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I'm only good at being young !

Edhan Royard
Edhan Royard

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Jeu 8 Aoû 2013 - 6:44

[Automne 1613, Tsukishima]

Spoiler:
 

"Maman ? Je peux sortir jouer avec Mel et Hana ?"

"Déjà ? D'accord, mais promets moi de rentrer tôt, et fais attention à toi, Eddy."

"Mamaaan je t'ai dit de ne plus m'appeler comme ça !"

"Désolé mon lapin. Amuse toi bien."

Mon lapin... c'est pire ! Je ne suis plus un gamin, j'ai huit ans maintenant ! Mais je l'aime quand même ma maman, alors je lui fait un bisou sur la joue avant de partir. J'ouvre la porte et m'apprête à sortir quand quelqu'un m’attrape par derrière. Je me retourne pour voir ma petite sœur, Elysa. Elle est trop meugnooonne ! Je l'aime aussi ma sœur alors je lui fait un gros bisou baveux sur chacune de ses grosses joues que j'adore. Elle me fait un bisou elle aussi avant de courir rejoindre ma mère. Avec ça, je sors de la maison tout heureux. Et le ciel est tout aussi content que moi d'ailleurs, parce qu'il est bleu et le soleil brille, alors que hier encore il pleuvait.

Je déteste la pluie, parce que quand il pleut, le ciel est sombre, et en plus la pluie ça mouille ! Mais j'ai l'habitude parce qu'il pleut tout le temps ici, c'est embêtant... Je me souviens que Sayle m'avait dit qu'il faisait meilleur ailleurs, je me demande si c'est vrai ? Et puis Sayle ne mentirait jamais, je suis sûr que c'est vrai ! Un jour je voyagerai moi aussi, comme lui, et je trouverai une île où il fait toujours beau !

Hein ? Vous savez pas qui c'est, Sayle ? C'est le plus grand pirate du monde ! Les autres pirates sont méchants, c'est ce que tout le monde dit, mais lui il est gentil, il m'a expliqué plein de truc et m'a même dit que quand je serai plus grand, je pourrai voyager avec lui sur son navire, hehe. C'est de la jalousie que je vois là ? Vous êtes jaloux, hihi. Tiens, d'ailleurs si je suis sorti aussi tôt, c'est pour aller voir par delà la forêt si les Fushi Akumas – l'équipage de Sayle – sont revenus. Je sais qu'ils ne reviendront pas si tôt après leur fuite il y a quelques semaines, mais on ne sait jamais. La dernière fois que je les ai vu, c'était juste après l’exécution de Sayle, et même qu'il s'est échappé facilement et a fuit avec ses amis. Il est trop fort !

Je cours, parce que j'aime bien courir, et j'entre dans la petite forêt de l'autre côté de port. Je passe entre les arbres et saute au dessus des racines jusqu'à une petite clairière avec un grand arbre en plein milieu. C'est là où je rejoins tous les jours mes meilleurs amis, Mel et Hana. En vérité, je suis peut-être un peu amoureux de Hana, et Mel aussi d'ailleurs, mais faut pas le dire hein ! Bon, ils ne sont pas encore là, j'aurai le temps d'aller voir sur la plage de l'autre côté de la forêt si le capitaine est revenu. Je mets un quart d'heure pour y arriver, mais je courais pas vite, c'est pour ça, sinon j'aurais pu y arriver en moins de deux minutes !

J'arrive finalement à ma destination. C'est calme ici, il n'y a que les vagues sur le sable et les oiseaux qu'on entend. Rien d'autre, je n'entend pas le voix de ceux que je suis venu retrouver, mais je m'y attendais un peu, alors je ne suis pas trop triste. Quand c'est comme ça, je m'allonge sur la plage et ferme les yeux en écoutant ce qu'il y a autour de moi, et c'est encore mieux avec le soleil et le sable qui me réchauffent. Pendant plusieurs minutes, je m'imagine un peu plus grand, voguant avec ces pirates sur les mers, vivant de grandes aventures et me battant contre d'autres méchants pirates. Je suis sur le point de m'endormir quand j'entends un bruit derrière moi. C'est peut-être eux ! Je me relève d'un coup et regarde là d'où je crois que le bruit est venu.


"Sayle ?"


Dernière édition par Edhan Royard le Dim 8 Sep 2013 - 4:23, édité 3 fois
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Honaka Suzuke
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Sam 10 Aoû 2013 - 14:54

Il ne s'était écoulé que... Quelques mois ? Je ne savais plus. Ce qu'il restait cependant de mon exil, c'était cette douleur lancinante qui revient dans mon dos. Cette cicatrice me fera certainement souffrir à vie. Je « boiterais » toute ma vie, traînant juste « ça ». Mon histoire. Maintenant, je voulais tout oublier. C'était aussi simple que ça. Repartir de zéro. Mais où ? Je sentais que les marchands consentaient de moins en moins à ma présence. Après tout, je n’étais qu’un morceau de viande sans âme qu’ils traînaient depuis un moment. L’idée de m’installer ici me séduisait pas mal. Mais North Blue n'était pas pour moi. Il y faisait beaucoup trop froid. Il fallait qu'ils m'emmènent autre part. N'importe où mais pas ici. Et puis, il y avait toujours cette « chose » qui me taquine. Qui me gêne quand je respire. Elle appuie sur mes poumons, dans l’espoir que j’expire mon dernier souffle. Elle prend un malin plaisir à me faire du mal. La peur. Cette angoisse qui revient à chaque fois que ma main glisse comme un serpent en remontant ma jambe, s’agrippe à mon dos comme un singe et qui caresse avec fébrilité « ça ». Cette longue balafre qui cisaille mon dos. Le sceau qui a enfermé ma terreur. A chaque fois c’est la même chose. Ma gorge se noue, mes yeux me piquent et j’ai comme une boule dans le ventre. Le sang quitte ma figure et je deviens aussi blême qu’un cadavre. Mes vieux démons sont tellement présents…


Nous sommes maintenant en automne. Pour une fois, il fait beau. Le soleil brille, le ciel est bleu. Le temps n'est pas accordé à mon humeur. Avec mes traits tirés, mon teint blafard et ces cernes sous mes yeux, j’ai l’air d’une malade. Et ma frêle carrure n’arrange rien. Aux yeux des autres, je suis un fétu de paille qui peut s’envoler au moindre coup de vent. Année 1613. Facile de trouver mon âge. Pourtant, je ne me mêle jamais aux autres. Le doc’ qui est sur le bateau dit que je fais une forme de « dépression ». Je n’ai pas trop compris en quoi ça consistait. Pour moi, c’est juste un coup de cafard que n’importe qui peut attraper. Une maladie qu’il dit. Peuh… Je n’y crois pas vraiment. Un samouraï ne tombe jamais malade. C’est ce que me répétait maman. Avec son sourire et ses yeux doux. Ensuite, elle caressait mes cheveux et me disait que j’étais forte. Si je le suis, alors impossible que je sois en dépretruc. Je trouve qu’ils disent un peu n’importe quoi. Après tout… Y’a que des hommes sur ce navire…

-Tu comptes faire quoi gamine ? Nous accompagner à notre vente ?

