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Des promesses en l'air.


    Mais !
    ...
    Non ! Mais j'exige de...
    ...
    Humpf...
    ...
    Je comprends... Je ne ferais rien...
    ...
    Bien...
    ...
    Oui ?
    ...
    Mh... Je m'en occupe tout de suite.
    ...
    A bientôt.

    Un soupir.

    Elle raccroche son Denden et le broie dans sa main, repoussant du pied un serviteur qui le lui masse depuis près d'une heure, en vantant sa beauté et son intelligence.

    Un autre soupir.

    Un rictus mauvais prend place sur son visage azuré.

    Lust est très mécontente. Les dernières nouvelles ne sont pas bonnes. Même si bonne, c'est un grand mot. Disons plutôt qu'elles ne satisfont pas la Corsaire qui daigne sortir de son fauteuil doré pour dévaler les marches de son hotel particulier.

    Préparez le char, le navire et les geôles ! Je ne veux pas rester une minute de plus sur cette île indigne de moi...! Il n'y a rien ici, rien qui ne vaille la peine...
    Bien maitresse...
    Nous nous en allons ?... Au navire... ?
    Oui, misérable idiot ! Nous partons ! Mais avant ça, j'ai une escale à faire au port pour saluer un invité...
    Oui maitresse...
    Bien maitresse...
    Je vous aime maitresse...
    Tirez-vous d'ici avant que je ne vous ordonne de vous pendre !
    Oui maitresse !

    D'une démarche gluante, les trois sbires quittent la scène pour s'en aller atteler le char de maitresse. Un autre rentre pour donner à Lust son manteau de fourrure et un diadème. Elle enfile son manteau et place avec précaution la couronne sur sa tête, s'admirant dans une vitre salie, sous le regard béat de son suivant...

    Dépêchons.

    *

    Plus vite.

    La masse informe avance lentement mais sûrement vers le port. Dans un bruit qui donnerait la nausée, flasque, mélange de couleurs improbables. Comme des hommes qui dégoulinent simplement sur le pavé mais qui avancent quand même, trainant derrière un char immense et magnifique. Le char en question est fait d'acier plaqué or et de très belles fleurs qui recouvrent sa structure. Un trône est planté en son milieu, trône surmonté d'un immense serpent doré. Le transport fait un boucan d'enfer, et il vous faut peu de temps, à vous, équipage pirate salué par vos quelques partisans, pour vous retourner et admirer d'un oeil curieux ce qui approche.

    Lust, sur son trône, vous regarde avec un mépris assumé en s'avançant vers votre navire. C'est pile devant vous qu'elle fait arrêter son char d'un claquement de fouet. Ses esclaves s'inclinent sur le sol, fondant en lançant des déclarations d'amours à la femme poisson qui ne daigne pas leur adresser un regard.

    Non. Elle vous fixe tour à tour. Avant de planter ses yeux brillants dans le regard d'Ishii.

    Vous avez l'air bien pressé de partir, Etrangers.


Dernière édition par Lady Humpf le Dim 24 Nov 2013 - 16:04, édité 1 fois
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Les au revoir ne sont jamais faciles. Ce sont des larmes, des pleurs, des cris et toutes ces choses qu'on ne voudrait pas vivre, mais que l'on vit tout de même, et qui, en y repensant, froissent le cœur dans leur essaut pour ne pas les lâcher. Les au revoir, ce sont des moments comme ça, qu'on ne saurait dire si la tristesse donne de la beauté à la chose.

Il y a toute la troupe d'Etranger, le cœur triste de devoir laisser ces pauvres hommes sans un peu plus que quelques planches, quelques fruits et viandes sèches, quelques clous et vis creuses, mais surtout, quelques souvenirs. Certains s'embrassent, d'autres comme Ishii, lèvent simplement la main.

Il y a le visage ferme, les mains serrés, le cigare fumant et comme seule trace une petite larme coulante, qui laisse parler le cœur, qui dit tout haut qu'il ne les oubliera pas. Que pour eux, il sera toujours là. Mais à quoi bon le dire ? Les actes ne se comptent pas aux mots.

C'est peut être pour ça qu'à quelques centaines de mètres, le vacarme de la dame se fait entendre. Oui, c'est peut être pour ça qu'à cet instant, la lame de la vengeance apparaît avec à ses côtés d'étranges masses humaines. Les ordres volent vites et avec, la voix d'un Ishii.

Tout le monde au bateau, vite. Shishou, Iwa, préparez le au départ. Hmm... Adrienne, Monster, restez avec moi. Je vais avoir besoin de vous.
Déjà, les Etrangers fusent de toute part. Jackie ne comprend pas mais la voix d'Ishii lui suffit à savoir qu'il vaut mieux ne rien dire. Que courir est bien moins risqué et toute la petite troupe finit pas suivre au galop l'Iwa bien pressé. Restent alors l'Ishii bien en plan sur la place. Tous s'en vont sans demander leur reste mais lui, l'Ishii, reste sagement fumer son cigare, ses main protégées du vent au fond des poches. A côté, Adrienne fait craquer ses énormes poings, se déhanchant comme un boxeur avant un match de boxe.

Hmm... Il va pleuvoir.
Leurs cranes se penchent vers le haut pour admirer d'énormes nuages gris se former.


Une latte de cigare se tire et lorsqu'il rabaissent la tête, c'est pour voir les deux yeux d'une femme qu'ils n'auraient pas aimé voir.


Vous avez l'air bien pressé de partir, Etrangers.



A vrai dire, le silence qui sut, c'est celui de l’accalmie. C'est le pas en arrière que chaque homme fait avant une course. C'est la dernière bouchée du condamné. C'est l'ultime cigare du cancéreux. C'est ce minuscule instant où l'homme continue à bêtement croire que la vie lui appartient.


Hmm... C'est contre toi, que je suis en guerre, non ?
Question bête.

Alors... Qu'attends tu ?
Pour me tuer ?

Il a la main sur sa lame et les yeux sur son coeur.
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Te tuer ?

Lust te fait un grand sourire, te répondant d'une voix mieleuse en daignant se lever de son trône. Ses esclaves se jettent à terre pour lui servir d'escalier, gémissant en la suppliant de les aimer. Elle ignore, avance, jusqu'à arriver à ton niveau avec une risette clairement marqué. Toi, sur tes gardes, prêt à répliquer au moindre assaut...

Ce n'est pas mon genre...

Et ça, tu devrais le savoir. Surtout avant de te mesurer à elle. Lust est connue pour ne jamais tuer ses proies. Jamais. Leur sort est néanmoins sous l'empreinte du secret, mais tu peux avoir la conviction qu'elle n'attentra pas à ta vie. Cette dernière est bien trop précieuse pour une femme comme elle qui a déjà une idée toute faite de ton futur. Et elle te détaille, te contourne pour te regarder sous toutes les coutures, admirant ton costume et ta moustache finement dessinée, ton air menaçant... Elle se replante devant toi avec l'air assuré.

Par contre...

Elle t'attrape par le col de ta chemise et te tire à elle brutalement. Ses mains touchent ton cou pendant que ses lèvres embrassent pleinement les tiennes. Elle t'épouse de son corps pendant quelques secondes avant de te relacher, te repoussant en arrière et se détournant clairement de toi. Vague coup d'oeil, elle claque des doigts et ordonne :

Occupe-toi de ton amie.

HRP :


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Il en a déjà embrassé, des femmes, l'Ishii. Il y en a eu des grosses et des minces, des belles et parfois des laides, souvent des payées. Il en a embrassé, des femmes, l'Ishii, mais celle là, avec ses grosses lèvres bleues, celle là lui laisse un goût étrange en bouche. Et ce goût là sonne comme la cloche de l'obéissance. Une immense cloche qui résonne jusqu'à crever les tympans, jusqu'à ramollir l'immonde corps.

Il y a le regard nonchalant de la miss, presque amusée, ou peut être dépitée d'avoir si peu de résistance, et puis il y a celui d'horreur de la pauvre Adrienne.

Hmm... Frapper ?

C'est une voix presque endormi qui vient gifler les mots.

Non, Ishii ! Non ! Pas encore !

Hmm... Oui, frapper !
C'est deux poings géants qui foncent vers la gueule d'Adrienne. C'est les doigts serrés jusqu'à manquer d'en saigner qui s'écrasent sur son front, et la pauvre Adrienne qui trop surprise n'a pas eu le temps de parer. Mais la deuxième fois elle le fait, et les bras d'Ishii tombent sur la musculature de bucheronne.

