancèrent en direction de Pharaun pour vraisemblablement le faire chuter et le frapper à mort. L'attaque semblait vraiment dangereuse.

Mais échoua...

Le chasseur de primes, choisissant à cet instant de détruire sa bulle d'air, se mit à chuter en direction du sol, esquivant ainsi les lianes. Avant de toucher la terre il dégaina son sabre dans un mouvement circulaire et parvint à les trancher toutes les deux sans difficulté. Il tomba accroupit juste à coté de la créature. Sans ménagement, il lui envoya vigoureusement son pied dans le ventre et l'envoya voler à plusieurs dizaines de mètres plus loin, disparaissant de la vue de Pharaun. On entendit au loin un
« bulbi !!!! » puis plus rien...

Coup critique, c'était très efficace !

Fier de sa prestation, le chasseur de primes rengaina tranquillement son sabre. C'est alors qu'il reçut un plein visage un objet étrange. Une espèce de petite balle rouge et blanche. Le coup n'était pas grave, mais
« Aïe mon nez ! » quand même. Le petit chenapan allait le payer cher. Se tournant vers lui, il put voir que celui-ci le regardait et l'insultait même.

« Sale pirate ! Pauvre bulle bizarre. Tu n'as pas de pitié pour lui avoir placé ce coup de pied ? Tu pues la poire pourrie, paltoquet ! »

Pharaun, n'ayant que faire de ses mots, s'approcha en marchant du gamin, l'air menaçant.


« Toi, tu mérites une fessée ! »

L'enfant, l'air complétement terrifié tout à coup, Partit en courant pour fuir l'homme qui arrivait vers lui.

« Non ! Pas de punition ! Épargne-moi ce supplice, par pitié ! »

Mais le choix du chasseur de primes était déjà fait. Pea ne lui échapperait pas. Il ne courait pas vite à la différence de Pharaun, et celui-ci le rattrapa rapidement. Il le saisit par ses étranges vêtements, s'assit sur une souche d'arbre et entrepris de les lui déchirer pour exposer ses fesses à l'air libre. Puis il commença à les claquer vigoureusement. Quand il eut fini, le petit garçon était en larme.


« Allez va, ne chouine pas comme ça. Si j'ai bien compris t'es un garde de ton village, c'est ça ? Tu t'en remettras. »


« Je pleure pas ! J'ai de la peine pour bulle bizarre. C'est pas pareil ! »

« Ne t'en fait pas, je suis sûr qu'il va bien. T'as perdu aujourd'hui, mais un jour tu deviendras le meilleur dresseur si tu t'entraines sans répit ! »


Pharaun, content de ses mots réconfortants malgré que le garçon soit son ennemi, se releva et s'éloigna en marchant. Après tout, ce n'était qu'un enfant. Il se rapprocha donc de l'énorme porte en bois qu'il avait vu en arrivant, pour rejoindre ces tyranniques femmes. Il avait pensé fuir à un moment, mais il pressentait que leur vengeance serait terrible s'il le faisait...
Invité
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Dim 3 Avr 2011 - 14:31

Nous étions arrivés devant quatre gardes au discours pour le moins étrange, tous possédant un déguisement de légume, je fronçais les sourcils tirant sur le joint que j’étais entrain de fumer. Cela m’agaçait, je voulais en finir vite mais je laissais celle qui avait trainé Pharaun et qui se nommait Adrija pour ce que j’avais entendue parler. Enchaînant menace sur menace, elle parvint à faire peur au navet sur un jeu de mot un peu foireux à mon goût. Soupirant je me préparer à me battre, je n’avais pas envie de gaspiller mes munition sur de pauvres déguisement et encore moins pour tuer des être aussi lamentable que eux. Pendant que le navet s’enfuyait, la dénommé Adrija se dirigea vers la patate ambulante, Pharaun lui fût attaqué par un petit pois, je baillais en regardant son combat et reçu un coup de poing dans le ventre de la part du poireau géant. Ouvrant la bouche expulsant l’air de mes poumons je craché mon joint qui tomba sur le sol et s’éteignit dans une toute petite flaque d’eau.

Je clignais des yeux, plusieurs fois en regardant les restes de ma drogue, la colère monta en moi, lentement, submergeant tout, je reçue un nouveau coup de poing au visage qui me fît reculer de plusieurs pas. La colère dissipa tout le reste, toute envie de drogue et je regardais mon adversaire avec une envie de meurtre, il allait payer pour m’avoir dérangé mais surtout, surtout, pour avoir gâché ma drogue. Cette drogue que j’adorais. Je le regardais approché et je me mis à jouer, un style rapide, existant et c’est en jouant que j’éviter toute ces attaques. Alors qu’il s’approchait d’un coup près de moi, je passais derrière lui d’un pas agile et lui plantait les trois pique de ma guitare dans le dos, au même moment j’actionnais le mécanisme du pique centrale qui fût propulser et traversa le corps presque entièrement, il pénétra a la base du dos, une blessure mortel malheureusement pour lui et alors qu’il tombait sur le sol je lui bottais les fesse.