J’arrête automatiquement de balancer mes pieds. Je ne relève même pas la tête pour regarder celui qui m’a posé la question. Vendre ou acheter quel ennui… Je réponds d’une voix morne, fixant toujours les rues qui s’étalent devant moi :

-Non.

Pas plus d’informations. C’est bien embêtant pour eux. Seule occupation qui me distrait. Le reste, plus rien n’a d’importance à mes yeux. Ni de saveur. Seulement un goût fade sur le fond de ma langue. Tellement agréable. Un silence passe. Je l’entends soupirer.

-Bien… Tu n’as qu’à rester sur le bateau. Et pas de bêtises ! On a déjà eu assez de problèmes avec toi ces derniers temps. La prochaine fois, on te laisse sur le quai et tu te débrouilles pour la suite. A tout à l’heure gamine !

Ses pas s’éloignent. Et je me retrouve seule. Cependant, je n’ai plus rien à faire. Je descends du banc où j’étais assise. Personne à part les marins ivres au port. Dans mon kimono blanc, je m’élance dans la rue. Mes sandales frappent le sol, petits claquements infimes. Je ne sais pas où je vais. Mais je cours. Pour aller quelque part. Pour me changer les idées. Je sors bientôt de la ville. Et il y a une forêt. Et il y a une plage. Et il y a la mer. Les embruns marins envahissent mes sens. Je me sens revivre d’un coup. Cette sensation de chaleur qui m’envahit, le parfum titillant du sel et le vent qui fouette mon visage. Une douleur me prend d’un coup dans le dos. Je dois m’asseoir dans les broussailles en grimaçant. J’entends le cri des mouettes. Pour moi, il ressemble au rire sarcastique des gens prétentieux. On se moque bien de ma douleur. Mes yeux sont emplis de larmes. Et ce mal qui me traverse toute entière, qui griffe mon corps de l’intérieur, qui brûle mes poumons. Elle repart. Elle s’enfuit lentement, se satisfaisant de mon râle faible.

Une voix fluette retentit près de moi :

« Sayle ? »

Je me relève précipitamment. Le visage fermé. La lueur de méfiance qui brille dans mes yeux bruns n’est pas pour rassurer. Derrière les herbes folles qui poussent sur les dunes, je vis une tête blonde. Un gamin qui me fixe avec cet air naïf. Ses grands yeux candides d’une drôle de couleur sont hypnotisants. Je renifle, fronçant mon nez. J’essaie d’avoir une attitude méprisante, inquiétante, histoire qu’il s’en aille. Les gens de ces contrées… J’ai fini par apprendre qu’ils avaient de drôles de coutumes mais aussi une culture bien différente de la mienne. Je ne risque pas de pouvoir m’y attacher. Mes yeux froids, assombris par ma fatigue et mes nuits blanches pleines de cauchemar. Je réplique d’un ton sec :

-Qu’est-ce que tu regardes ?

Je sais, je suis tellement sympathique. Mais je préfère être seule avec ma tristesse et mes hantises.
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Edhan Royard
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Dim 11 Aoû 2013 - 22:35

C'est étrange, si Sayle était ici, j'aurais vu son bateau, mais il n'y a rien sur la plage. J'ai quand même un peu d'espoir, même si je sais qu'en réalité il n'y a aucune chance, mais parce que j'ai attendu chaque jour pour eux, je crois en ce faux espoir. Pourtant leur départ ne date pas d'il y a très longtemps, mais je suis un enfant, je suis donc impatient, on me le dit tout le temps. D'ailleurs ça veut dire quoi impatient ?

J'avais raison, ce n'est pas le capitaine des Fushi Akumas que je vois là, mais une petite fille. Enfin, petite... elle est plus grande que moi, mais je grandis encore hein ! J'essaye de me souvenir de qui il s'agit, mais je ne me rappelle pas l'avoir vu dans le village. Je ne connais pas tout le monde ici, même si le village reste assez petit, et pourtant je pense que je me serais souvenu d'elle si je l'avais vu. Une fille brune avec un accoutrement étranger à notre île, elle vient sûrement d'ailleurs. Une voyageuse ? Si c'est vrai, elle pourra peut-être me raconter des histoires !

Même si je suis triste qu'il ne s'agisse pas du pirate que je désire voir, je me relève avec un grand sourire et commence à m'approcher d'elle. Puis je m'arrête net. Elle ne semble pas contente de me voir, elle m'a parlé agressivement et son expression me fait peur. Je ne souris plus, je sens des larmes remonter et piquer mes yeux. Je renifle deux ou trois fois avant d'en laisser couler une.


"Uuuhh... Uwaaah... Je suis désolé... *snif*"

Je ne sais pas pourquoi je m'excuse, mais si elle est méchante avec moi c'est peut-être parce que je lui ai fait quelque chose de pas gentil ? Je ne veux pas rendre les gens tristes, ça me rend triste aussi, et elle est triste alors je pleure encore plus maintenant. Mes larmes coulent de plus en plus, tandis que mes « uwaaa » et « bouhouuu » redoublent d'intensité, de volume et semblent monter toujours plus dans les aigus. J'essaye de m'arrêter mais une fois lancé, il est difficile de mettre « off » la fontaine à larmes que je suis

Finalement je suis tellement occupé et concentré sur ma pleurniche professionnelle que je tombe à genoux et frotte mes yeux irrités par la quantité de flotte qu'ils ont déjà déversé. En y repensant, je pleure tout le temps, et presque pour rien. Je suis... comment on dit déjà... sensible ! Comme quand on m'embête à l'école, mais Mel est toujours là pour m'aider, alors que cette fois, je suis tout seul. Bon allez, je suis grand maintenant, je n'ai plus besoin de mon meilleur ami, je ne dois plus pleurer ! J'arrive finalement à me calmer et à relever la tête vers l'étrangère.


"Tu me pardonnes dis ? Je ne voulais pas être méchant *snif*"

Je ne sais toujours pas ce que j'ai fait mais c'est sûrement de ma faute après tout. Maman m'a dit de me méfier des gens que je ne connais pas, mais elle ne m'a pas l'air méchante. D'ailleurs maintenant que je ne pleure plus – ou plus trop du moins – je la regarde et essaye de la détailler. De longs cheveux bruns, comme ceux de Hana, coiffé d'une manière étrange, de grands yeux bruns qui contrastent avec la pâleur marquante de son visage. Ça rend ses cernes encore plus visibles, elle doit être fatiguée... ou malade. Le voyage peut-être ? Son expression est fermée, on dirait qu'elle ne veut rien montrer. Tout ce que je vois c'est du mépris, mais j'ai l'impression de voir de la tristesse dans ses yeux... C'est de ma faute ? Je me relève et m'approche d'elle avant de sortir un bonbon de ma poche et le lui tendre. Un bonbon, ça remonte le moral à n'importe qui !


