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Les infiltrés... Les autres infiltrés, j'veux dire.

Fait chier, j'suis trempé.  Pourquoi vouloir y aller en mode sous-marin ? Bordel on va juste réussir à choper une bonne pneumonie car on va se les cailler après. Soi disant, c'est pour rester discret, mais putain comment voulez vous la jouer discret ? Y'a Jackie dans la team, à peine elle sera sur le bateau qu'elle va se lancer danse une impro' des plus "réussies". Et puis même si c'te naine se lance pas dans un rap, comment tu veux être discret avec une putain de jambe de bois ? Comment ? Autant y envoyer Iwa.

Fin' bref c'toujours mieux que de regarder, encore une fois, Ishii et Golgotha être encore une fois sous les feux des projecteurs alors qu'j'serais encore en mode gros lâche à me planquer sur le bateau. Ouaip, j'commence à en avoir marre de passer pour le gros pleutre de l'équipage. Même Lucio s'est foutu de ma gueule ! Le mec il passe son temps à pioncer et quand il se réveille, il se fout de ma gueule ! En plus j'suis sur que j'vais trouver des trucs intéressants là bas, c'est le bateau d'une corsaire, y'a forcement de l'oseille à se faire.

N'importe comment, il est trop tard pour faire marche arrière, on est déjà dans la flotte en train d'être tracté par l'doc Octopus.  Tiens, y'a pas Chan ? Bon, c'est pas que ça m'gène elle est aussi utile que la jambe de bois mais bon ça fait un peu chier. Bah ouaip, ça veut dire que j'vais devoir supporter Jackie tout seul. En fait j'aimerais bien retourner me planquer sur le bateau, mieux vaut être la victime de l'équipage que de supporter Jackie. Mwarf, comme je l'ai dit il est trop tard pour faire marche arrière, j'vais devoir me supporter la naine. Pauvre de moi, j'espère au moins que ce p'tit pillage va être rentable.

….
….
….

Putain, c'est long. Enfin vu que j'ai jamais eu le sens des durées, mon « c'est long » est pas super fiable, si ça trouve on est parti y'a deux minutes. Tiens, sens des durées, j'suis par sur que ça se dise, sens du temps ? Sens de la durée ?

Pas le temps de terminer ma réflexion sur le bien parlé, on est arrivé. Tiens j'suis pas sur que ça se dise le bien parlé. 'Fin bref, on est enfin arrivé dans le bateau, et on commence à se rendre compte d'un p'tit truc, on a rien pris pour grimper dans le bateau.... Putain on est vraiment trop cons... Bon alors qu'est qu'on comme moyen de rentrer sur le bateau :
-On peut demander au Doc' de nous envoyer sur le pont du bateau, mais niveau discrétion c'pas ça. Et j'ai pas risqué de me choper une pneumonie pour rien.
-Seconde solution, bah j'balance la naine par le sabord où y'a pas de canons, elle m'envoie une corde par le hublot et j'la rejoins.
-Troisième solution, on attends un coup de chance.

Inutile de dire que j'ai choppé la Jackie par la jambe de bois  et que j'l'ai envoyé valsé dans le sabord. J'espère qu'elle m'en voudra pas. Remarque si elle m'en veut j'm'en fous en fait. J'aurais peut être du lui expliquer le plan avant de la balancer. Peut être. Par contre j'aurais du l'expliquer à Monster, car ce con de céphalopode benthique se  met à me soulever et à me faire un "à la une, à la deux, à la trois", si vous voyez ce que j'veux dire.

Céphalopode benthique? Depuis quand je connais des mots comme ça? En fait j'suis super intelligent.

J'ai pas le temps de terminer de me lancer des fleurs car ce con de poulpe m'a envoyé dans le seul sabord où y'avait un canon... Inutile de dire qu'il fait tout noir...

"Jackie, tu peux m'aider?"
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Goaaaaaaaaaaaaaal !

L'est fort le poulpo-déguisé. Non, seulement il me balance pile-poil dans une écoutille. Mais en plus, il balance pile-poil Jev' dans un canon qui dépasse d'une autre écoutille. Du coup, j'sors ma tête et j'lui fais de grands signes et des pouces levés en mimant Jev' dans son canon. C'est quand même bien encore une preuve que j'suis la best. L'insolente veine des meilleurs. C'est un signe de plus. Mon avènement est pour bientôt.

Après une bonne minute à l'regarder s'débattre et à relayer ses faits et gestes à Monster, j'aide enfin l'autre à s'dégager. J'crois qu'il aurait préféré que j'le libère plus tôt. C'est c'qu'il semble baragouiner. Rien à battre, je me marre sur un mini pas de danse.

Bon, on est venu pourquoi ? Ah ouais, les armes. J'regarde autour de moi, et à part les canons, i'a qued ici. Alors j'fais signe à Jev' de s'ramener, en m'dirigeant vers une porte, quand, paf, mon oreille super-fine, toujours à l'affût, m'indique que deux gars arrivent.


- Eh, Johnny, t'as pas entendu quelque chose?

- Euh si... Allons voir!



Et hop, agent secret Jackie au rapport, numéro un sur l'info... Et sur l'action aussi. Susuu ! J'attrape Jev', et j'le balance entre deux caisses et un mur, et j'saute à mon tour à l'abris. Bon ok, la gueule en premier. Si il avait pas été en-dessous, ça aurait été un start trop classe pour un headspin. Mais là, j'tourne pas, et j'ai la jambe-maillet toujours en l'air quand j'devine deux guignols qui entrent dans la pièce où on s'trouve. Le silence, c'est d'la merde, j'préfère les gros Watt. Wesh. Mais d'temps en temps, faut savoir la jouer discretos. Alors j'bouge plus, mieux vaut qu'ils voient un maillet plutôt qu'ils me repèrent. Et d'ailleurs, après une dizaine de secondes où j'sens mon associé qui m'tape dessus pour essayer de m'dire que'qu'chose à j'crois qu'il manque d'air sous moi, mais merde, c'est pas l'moment d'bouger ; i'a un des deux gars qui lâche...


- Eh, pourquoi c'maillet est pas à l'armurerie ?


Et là, tu vois, moi, j'jubile. Ils avaient pas menti, les autres. I'a bien une cache d'armes sur c'rade. J'vais pouvoir remplir les stocks. Bam quoi. Easy money en vue !

Mais pour l'instant, j'entends des pas s'rapprocher. J'mate vers le haut, toujours en freeze, sur l'omoplate et l'bras, en équilibre. Le staïle en toute situation, mec. Et j'vois une main surgir par dessus la caisse, se diriger droit vers ma jambe. Eh negro, va falloir passer à l'action. Tu la sens l'attente, la daaanse d'la violeeeence !