Quelque 134 coups de pieds aux fesses plus tard, je stoppais mon action, arrêtait de jouer avant de me pencher vers le cadavre. Il était mort, vidé de son sang mais dans ma colère je ne m’en étais même pas aperçue, me penchant un peu plus, je plongeais ma mais dans la blessure à la base de son dos et, farfouillant, j’atteignis le pique de fer planté en lui. Le saisissant et tirant de toutes mes forces je finis par le retirer du corps. Ensanglanté, tout comme ma main je le léchais, le sang est une drogue délicieuse et si agréable qu’il faut savoir en profiter correctement. J’essuyais le pique après avoir récupéré le maximum de cette substance délicieuse avant de le remettre dans son mécanisme, un clac retentit et je souris satisfaite. Plongeant ma main à l’intérieur de ma sacoche, je récupéré une feuille et quelque herbes avant de me rouler un nouveau joint. Le mettant dans ma bouche je l’allumais tirant dessus satisfaite, je souris, les autres avait déjà finit leurs combat et silencieuse, je me mis en route vers les doubles porte en bois de pénétré a l’intérieur du village. Un endroit plutôt miteux par rapport aux villes que je visitais habituellement mais qui pouvait être plaisant pour les habitants.
Adrija
Adrija

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Lun 11 Avr 2011 - 11:01

Il fallait bien le dire, cette patate n'avait pas de chance. En effet, comment supporter de voir un aliment alors que la faim tiraille l'estomac de son ennemi? Autant lui déclarer immédiatement la guerre, ou alors l'abandon s'il ne souhaitait pas terminer ses jours dans une bonne poêle huilée. Hm... Des pommes de terre sautées, voilà un plat qui tentait bien la jeune femme. L'eau lui montait déjà à la bouche alors qu'elle imaginait ce repas si simple mais si merveilleusement bon... Quoique, il était également possible de les couper en rondelles afin de les mettre dans un plat, accompagné de lardons et d'oignon. Le tout surplombé de reblochon puis passé au four un certain temps. Certes, il fallait attendre un peu mais le résultat était des plus exquis... Une quantité incroyable de salive se réunissait dans sa bouche, l'obligeant à avaler régulièrement ce surplus quelque peu incommodant. Son estomac se plaignait encore du vide qui l'occupait à un tel point que le gargouillement qui suivit fut des plus terrifiants, tout du moins pour son adversaire. Le regard violet s'était à présent posé sur lui, avant d'être distrait quelque instant par les paroles insensées du petit pois.

Ce fut ce moment que ce fana de pot-au-feu décida de l'attaquer. Après s’être armé d’un bâton taillé en pointe, il s’était précipité vers l’étrangère en poussant un cri sauvage. Bien que son but fût sans doute de l’effrayer, le résultat obtenu était assez comique. Il faut dire qu’une légumineuse se précipitant vers Adrija était comparable à une petite fille courant dans les bras de l’ogre. Ce tableau peu commun était un des miracles de la nature, ou plutôt une de ses aberrations. Surtout que le son sortant de sa bouche ressemblait au braiment d’un âne, ce qui semble ici assez incongru. Passé ce détail, la jeune femme n’eut aucun mal à éviter cet assaut si peu réfléchi. Continuant sa course si bien entamée, la patate ne put s’arrêter que plusieurs mètres plus loin, après avoir buté sur une racine d’un de ces grands arbres. Elle était à présent étalée de tout son long dans une mare de boue, baignant dans une sauce marron douteuse. Contemplant cet ingrédient si inutilement gaspillé, la jeune femme grogna légèrement. Repérant un puits à deux pas d’elle, notre amie s’y rendit pour en sortir un saut d’eau. Malgré le temps que lui valut cette extraction, le temps que le garde se relève elle était accomplie. Le légume réitéra son attaque de la même manière, sans aucune imagination. Un nouveau pas sur le coté permit à la chasseuse de l’éviter. Mais cette fois, elle lui balança dessus le liquide, lui offrant ainsi une douche glaciale. Un cri lui échappa quand il sentit la boisson lui couler le long du corps. Au moins, maintenant, plus une trace de terre ne le recouvrait, mais cette situation ne semblait pas vraiment à son gout.


" - Grr… Je te ferais regretter de vouloir me faire cuire à l’eau ! "

Réfléchissant un instant à cette remarque, l’épéiste eut une idée formidable. Une bonne assiette de frites lui donnait terriblement envie, si bien que la jeune femme se mit enfin en position. Un nouvel assaut venu sans tarder, prouvant l’impatience d’une pomme de terre face à son futur prédateur. La main droite sur son manche, l’autre sur son fourreau, la chasseuse avait fermé les yeux. Se tenant droite, Adrija attendait la venue du combattant calmement. Le cri toujours aussi comique s’approchait rapidement, si bien que son origine se retrouva peu de temps plus tard à son niveau. D’un geste simple, le corps féminin se décala légèrement sur le coté et, parallèlement, pivota sur lui-même. Le sabre sortit soudainement de sa chambre si douce pour trancher sauvagement. Pourtant aucune goute de sang ne gicla sur le sol. Etonné, le légume se retourna pour observer étrangement son opposante. Elle était si nulle que ça ? Ce ne fut que lorsque qu’il remarqua que ses flancs étaient à l’air libre qu’il pâlit. Deux longues tranches de son déguisement gisaient sur le sol. Un sourire carnassier s’affichait à présent sur le visage bronzé, alors que l’étrangère se remettait en position. Prenant appuis sur ses jambes, elle s’élança de nouveau vers sa proie. A un mètre de l’homme, notre amie s’arrêta soudainement, avant de trancher de nouveau ce déguisement stupide. Puis, tournant autour de cet être apeuré, elle renouvela son attaque. Si bien que le vêtement entier s’écroula sur la terre humide. On pouvait à présent percevoir le corps frêle de l’indigène, dont les parties génitales étaient dissimulé par un caleçon décoré par des motifs de patates. Quel fanatique… Rougissant soudainement, il s’enfuit tout tremblotant vers l’intérieur du village. La pomme de terre s’était transformée en tomate.