Dernière édition par Edhan Royard le Dim 8 Sep 2013 - 4:24, édité 1 fois
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Jeu 15 Aoû 2013 - 18:11

Je pensais qu’il allait déguerpir. Au lieu de ça, il a commencé à pleurer. Moi, j’étais bien embêtée. Parce que si quelqu’un nous entendait, on pourrait croire que je lui avais fait du mal. Et là, c’est moi qu’on frapperait. Peut-être que je m’imaginais des choses mais j’avais les marchands sur le bateau. Quand ils on trop bu, ils sont violents. Je n’aime pas lorsqu’ils commencent à se battre. J’ai toujours peur qu’ils viennent me chercher.

On m’avait toujours répété qu’un samouraï ne connaît jamais la peur. Je m’étais fixée à cette règle, prétendant des excuses bidons alors que je commençais à pleurer à chaudes larmes. La cicatrice était arrivée. Tout a changé alors. J’ai compris que mes peurs, ce que je croyais être des hontes déshonorantes, ce n’était que des angoisses d’enfants.

Il gémissait, il chougnait. Comment on réagit normalement ? Ne sachant que faire, je me suis mordu la lèvre inférieure. Avec une pointe d’hésitation dans la voix, j’essayai, en vain, de consoler le gamin :

-Ah ! Non… Ne… Ne pleure plus ! C’est bon, je ne t’en veux pas ! S’il te plaît, arrête de chialer ! Je suis désolée de t’avoir fait peur !

Je je tai des coups d’œil inquiets aux alentours. Le froid qui m’enveloppait était pire que tout. Il faisait beau pourtant. Moi, c’était le sang qui quittait mon visage qui me rendait livide et qui faisait dresser mes cheveux. C’était un serpent froid qui remontait dans mes veines, qui injectait son poison insipide et qui faisait faire de grands « boum » à mon cœur. Et l’autre tête blonde continuait de faire la fontaine. Je regardai de tous côtés. Un bruit me donna des frissons terribles. Mes yeux fuyaient, cherchaient, folles mouches dans un blanc laiteux. Les broussailles. Elles bruissaient à nouveau. Les pas d’un homme certainement. Des voix retentirent.

Une fièvre étrange me prit. C’était celle de la terreur. La sueur froide collait déjà à mon visage. C’est mon démon, cette chauve-souris qui me taraude. Est-ce qu’on avait le droit d’être aussi malheureuse que moi à mon âge ? J’avais tout perdu. Ma famille. Ma patrie. Et du haut de mes treize ans, je ne comprenais pas vraiment pourquoi on m’avait exilé. Mon esprit n’était pas assez ouvert pour comprendre la raison de cette mesure. Des parents c’est sensé être gentils non ? Alors pourquoi mon père m’a blessée et exilée ? Un mystère que je n’éclaircirai que plus tard. La voix du gamin me fit sursauter.

En me tournant vers lui, je vis qu’il me tendait quelque chose. C’était rond. C’était rose. Ça avait l’air collant aussi. Un bonbon, sûrement. Je n’y ai pas touché. Ça ne m’intéressait pas. Même si je dois bien avouer que ça fait vachement envie… Je le fixai avec insistance, peut-être même avec un léger sourire d’envie. Je me repris en voyant qu’il me regardait toujours. Comment perdre sa crédibilité de plus âgé en une leçon. J’ai grommelé :

-Je n’en veux pas… Enfin si… Euh… Non ! Garde-le finalement !

Rah… Pourquoi il fallait justement que je perde mes moyens devant ce pleurnichard ? Je commençais à me prendre beaucoup trop la tête. La joute de ma conscience était terrible. Je ne savais vraiment pas quoi décider. Devant l'expression qu'il avait, j’ai fini par soupirer et prendre la gourmandise avec un grognement :

-Bon d’accord, je le prends…

Honneur bafoué pour l’éternité. Ce blondinet a ruiné ma prestance en deux secondes. Après tout, en y réfléchissant, je ne suis plus à Wa. En quelque sorte, je peux agir à ma guise… Hum… Entre se conduire comme un adulte ou alors comme un enfant, qu’est-ce qu’on peut choisir ?... Avoir treize ans, c’est trop compliqué !

C’est… Une rencontre que je n’aurais jamais imaginé faire un jour. J’avais l’impression de renouer avec quelque chose. La vie ? Je ne sais pas. C’est étrange comme sensation. Voir ce gamin avec cette expression naïve. Ça me rappelle des choses. Je ne peux plus en rire aujourd’hui. Je ne peux que pleurer sur mon sort chaque soir dans ma cabine.

Je m’asseyais, le bonbon toujours dans le creux de mes mains. J’aimerais pouvoir sourire et courir comme autrefois. Mais c’est impossible maintenant. J’ai compris, bien trop tôt, la réalité de la vie. C’est étrange de penser comme ça. Il a suffi d’un seul évènement pour que je vieillisse plus vite dans ma tête. Mes pensées ne sont plus que pur pessimisme, et mon âme d’enfant a été avalée par mon cœur sombre et meurtri.

J’ai relevé mon visage vers le garçon. Ses grands yeux bleus rougis par les larmes, me fixaient avec cet air candide qu’on a à son âge… J’ai murmuré en baissant les yeux :

-Qui es-tu ?

HRP:
 
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Edhan Royard
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Jeu 15 Aoû 2013 - 21:43

Ah ! Je vois qu'elle a envie de ce bonbon ! Je vois même un petit sourire peut-être ? Quand je vous dis qu'un bonbon ça remonte le moral à n'importe qui. Par conte je la vois hésiter. Pourquoi ? Peut-être qu'elle n'aime pas ce genre de bonbons... elle doit préférer les bonbons mous. Mmh... je n'y avais pas pensé. Mais je n'en ai pas sur moi, les bonbons durs sont mes préférés alors je demande à ma maman d'en acheter que des comme ça. La prochaine fois je lui dirai d'en acheter des différents, comme ça il y en aura pour elle aussi. Ah ! Mais j'en ai besoin maintenant... que faire !

Mmh... j'en étais sûr, elle n'en veut pas, c'est qu'elle n'aime pas ces bonbons... Oh je sais ! C'est peut-être le goût, je ne sais pas comment qui que ce soit pourrait ne pas aimer les bonbons à la fraise, mais il y a parfois des gens étranges. Enfin si ? C'est oui ou non ? Elle ne sait pas elle même, ça veut dire qu'elle n'a jamais goûté les bonbons à la fraise ? Et les bonbons durs, elle a déjà goûté ? Ah bah finalement elle n'en veut pas... Mais si elle n'accepte pas mon bonbon, on ne pourra pas faire la paix, c'est nul ! Je la regarde avec mes grands yeux humides, ça marche tout le temps avec maman et papa, alors ça marchera avec elle aussi, hehe.