Forcément ça cogne et ne fait pas que du bien, mais l'Ishii ne sent plus rien. Il a juste le cœur qui bat au rythme de celui de la corsaire. Il a le corps drôlement amoureux comme celui d'un gosse, les poils de bras que s'il en avait seraient à danser la samba. A la place c'est sa moustache qui le fait, et au rythme des coups qu'il tente d'envoyer à la caboche d'une Adrienne perdue.

Peut être qu'elle a peur au fond, l'Adrienne. Peut être qu'elle se dit que c'est ça, le prix à payer quand on veut affronter une corsaire ; Peut être même, qu'elle se rend compte à quel point elle est faible, l'Adrienne, à ne même pas pouvoir riposter, à ne faire que parer.

Parce que lui, l'Ishii, ne s’arrête pas, et ses coups partent aussi vite que les cris de la Bucheronne.

Pauvre cachalot, perdu dans les méandres d'un pouvoir qui le dépasse, qui frappe sans savoir que c'est sa propre amie, la victime. Il pense à quoi, l'Ishii, en réduisant à néant cette belle amitié ?

Tu penses à quoi, Ishii ?

Hmm... Penser ?



C'est un souffle d'air qui passe, comme un minuscule nuage se faisant place, qui tente de défoncer la porte blindée de son cerveau, qui gratte frénétiquement à la porte, malgré son peu de force, malgré la rudesse des défenses, malgré l'immonde pouvoir d'une femme qui en a eu bien d'autres. C'est une phrase qui résonne en boucle, enfermée dans un tiroir in-ouvrable.

Tu en penses à quoi, Ishii ?
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Grande sœur ?
Oui ?
Est-ce qu'on les reverra ?

Uran est triste. Elle sert une sorte de peluche contre elle en fixant ceux que nous quittons. Les séparations sont toujours une source de tristesse. Même moi, je ne peux cacher le sentiment de désarroi qui m'habite. C'est toujours dur. Tourner une page et continuer son aventure. Les anciens esclaves sont libres. Ils peuvent vivre ici. Et la paix a été faite avec les enfants de l'ile. Uran m'a dit avoir vu Eylis à l'orée de la forêt. Un adieu silencieux. Elle a pleuré. Je le vois. C'est probablement la séparation la plus dure. Elles étaient encore sur la même ile et c'est maintenant que la séparation se fait le plus ressentir. C'est le début d'une grande aventure pour elle. De grand changement.

Ça ira. Uran. Mais où as-tu eu cette peluche ?
C'est un garçon qui me l'a donné. Il a dit qu'il m'aimait bien et qu'il était triste de me voir partir.

Un garçon ? Aimer bien ? Un instant, je m'imagine la scène. Et l'instant d'après, je m'imagine d'autres choses. Un couple. Main dans la main. Nan ! Je ne peux le permettre ! Personne ne touche à ma Uran adorée ! Et surement pas ces sales gamins qui réfléchissent avec ce qu'ils ont entre les jambes ! Ma Uran est si pure. Si belle. Je m'en approche pour qu'elle se colle un peu plus à moi.

Moi aussi, je l'aimais bien.


Elle est vraiment touchée. Soit. Autant de ne pas en rajouter en la surprotégeant. Je me baisse pour être à sa hauteur et je lui caresse ses cheveux alors que son menton vient se plonger dans la peluche abimée.

Tu le reverras un jour. On finit toujours par revoir ceux qu'on aime.

Vraiment ?
Je te le jure.

Elle cherche ma main que je sers tendrement tandis que je passe un doigt sous ses yeux pour frotter les petites larmes qui y naissent. Attendrissant. Puis finalement, Uran serre le poing et détourne la tête. Uran est forte. Uran grandit. Et ça me fait plaisir. Un plaisir trop rapidement coupé par de l'agitation. Une rumeur circule. Une rumeur qui me fait frémir. Uran me regarde sans comprendre ; je la pousse en avant.

Va sur le bateau et barricade-toi dans ma chambre. Ne sors pas avant que je sois revenue.


Mon ton est sévère et Uran sait qu'il ne faut pas discuter. Le vent de panique qui passe au milieu des esclaves suffit à donner un sacré poids à mes mots. Elle court sans se retourner. De plus en plus près, la procession humaine s'avance. Et au milieu, comme un joyau au milieu d'un diadème de chair : elle. La corsaire. Lust. Pas l'une des plus réputées. Mais le titre de corsaire suffit comme réputation. Lust, c'est aussi un nom que j'ai entendu parmi les esclaves. Une esclavagiste. Une ennemie, en gros. Une femme qui ne vient surement pas pour discuter, et c'est muni d'une arme que je viens me poster à côté d'Ishii.

Et les mots sont échangés. Et Lust révèle sa personnalité. Langoureuse. Pernicieuse. Dangereuse. Un serpent de tentation. Du coin de l’œil, j'observe Ishii qui ne semble pas réagir outre mesure. Ça me rassure. Mais lorsqu'elle se colle à lui, j'ai un mouvement de recul. Un mouvement que je n'aurais pas dû faire, probablement. Il y a quelque chose de changé dans le regard d'Ishii. Quelque chose en moins. Une lueur. Celle de la détermination. Celle du libre arbitre.

C'est la merde.

Je sais pas ce qu'elle a fait, mais ça va faire mal. Et Ishii s'avance. J'ai déjà connu ça. J'avais pas apprécié, à l'époque. Et j'apprécie pas. Ishii cogne et il cogne dur. Je me défends sans contre-attaquer parce que je ne sais pas quoi faire. Attaquer et se battre mutuellement ? Pour laisser le champ libre à la corsaire ? Vu ses petits compagnons, les esclaves vont subir le même sort. Mais en se laissant faire peut-être qu'elle va garder le contrôle sur Ishii.

C'est sans issue. Et c'est là qu'est le drame. Des Étrangers veulent bouger, mais je leur fais signe que non. Autant ne pas ajouter davantage de marionnettes à la collection de Lust. Les poings pleuvent et ma défense tient. Elle pourra tenir combien de temps ? Qui sait. Mon œil avise son sabre à son côté. Peut-être qu'il va y penser. Alors, je prends les devants et je passe sous sa garde pour dégainer la lame. Une lueur apparaît dans le regard d'Ishii. Brièvement. Suffisamment pour me faire croire à un changement, mais la main frappe et le sabre vole. Le capitaine le récupère et le regarde, presque méditatif.

Ishii ! Réveille-toi ! Je ne suis pas ton ennemi ! C'est elle ! Pense aux hommes libres ! Pense aux étrangers ! Pense à toi !


Son poing frappe à nouveau. Un peu moins fort peut-être. Sa main se dévoile. Son sabre s'arme. Je suis prête à user de mon fruit pour parer. Ça serait dévoiler la chose à Lust très tôt. Mais c'est ça où se faire saigner par son capitaine.

Par son ami, aussi.

Et la lame part et transperce la chair.
Sa chair. Celle d'Ishii. Sa main.

Ishii ?

Ses yeux. Ils sont revenus comme avant. Il lui tourne le dos à l'autre. Serait-ce le moment d'attaquer en force ? Je sonde ses yeux. Oui. Il est de retour parmi nous.
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La vie est dure, mec.... Elle te laisse parfois pas de choix. Parfois t'es dans la mouise. T'as des tarba plus balèzes que oit qui s'ramènent. T'es tourmenté deep en toi. Tu sais plus que faire pour remonter la pente et ça t'emmerde. Tes potos sont plus là, tu restes seul sur un banc dans un parc ou sur une plage au lieu d'être à faire la teuf dans une block party. T'as envie d'en finir peut-être même... Mais ça...

...

Spoiler:

C'est à ça que j'pense quand j'reviens au bateau en trottinant. Du lourd, mec. Prochain flow, j'cale ça d'dans !

SBAM!

Putain d'jambe de bois... J'me r'lève, un coup d’œil à gauche... À droite. Personne ne m'a vu. Salut.


*


Rev'nus sur le pont avec les gars, on s'tape tous à la rambarde. Va y avoir du spectacle, ça s'sent. Alors j'prends du pop-corn et un maxi soda... Me d'mande pas d'où j'le sors, mec. C'est oim. Tout est possible. J'en propose aux autres, mais ils en veulent pas. Ils ont l'air inquiets. J'comprends. Quand on est faible, on cède facilement.


- 'tain, Blakou, sérieux... Tapal mental, gros ! Montre-leur ta bite pour les encourager, j'sais pas, réveille-toi ! Wesh !