Le gamin et la droguée avait terminé leur combat, si bien qu’elle pénétra dans le village. Bien que l’envie de frapper l’idiot de nouveau pour faire passer son irritation due à son estomac vide, elle se contenta de refouler son énervement pour les prochains ennemis. Un instant, la jeune femme contempla les maisons de bois et de feuillage. Le tableau était assez plaisant il fallait dire. Les murs rouges sombres construits à partir d’un arbre solide étaient décoré de toutes sortes de signes étranges où l’on pouvait deviner les familles qui l’habitaient. Ici, c’était la maison des fanas de poivrons, là celle des artichauts, plus loin celle des choux… Elles étaient réparties en cercle, si bien qu’en son centre une grande place dominait le village. En son centre un grand bucher se dressait, surmonté d’une énorme marmite vide. Aucun habitant n’était visible, sans doute avaient-ils été prévenus de l’invasion. Mais quelques personnes n’avaient pas eut le temps de se réfugier. Ces dernières se cachait tant bien que mal derrière le monument centrale, ils allaient pouvoir leur indiquer où ils avaient planqué la plante…


Dernière édition par Adrija le Sam 30 Avr 2011 - 23:23, édité 1 fois
Pharaun Mizzrym
Pharaun Mizzrym

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Jeu 28 Avr 2011 - 23:26

Pharaun, ayant vu Adrija se diriger vers la porte menant au village, décida de la suivre sans broncher. Elle semblait avoir passé sa rage sur l'homme patate, et n'avait pas l'air de se préoccuper de lui pour l'instant. Une bonne chose... Il n'avait pas envie de retomber dans les pommes, surtout dans un village de légumes, et ne lui adressa donc pas la parole. Ils pénétrèrent donc tous les deux dans la place principale du village, Zan'shi était resté en retrait et allait sans doute les rejoindre d'un moment à l'autre.

Après un petit temps passé à observer les environs, Pharaun put constater la diversité hors du commun des maisons qui entouraient la grande marmite siégeant en plein centre du village. Cependant, il ne voyait pas un chat aux alentours. Il perçut néanmoins ce qui ressemblait à des chuchotements provenant de derrière le monument étrange. S'en approchant, il découvrit une vingtaine de personnes de petites tailles, déguisés en piments rouges, qui semblait répéter un texte.


« Euh... Bonjour... On vient chercher une plante bizarre... vous pourriez nous aider ? »


Ils sursautèrent tout d'abord dans un mouvement coordonné, puis ils se mirent d'un coup en mouvement. Encerclant le chaudron géant, levant les bras vers le ciel, ils commencèrent à effectuer une danse ridicule au son des tamtams qui s'étaient mis à retentirent de plusieurs endroit à la fois. Apparemment, la scène avait été répétée mainte et mainte fois dans le but d'accueillir les visiteurs. Pharaun constata qu'alors que la danse se poursuivait, un tuyau d'eau chaude avait commencé à remplir l'énorme récipient

Sautant à cloche pied autour de la marmite, levant les bras puis les baissant, les piments se mirent alors à chanter :


♪Nous sommes la troupe des tabascos
Sur ce lieu on va dire deux mots
Les habitants de ce village
Sont spécialistes des potages♫

♪Notre chef, le grand Pot-Au-Feu
Est pour nous tous un guide, un Dieu
Si vous venez nous faire la guerre
Sachez qu'on n'se laissera pas faire♫

♪Mais si vous venez en ami
Que vous aimez les brocolis
Alors on pourra discuter
Á dîner vous êtes invités♫

♪Ici on défend la nature
Rien ne vaut un carré d'verdure
Ceux qui maltraite la forêt
Plus d'eau n'auront, pas de pitié♫

♪Nous pensons avoir fait le tour
Nous vous souhaitons un bon séjour
Maintenant parlez-nous de vous
Que venez vous donc faire chez nous ? ♫

♪Solo♫

Alors que les piments venaient d'entrer dans une frénésie dansante incontrôlable du au rythme accéléré que venait de prendre la musique, Pharaun se tourna vers Adrija. Il put constater avec effroi qu'alors que lui avait beaucoup aimé la scène, ça ne semblait pas être le cas de la jeune métisse. La mâchoire crispée, les poings serrés, elle semblait être sur le point d'exploser. Sans crier gare elle attrapa alors la garde de son sabre et le retira de son fourreau dans un chuintement métallique qui fit taire la musique. Les danseurs se figèrent dans la position (parfois inconfortable) dans laquelle ils se trouvaient. Á cet instant, seul le vent venait rompre le silence qui pesait sur la place du village.

Voulant éviter le massacre de la vingtaine de piments, Pharaun pris la parole.