"Ouais ! Tu verras, ils sont trop bons ces bonbons, hihi."

Arme de destruction massive, mon grand sourire, le genre de sourire qui déboîterait la mâchoire à quiconque essaie de faire de même, d'une oreille à l'autre, avec les yeux pleins d'espoir qui vont avec. C'est pour la récompenser d'avoir surmonter ses peurs et d'avoir pris le bonbon. Bah oui, on m'a dit qu'un sourire est un cadeau aussi... En tout cas, quand on me sourit, je suis content, alors ça doit être pareil pour les autres. Un bonbon et un sourire, maintenant elle n'a plus de raison d'être triste, je suis trop fort !

Je sèche mes larmes sur la manche de mon gilet et oublie presque instantanément ce qu'il s'est passé plus tôt. En fait elle a l'air plutôt gentille, son expression s'est un peu adoucie, elle n'est plus en colère, juste pensive on dirait.


"Tu penses à quoi, dis ?"

Je sais, je suis curieux. Très curieux. Je ne peux pas m'empêcher des questions sur tout et n'importe quoi, sur des choses que mon esprit d'enfant ne peut pas comprendre comme sur des choses qui sont censées être évidentes pour tout le monde, même pour le gamin que je suis, parfois même sur des choses qui n'ont pas besoin de réponse. Mais je n'ai pas de réponse à cette question pourtant simple. On dirait qu'elle ne m'entend même pas, elle m'ignore ?

Finalement elle s'assoie par terre, je fais de même et j'attends. Son bonbon n'a toujours pas trouvé la route jusqu'à sa bouche, encore trop hésitante ? Il faut que je lui montre comment on fait, si j'en mange un ça va lui donner du courage. Je sors un autre bonbon de ma poche... c'est celui de Mel, j'en ai toujours trois avec moi, un pour mes deux amis et un pour moi... Bon c'est pas grave, il me pardonnera, ou j'irai en chercher un autre. Je mets le bonbon dans ma bouche pile au moment où elle me regarde.


"Qui es-tu ?"

Sa question me surprend un peu. Pas parce que c'est soudain. Plutôt parce que j'ai été assez malpoli pour ne pas me présenter ! Quel idiot je suis... Mais elle non plus ne s'est pas présentée, d'ailleurs, j'aimerais l'appeler autrement que par « elle »... Bah, elle attendait sûrement que je le fasse en premier. Toujours avec mon bonbon dans la bouche, j'entame ma présentation.

"Ah, j'ai oublié de me présenter, tu me pardonnes ? Je vais le faire tout de suite !"

Je me lève et commence à prendre un air solennelle.

"Je m'appelle Edhan, j'ai huit ans ! Je suis né à Tsukishima, North Blue. J'aime ma sœur, ma maman, mon papa, Mel, Hana, les bonbons à la fraise, les bonbons à l'orange, les bonbons au citron... euh... Et plein d'autres bonbons encore ! Je n'aime pas que les gens soient tristes... et c'est tout."

J'aurais du dire longue présentation. Je fini avec un sourire rayonnant, j'aurais pu passer dans une pub de dentifrice. Une fois fini, je me rassoie et attends qu'elle se présente elle aussi. Sauf que quelqu'un nous interrompt. Je me retourne vers les nouveaux arrivants que je n'ai presque pas entendu arriver, mes meilleurs amis Mel et Hana.

"Ed' ? Qu'est-ce que tu fais... Eh vous êtes qui ?!"


Dernière édition par Edhan Royard le Dim 8 Sep 2013 - 4:25, édité 1 fois
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Mar 20 Aoû 2013 - 13:38

Mais... Qu'est-ce qu'il avait à toujours vouloir se faire pardonner. Je l'ai fixé un instant avec un air déconfit avant de bafouiller :

-Euuuuh... Je ne sais si je te l'ai dit, mais tu n'as rien fait qui puisse me contrarier...

J'allais rajouter « A part que tu sois là, tout va bien ! », seulement, je ne voulais pas revivre le concert de larmes de ce garçon. Non, mieux valait que je garde ma morosité et mon mal être au placard. J'écoutais avec attention le blondinet qui s'était levé, bombait le torse, prenait une posture... Majestueuse pour lui, plutôt drôle pour moi.

« Je m'appelle Edhan, j'ai huit ans ! Je suis né à Tsukishima, North Blue. J'ai- »

... Et je n'ai rien écouté du reste de ce qu'il a dit ensuite parce que c'était inutile et que ça ne m'intéressait pas le moins du monde ! Longue présentation en tout cas. Il a fait son grand sourire. Futur charmeur ? Aucune idée, en tout cas, les filles se l'arracheront plus tard. Moi, ça ne m'intéresse pas pour l'instant.

Il s'est rassis, et vu la façon dont il me regardait, je compris que c'était à mon tour de me présenter. J'hésitais un peu. Cela signifiait se dévoiler à quelqu'un, cela signifiait s'attacher à quelque chose. Et je n'avais pas envie de m'installer ici. L'air qu'il avait était adorable. Je soupirai tandis que je réfléchissai à la question. Je pouvais le faire. C'était possible. Je pouvais rester ici, oublier mon passé et aller jouer dans les landes avec les autres enfants. Je me levai, inspirai en me tenant droite. Oui, il faut toujours se tenir droit devant quelqu'un, même un enfant.

-Je m'ap...

Je ne pus continuer que, derrière le petit garçon nommé Edhan, deux autres enfants arrivaient en courant. Un vent de panique souffla en moi. Je n'aimais pas quand il y avait trop de personnes. Cela me donnait des impressions de claustrophobie, me rappelant trop le dernier jour au pays de Wa. J'ai jeté un regard désolé au gamin. J'aurais bien voulu le connaître un peu plus, juste pour découvrir pourquoi il réveillait en moi la joie de vivre. Peut-être parce que lui était heureux de vivre. Avant que les deux autres n'arrivent, je m'élançais dans les broussailles pour retourner au port. Je sautais, courrais. L'herbe haute me fouettait le visage mais je savais où j'allais. Pour me repentir des mes fautes, il fallait que je vive pour toujours en exil, sans jamais m'attacher à quoi que ce soit. Peut-être que finalement, mon père avait eu raison. Tout s'emmêlait dans ma tête. Je n'arrivais plus à penser lucidement et mon sort me paraissait maintenant peu important. Et dans ma course, je ne regardais pas où je mettais les pieds. Grave erreur. Une racine cachée au sol, m'attendait sournoisement. Je me suis pris le pied dedans... Pour finir ma chute dans l'herbe et la terre.

