AccueilAccueil  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  OPR AnnexeOPR Annexe  ConnexionConnexion  


Commerce équitable.

Invité
Invité


Dim 9 Mar 2014 - 11:56

« Mon trésor ? Je vous le laisse si vous le voulez, trouvez-le ! Je l'ai caché quelque part dans ce monde ! »

Et tous se lancèrent sur la route de Grand Line, dans l’espoir de récupérer le fameux trésor. Le monde connut alors une grande vague de piraterie.
Et cent ans plus tard, on y était encore. Des pirates comme Sutero ou Tahgel naviguent encore sur les mers en quête de fortune, gloire, et pouvoir. Mais l'avidité des hommes étant ce qu'elle est, cette histoire n'était pas sur le point de se terminer.

Mais l’histoire que nous allons conter ici n’est pas la leur. Ce n’est pas la saga épique des pirates légendaires qui ont sillonnés et sillonnent les mers. Non. Ici nous allons parler de la vie d’un petit pirate, ou plus précisément d’une petite pirate sans renommée particulière. Un mètre soixante-cinq. Cheveux chataîns. Yeux verts. Habillée tout en noir avec des bijoux fait métaux peu nobles, de la pacotille en somme. Et, à la hanche, un petit pistolet à silex, seul signe d'appartenance à la classe des flibustiers.
Elle réajusta son masque à gaz sur son visage.

« Là. Parfait. »


Volesprit avait pris une douche chaude ce matin. Ses habits étaient propres. Le ciel était de ce gris caractéristique de la saison. Le vent frais caressait les hautes pommettes de la pirate, tandis qu’elle se dirigeait vers le lieu indiqué par Crapaud.
Logue Town avait bien vieilli. Restant LA dernière destination des pirates d’East Blue avant Grand Line, la ville connait un essor économique inégalé depuis presque un siècle ; cadeau posthume de Gol D. Roger.  Volesprit évitait les grandes routes, préférant passer par les sentiers étroits et humides qui la protégeaient d’un éventuel contrôle : car si le délit de sale gueule existait, son masque ferait d’elle une criminelle.
Au rythme de la pluie clapotant sur sa capuche et le bruit de ses pas, elle finit par arriver là où elle voulait arriver : Au bureau du Cipher Pol.
Crapaud faisait partie du Cipher Pol. Crapaud lui avait dit d’aller chercher des réponses là-bas. Mais, tandis qu’elle était sur le bateau, elle avait réfléchi à une chose. Et si c’était un piège ? Flatpoint Island était peut être un dossier classé secret. De quoi aurait-elle eu l’air si jamais elle se pointait au bureau en demandant :

« Bonjour, puis-je lire tout ce que vous  avez en rapport avec l’affaire Flatpoint Island ? ».


Elle traversa la rue, et entra dans le bureau. Un frisson parcourut l’échine tandis qu’elle tournait la poignée… Elle entrait en territoire ennemi.
Les gens discutaient, affairés. Volesprit s’avança donc au premier bureau libre. Elle réfléchit soigneusement à ce qu’elle devait dire. Puis, elle annonça à l’employé :

« Bonjour, puis-je lire tout ce que vous avez en rapport avec l’affaire Flatpoint Island ? »
avatar
Shaïness Raven-Cooper

♠ As de la révolution ♠

♦ Localisation : Skypiea
♦ Équipage : (tri)reine de Skypiéa

Feuille de personnage
Dorikis: 7011
Popularité: 445
Intégrité: 327

Dim 9 Mar 2014 - 14:32


    J’étais revenue de Goa depuis peu et avais décidé de faire mon grand retour à Logue Town, la ville de mes premières affectations. Après tout, j’avais disparu de la surface du monde pendant quelques temps, sous prétexte de vacances. Et pour ne pas attirer l’attention, il me fallait bien me manifester quelque part. Autant ne pas faire l’imbécillité de prendre les services du gouvernement pour des bons à rien. Ils n’avaient aucune raison particulière de suivre mes mouvements, mais s’ils le faisaient, et puisque j’avais brouiller les cartes pour échapper à tout contrôle, autant leur donner une raison valide de ma présence ici.
     
    J’entrai dans mes anciens bureaux sans m’arrêter, comme si j’étais reine en son domaine. C’était exactement l’impression que je voulais donner, et tout en moi signifiait mon intention: depuis mon tailleur impeccablement repassé et épousant mes formes comme une second peau, jusqu’à ma manucure ou mes éternels stilettos. Autant de choses chez moi qui n’avaient auparavant provoqué que méchancetés et moqueries à mon encontre, moi la petite bourgeoise de Marine qu’on croyait bien incapable de passer ses galons. Autant de choses qui faisaient que j’étais un agent reconnu pour ses compétences, autant de choses qui constituait en fait l'arsenal de mes compétences, uniques en mon genre, à bien y réfléchir...