« Sans rire... cette fille est une cuisinière experte... Si vous ne voulez pas finir en ratatouille, s'il vous plait, mettez vous à table et dites-nous où est la plante que vous avez volé. »

Sans hésiter, il répondirent tous en cœur, dans un débit de parole effréné qui donnait à Pharaun un mal fou à tout comprendre.

« Elle est juste dans la maison derrière nous s'il vous plait ne nous tuez pas nous ferons tout ce que vous voulez pitié par le grand pot au feu on n'est pas des méchants on ne mérite pas un tel sort nous sommes désolé de vous avoir ennuyé. »

Comme tout est plus simple quand les gens ont peur. Fier de sa prestation, Pharaun put voir Adrija ranger tranquillement son sabre et commencer à se diriger vers la porte de la bâtisse qu'avait désigné les piments. Il lui emboita le pas, mais alors qu'ils allaient y pénétrer, l'eau qui était en train de remplir la marmite s'arrêta de couler. Les deux chasseurs de primes se retournèrent alors pour voir une immense fenêtre s'ouvrir en grand dans la plus grande maison du village. Dans l'entrebâillement un homme se tenait, immense.

Mais surtout obèse. Il devait bien être aussi grand que large. Il n'était vêtu que d'un pagne, laissant visible ses nombreux bourrelets. Sa longue coiffe noire était remplie de tout ce qui semblait être des carottes, des choux, des haricots... Et plus ou moins une dizaines d'autres légumes. Soudain, d'un bon, il se jeta dans le vide.

Il retomba pile dans l'énorme marmite, déversant aux alentours un volume d'eau digne d'un raz de marée. Plusieurs piments furent emportés puis arrêtés par les habitations. Sortant la tête de l'eau, l'homme s'approcha du rebord de sa piscine pour surplomber Adrija et Pharaun.


« Je suis le grand Pot-Au-Feu ! Vous ne toucherez pas à cette plante sans ma permission ! Déclinez maintenant les raisons exactes de votre visite ! »

Pharaun avait un peu peur qu'Adrija explose à nouveau, mais celle-ci semblait plutôt prête à discuter, il lui laissa donc gérer le dialogue et resta en retrait.


Dernière édition par Pharaun Mizzrym le Sam 30 Avr 2011 - 18:24, édité 1 fois
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Ven 29 Avr 2011 - 0:05

[HRP: cour, bref, sans^intérêt, voilà je vous quitte parce que j'arrive plus à jouer le perso.]

Soupirant devant la porte d’entrée, je me détournais de celle-ci, sans but, d’un seul coup cette aventure était devenue inintéressante. Je me détournais donc, la guitare à la main, sans un mot vers ceux qui avait fini leur. Je baillais, sans faire attention à ce qu’il y avait autours de moi. Traversant directement la forêt, sans emprunter le moindre sentier ou chemin. Je trébuchais, une fois, deux fois, avant de tomber sur le sol. Celui-ci s’agita et d’un seul coup s’ouvrit dévoilant une gueule hideuse pleine de croc. Une plante carnivore se trouvait juste à cet endroit. Je ne pus rien faire, je tombais d’un seul coup criant en voyant cette horreur. Un coup de croc et mon corps fût couper en deux, je mourus quelque seconde plus tard, une mimique horrifié sur le visage qui serait bientôt dissous avec le reste du cadavre.
Adrija
Adrija

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Mer 25 Mai 2011 - 12:45

Décidément, ce n'était pas son jour. Les absurdités s'enchainaient une à une bien trop rapidement pour la jeune femme. D'abord un mioche mangeur d'abeilles qui s'était nommé rival d'une plante, puis des hommes-légumes kidnappant une fleur assez intéressante, le tout suivit par trois gardes exceptionnellement inutiles à ce poste… Sérieusement, une patate, un petit pois et une asperge… Ces autochtones aurait au moins put avoir la décence de choisir des légumes plus imposant, ou moins appétissant. Et maintenant quoi ? Des piments qui dansent ! Il ne faut pas abuser non plus… Surtout si c'est pour sortir de telles absurdités. C'est quoi cette manie de se présenter en chantant dans des costumes ridicules ? Parler de potage, de pot-au-feu, de brocoli... Cette fois c'en était trop, ils se foutaient vraiment de sa gueule ! Cette île n'abritait donc que des fous dont le seul désir était de la mettre en rogne ? Calme, calme… Oui c'est ça, il fallait garder son calme. Ces sauvages voulaient juste savoir qui ils étaient… Rien de plus normal. Et puis après tout s'ils offraient le repas, elle n'avait plus aucune raison de récupérer la plante.

Serrant les dents pour retenir son impatience, Adrija contemplait cette stupide bande de Tabascos. Mais voilà maintenant qu'ils continuaient leur danse après avoir finit leur chanson. L'humeur massacrante de la métisse ne pouvait pas résister si longtemps, il fallait cesser cette scène ridicule. Oui, c'est ça. A quoi bon attendre ? Ils n'avaient pas l'air de vouloir en finir rapidement. Saisissant son sabre soudainement, elle sortit son objet adoré de son fourreau de bois. Et le silence se fit enfin. Ah… Quel bonheur… Pourtant, même leur pause irritait son estomac si vide. C'est à ce moment là que son compagnon improvisé ouvrit sa grande bouche. Mais c'est qu'il pouvait être utile en fait ce gamin. L'emplacement de la plante avait été révélé, tout allait pour le mieux. Mais un énorme SPLATCH interrompit sa progression vers la maison. Une fois retourné, un autre spectacle s'afficha. Cette fois-ci notre amie ne fut pas si étonnée, au moins lui n'avaient que des légumes dans les cheveux… Il avait l'air un peu plus intelligents que les légumes, peut-être pourra-t-elle en tirer quelque chose? Se redressant, ce fut à son tour de parler.