Beurk ! La poussière ça a vraiment un goût répugnant ! Je crache, je tousse, je souffle. Que de poisse aujourd'hui ! Je me relève en soupirant et esquisse une grimace. Ouch ! Ma cheville ! En relevant un peu mon kimono, je vois qu'elle est toute rouge et a un peu enflé. J'y jette un regard inquiet. Cet incident allait me retarder plus que ce que je pensais. J'essaie de faire un pas mais la douleur est si fulgurante que je ne peux que m'asseoir. Je repense au petit garçon blond. Il ne doit pas être si loin que ça.

-Euh... Edhan ? Tête blonde ? T'es pas loin ?
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Edhan Royard
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Jeu 22 Aoû 2013 - 3:38

Ah, j'ai oublié qu'on était censés se retrouver à la clairière, comme presque tous les jours d'ailleurs. En fait, c'est surtout que je ne pensais pas avoir passé autant de temps ici, j'imagine que je me suis réfugié dans mon imagination plus longtemps que je ne le pensais. Ils ont du me chercher partout en voyant que je ne venais pas. Mais, je suis déjà en train de jouer – jouer est un bien grand mot – avec cette fille... Que faire, je ne peux pas l'abandonner comme ça, on commence à peine à devenir amis. Ah, mais on peut jouer tous ensemble !

"Ah ! Melwin, Hana, je vous présente... Euh... Ah tu ne t'es pas encore-"

Huh ? Je ne la vois plus. Elle a disparu ? Ah non, elle est là-bas, en train de courir vers les montagnes. Pourquoi ? Peut-être trop timide, j'étais comme ça avant, je m'enfuyais quand on venait me parler... Mais je ne suis plus comme ça maintenant ! Il y a aussi Mel qui est toujours agressif et méfiant avec les gens qu'il ne connaît pas, il a dû lui faire peur, la pauvre...

"Mel, tu lui as fait peur !"

"On nous a pas dit que c'était dangereux d'aller par là... ?"

C'est Hana qui vient de parler. Ah... Elle est toujours aussi belle, toujours aussi... eh mais elle a raison ! Je me relève précipitamment et sans ajouter quoi que ce soit, me lance à sa poursuite. Derrière moi, mes deux camarades m'interpellent mais je n'écoute pas leurs avertissements. Si cette fille est en danger, ce serait de ma faute ! Et comme je suis un homme, un vrai, un grand, un fort, il est de mon devoir de la protéger !

En mode explorateur, je cours en évitant les racines, pierres, feuilles, comme si c'était un jeu. Puis les arbres se font plus nombreux, plus grands, plus gros, il y a de plus en plus de végétation, il fait de plus en plus sombre, le soleil étant caché partiellement par les branches et feuilles de ces arbres. Par là, on s'approche de la chaîne de montagne, là où les habitants de l'île ont rarement mis les pieds. Pourtant le village et le port ne sont pas si loin, si on part un peu plus vers l'Est, on y arrivera très rapidement. En attendant, plus j'avance et moins je suis sûr de moi, je ne vois plus ça comme un jeu mais comme une course contre la montre, je dois la retrouver et m'enfuir vite d'ici, parce que je ne veux pas l'avouer mais cet endroit me fait un peu peur.


-------------

C'est le calme plat, tu n'entends qu’occasionnellement un oiseau chanter, un insecte voler, le froissement de feuilles... Tu te dis que tu n'aurais peut-être pas du courir comme ça, sans vraiment savoir où aller. Mais au moins il n'y a pas l'air d'avoir de quelconque danger dans le coin, c'est ta seule consolation. Du moins c'est ce que tu croyais. Tu entends des pas rapides, quelqu'un, ou peut-être quelque chose qui cours. Un animal ? Ça s'approche de plus en plus, tu commences à prendre peur, mais tu ne peux pas t'enfuir à cause de ta cheville. Et puis...

*BLAM*

"Ouch... Ah, tu es là ! Mmh ? Qu'est-ce qu'il y a ? Oh, tu es tombée comme moi... hehe... hahaha !"

Tu ne comprends pas ce qu'il y a de comique mais son rire est contagieux, du moins il te fait oublier ta douleur et ta peur un moment.

"Allez, viens, les grands il disent que c'est dangereux ici !"

Il ne remarque pas tout de suite tu es blessée mais quand il se rend compte que tu ne le suis pas, il se retourne et remarque enfin ta cheville. Il fait une grimace, comme s'il compatissait à ta douleur, uis avec un sourire rayonnant, il te tend sa main. Tu vas enfin pouvoir te tirer d'ici. Malheureusement tu n'es pas au bout de tes peines, en tout cas c'est ce que tu penses quand tu entends de nouveau quelqu'un approcher. Cette fois c'est sûr, c'est un animal, peut être dangereux...


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Jeu 22 Aoû 2013 - 17:28

Je n'étais pas rassurée avec toute cette végétation autour de moi. Où était donc la ville ? Je ne pouvais pas avoir un sens de l'orientation aussi mauvais ? Si ? Je tremblais à l'idée de m'être perdue. Personne ne me retrouverait jamais et j'allais mourir ici. Quelle joie m'envahissait à cette idée. Les bruits de la forêt n'étaient pas rassurants non plus. Et puis je me demandais aussi si Edhan m'avait vue partir. Et rien qu'à cette pensée, je redoublais d'angoisse et de chagrin. On allait m'oublier et plus tard, on ne retrouverait qu'un petit tas d'os de mon corps.

Je ruminais mon sort les bras croisés quand j'entendis du bruit à côté de moi. Un grand « Bam ! ». Je sentis mon sang quitter tous mes membres tandis que je commençais à tomber vers un pseudo-malaise. La tête blonde du gamin qui sortit des hautes herbes, avec ce petit sourire en coin me redonna du courage, mais je ne voulais surtout pas le laisser transparaître :

-Ah c'est toi ! La prochaine fois, ne fais pas autant de bruit, que je ne te confonde pas avec une bête sauvage !

Quoique... Comment pouvait-on rencontrer un animal dangereux dans cette jolie petite forêt ? J'étais assez sceptique de ce côté et haussai les épaules en abandonnant cette réflexion. Cela ne servait à rien de s'inquiéter. Le gamin allait m'aider à revenir à la ville où je me prendrais un savon des marchands. Ah qu'elle est belle la vie, avec ses petits soucis et ses problèmes...

C'est dangereux d'après lui... Je ne vois pas ce qu'il y a d'inquiétant ici... Bon, d'accord, j'ai eu les jetons, mais c'était simplement passager. Je faisais quand même partie d'une grande famille de samouraïs, je ne connais donc normalement pas la peur ! Il s'éloigne. Mais moi je ne peux pas marcher. J'allais l'interpeller. Il est revenu. A vu. Et a simplement grimacé devant ma blessure. A mon avis, nous n'avons pas fini d'avoir des tas de problèmes ensemble. Une brance grince violement dans mon dos. Je me suis immobilisée, pas franchement rassurée. Un rugissement suit peu après. La peur me paralyse tandis que je jette un regard inquiet à Edhan :

-Je crois que finalement, je n'aurais pas besoin d'aide pour courir... Tu me montres le chemin, je te suis, d'accord ?