    Techniquement, mon grade CP ne me permettait pas de passer au-dessus du chef du bureau local. Officieusement, j’étais un agent de Marie-Joie, du bureau principal, avec plus de médailles à mon actif de 2 ans que ce chef-là de toute sa carrière, et j’avais notamment fait mes preuves au BAN. Tout le monde savait donc que de nous deux, j’étais celle à craindre et à qui obéir. Et je n'avais jamais caché mon ambition... La roue tournait et cela ne faisait aucun doute que bientôt l'administratif rattraperait la réalité des faits.
    - « Du thé vert, sans sucré, et les rapports des cinq dernières missions. » ordonnai-je en déposant mon manteau et sac sur un bureau, me l’appropriant sans plus me soucier de la personne à qui je gâchais une journée de travail. Pas de “merci” ou de “s’il vous plaît”.Ça, c’était moi à mes débuts. Maintenant, c’était vous à mes pieds.
     
    J’ignorai totalement les tentatives du chef à me convier dans son bureau privé, et toutes les approches de mes anciens collègues, désireux de me brosser dans le sens du poil. Au contraire, je ne fus que dédain et froideur à leur égard. Ceci était ma vengeance et je m’en délectai comme un chat se pourlécherait les babines devant un bol de crème.
    - « Je vois que sans moi pour faire tout votre sale petit boulot ingrat de gratte-papiers, vous n’avez pas été capables de remplir correctement les rapports. Je ne vais pas mentir, le Bureau Central est très mécontent du fait que vous ignoriez tout du système de mot-clés et d’archivage. Voyons si au niveau comptabilité, vous vous en sortez mieux? »
    Pas besoin de regarder en détail: je savais parfaitement à quoi m’attendre. J’avais été l’esclave administrative de toutes les équipes, et si je connaissais par cœur les us et coutumes, les codifications et les numérations, ce n’était pas le cas du reste de mes collègues. Oh, ils n’avaient pas fait du mauvais travail... mais ce n’était pas du bon pour autant. Surtout à côté du mien qui frôlait la perfection. Une chose à laquelle je m'étais attachée scrupuleusement pendant mes années de misère.
     
    Je passai la matinée à critiquer, pointer des erreurs et des approximations, à exiger que tel ou tel document fût refait, une fois, deux fois, trois fois, à leur faire reprendre tout le système d’archivage... à les rendre fous, à les envoyer jusqu'au bord des larmes, sans qu’ils eussent la possibilité de protester car non seulement ils savaient que j’avais raison, mais également que s’ils critiquaient mes manières plus que rudes, ils pouvaient potentiellement s’attendre à ce que je les sacquasse dans un de mes fameux rapports.
    J’étais à l’entrée, à reprendre avec la nouvelle secréta----stagiaire, les méthodes de classement, quand la porte s’ouvrit. J’eus un sourire lumineux, car bien entendu, envers cette “nouvelle moi” j’étais la gentillesse incarnée. Monter les uns contre les autres, voilà une technique jamais éculée. Et faire en sorte que cette jeune fille me fut reconnaissante dans le futur, car je lui aurais donné la clé pour progresser et sortir de ce trou pourri n’était pas non plus sans un intérêt.
     
    - « Bonjour. Je suis désolée, les archives ne sont pas ouvertes à consultations, pas sans une autorisation officielle. Avez-vous cette autorisation?”»
    Je ne mentais pas. Personne ne pouvait arriver comme ça et demander des informations. Pour autant, elles n’étaient pas forcément confidentielles, et des dizaines de journalistes ou étudiants avaient régulièrement accès aux piles de dossiers. Une bonne raison donc, pour tenir les archives en ordre.
    Il suffisait d’écrire au bureau central à Marie-Joie pour indiquer son identité, les documents ou thèmes recherchés et la raison pour laquelle on désirait les consulter. Je me souvenais d’un homme à la recherche de son frère, disparu au cours d’un blitz Marine contre un équipage pirate.
     
