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Ressemblances Invisibles

Precedently

J'ai enfin trouvé la sortie de cette maudite forêt. Maintenant, je dois retrouver mes compagnons de voyages qui pourront m'aider à panser les blessures acquises lors de mon affrontement avec Adrienne Ramba. 

Ils doivent avoir finis de ravitailler le bateau.... Hop ! Direction le port. 

C'est où déjà ? A l'est ? Arf, pourquoi je me casse la tête ? Je trouverai bien quelqu'un pour m'indiquer le chemin... 

Puis, j'aperçois au loin, leur silhouette. Et comme d'habitude, ils font les idiots, sans doute parce qu'ils sont bien heureux de m'avoir retrouver. Et tout à coup, ils tombent tous les deux à terre...

- Ils ont pas arrêté de crier : ''Mizu où est tu ?''
- Ils ont pas arrêté.
- Vrai de vrai.

D'où viennent ces voix cachées dans l'ombre ? 

- Incroyable mais vrai... C'est le jackpot, l'équipage de Mizukawa est ici.
- Le jackpot ! 
- Vrai de vrai.

Un trio aussi sauvages que des hyènes enragées font leur apparition ricanant de leur exploit. Contents d'avoir tués...

Forest ! Booba ! 

Merde ! 
- Le prochain, c'est toi ! Mizukawa Sutero...

Vous avez commit une grave erreur... Jamais, je ne pourrai vous pardonner...

Une aura rouge s'empare de mon corps signe d'une colère noire. Et au fond de moi, j'espère sincèrement que mes deux compères n'ont pas trouvé la mort. 

Trois adversaires qui se rapprochent... Aucun moyen de fuir. Le combat est inévitable, alors j'embrase ma jambe droite et me propulse vers le plus proche pour lui faire mordre la poussière...


Breath Of Fire Dragon !

-Bouclier d'or de la justice !

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Il ne bouge pas d'un poil. Comme s'il venait d'absorber la force de mon attaque. Ensuite, le garçon riposte immédiatement.... Miroir de Van Horstmann !  Un coup qui m'envoie valser au loin, vers sa camarade.

Mon instinct me crie dessus... REND TOI INVISIBLE BORDEL.

Mais, je n'ai pas le temps de l'écouter. La puissance du gars au bouclier m'a rendu sourd. Ces bêtes se ruent sur moi avec vélocité et mon sang commence à couler. Y'a pas de doutes, le trio s'en donne à cœur joie. 

Travail de groupe et efficacité sont les mots d'ordres.

- T'es pas si impressionnant que ça Mizukawa...

- Car je ne suis rien...

Et comme la poussière qui s'élève sur cette terre plate et déserte. Je m'envole en faisant quelques pas dans les airs. Le temps de retrouver l’ouïe et d'écouter mon instinct, de me rendre invisible. Observant avec soin ces animaux renifler mon odeur, léchant les gouttes de sang qui perlent du ciel...


Dernière édition par Mizukawa Sutero le Sam 14 Sep 2013 - 5:23, édité 4 fois
    Le Haki. Cette force qui fait de ceux la possédant des monstres de puissance. L'élite des êtres pensants. Je me souviens de cela maintenant. Soeur Elza m'en a parlé au couvent, il y a déjà quelques années, lors d'une discussion sur les techniques de combat qu'elle a pu rencontrer au cours de ses missions. Trois haki. Un pour le combat. Un pour deviner les actions des autres. Un pouvant faire évanouir les gens. Le Royal qu'il s'appelle. Ainsi donc, Mizukawa a le Haki royal. Franz m'a confirmé qu'il était le plus rare de tous. Ce qui fait de Mizukawa un être très spécial. Les gens possédant ce pouvoir sont-ils amenés à réaliser de grandes choses ? Franz n'a pas su répondre, mais il a su m'indiquer que les grands noms de notre Histoire ont souvent eu le Haki Royal. Quoi qu'il en soit, c'est une claque que je me suis prise. Moi qui pensais être à la hauteur pour le capturer, moi qui estimais être puissante à cause de mes rares défaites. Je me suis trompée. Lourdement. Même avec la maîtrise d'un fruit du démon, je suis bien loin d'être à la hauteur. C'est frustrant. Je me sens comme revenu à cette époque où je n'arrivais pas à toucher sœur Elza, celle qui m'a instruite dans l'art du combat de la Juste Violence. Faible et pathétique. Oui. Frustrant est le mot juste.

    C'est avec ses pensées que je marche d'un pas rapide. Les blessures de mon affrontement avec le pirate ont été pansées. Il est parti. Je n'ai plus à m'en occuper. Mon objectif prioritaire devient à nouveau le fait de prévenir Ishii que des chasseurs de primes sont sur l'ile. J'estime à une vingtaine de minutes la distance qui me sépare de là où les Étrangers ont débarqué. C'est que je suis allée loin pour maîtriser mon Zoan. Je le regretterais presque de peur qu'ils leur soient arrivés quelque chose. Si je suis impuissante, les Étrangers le seront aussi. On ne s'est jamais affronté, mais Ishii ne doit pas être beaucoup au-dessus de moi. Pareil pour les autres. Je suis plus inquiète même si je ne veux pas le montrer à Franz qui passe d'arbres en arbres, aussi discrets que possible. Mais c'est difficile d'être aussi près tout en essayant de paraître discret à mes oreilles alors qu'elles ont été habituées, toutes jeunes, à détecter le pas des petits animaux de la forêt au sein même de ladite forêt. Il est plus prêt, car c'est plus dangereux. Je souris. Depuis mon combat, Franz est plus proche. Il me parle. C'est surprenant après les semaines à s'être côtoyé de loin.

    Difficile de paraître discret quand on fait du bruit.

    Je m'arrête. Franz aussi. Il a entendu. Des bruits de luttes. On se regarde et d'un commun accord rapide, on décide de s'approcher. Courbée, je cours aussi silencieusement que possible vers les bruits des combats qui se font de plus en plus fort. Entrant dans un fourré avec Franz à ma suite, j'arrive à un point d'observation sûr. Ma surprise est double. Mizukawa ! Encore lui ! Il a encore trouvé le moyen de se battre, un vrai combattant ce type. Mais je suis aussi surprise par ces opposants. Cette armure. Cette combattante agile. Je les ai déjà affrontés. Cela fait combien de temps … un an ? Deux ? Lors de l'attaque du QG de South Blue avec Jimmy l'Embrouille à la tête de la flotte pirate... J'étais avec Sarah Crow et les Walkyries. Sarah et moi, on les avait affrontés. Les Black Templars. Juste le mec en or et la gamine. Pas l'autre femme qui paraît encore plus puissante que ces deux associés. À leurs vues, d'anciennes blessures, aujourd'hui guéries, se réveillent. C'est peut-être que dans ma tête, mais je les sens.

    Que font-ils ici ?

    Ce sont des chasseurs de primes. Ils traquent, évidemment. Ce doit être les leaders du groupe de chasseurs de primes de l'ile. Le vieux que j'ai rencontré avant Mizukawa devait être l'un de leurs larbins. C'est une bonne chose de les avoir trouvés, je pense qu'ils n'ont pas encore dû rencontrer les Étrangers. Le combat a l'air mal parti pour Mizukawa, mais il commence à se rendre invisible. Ça devrait aller mieux pour lui. Il a l'air bien décider à s'en occuper.