Et sur ces paroles, je tente encore une fois de me relever. Je boite un peu. Beaucoup même. Je grimace de douleur avant de me rasseoir dans l'herbe en frottant cette foutue cheville. Pourquoi suis-je une associale, une dépressive dans l'âme et une fille jamais contente ?... Hum... Parce que je suis comme ça, mais finalement, ça n'apporte pas grand-chose de bon. Je sens le souffle chaud de la bête dans mon cou. Ah. Merde. Merde. Et merde.

Sous le froid intense de la terreur qui glace mes veines et mon corps, je commence à avoir la chair de poule. Autant dire tout de suite que je n'en mène pas large devant cette bête féroce qui... Commence à me lécher la nuque ?...

-Hiiii !

Le cri le plus pitoyable de l'année. C'est le mien. Quelle idiotie d'avoir laissé mes sabres sur le navire, bien qu'ils soient trop grands pour que je sache les manier correctement tous les deux en même temps. Et le pleurnichard est toujours là. A regarder la bête qui a un museau très mouillé et très froid d'ailleurs. Je lui conseille avec une petite voix et des larmes qui mouillent mes yeux. Oui, ç y est, moi aussi je pleure !

-Tu ferais mieux de partir et de me laisser là... T'auras le temps de sauver ta peau pendant qu'il me réduira en charpie...

Quand je disais qu'on retrouverait un petit tas d'os, je n'étais pas sérieuse. Voilà à quoi ça amène de penser des choses horribles. Elles finissent par se réaliser. La bête féroce commence à me lécher la joue et puis le cou. Et là, je n'y tiens plus,je susi beaucoup trop chatouilleuse. Mes joues se gonflent alors que je fais un effort pour ne pas exploser de rire, un ricanement ridicule sort d'entre mes dents et... Je finis par éclater de rire... Je n'en peux plus... Sa technique de chasse serait-elle de me tuer par l'hilarité ? Zut... Déshonorant ça aussi. Je suis toujours vivante. Et je me dis qu'il faudrait bien que je vois à quoi ressemble l'animal. Surtout s'il attend sadiquement l'heure de m'égorger et ensuite de dévorer mes entrailles.

Paf, un coup sur le museau de la main, je me relève avec des larmes aux yeux tellement j'ai rit pour me retrouver nez à nez... Avec un chien. Un très gros chien. Un Saint-Bernard je crois. Blanc et brun, avec des oreilles touffues, des yeux tous tristes mais plein d'affections, ainsi qu'undrôle de tonneau attaché autour du cou. Il a la langue pendante et il me...

-Beuuuuuurk ! C'est tout baveux !

Rah... Saleté de chien ! Mais t'as le poil vachement doux...
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Lun 26 Aoû 2013 - 21:47

Mmh ? C'est le chien des voisins là-bas, quelques mètres derrière elle. Qu'est-ce qu'il fait là ? Il grogne, sûrement parce que c'est la première fois qu'il voit/sent ma nouvelle amie, mais il est toujours comme ça avec les gens qu'il ne connaît pas. Il m'avait bien fait peur la première fois d'ailleurs. D'un côté il est vraiment gros alors on dirait presque une bête sauvage, mais en vérité il est gentil comme tout !

Elle veut marcher seule ? Courir même ? A sa place, vu comment sa cheville a enflé, je serai en train de pleurer... mais je suis fragile c'est pour ça... De toute façon, même les grands ils pleurent parfois... si c'est vrai ! Mais l'adolescent devant moi ne pleure pas, alors qu'elle n'est même pas adulte. J'aimerais être aussi courageux... C'est l'aventure qui l'a rendue plus forte ? Et moi si je pars à l'aventure un jour, je deviendrai brave moi aussi ?


"D'accord, suis moi !"

Elle se relève doucement. Ouh, ça doit faire mal... Mais l'étrangère marche quand même. En boitant, mais elle marche, c'est déjà pas mal vu l'état de sa cheville. D'ailleurs à en juger son expression, le fait qu'elle ait pu faire ces quelques pas relève du miracle. Je me rasseye en même temps qu'elle, on risque de ne pas avancer beaucoup comme ça. Finalement j'attends qu'elle ne se relève ou qu'elle demande mon aide. Si elle ne l'a pas déjà fait, c'est qu'elle n'en a pas besoin, si ?

"Hiiii !"

Ah, la léchouille mortelle du Saint-Bernard. Je compatis, je déteste ça aussi. La courageuse fille a du le voir dans mon expression d'ailleurs, car elle se propose de se sacrifier pour me sauver du destin sombre qui m'attend. Bon, réduire en charpie, c'est peut-être excessif, tout ce que je risque c'est d'être couvert de bave, mais l'idée est là. Snif, j'en ai une larme tellement je suis ému, tant de courage, tant d'humanisme, tant d'altruisme, tant de mots dont je ne connais pas le sens... M'enfin bref, m'enfuir ne résoudra rien, je dois faire face à mes peurs, tel l'homme que je suis, nah ! Mes premiers pas vers l'adult-... Comment on dit déjà... adultère ? J'ai pas l'impression que ce soit ça...

Ah voilà qu'elle succombe à la tentation, elle est perdue... C'est triste, mais une fois qu'il vous chatouille comme ça, vous n'avez plus aucune chance. Hah... je me remémore ma première rencontre avec cette bête sauvage, j'ai failli m'étouffer à force de rire. Brrr, j'en ai des frissons rien qu'en y repensant ! Allez, rassemblons tout notre courage, et venons en aide à notre nouvelle amie !

Un tacle sur le chien, l'obligeant à se rouler sur le dos. Sa tentative de me couvrir de bave est infructueuse, grâce à ma réaction rapide et réfléchie. Je n'ai pas le droit à l'erreur, la victoire est la seule option ! Je fais de mon mieux pour le garder au sol et entame la contre-attaque, les gratouilles sur le ventre ! Muahaha, suis-je diabolique ! Sir Royard viendra à bout de cette vile créature ! Hein ? Trop d'imagination ? Même pas vrai... ah de la lave au sol !


"Tu as vu comme je suis fort ? J'ai gagné, hehe ! Je paris que je suis assez fort pour partir à l'aventure moi aussi."

Remarque, elle ne m'a toujours pas parlé d'elle, donc je n'ai aucune idée d'où elle vient, où s'il s'agit réellement d'une aventurière, mais mon esprit de déduction est sans faille. J'entends soudain une voix un peu plus loin. Je reconnais mes deux amis, ils doivent être en train de nous chercher. C'est vrai, on doit retourner en ville maintenant ! Je lâche le chien qui se relève tout content et m'approche de la sans-nom – je connais toujours pas son nom moi d'ailleurs -  avant de lui tendre ma main.