    En moi-même, je fronçai les sourcils. Flatpoint Island? Cela ne me disait pas grand chose. Bon, je n’avais pas mémorisé tout ce que j’avais lu, et j’étais bien loin de connaître toute l’histoire du Gouvernement, mais bien que cela n’évoquait rien de spécial en moi, cela avait éveillé comme un écho. Mes rouages fonctionnaient à pleine vitesse, et bientôt, je mis la main sur ce que je cherchais: l’île était mentionnée pour avoir été la scène d'une opération dont je n'avais pu obtenir les détails et aboutissements.
    Ce qui m’amena donc à répondre à la visiteur au look on-ne-pouvait-plus étrange:
    - « De toutes les façons, nous n’avons aucune île dans nos fichiers correspondant à cette appellation. Êtes-vous certaine qu’il s’agit là de son identité officielle, et non d’un surnom? »
http://www.onepiece-requiem.net/t1127-shainess-raven-cooper-terminehttp://www.onepiece-requiem.net/t1165-l-agent-double-s-habille-e
Invité
Invité


Dim 9 Mar 2014 - 18:24

Volesprit fixa droit dans les yeux la femme en face d’elle. Tailleur moulant, formes provocantes, voix insupportable, cette femme semblait tout droit sortie d’une mauvaise plaisanterie misogyne, et un mot, une impression ressortait de l’esprit de Volesprit.

« Népotisme. »

Son esprit avait cette malheureuse tendance à ne pas faire la différence entre ce qu’il fallait dire, et ce qu’il fallait garder pour soi. Elle avait prononcé ce mot à voix haute.
En voilà, une situation épineuse.

« Je n’ai pas… écoutez. Oh. Et puis merde, j’ai autre chose à faire et puis j’ai un bateau et un… »


La pirate commença à entrer dans un monologue incompréhensible. Les yeux se levèrent vers elle, et elle quitta le bureau comme si de rien était. Il était temps de manger un morceau, et d’oublier cette histoire… Jusqu’à cet après-midi. Après une promenade sur les quais, Volesprit décida qu’il était temps de réitérer son coup.

Ils n’allaient pas être faciles à berner, ces messieurs du Cipher Pol. Mais en voyant la tenue de bonne, étendue sur une corde à linge, à quelques rues de là, elle eut une idée. Discrètement, elle prit les vêtements et s’en alla dans un coin de rues bien dissimulées, ou elle se déguisa. Elle dissimula soigneusement sa veste, son arme, dans un coin, et prit également un manteau un peu rapiécé dans la foulée. Elle mit alors sa main sur son visage.
Le masque. LE MASQUE !

Elle ne pouvait pas le retirer. Pourtant elle n’avait pas le choix.

Le masque.

Elle tendit la main vers le masque à gaz. Une peur panique l’affola. Elle avait déjà tenu près d’un mois sans son masque, et l’idée même de s’en séparait la terrorisait. Mais elle tendit la main. Doucement. Le masque lâcha un bruit de succion. L’odeur de putréfaction attaqua ses narines. Elle n’arrivait pas à se détacher de l’odeur immonde mais fictive de putréfaction qui attaqua ses narines. Ses yeux rougirent. Enfin, elle arrêta de respirer par le nez.

Elle posa le masque dans le même endroit que les autres objets, et, une dizaine de minutes plus tard, retenta une entrée dans le bureau du CP. Visiblement, aucun signe de la bêcheuse à l’horizon. La fille qui était avec elle par contre, était bien là. Elle semblait naïve et sympathique. Volesprit aimait ce genre de personnes ; elles sont faciles à embobiner.

« Madame, vous pouvez m’aider s’il vous plaît ? oh s’il vous plaît aidez moi je vous en prie. J’ai payé très cher pour faire ce voyage, je viens de Goa. Vous savez je suis domestique, et je cherche mon petit frère qui est à la marine … oh oui vous savez, les rêves des garçons ! ils se prennent pour les rois du monde et prennent tout les risques possibles ! j’ai eu une conversation avec lui, il me disait qu’il était en permanence sur Flatpoint Island,(ses yeux devinrent tout rouge) il y a bientôt plusieurs années. S’il vous p-p-lait… Je peux consulter les archives des journaux de cette île ? Je veux savoir ce qui lui est arrivé… Pitié… »


L’histoire était complètement improvisée, et Volesprit s’autocongratulait mentalement d’avoir eu une telle idée. Elle allait bientôt résoudre ce maudit mystère.
avatar
Shaïness Raven-Cooper

♠ As de la révolution ♠

♦ Localisation : Skypiea
♦ Équipage : (tri)reine de Skypiéa

Feuille de personnage
Dorikis: 7011
Popularité: 445
Intégrité: 327

Dim 9 Mar 2014 - 22:50

    La seule réaction que j'eus à l'égard de l'attitude de la jeune femme – ou ce que je supposais être une femme – fut un unique sourcil élevé, avec tout le dédain blasé dont j'étais capable... soit quelque chose de non négligeable. S'il y avait bien une accusation qui ne me touchait pas, c'était bien celle qui sous-entendait un piston ou une aide quelconque. Encore une fois, mon nom m'avait plutôt desservi lors de mes premiers pas dans les Agences Gouvernementales, elles qui n'aimaient rien d'autre que décrier et moquer la Marine.