Et là, t'as un gros bruit sourd. Tout va très vite. Trop vite pour toi, l'non-initié, j'le sais. En gros, pour qu'tu comprennes, j'ai poussé un coup sur mes bras et fait un gros mouvement du tronc pour balancer mon maillet dans la gueule du gars, passer mon autre jambe par-dessus la caisse, mon tronc avec. Puis i'm'faut qu'un instant pour faire un roulé-boulé, partir sur un départ trix et enchaîner sur une coupole classique. L'gars a rien vu, il est à terre, fauché. J'lève le buste en m'plaçant sur mes mains, j'l'entraperçois pendant ma rotation finale... Il s'apprête à crier. Merde. Déconcentrée.


SBAM!

J'm'étale sur sa gueule. Bordel. J'aime pas râter mon final. Il est k.o., ok. Mais c'est pas fait dans les règles tout ça, tu vois. Tout ça parce que ce con a voulu crier. Mais l'agent Jackie, elle se laisse pas abattre. J'lui balance deux coups de pieds dans les couilles. C't'un con, mais un con qu'aura pas d'gosse, c'est déjà ça. Puis j'me retourne vers l'autre, là, derrière. Il est rouge, il halète. 'tin, cette mauviette quoi, il est crevé alors qu'il a fait qued dans l'histoire.


- 'tin sérieux, gars refais-toi une condition si t'es crevé alors que tu t'es à peine relevé !


Et bam ! J'l'écoute pas quand il commence à gueuler à voix basse. Rien à foutre, j'suis déjà sur le coup. I'a des armes, et elles seront à moi. Wesh. J'ouvre la porte par laquelle les zigues sont arrivés, j'passe la tête. Personne à gauche, personne à droite. Faut choisir une direction, et l'indiquer à mon coéquipier, aussi bancal soit-il. J'me retourne et j'fais des signes. J'sais absolument pas ce qu'ça veut dire, mais on m'a toujours dit que quand on infiltre un bâtiment, faut faire des signes à ses gars. J'crois qu'c'est genre pour éclairer. Bon, il fait pas sombre, i'a des lampes à huile dans l'couloir, mais j'crois qu'il faut quand même éclairer. Par contre, mes signes ont pas l'air de fonctionner, ça éclaire rien. Boarf... Tant pis. On va y aller à ma manière. La manière du quartier.

J'ouvre la porte, et j'cours à droite...


SBAF!


Putain d'jambe de bois...

Gueule à terre.


Spoiler:
    À peine elle me sort du canon que cette conne me balance contre un mur et me saute dessus. Enfin, ça va elle a eu l'intelligence de pas avoir fait tirer le canon pour m'en faire sortir. L'intelligence ? Jackie ? Pas possible. J'aimerais bien pouvoir l'imaginer avoir un peu de matière grise mais dès qu'elle commence à déblatérer son rap insipide avec des rimes encore plus pauvre que le Grey Terminal, ça m'en empêche. Non, sérieux, même moi j'fais moins d'faute qu'elle alors qu'on me traite d'analphabète, une fois elle a même dit « Vous croivez quoi ? ».  

    Bref, quand elle bouge ENFIN son gros cul de ma gueule qu'elle commence à ouvrir sa gueule :
    -'tin sérieux, gars refais-toi une condition si t'es crevé alors que tu t'es à peine relevé !
    - Bordel j'allais m'étouffer dans le canon et quand tu m'en a sorti c'était pour me foutre dans un coin et de t’asseoir sur ma gueule. Bordel réfléchis un peu, j'ai cru j'allais crever asphyxié !!

    J'crois qu'elle m'écoute pas... Un seul moyen de le vérifier !

    - Ton rap c'est une pure tuerie, de la bombe.


    Pas de réponse.

    -Connasse...

    Bon, on va pas s'éterniser sur le fait que vais prendre un malin plaisir à lui pourrir sa vie de naine unijambiste décérébrée de meeerdeeeeee ! Passons, elle ouvre la porte et me fait des signes. Y'a personne, on est tellement proche que je peux l'entendre fredonner un vieux beat tout pourri, chuchoter serait aussi discret et je comprendrais quelque chose. Mais bon elle a pas l'air de vouloir comprendre et elle me refait ces signes. Mmmmh....Alors... droite, trois, gauche, couper, cinq, quatre, trois, deux, un. J'ai pas le temps d'essayer de comprendre plus que ça, je fonce à gauche à la fin du décompte et ouvre la porte. Alors que je tourne la poignée, enfin que j'appuie dessus, je vois l'autre conne qu'est partie à droite. N'importe comment, c'était déjà trop tard, alors je pousse légèrement la porte. À peine j'ouvre la porte que je vois les dos de deux gusses, je referme la porte aussitôt. Je crois qu'ils m'ont pas cramé, héhéhéhé. J'enfile quand même ma paire de sans honneur, on est jamais trop prudent. Au moment où je les enfiles j'entends un gros bordel qui vient de la droite. Putain de Jackie de merde inutile de meeeerdeeeeeee !!!!

    J'entends des bruits de pas derrière ma porte, pas le choix, pinage obligatoire. J'ouvre la porte juste avant les gardes, j'en aligne un d'une mandale, je la referme aussitôt. Je recommence la même tactique et j’aligne son pote. Enfin j'dis son pote mais si ça trouve il s'aime peut être pas, remarque on s'en fout un peu en fait. Même totalement. Bon, avec une seule mandale chacun pas sur qu'ils soient KO, alors je finis le travail, je les refrappe, quelques fois, histoire d'être sur. Tiens, ça marche les sans honneurs, je peux voir que mon nom est écrit sur le front d'un des gars. La classe non ? Si avec ça les gens apprennent pas à me craindre j'sais plus quoi faire. Tiens manque le « A » de Jevta sur son front. Mwarf, j'pense qu'ils feront le rapprochement.

    Bon, vu que je compte pas aller à la recherche de l'aut'conne pour cause de flemme, j'ai plus qu'à continuer à me balader.  Alors je traverse la pièce y'avait les deux gusses. Oh putain ! Des affiches pornos au mur! Plein d'affiches pornos ! Et des mouchoirs tout partout ! On croirait voir la chambre de Blake. N’empêche, c'est étrange, c'est toujours la même femme sur les posters et y'a écrit Humpf dessus. Ça doit être un nouveau mensuel.