" - Vous voulez que je vous explique? Bien, je vais tout vous expliquer, mais vous avez intérêt à ne pas m'énerver plus que je ne le suis déjà. Vous voyez cet idiot? Elle pointa du doigt Pharaun. Il a eut la délicatesse de renverser mon assiette alors que j'étais affamée. Tout ça pour bouffer une abeille! Une belle assiette alléchante et odorante, faite pour remplir l'estomac d'une jeune femme charmante. Il a foutu en l'air mes espoirs! Certes je lui en aie mis une mais… Avant même avoir put recommander à son compte, votre bande de légumes avariés ont décidé de voler cette plante! Le patron ne peut pas servir sans elle! Alors maintenant soit vous me donner à bouffer, soit je vous trucide tous pour récupérer cette %#@€$£§ de plante et pouvoir enfin manger. Compris?"

Durant un instant, le Pot-Au-Feu resta sans voix, ne sachant tout d'abord pas quoi répondre. Malgré son temps de réflexion assez grand il finit par raisonner un minimum. Appelant quelques piments, il leur ordonna d'aller chercher de quoi manger. Satisfaite de ce résultat, la jeune femme s'assit en tailleur sur le sol, attendant son repas bien mérité. Il ne tarda pas, pour son plus grand plaisir. Certes ce repas était végétarien, mais on lui apporta une telle quantité de nourriture que la joie envahit son cœur. Ce qui fit que, par un élan de bonté incroyable, Adrija fit signe au gamin de se joindre à elle. Ce dernier n'hésita pas, se joignant à ce banquet improvisé. Hm… Ces poivrons marinés avaient un goût exquis! Et ces salades de légumes un vrai délice… Ainsi de suite jusqu'à être comme on dit "calé". Une fois son ventre bien rempli, un soupire de soulagement lui échappa.

"Vous allez nous laisser tranquille maintenant?"

Ouvrant ses yeux récemment fermé, la nomade observa de nouveau le chef de ce village. Finalement, il était assez comique dans sa marmite géante, mais son regard était assez perplexe. Peut-être pensait-il qu'il aurait fallut plus pour convaincre une femme enragée à cesser le massacre? En réalité il s'avéra qu'il avait tout autre chose en tête. Se tirant de son sauna, il descendit au niveau des visiteurs pour leur faire face. Faisant de nouveau signe à ses serviteurs, il leur demanda d'aller chercher une bouteille d'alcool pour encourager la discussion. Décidément, il lui plaisait ce vieux et il y avait de quoi. Après lui avoir offert le repas, voilà maintenant qu'il lui offrait à boire. Un vague sourire se dessina sur ses lèvres en songeant à la connerie qu'elle allait faire de laisser passer une occasion de boire. Mais le Pot-Au-Feu ne semblait pas aussi joyeux qu'elle, si bien qu'Adrija lui laissa reprendre la parole, verre à la main.

"Voulez-vous savoir ce qu'est cette plante?"

Il fallait bien avouer que la fleur avait attiré son attention durant son vol, mais pas une seule seconde elle avait songé à son utilité. D'un signe de tête, la jeune femme encouragea le vieillard à continuer, tandis que le mioche continuait de manger. Après plusieurs longues inspirations les yeux clos, l'obèse se racla la gorge. Puis il avala une gorgée de son verre avant d'expirer de nouveau plusieurs fois. Cette étrange coutume étant réitérée exactement trente-deux fois, ce fut au tour de notre amie de laisser ses poumons se vider entièrement. D'un coup, elle termina son verre qui se remplit comme par magie. Étonnée par ce petit miracle, elle vida de nouveau sa boisson avant de contempler le récipient. Il s'agissait en fait d'une toute petite bonne femme, ou plutôt une femme-lentille, qui se glissait furtivement bouteille à la main. Ce premier mystère étant résolu, ne manquait plus que la conversation commence enfin. Un raclement de gorge se fit entendre, puis le Pot-Au-Feu parla.

"Son nom est Bibendumus auquariaceae, ou plus communément Bendaqua. Mais ici nous l'appelons Nutil'stupidus."
Un nouveau soupire lui fut arraché après qu'il eut terminé son verre. "Cette plante est extrêmement rare du fait de sa propriété incroyable. Ses racines forment des réseaux extrêmement denses, si bien qu'il lui permette de filtrer une quantité astronomique d'eau en peu de temps. Toutes les toxines, ou autres matières qui peuvent être nuisible à la vie de la ville y sont absorbées. Les plus terribles d'entre elles sont recyclées en colorant pour les poils de la tige. Il semblerait que ces derniers aient pour utilité de conserver non seulement l'eau, mais également certains insectes qui pourraient lui être utile contre les parasites. Voir même contre des maladies végétales dont nous ignorons l'existence. Il est intéressant de penser à son métabolisme plutôt qu'à son utilité… D'autre poison moins violents, ou du moins ayant des effets uniquement suite à une accumulation, sont envoyés dans les feuilles pour mettre au point un épice fort apprécié qui se relâche par les épines. Il y a certaines hypothèse qui insinue que cet épice est là pour attirer également les insectes, mais je pense plutôt qu'à l'était sauvage, cet épice pousse plutôt les prédateurs à s'éloigner… On pourrait citer par exemple le… Bref, je m'égare. Le plus important à savoir est que…"