    Que vas-tu faire ?

    C'est Franz. Je le questionne du regard, mais je comprends rapidement ce qu'il veut dire. Si je m'en vais et que les Black Templars en réchappent, ils pourront être n'importe ou sans que je le sache. Et capturer mes amis. C'est un risque difficile à prendre. Il vaudrait mieux les mettre hors d'état de nuire. Je connais les techniques de combat de deux membres du trio. Je connais leur point faible. Je suis plus forte aussi qu'à l'époque. Ça s'était fini sur une égalité. Je peux jouer ma carte. Je m'avance, mais cette fois, c'est différent. Il y a le facteur Mizukawa en jeu. L'ennemi de mon ennemi est mon ami ? Je ne sais pas. Peut-être. Mizukawa m'a laissée en vie. Il se pourrait qu'il accueille positivement mon entrée dans l'affrontement. Je le pense. Et avec moi et lui, on devrait être de taille à les affronter. Les chasseurs de primes seraient à terre. Mon objectif serait rempli.

    Et si Mizukawa en sortait blessé et hors d'état de combattre ? Je pourrais le capturer aussi. D'une pierre deux coups. C'est fourbe. Je sais. Mais il ne faut pas s'embarrasser des détails pour réussir ces objectifs. Franz a compris mon raisonnement et il s'éclipse. Moi, j'observe. SI je dois intervenir, ça doit être au bon moment. Si je peux en mettre un hors d'état de nuire en profitant de l'effet de surprise, ça serait génial.

    L'important est de se savoir quand intervenir, maintenant.
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    Mes ennemis ne verront pas mes larmes.

    Ils n'entendront ni mon rire, ni mes pleurs. Car, mon cœur est devenu sec et il souhaite se venger. Alors il frappe à la porte de mon corps, mais ce dernier reste suspendu dans les airs. Ensuite, il vient toquer là où abrite mes pensées, mes souvenirs et mes rêves. Il cogne brutalement et y entre...

    ''Je suis ton coeur, je veux que le sang coule !''
    ''Je suis le petit prince et je n'accepte pas que tu souilles mon paillasson avec tes idées noires''
    ''Mais je suis ton maître et ton guide. Tu dois m'obéir !''
    ''La liberté n'a ni maître, ni guide.''


    Mon cœur a toujours lâché bride à un instinct trop meurtrier. Un enragé de la pire espèce qui confond justice avec vengeance. Mais maintenant, il se retrouve à la porte. Ce n'est plus lui qui dicte ma conduite. Au fond, rien a vraiment changé, mais tout est différent...

    Look.

    Je me propulse furtivement sur la jeune femme armée de lames. Et avec souplesse, je décoche un coup de pied sur sa jolie gueule d'ange. Je l'envoie valser au loin avec une douceur sans fin... 

    Mizu est doux. Mizu est frais. Et leur tactique pas très pratique... 

     Ressemblances Invisibles Juliar

    L'instant d'après, c'est le chevalier qui retente son coup. Mais, je t'ai calculé mon petit. J'ai déjà fais un pas en l'air tout en me retournant... Où suis-je ? Derrière-toi... Je vais t'éclater avant que l'autre ne revienne. Quand tout à coup, j'entends des tirs, puis je flanche. Un genoux à terre... Je viens de recevoir une balle.

    Mon pouvoir s'éclipse l'espace d'un instant à cause du choc... Me voilà vulnérable. Et sans la capacité de voler et de me rendre invisible... Je suis foutu.

    Je ne désespère pas pour autant. 

    J'essaye de trouver une solution, mais rien y fait. Le gus au bouclier d'or va m'achever dans la minute. Puis, mes yeux s'écarquillent de surprise quand j'aperçois Adrienne Ramba foncer vers le lieu du combat.

    Shit Happens.

    Une attaque frontale rapide et bien brutale vient fouetter mon ennemi... 

    ... Et moi ? 

    Oh ! Oh ! La gosse revient...

    Par La barbe de Wakam le rouge !

    L'autre meuf blonde arrive avec une matraque...

    Et le gamin se relève...
    Haki ? 
    Arf.


    Dernière édition par Mizukawa Sutero le Mar 10 Sep 2013 - 18:26, édité 1 fois
      Je continue d'observer tandis que le combat continue sous mes yeux. J'observe le mec à l'armure brillante ; elle a été refaite. J'l'ai pas mal abîmé la première fois. J'estime que c'est le plus faible du lot et celui que je pourrais éliminer le plus facilement. J'ai déjà percé son armure, je peux le refaire. Une fois à terre, ça sera un deux contre deux. Beaucoup plus gérable. Et c'est pour cela qu'il faut que mon intervention soit aussi brutale que rapide. Terrasser la brute du trio en un coup. Deux si besoin. Pas trois. Ne pas leur laisser le temps de se réorganiser. Ma crainte, c'est la gamine. Elle a été plutôt impressionnante, au QG. Là, j'peux voir qu'elle n'a rien perdu. Toujours aussi rapide, agile ; bref, meurtrière. La troisième semble être plus en force, un domaine que je maîtrise mieux. J'ai davantage peur des couteaux de la gamine que de la matraque de la grande. Je continue d'analyser. Je me rappelle aussi les techniques qu'ils ont utilisés. Tout ce que je sais d'eux peut me servir. Et je compte bien tout utiliser. Une fois encore, je joue ma vie. Et j'y tiens.

      Il est temps.
      Oui.
      Bonne chance.
      Pas besoin. Il est avec moi.

      Il me semble voir un rictus amusé déformer les traits impassibles de Franz. Et l'instant d'après, il disparaît. Je ne me préoccupe plus de savoir où il a disparu. Je me préoccupe de mon entrée. Pas théâtral, juste létal. J'entre dans la scène, mais on me regarde pas. Devant, Mizukawa, acculé par la boite de conserve et la grande. Sur la droite, la gamine qui se relève du coup qui la fait valser. Elle n'a d'yeux que pour le pirate. Pas pour moi. Ma cible me tourne le dos. Les foulées s'allongent. Le coup est armé. Du coin de l'oeil, la gamine me voit. Son visage surpris est rapidement déformé par la rage. Elle se souvient de moi. Oh oui. Et voyons voir si son ami se souvient aussi de moi.

      Hé ! Toi !

      Bien fort. Les deux se retournent même si la grande continue son attaque. L'autre, lui, est tout aussi surpris en me voyant. Il se tourne sur lui même, me voyant approcher avec une ferme intention de lui vouloir du mal. Sa masse imposante ; ou son armure ; rend son mouvement lent et difficile à exécuter.

      J'ai déjà percé ton armure une fois...


      Et je frappe. Dans les cottes, voire sous les cottes. Je sens mon arme rencontrer ses entrailles, juste un instant. Je retire mon arme rapidement de peur qu'elle reste bloquée dans l'armure. Mon adversaire accuse rudement le coup et crache un jet de sang dans ma direction. Ça fait mal. Le souvenir comme le physique. Ça me semble bon.

      Attends un peu !