    J'ouvre vite l'autre porte de la pièce histoire d’échapper à cette atmosphère kikiesque. Oui kikiesque, j’hésitais entre malsaine, glauque, putride et tout plein d'autres beaux adjectifs alors j'ai simplifié. Et là je vois une sorte de cachot, des barreaux et des gens enchaînés, bâillonnés et à moitié à poil.

    Bordel, qu'est-ce que c'est que ce bordel....


    Dernière édition par Jevta Cofresi le Jeu 13 Fév 2014 - 20:05, édité 1 fois
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    Quand j'me r'lève, j'entends des bruits d'pas derrière moi. Mais trop tard, i'a personne. Et quand j'dis personne, ça veut dire que Jevta est pas là non plus. Shit. Ce mec... Un vrai boulet. Pas pire que Blake et Lucio, mais quand même. Mais c'est vraiment pas une bonne opération d'être séparés, j'le sens bien. Moi, j'me débrouille toujours, quoiqu'il arrive, mais lui, c't'une autre histoire.

    Alors, j'me r'tourne, j'chamboule mes plans comme mon arrivée dans ta ville chamboule les plans d'l'élite, wesh! Mais l'air de rien, c'navire, il est grand. Très grand, et il est déjà trop tard quand j'tourne au bout du couloir, il a disparu. Mothafuckin' bullshit ! J'pars un peu à sa recherche, mais ce mec est forcément entré quelque part, et avant que j'rencontre quelqu'un qui m'emmerde, faut que j'trouve une planque. Au cas où... Pas qu'j'aie peur, mais c'est Jackie la Discrétion in da place. Et c'est à c'moment précis qu'j'entends...


    - Eh, Marc, t'as pas entendu quelque chose?

    - Euh si... Allons voir, Dorcel!



    J'suis r'pérée. Pas l'temps d'niaiser, mec. Première porte, ce s'ra ma planque. J'ouvre à la volée, j'referme délicatement. Plus rapide que l'éclair, c'est Jackie qu'est pas par terre ! J'mate un peu autour de moi. J'crois qu'j'suis tombée dans la cuisine. J'aurais pu t'dire que j'avais une fringale et qu'ça tombait bien. J'aurais vraiment pu, mec. Si c'que j'vis ici m'vira pas la faim qui m'tenaillait l'estomac jusqu'il y a peu. Trop d'chantilly, de fraises, de coulis, de pâte à tartiner aux noisettes... Surtout à côté de menottes en bonbons, de fouets en chocolat. Et puis, i'a ce képi-toque et ce tablier en cuir avec du sang dessus. Mec, j'suis pas une putain d'précieuse. J'ai grandi dans l'ghetto, mais dans l'ghetto, on voit pas des trucs aussi suggestivement dégueu. Cette cuisine me donne la gerbe.

    Au loin, derrière des établis, entre des étagères, j'aperçois une grosse mégère qui pétrit d'la pâte à pleines mains. Elle m'a pas vu j'crois, mais le sourire qu'elle a aux lèvres m'inquiète. J'en peux plus, j'sors. Mais même si ça m'débecte, j'emporte avec moi un déguisement d'appoint, juste au cas où. Le tablard et l'képi-toque. Sait-on jamais.

    Dehors, les deux gars sont passés. Plus de traces d'eux. Du coup, j'me remets à la recherche de Jevta. Qui sait où il a pu aller s'faire fourrer, c'lui-là. Du coup, j'parcours à nouveau les couloirs, en tendant l'oreille aux portes, tu vois. J'entends qued, la plupart du temps. De temps en temps, j'ouvre et j'vois des trucs pas net, genre un faux poisson-chat géant avec un bras animé et un fouet dedans. Parfois, c'est encore pire. Puis enfin...

    Enfin, j'sens qu'on va pouvoir sortir de c't'enfer. L'armurerie. J'commence à prendre les trucs intéressants, j'évite les trucs chelou dont j'aimerai ne pas imaginer à quoi ils peuvent servir. Mon sac se rempli à donf, et ça c'est bon ! Le flouz sera bientôt mien. Plus d'armes, plus de blé. Plus de blé, plus de pouvoir. Plus de pouvoir... Plus de pouvoir ! Susuuu ! C'est comme ça qu'on fait, là d'où j'viens.

    Mais à c'moment-là, douleur sur la tête, comme si on m'abattait un 'teille de whysky-scotch sur la gueule dans une rixe en soirée. Trou noir.


    ...


    J'crois qu'ça a pas duré bien longtemps. L'horreur m'a sans doute réveillé. Ouais, l'horreur. Ou alors mes oreilles qui saignent. Ou un mix des deux. Là où j'me réveille, y'a des néons qui clignotent, ambiance de tafiole, un truc de dingue. J'flippe pas souvent, mais là, je flippe. Cette zik', mec !



    - STOP CETTE MUSIQUE DE BARBARES, WESH ! Vous m'cherchez, là, les gars, vous m'cherchez ! 'tin, z'allez voir !


    Mais là, i'a un mec barbu qui commence à chanter sur la musique, il est à peine éclairé par les ligths, et il tient une barre métallique qui va du sol au plafond. Et J'me rends compte que j'suis complètement piégée. J'suis dans un harnais foireux, mes mains sont attachées au-dessus de ma tête avec des lanières en cuir, mon pied et ma jambe de bois aussi. J'vois qued, et mes oreilles commencent à pisser l'sang. J'essaie d'faire abstraction, tu vois, en rappant un coup, mais c'te son m'déconcentre, j'y arrive pas. 'tin de Jevta... S'il s'était pas cassé en solo !

    Puis, j'pense que c'est l'coup d'grâce. 'fin, l'annonce du coup d'grâce. Deux gars apparaissent, face à moi. Le premier, c'est un chauve avec un bouc, des piercings aux tetons, un moule-bite-string, un gant suintant et trois boules de pétanque dans l'autre main. L'deuxième est barbu, chevelu et a une grosse chaîne en métal en main, mais pour le reste, c'est pareil. Bordel de merde, qu'est-c'que c'est qu'cet enfer ?!


    - Ooooh, qu'elle sera contente, la maîtresse, quand elle verra ce qu'on lui à trouvé... Ooooh oui. Hein, François

    - Oui, Juan-Carlos. Elle sera conteeeente. Hihihihi. Mais en attendant, rien ne nous interdit de nous amuser, nous aussi.



    Et ce gros con sourit en ajustant son gant pendant que l'autre taré s'approche de moi. Ça craint. Ça craint vraiment, là !