Il vida de nouveau son verre avant de laisser s'échapper un long bâillement. Le Pot-Au-Feu posa alors son regard sur une tomate bien mûre qu'il ne put s'empêcher de saisir. Mâchant longuement à chaque bouchée, tout en ne cachant pas son plaisir face à ce fruit, il sembla s'absenter quelque instant au fin fond de son esprit. A coté de ça, notre amie avait déjà terminé ses cinq autres verres, si bien que sa patience diminua de nouveau. L'alcool faisait enfin son effet, mais ce dernier n'était pas encore assez fort. Préférant attendre que le chef recommence à parler, son attention se tourna vers le gamin. Il avait finit de mangé à présent, et attendait lui aussi la suite de cette histoire. Pourtant, il n'avait pas touché du tout à son verre. C'est quoi ces manières? Il pourrait au moins avoir la courtoisie de boire avec eux! Rah la jeunesse… Elle n'était donc même plus capable d'enfreindre les lois imposées par les adultes? Ne boit pas. Quelqu'un avait du lui en donner l'ordre peut-être. Une idée amusante vint alors à l'esprit légèrement émoussé de la nomade. Malheureusement, avant même de pouvoir la mettre en œuvre, la conversation reprit. La tomate était finie, si bien que la voix s'éleva de nouveau.

"Bien, je disais… Ah, oui! Le plus important à savoir est que cette plante est utilisée pour rendre potable l'eau de cette île, et donc abreuver les villageois et leurs laboratoires exécrables! Vous imaginez? Ils ne sont même pas capable de survivre sans cette Nutil'stupidus. Alors que nous, nous pouvons nous débrouiller seul… La seule réelle utilité de cette plante est de permettre à ces gens de cultiver des plantes d'ailleurs grâce à cette irrigation. Notre sol est assez particulier et seul un certain type de végétation est adapté… Bien que ce ne soit pas notre sujet ici. Bref! Vous vous demandez sans doute pourquoi nous voudrions réduire à néant ce peuple de pacotille vu qu'ils nous laissent tranquille dans notre forêt c'est ça?"
D'un même tempo, Adrija et le Pot-Au-Feu terminèrent leur verre encore une fois. Un soupire, et c'était repartit. Leurs expériences sont intolérables! Ils osent se prendre pour Dieu et s'approprient les richesses de notre beau pays! Ils ont arraché une partie de notre forêt pour y exposer les résultats de leurs expériences abominables! Il nous faut absolument faire quelque chose avant que leur folie ne contamine notre forêt si belle et si accueillante! Nous et les autres tribus du coin avons toujours pris soin de notre environnement. Nous sommes pacifistes vous savez et donc au début nous n'avons pas réalisé ce qu'ils faisaient. Nous les avions accueillis et acceptés. Mais un jour, un homme est venu nous dire ce qu'ils trafiquaient réellement. Il s'appelait…"

Cette fois ce n'était pas une tomate, ni rien d'autre de comestible. Du moins si vous n'êtes pas cannibale. Il s'agissait d'un mini-homme-poivron qui venait voir son papa, il voulait qu'il lui rappelle la chanson du thon rouge comme les courges. Si bien que, comme père bienveillant il s'attela à la tâche pour lui faire retenir les vers qu'il lui manquait. Notons qu'il est assez étrange pour un homme-Pot-Au-Feu d'avoir un enfant-poivron mais passons… Ce fut encore une pause qui arracha un soupire à la jeune femme. Mais au moins maintenant, elle avait de quoi se distraire. Se rapprochant doucement de Pharaun, elle lui fit signe de boire son verre. Le refus de cette proposition fut si catégorique qu'elle fronça des sourcils, avant de s'avancer encore un peu vers lui, regard menaçant. La petite comptine en fond convenait tout à fait pour un jeu comme celui-là. Sortant sa lame de nouveau, plus pour lui faire prendre l'air que pour vraiment l'utiliser, la nomade la tourna vers son compagnon.

" - Bois!"

Après avoir sursauté face à cet ordre, il n'avait plus d'autre choix que de boire ce fichu verre d'alcool. Il se décida enfin à en avaler une gorger. A sa manière de déglutir, ça n'avait pas l'air d'être à son goût. Un sourire s'afficha de nouveau sur le visage féminin, qui lui fit signe de continuer encore, et encore, jusqu'à ce qu'enfin le récipient soit vidé de tout contenu. Un hoquet accueillit la dernière gorgée, au plus grand amusement de la jeune femme. Bien sur la petite lentille revint immédiatement resservir ce contenant vide, son jeu pouvait donc s'éterniser un peu. Mais son passe-temps redevint inutile, le Pot-Au-Feu avait finit avec son gamin. Après s'être encore une fois raclé la gorge, il continua.

"Hm… Je disais donc. L'homme qui nous révéler leurs infâmes manipulations de la nature s'appelait Bernard. Bernard l'Hermite. C'est lui qui nous a poussés à changer nos méthodes pour qu'elles soient efficaces. Il nous a révélé que ces hommes pratiquaient dans leur laboratoire des manipulations génétiques et autres aberrations de la science moderne… Il nous a donné les moyens de les combattre sans effusion de sang, nous a montré leurs faiblesses."