      Il balaye son bras vers ma jambe. Il frappe, je tiens. Hein ? Il sourit. Et je me rappelle de l'année dernière, ce qu'il pouvait faire avec. D'un coup, il relâche la force de l'impact dial dissimulé au centre de son bouclier. J'sais pas encore ce que c'est, évidemment. C'est magique. Ça fait mal, ça suffit. Le coup me balaye carrément sur place j'atterris lourdement sur le sol et j'ai même pas le temps de me relever que la gamine se jette sur moi, s'étant approché à la vitesse de l'éclair. Ses dagues cherchent mon corps, mais je frappe des coudes pour la maintenir éloigner de mes organes vitaux. Une dague vient me transpercer la cuisse et je lâche un cri.

      Je t'avais promis que je te saignerais... Ce jour est arrivé.

      À moitié à terre, la gamine m'empêche de vraiment bouger. En face, le mec en or se relève difficilement et tend les mains dans ma direction. Je blêmis. J'ai déjà vu cette attaque. J'ai pu y résister parce que j'avais de la chance en bouteille, mais aussi que je pouvais bouger. Je n'ai ni l'un ni l'autre. Pas de solution, plus que la forme hybride a utilisé pour encaisser le coup. S'agirait pas que Mizukawa refasse une crise de haki avec ça.
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      Haki le tour ?

      Bibi, bien sûr. Alors je me rends invisible et je me lance vers la petite dame à la matraque. Je reste vigilant et j'attends le bon moment. L'instant où je vais faire valser la demoiselle à l'endroit où se tient Adrienne et les deux autres. J'esquisse d'un coup de pied pour l'envoyer en tant que colis recommandé, mais ma blessure à la jambe m'empêche de jouer le facteur.

      Soudain, elle trébuche sur mon corps. Nous sommes à terre et je serre fermement sur son cou avec mon avant-bras. Elle essaie éperdument de saisir son arme mais, la pression est de plus en plus forte et je relâche au moment où j'entends un bruit assourdissant provenant de l'armure du gosse. Et du coin de l'oeil, j'observe Ramba en semi-bousier... Un frisson me parcours l'échine. Un moment d'inattention qui aurait pu me coûter cher si mon ennemie s'était relevée. Toujours au sol, je la domine entièrement et je l'affaiblis du mieux que je peux. Tous les moyens sont envisageable. Coup de coude, moignons, tête, genoux, morsure... Mais la petite fête ne dure qu'un laps de temps.

      C'est Dommage, j'allais sortir le champagne. Soudain, la petite fille s'agrippe à mon dos... Bordel... Je ne vais pas lui laisser le champ libre bien longtemps. Et comme un bouchon de liège qui saute, je m'envole avec la gamine. Au début, je titube dans les airs, puis j'arrive à me stabiliser. Elle panique à l'idée d'être si haute. Et ses coups de poignards sont comme des chatouillements qui me font rire.

      Je souris à l'idée qui a germé dans mon esprit torturé.

      Regarde bien tes collègues, c'est peut-être la dernière fois que tu en as l'occasion. A part, si t'as de la chance, Là t'auras juste quelques os brisés. Enfin, dis-toi que c'est le karma. Je me mets à tourner comme une toupie et elle me lâche et tombe de très haut...

      Plus que deux...
        Passage en mode semi-bousier. Je sens mon corps prendre un peu de corpulence et l'assassine le sens aussi. C'est subtil, mais ça suffit pour qu'elle ne puisse plus me porter ses dagues jusque dans mes organes internes. Désolé ma petite, j'ai gagné des petites surprises durant mes voyages. Elle semble abandonner en retombant au sol, mais c'est pour mieux me taillader les chevilles. Malgré la résistance de ma peau renforcée, je douille sévère et la douleur soudaine me force à plier les genoux à terre. D'un bon, elle s'éloigne en criant à l'adresse de son camarade.

        Klife ! C'est le moment !

        L'intéressé sourit tandis que de ces mains tendues, l'air semble vibrer et rayonner. Il va tirer.

        Tu ne l'éviteras pas, cette fois.
        FUSRODAH !


        De ces mains jointes, une violente décharge part, un éclair doré traversant l'espace entre lui et moi. Il y a là toute l'énergie des Reject Dial de son armure. Enfin, je suis pas censée savoir que ça existe, ne l'oubliez pas. Il n'a pas tort. Je ne peux pas l'éviter. Alors, il faut encaisser. Je me suis entrainée depuis le jour où l'on s'est croisé la première fois. Je suis plus forte. Je n'esquive pas ; le rayon est sur moi. Le choc est rude. Brutal. Phénoménal. Je crie un instant sous la force de ce rayon d'énergie brute et tout mon corps vibre à l'unisson, opposant la plus grande de sa résistance à ce coup. Je finis par lâcher prise et je vole sur quelques mètres tandis que l'énergie se dissipe après avoir fait son œuvre, désintégrant une couche du sol et la transformant en un nuage de poussière opaque. Je n'ai pas été assez fort pour résister.

        Mais j'ai été assez forte pour y survivre. Je crache un filet de sang tandis que je me mets à quatre pattes. J'ai encaissé le gros et mon pouvoir m'a maintenue en vie. Je ne suis pas à terre, mais j'ai pris un sérieux coup. J'essaie de voir mon adversaire, sans succès. Heureusement, j'ai une arme contre ça.

        Suskin.

        Mon odorat traverse le nuage de poussière qui peine à retomber. Et je le sens. Clinquant et souffrant. Mon adversaire s'est approché pour mieux constater ma défaite. Il sait que je l'ai pris en pleine face. Il est confiant en la puissance de son attaque. Il pense que je ne suis pas plus forte que lors de notre première rencontre. Il n'a pas tort, sauf pour la dernière. Il est là, à quelque pas, attendant que la poussière se dissipe pour mieux me contempler. Mais non. Tu ne me verras pas faible. Déjà, je me relève. Il ne le sait pas. Mais moi, je vois. Au travers de mon odorat. Il est temps de contre-attaquer.

        Tira.

        Te souviens-tu ? J'ai fait la même chose. L'autre fois, j'ai évité le coup et j'ai profité de la poussière pour attaquer. Les choses changent rarement. Tu es certain de m'avoir vaincue. Ta surprise sera grande. Trois coups circulaires de hache me fournissent une masse de poussière suffisamment compacte pour me rendre invisible. Et puis je fonce. Et je sors ainsi du nuage de poussière sous la forme d'une boule de poussière nébuleuse cachant en son sein une force de frappe terrible. La poussière se dissipe et je le vois. Il est prêt. Il m'attendait.

        Tu pensais m'avoir avec la même technique ??!

        Son poing renforcé est armé. Il va frapper. Mais moi aussi. Ce n'est pas à la hache que j'attaque. C'est au poing. Gauche pour lui. Gauche pour moi. Il a l'avantage de la vitesse. Ses phalanges viennent imprimer la force de son poing sur mon visage. J'accuse le coup, mais j'encaisse. Et j'ai déjà armé mon propre poing. Mais il a tout prévu et son armure vient se mettre en opposition. Il sourit. Sûr de sa défaite.

        Toi. Pas faible.
        Évidemment. Même lui le sait.