Mais rien n'y fait. Ce mec est inquiet. Au loin, i'a une gonzesse déguisée qui s'approche d'Ishii. Encore une défigurée trop moche qu'arrive pas à s'assumer et qui s'déguise. D'puis qu'j'suis avec les Étrangers, i'en a plein. C'dingue. On voyait pas ça dans l'tier-quar. Mais j'ai appris à être tolérante, tu vois. Jackie, 1625, la main sur le cœur. C'est comme ça qu'on m'appelait, avant. Toi-même tu sais. Puis i'a l'truc qui s'passe. J'pensais vraiment qu'ça allait chauffer. Mais... La gonzesse embrasse Ishii. Ouafti ! Les feux d'l'amour ici, haha ! Elle a pas résisté la gonz'. Entre gens laids, i's'comprennent, on dirait. R'garde ça, c'est beau l'amour.


- Ouais grooos ! Vas-y, tu la ramènes, p'tites chandelles toussa, on t'laisse tranquille... ET PUIS TU LA B***** ! Ha !

...

- Eh les gars, i's'la fait, la meuf. Soyez contents pour lui, quoi.


Mais i'a Blakou qui tire toujours la gueule et qui montre du doigt la scène. L'boss s'est retourné face à Boobsclor. Et faut pas dix secondes pour comprendre qu'il va maquer d'dans. Maquer dans une femme, c'est moche. Après, j'ai toujours eu un doute sur la féminité d'la cousine. J'ai jamais rien dit. J'sens bien qu'c'est sujet sensible. Sans doute qu'c'était un bucheron et qu'il a subit une opération. P't-être en voyant aux infos comme moi, j'étais trop stylée. Ouais, j'dois être son idole de toujours, et elle veut me r'ssembler. Mais bon, ça reste un peu un keum, quoi. Allez va... Et puis, c'est quand même cool... UNE BONNE GROSSE FIGHT !


- Susuuuu ! Défends-toi cousine ! MAQUE-LUI D'DANS ! Allez hein, crochet du droit, vas-y ! T'as l'ouverture, vas-yyy ! Mais bordel, stop t'écraser ! Normal qu'il domine, t'vas t'faire rétamer, grosse !


J'regarde les autres. Ils me regardent. Et ils tirent tous la gueule. Ils me disent que c'est la merde, qu i'a pas d'quoi en rire. C'te bande. Z'ont pas l'sens de l'humour. I'smettent sur la gueule, c'est vrai, mais c'est comme ça dans la rue. D'temps en temps, i'a une rixe, puis dix minutes plus tard, ça rap ensemble et ça s'check. J'leur dis. Ils verront qu'j'avais raison. 'fin, p't-être qu'ils rapperont pas ensemble. J'ai bien senti d'puis qu'je suis là, c'est pas leur truc, le pe-ra.

I'continuent de m'regarder, l'air fâchés. Puis i'soupirent, un par un. SBLAH ! SBLAHSBLAH ! I'tiennent pas la comparaison. Puis là, i'a Blakou qui m'sort un truc cool... Chose rare s'il en est...


- Eh... Poitrine plate, paraît que i'a une cargaison d'armes sur l'navire là-bas. C'est celui de la femme-poisson. Il faut que tu y ailles discrètement, mais ça devrait le faire, non ? Une pure mission pour toi !


Ouaaah, l'autre, t'as vu. I'sait m'prendre par les sentiments. Nan, j'déconne. C'est un blaireau. Mais il a pas tort sur le coup. Et puis, si Ishii s'fait la meuf, faut être d'autant plus discret. Sinon, i'va d'mander qu'on rende les armes volées et tout et tout. Boobsclor aussi d'ailleurs. Et niveau discrétion, il a pas tort. C'est moi, la best. Et vu que j'm'y connais, c'est moi qui fais l'plan, t'as vu. J'y vais, j'leur pète la gueule, j'empoche tout, j'me casst, tcho les nases. Et c'est envoyé. Mais ils ont pas l'air des masses fans.C'bien la peine de m'désigner et d'reconnaître mon talent. Ils insistent pour que Jev' soit avec moi. Et il faut un guet. Pas un gay. Pas un gai. Un guet. J'ai pas compris la vanne à répéter l'même mot trois fois. C'est du Blakou, normal. C't'humour de merde qu'il a, c'ui-là. C'est Monster qu'est désigné.

Bref, j'prends un énorme sac, Jev' fait de même. Et on est go. Plongeon à l'eau, l'gars déguisé en pieuvre-moche nous emmène. Vrai qu'il nage bien. Ça va l'faire, en mode sous-mariiin. Vingt-mille lieues sous mes rimes ! Wesh !
    A l'arrivée du mois de décembre, il y avait les flocons blancs qui cognaient aux vitres gelées. C'était l'hivers le plus froid qu'ils aient connu. Sur chaque recoin de la fenêtre apparaissaient de petits stalagmites fermement collés aux lucarnes de bois. L'humidité gagnait toute la grande pièce, et elle avait beau jeter et rejeter d’énormes bûches dans le foyer, jusqu'à remplir la pièce de cette drôle d'odeur de bois brûlé, il y avait toujours le froid qui gagnait tout. Il y avait un minuscule nuage qui apparaissait chaque seconde aux grosses narines de l'enfant Cachalot. Il regardait sa mère, avec des pupilles remplies de peur et de pitié. Il avait la gueule sèche et ses mains tentaient bêtement de se réchauffer en se frottant au bol de lait brûlant.

    « Bois » Qu'elle disait comme toujours.
    « Bois ou j'te le fous dans le gosier aussi sec ».

    Elle ne le regardait pas, ne prenait pas même la peine de jeter ne serait-ce qu'un œil sur ce qui lui servait de fils. Elle lui lançait cet ordre, là, comme ça. Comme elle jetait ses vieilles bûches dans le feu, d'un revers de main négligé. Elle faisait tout avec cette facilité, comme si le monde lui appartenait. Elle croyait que le monde lui appartenait. Et alors même qu'elle se laisser caresser ses énormes fesses au creux des flammes, les joues rosies par toute cette chaleur qu'elle empêchait de venir au corps du petit, celui là en eu mare. L'instant d'avant elle contrôlait tout, elle se faisait comme une joie de voir ce minuscule bout de vie lui obéir au doigt et à l’œil. C'était comme un bonheur malsain de se foutre de sa vie à lui, son propre fils. L'instant d'après, le bol du gamin s'écrasait contre le sol. Et alors même qu'il s'attendait à lavoir hurler, crier, gueuler jusqu'à lui refaire le portrait, jusqu'à lui écraser le crane de coups, elle se retourna et le fixa de son horrible regard. Un regard aussi froid que la neige, aussi dur que les stalagmites.

    « Enfin » qu'elle lui dit.
    « Tu comprends enfin qu'la seule personne qu'a le droit de penser pour toi, c'est toi même. Personne, t'entends, personne n'a l'droit de te dire ce que tu dois faire. L'destin que tu choisis, c'est le tien. Manger, boire, vivre, c'est toi qui choisit. T entends ?! C'est toi ! »

    Il n'avait pas compris. Avait baissé les yeux sur ce bol cassé en miette, jonchant le sol de ses débris, l'inondant de laid fumant. Il lui fallut des années pour comprendre cette étrange mère.

    Mais aujourd'hui, il comprend, et peut être stupidement, il lève un instant les yeux vers le ciel comme pour dire merci.


    Lorsque la lame d'Ishii s'enfonce dans sa main, c'est ce souvenir là qui revient. Il lui fait comme l'effet d'une douche froide, réveillant chaque partie de son corps par un millier de minuscules aiguilles. Et puis vient la douleur du fer déchirant la chaire. Des vaisseaux éclatant en morceaux, faisant jaillir le sang par flot de larmes rouges. Mais ça, ce n'est rien. Non, ce n'est rien. Ce n'est que la douleur du corps. Et il aura beau se casser les os, se perdre en bleus, se détruire le crane, pleurer son sang, ce ne sera que la douleur de son corps. Mais son âme, elle, on ne la lui touche pas. Son âme, elle, ne lui appartient qu'à lui et celui qui osera se venter de la contrôler ne pourra qu'en payer les pots cassés.

    Il voit le sourire d'Adrienne, et toute la détermination de cette femme. Il aimerait s'excuser mais sait que le temps compte, que chaque instant perdu fait perdre une part de surprise supplémentaire.