    - Jevtaaaaa, aide-moiiii !
      Alors j'hésite pas, je vais vers un des gars, je lui enlève le bâillon et lui fait sauter ses chaînes. L'pauv'gars avait du prendre cher, très cher, trop cher. Pourquoi ? Il divaguait à propos de maîtres, de maîtresse et de Lust. Pauvre gars, il faut le faire sortir de là, lui et les autres. Et si au passage ils pouvaient crier dans les rues que c'est Jevta Cofresi qui les avait sauvé, ce serait plutôt cool et on arrêterait de me prendre pour un guignol. Alors que je commence à relever le gars, un cri parcourt la pièce et je relâche le pauv'bougre qui se pete la gueule. Et cette voix à la con, je la reconnaîtrais parmi mille. Oui cette voix me hante depuis Callelongue. Elle ne me laisse aucun répit. Et oui, c'est la voix de l'aut'connasse de Jackie... Est-ce qu'elle connaît le sens des mots infiltration et discrétion ?

      Apparemment,non. En même temps, elle connaît pas le sens de beaucoup de mot cette conne. Bref, vu que c'est un cri de Jackie elle doit sûrement rapper ou autre chose... Qu'elle se débrouille. Je recommence à relever le mec, enfin le légume plutôt. Aucune réaction, j'ai déjà vu Gnuh être plus réactif que lui, et je parle même pas du moment où on remplit sa gamelle. Passons, une fois le gusse relevé je le lâche. C'était pas mon choix le plus intelligent, il s'est laissé tomber et il s'est bien cassé la gueule. Normalement un humain peut tenir sur ses jambes, enfin j'sais pas, il me semble, mais c'qui se passe ici c'est définitivement pas normal.

      Bon, j'essaye de le relever une troisième fois, j'suis pas con. Je tente le coup avec une femme ce coup ci. Même résultat. Alors que je commence à réfléchir au pourquoi du comment que ça fait que voilà quoi, j'entends à nouveau l'aut' connasse crier, mais cette fois elle hurle mon nom. Et on peut sentir de la détresse dans son cri. Alors je réfléchis pas plus, je fonce vers le cri. Même si je la hais, ça reste une camarade, esprit d'équipe et tout le bordel. Non, j'déconne, j'y vais juste à cause d'Ishii, je veux pas me faire engueuler, inutile de dire qu'en fait je fonce pas.

      Quand j'arrive enfin à la pièce où est la naine et que j'ouvre la porte, je vois sûrement le pire truc de ma vie. C'est malsain, on se croirait dans l'esprit de Blake mais en pire. EN PIRE ! Bordel, j'pensais qu'on pouvait pas faire pire, c'est l'aut'tache. Sérieux. Y'a deux gars, dont un qui tient trois boules de pétanque et entre les deux y'a Jackie sur ce qui ressemble à une poulie... C'est encore pire que le pire des bordels où j'ai été. Je referme la porte, fais demi-tour et me casse. Je veux pas savoir ce qu'ils font dans cette pièce.

      Alors que je pars j'entends un truc qui me fait revenir :
      « Jev', wesh reviens me sauver les miches, j't'en devrais une !!! »

      Elle me devrait un service ? Bon pinnage, c'est le genre proposition que je peux pas refuser. Et puis j'ai pas trop le choix, les deux gusses en string sont juste derrière moi. Y'en a même le barbu qui tripatouille ces boules. Son regard veut tout dire. Et je suis pas une putain de dinde.
      Alors j'y vais, je fonce vers la boule de billard et je tente un coup de pied sauté en mode tacle de boucher vers sa gueule. Raté. Je passe au dessus de sa gueule, traverse la porte et me retrouve à coté d'Jackie. Je chope une sangle j'essaie de la défaire. J'essaie, donc je réussi pas. Les gusses reviennent en marchant tranquillement, pas le temps de faire le truc à la bien, je fouille les poches de la naine, avec de la chance y'aura un truc d'utile. Tiens un couteau papillon. Je coupe vite les cordes et les sangles. Merde ils sont à deux pas. Je chope Jackie par la jambe de bois avec les deux mains.

      Technique à deux mains, l'épée Un'Becky !
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      Pour préserver la santé mentale de nos jeunes lecteurs tout autant que pour préserver la crédibilité du personnage et le doute sur les événements ayant pu se passer entre le premier appel à l'aide de Jackie et le moment ou Jevta entra en catastrophe dans la pièce, lesdits événements ne seront ici pas relatés. Pas plus que les sentiments de Jackie concernant ces éventuels événements.

      Veuillez nous pardonner pour ce manquement au rôle du narrateur omniscient, invisible depuis bien trop longtemps dans les récits de Jackie. Il serait actuellement en train de boire une bière au café d'en face avec un délégué syndical, se plaignant de l'espace scénique accordé par la naine.



      *


      - JE SUIS UUUUUNE EPEEEEEEEEEEE!


      La classe, nan ?! Ces deux gros cinglés n'ont rien vu v'nir, et quand ma tête frappe, i'sont d'jà en train d'repartir. Brisés, j'les ai brisé d'un coup d'boule, et atterrés ils peuvent ranger chaînes et boules. Lui c'est Jevta, moi c'est Jackie, et on est pour remettre en place ton esprit ! Wesh !

      Les deux gars s'relèvent pendant que l'poto m'lâche. La gueule à terre un instant, j'me r'lève, faut pas qu'on s'relâche. Z'ont l'air coriaces ces gars, même terrifiants, et y'a toujours l'autre barbu en calbar continue d'm'éclater les tympans. Mais rien à battre, j'vais les éclater, comme tous les autres qui m'ont défiée. La boule à zéro face à moi écarte les jambes comme un pingouin, et j'peux pas résister, avant qu'je n'parte, j'lui broierai son gagne-pain.

      A côté, l'poto fait face à l'autre gigolo. Il a l'air prêt à chialer mais c'clair qu'il va lui faire la peau. C't'un Étranger, lavette sur les bords, mais un Étranger, encore et encore. I'va pas s'laisser aller comme un moins que rien, c'pas comme ça qu'j'les ai formés, i'va lui envoyer l'parpaing ! 'fin, j'crois...

      Mais j'ai pas l'temps, mon esprit est ailleurs... Une boule métallique claque une dernière fois, et c'est la peur... L'projectile fuse droit vers ma gueule, mais putain, j'sais pas où ça a traîné. Alors j'flippe un coup, comme quand t'sors un single, t'sais pas c'qui peut t'arriver. J'esquive la première en m'lançant sur mes mains, et une coupole plus tard, j'vois la deuxième qui file d'jà derrière, pas loin. Et il balance, balance, balance, et moi j'enchaîne des mouv' empreints d'violence. J'suis sur la défensive comme rarement, à tel point que j'vois pas d'où i'sort c't'armement. Pour être honnêtre, mon frère, j'veux pas l'savoir même pour tout l'or d'la terre. Quoique...