        Démon et humain, toute l'énergie de mon corps passe dans mon poing pour rencontrer le bouclier. C'est comme si le métal bloque le poing un instant. Un seul instant. Puis une fissure apparaît. Puis d'autres. Et enfin, le bouclier éclate en morceau, laissant une voie royale vers le visage incrédule du chevalier d'or. Mes phalanges s'impriment avec plus de netteté sur sa joue alors que sa peau fait des vaguelettes sous l'impact. Le temps s'est ralenti ? Non. L'homme finit par décoller et chute lourdement au sol, le bouclier droit en miette et sa détermination réduite à néant.

        Déjà, je passe à autre chose et je contemple l’œuvre de Mizukawa. Hélas pour lui, la troisième des Black Templars saute dans les airs pour amortir la chute de sa comparse. Atterrissant près de leur collègue, elle vérifie rapidement son état.

        Klife ! Klife ? Tu m'entends.

        Il semble à moitié inconscient. Sa main se lève un instant. Il semble murmurer des propos que je ne peux entendre. De l'autre côté, Mizukawa revient au sol. L'assassine l'agresse instantanément comme si l'échec précédent ne lui plaisait guère. Trois dagues viennent préparer sa venue, visant les points vitaux du pirate. En quelques bonds, la leader des Black Templars vient se placer de l'autre côté du pirate pour l'acculer. Elles se désintéressent de moi ? Soit. Je ne me désintéresse pas d'eux. Je fonce avec la ferme intention d'en finir en un coup avec l'assassine. Alors que je ne suis qu'à un pas. Elle esquive habilement comme si elle avait des yeux dans le dos. Mon poing continue sa route. Et sur cette route, le choc avec le visage de Mizukawa semble inéluctable.
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        A ce moment du combat, chaque détail m'est perceptible. La poussière qui s'élève quand je retombe au sol, la douleur électrique qui remonte le long de ma jambe gauche, les gouttes de sueurs qui perlent sur mon front et même l'odeur de cet affront inévitable qui remue le moindre de mes sens.

        Et tout se passe si vite...

        Puis je revis la scène au ralenti. Chacun de mes gestes est comme une performance de danse classique, Je me revois essayant ; de barrer en vain le coup de poing qui m'arrive droit à la gueule ou de penser à une solution pour m'extirper de cette ''embuscade''... Tout cela en vain. En dépit de mouvements fluides, je suis embarqué malgré-moi dans une ambiance digne des plus grands ballets de Tarantino. Une atmosphère ombrageuse remplit le vide laissé par des dialogues creux.

        Tout semble terne...

        Ni paillettes roses, ni lumières tamisées.

        Le poing se cale avec une délicate brutalité. Sensation incohérente comme la situation actuelle où je me retrouve à galérer en deux contre deux. Et le pain que je me mange n'est ni noir, ni blanc. Un acte inattendu et les didascalies se renversent et nous ne savons plus quel rôle jouer. Point à la ligne.

        Soudain tout s'accélère !

        Bordel, je suis un décor immuable, un pnj sans valeur ? Où est passé mon courage ? D'ici peu, je vais aller bouffer l'amas de nuages noirs au dessus de nos têtes. Que faire ? Dois-je écouter mon cœur, la rage et enfin écrire un texte anthropophage à cette pièce de théâtre ?

        Je craque. JE CRACK !

        J’imagine les sourires vicieux posés sur les lèvres de mes adversaires. Ça me met hors de moi, Putain ! Je crache du sang et je racle la gorge avec le peu de salive qui me reste. Je n'entends pas le cri de ces bêtes, je n'écoute plus que mon instinct animal. Mais il me dit pas que la chef va m'attraper. Il me révèle pas ses intentions de m'envoyer valser au loin avec une frappe Adriennesque. Et il garde le silence quand une lame frôle ma jambe meurtrie lors de l'impact au sol.

        - AaaaaaaadriiiiiiIIIIIII ! T'es avec moi ou CONTRE MOI ?!

        Accrochez-vous. Car, je ne me calmerai pas. J'en ai trop gros sur la patate et je vais donner des coups d'savate. C'est l'hypocrisie totale, peu d'espoir que ça dérange. APATHIE générale, peu d'espoir que les gens changent...

        J'ai cru gérer, mais je suis Le Mal digéré. Et je vais vous vomir à la face !

        Et tandis que je m'enveloppe d'une aura rouge, la petite princesse se retrouve en face de moi. Elle y croit dur comme lame ! Elle veut profiter de la colère qui m'aveugle pour me poignarder... Gleuurp...

        ... Enfant de CATIN ! Sale môme ! JE SUIS MIZUKAWA ! ...

        L'orage éclate ! Le son transperce une bulle imaginaire et les couleurs reviennent subitement. Le temps d'apercevoir la stupéfaction de la grande qui venait prêter main forte à la chtite. Et dans mon esprit, je vois un petit prince sourire et jouer avec sa cape d'invisibilité. 

        La morveuse tombe. Le public est surpris. Est-ce le moment d'applaudir ?  

        Les rideaux se referment...

        On n'échappe pas à son destin !
        Ni au haki de Mizu.
          Mon poing dans sa gueule, je l'ai pas ralenti, hein. Je l'ai dit au début ; mettre à terre les Black Templars, c'est l'objectif. Mais si je peux mettre à terre Mizukawa, c'est tout bonus. J'ai eu une seconde pour m'arrêter et j'en ai profité pour donner un petit coup de boost. Il l'a senti. Il a pris cher. Je suis pas mécontente de mon coup. Ça a presque sonné comme une trahison, mais on a jamais signé de pacte. Et quand je le vois se relever, passablement énervée ; à raison, mais pas forcément très handicapée parce que je viens de lui mettre, je change mon fusil d'épaules. C'était juste pour ce que tu m'as mis toute à l'heure. On dira ça comme ça. Le pirate est solide et je le suis beaucoup moins. Il reste encore deux chasseurs de primes et je suis pas sûre de tenir la distance. Mizukawa sé'énerve. C'est pas bon. Pour moi ? Pour eux ? Pour tous. Aussi pour lui. C'est pas bon de s'énerver. Avec toi ? Contre toi ? Ni l'un ni l'autre. Un peu des deux. Mais balle au centre. Pas le choix du coup, c'est la troisième voie qui s'offre à moi, ça sera sans toi. Association, Destruction, Neutralité. On a ça dans les gênes, pas de raisons de se voiler la face. Le coup de te poignarder dans le dos, je le mets au placard. Le coup de te filer un coup de main, on oublie un peu. On finit nos affaires et on se dit byebye. Après tout ça, j'aurais besoin d'un somme.

          Mais il est sacrément énervé, le gus. Et j'sens que la vague arrive. Comment l'oublier ? Il m'a mi assez cher la première fois et je ressens encore cette force puissante, quasi mystique dans mes os et mes muscles. Il va balancer son arme secrète. Ce pouvoir qu'on appelle Haki. Les deux autres ne savent pas. Ce n'est pas une comédie, c'est tragique. Pas le temps de tergiverser, je me prépare à l'impact. Les jambes bien camper, je plante ma hache devant moi pour m'en servir de support. J'ai un regard interrogateur d'une chasseuse de primes en retour. Fais comme moi, ma vieille, si tu veux pas le sentir passer.