    C'est ce qu'il se dit quand ses deux mains viennent serrer le pommeau de sa lame. C'est ce qu'il se dit quand d'un geste il se retourne vers la Corsaire qui a osé toucher à son âme. Et son coup part avec comme seule but de toucher le crâne de celle qui a osé toucher à l’intouchable. Il voit la surprise sur cette femme qui comme tant d'autres croit pouvoir gouverner le choix des hommes. Il voit ses deux yeux révulsés. Et il sourit. Son geste là n'est pas fait pour défendre ses amis. Il n'est pas là pour défendre sa promesse tenue aux esclaves. C'est un de ces gestes égoïstes, gouverné par le seul choix de vivre libre, comme seul décisionnaire. "Tu as voulu joué avec mon âme et tu en payeras le prix". C'est ce que dit sa lame qui part déjà.
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    Surprise.

    Lust l'est.

    Mais pas longtemps.

    Car sur le trajet de ta lame, un homme s'élance pour l'intercepter. Protéger. Et comme un vulgaire pantin désarticulé, l'esclave s'effondre au sol. Dénué de vie et de volonté de vivre... Le sang teinte le sol, vient jusqu'à tes pieds, eponge tes chaussures. il respire encore, d'un souffle rauque... Toujours en vie, mais pas pour longtemps. Lust n'y voit aucun inconvénient. Certes, un homme en moins pour la servir, c'est toujours un homme en moins. Mais combien de temps pour en retrouver un autre qui fera aussi bien son travail ?

    Une poignée de jours.

    Ha ha ha...

    Et son rire te parvient aux oreilles. Comme une petite victoire.

    Bien joué, Capitaine. Peu d'hommes ont réussi à se libérer de ma prise... Par contre, rien n'assure que tu ne pourras pas retomber dans mes mains... Ni que tes amis m'échappent...

    Nouveau rire. Lust s'amuse.

    Elle demande un temps-mort. Avec un sourire d'enfant...

    Elle se penche et passe sa main dans le sang de son esclave. Le rouge teinte l'extrêmité de ses doigts. Sourire sur ses lèvres. Elle fait le tour de ses esclaves en sautillant et les marques tous d'un trait rouge sur le sommet du front. Aux anges, ils appellent après la jeune femme, leur déclarant un peu plus leurs amours. Dans sa foule de prétendant, elle disparait momentanément, fondue elle aussi dans les couleurs de sa troupe d'amoureux. On la voit vaguement bougé, mais son pas s'accélère... Et elle ressort de derrière un de ses fondants à l'homme, pour bondir, main rouge en avant droit vers le bras d'Adrienne.
    Elle se retrouve avec une marque très claire, qui représente un signe vaguement barbouillé...

    Heureusement, elle ne fond pas d'amour pour la Corsaire.  

    Derrière elle, des grognements distincts. Comme des bêtes enragés. Adrienne aussi peut sentir l'énervement qui la prend. Alors, Lust ouvre les bras comme pour l'accueillir, avec un regard de chipie :

    Allez. Frappe-moi.

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    Allez. Frappe-moi.

    Oh qu'il en a envie, le Monstre. Oh qu'il voudrait voir ce sourire malsain voler sous les coups, le Monstre. Oh qu'il aimerait pouvoir lâcher toutes ces pauvres vies qui ne sont plus que des pions pour la corsaire ! Il y a une râge qui prend le dessus sur tout. Cette envie de faire taire la garce, de lui enlever ce sourire, de le lui faire perdre d'un coup entre les dents, de la manière la plus juste. Oh ce ne serait pas volé, juste une ou deux dents, et puis ça pourrait bien lui aller, deux cavités noires au milieu de ces rectangles d'une blancheur surnaturelle. Oh oui, c'est certain, ça lui irait magnifiquement. Et pourtant elle continue à jouer l'ignorante, la femme sûre d'elle et de sa supériorité. Comme si elle était au dessus de tout ça, comme si le Monstre et son amie ne lui arrivaient qu'à la cheville.

    Et puis... Il y a toutes ces vies qu'elle a pris, qui foncent déjà sur la pauvre Adrienne qui ne comprend pas. Alors le Monstre se prépare. Ses poings se resserrent sur la lame pour envoyer une énorme frappe d'air qui les fera voler bien haut, bien loin. Et ne restera alors que cette sale corsaire. Ses bras se cramponnes, se crispent, se cabrent et c'est d'un coup que tous ses muscles se lâchent pour faire jaillir l'attaque ! Mais l'air se déchire étrangement, en quelques minuscules microseconde la trajectoire vacille, comme détachée de son axe par une rafale de violence et c'est toute la puissance du coup qui part gicler à la gueule d'Adrienne !

    Le Monstre ne comprend pas, plus. Debout, au milieu du champs de bataille, avec son amie récupérant à peine du coup subie, avec tous ces esclaves courant déjà l'achever, et avec cette corsaire, qui continue, toujours, à les narguer...  Il est comme invisible, là, au milieu de cet attroupement qui se fout de lui. Alors le Monstre ferme les yeux. Et tente de comprendre...

    Il y a la colère qui doit partir pour laisser place au passé. Il y a le souffle qui doit souffler pour calmer le cœur et le poumon. Il y a le poing qui doit se relâcher pour laisser respirer sa lame. Et puis le cerveau qui s'ouvre pour tenter de comprendre. Ces différentes taches marquées sur Adrienne et les esclaves. Ce coup qui n'aurait jamais du arriver là où il est arrivé. Ce sourire plein de sûreté de la corsaire. Cette colère refoulée du Monstre avant qu'il ne frappe.

    Explique moi, aide moi à comprendre...

    La colère, c'est ça. Ishii, oublie ça, redeviens toi. Celui qui ne se fait pas toucher. Celui qui ne s'énerve pas. Celui qui reste calme. Oublie, tous ces sentiments. Oublie les. Fais le vide dans ton esprit, ce ne sont que des faits, ce ne sont que des actes. Ce ne sont que des choses parmi tant d'autres, des horreurs de plus. Reflechis, Ishii. La raison parle et le sentiment mord. Tu ne veux pas mordre, Ishii. Tu ne veux pas mordre. Non... Même la colère s'oublie, mais la logique reste. Qu'est ce qui est logique ? Frapper. Oui frapper, mais c'est logique, Ishii, ce n'est rien que de la logique.

    Alors je  frappe !
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    Le meurtre est une des choses les plus terribles en ce monde. Priver de la vie, ou plutôt, s'arroger le droit d'enlever la vie, c'est insensé. Personne n'a ce droit. Personne ne devrait tuer quelqu'un d'autre. La mort peut survenir par malchance. Par hasard. Tant que ce n'est pas voulu, que ce n'est pas prémédité ; ce n'est pas un crime. Ce n'est pas inhumain. On pourrait parler des animaux et des arbres que l'on tue pour subvenir à nos besoins. Et c'est vrai. Car la vraie définition de ce crime impardonnable, le véritable mal, c'est de prendre plaisir à tuer. Ce plaisir est tabou. Ressentir ce plaisir, c'est s’abandonner à un mal qui ronge les âmes et qui corrompt l'esprit. Jusqu'à la folie. J'ai toujours éloigné cette pensée de mon esprit. Pour le bien. Pour mon bien. Mais c'est aujourd'hui que je suis confrontée à l'épreuve. Ressentir ce besoin. Ce besoin de tuer. Pour satisfaire mon bon plaisir. Celui de mettre à mort un être qui n'a plus rien d'un être vivant. Un être capable de manipuler les vies pour les achever. Même pas un être. En fait. Une bête. Un monstre. Ça. Une corsaire. En voyant ce qu'elle fait, ce qu'elle ose faire avec le sourire, c'est tout mon être qui réclame son sang, se révoltant contre les règles de la vie. Du dégoût plein la bouche et de l'adrénaline coulant dans mes veines : ma hache réclame son sang. Le sang de Lust. La mort d'un animal. Pour subvenir à nos besoins d'humanité.

    Et c'est la rage qui monte, tel un venin pernicieux. Une rage qui appelle à une violence pas si juste que ça. Et avec Ishii, on se sent plus fort. On sent bouillir cette colère en lui. Et j'en viens à me dire qu'elle est un peu juste, puisqu'il est comme moi. Elle vit au travers de lui. Lui. L'homme poisson. L'être juste. Juste simple. Un être qui a tué alors qu'il ne voulait pas. Tuer un être qui n'était plus lui même. Et pourtant, Ishii le gardera à jamais en mémoire. Il l'a libéré. Mais pas en lui brisant les chaines. Oui. C'est une juste rage. Une rage qui s'élance. Et qui me frappe.