      Mais plus ça fuse, et moins j'arrive focaliser sur l'tirailleur. Et j'ai rien vu v'nir qu'ce con est d'jà ailleurs. Où ça ? J'sais pas. Headspin pour visualiser à trois-cents-soixante-degrés, et j'ai pas l'temps d'bouger quand j'vois son fouet claquer... L'maillet d'ma jambe pare, c't'un miracle, mais j'me viande dans l'histoire, fin du spectacle... L'gars s'plie dans une position pas nette pour un keum, l'a une jambe en l'air et l'corps l'long d'sa jambe d'appui... Hum... Mais c'pas ça l'problème, nan, c'est son bras et la boule dans sa main. J'ai pas l'temps d'me rel'ver qu'le métal part et maintenant c'moi qui mange le pain.

      Et puis, j'vole. J'vole vers l'gars qui chante. Et sur la vie d'ma mère, dans une demi-s'conde, j'le plante.

      'fin, j'me viande dans sa tronche et la douleur m'transperce une deuxième fois. Dans l'aventure, pas l'temps d'voir c'qui jonche sa coiffe, un truc pas net, gros, dégueu, j'crois qu'j'l'ai bouffé en une fois. Et putain, j'te jure, le mec fait moins l'fier. I'chiale, c'con, i'chiale... Et i'voit pas v'nir le fer. Toujours garder une lame sur toi, gros, c'est l'conseil de l'amie Jackie la pro ! Et pendant qu'le gars morfle et convulse, j'sens d'nouveau qu'en moi ça pulse. Un tourbillon, un truc qui m'rend dingue. J'l'ai prise ma revanche sur c'te baltringue ! Son sang commence à envahir l'plancher et mes oreilles arrêtent enfin d'saigner.

      Et l'gars en face, il a l'air mad. Complètement mad...


      - HA ! Dans ta face mec, j'suis la Reine ! J'te sens pas, j'te plante ! Et j'kiffelavibesurleflexmothafuckinbullshit ! UH !
        Une fois Jackie en main, je l'utilise et vite. Ouaip avec son poids j'pourrais pas la porter très longtemps, alors pas de temps à perdre : PINAGE ! Je me laisse distraire par les divagations de l'aut'conne du genre « je suis une épée » et j'fous des coups d'Jackie. Apparemment, c'est efficace, ils ont pas l'air d’apprécier. J'ai trouvé une utilité à Jackie ! Bon au bout du quatrième ou cinquième coup j'ai dû la lâcher. Oui je l'ai limite balancé. Non, je n'en éprouve pas le moindre remords. Oui, c'est dégueulasse, mais laissez-moi vous posez une question : Supporter une naine, un pervers, une pieuvre psychopathe, une bûcheronne moralisatrice et un tapir à canon scié, c'est pas dégueulasse ça ? Donc j'suis dans mon droit et j'la balance.

        Aussitôt relevé qu'elle fonce sur Crâne D'Oeuf, donc j'vais me taper le Cheveux Long. Enfin, quand j'dis taper, j'veux dire que j'vais le taper, pas me le taper, fin vous avez compris, non ? On se regarde longtemps et il se met à faire.... Non, j'vais pas vous le décrire, mais ça m'a retourné l'estomac. Tout ça pour dire qu'il se retrouve avec une batte de base-ball bien grosse entre les mains. J'suis dans la merde. J'fais donc c'que ferais tout homme digne de ce nom, j'fuis. Enfin, pour être plus exact, je cours autour d'une cage poursuivi par l'autre baba cool armé d'une batte. Oui, c'est totalement ridicule. Alors, je cours, pas trop vite sinon je vais me retrouver juste derrière lui et j'veux pas le voir de dos, mais pas trop lentement non plus car j'veux pas me prendre un coup d'cette batte. Donc j'cours à allure modéré, quand :

        « J'kiffe la vibe sur le flex mothafuckin bullshit.»

        Et là l'aut'gland se prend une boule de pétanque. Enfin, j'dis ça au bruit, ça se trouve c'était une balle de softball ou de hockey. Quoi ? Comment ça y'a pas d'balle au hockey ? Mais on s'en fout qu'ce soit un palet ou une balle, ce qui compte c'est que ça l'a foutu sur le cul, littéralement. Alors j'lui fout deux mandales avec qu'il reprenne ses esprits et j'me remets à courir. J'fais un p'tit signe à Jackie pour lui dire qu'elle a géré. J'aurais jamais cru lui faire ce signe. Et là elle dit avec son vocabulaire qu'elle est la reine et toute ces conneries. Et le mec se reprend des trucs dans la gueule... Attends, c'est quand Jackie parle qu'il prend des trucs dans la gueule ? Mais comment c'est possible, j'pense pas que Jackie vise aussi bien... Oh et puis on s'en bat les couilles avec une planche à langer, c'qui compte c'est que ça me permet d'lui foutre des beignes. Ah, j'ai une idée :

        « Jackie, tu peux déchirer le beat sœurette avec un égotrip à capella ?
        -Susu, j'suis la Reine hakunamadafuckainyourfacebiatch !
        -Hein ?
        »

        SBIM!

        Putain, j'l'ai pas vu venir celle là. En fait c'est des balles de tennis, pas des palets ou des boules de pétanque. Bon, faut pas qu'j'écoute Jackie, que j'fasse comme d'hab', cerveau sur off pour pouvoir supporter son rap aussi intéressant qu'un cours d'ornithologie. Attention, j'ai rien contre l'ornithologie, c'juste que les piafs, bah voilà quoi... Bref, elle commence son rap et le mec en face s'en prend plein la gueule, des fers à repasser, des balles de tennis, des verres, des peluches et j'en passe, il a même plus le temps d'dire « hein ». N'importe comment, j'vais pas le plaindre, il voulait faire de ma voie d'sortie une voie d'entrée, mais non mec, c'est une putain d'rue en sens unique. Et tu vas payer pour pas vouloir respecter le code d'mon cul. À la fin du beat pathétique d'l'aut'conne,je choppe difficilement une batte qui traîne pas loin, qui a sûrement trainé on ne se sait où et j'lui latte la gueule. À la fin il était plus beau à voir, j'y suis peut être allé un peu fort. Peut être.

        Bon, maintenant que les deux Blake++ sont out et que Jackie a fini d'les rouer de coups de maillet, j'l 'emmène voir les zombies d'tout à l'heure. Bon Jackie raconte encore de la merde, mais bon, on peut rien y faire, non ? À un moment, elle tente même de leur apprendre le break. Pourquoi ? J'sais pas, c'est notre unijambiste, j'ai arrêté d'essayer d'la comprendre y'a bien longtemps. Fin tout ça pour dire, qu'à un moment elle fait un Head machin truc, puis se propulse avec les bras histoire d'se relever de manière classe et là... Et là elle fout une double coup de pied sauté à un pauv'gars avec des menottes qui passe un hublot. Et merde.