          Et ça part. Cette vague qui balaie tout, même les sentiments de Mizukawa. La colère domine en lui. Dommage pour lui, je suis prête à sa. La colère, je l'ai bannie. Seules la Juste Violence et la foi dominent en moi. La vague de colère passe au travers de moi sans faire grand-chose. Mais le plus dur arrive. Le Haki. Pur. Le choc est rude, encore plus puissant que la première fois, mais je connais ce pouvoir et je m'y suis préparée. Ma tête se met à bourdonner tandis que tout mon corps tremble à l'unisson sous la puissance brute du Haki. J'en ferme les yeux. Pas besoin de m'attarder sur le sort des autres, c'est le mien qui me préoccupe là. Le Haki me traverse et finit par se dissiper, peut-être plus rapidement que la première fois. Mon corps est toujours entier, uni, quoique légèrement fébrile. Je suis toujours consciente même si une migraine abominable s'est installée dans le cerveau. J'ai souffert, mais je suis toujours là. Solide.

          Qu'en est-il des autres ?

          L'assassine semble avoir fait les frais du Haki de Mizukawa. Pour la grande, elle est juste sous mes yeux. Elle me fixe, sans pitié. Et le Haki ? Elle doit être d'un niveau où ça ne lui fait rien. Et je devine un instant son raisonnement du moment. Autant s'occuper de la plus faible du duo. D'un geste rapide et puissant, sa matraque vient me labourer les côtes. L'instant d'après, un courant électrique terrible le traverse, me tétanisant les muscles. Je tremble encore plus que sous le joug du Haki. Je veux frapper, mais je ne peux pas. Mon bras est incontrôlable. Ou alors, il est contrôlé par le flux d'électricité. Ça va mal. Très mal. Pas le choix. J'passe en forme animale. Et pour Mizukawa ? La première fois, il a mal pris la transformation, je pense. Il a déjà tiré son coup de Haki. Il a grillé son Joker. Je n'ai plus rien à craindre de ça.

          La transformation s'effectue. Toujours sur les deux jambes, j'ai du mal à me stabiliser. Le bousier n'est pas adapté à la marche sur deux pattes. Mon adversaire ne semble pas s'inquiéter de ma soudaine transformation et sort son pistolet à bout portant. Deux balles viennent s'abattre sur ma carapace. Je tiens. Sa matraque revient à l'assaut. Un autre coup au même endroit avec toujours de l'électricité. Toute l'électricité, même. Elle vide son arme. Je me vois pas, mais je me vois bien me faire électrocuter comme dans mon livre d'images quand j'étais gosse. Qu'on en voit mes os. La douleur est insupportable et je me sens obligée de crier. De la souffrance pure. Je veux frapper. Je vais frapper. Je suis plus forte sous ma forme animale. D'un subtil mouvement de hanche, je fais basculer mon corps vers l'avant. Je penche. Je tombe. Ma patte se met en mouvement et, malgré l'électricité qui me sature, je trouve la force de lui frapper le bras, la faisant lâcher son arme. D'un bond, elle recule, vidant son arme sur moi pour couvrir sa retraite. Un instant de plus et elle se trouvait entre mes quatre pattes. Ça aurait bardé pour elle.

          L'électricité en moins, je fume. Les balles ont su percer mon armure d'insectes sans toutefois me traverser ou atteindre les organes vitaux. Je les ressens près de mes articulations et de mes os. Douloureux, mais qu'est ce qui n'est pas douloureux à cet instant ? Haki. Balles. Électricité. Lacération. J'ai pris la totale. Il est temps de renvoyer la balle. Un peu chaud à cause de l'électricité, je fonce sur la blonde qui pense pouvoir encaisser la charge. Sous la vitesse que j'ai prise, je l'emporte avec moi. Je vais tout droit. Je vois plus rien, mais je me doute qu'un Mizukawa doit être encore sur la trajectoire.

          Et tandis que je cours, je vois du coin de l’œil que le chevalier d'or s'est relevé. Difficilement. Un deuxième coup d'énergie ? J'aimerais pas le prendre, celui-là.
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          Ma colère vient de prendre les rennes. Elle a fait un putain de coup d'état et a renversé le régime de paix intérieur que j'ai signé y'a pas longtemps. Elle a prit le contrôle par des armes que je ne pensais pas avoir. Faut croire que mon cœur mécontent de s'être fait jeter à la porte a trouvé le moyen de défoncer le petit prince, roi de mon existence.

          Je l'avais dis qu'il y'aurait des coups de savates. Jamais, j'aurai pensé que j'allais en faire les frais. Ça va me coûter cher. Et je vais pas tarder à passer à la caisse quand je vois le couple de ''Nonne'' me foncer dessus... Et là je rigole nerveusement...

          DOHAHAHAHAHA ! C'est un Hold-up !

          Vlà que j'annonce des mots en rapport à ma métaphore. Mes adversaires vont me prendre pour un fou. Tout ce que je veux, c'est fuir, décoller, bondir en hauteur pour pas être la quille délogée par deux boulets... Mais, j'attends bien ''SAagement'' campé sur mes deux jambes. J'ai envie de crier Mayday à la tour de contrôle, mais y'a une voix en rogne qui me répond de la fermer... Je vis un moment insolite où toutes mes pensées s'accélèrent alors que je reste immobile avec la seule envie de bouger d'ici, d'arrêter de me parler inconsciemment et inutilement. Soudain, je ressens des piqûres au niveau de mes bras, puis l'orage tonne !

          STRIKE !

          Mâchoire resserrée, sourcils froncés et poings tendus. Poings tendus ? Ma colère refoulée a donné naissance à une explosion de violence lisible sur les traits d'un visage dur. Des sortes de petits boucliers invisibles ont percuté Ramba l'insecte et l'autre crasse... J'ai envoyé valser le couple qui retombe sur leurs pattes. Je ne comprends pas comment et j'arrive pas à définir cette action passée... Enfin, je pourrai y réfléchir, mais je trouve pas le temps. Je suis guidé par des pulsions meurtrières. Je fais l'impasse sur ma rationalité, sur la douleur et je respire à fond. 

          JE RESPIRE ET TRANSPIRE LE MAL !

          - OCCUPE TOI DE CETTE POUFFIASSE, L'INSECTE. JE M'OCCUPE DE L'AUTRE. 

          Je bondis sur le chevalier en armant une série de kick dans sa gueule d'ange. Il encaisse et actionne à nouveau le même mécanisme pour absorber la puissance de mes coups...

          - J'AI TUÉ L'AUTRE PÉTASSE, HAHAHA !

          Il enrage et je souris diaboliquement. J'ai l'impression d'avoir retrouvé une partie de moi que j'ai longtemps caché. Abandonné pour des gens qui ne me méritent pas. J'ai effacé ce ''moi'' et je le retrouve à mes côtés. Je suis malsain, mais humain. Sûr ?

          Oui, c'est la nature humaine. MA NATURE. Au fond, c'est ce que je suis. J'assume. Comme le fait d'avoir une vie à chier. Mais je m'en bats les couilles. J'en ai rien à foutre de tout. Pour une fois. POUR UNE FOIS ! Je pense à ma gueule et je vis le moment présent. Petit à petit, la ténèbre ensevelit ma jambe gauche et par les cornes de Wakam Le Noir, c'est le choc dans ma tête. Mon esprit reprend le contrôle et frappe le sol. Klife perd l'équilibre et trébuche sur mon corps tout en perdant un de ses boucliers.