    Je m'interloque. Encore une fois, Ishii m'a frappée. J'ai encaissé. Je cherche dans ses yeux cette lumière que je voudrais voir éteinte. Cela serait compréhensible. Mais non. Elle brille. Ishii est lui-même. Et la colère bouillonne à nouveau comme un volcan sur le point d'exploser. Lui. Lui et son visage empli d'excuses. Il me trahit. Mais ce n'est pas la première fois, Ishii, n'est-ce pas ? Pourquoi cela arrive-t-il si souvent ? Cela ne peut pas être toujours l'oeuvre du hasard et du destin. Tu y mets du tien, Ishii. Tu prends plaisir à me frapper. À me battre. À assouvir ton besoin insatiable de montrer que ceux de ton espèce sont plus forts. Les pensées malsaines tourbillonnent dans mon esprit. Un océan de vengeance et de haine qui m'oppressent. Qui se saisit de mes moyens pour lever le poing contre mon ami. Un poing qui finit dans ma mâchoire.

    Et la colère laisse place un instant à l'incompréhension. Encore. Pourquoi ? Elle. Surement. Et je la regarde sans la voir, subitement submergée par un flot intarissable d'humains complètement asservis à sa volonté. Ils me montent dessus. Ils me frappent. Ils me griffent. Ils me mordent. Et je tombe sous les multiples coups, semblables à des piqures d'insectes. L'union fait la force et cette force est capable d'abattre les montagnes. C'est moi la montagne. Et la colère revient à nouveau. Mais plus contre Ishii puisque je ne le vois plus. La colère contre ceux qui m'attaquent. La colère contre moi même. Et au fond de moi même, une colère contre Lust. Au fond de moi même, je sais que c'est elle. Sa faute. Et alors que je me débats, que je suis blessée par les coups, je sens au fond de moi une présence qui s'éveille. Qui s'émancipe par la colère et la haine. Un démon qui m'habite.

    Toi. Faible.
    Je ne suis pas faible !

    Même contre lui, j'ai la haine.

    Toi. Marqué. Comme un porc. Pour abattoir.
    Silence !

    Son esprit tente de s'approprier les rênes de mon corps et c'est un affrontement en plus. Sa perception des choses touche la mienne et c'est comme si j'accédais à ses pensées. La barrière entre nous s'effondre sous les coups des émotions que je ressens. Une émotion. Mais elle ne vient pas de moi. On me l'a donnée. On me l'a insufflée. Via cette marque sur mon bras. Je le découvre. Je la ressens. Mais je ne peux rien faire, recouverte par la force désespérée de ceux qui ne sont plus eux-mêmes. Ils n'ont plus que du désespoir. Et ce désespoir m'agresse. Il me fait mal. Ils sont tellement présents que je ne peux rien faire. Je ne peux rien me faire. Cette colère contre moi ne sait s'exprimer. Et la rage explose. Elle cherche un moyen pour que la colère s'exprime.
    C'est ainsi que leur désespoir devient mon salut.

    Et je puise en moi pour prendre ma forme semi-animale du bousier. Les chairs se modifient et les pauvres âmes sont déstabilisées. Ma liberté est retrouvée. Un bref instant. Un instant suffisant pour me faire mal. Et c'est avec les dents que j'y vais. Arrachant la chair. La chair marquée du signe rouge de la colère. Et au moment même où je m'arrache cette chair, cette colère disparaît comme poussière au vent. Le démon retourne dans sa cage. Et chacun est lavé de sa malédiction. Je te vois Ishii. Fais-lui mal. Fais-la ressentir la pitié des Étrangers et la tristesse de ceux qu'elle exploite. Et tandis que je balaie mes adversaires et que je me dégage, je me fais le serment de plus succomber à cette colère. Tu peux venir Lust. Mais tu ne me toucheras plus.
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    La Corsaire encaisse l'offensive d'Ishii qui tient désormais plus de l'heureux hasard. Elle essuie d'un revers de mains les quelques marques laissées sur ses avants-bras et chuchote pour elle-même...

    Un fruit du démon... Un cachalot... Hihihi...

    Lust est admirative. Les yeux pétillants d'une malice mauvaise. Elle met sa main devant sa bouche pour cacher un petit sourire satisfait. Elle jubile intérieurement quand elle regarde Adrienne. Ses yeux passent sur Ishii pour s'y arrêter quelques secondes. Un cachalot et un bousier. Même si c'est moche et pas forcément ragoutant, Lust est ravie.

    Et même si vous la mettez tour à tour dans une position inconfortable, à devoir utiliser les grands moyens pour vous avoir... Elle ne peut s'empêcher de rire frénétiquement. Mais rire vraiment. Ses épaules se secouent, elle est comme épanouie en découvrant la forme hybride d'Adrienne. Et elle ne peut s'empêcher de vous accoster, se passant une main dans le dos... Vous pouvez voir tous deux comme une ligne soulever son haut lorsqu'elle tombe son manteau, ligne stimulée et réceptive au passage de sa main :

    Un bousier, un homme poisson ! Qu'est-ce que votre équipage cache d'autre ? Une naine à jambe de bois ? Ha ha ha ! J'ai hâte...

    Elle se met à trembler d'impatience, des petites moustaches apparaissent sur ses joues bleutés. Un pas en avant, elle disparait pour bondit sur le dos d'Adrienne. Sa main est recouverte d'un liquide bleu-noir, qu'elle marque précipitament sur le front de l'animal : une trace parfaite apparait aux yeux de tous, sauf d'Adrienne qui ne peut pas regarder sur son propre front... Lust passe dans son dos et s'accroche aux antennes de la nonne pour les tirer brutalement en arrière et braquer le bousier vers Ishii :

    J'ai hâte de tous vous capturer.

    Sourire vicieux, elle s'agrippe soigneusement parce qu'elle sait qu'elle se risque à un rodéo d'enfer...

    Vous serez parfait pour ma collection.

    Et elle t'envoie une tape sur la carapace pour t'énerver un peu plus :

    En avant ma belle, trahis-nous ! Ha ha ha ha ! Vous autres ! Attrapez-le ! Maintenez-le ! Hiiiiiiha !

    Et d'un mouvement uniforme, les quelques esclaves se relèvent pour avancer comme des zombies hagards vers Ishii.

    HRP:
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    Des mots en l'air, surtout.
    Lust s'avère être davantage qu'une âme aussi noire, un pouvoir si machiavélique et autant d'esclaves à sa botte. C'est aussi quelqu'un de rapide qui n'hésite pas à aller au contact. Et en sentant son popotin dans mon cou, on peut difficilement faire plus au contact. Les mains sur les antennes, elle tire de toutes ses forces. C'est un endroit sensible et la douleur est intense comme des poignards qui s'immisceraient lentement sous mon crâne. Je secoue la tête. J'essaie de la faire tomber. Mais rien n'y fait. Alors je cherche l'aide d'Ishii, agitant au loin les pensées teintées de rouge qui ont obscurci mon jugement. Mais une autre vague est déjà là. Une pensée bien noire. Une pensée que je m'approprie comme si elle était mienne, comme si c'était une continuité de ce qui m'avait atteinte ; ce rouge. Et une vérité dévoilée à mes yeux retrouve un sens. Ishii m'a trahie. Alors je dois le trahir. Le rodéo s'arrête bien vite, presque à regret pour Lust, mais ce n'est qu'une pause. Je localise mon adversaire. Sa grande taille. Ses petits yeux. Oui. Je sens sa traitrise jusqu'ici.

    Alors je passe en version animale. Sur mes quatre lourdes pattes, je me transforme en un animal de charge. Parfait pour cavaler avec Lust sur le dos. Alors je cours. Des pas puissants pour foncer vers mon adversaire. Celui qui s'impose à mes yeux. Un violent coup de tête pour le lancer sur le côté dans l'espoir de lui faire mal. De lui briser le cou. Pour que tout s'arrête. Mais il est résistant. Aussi résistant que moi. Alors je charge à nouveau, j'essaie de le piétiner, de le réduire à néant. Deux passages. Trois passages. Une rage naturelle me donne l'eau à la bouche. Le sentiment enivrant et malsain de sentir la confiance que l'on a pu construire entre nous se briser est tellement bon. Tu m'as trahie. Je te trahirai avec encore plus de vigueur et de détermination. À nouveau, je charge pour faire souffrir.