        « Monster, t'as pas vu un truc tomber par hasard ? Tu pourrais l'récuperer ?»
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        Mec, pause... On pousse le bouton pause d'la radio, coupe l'histoire... Vas-y coupe ça, coupe !

        Mec... Mon flow commence a avoir des putains d'pouvoirs surnaturels ! J'le savais qu'ça viendrai un jour. C'était clair avec mon talent et tout. Si le surnaturel existait dans ce monde, c'était clair que c'était dans les vibes qu'i' d'vait s'matérialiser. Et quoi d'plus naturel que d'choisir la best. J'sais pas si i'a un dieu au-d'sus d'ce monde, s'il m'a choisi pour diriger l'monde.. Peut-être. Mais honnêtement... J'm'en bats les couilles que j'ai pas à coups de porte vitrée électrique!C'est moi la Reine, et j'suis un peu comme Dieu sur Terre. J'choisis ma destinée et celle des gens grâce à mes rap et ses pouvoirs ! Susuuu !

        Allez, zyva, play ! Bon, i's'passe quoi ici ? On r'garde après Monster dans la flotte par le hublot. Personne. J'l'appelle à mon tour, et puis v'là qu'on l'voit r'ssortir avec un gars dans les bras. I'fait des trucs bizarres avec, des trucs de médecins, jusqu'à c'que le mec recrache de l'eau. J'l'ai bien amoché l'gars, sans faire gaffe. I'bredouille, et nous, on entend qued d'où on est. C'bateau est quand même bien gros... Par contre, on voit bien qu'il est effrayé sur son visage. Moi, j'pense que ça doit être ma puissance qui l'effraie. Jev', il est pas d'accord, mais en même temps, il a toujours compris qui j'suis, alors bon... I'discute avec Monster avant d'se r'tourner vers moi et d'me dire qu'il faudrait essayer d'envoyer un autr' gars à l'eau. Woooh, no problemo, mec hein. Le temps d'en trouver un et d'le ramener à un hublot... Et pour rester près d'un hublot, faut passer dans les pièces juste à côté...

        J'm'élance dans une pirouette de plus sur mes mains. Jev' a peut-être bien pas compris. Et toi, t'as compris ? J'crois qu'nan. Ha! J'me tends sur mes bras en jettant mon corps vers le haut... Et j'relâche l'appui tendu, j'force sur les abdos, j'ambe-maillet en accélératioooon...

        Et dans un putain d'boucan comme j'sais trop bien en faire, le plancher s'fracasse... Sous nous, et on tombe d'un étage.

        Les infiltrés... Les autres infiltrés, j'veux dire. I57pd2

        Et bingooo. Ici, i'a du monde. Du monde, c'est du monde à balancer. Et comme notre arrivée est un peu surprenante, on a tôt fait d'en balancer trois en f'sant trou pour remplacer le hublot qui n'existe pas à c'niveau-ci. BAM ! Trois péquenauds en moins. Trop facile c'niveau-ci ! J'fais une danse d'la victoire pendant qu'Jev prend la pause comme si i'avait quelqu'un qui nous regardait par-dessous une animation bidon évoquant un perfect. Puis i'r'passe la tête par le trou pour prendre des nouvelles de Monster. Apparemment, l'mec semble galérer à gérer quatre gars à moitié k.o. dans l'eau. Mais il semblerait qu'on doive continuer... Histoire d'pas finir sous l'niveau d'leau (eh, j'suis pas conne, hein), j'éclate un des murs sur le côté. On retombe sur des gars super-chelous, m'enfin, ça commence à être un classique dans l'coin. Quatre gars, un départ trix, un flare, un trois-pas, et en voilà deux balayés. J'les achève à coups d'maillet dans l'bide, tranquillou. Jev' s'en prend deux aussi...

        Mais i'a du boucan et on voit débarquer...Un mec... Baaaaah... Trop de cuir... Et puis, c'tablier d'cuistot. Merde, c'est ce gars-là dont j'avais chopé l'tablard et la toque, tout à l'heure ? Pas étonnant qu'j'aie pas fait illusion. Mec... Cette... Moustache. L'genre trop bien soignée, elle part vers le front où elle fait un tour complet de son crâne chauve. Pouah... Et puis, dans la main, il tient une louche enduite de chocolat fondu. On s'regarde avec Jev', dégoûté. Et pire encore quand il tire son tablard vers le bas d'un doigt et se badigeonne le torse avec sa louche. Ce regard tellement lubrique... On croirait le légendaire Pludbus Céldèborde... Et mec, ça fait froid dans l'dos.

        Une étincelle de malice passe dans ses yeux...


        - Cuir...

        Une deuxième étincelle de malice passe dans ses yeux...

        - Cuir...

        Une troisième étincelle de malice passe dans ses yeux...

        - Cuir...

        Et les étincelles s'transforment en folie.

        - MOUSTAAAAAAAAAAACHE !


        Et le mec fonce tête baissée, moustache en avant... Merde.


          Bon, trois bonnes nouvelles :
          -Monster a rattrapé le gusse que l'aut'conne a balancé à la flotte
          -Le gusse va bien et en plus son passage à la flotte l'a remis d’aplomb
          -Jackie a enfin fait quelque chose d'utile dans sa vie.

          Des trois points, le seul que j'veux retenir, c'est le troisième : Jambe d'bois peut servir à quelque chose ! Alors j'lui fais signe d'en balancer d'autres à la flotte. Pendant ce temps, je balance les zombies à la flotte. Le premier, c'est tranquille, il passe comme si on l'avait balancé à travers des hublots toute sa vie, du grand art. Le second, idem, belle courbe dans la trajectoire, il fait même une petite vrille avant de s'écraser dans la flotte tel une tartine de maroilles dans un verre de vin chaud, croyez moi, vous ne voulez pas savoir comment je connais la manière qu'à une tartine de maroilles de s'écraser dans un verre de vin chaud, croyez moi. Fort de mes premiers lancers parfaits, je me chauffe et décide de tenter un petit gros, j'te l'attrape par l'colbaque, je pousse un petit « eins zwei drei » et le voilà qui s'envole, tel une mouette qui aurait bouffé une baleine. BLAM, dans le mur. Heureusement, sa forme ronde lui permet de bien revenir vers moi. Second essai, « eins zwei drei », le vol et.... BLOUP, coincé dans le hublot... Pourtant, j'étais sûr qu'il passait. Il est grand ce hublot. Bon, j'fais quoi maintenant ? Car, j'ai putain d'la flemme d'essayer d'sortir l'gros du hublot. J'sais ! J'vais interroger ma conscience !