"Allez, je vais t'aider, ta cheville doit te faire très mal !"

Sans lui laisser le choix, je la force à se relever et passe son bras autour de mes épaules pour la soutenir. Arf, elle est lourde ! Uh ? J'ai dis lourde ? Je voulais dire sourde ! Attendez, ça veut plus rien dire... Enfin bref, je suis un guerrier moi, son poids n'est rien ! On avance finalement vers la partie un peu moins... forestière de la forêt ? En compagnie du chien léchouilleur de la mort que j'ai soumis à ma volonté par la force, après avoir sauvé la princesse en détresse !


Dernière édition par Edhan Royard le Dim 8 Sep 2013 - 4:27, édité 1 fois
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Mar 27 Aoû 2013 - 13:07

Sans que j'aie le temps de réagir, le gamin fit un tacle au chien et monta sur lui. Je ne sais pas vraiment à quoi il joue. Je ne comprends pas vraiment pourquoi il a fait ça. Il a commencé à faire des gratouilles. Et il a ensuite levé les bras pour faire le V de « Victooiiire! ». La petite tête blonde s'est ensuite vanté d'être très fort lui aussi. Humf. J'étais peu convaincue, surtout que cette « bête » qui continuait à nous regarder en bavant, n'était pas si dangereuse que ça.
Pas très loin de nous, des bruits percent le silence. Je frémis un peu avant de reconnaître les voix des probables amis d'Edhan. Cependant, je n'avais pas vraiment envie de m'expliquer sur ma fuite. J'aurais pu simplement dire que j'étais un ours et qu'avoir des copains ne m'intéressait pas vraiment. Mais ils étaient trop jeunes pour comprendre. Enfin, c'est ce que je pense. À leur âge, c'est le monde tout rose, tout gentil, tout mignon !

Eh... Mais qu'est-ce qu'il fait ? Le gamin m'oblige à me relever. Combien de fois va-t-il falloir que j'explique que je ne peux pas marcher ? Rien à faire. Surtout que je ne voyais pas comment il allait réussir à me porter ou du moins, de quelle manière il va me faire bouger de cet endroit peu accueillant. Il ne semblait pas voir mon air impassible et mes sourcils froncés. Il passa mon bras au-dessus de ses épaules et il commença à me ti-

    - Aah... AÏEUUUUH !


Quand on tire, on vérifie que le pied endommagé de la blessée ne se coince pas quelque part. Je lui ai jeté un regard plein de reproches avant de soupirer. Je ne pouvais pas lui en vouloir après tout. Ce n'était qu'un petit garçon qui devait avoir moins de dix ans. À ses yeux, je devais être une fille coincée et très bizarre. Bon, il allait peut-être falloir que je fasse un petit effort si je voulais arriver jusqu'au port. Je parie que ces idiots de marchands n'attendent que ça pour me laisser en plan sur une île ! J'allais devoir encore trouver un autre bateau pour m'en aller jusqu'à un lieu paisible, ou non.

J'aurais bien sûr pu rester ici. Je ne suis cependant pas certaine que j'y trouverais le repos que je cherchais. C'est bel et bien l'époque de mon errance. J'étais fatiguée de ce voyage sans fin, sans savoir où je vais, sans savoir quelle est la distance que je dois encore parcourir. Je ne sais pas quel mon destin.

Je marchais péniblement. Je boitais à vrai dire. Ce qui ralentissait considérablement notre vitesse. Un fardeau. C'était bien la définition de ce que j'étais. Peu à peu, la forêt laissait place aux vastes plaines qui entouraient la ville et ses alentours. Au loin, on voyait la mer. Je n'aimais pas vraiment naviguer. J'étais toujours malade quand les rouleaux commençaient à être plus gros et violents. Une fois, j'étais même tombée de l'escalier que je montais, emportée par le mouvement d'une vague plus grosse que d'autres durant une tempête. Et les marins rigolaient, et moi je fronçais mon nez, je relevais la tête avec fierté et mépris. Je trouvais les adultes très stupides par moments. Ce n'était que mon avis. D'autres les admiraient, les appréciaient. Peut-être que le fait que j'ai une culture différente joue un rôle important dans cette incompréhension que je garde des grandes personnes de North Blue.

Je grimaçais à chaque pas. La douleur était toujours plus vive, plus terrible et son feu ravageait ma jambe. Je ne disais rien. On m'avait répété qu'un samouraï ne souffre pas. À présent, je me demandais si c'était véridique. Edhan et moi, allions clopin-clopant. Drôle de duo. Un blondinet et une étrangère qui s'est foulée la cheville. Je reconnus un peu le chemin par lequel j'étais passée pour quitter la ville. Et bientôt ce fut le port. Je desserais ma main de l'épaule du blondinet pour m'asseoir sur une caisse posée tout près. Je frottais en grimaçant ma cheville. Quand les marchands allaient revenir, ce n'était pas une simple rouste que j'allais prendre.


Dernière édition par Honaka Suzuke le Jeu 12 Sep 2013 - 18:15, édité 1 fois
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Dim 8 Sep 2013 - 4:37

La douleur, c'est dans la tête... Et la fatigue aussi. Je penserai à faire de la musculation à l'avenir, pour être fort comme les marins, parce que galérer à traîner une fille, c'est la honte ! D'ailleurs, je devrais peut-être la porter comme une princesse ? Mmh, ça me paraît difficile à faire étant donné que j'ai déjà du mal à la soutenir comme ça... Mais ça fait pas très chevalier, plutôt pauvre servant de la princesse. Bah, je suis un chevalier des temps modernes on dira, et si vous êtes pas content, eh ben... eh ben allez voir ailleurs si j'y suis !

Au port, je l'aide à s'asseoir sur une caisse, et observe sa cheville. Ouh, c'est moche ça... Il faut que je l'aide ! Mais comment... Oh ! Je vais chercher des bandages ! Mais où ? Je prendrais trop de temps à retourne chez moi. Peut-être que si je demande aux villageois, ils m'en prêteront ? Ça se prête des bandages ? Bref, je vais demander à quelqu'un, je trouverai bien une gentille personne pour m'en donner. Que dis-je, tout le monde est gentil ici ! Nouvelle mission, trouver des bandages pour la princesse !



"Qu'est-ce que tu fais là gamine ? On s'était mis d'accord pour que tu restes sur le bateau, il me semble. Et qu'est-ce que tu as à la cheville ? Tss... je te quitte une minute des yeux et voilà ce qui arrive ! Je t'avais dit que-

"Eh ! Arrêtez de crier sur elle ! Elle n'a rien fait de mal d'abord ! Enfin je crois... En tout cas, c'est pas gentil ce que vous faites !"