    Puis une voix. Dans ma tête. L'autre. Le démon. Une voix qui se satisfait de tout cela. Trahir pour s'émanciper et être seul à choisir sa destinée. Une destinée de massacre et de morts. Un monde ou le sang coule en rivière et la sauvagerie domine. Cette petite voix pernicieuse, elle prend davantage d'ampleur.

    Tuer ! Tuer ! Libère-moi !
    Non...
    Libère-moi !
    J'ai fait le serment … de ne pas te laisser … me contrôler …

    Et c'est alors que je me sens complètement sombrer. Sombrer en moi même. J'ai déjà connu cette sensation. C'est lorsque j'ai lutté contre mon alter ego, ce démon. Il voulait mon corps, j'ai réussi à l'enfermer. Et cette fois-ci, je retourne dans la cage, celle dans laquelle je l'ai mis. Ce n'est pas qu'il est devenu fort ou que je suis devenue faible, c'est que je le laisse faire. Je me trahis. Je trahis mon serment, mû par une force inconnue. Comme si c'était normal. Comme si c'était naturel. Je ne peux m'y opposer. Et puis, pourquoi s'opposer ? Je ne fais que satisfaire mon désir de trahison.

    Et le démon l'emporte sur moi-même. Hurlant. Sans contrôle. Sauvagerie à l'état pur. Un être qui réclame du sang. De la mort. Et qui s'apprête à finir l'oeuvre que j'ai entreprise. Tuer Ishii ; l’anéantir. Le massacrer. Mais comme un acide rongeant tout, les noires idées l'atteignent à son tour, lui qui n'est qu'un flot de ténèbres insondables. Trahir. Encore. Toujours. Trahir ce qu'il est. Ce qu'il veut. Rien ne peut s'opposer à la malédiction de la noire trahison. Et comme si c'était tout aussi naturel, le démon comprend. Il comprend ce qu'il doit faire. Trahir sa nature. D'où ne pas saigner les innocents. Ne pas tuer. Ne pas massacrer. Alors que derrière lui, ma voix réclame le sang et la mort, la sienne ne réclame que la paix. Nos voix sont inversées. Car nous sommes contraires.

    Alors maitre de mes moyens, il charge à nouveau pour donner le change avec une idée bien en tête. Il esquive presque Ishii, passant sur les esclaves et percutant le char de Lust. Il le piétine presque pour faire demi-tour, faisant face à l'homme poisson pour une ultime charge. Et il la fait, cette charge. Mais juste avant de toucher Ishii, il utilise mon corps pour sauter et réaliser un demi-tour dans les airs. Mon corps s'effondre sur le sol, le dos raclant complètement le sol et évitant Ishii dans l'espoir de la faire chuter. De la faire souffrir. Pour que le Gentlefish puisse frapper. Mettre à terre la corsaire qui n'a pas dû voir le coup venir.
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    Oh qu'il est laid, le cachalot. Oh qu’il est laid, avec son sang qui dégouline sur toute sa gueule, avec ses lèvres qui se serrent dans une grimace jusqu'à manquer de se mordre, avec ses frusques qui ne ressemblent plus à rien que de vieux chiffons salis qu'on aurait tordu et retordu avant de les frotter dans la crasse pour qu'ils ne soient plus autre chose, que de la laideur. Oh qu'il est laid...

    Et pourtant, il continue à se faire marcher dessus par l'énorme Monstre presque plus Monstrueux que lui. Il ne dit rien, ne lance que quelques gémissements lorsque la douleur arrive enfin à son cerveau, comme pour lui dire « mais bats toi, bon sang ! Bats toi ! ». Mais il ne se bat pas. Le monstre, il ne se bat pas. Il attend. Il attend ce moment où la possibilité de pouvoir toucher la corsaire arrivera, comme si ce moment allait arriver devant ses yeux ébais tel un cadeau de la grace divine. Et pourtant il n'y croit pas, en Dieu, le cachalot, pas plus qu'en aucune divinité qu'aurait laissé faire toutes ces crasses. Mais rien ne change, absolument rien, parce qu'il sait que cet étrange pouvoir que LUI, il a, pourra l'aider. Alors il se concentre comme il l'a fait au milieu de l'Océan, comme contre la gamine, comme contre le vieux fou. Il se concentre et qu'importe les coups ! Qu'importe les énormes pieds du Monstre qui s'écrasent sur son crâne ! Ce n'est pas le moment. Alors faut serrer les dents, faire fi de la douleur qui vient, des larmes qui suivent. Il faut oublier que c'est Adrienne qui fait ça comme elle oubliera ce qu'il lui a fait. Il ne fait rien que de se préparer à son prochain coup. Il ne fait rien que tenter de comprendre le futur pas de son adversaire. Le futur rire immonde qui sortira de ses minuscules lèvres violette. Qu'importe son pouvoir, qu'importe ses autres coups bas qu'elle voudra mettre ente lui et elle, maintenant il ne frappera plus qu'elle.

    Lady Humph.

    Hmm... Prépares toi... Ça va faire mal.

    Elle ne voit rien, n'entend pas plus, trop heureuse de son toutou qu'elle contrôle de ses immondes pouvoirs. Mais elle ne sent peut être pas, trop imbue qu'elle est, elle ne sent peut être pas les quelques minuscules secondes de plus qu'il faut à Adrienne pour aller là où elle doit. Elle ne sent pas, la bûcheronne lutter en elle même pour se dire où aller, qui frapper. Elle ne voit pas, la violence des coups diminuer au fur et mesure que la lutte intérieure se prolonge. Et même si le corps du cachalot fait de plus en plus mal, même s'il commence à lui dire d’arrêter, de lâcher prise, même si Ishii n'arrive que par moment à se concentrer suffisamment pour sentir Adrienne, lui, il voit.

    Alors lorsque le Monstre charge sur lui avec la rage du condamné, Ishii sourit, à l’intérieur de lui même, il sourit parce qu'il vient enfin de voir l'ouverture. Et dès qu'Adrienne l'évite c'est tout le corps du cachalot qui vole vers la corsaire mise à terre, c'est son bras tout suintant qui se lève bien haut pour frapper la carotide du corsaire !

    Mais Lady glisse sur le côté et évite l'attaque comme une anguille. Alors le cachalot refrappe, frappe encore, cogne de toutes ses forces ! Et c'est autant d'attaques qu'elle évite... Ses frappes ne touchent pas, giclent toujours trop courts, trop loin, ou trop près, et la corsaire glisse entre les coups comme une enfant. Elle agile, la bête, et son corps se tord en tout sens avec encore au visage un sourire amusé.

    Tu ne m'auras pas, qu'elle dit. Tu ne m'auras pas.

    Mais l'Ishii persiste. Qu'importe ses bras qui peu à peu le lâchent, qu'importe la douleur qui devient insurmontable. Lui, veut l'avoir, et il l'aura ! Elle n'a pas le temps de parer, ni de contre-attaquer, elle finira bien par fatiguer, elle aussi ! Ce n'est pas possible, qu'elle puisse encore s'amuser, lui n'est pas faible ! Lui s'est battu toute sa vie, contre tous ces autres hommes et femmes qu'ont voulu faire de lui un esclave. Il s'est battu contre le Monde entier pour sa liberté, et il a toujours gagné, alors pourquoi pas elle ! Pourquoi est-ce qu'elle tient encore, là, avec son immonde sourire aux lèvres ?!
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    Offensive, encore un autre.

    Lust évite et réplique. Une fois. Elle attrape le bras d'Ishii et le fait passer par-dessus son épaule. Avec une force insoupçonnable et insoupçonné jusqu'ici. Le cachalot décolle et s'écrase à terre, et sous lui, avec son poids et sa carrure, le sol s'enfonce significativement. Sourire triomphant sur les lèvres de la Corsaire qui pose un pied conquérant sur la joue de sa proie.

    Pathétique. Inutile. Vain.

    Petit murmure adressé à l'homme poisson qu'elle fixe avec un mépris marqué. Pour qu'il entende. Lui. Sur le bras d'Ishii, saisit par la main toujours impregné de noir, une plaque rougeâtre apparait. Des petits boutons pullulent sur la zone de contact, boutons qui démangent même l'homme poisson et sa peau épaisse.

    Et vaincu.

    Elle se détourne de toi, fait face à Adrienne en se préparant à affronter sa prochaine attaque et trahison.