          J'ai la tête qui va pas tarder à exploser. Ma conscience me crie dessus comme une mère à son enfant. Un gosse qui s'est trop approché du feu. J'ai laissé la noirceur me dominer. J'ai voulu explorer un monde obscur où la force serait avec moi. Et là, je reçois une claque pour être rentrer tard la nuit... A la maison... A la raison.

          Puis, je recule dans l'idée de prendre son arme. J'y glisse mon avant bras... INVISIBLE TIME. Je me relève en attendant mon adversaire...

          - Alors, c'est ça la force d'un type à 239 Millions...

          Je ne réagis pas. Je respire lentement et j'imagine les vagues de l'océan frapper la coque d'un navire... Ça me calme. Ensuite, il s'approche dangereusement pour m'envoyer son onde de choc avec vélocité. Dans la précipitation, il oublie un détail important et se focalise sur ma présence. Soudain, son attaque est absorbé par mon bras gauche... Il s'est pas soucié de son autre bouclier.

          - Impossible...

          Puis je rassemble mes forces pour crier : ''Bouclier d'or de ta JUSTICE DE MERDE !''

          J'ai imité son mouvement et j'utilise la machinerie posé sur l'objet doré pour envoyer une onde de choc. Il vibre et se crispe de douleur... Vlà ce que ça fait de se prendre en un coup, mes attaques gangrenées par ma colère happée d'envie.


          Une envie de liberté.



          Dernière édition par Mizukawa Sutero le Sam 14 Sep 2013 - 1:26, édité 1 fois
            Ce putain de choc, je le sens passé. La chasseuse de prime se le prend de plein fouet, mais une partie de l'énergie m'est transmise. J'ai le bref sentiment que mon corps va se disloquer tellement c'est un bloc d'acier contre lequel je me suis écrasée. L'instant est court. Brutal. Mizukawa et mon duo luttent dans un affrontement invisible. Qui tiendra ? Qui faillera ? C'est un affrontement dans une fraction de seconde, mais c'est une éternité. Et chaque poussière d'éternité s'égrène devant mes yeux aveugles ; je ne vois rien de ce qui se passe avec le corps de l'autre devant moi. Je n'ai qu'une idée en tête. Pousser. Mais ça lâche. À contrecœur, je lâche. L'énergie dans la course s'est dissipée. Il est plus fort. Non. Il est trop fort. C'est un monstre de puissance. Et alors que l'affrontement aurait pu s'arrêter sur un nul, il trouve la force de nous renvoyer dans les airs. Moi et elle ! Nous renvoyer ! Je pèse mon poids sous la forme animale et l'autre n'est pas comme l'assassine. On vole. Et si s'écraser durement sur le sol, c'est retomber sur nos pattes, c'est le cas. Oui.

            J'ai l'énergie à zéro. Je prends une seconde de repos. Juste une. Grossière erreur. Tout mon corps en profite pour me rappeler ce que j'ai subi. Ce que j'ai mal. Putain d'affrontement. Je regrette presque de m'être impliquée. À côté de moi, l'autre gémit de rage et tente de se relever. Ses poings sont serrés et son regard en dit long sur ses intentions. J'suis plus massive, mais j'ai, on dirait, plus de réserve sur le coup. Je lui saute dessus la première et on roule sur le sol en se foutant quelques mandales. C'est finalement moi qui me retrouve au-dessus, lui immobilisant un bras tandis que mon autre patte lui montre très clairement que je pourrais lui écraser la face. Je domine. Elle respire fort. Moi aussi en même temps. Elle grimace. Je l'imite. Ça pourrait être comique, mais le rictus de rage qui déforme ces traits ne laisse aucune place à la plaisanterie.

            Je passe en forme semi-bousier. Je domine toujours et elle ne bouge pas. Je lance un regard vers Mizukawa, ou plutôt, je le regarde parce qu'il commence à gueuler. Visiblement, Klife a eu le malheur d'être sa cible. Mais ce n'est pas là le problème. Le truc, c'est que Mizukawa semble avoir perdu les pédales. Et puis, il m'a appelée comment ? L'insecte ? Et l'autre c'est la pouffiasse?Tu sais ce qu'elle te dit la féministe en moi ? Elle dit rien parce que t'es un autre. T'es plus Mizukawa. Ça crève les yeux. Ça crève mes yeux. Qu'ai-je fait ? C'est ma faute. Forcément. Il s'est passé un truc qui fait qu'il s'est transformé en cette bête assoiffée de sang. Un monstre. Ouais.

            Un vrai monstre.

            Si tu ne t'étais pas interposé. On l'aurait capturé !

            Elle me crache au visage. Haineuse. Les mots sont blessants. Ils sont des dagues encore plus douloureuses que celle de l'assassine. Sans moi. Sans moi. C'est ma faute. Je relâche la prise. Elle tente sa chance, je la raffermis aussitôt. Faut pas non plus se foutre de ma gueule.

            Un putain de monstre de 239 millions de Berrys !


            La somme m'assomme encore plus qu'une mandale de Klife. Autant que ça ? C'est presque le double de ce que j'imaginais ! Quand je pensais que c'était un criminel avec moitié moins, qu'est ce que je dois penser, là ? Un monstre. Un tueur. Un massacreur. Il n'y a pas d'autres solutions. Sous ses aires de mecs blessés par le monde, il cache une véritable âme noire qu'il montre maintenant au grand jour. Au-delà des problèmes des Étrangers et de ma petite vie, ce type est un danger. Le danger.

            Il faut l'arrêter.
            Nous devons l'arrêter.

            Elle me regarde avec un sale air.

            Parce que tu crois que je vais te faire confiance après tout ce que tu nous as mis dans la gueule ?!
            Il ne s'agit pas de confiance, merde ! Il faut l'arrêter ! Point barre ! On arrête de se foutre sur la gueule et on arrête cette machine à tuer avant que ça soit trop tard !

            Je joins le geste à la parole. Je lui relâche le bras. Aussi rapide que l'éclair, elle arme son poing et se redresse pour me le foutre dans la joue. Son poing s'arrête à un millimètre. J'ai pas bougé.

            On l'arrête. On l'emmène. Vous dégagez de cette ile et vous emmerdez personne d'autre. Voilà le deal.

            On a suffisamment eu d'emmerdes comme ça pour ne pas chercher à en avoir d'autres.

            Elle me déteste toujours autant, mais dans l'esprit d'une chasseuse de primes, les 239 millions, ça doit motiver. Je me relève. Je lui tends la main pour l'aider à faire de même. Elle l'écarte et se relève toute seule. La fierté.

            Je te pardonnerais pas.
            Concentre-toi sur lui.

            Elle récupère ses armes tandis que Klife tente une attaque désespérée. Mizukawa l'achève. Et quand il relève la tête, il peut me voir, debout, marchant vers lui avec l'autre chasseuse de primes marchant à mes côtés. Son visage change. Il doit comprendre. Il doit comprendre qu'il en a pas fini.