Non mais oh ! On n'embête pas la princesse comme ça ! S'il continue je vais le taper ! Ou... en tout cas je continuerai de le crier dessus... Et ça le rendra tellement triste qu'il ira pleurer, hehe ! Je peux être méchant parfois moi aussi!

"Mh ? T'es qui gamin ? Va-t-en, j'ai déjà assez à faire avec une courte-sur-pattes. Rentre chez tes parents avant que je ne me fâche.

Mais... Mais... Il est méchaaaaant-euuuh ! Ah je sens mes larmes remonter ! Non, je ne peux pas pleurer encore une fois devant elle... *snif* Pas encore une fois... *snif* Mais il est méchant avec moooiiiii!

"Bouhouu *snif* vous êtes méchant ! UAAAH !"

Les étrangers sont tous méchants comme ça ? C'est nul ! J'ai peur de partir maintenant... Ah mais c'est pas bien ce que je dis, la fille elle est gentille en vérité ! D'ailleurs je ne connais toujours pas son nom... J'avais complètement oublié tiens!

"Ah, hey ! Arrête de pleurer ! Non, shh, tais-toi !
Haha ce n'est rien madame, il a juste perdu son jouet.
D'accord je ne crie plus, alors arrête ça, tu vas m'attirer des ennuis!"
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Jeu 12 Sep 2013 - 20:30

Une main se pose sur mon épaule. Un temps. Je lève les yeux vers le marchand. Sûr, il n'est pas content. Mais alors pas du tout. Eh oui. J'apporte encore des ennuis. Des problèmes qu'il auraient préféré éviter au lieu de s'en occuper. Ça leur tombait dessus, quand leur situation était tranquille et que l'argent commençait tout juste à gonfler leurs caisses. J'étais une « épine », quelque chose qui empêchait tout bon fonctionnement de la machine. Je n'ai rien dit, j'attendais patiemment qu'il se mette à pleuvoir. Pas des gouttes. Je parle des reproches. Ces mêmes choses qui ne vont pas chez moi. A qui n'a-t-on jamais parlé de ses défauts ?

Il a commencé son blabla habituel. Tout ça me passait au-dessus de la tête. Pourquoi écouter quand on connait le refrain ? Pourquoi faire ce que l'on nous dit de réaliser avec précision ? Je n'en ai pas envie. Qui serait heureux à l'idée d'avoir une journée à remplir en ne faisant rien de ce qui nous plaît en temps normal ? Pas moi. Personne d'ailleurs, serait véritablement satisfait d'une vie comme celle-là. Je reste dans mon mutisme, poussant un soupir et levant les yeux aux ciel. Mais je ne le contredis pas. Parce que je n'ai pas envie de traîner encore une fois sur le quai dans le but de trouver un autre équipage, peut-être sans scrupules. Je ne parle pas. C'est dans mes habitudes. C'est dans mon caractère, telle que je suis aujourd'hui. Peu importe ce que les autres pensent de moi. Et puis, si je me comportais mieux, franchement, qui viendrait me défendre ?

Hé !

Oh !

Pourquoi ?

Les hommes sont-ils tous aussi égoïstes ?


Cette voix fluette qui a coupé celle plus bourrue du marchand. Je sens mes yeux s'agrandirent sous la surprise, mon sang ne faire qu'un tour, et mon corps qui s'immobilise tout entier. C'est un coup précis et brutal. Ce n'est plus ma cheville, c'est ma solitude qui craquelle, c'est mon bouclier, mon cocon de soie, qui s'enflamme d'un coup. Le vent a apporté l'étincelle. D'où vient la brise ? Rien ne bouge, pas même les feuilles. D'où vient alors, cette sensation étrange qui me paralyse ? Non. Qu'est-ce que je ressens d'autre à part la stupéfaction qui dénoue l'indifférence que je montrais comme seul masque ?

Et pourtant, lui, un gamin que tout le monde ignore dans la rue, un blondinet qu'on peut croiser n'importe où, il a répliqué à ma place. Il a poussé le cri que ma chair entière murmure depuis longtemps. Les répliques fusent sous mes yeux. Tout s'enchaîne. Tout est si irréel à mes yeux. Qui avait pris mon parti au pays de Wa ? Personne. Les voix s'étaient tues et je n'avais pu que m'enfuir, traînant ma pauvre âme esseulée. Une s'élevait à présent. Je n'osais y croire. Et...

Les pleurs résonnent aussi. Il était bien gentil Edhan, mais on ne pleurait pas dans un moment pareil pour conserver sa fierté et ne pas attirer l'attention. L'autre marchand ne savait pas comment le calmer. Je n'en avais aucune idée non plus. Mais qui ne tente rien, n'a rien comme on dit.

J'ai poussé un soupir avant de me lever pour boîter jusqu'à la pauvre nouille dégoulinante de larmes. Je l'ai pris par le bras pour l'entraîner un peu plus loin. J'ai essayé de prendre un air sérieux, en fronçant les sourcils comme les adultes quand ils ne sont pas contents :

    -C'est gentil à toi d'avoir essayé de me défendre. Oui, vraiment, j'ai apprécié ce geste. Mais à l'avenir, ne te mêle pas des affaires de quelqu'un d'autre. Ça n'apporte que des ennuis.


Un temps. Court et long à la fois. Simple goutte qui tombe à chaque fois que l'on s'arrête de combler le silence.

    -Je vais repartir. Je ne sais pas où je vais atterrir. Je ne sais pas si je reviendrais ici. J'ai simplement été très heureuse de te rencontrer.


C'était vrai. Enfin, ça, je ne l'aurais jamais déclaré à voix haute devant les marins. Il fallait que je garde ma contenance de jeune fille blasée, fatiguée par la vie et au regard mélancolique. J'avais plein de remerciements à lui faire. Je n'aurais certainement pas le temps. J'étais plus calme d'un coup. Plus posée. Il m'avait apaisée en quelque sorte. Qu'est-ce ça changeait ? On se sent différent... Après, savoir ce que cela modifiera dans des relations...

J'ai jeté un coup d'œil rapide au navire. Ils avaient clôturés leurs affaires et semblaient préparer le départ. J'ai fixé les yeux vairons du gamin et j'ai fait quelque chose dont je ne me serais jamais crue capable.

J'ai souri.

Cela ne dura qu'une seconde ou deux. J'ai commencé à m'éloigner clopin-clopant, faisant un signe d'au revoir de la tête. Mes pas résonnaient sur le sol pavé et je me suis engagée sur la planche en bois. Je me suis rappelée qu'il m'avait demandé mon nom. Trop tard pour revenir en arrière. J'ai malgré tout inspiré de toutes mes forces et hurlé :

    -Honaka Suzuke !


Quelques pas de plus et j'étais sur le pont. Bientôt le bateau allait repartir. Et j'allais arriver sur une terre nouvelle, que je n'avais jamais foulée du pied.
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