    Mais ça n'a rien d'étonnant. Tu n'es qu'un homme. Même poisson. Par définition futile. Tu ne mérites pas ta place dans mon escorte. En fait, tu ne mérites pas ta vie, ta prime, ton rang,...

    Regard intense, que l'on pourrait presque qualifier d'amoureux, elle pose ses yeux sur le bousier qui lui fait face, les yeux pétillants de tendresse.

    Ton amie, par contre. Elle sera la princesse de tous mes royaumes.
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    Non.

    Il se relève. Ou tente, le corps encore à moitié à terre, la gueule plongée sur le sol.

    Non.

    Il le répète, d'une voix presque ferme, où des grumeaux de sang font écho au fond de sa gorge. Il y a sa moustache tout de travers qui pend, lamentablement, toute effilée par les gouttes de rouge déjà sèches.

    Non, Adrienne ne sera ni reine d'Esclaves ni Princesse de Royaume. Ce sera l'amie des Hommes.

    Enfin, il est debout ! Enfin, pas très bien. Il a les jambes flageolantes, presque prêtes à retomber... Et ses genoux, tout croûtés, même plus cachés par son costume qui n'en est plus un. Mais pourtant, malgré tous les bleus qui lui cachent la vue. Malgré son œil gauche qui ne peut plus s’ouvrir. Malgré son bras qui le fait souffrir comme il n'a pas souvent souffert. Pourtant, l'a presque l'air de regarder droit. Presque l'air sûr de lui. Et s'il n'avait pas cette si moche allure, on pourrait presque le croire. Sauf qu'il y a tout ça, cette épée qui ne tient plus que par une force inconnue dans le creux de sa main, cette voix toute enraillée, qui se raille et s'enraille au gré des postillons de sang qui giclent en dehors de ses quenelles. Ça suinte le sang, c'est ce goût salé qui s'immisce dans chaque geste. Ca tortille jusqu'à se faire une place dans l'inconscient, le subconscient. Ça taraude l'esprit jusqu'à le faire rêvasser d'un monde sans cette si douloureuse sensation qui inonde la masse de muscles et d'os.

    Mais il parle, encore, avec chaque mot qui lui arrache un rictus de hargne autant que de douleur.

    Non, elle ne viendra pas avec toi. Ce sera l'amie des hommes et des femmes. Ce sera la sauveur des corps et l'aimante des âmes. Ce sera la violence des mots et la douceur des mains. Ce sera Adrienne Ramba, celle qu'on connaîtra comme la plus bonne des âmes bûcheronne. Elle ne coupera qu'arbres et haine pour faire repousser de doux cœurs, elle fera renaître la chaleur des hommes qu'auront oublié ce qu'est l'amour, la liberté.

    Alors... Hmm... Non, ce ne sera pas la princesse de tes Royaumes.

    Il ose, défier la corsaire si arrogante. Il ose encore parler alors que la douleur enveloppe son corps de son horrible étreinte. Il ose tenir droit et haut alors que ses bras ne sont plus que de minables bouts de chairs à peine capable de brandir son épée. Il ose encore rêver alors que la mort est prête à l'enserrer. Ses muscles se crispent dans un dernier geste. Sa lame se lève haut et le coup part... Faiblement... Une minuscule lame d'air qui ne vient que chatouiller la gueule de Lust.

    Lamentable.

    Pathétique.

    Inoffensif.

    Ishii n'est plus qu'un espoir qui se tord pour encore croire.
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    Il n'y a plus de logique. Il n'y a plus de raison. Il n'y a plus que du chaos. Moi. L'autre. Et un océan de sentiments contraires dicté par un pouvoir inconnu. Une trahison en entraine une autre. Pendant un moment, le démon contrôlait. Puis ce pouvoir a encore agi avec force et j'ai pu reprendre le contrôle. Brièvement. Pour le lâcher un peu plus tard, trahissant mon serment, me trahissant à nouveau. Et le démon qui est dans la même situation que moi. L'indécision nous anime. La colère contre l'autre est grande, mais ces sentiments sont tellement futiles. Seule la trahison est la Loi. Un principe de vie. Et au travers de mes yeux d'humaines ou de ceux du démon, je ne peux qu'assister, impuissante, à l'épreuve d'Ishii. Une épreuve de désespoir et d'impuissance. Tout comme moi. Le désespoir de ne pas pouvoir être soi-même. L'impuissance entraîne le désespoir qui entraîne à son tour l'impuissance dans un cercle sans fin.


    Je perds pied. Je ne sais pas par quoi commencer. Je ne sais à quoi me rattraper. Essayer d'avoir une cohérence alors que je suis déchirée par tous ces sentiments contraires, ça me rend folle. Peut-être que je suis folle, en réalité. Ça serait logique dans cet océan d'illogismes. Et plus j'y pense, et plus je me sens perdue. Alors, j'essaie de m'accrocher à quelque chose. Quelque chose de suffisamment fort pour me faire sortir la tête de l'eau. Quelque chose qui peut aller contre ce qui me torture. Qui peut élever ma détermination à un point encore plus élevé. Père. Mère. Mes frères. Endaur. Les Woks. L'Église. La foi. Le Seigneur. Elza. Isilda. Kestrel. Sören. Lilou. Dolores. Les Walkyries. Old Crow. Izya. Jackie. Les Étrangers. Ishii. Monster. Jevta. Innocent. Uran.

    Même son visage, son sourire, ses larmes et ses rires ; ne sont que de la paille jetée dans le vent.

    Toi. Faible.
    Toi aussi.
    Toi.
    Toi.

    Et des reproches. Encore. Avec lui, le seul repère est sa voix. Primitive. Brutal. Une présence qui ne sait pas quoi faire aussi. Qui n'a d'existence qu'elle même. Alors que moi, j'ai les autres. Ceux qui m'accompagnent. Mais je n'y arrive pas. Mon esprit se brise face à l'impuissance totale. J'en pleure. En vrai comme en image. Et alors, j'ai ce sentiment que, oui, au-delà de moi-même, quelque chose se brise. Comme une fenêtre qui tombe en morceau, laissant passer une douce clarté. La lumière de l'aurore. Je ne me sens plus repliée sur moi-même. Je me sens comme à l'extérieur, comme si je pouvais sortir les ailes et quitter mon corps. Comme si je pouvais sentir les gens. Je pourrais ? Alors je cherche sans le savoir ces présences qui me réchaufferaient le cœur.

    Il n'y a personne.
    Quoi ?

    Une autre voix. Pas celle du démon. Pas la mienne. Une autre. Différente et si puissante. Il n'y a aucun rapport avec le pouvoir qui m'a mise dans cet état. C'est quelque chose d’extérieur, de nouveau. Cette voix est si forte que c'est la vérité. Absolue. Ce pourrait être un mensonge, mais je ne peux le penser. C'est vrai. C'est tout. Et cette vérité me terrorise. Devant mes yeux qui ne voient pas, il n'y a personne. Ceux que je voulais ressentir ne sont pas là. Il n'y a rien. Que du vide pour me refroidir le cœur. Comment ont-ils pu disparaître ? Seules des réponses inacceptables me viennent.

    C'est la fin.

    Et même au travers des yeux, c'est la fin. Ishii est à genoux. Et ces mots semblent n'être que des mots. Juste des mots. Des paroles en l'air. C'est la fin. La fin de tout. Et les paroles de Lust résonnent dans ma tête. Le démon en moi ne veut qu'être indépendant. Je ne veux absolument pas accepter sa proposition. C'est alors que tout concorde. Le désordre laisse place à l'ordre. Et la trahison joue son rôle. Une dernière fois. Les deux esprits sont sur la même longueur d'onde. Se trahissant toutes les deux. Alors, je pose un genou à terre pour que d'une même voix, je signe la fin de ma liberté.

    Oui.
    Je serai la princesse de tes royaumes.


    Soumission totale. Trahison totale.
    Défaite totale.
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    Bilan de la situation mon cher Wilson !
    Oui, oui ! Alors euh... Le passage des Sea Wolfs et de Mantle Shoma ont largement contribué à la destruction presque complète de l'île d'Innocent. Il ne reste apparemment que certaine faction de survivants qui déambulent dans le parc... Selon notre source, des enfants surtout, qui vivent au jour le jour et se déclinent en gang. Dernièrement, parait-il qu'un groupe de Pirate, les étrangers, ont posé pied et aident les gamins à s'en sortir.
    Chouettes gens que voilà, surtout pour des pirates.
    Oui, très. Et euh...
    Lust ?
    Oui, Lust est arrivée il y a quelques jours parce que les actions des pirates n'ont pas enchanté certain collaborateurs de la Corsaire. Elle doit... Remettre de l'ordre, selon les dires de notre source. Les Etrangers et la Corsaire se battent apparemment actuellement sur le port d'Innocent Island.
    J'ai un abonnement avec les Corsaires, semble-t-il. Soit !
    Qu'allez-vous faire, Monsieur Kez ? Vous en prendre à Lust ce n'est pas une très bonne idée, surtout sans Ombre...
    Mafaele, Mafaele. Et Ombre ne peut pas être partout. Il faut apprendre à faire sans lui. Alors... Je propose...