    Puisque clairement mon interlocutrice ne savait à qui elle parlait, et de quoi elle parlait, je la laissai déblatérer, reprenant mes activités sous l'oeil un peu inquiet de la stagiaire qui ne comprenait pas pourquoi je ne m'occupais pas de la civile. Oui, la charte d'accueil et de performance venait de prendre un coup dans l'aile, mais « elle » avait été accueillie et c'était elle qui venait miner notre efficacité.
    Comme je l'avais supposé, elle s'en alla après quelques minutes et je repris la conversation entamée avec Carlotta. M'étant assurée qu'elle avait -enfin- compris ce qu'on lui demandait, je m'en allais.


    La jeune femme était toujours à son poste quand Volesprit se présenta. Carlotta avait choisi ce métier plus qu'un autre pour la certitude d'un travail attiré et peu dangereux. Se destinant à la carrière administrative depuis le premier moment où elle a mis le pied dans un centre CP, la jeune blonde compte également et implicitement sur un mariage avec un collègue pour s'assurer un avenir empli de bonheur et de berries. Tout ça pour dire que sans être une lumière, elle n'est pas une lampion pour autant, et qu'elle ne fut pas dupe du boniment de la « servante » :
    - « Si votre frère est dans la Marine, alors, c'est au bureau du personnel de la Marine qu'il faut vous adresser. Vous ressortez, vous longer le mur sur votre droite, à la première intersection, vous tournez à gauche et ça sera un peu plus loin. Bonne journée, Mademoiselle, et courage ! »
    Le tout avec un sourire glucose-colgate à vous en faire perdre un œil.

    Carlotta laissa repartir Volesprit, mais s'empressa de faire du zèle en allant rapporter l'incident à sa chef... C'est-à-dire, moi. A mon avis, c'était l'aiguillon de la peur de « manquer un élément » qui motivait sa démarche plus qu'un désir de bien faire ou de se faire bien voir.
    L'un dans l'autre, elle a bien fait, parce que le discours de cette fille n'était pas cohérent. Goa, j'y étais il n'y a pas si longtemps. Je savais parfaitement quel climat il y régnait et à quel point il était impossible qu'une servante eusse pu quitter ce dépotoir aussi facilement. De plus, il y avait des bases bien plus proches que Logue Town, et puis d'abord, les Den-dens, ça n'était pas là pour faire beau... Dernier point... que le nom de « Flatpoint » soit mentionné à deux reprises dans la même journée. Coïncidence ? Je ne pense pas.


    Je quittai les bureaux avec mille promesses de mort si jamais le travail n'était pas correctement fait à mon retour, et me lançait à la recherche de ce drôle d'oiseau. Logue Town avait beau être mon terrain de jeu, là où j'avais fait mes premières armes, ça restait une grande ville et retrouver un individu demeurait un défi. Cependant, il s'agissait d'une personne bien singulière et ce fut au crépuscule que je l'aperçus, dans un coin de rue près des quais. J'étais armée de mes rouleaux (armes de services et tout et tout), et j'avais des nerfs à passer. Tremble l'effroi et la frayeur, ô mon ombre, car je suis colère justicière.
    Ce qui peut se résumer à moi avançant vers elle, sans me départir de ma morgue habituellement et me fixer devant elle – une petite distance de sécurité tout de même entre nous deux – et lui parler comme si nous échangions devant un étal de légumes.
    - « Vous ne venez pas de Goa ni n'êtes servante. Mentir au Cipher Pol est un crime punissable de trois à dix-huit mois de prison. Pour un début. » Avec les nouvelles lois promulguées après « l'incident » Impel Down, c'était un miracle de pouvoir éternuer sans se faire pointer par la gueule d'un fusil. « Qui êtes-vous, que voulez-vous et quel intérêt Flatpoint a-t-il ? » Et je passais sous silence que je n'avais toujours pas la moindre idée de où ou quoi à propos de cette île...
http://www.onepiece-requiem.net/t1127-shainess-raven-cooper-terminehttp://www.onepiece-requiem.net/t1165-l-agent-double-s-habille-e
Contenu sponsorisé



Page 1 sur 1