Cette fois un détail s'imposa dans l'esprit de notre amie. Si cette plante était indispensable à la survie de toute la ville, ce n'était pas seulement les laboratoires qu'ils détestaient tant qui en pâtiraient, mais également la population innocente… Ce n'était pas qu'elle défendait l'amour et la justice, mais notre amie aimait bien cette forêt. Autant de verdure l'émerveillait, et il lui était impossible de comprendre pourquoi ils voulaient la changer. Son partie était prie, mais la super taverne allait fermer à ce train là… Le vieillard continuait dans ses divagations, parlait de leurs différentes actions sans grand résultat, de leur sol vénéré, ainsi que d'autres us et légendes. Pour la première fois, elle voulut intervenir. Ce n'était pas comme si l'avenir de ce pays l'intéressait vraiment, mais la situation était assez intéressante… De plus, il fallait bien parfois défendre la veuve et l'orphelin, non? Si bien que ce fut à son tour de parler.

" - Je vous trouve assez injuste, ne pensez-vous pas que punir la population entière est un peu trop excessif? Je comprends votre position et suis du même avis. Mais aller jusqu'à priver des gens innocent de leur moyen de vivre est un peu trop extrême… N'y a-t-il donc aucun autre moyen de faire cesser ces recherches? Ne pouvez-vous pas simplement combattre ces scientifiques en épargnant la population et son mode de vie? Bon c'est vrai, je ne suis pas à votre place… Où habite-t-il ce crustacé? Peut-être pourrions-nous trouver une solution plus équitable avec lui…"

Assez surprise par ses propre propos si bien formulés, notre amie finit par se taire. Il valait mieux ne pas aller trop loin, qui sait qui est le coquillage dont ils parlent. Enfin, un homme apparemment. Avec un nom étrange. Mais n'allons pas plus loin dans des spéculations inutiles, le chef du village répondit à ses questions. Ou tout du moins à une.

"Vous avez peut-être raison… Bernard l'Hermite habite sur un petit îlot isolé à l'ouest de notre île. Il y vit en Hermite, d'où son nom. Rarement il se confond aux populations de notre pays, si ce n'est pour venir nous voir. Vous pourrez l'y trouver au sommet de ces falaises, dans sa petite maison. Il est botaniste il me semble. Allez donc le voir… Si vous trouver une solution, nous vous en serons éternellement reconnaissants. Mais j'en doute. De toute manière si vous échouez, nous nous verrons forcé de déclarer la guerre à cette bande d'ignares! Pour qu'ils comprennent enfin ce qu'est notre douleur! Si vous pouvez empêcher que le sang coule sur notre terre, tant mieux. Malheureusement je ne vois pas d'autre solution que le champs de bataille.... "

Sur ces belles paroles la conversation fut finit. A présent une petite quête attendant notre amie et le gamin qui l'accompagnait. Car il allait sans dire que ce dernier n'avait pas le choix, elle l'avait engagé dans cette histoire sans même lui demander son avis.
Pharaun Mizzrym
Pharaun Mizzrym

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Lun 6 Juin 2011 - 1:10

Pharaun et Adrija marchaient dans la forêt. Situation banale, de départ. Il n'y aurait rien à dire si deux éléments ne venaient pas rendre la scène complétement loufoque. D'une part, Pharaun portait sur son dos la très volumineuse plante qu'ils avaient récupéré chez les légumes. Il suait à grosses gouttes alors qu'il sentait sous ses pieds la terre meuble s'enfoncer plus que d'habitude du fait du poids important qu'il tenait à bout de bras.

La deuxième chose était qu'il était, à vrai dire, un peu dans un brouillard hilarant. Non pas parce qu'il s'était frappé la tête à nouveau, comme on pourrait le croire, mais parce qu'il sentait la liqueur qu'il avait bu envahir son esprit. Au loin, il entendit un pivert qui martelait un arbre, avant de se rendre compte que cette salle bête se trouvait dans sa tête et attaquait directement ses neurones. Autour de lui, tous les arbres lui souriaient d'un air inquiétant, en penchant vers lui leurs branches menaçantes. Pharaun les évitait du mieux qu'il le pouvait en zigzaguant sur le sentier. Bien sûr que c'était volontaire, pour qui le prenez vous ? Comme s'il ne tenait pas l'alcool !

*Hips ! *

S'arrêtant un instant, titubant de droite à gauche avant de se stabiliser, notre chasseur de prime en vint à se demander à quoi lui servait ce qu'il était en train de faire. Il n'avait même pas compris l'utilité de la plante qu'il portait et il n'avait absolument pas écouté la fin du discours du gros tas à propos de Jojo l'Asticot ou un truc ressemblant. Tout d'un coup très furieux, il se tourna vers la métisse qui l'accompagnait et qui s'était arrêtée avec lui, l'air passablement irrité.