            C'est quoi ton nom ?
            Maria.
            Moi c'est Adrienne.
            Non. Toi. C'est 50 millions.

            Charmant. 50 ? Ça a augmenté, non ? Ça doit être l'histoire du bateau d'esclaves. Normal. Augmenter pour de telles raisons, ça m'emmerde pas. Sans prévenir, Maria saute sur le côté pour attaquer Mizukawa de front. Ces matraques crépitent ; l'électricité est à l'honneur. Je fais l'inverse. Je passe pour attaquer par l'arrière. Maria frappe. Moi je fonce. Forme semi-bousier. Objectif, bourriner les côtes à gros coup de mandales. J'espère que les coups de Maria te tétaniseront tout autant que moi. J'enchainerais sur le Roth avec la ferme intention de le faire jusqu'au bout. Avec ou sans bras, s'il faut te clouer dans un fauteuil. Je t'y clouerais.
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            Je ferme les yeux, je m'abandonne à mon sort. Je lâche le bouclier et je me laisse bercer par le tonnerre qui hurle sur terre son mécontentement. Il gueule sur les hommes, car nous n'avons pas été capable d'arroser les fleurs de son jardin. Et quand, il n'y a pas de verdure, gueule-t-il pour les même raisons ? Je n'en sais trop rien, il y'a tant de questions qui resteront sans réponses. Comme Adrienne, une énigme à elle seule.

            Pourquoi veux-tu m'arrêter ? L'ennemi de mon ennemi est mon ami ? FOUTAISES ! J'y vois clair dans vos jeux d'enfants... D'après ce que je comprends, tu vaux 50 millions et l'autre en a pour l'argent et je suis votre proie. A deux, vous avez plus de chances d'empocher le pactole, hein.

            Les plus fous sont les plus sensibles... A me demander qui est le plus cinglé de nous trois. Elles qui veulent faire la peau a un monstre ou moi, qui ne fait rien pour éviter la vague de coups qui ne tardera pas à m'envoyer valser en arrière. Je serre les dents et je prends sur moi. Je ne crierai pas même si la douleur me rappelle l'enfer d'Impel Down, les coups de poings dans les côtes, le bâton électrique, les crachas, les regards de dégoût, j'ai tout connus. Je n'ai rien oublié. Merci de m'avoir rappeler toutes ces atrocités, cette peine, un tableau noir que je ne peux repeindre.

            Puis les deux me frappent et m'envoient un peu loin... Mes jambes tremblent et je tombe à côté du corps de la jeune fille, toujours dans les vapes. La force ne fait pas tout... Venez... Venez ! J'attends la sentence. Puis, de fines gouttelettes viennent essuyer mon visage maculé de sang, ensuite je m'adresse au ciel.

            Ne pleure pas. Je ne mourrai pas !

            J'y crois dur comme lame. Et j'aimerai sourire, mais je ne peux pas. Car je viens de prendre l'arme de la jeune entre mes dents. Suite à cela, j'ai déployé ma cape d'invisibilité. Un tissu qui me colle à la peau. Comme mon passé trouble, mes peurs, mes défauts...

            Je reste calme. Silencieux... Car je sais que c'est la fin.

            Pour vous ? Pour moi ?
            Peu importe.

            Si je m'étais concentré sur la musique joué par le monde, cette ode à la vie. J'aurai pu raisonner mes assaillants. Mais à la place, j'ai laissé mes pulsions me guider. J'ai essayé d'y résister mais c'était trop tentant. J'ai jonché les mauvaises graines dans un jardin stérile et voilà la réponse à cette fameuse question. Pourquoi le tonnerre gueule et laisse couler ses larmes ? Car il résonne ! Dans nos âmes et au delà... C'est l'écho de nos erreurs passées. Une douce mélodie qui nous force à se relever et à se rattraper.

            Alors je m'élance dans les airs avant d'être écrasé par l'insecte. Je crispe ma volonté pour ignorer les blessures qui me tiraillent les nerfs... Une réelle souffrance qui ne me permet pas de rester longtemps en mode superman. Je redescends vite près de Maria et j'aperçois Adrienne lui envoyer des signes lui informant ma présence. Mon adversaire est aux aguets, mais est-ce que vous avez flairé le VRAI danger ? Je bouge le haut de mon corps à droite, je prends un peu d'élan et vire brusquement à gauche... Une lame d'air d'un bleu céruléen fait son apparition et passe au dessus de mon adversaire sous les yeux ébahis de la traître de Ramba.

            Je ne dis rien. Je ne peux pas.

            Puis, je remplis mes poumons et j'exerce à nouveau des pression dans le vide afin de créer une multitude d'ondes tranchantes, cette fois-ci, je ré-ajuste le tir et je m'acharne comme un gosse avec un stylo à plume qui ne fonctionne pas... Ame Puerto !

            Des éclairs filants viennent percuter Maria et voilà une belle embrouille à la Mizukawa. Tu regardes à droite et tu passes l'arme à gauche...

            Puis je tombe à genoux, je lâche la lame et je ré-apparais... J'ai tout donné, j'en peux plus. Et je n'ai plus qu'un mot à dire pour résonner Adrienne, mais à la place, il y a deux noms qui sortent dans un dernier grondement.

            Deux noms !

            Forrest ! Booba !

            Pardon de ne pas avoir été à la hauteur... Pardon de vous avoir causé du tort. Par ma faute, je vous ai induit à cet injuste sort. J'espère que vous êtes heureux là-bas... Au paradis des crevettes..

            Viens Adrienne. Déchaîne-toi si tu penses que ça en vaut la peine.
            Mais regarde-moi bien dans les yeux. Tu y verras ton reflet... Nous ne sommes pas si différents...


            ''Bonne nouvelle : Ils ne sont pas morts...
            Mauvaise nouvelle : Ils rêvent de langoustes et non de crevettes...''
            Mauvaise nouvelle ''Bis'' : Maria est toujours consciente.
              Je frappe sans discontinuité. Je frappe avec toute l'énergie que je peux trouver. Je veux mettre un terme à tout ça. Maria aussi. Nous sommes deux contre un. Mais tu ne fais rien. Tu restes là. Ce n'est pas un deux contre un. C'est un deux contre rien. Un instant, je me dégoute. J'en viens à frapper quelqu'un qui ne se défend pas. Où est le monstre ? Qui est le monstre ici ? Défends-toi ! Fais quelque chose ! Ne reste pas là à te laisser battre ! Résiste ! Ne m'oblige pas à être inhumaine ! J'ai la rage. Mon poing frappe avec une vigueur insoupçonnée. S'en est trop. Mizukawa vole. Maria le suit des yeux. Elle me regarde brièvement avant de s'avancer vers lui avec la ferme intention de l'achever. Le pirate se relève et trouve la force de redevenir invisible. Peine perdue. En forme semi-bousier, j'utilise mon sens de l'odorat. Suskin. Tu ne peux m'échapper. Maria est aveugle, mais elle est alerte. Elle me regarde. Mon propre regard est fixé sur Mizukawa. Ainsi, elle sait où il est.