          -Bonjouw missié, comment pouwwais-je vous aider ?
          -Oh, salut Jev', ça faisait putaing d'longtemps.
          -Bordel, vous êtes quelles parties de ma conscience déjà ?
          -Diablevta.
          -Yé souis, Fourbevta.
          -Devrait pas y'avoir une bonne conscience ? Un genre d'p'tit gusse avec une auréole ?
          -Tu dois parler d'Angevta, disons juste queuh . . . Bah,c'est compliqué.
          -Le bon missié Angevta a préféwé se faiwe sauter la noix de coco que de continuer à voiw vos actions, missié.
          - Ah, merde. C'est con ça. Bon vous voyez l'gros là bas ? J'en fais quoi ?
          -C'est pour ça que tu nous fais chier ? Oh cong, t'es vraiment un branquignoleuh, parole de Diablevta. Bah, j'sais pas, fais une partie de tennisseuh ou demande à ta conscience.
          -C'est toi ma conscience...
          -Ah ouais, c'vrai putaing, j'avais oublié. Bon t'en penses quoi Fourb' ?
          - Tu sais, y'en pense pas grand chose, yuste qué ça risque d'être muy fatiguanté de le sortir dé là.
          -Attends, mais tu parlais pas avec un accent de doudou tout à l'heure?
          -Moi ? Parler avec un aquecent de putaing de bouffeur de noix d'coco , jamais !
          -Pas à toi du con, pas à toi.
          -C'est à diwe missié, que vous êtes le pwemier à me faiwe la remawque.
          -Ah...
          -Minot, j'veux pas te perturber, mais ong est comme qui dirais, en traing de tomber. Depuis genre, trois, quatre, cinq secondes...
          -Ah, et t'aurais pas pu le dire plus tôt ?
          -C'est à direuh que..
          -Bon, en fait, ta gueule, j'm'en fous, à plus mes consciences.
          -Non, Yefta ! Ne nous laisse pas tout seul, pitié, Yefta, fait pas ta puta !

          SPLASH !

          Ah, putain, ça fait mal ! Le sol, il est dur ! Qu'est-ce qu'elle encore foutu la naiiiiiiiiiine ? Et pourquoi ce mec en face ? Et pourquoi cette moustache ? Non, sérieux, est-ce que c'est vraiment une moustache ? Mais, mais... Pourquoi il s'étale du chocolat sur le torse ! Jackie, aide moi à comprendre !

          Comme vous pouvez le comprendre, j'suis en pleine phase interrogative, pleine de questions et aucune réponse à l’horizon. Mais, il y a une seule chose que j'voudrais savoir : Comment arrive-t-il à s'étaler du chocolat aussi fluide sur le torse ? Car le chocolat, c'est solide, c'est du compact, c'est pas d'la confiture ! Bon admettons que c'soit du chocolat fondu, mais si c'est du chocolat fondu, il doit être chaud et l'pauv' barge d'en face doit se cramer le torse ! Et les tétons ! Comment fait-il pour supporter ça ?

          Et ce batard me laisse même pas terminer ma réflexion hautement philosophique. Ouaip, il a gueulé puis il s'est mis à nous foncer dessus, moustache dressée et crane baissé. On échange un p'tit regard avec Jackie et on s'met à courir. J'sais pas trop comment mais on se retrouve dans un immense couloir, enfin si j'sais comment, on est passé par une porte et-cetera , mais j'ai la flemme d'vous expliquer le tout... Bref, j'commence à courir dans le couloir et là c'est le drame. Le parquet est glissant, très très glissando, on se croirait sur un lac gelé en latte de bois. Ou de bambou. Hé, mes consciences, vous en pensez quoi ? Non, en fait, vos gueules. Tiens, Jackie s'est pété la gueule. Ahahahaha. C'que c'est drôle à voir. Mais bon, pas le temps d'se pignoler l'huître, l'autre Moustachio-Furiosso nous poursuit encore. Alors je me lance, comme quand j'faisais du patinage artistique quand j'étais p'tit... Oubliez tout ce que j'viens de dire, vous n'en n'avez jamais entendu parlé ! Bref, les deux mains dans le dos, le buste en avant et tu pousses, une jambe après l'autre, droite-gauche, gauche-droite... Une fois en forme, on tente une petite vrille,allez : flection, réflec tion, déflection, saut, vrille, grille, drille, atterissage. La classe !

          -Hé, Jackie t'as vu comme j'suis gavé ?! Hein ?

          Et là, une pastèque m'arrive sur la gueule, j'y vois plus rien ! Il fait tout noir !

          BIM !
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          Et pendant que Lust revenait à son navire à ordonnait aux quelques survivants du combat sur la plage d'emmener Adrienne se faire soigner, pendant qu'elle-même cherchait son navigateur afin de remettre le cap sur la prochaine destination...



          *



          - YOLO, CE SWAG ! J'fais pleuvoir des fucking steak-pa !


          Et puis, bon, Jev' a quand même rousté l'autre mec cinglé, donc bon… Pour la peine, j'lui fais deux yeux et un nez dans sa pastèque. Parc'que j'suis quand même cool dans l'fond. Une bouche peut-être? Nan, sinon il va l'ouvrir. Et bon, ici, c'est quand même moi la big boss. Bon sur ce, c'que j'cherchais, c'était l'armurerie. Parce que balancer des gars à la flotte, c'est bien beau, mais ça n'nous rendra pas ceux qui sont tombés dans l'Quartier, hein. Alors du coup, vu qu'il y a plus personne dans la pièce où on est, après avoir balancé le mec-moustache à la flotte en prenant soin de pas l'toucher, j'me casse. Vlan. Jev' me suit. J'crois qu'il marmonne des trucs sous sa pastèque, mais j'm'en bats les couilles que j'ai pas, wesh.

          J'fonce, et j'dirai qu'il y a plus l'temps. Pas l'choix, faut y aller. J'défonce une paroi à coups d'jmabe-maillet. Puis, une autre. Mais merde, j'reconnais pas trop les parties du bateau qu'on explore vitef. J'm'apprête à redéfonc…

          SBAF !

          Saleté d'jambe de bois… J'me r'lève et j'éclate de nouveau une paroi avec un r'gard pas cool à Jev'. S'il la ferme pas… Et toi aussi d'ailleurs, tu la fermes. J'me suis pas plantée. C'est juste un 'Sbaf !', ça veut dire qued.