« Pourwoi c'est moi qui pore çate ? »


« Parce qu'on ne laisse pas les demoiselles porter des lourdes charges, et que si tu continus à te plaindre, je te coupe en rondelles et je te fais bouillir dans la grosse marmite de tout à l'heure avant de te donner à manger au Gros Pot-Au-Feu. Ça te suffit ? »


Ça lui suffisait. Il n'osait pas répliquer devant le regard glacial que lui lançait Adrija, sachant au fond de lui que la menace n'était pas du tout à prendre à la légère. Tirant sur les muscles de ses bras, il replaça son fardeau de manière à avoir une prise plus importante sous le pot de la plante, même si pour cela il baissa légèrement sa visibilité quand la tige vint se placer devant ses yeux. Il aurait pu la placer sur une bulle d'air pour éviter de se dépenser physiquement, mais pour cela il lui fallait une très forte concentration.

Et à l'instant, il était prêt à faire beaucoup de choses, mais pas à se concentrer.

Ils se remirent donc en route. Le chemin fut long, très long, mais se déroula sans véritable encombre. Bien sûr Pharaun tomba deux-trois fois, lui procurant deux-trois coups de poings de la part d'Adrija sur la tête et il hérita de deux-trois bosses, mais aucun monstre dangereux ne les attaqua. Ils arrivèrent enfin à l'entrée de la serre. Ils durent contourner l'édifice pour rentrer par une des portes principales donnant sur la jungle car la brèche qu'avaient ouverts les hommes légumes avaient été réparés. Ils entrèrent cependant sans encombre lorsque les gardes reconnurent la plante que Pharaun portait avec de plus en plus de mal à bout de bras. A leur droite, la serre privée des scientifiques s'élevaient derrière une grande barrière, et semblait menaçante dans la lumière du crépuscule. Même s'il n'avait rien suivi à l'histoire, il avait compris que ce qui s'y déroulait était plutôt louche. De ce fait l'endroit paraissait nettement plus antipathique que quelques heures plus tôt.

Les deux chasseurs de primes continuèrent alors leur chemin en direction du restaurant de la serre. La serveuse, visiblement inquiète, se tenait sur la terrasse à guetter le retour des trois personnes partis en expédition dans la forêt. Le fait qu'ils ne soient que deux à revenir ne semblait pas trop l'inquiéter du moment que la plante était avec eux : son visage s'était éclairé dès qu'elle les aperçut. Pharaun, quand à lui, s'écroula littéralement sur une table après avoir déposé son fardeau dans un coin. Il était prêt à s'endormir quand un fumet délicat vint lui chatouiller les narines. Il n'avait pas vu passer le temps mais le personnel du restaurant venait de leur préparer un fabuleux repas pour célébrer leur réussite. Sans réfléchir il attaqua à la main le plat en se rendant compte qu'il était affamé. Il ne s'arrêta de manger que pour courir dans tous les sens en cherchant de l'eau afin d'atténuer la brûlure persécutant son œsophage.

Pendant ce temps, Adrija avait commencé elle aussi à engloutir son repas tranquillement, mais néanmoins goulument. C'est alors que la serveuse revint pour leur présenter deux enveloppes.

« Tenez, c'est pour vous. Un petit bonus pour nous avoir rendu service. Revenez quand vous voulez au restaurant ! »

La chasseuse de primes la remercia de la tête avant de s'emparer d'une des deux enveloppes. Pharaun revint après avoir pleuré toutes les larmes de son corps (il n'avait pas trouvé d'eau), et prit à son tour la seconde récompense. L'effet de l'alcool commençait à s'atténuer et il recouvrait peu à peu ses esprits. Surtout, penser à souffler sur la bouffe avant de l'engloutir !

Le restaurant était vide pour le moment, étant donné qu'il avait du fermer le temps de l'escapade de nos deux chasseurs de primes dans la jungle. Adrija en profita pour s'adresser à la serveuse en lui demandant où l'on pouvait trouver un certains Bernard l'Hermite.


*Bernard l'Hermite... Pas Jojo l'Asticot... *

Celle-ci parut alors déconcertée. Comme si entendre cette question était la dernière chose à laquelle elle s'attendait. Elle repris néanmoins rapidement le contrôle de son attitude et leur expliqua prudemment.


« Si vous y tenez... Il vit sur le petit îlot à l'ouest. » Adrija tapota sur la table, visiblement à nouveau irritée après avoir entendu cette indication qu'elle possédait déjà. « Continuez en suivant le soleil et vous ne pourrez pas le manquer. Vous devriez arriver avant qu'il ne se couche. Mais vous ne pourrez pas y aller sans navire, et le vieux n'aime pas qu'on s'approche de chez lui... Il risque de vous couler avant que vous pénétriez dans la petite grotte au pied de la falaise et qui fait office de port. »

Cela ne semblait pas avoir d'importance pour Adrija. Elle remercia leur interlocutrice, se leva et attrapa Pharaun par le col.

« Toi, tu viens avec moi. »


Et comme depuis le début de cette aventure, Pharaun s'écrasa lamentablement, terrifié par la violence de la jeune femme. Il se demandait si un jour elle oublierait de le maltraiter... En attendant, il était partit pour une nouvelle escapade, dans le but de régler un conflit qui ne le concernait pas.

Sauf que voilà... Il n'avait pas le choix. La contrainte s'appelait Adrija. Mais sans le savoir elle était l'élément déclencheur de la plus grande aventure de sa vie. Sans doute nos deux chasseurs de primes se rappelleraient de cette histoire toute leur vie.

Enfin... Pharaun s'en rappellerait toute sa vie... Pour Adrija, c'était moins sûr...



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