              Il bondit. Sa cible est la chasseuse de primes. Je fonce sur elle et je le percute à deux mètres du sol, rasant de près les cheveux de Maria qui s'accroupit pour l'occasion. Volt-face. Mon odorat ne me trompe pas. Il est toujours aussi prêt. D'un doigt, je pointe le doigt. Là. Comme une dénonciation. Sans pitié. La matraque est armée. Maria s'apprête à frapper. Soudain, il se passe une chose que je n'ai jamais vue. C'est Mizukawa. C'est lui le responsable. Une lame. La déchirure de l'air qui traverse tout. Alerte, Maria s'est accroupie à temps. Je suis abasourdie. Je ne sens pas le danger de cette attaque. Je n'ai même pas conscience que c'est une attaque. Je suis juste choquée par ce que je vois. Ce que je découvre. Est-ce possible ? La lame d'air me frappe de plein fouet. Venant de nulle part, une balafre me taillade de droite à gauche. Le sang jaillit et j'accuse le coup, posant les genoux par terre, posant mes mains sur ma soudaine blessure comme si je voulais contenir le sang.

              Pourquoi ? Comment ? Merde ! Mizukawa ! Combien de secrets as-tu en réserve ? Combien de pouvoir as-tu à ta disposition ? Il se joue de moi. À chaque fois où je sens dans le creux de ma main la possibilité de le vaincre, il sort un nouveau pouvoir. S'en est trop. Je ne dois plus avoir de pitié. Je dois en finir. Je l'ai bien vu. Il a perdu toute raison. Je ne dois pas me laisser berner par des illusions et ne pas craindre ses coups fourrés. Ignorant la douleur croissante, je me relève. De son côté, ils exécutent de nouveau son attaque sur Maria qui ne parvient pas à l'éviter. Elle s'écroule au sol, comme une poupée désarticulée, le corps à vif de multiples coupures. Elle n'est pas seule. Mizukawa s’effondre, genoux à terre, comme je l'ai fait juste avant. Visible. Instinctivement, je reprends une forme entièrement humaine. J'en ressens brutalement le contrecoup. Toutes mes blessures me font encore plus mal. Tant pis. La fin doit se faire ainsi ; en tant qu'humaine.

              Je m'avance lentement, trainant de la jambe. Je ne regarde pas autour de moi, je le fixe. Que verrais-je d'autre ? Les Black Templars défaits ? Un petit cratère, œuvre de Klife ? Les armes dispersées ? Le sang éclaboussé sur l'herbe ? Un paysage de désolation. Un paysage moche. Comme tout ce qui va suivre. Moche, mais nécessaire. Et j'en arrive à côté de Mizukawa. La tête haute, son regard me traverse. Je suis déstabilisée un instant. Juste un instant. Je dois en finir. Je vais en finir. Mon poing se lève. Mon poing en finira. Toutes ces souffrances. Tous ses crimes. Tout.

              Et je le regarde. Je fais l'erreur de le regarder. Son regard. Ses yeux. Je vois en lui quelque chose que je ne veux pas voir. L'humain. De l'humanité. Ou est le monstre ? Ou est-ce putain de monstre ! Sois un monstre, Mizukawa ! Facilite-moi la tâche ! Sois odieux ! Sois le mal à l'état pur ! Mais tu n'es rien d'autre qu'un humain qui attend son châtiment. Trop humain. C'est moi le monstre ici. Je me dégoute. C'est moche. C'est sale. Mon poing tremble. Ma détermination vacille. Les larmes me viennent, perturbant ma vue, coulant le long de mes joues et tombant au sol, se mêlant aux sangs à la sueur.

              Ne me regarde pas. Je dois être forte. Levant la tête, j'ouvre la bouche. J'halète. Je serre les dents. Je rouvre. J'aspire cet air qui me fait soudainement défaut. Je concentre tout ce que j'ai dans ce poing dressé vers le ciel. Et je hurle. Hurler à la mort. Pire. Un cri de rage sans nul autre pareil. Un cri empli de beaucoup de choses : tristesse, souffrance, convictions. Et de l'humanité aussi. Il l'est. Je le suis.

              RAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !


              Et mon poing s'abat avec l'énergie du désespoir. Il s'abat, évitant de toucher Mizukawa et frappant de plein fouet le sol. Un choc sourd. Un tremblement. J'ai mal à la main, mais j'm'en fous. Je pleure. Je pleure tout mon saoul. Je ne peux pas. À la fin des choses, je n'en suis pas capable. Mon esprit est si versatile.

              Je suis faible.

              Les larmes coulent. Je sanglote. Rien ne bouge. Juste quelques respirations faibles. Je veux partir. Je dois partir. Et cette conviction est forte. Mais avant de me relever, je dois lui dire.

              Je te retrouverais. Et je finirais ce que j'ai initié.


              Comme quoi, la vie est un cycle. J'étais contre toi. Avec toi. Sans toi. Contre toi à nouveau. Serais-je à nouveau avec toi ? Oui et non. Je serais avec toi, mais je te surveillerais. Je resterais à l'écoute de tes actes. Et le jour où tu dépasseras la limite, ou tu ne seras plus ce que tu dois être, ce que tu veux être. Je serais là. Je t'arrêterais. Un combat à mort. Et à la fin, ça sera sans toi.

              Je me relève avec difficulté. Je manque de défaillir. Mon regard vient se porter sur les trois autres. Pas loin, Maria respire difficilement. Vivante. Mais toujours prête à combattre. Je m'en approche, toujours avec lenteur. Il m'aperçoit alors qu'elle est couchée sur le dos, comme brisé. Ses yeux sont injectés de sang et sa bouche est déformée par la douleur et une haine totale.

              Achève le... Acheve le !
              Non... Tout est fini.
              ACHEVE LE !
              L'heure n'est plus à la guerre. Il est à la paix.

              Je m'accroupis pour la prendre dans mes bras. Elle tente de se débattre, mais même au bord de l'évanouissement, je suis encore en meilleur état. Je la passe sur mon épaule gauche avant d'aller chercher l'assassine qui est restée inconsciente, les orbites vides. l'une et l'autre sur chaque épaule, je les emmène vers Klife et je les dépose à côté. L'homme a toujours un peu de conscience. Maria défaille.

              Rentrez chez vous. Vous n'avez plus rien à faire ici.

              Moi aussi. Je tire un trait sur leur présence. Sur celle de Mizukawa, aussi. Je ne suis plus que toute seule. Et j'avance tout droit sans savoir où. Ma hache ? Je la retrouve. Je suis entière. Je souris timidement, mais ce simple geste me fait souffrir. Et comme si une si petite chose pouvait avoir des conséquences terribles, je m'effondre de tout mon long. C'est trop. C'est terminé. Mais je suis apaisée. Je ne me suis pas menti à moi-même. Je n'ai pas commis ce que je me serais voulu toute ma vie. Je suis restée Une. Unique. Moi-même. J'ai fait ce que j'avais à faire. J'ai donné une seconde chance. Pas pour une heure. Mais pour le temps avant notre prochaine rencontre. Cela pourrait être dans un an, dans dix ans. Jamais. Une chance. J'y veillerais.

              Et alors que les ténèbres m'engloutissent, je me mets à rire. Rire aux larmes. Sourire. Des choses simples. Je n'ai aucune inquiétude. J'ai un ange gardien. Et puis, j'ai aussi le père Franz. L'ombre me gagne.

              Prochaine destination ? Le néant.
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