          Puis, j'regarde autour d'moi… Et putain, enfin… Pas trop tôt. L'armurerie. J'prends un deuxième sac, j'en ai toujours un sur moi au cas où i'a trop d'armes pour un sac. Ouaiiis, grooos. C'est ça d'tout prévoir, d'être la Reine. La vraie, pas celle des mioches à qui j'ai bien r'fermé sa p'tite trogne d'misérable. Bref, il nous faut pas plus d'deux minutes pour entasser un max de sabres, de flingues et d'armes bizarres dont je serai p't-être moins sûr que ce sont des armes dans pas longtemps. Et puis d'autres trucs... Ça a l'air de se foutre sur le poignet, et ils sont dans un beau présentoir. Ça doit forcément avoir de la valeur. Sur l'un ou l'autre, il est marqué des trucs... Et puis, i'en a un qui a l'air d'être encore plus beau. Bon, ça m'touche nullement. Ça a pas l'air de pouvoir blesser des gens. Mais par contre, ça a l'air de valoir de la tune. C'est ça qu'est bon.

          Et quand on r'sort et qu'on r'traverse un peu toute les parois défoncées pour retrouver une sortie, maintenant qu'on est tranquille… Ben on s'retrouve nez-à-nez avec des gars… 'fin, nez-à-nez, c'plutôt nez-à-côtes. Littéralement. Le temps d'me rel'ver pour leur gueuler d'faire gaffe où ils vont, j'me rends compte que… D'abord, ils ont l'air d'avoir pris cher. Et puis surtout, ils tiennent une civière. 'fin, l'mec que j'ai bousculé la tient plus, il est à terre. Mais on s'en fout pas mal d'ça aussi… Sur la civière…


          - Woh sa mère ! C'est boobs-pec ! Qu'st-c'que vous l'emmenez, vous, les guignols ! ZBLAH ZBLAH ! Du balais… Elle est avec nous !

          Et puis, ils me répondent ces cons… Ils osent. En plus avec des voix de chiens battus… Limite de chiens battus qui aiment ça. Rah, c't'endroit…

          - Ah non, hein ! Lust va nous battre à mort si on la perd…

          - Ooooh… Ce serait tellement bon…

          - Oh oui oh oui, battus, violentés, ensanglanté par Lust !

          - Mais euuuh… J'veux vivre pour pouvoir être torturé plus longtemps, moi !

          - Oh oui, il a raison. On veut servir la Maîtresse !


          Ces gars sont chtarbés, j'te jure. J'regarde tête de pastèque. Un signe de tête. Il chope le côté d'la civière qui n'a pas encore été repris par l'autre glandu. Et on s'casse. Ils protestent, c'est clair. Et ils s'accrochent même. J'crois qu'on a un serpentin d'guignols en pagnes qui s'accrochent l'un à l'autre et l'premier qu'est accroché à la civière, pendant qu'on trace. Mais qu'on trace vraiment comme des malades. Quand même, s'ils reviennent eux, c'est qu'i'y'a toute la cliqua qui rapplique. Et bon, j'ai pas peur. J'leur pète la gueule, mais ça mettrait du temps, et j'peux pas porter plus d'armes. Aucun intérêt. Susu. C'est ça l'business, mec.

          Et du coup, on galère dix secondes au moins. Mais quand j'ai défoncé deux parois d'plus, on s'retrouve dans la salle par où on était arrivé au tout début. C'est ça qu'on veut quand même. J'vais pouvoir montrer tout mon skill. Ha ! Même si tout l'monde connaît, c'bien d'rappeler qu'jsuis la number one, tu vois. Si on t'oublie, t'es plus rien. A part si t'as du fric, mais alors on t'oublie pas. C'est l'cul effe dé. C'comme ça qu'on dit, non ?

          Alors bon, pendant qu'Jev tire comme un dingue sur son côté d'la civière et qu'les autres s'organisent pour tirer ensemble de leur côté, moi j'fais c'qui est utile. J'tape un boulet dans l'plus gros des canons d'la salle. J'check un peu dehors, j'pousse le canon… J'oriente. Et BOUM ! J'tire un coup. Toûché ! Ha !J'suis vraiment trop forte. J'sais même pas pourquoi j'ai vérifié que j'touchais not' navire au loin. J'le savais. J'suis trop balèze. Pa pa pa papaaa Tchouuu !


          - Eh Jev' !


          Il marmone encore un truc sous sa pastèque. J'crois qu'il est pas content et qu'il voudrait que j'l'aide. Mais j'ai déjà placé un autre boulet dans l'canon. Ouaip. Et là, j'l'aide un peu. Dans un sens. 'fin, j'le tire vers le canon avec moi. Et vlan, j'le soulève et j'le tape dans l'canon à son tour. Ses yeux ont l'air de vouloir me dire quelque chose. Puis j'vois ses dents et sa bouche apparaître, il a bouffé la pastèque jusqu'à la peau, ce con… Il va encore râler…

          Et ouais, j'l'avais dit… Il râle, il dit qu'il veut pas mourir, qu'il est trop jeune, toussa… Pfff, quelle mauviette… Et alors qu'il s'accroche toujours à la civière où Boobs-pec est harnachée, j'rentre à mon tour dans l'canon. Et j'le r'garde. J'me marre. Il va s'faire d'sus ou quoi ? Ha ! Moi j'suis la Reine, j'élabore les meilleurs strat' depuis la nuit des temps, wesh ! L'débarquement ? C'tait moi ! Les éléphants dans les alpes, moi aussi ! Le six pool ? D'vine quoi… C'ETAIT MOI ! SUSU!

          Et là, on entends un grand vacarme, une porte défoncée. Et on voit la biatch de tout à l'heure qui avait l'air d'péter les couilles. Elle a l'air sacrément furax, la gonz'. Mais c'est toujours moi la reine. HA !

          C'est trop tard… J'allume la mèche…


          - Eh boufone, r'tourne te coucher ! Tu prends souvent dans l'derrière ? Parce que là…

          BOUUUUUUUM !

          - YIIIIIIIIIHAAAAAAAAAA ! FREEEEEEEESTYYYYYYYYLE !





          Et c'est comme ça qu'Monster nous a vu passer dans un trajectoire qu'est pas vraiment parabolique, contrairement à c'que les mauvais tireurs croient. Et qu'il a ragé de devoir ramener le paquet d'mecs qu'on lui avait balancé tout seul… Y'a toujours une contrepartie pas cool dans mes plans… Là, c'était lui. J'crois…


          SBAF !