    Mafaele fait les cents pas en fixant l'île d'innocent. Il se tient le menton entre deux doigts et marmonne d'une petite voix. Tout d'un coup, c'est la trouvaille ! Il dresse son poing en l'air et s'adresse à son second d'une voix forte et assurée :

    Je gagne la terre à la nage tandis que vous chargez les canons pour attaquer le quai à distance. Dans dix minutes, vous tirerez sur le port, le temps de semer la confusion... Je compterai sur l'effet de surprise pour coincer la Corsaire dans un étau. Nous n'avons pas la force de confronter Lust, mais au moins de la mettre en fuite. Cela nous permettra de dégager le terrain en nous donnant l'avantage de l'effet de surprise. Ensuite, vous tâcherez de débarquer pour me prêter main forte, nous aurons l'avantage du nombre et de notre vigueur !
    Monsi- Mafaele, ce sont des pirates tout de même... Nous ne savons rien d'eux... Nous les prenons vraiment comme alliés ?
    Et bien, donc ? Ils aident des gamins sans le sous et se battent contre une Corsaire atrocement méchante, ça ne peut pas être de mauvais pirates ! Et puis, "l'ennemi de mon ennemi est mon ami", il faut savoir choisir nos combats et nos alliés.
    Bon... Bien !

    Il ne faut que quelques minutes à Mafaele pour rejoindre une barque et se mettre à l'eau. Et c'est en sifflotant un chant révolutionnaire qu'il se met en route...
      Lust affiche un sourire ravi par les déclarations d'Adrienne. Joignant ses mains comme pour applaudir, elle lâche un soupir de satisfaction, sautillant en avant pour rejoindre la grande blonde qu'elle a élu, dans son coeur, comme sa nouvelle copine préférée. Elle efface d'un papillonnement de paupière les paroles d'Ishii pour poser sa main nue sur la marque noire qu'elle a laissé à Adrienne. Soumise à sa volonté maintenant, le pouvoir du fruit prend le pas sur la trahison, la trace s'estompe pour admirer désormais une bodybuldeuse fondante.

      Adrieeeeenne, ma douuuuce ♥

      La corsaire se dandine et tombe dans les bras du bousier en l'enserrant au niveau du cou. Un bisou sur sa joue, elle enchaine avec le regard d'une chipie :

      Ton ancien capitaine a été très méchant avec moi, très très. Il m'a fait beaucoup de mal, et il dit que tu ne m'aimeras jamais jamais jamais... Mais moi je t'aime, et je sais que tu m'aimes maintenant ! Alors...

      Désignant du doigt l'homme poisson qui doit fulminer intérieurement de voir cette garce de Lust profiter de ses coups bas et manipulations, cette dernière fixe la jeune femme avec des yeux brillants de chaton craquant :

      Peux-tu montrer à ce gros tas ce qu'il en coute de me faire du mal s'il te plaaait ?

      Et en plus, elle est polie.

      HRP:
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      Adrienne se prépare. Elle rugit, prête à charger. Mais Mafaele bondit comme un lion entre l'homme poisson et le bousier, sortant une dague de sous son manteau en la braquant vers la blonde. Il la fait reculer brutalement, et le mouvement brusque d'Adrienne destabilise Lust qui manque de se casser la figure. La Corsaire lance un regard furieux vers l'empêcheur de se mettre dessus, grognant un bon coup :

      Non mais c'est un monde ! D'ou il sort celui-là ?!

      Et l'engouement de tous rechute brutalement lorsque le Révolutionnaire sépare les opposants en hurlant à plein poumon :

      Lust ! Espèce de Harpie !
      Hein ?! Non mais on se connait pas mon bon ! J'te permets pas de me causer comme ça !

      Caprice. Lust se roule par terre en tapant des pieds, lâchant un hurlement strident d'une gamine fantasque a qui on ne sait pas dire non. Frustrée que tout ne se passe comme elle l'entend... Et dans son tableau, il n'y avait pas un troisième larron prêt à l'affronter.

      JE LE HAIS ! ADRIEEEEEENNE !!!! TAPE LEEEE !
      Ne vous laissez pas impressionné par cette chipie !

      Mafaele repousse un esclave du pied et envoie une lame d'air qui fait reculer le bousier prêt à charger :

      Soyez franc, soyez droit ! Brandissez les poings pour vaincre  la mégère endimanchée ! Elle ne mérite pas votre colère, Capitaine ! Elle ne mérite pas votre admiration, Madame le bousier !
      GNAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !!!!
      Ce n'est qu'une infâme mégère doublée d'une catin que je vais m'empresser de renvoyer d'ou elle vient ! Ah ! Coquine, tu ne perds rien pour attendre !
      JE LE HAIS JE LE HAIS JE LE HAIS ! TUEZ LE !
      Allions-nous, Capitaine ! Libérons votre consoeur, libérons les autres de son joug infernal !

      C'est dans un grand geste théâtral que Mafaele se présente à Ishii en lui tendant une main franche et pleine de confiance. Il lui lance un regard sérieux et malicieux, lui tient fermement la paluche pour l'avertir de ce qui va venir.

      Mais en attendant... A COUVERT !

      Un sifflement retentit suivit d'un... BOUM !

      Une première salve de boulets de canon est envoyée, s'écrasant contre la balustrade du navire pirate, sur le trône du transport de la Corsaire, et sur les quelques protagonistes qui n'ont pas su éviter l'assaut...
        Des boulets de canon, rien que ça. Qui fusent et écrasent, percutent et tuent tout ce qui tombe sur leur chemin. Il y a la corsaire qui braille sa colère, les esclaves qui tombent et meurent sous le poids des énormes billes de plomb. Il y a cet étrange homme qui sermonne le pirate et il y a lui, le cachalot, au milieu de tout ça.

        A vrai dire, il ne comprend rien, ni ce que l'étrange énergumène fait ici, ni la colère incontrôlable de la corsaire, ni l'étrange calme d'une Adrienne qui se bat d'un combat qui ne se voit pas. Il ne comprend rien et pourtant, doit agir. Il n'y a plus de force dans son corps, plus de muscle à même de se serrer, plus de haine à même de faire vivre cet esprit qui a trop subi. Juste l'instinct de survie. Celui qui fait vivre le corps quand plus rien ne fonctionne. Cet instinct qui réveille l'animal qui est en chaque homme. Qui décuple la force que le cachalot aurait oublié.

        Il n'y a plus que cet instinct qui se fait une place. Il n'y a plus que ça pour faire lever les bras du cachalot, pour lui faire tendre sa lame dans un geste qui fait trembler le corps. Le geste lui fait lâcher un grognement, et ce n'est que comme ça qu'il répond à l’énergumène. Il ne cherche pas à comprendre ce qui lui vaut cette aide. Il ne cherche plus à savoir comment sortir l'Adrienne de ses tourmants. De toute façon il n'a pas le temps et cette fois c'est d'un geste clair qu'il attaque.

        La lame d'air vole plus vite qu'un faucon vers la corsaire qui n'a le temps de que parer l'attaque en s'aidant du corps de Bousier. L'animal chute sous la douleur manquant d'écraser la corsaire que déjà, une autre attaque leur vole à la gueule.

        JE LE HAIS JE LE HAIS JE LE HAIS ! TUEZ LE !


        Elle crie encore ça, évitant le coup de Mafaele d'un bon en arrière, sauf que près d'elle, il n'y a plus personne. Les esclaves sont morts ou écrasés, le Bousier est assommé par le coup et la voilà toute seule avec comme adversaire deux hommes qui n'ont pas l'intention de la lâcher.

        Hmm... Libère mon amie. Et peut être que tu garderas la vie.

        Ce n'est pas crédible pour un sous parce que malgré le ton de voix qui se veut sur de lui, il y a le corps qui parle. Et lui, à moitié avachis, à peine capable de rester debout, il dit le contraire des mots.



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